Tortue mouchetée (Emydoidea blandingii) certaines populations évaluation et rapport de situation du COSEPAC 2016 : chapitre 2

Résumé technique - Population de la Nouvelle-Écosse

Nom scientifique:
Emydoidea blandingii
Nom anglais:
Blanding’s Turtle, Nova Scotia population
Nom français:
Tortue mouchetée, Population de la Nouvelle-Écosse
Répartition au Canada (province/territoire/océan):
Nouvelle-Écosse

Données démographiques

Données démographiques
Sujet Information
Durée d’une génération = Âge de la première reproduction + 1/mortalité adulte (lignes directrices de l’IUCN, 2014). Durée moyenne d’une génération = 40 ans (fourchette de 37 à 42 ans)­
Voir la rubrique « Biologie – Cycle vital et reproduction – Longévité et développement ».
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures? Oui, un déclin est inféré et prévu pour 2 (NS1 et NS3) des 7 sous-populations qui, selon les estimations, regroupent de 40 à 55 % de la population totale. Voir la rubrique « Taille et tendances des populations – Fluctuations et tendances ».
Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur [cinq ans ou deux générations] Le déclin moyen est estimé à 50 % des individus matures dans la sous-population NS1 sur les 2 prochaines générations (environ 84 ans). Voir la rubrique « Taille et tendances des populations – Fluctuations et tendances ».
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations]. Il est difficile d’évaluer les tendances sur les trois dernières générations étant donné que la tortue mouchetée n’a été découverte dans la province qu’en 1952. Toutefois, depuis lors (il y a 1,5 génération environ), au moins 10 % du nombre estimé d’adultes de la sous-population NS1 a disparu (soit un déclin de 10 à 20 % du nombre total de femelles). Voir la rubrique « Taille et tendances des populations – Fluctuations et tendances ».
Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations]. On prévoit un déclin d’environ 68 % des individus matures de la sous-population NS1 dans les 100 prochaines années (2,5 générations) en l’absence d’intervention. Voir la rubrique « Taille et tendances des populations – Fluctuations et tendances ».
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations] commençant dans le passé et se terminant dans le futur. Inconnu.

Est-ce que les causes du déclin sont

  1. clairement réversibles et
  2. comprises, et
  3. ont effectivement cessé?
  1. Non.
  2. En partie.
  3. Si la collecte de spécimens pour les musées a cessé, plusieurs autres causes du déclin demeurent.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures? Non.

Information sur la répartition

Information sur la répartition
Sujet Information
Superficie estimée de la zone d’occurrence 1 354 km2
Indice de zone d’occupation (IZO)
(Fournissez toujours une valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km x 2 km).
392 km2 (98 carrés)

La population totale est-elle gravement fragmentée, c.-à-d. que plus de 50 % de sa zone d’occupation totale se trouvent dans des parcelles d’habitat qui sont

  1. plus petites que la superficie nécessaire au maintien d’une population viable et
  2. séparées d’autres parcelles d’habitat par une distance supérieure à la distance de dispersion maximale présumée pour l’espèce?

Il est probable que toutes les sous-populations aient un habitat suffisant pour maintenir une sous-population viable. La variation génétique au sein des sous-populations est sans doute préservée par un faible niveau de flux génique (Toews, 2004). Les sous-populations ne sont séparées que par 15 à 32 km, soit moins que la distance de dispersion maximale présumée pour ces tortues (Power, 1989; Mockford et al., 2005).

  1. Non.
  2. Non.
Nombre de localités?
Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN (février 2014; en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.
(utilisez une fourchette plausible pour refléter l’incertitude, le cas échéant)
De 3 à 5 localités. Plus de 98 % des tortues connues occupent l’une de 4 localités.
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence? Inconnu. Aucun déclin observé de la zone d’occurrence des sous-populations connues, mais les chercheurs tentent toujours d’établir l’étendue complète de l’aire de répartition en Nouvelle-Écosse.
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de l’indice de zone d’occupation? Oui, inféré et prévu. Trois sous-populations semblent ne comporter que trois à huit adultes et pourraient ne pas pouvoir subsister à ces endroits.
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] du nombre de sous-populations? Oui, inféré et prévu. D’après le très petit nombre d’individus de trois sous-populations et d’après les modèles d’AVP, au moins deux des trois grandes sous-populations sont à risque élevé de déclin, puis de disparition. Voir la rubrique « Taille et tendances des populations – Fluctuations et tendances ».
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] du nombre de localités?
Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN (février 2014; en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.
Oui, prévu. Un site ne comporte qu’une seule petite sous-population (trois individus matures), et elle se trouve dans un bassin hydrographique distinct de celui des autres sous-populations.
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue ou la qualité] de l’habitat? Oui, il y a un déclin observé et inféré de la superficie/qualité de l’habitat à certains endroits en raison de la construction de chalets et de résidences, des routes, de la manipulation des niveaux d’eau, de l’exploitation forestière et des pratiques agricoles.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de sous-populations? Non.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités?
Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN (février 2014; en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.
Non.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence? Non.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation? Non.

Nombre d’individus matures (dans chaque sous-population)

Nombre d’individus matures (dans chaque sous-population)
Sous-populations (utilisez une fourchette plausible) Nombre d’individus matures
Nouvelle-Écosse 1 (NS1) 131 (129-134)
Nouvelle-Écosse 2 (NS2) 79 (60-116)
Nouvelle-Écosse 3 (NS3) (y compris BA-KB) 118 (106-139)
Nouvelle-Écosse 4* (NS4)
(fait peut-être partie de la sous-population NS2, mais n’est pas incluse dans les estimations pour celle-ci)
8
Nouvelle-Écosse 5* (NS5) 3
Nouvelle-Écosse 6* (NS6) 3
Nouvelle-Écosse 7** (NS7) Au moins 31
Total 373 (340-434)

* Petites concentrations d’individus qui font peut-être partie d’une des trois principales sous-populations (NS1 à NS3).

** Sous-population découverte uniquement en avril 2016; 31 adultes ont été marqués en 2 mois, et la population totale est donc probablement beaucoup plus grande.

Analyse quantitative

Analyse quantitative
Sujet Information
La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans]. La probabilité de disparition de l’espèce n’a pas été calculée sur 100 ans puisque cette durée dépasse à peine la longévité des individus. La probabilité du déclin de la sous-population NS1 est de 73 % sur 100 ans, et le risque de disparition est de 42 % sur 400 ans (Green et McNeil, 2014). La probabilité du déclin de la sous-population NS2 est de 44 % sur 100 ans (Bourque et al., 2006).

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat, de l’impact le plus élevé à l’impact le plus faible)

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat, de l’impact le plus élevé à l’impact le plus faible)
Sujet Information

Impact global des menaces calculé : Élevé (haut de la fourchette) et élevé (bas de la fourchette).

Prédation des nids et des juvéniles par des prédateurs favorisés par les activités humaines.

Mortalité causée par les véhicules routiers et hors route, qui risque d’augmenter étant donné l’intensification de la construction de résidences et de chalets ainsi que des pratiques industrielles.

Destruction et perturbation de l’habitat causées par la construction de résidences et de chalets, l’exploitation minière et forestière ainsi que l’activité agricole. Cela peut entraîner la fragmentation de l’habitat de même que la création de sites où les tortues aiment nidifier (p. ex. routes, sentiers, carrières), mais où elles courent des risques accrus de mortalité, de collecte et/ou d’échec de la nidification.

Collecte pour le commerce des animaux de compagnie, des aliments et des produits médicinaux traditionnels.

Modification des niveaux d’eau causée par l’aménagement de barrages ou par l’enlèvement de barrages de castors.

Introduction d’espèces exotiques de poissons prédateurs, par exemple l’achigan à petite bouche (Micropterus dolomieu), le brochet maillé (Esox niger) et, peut-être, le roseau commun (Phragmites a. australis), une espèce envahissante.

Changements climatiques entraînant une modification du régime hydrique ou des températures dans un milieu déjà soumis à des contraintes thermiques.

Pollution des milieux humides.

Ces menaces sont exacerbées par les facteurs suivants :

Petite taille des populations, ce qui rehausse la vulnérabilité à la dérive génétique et à la stochasticité environnementale.

Long cycle vital (c.-à-d. maturité très tardive, extrême longévité, faible taux de reproduction annuel, faible taux de recrutement des juvéniles et dépendance à un taux de survie élevé des adultes), ce qui rend l’espèce particulièrement vulnérable à toute hausse chronique, même mineure (moins de 5 %), de la mortalité annuelle des adultes. Étant donné que la tortue mouchetée prend énormément de temps à atteindre la maturité, elle est beaucoup plus vulnérable à une hausse supplémentaire, chronique ou aigüe, de la mortalité des adultes que les autres tortues vivant au Canada.

Baisse du succès d’éclosion dû au raccourcissement de la saison active (unités thermiques faibles pour l’incubation des œufs) à la périphérie septentrionale de l’aire de répartition.

Haute vulnérabilité à la fragmentation de l’habitat étant donné que, pour qu’une sous-population persiste, les adultes doivent se déplacer sur de longues distances entre les milieux humides afin d’éviter la perte de diversité génétique au sein du milieu de résidence.

Un calculateur de menaces a-t-il été rempli pour cette espèce, et dans l’affirmative, par qui?

Oui.

Membres de l’équipe de rétablissement de la Nouvelle-Écosse :

Diane Clapp, Harold Clapp, Megan Crowley, Mark Elderkin, Colin Gray, Norm Green, Sue Green, Tom Herman, Sarah Jeremy, Shalan Joudry, Chris McCarthy, Julie McKnight, Jeffie McNeil (également rédacteur du rapport sur la situation de l’espèce), Sally O’Grady, Bradley Toms, Sarah Walton. Sous-comité de spécialistes des amphibiens et reptiles du COSEPAC : Jim Bogart (coprésident). Animateur : Dave Fraser (COSEPAC). Secrétariat du COSEPAC : Bev McBride (voir l’annexe 2 – Calculateur de menaces – Population de la Nouvelle-Écosse).

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)
Sujet Information
Situation des populations de l’extérieur les plus susceptibles de fournir des individus immigrants au Canada Sans objet puisque l’unité désignable est endémique au Canada.
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? Non.
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada? S.o.
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants? S.o.
Les conditions se détériorent-elles au Canada?
Voir le tableau 3 (Lignes directrices pour la modification de l’évaluation de la situation d’après une immigration de source externe)
S.o.
Les conditions de la population source se détériorent-elles?
Voir le tableau 3 (Lignes directrices pour la modification de l’évaluation de la situation d’après une immigration de source externe)
S.o.
La population canadienne est-elle considérée comme un puits?
Voir le tableau 3 (Lignes directrices pour la modification de l’évaluation de la situation d’après une immigration de source externe)
S.o.
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle? Sans objet puisque l’unité désignable est endémique au Canada.

Nature délicate de l’information sur l’espèce

Nature délicate de l’information sur l’espèce
Sujet Information
L’information concernant l’espèce est-elle de nature délicate? Oui.

Historique du statut

Historique du statut
Sujet Information
Historique du statut du COSEPAC : Espèce désignée « menacée » en avril 1993. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « en voie de disparition » en mai 2005 et en novembre 2016.

Statut et justification de la désignation

Statut et justification de la désignation
Sujet Information
Statut En voie de disparition
Code alphanumérique B1ab(ii,iii,iv,v)+2ab(ii,iii,iv,v); C2a(i)
Justification de la désignation La présente population compte moins de 500 individus matures. Les trois principales sous-populations se distinguent génétiquement les unes des autres, de même que des autres populations du Québec, de l’Ontario et des États-Unis. Bien que la plus grande sous-population se trouve dans une aire protégée, ses effectifs continuent de connaître un déclin, montrant possiblement encore les effets d’une mortalité historique qui a eu lieu il y a de 30 à 60 ans. Les autres sous-populations sont vulnérables à la dégradation accrue de l’habitat causée par les activités forestières, les loisirs, la manipulation des niveaux d’eau et la construction de chalets. Deux sous-populations sont très petites (moins de cinq adultes) et pourraient ne pas être viables. Les menaces dans l’ensemble de l’aire de répartition incluent l’augmentation de la pression exercée par les prédateurs, la mortalité causée par les véhicules routiers et hors route, la vulnérabilité à la capture, les impacts potentiels des poissons prédateurs exotiques et les effets des changements climatiques.

Applicabilité des critères

Applicabilité des critères
Sujet Information
Critère A : Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition » A3c et A4c, d’après les modèles, qui prévoient un déclin de plus de 50 % du nombre d’individus matures d’ici 100 ans. La poursuite des travaux de rétablissement pourrait cependant réduire le déclin prévu.
Critère B : Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition » B1 (zone d’occurrence de 1 354 km2, donc moins de 5 000 km2) et B2 (IZO de 392 km2, donc moins de 500 km2); correspond au sous-critère a) car il n’y a que 5 localités, et au sous-critère b) car il y a une réduction continue inférée et prévue de l’indice de la zone d’occupation (ii), de l’étendue/la qualité observée et inférée de l’habitat (iii), du nombre inféré et prévu de sous-populations et du nombre prévu de localités (iv) ainsi que du nombre inféré et prévu d’individus matures (v).
Critère C : Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition » C (moins de 2 500 individus) et C2a)(i) puisqu’aucune sous-population ne compte plus de 250 individus matures.
Critère D : Sans objet.
Critère E : Analyse non effectuée.

Résumé technique - Population des Grands Lacs et du Saint-Laurent

Nom scientifique:
Emydoidea blandingii
Nom anglais:
Blanding’s Turtle, Great Lakes / St. Lawrence population
Nom français:
Tortue mouchetée, population des Grands Lacs et du Saint-Laurent
Répartition au Canada (province/territoire/océan):
Ontario, Québec

Données démographiques

Données démographiques
Sujet Information
Durée d’une génération = Âge de la première reproduction + 1/mortalité adulte (lignes directrices de l’IUCN, 2014). Durée moyenne d’une génération = 40 ans (intervalle de 37 à 42 ans)­
Voir la rubrique « Biologie – Cycle vital et reproduction – Longévité et développement ».
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures? Oui, un déclin est observé, inféré et prévu Un déclin a été observé et est inféré pour des sous-populations faisant l’objet d’un suivi en Ontario, soit de 50 à 95 % sur les 10 à 30 dernières années (moins d’une génération), et le taux de mortalité routière annuelle des adultes est élevé, soit de 6 à 23 % (voir le tableau 2). Voir les déclins prévus ci-dessous.
Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur [cinq ans ou deux générations] Le déclin prévu est de plus de 40 % sur les deux prochaines générations (environ 80 ans) d’après les déclins observés et inférés pour les sous-populations faisant l’objet d’un suivi en Ontario, soit de 50 à 95 % sur les 10 à 30 dernières années (moins d’une génération), et le taux de mortalité routière annuelle élevé des adultes (de 6 à 23 %) (voir le tableau 2 et l’annexe 3).
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations]. On estime un déclin de plus de 60 % sur les 3 dernières générations étant donné la perte à grande échelle de zones humides (voir la rubrique « Tendances des populations » et l’annexe 1) ainsi que le taux de mortalité routière annuelle élevé des adultes (6 à 23 %) (voir le tableau 2).
Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations]. On prévoit un déclin de plus de 50 % sur les 3 prochaines générations (environ 120 ans) d’après les déclins observés pour les sous-populations faisant l’objet d’un suivi en Ontario, soit de 50 à 95 % sur les 10 à 30 dernières années (moins d’une génération), et le taux de mortalité routière annuelle élevé des adultes (de 6 à 23 %) (voir le tableau 2 et l’annexe 3).
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations] commençant dans le passé et se terminant dans le futur. On estime le déclin à plus de 60 % sur la période de 3 générations s’échelonnant du milieu du 19e siècle au milieu du 20e siècle, alors que plus de 70 % des zones humides ayant existé avant la colonisation ont été drainées (voir la rubrique « Tendances de l’habitat » et l’annexe 1).

Est-ce que les causes du déclin sont

  1. clairement réversibles et
  2. comprises, et
  3. ont effectivement cessé?
  1. Non.
  2. En partie.
  3. Non.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures? Non.

Information sur la répartition

Information sur la répartition
Sujet Information
Superficie estimée de la zone d’occurrence Plus de 400 000 km2 si l’on inclut les mentions isolées, mais la quasi-totalité de la population se trouve à l’intérieur d’environ 222 000 km2.
Indice de zone d’occupation (IZO)
(Fournissez toujours une valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km x2 km).
Plus de 9 900 km2 (2 475 carrés)

La population totale est-elle gravement fragmentée, c.-à-d. que plus de 50 % de sa zone d’occupation totale se trouvent dans des parcelles d’habitat qui sont

  1. plus petites que la superficie nécessaire au maintien d’une population viable et
  2. séparées d’autres parcelles d’habitat par une distance supérieure à la distance de dispersion maximale présumée pour l’espèce?
  1. Il est improbable que plus de 50 % de la superficie de la zone d’occurrence totale respecte ce critère.
  2. On ne sait pas si plus de 50 % de la superficie totale de la zone d’occurrence respecte ce critère.

Si la population du sud-ouest de l’Ontario était considérée séparément, elle respecterait ce critère.

Nombre de localités?
Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN (février 2014; en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.
(utilisez une fourchette plausible pour refléter l’incertitude, le cas échéant)
Probablement de 50 à 100.
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence? Non.
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de l’indice de zone d’occupation? Oui, inféré. Dans les dernières années, on a trouvé peu d’individus ou aucun individu à des endroits où l’espèce était observée fréquemment aussi récemment qu’au 20e siècle et au début du 21e siècle (voir le tableau 2).
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] du nombre de sous-populations? Oui, prévu.
À certains endroits faisant l’objet d’un suivi, le taux d’observation ou de capture a diminué de 50 à 95 % en moins d’une génération, et un taux annuel élevé de mortalité des adultes a été signalé dans toute l’aire de répartition de l’espèce en Ontario (voir le tableau 2). Deux sous-populations de l’Ontario ont subi des épisodes de mortalité de masse (voir la rubrique « Biologie – Mortalité ».
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] du nombre de localités?
Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN (février 2014; en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.
Oui, un déclin est inféré et prévu d’après le taux élevé de perte d’habitat et de développement dans les secteurs situés au sud du Bouclier canadien.
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue ou la qualité] de l’habitat? Oui, il y a un déclin observé, inféré et prévu (voir la rubrique « Menaces et facteurs limitatifs ». Plusieurs projets de construction de routes, de résidences ainsi que d’installations de production d’énergie éolienne et d’exploitation minière sont en cours ou font l’objet de propositions au sein de l’habitat de la tortue mouchetée un peu partout dans son aire de répartition en Ontario. Rien n’est prévu pour compenser la perte de dizaines ou même de centaines d’hectares d’habitat associée à chaque projet. Une perte nette d’habitat se poursuit malgré les protections prévues par l’Office de la sécurité des installations électriques (*voir la rubrique « Protection, statuts et classements – Statuts et protection juridiques – Ontario »). Le roseau commun, une espèce envahissante, devrait entraîner un déclin de 11 à 70 % de l’habitat de la tortue mouchetée à l’échelle de l’aire de répartition de la population des Grands Lacs et du Saint-Laurent sur les 3 prochaines générations. Les changements climatiques devraient grandement réduire la quantité d’habitat convenable pour la tortue mouchetée dans le sud-ouest de l’Ontario d’ici 2080.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de sous-populations? Non.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités?
Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN (février 2014; en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.
Non.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence? Non.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation? Non.

Nombre d’individus matures (dans chaque sous-population)

Nombre d’individus matures (dans chaque sous-population)
Sous-populations Nombre d’individus matures
Sud-ouest de l’Ontario 1 Environ 690
Méthode de Schnabel (modèle modifié de capture pour population fermée)
Sud-ouest de l’Ontario 2 818
(d’après un nombre estimé de femelles adultes de 341 [± 214] et une proportion moyenne de 1,4 mâle par femelle)
Méthode de Jolly-Seber au moyen du programme JOLLY
Sud-ouest de l’Ontario 3 Environ 138
Indice de Lincoln
Sud-ouest de l’Ontario 4 82 adultes trouvés *
Sud-ouest de l’Ontario 5 5 adultes trouvés*
Sud-est de l’Ontario 1 26 adultes trouvés*
Sud-est de l’Ontario 2 99 (IC de 95 % : 89-124)
Sud-est de l’Ontario 3 114 (IC de 95 % : 103-136)
Sud-est de l’Ontario 4 85 (IC de 95 % : 53-206)
Méthode de Schnabel (modèle modifié de capture pour population fermée)
Centre-sud de l’Ontario 1 41 (IC de 95 % : 39-50)
Centre-sud de l’Ontario 2 19 adultes trouvés*
Centre-sud de l’Ontario 3 Environ 57
Estimation Lincoln-Peterson
Centre-sud de l’Ontario 4 102 adultes trouvés*
Région de l’Outaouais (Québec) 188 adultes trouvés*
Nombre estimé/connu d’adultes au sein des sous-populations ayant fait l’objet d’un échantillonnage Plus de 3 000
Nombre total estimé d’adultes dans la population des Grands Lacs et du Saint-Laurent Plus de 50 000

* D’après des efforts d’échantillonnage élevés (voir le tableau 1)

D’après des estimations moyennes pour la sous-population/région multipliées par le nombre de carrés d’atlas occupés/région (voir la rubrique « Taille et tendances de la population – Abondance »).

Nombre d’individus matures (dans chaque sous-population)

Nombre d’individus matures (dans chaque sous-population)
Sujet Information
La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans]. Analyse non effectuée

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat, de l’impact le plus élevé à l’impact le plus faible)

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat, de l’impact le plus élevé à l’impact le plus faible)
Sujet Information

Impact global des menaces calculé : Très élevé (haut de la fourchette) et élevé (bas de la fourchette).

  1. Mortalité due aux routes et aux voies ferrées, et effets connexes de la route.
  2. Perte et dégradation de l’habitat dues au roseau commun (Phragmites a. australis), une espèce envahissante, au développement (résidences, chalets, routes, commerces, exploitation minière et production d’énergie) et aux modifications des milieux humides (y compris l’enlèvement de barrages de castors et la création d’habitat pour la sauvagine).
  3. Collecte pour le commerce des animaux de compagnie, des aliments et des produits médicinaux traditionnels.
  4. Prédation accrue des nids et des juvéniles en raison de la hausse du nombre de prédateurs favorisés par les activités humaines.
  5. Mortalité d’individus causée par les activités et les intrusions humaines (y compris les activités agricoles, forestières et minières, la production d’énergie ainsi que les collisions avec des bateaux et des véhicules tout terrain).
  6. Pollution des milieux humides (causée par l’activité agricole, minière et forestière).
  7. Perte d’habitat prévue en raison des changements climatiques.

Ces menaces sont exacerbées par les facteurs suivants :

  • Petite taille des populations, ce qui rehausse la vulnérabilité à la dérive génétique et à la stochasticité environnementale.
  • Long cycle vital (c.-à-d. maturité très tardive, extrême longévité, faible taux de reproduction annuel, faible taux de recrutement des juvéniles et dépendance à un taux de survie élevé des adultes), ce qui rend l’espèce très vulnérable à toute hausse chronique, même mineure (moins de 5 %), de la mortalité annuelle des adultes. Étant donné que la tortue mouchetée prend énormément de temps à atteindre la maturité, elle est beaucoup plus vulnérable à une hausse chronique de la mortalité des adultes que les autres tortues vivant au Canada.
  • Baisse du succès d’éclosion dû au raccourcissement de la saison active (unités thermiques faibles pour l’incubation des œufs) à la périphérie septentrionale de l’aire de répartition.
  • Haute vulnérabilité à la fragmentation de l’habitat étant donné que, pour qu’une sous-population persiste, les adultes doivent se déplacer sur de longues distances entre les milieux humides afin d’éviter la perte de diversité génétique au sein du milieu de résidence.
Un calculateur des menaces a-t-il été rempli pour l’espèce, et dans l’affirmative, par qui?

Oui.

Rédacteurs du rapport de situation :

Teresa Piraino, Jeffie McNeil. Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec : Yohann Dubois, Daniel Toussaint. Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario : Graham Cameron, Joe Crowley (aussi du Sous-comité de spécialistes des amphibiens et reptiles), Colin Jones. Service canadien de la faune, Région du Québec : Gabrielle Fortin. Sous-comité de spécialistes des amphibiens et reptiles du COSEPAC : Jim Bogart (coprésident), Ron Brooks, Jackie Litzgus, Dennis Murray. Autres experts : Scott Gillingwater, Christina Davy. Animateur : Dave Fraser (COSEPAC). Secrétariat du COSEPAC : Bev McBride (voir l’annexe 2 – Calculateur de menaces – Population des Grands Lacs et du Saint-Laurent).

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)
Sujet Information
Situation des populations de l’extérieur les plus susceptibles de fournir des individus immigrants au Canada La cote de l’espèce est de S2 ou S3 dans tous les États américains adjacents (voir le tableau 3).
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? Aucune immigration n’a été constatée, mais il existe une possibilité très faible qu’elle se produise (voir la rubrique « Immigration de source externe »).
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada? Oui.
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants? Pas dans le sud-ouest de l’Ontario, mais peut-être dans le centre-sud et le sud-est de la province ainsi qu’au Québec.
Les conditions se détériorent-elles au Canada?
Voir le tableau 3 (Lignes directrices pour la modification de l’évaluation de la situation d’après une immigration de source externe)
Oui.
Les conditions de la population source se détériorent-elles?
Voir le tableau 3 (Lignes directrices pour la modification de l’évaluation de la situation d’après une immigration de source externe)
Probablement.
La population canadienne est-elle considérée comme un puits?
Voir le tableau 3 (Lignes directrices pour la modification de l’évaluation de la situation d’après une immigration de source externe)
Inconnu.
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle? Très improbable (voir la rubrique « Immigration de source externe »).

Nature délicate de l’information sur l’espèce

Nature délicate de l’information sur l’espèce
Sujet Information
L’information concernant l’espèce est-elle de nature délicate? Oui.

Historique du statut

Historique du statut
Sujet Information
Historique du statut du COSEPAC : Espèce désignée « menacée » en mai 2005. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2016.

Statut et justification de la désignation

Statut et justification de la désignation
Sujet Information
Statut En voie de disparition
Code alphanumérique A2bcde+3cde+4bcde
Justification de la désignation Cette population, bien que dispersée, connaît un déclin en raison de plusieurs menaces observées, déduites et projetées. Les menaces les plus graves incluent les suivantes : la mortalité sur la route et les rails; la collecte illégale pour le commerce des animaux de compagnie, des aliments et des produits médicinaux traditionnels; la perte d’habitat causée par le roseau commun envahissant; le développement ainsi que la modification des milieux humides; l’augmentation du nombre de prédateurs. Les analyses quantitatives permettent d’estimer que le nombre total d’individus matures dans cette population a connu un déclin de plus de 60 % au cours des trois dernières générations (en raison du drainage de zones humides à grande échelle après l’arrivée des Européens) et subira un déclin de 50 % au cours des trois prochaines générations causée par la mortalité sur les routes seulement.

Applicabilité des critères

Applicabilité des critères
Sujet Information
Critère A : Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition » A2b), c), d) et e) étant donné la perte de 60 % de l’habitat depuis 3 générations, en plus du déclin observé et inféré des sous-populations faisant l’objet d’un suivi en Ontario. Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition » A3c), d) et e) étant donné le déclin continu (observé et inféré) par le passé et celui prévu pour les 100 prochaines années (moins de 3 générations). On estime ce déclin à plus de 50 % d’après a) l’observation directe, c) le déclin de la qualité de l’habitat, d) l’exploitation et e) les effets du roseau commun, une espèce envahissante. Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition » A4b), c), d) et e) d’après une combinaison des justifications pour les critères A2 et A3.
Critère B : Ne correspond pas au critère puisque la zone d’occurrence (400 000 km2) et l’IZO (9 900 km2) sont au-dessus du seuil, et qu’on trouve de 50 à 100 localités.
Critère C : Ne correspond pas aux critères de la catégorie « en voie de disparition ». Correspond au critère de la catégorie « menacée » C2a)(i), aucune sous-population ne contenant un nombre estimé supérieur à 1 000 individus.
Critère D : Ne correspond pas aux critères.
Critère E : Analyse non effectuée.

Préface

Les activités de recherche et d’intendance ciblant la population de la Nouvelle-Écosse de la tortue mouchetée se sont poursuivies depuis l’évaluation du COSEPAC réalisée en 2005, ce qui a permis d’élargir nos connaissances en matière de répartition, de taille de la population, de structure génétique, de taux de survie en fonction de l’âge et d’utilisation de l’habitat pour cette espèce. Les travaux en cours mettent l’accent sur la recherche de nouvelles populations, sur l’identification d’habitat saisonnier et sur le suivi des sous-populations connues. Les activités de rétablissement incluent la poursuite du programme annuel de protection des nids, le lâcher de tortues issues d’un programme d’élevage et la mobilisation de bénévoles et de propriétaires terriens de la région. Depuis la dernière évaluation de la situation de la tortue mouchetée, quatre nouvelles sous-populations ont été trouvées, et six parcelles d’habitat ont été protégées par le Nova Scotia Nature Trust (Porter, comm. pers., 2014). Une parcelle d’habitat a été achetée par la Province de la Nouvelle-Écosse; on envisage de protéger celle-ci et plusieurs autres parcelles d’habitat important situées sur des terres de la Couronne provinciale en vertu du programme provincial d’aires protégées (Province of Nova Scotia, 2013). Le programme de rétablissement de la population néo-écossaise de tortues mouchetées du gouvernement fédéral a été publié en 2012 (Parcs Canada, 2012), et un plan d’action provisoire est en cours de rédaction. Le programme de rétablissement délimite en partie l’habitat essentiel de cette espèce.

Depuis le dernier rapport de situation, de nombreuses recherches ont été menées sur la population de tortues mouchetées des Grands Lacs et du Saint-Laurent. On a notamment procédé à la surveillance par radiotélémesure d’adultes, de nouveau-nés et de juvéniles issus d’un programme de lâchers. Un suivi de la sous-population a été effectué à 13 emplacements en Ontario et 2 au Québec (les travaux d’échantillonnage à chaque endroit s’échelonnant sur 2 à 21 ans). Une étude génétique panprovinciale a été effectuée en Ontario, et de vastes recherches ont eu lieu au Québec. Tous ces travaux ont largement augmenté notre connaissance de la répartition, des besoins en matière d’habitat, de la taille du domaine vital, de la démographie, de l’abondance locale et des menaces propres à la tortue mouchetée. Malgré de vastes travaux d’échantillonnage, la plupart des sous-populations de l’espèce faisant l’objet d’un suivi semblent rester peu nombreuses, même dans les secteurs où l’on trouve un habitat abondant et de grandes concentrations d’autres espèces de tortues des milieux humides. Surtout, les travaux de suivi à long terme de la population à l’échelle de l’Ontario ont mis au jour un important déclin et un taux de mortalité annuel élevé chez les adultes, même au sein des aires protégées. En de nombreux endroits où la tortue mouchetée était autrefois observée couramment, on n’en voit plus, ou alors, rarement. La perte d’habitat se poursuit dans toute la région en raison d’espèces envahissantes, de divers types de développement et de modifications apportées aux milieux humides. Une proposition de programme de rétablissement pour la population des Grands Lacs et du Saint-Laurent de la tortue mouchetée a été affichée aux fins d’examen en mars 2016 (Environnement Canada, 2016), et un programme de rétablissement a été affiché en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario (Wood Turtle (Glyptemys insculpta) in Ontario (PDF version; 581 KB, en anglais seulement).

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2016)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)
(Remarque : Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.)
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)
(Remarque : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.)
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)
(Remarque : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.)
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)
(Remarque :Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».)
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

Remarque : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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