Bruant sauterelle de la sous-espèce de l’Est (Ammodramus savannarum pratensis) : plan de gestion proposition 2026
Titre officiel : Plan de gestion du Bruant sauterelle de la sous-espèce de l’Est (Ammodramus savannarum pratensis) au Canada 2026 (proposition)
Loi sur les espèces en péril
Série de Plans de gestion
Proposition
2026
Information sur le document
Référence recommandée :
Environnement et Changement climatique Canada. 2026. Plan de gestion du Bruant sauterelle de la sous‑espèce de l’Est (Ammodramus savannarum pratensis) au Canada [Proposition]. Série de Plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril. Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa, iv + 66 p.
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Pour télécharger le présent plan de gestion ou pour obtenir un complément d’information sur les espèces en péril, y compris les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), les descriptions de résidence, les plans d’action et d’autres documents connexes portant sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en périlNote de bas de page 1.
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EC
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Illustration de la couverture : Bruant sauterelle de l’Est © Suzanne Labbé, 2024
© Sa Majesté le Roi du chef du Canada, représenté par la ministre de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature, 2026. Tous droits réservés.
Also available in English under the title “Management Plan for the Grasshopper Sparrow, pratensis subspecies (Ammodramus savannarum pratensis) in Canada [Proposed]”
Préface
En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996)Note de bas de page 2, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au CanadaNote de bas de page 3. Aux termes de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29)Note de bas de page 4 (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration des plans de gestion pour les espèces inscrites comme étant préoccupantes et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés dans les cinq ans suivant la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.
La ministre de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature et ministre responsable de l’Agence Parcs Canada est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard du Bruant sauterelle de la sous‑espèce de l’Est et a élaboré ce plan de gestion, conformément à l’article 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, le plan de gestion a été préparé en collaboration avec toutes les autorités responsables, les conseils de gestion des ressources fauniques, les organisations autochtones et toute autre personne ou organisation concernés, conformément au paragraphe 66(1) de la LEP.
La réussite de la conservation de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des directives formulées dans le présent plan. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement et Changement climatique Canada et l’Agence Parcs Canada ou sur toute autre autorité responsable. Tous les membres du public sont invités à appuyer ce plan et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de l’espèce et de l’ensemble de la société. La mise en œuvre du présent plan de gestion est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des autorités responsables et organisations participantes.
Remerciements
Le présent plan de gestion a été préparé par Audrey Robillard et Pierre‑André Bernier (Environnement et Changement climatique Canada, Service canadien de la faune ECCC‑SCF – Région du Québec) et Karolyne Pickett (ECCC‑SCF – Région de l’Ontario), avec l’aide de Véronique Connelly et de Manon Dubé (expertes‑conseils).
D’autres personnes ont examiné, commenté et amélioré ce document, notamment Benoît Jobin, Patricia Désilets et Justine Roy (ECCC‑SCF – Région du Québec), Kevin Hannah (ECCC‑SCF – Région de l’Ontario) et Alexandra Ramsey (ECCC‑SCF – Région de la capitale nationale), le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs de l’Ontario, l’Agence Parcs Canada et des organisations autochtones.
Matthieu Allard et François Landry (ECCC‑SCF – Région du Québec) et Marie‑Claude Archambault (ECCC‑SCF – Région de l’Ontario) ont contribué aux analyses SIG et à la préparation des cartes et des figures.
Nous tenons à remercier toutes les organisations et personnes qui ont fourni des données sur les occurrences de la sous‑espèce au Canada : Études d’Oiseaux Canada, atlas des oiseaux nicheurs du Québec et de l’Ontario, eBird, SOS‑POP, Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ) et Centre d’information sur le patrimoine naturel (CIPN) de l’Ontario.
Nous remercions également les commanditaires officiels de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (Études d’Oiseaux Canada, Ontario Nature, Ontario Field Ornithologists et ministère des Richesses naturelles de l’Ontario) pour les données de l’atlas qu’ils ont fournies.
Environnement et Changement climatique Canada salue la contribution des milliers de bénévoles qui ont généreusement consacré temps et expertise à des programmes de suivi des oiseaux dans l’ensemble de l’Amérique du Nord, ainsi que le travail des nombreux biologistes et techniciens professionnels qui, au sein de divers organismes gouvernementaux et organisations non gouvernementales du Canada et des États‑Unis, ont aidé à établir, à concevoir, à obtenir et à analyser les résultats du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) et des atlas des oiseaux nicheurs.
Sommaire
Le Bruant sauterelle de l’Est (Ammodramus savannarum pratensis) est un petit oiseau chanteur discret qui se reproduit dans des milieux ouverts (par exemple prairies naturelles, alvars, champs de foin, pâturages et champs abandonnés). Son aire de reproduction s’étend du sud du Québec et du sud de l’Ontario, au nord, puis vers l’ouest jusqu’au Wisconsin et vers le sud jusqu’au nord‑est du Texas et en Géorgie. La grande majorité de la population canadienne de Bruants sauterelles de l’Est niche dans le sud de l’Ontario (99 %), tandis qu’un petit nombre de couples nichent dans le sud du Québec (régions de la Montérégie et de l’Outaouais). Les individus migrent pour passer l’hiver dans le sud‑est des États‑Unis, au Mexique, dans les Caraïbes et en Amérique centrale, peut‑être aussi loin au sud que le Panama.
Le Bruant sauterelle de l’Est a été évalué comme « espèce préoccupante » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en 2013, et il a été inscrit à ce titre à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2017. Il a connu des déclins à long terme persistants. Par exemple, en Ontario, on estime qu’il y a eu un taux de déclin annuel de 3,0 % entre 1970 et 2021, ce qui équivaut à une perte estimée de 79 % de la population au cours de cette période (Smith et al., 2023). Entre 2011 et 2021, le déclin est estimé à 5,9 % par année, ce qui représente une perte de 46 % de la population au cours de cette période plus récente.
Les principales menaces pesant sur le Bruant sauterelle de l’Est sont la conversion des prairiesNote de bas de page 5 en grandes monocultures annuelles ainsi que l’intensification des pratiques agricoles, qui entraîne une coupe plus fréquente du foin pendant la période de reproduction. La conversion des terres agricoles à des fins de développement résidentiel et commercial, la prédation par les chats, le piétinement par le bétail ainsi que la fragmentation de l’habitat et les collisions avec les véhicules découlant de la présence de routes font partie des autres menaces pour cette espèce.
L’objectif de gestion pour le Bruant sauterelle de l’Est au Canada est d’améliorer sa stabilité et sa redondance dans son aire de répartition actuelle au Canada en arrêtant le déclin de la population d’ici 10 ans (d’ici 2036) et en maintenant la représentation de la sous‑espèce dans les deux provinces canadiennes où elle est présente (l’Ontario et le Québec).
Les stratégies générales visant à contrer les menaces pesant sur le Bruant sauterelle de l’Est comprennent la gestion des milieux terrestres, la sensibilisation, les mesures incitatives morales, économiques et en lien avec les moyens de subsistance, la désignation et la planification de la conservation, les cadres législatif et réglementaire, la recherche et le suivi, l’éducation et la formation, et le développement institutionnel. Les mesures de conservation visant à mettre en œuvre ces stratégies générales sont décrites à la section 6 du présent document.
1. Évaluation de l’espèce par le COSEPAC*
Date de l’évaluation : Novembre 2013
Nom commun (population) : Bruant sauterelle de la sous‑espèce de l’Est
Nom scientifique : Ammodramus savannarum pratensis
Statut selon le COSEPAC : Préoccupante
Justification de la désignation : Au Canada, la présence de cet oiseau des prairies se limite au sud de l’Ontario et au sud‑ouest du Québec. Cette sous‑espèce a connu des déclins à long terme persistants. Elle fait face à plusieurs menaces continues, y compris la perte d’habitat, car les pâturages et les prés de fauche sont convertis en cultures en rangs, la fragmentation de l’habitat, laquelle fait augmenter le taux de prédation, ainsi que le fauchage qui détruit les nids.
Présence au Canada : Ontario, Québec
Historique du statut selon le COSEPAC : Espèce désignée « préoccupante » en novembre 2013.
* COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada)
2. Information sur la situation de l’espèce
Le Bruant sauterelle (Ammodramus savannarum) est une espèce d’oiseau présente en Amérique du Nord (y compris dans tous les pays de l’Amérique centrale et dans plusieurs îles des Caraïbes) et en Colombie (BirdLife International, 2021). Pendant la période de reproduction, 2 des 12 sous‑espèces reconnues du Bruant sauterelle sont présentes au Canada : 1) la sous‑espèce perpallidus, ci‑après appelée le Bruant sauterelle de l’Ouest (A. s. perpallidus), qui se rencontre depuis le sud‑est de la Colombie‑Britannique jusqu’à la région du lac des Bois dans l’ouest de l’Ontario; 2) la sous‑espèce pratensis, ci‑après appelée le Bruant sauterelle de l’Est (A. s. pratensis), qui niche dans le sud de l’Ontario et le sud du Québec (figure 1). Le présent plan de gestion vise le Bruant sauterelle de la sous‑espèce de l’Est (pratensis), mais certaines données biologiques présentées portent sur l’espèce dans son ensemble (auquel cas, le nom de l’espèce « Bruant sauterelle » est utilisé).
Le Bruant sauterelle de l’Est (Ammodramus savannarum pratensis) a été inscrit comme espèce préoccupante à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2017. En Ontario, le Bruant sauterelle est inscrit à titre d’espèce préoccupante sur la Liste des espèces en péril en Ontario en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (LEVD) depuis 2015. Au Québec, la sous‑espèce est désignée « espèce menacée » en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (LEMV) depuis 2023.
À l’échelle mondiale, selon la dernière évaluation réalisée en 2016, la cote de conservation attribuée au Bruant sauterelle de l’Est par NatureServe (2024) est « en sécurité » (G5T5). La cote de la sous‑espèce au Canada est toutefois « en péril‑vulnérable » (N2N3), en raison d’un certain degré d’incertitude à l’échelle nationale (tableau 1). Aucune cote n’a été attribuée à la sous‑espèce en Ontario, et la cote « en péril » (S2B) lui a été attribuée au Québec. À des fins de comparaison, les cotes attribuées à l’espèce sont également indiquées au tableau 1. Selon les estimations, moins de 1 % de la population mondiale de Bruants sauterelles de l’Est est présent au Canada (COSEPAC, 2013).
Espèce/sous‑espèce |
Cote mondiale (G) |
Cote nationale (N) |
Cote infranationale (S) |
|---|---|---|---|
Ammodramus savannarum |
G5 |
Canada : N4N5B États‑Unis : N5B, N5N |
Ontario : S4B Québec : SNA (Pour les autres cotes infranationales, voir NatureServe, 2024) |
Ammodramus savannarum pratensis |
G5T5 |
Canada : N2N3 États‑Unis : NNR |
Ontario : SNR Québec : S2B Alabama : SNR Floride : S3N |
* Cotes mondiale/nationale/infranationale (G/N/S) : 1 = gravement en péril; 2 = en péril; 3 = vulnérable; 4 = apparemment en sécurité; 5 = en sécurité; lettres à la fin de la cote : B = population reproductrice; N = population non reproductrice; M = population migratrice; T = taxon infraspécifique (renvoie au rang de la sous‑espèce); NNR/SNR = non classée; SNA = non applicable. N4N5/N2N3 = Une fourchette numérique pour la cote est utilisée afin d’indiquer toute plage d’incertitude concernant le statut du taxon.
Partenaires d’envol considère le Bruant sauterelle comme une priorité de conservation à l’échelle régionale dans de nombreuses régions de conservation des oiseaux aux États‑Unis. Il a été désigné comme une espèce prioritaire (focal species) par le Fish and Wildlife Service des États‑Unis (USFWS) dans le cadre de sa stratégie sur les espèces focales d’oiseaux migrateurs (Focal Species Strategy for Migratory Birds). Le Bruant sauterelle est également considéré comme une espèce prioritaire dans la région de conservation des oiseaux 13 (Environnement Canada, 2013; 2014).
3. Information sur l’espèce
3.1. Description de l’espèce
Le Bruant sauterelle de l’Est est un oiseau chanteur de petite taille (longueur totale de 10,8 à 11,5 cm; poids de 14,5 à 20 g), au comportement discret. Il a une tête aplatie, un bec conique beige, et une courte queue brune. Son chant ressemble au grésillement des insectes, d’où son nom (Rising et Beadle, 1996; Vickery, 2020). Les adultes des deux sexes ont un plumage semblable : gorge et poitrine chamois uni, partie inférieure de la poitrine blanchâtre, flancs chamois uni ou indistinctement rayés, et parties supérieures mouchetées de rouille (Rising et Beadle, 1996; Vickery, 2020). La sous‑espèce pratensis peut être confondue avec d’autres sous‑espèces du Bruant sauterelle ainsi qu’avec plusieurs autres espèces de bruants, notamment le Bruant de Nelson (Ammospiza nelsoni), le Bruant de LeConte (Ammospiza leconteii) et le Bruant de Henslow (Centronyx henslowii), même si son corps est généralement plus trapu, et sa tête, plus grande, que ceux de ces autres bruants (Rising et Beadle, 1996; Vickery, 2020) et qu’elle utilise habituellement des milieux différents. Des différences morphologiques existent entre certaines sous‑espèces du Bruant sauterelle (Rising et Beadle, 1996). Par exemple, la sous‑espèce de l’Ouest est plus pâle que celle de l’Est; son dos tire davantage sur le brun rouille et moins sur le brun foncé ou le noir; son bec est légèrement plus petit (Rising et Beadle, 1996).
La taille d’une couvée est habituellement de quatre à cinq œufs (Peck et James, 1987). Il s’écoule de 25 à 30 jours entre le début de la construction du nid et l’envol, y compris une période d’incubation de 11 à 13 jours. Après l’envol, les jeunes continuent de recevoir des soins pendant une durée de 4 à 19 jours (Smith, 1968; Giocomo, 2008; Vickery, 2020). Dans la partie nord de son aire de répartition, le Bruant sauterelle produit généralement une (Wiens, 1969; Peck et James, 1987) ou deux nichées par année (Vickery, 2020). En Ontario, l’espèce peut parfois produire deux nichées (Peck et James, 1987). Lorsqu’ils quittent le nid, les oisillons ne peuvent pas voler, mais ils peuvent courir à travers la végétation.
Pour le Bruant sauterelle de l’Est, le taux global de succès de nidification (c.‑à‑d. le pourcentage de nids dont au moins un oisillon prend son envol) variait de 7 (Virginie‑Occidentale; Wray et al., 1982) à 57 % (Pennsylvanie; Wray et al., 1982; Hill et Diefenbach, 2013; Wood et Ammer, 2013). Après l’envol, le taux de survie du Bruant sauterelle était de 55 % dans les pâturages mixtes du Montana et du Dakota du Nord (Bernath‑Plaisted et al., 2021).
Bernath‑Plaisted et al. (2021) rapportent un taux de survie élevé (74 %) des Bruants sauterelles adultes pendant la période de reproduction, soulignant que ce taux est supérieur à la plage des taux de survie annuels signalés pour d’autres espèces d’oiseaux champêtres (40 à 60 %). Selon ces auteurs, la survie en dehors de la période de reproduction (migration et hivernage) peut avoir une plus grande importance pour la croissance de la population que la survie pendant la période de reproduction; par exemple, le taux de survie moyen en hiver était de 66 % au Texas (Pérez‑Ordoñez et al., 2022) et de 32 % dans le nord du Mexique (Macías‑Duarte et al., 2017).
3.2. Population et répartition de l’espèce
3.2.1 Répartition géographique et temporelle au Canada
L’aire de reproduction du Bruant sauterelle de l’Est s’étend du sud du Québec et du sud de l’Ontario, au nord, puis vers l’ouest jusqu’au Wisconsin et vers le sud jusqu’au nord‑est du Texas et en Géorgie (Vickery, 2020; NatureServe, 2024; figure 1). La superficie de la zone d’occurrenceNote de bas de page 6 de la sous‑espèce au Canada est estimée à 270 500 km2, ce qui représente environ 10 % de l’aire de reproduction mondiale de la sous‑espèce (COSEPAC, 2013). La sous‑espèce passe l’hiver dans le sud‑est des États‑Unis, au Mexique, dans les Caraïbes et en Amérique centrale, peut‑être aussi loin au sud que le Panama (Hill et Renfrew, 2019; Vickery, 2020; NatureServe, 2024). On ne connaît pas toutes les voies migratoires du Bruant sauterelle. Selon Vickery (2020), à l’automne, les Bruants sauterelles de l’Est qui migrent vers le sud à partir du Canada se déplacent le long de la côte est des États‑Unis, en passant par la Floride, pour se rendre jusqu’à leurs lieux d’hivernage dans les Caraïbes. Hill et Renfrew (2019) ont constaté que la majorité des individus suivis provenant du Massachusetts et du Maryland (des États côtiers du nord‑est) ont migré vers des lieux d’hivernage en Floride et dans les Caraïbes.
La grande majorité de la population canadienne de Bruants sauterelles de la sous‑espèce pratensis niche dans le sud de l’Ontario (99 %), tandis qu’un petit nombre de couples nichent dans le sud du Québec (figure 2). En Ontario, la densité de population de Bruants sauterelles de l’Est est la plus élevée dans une bande large de 80 à 100 km, située immédiatement au sud de la limite entre les écozones du Bouclier canadien et des Plaines à forêts mixtes, et s’étendant d’est en ouest de la région de Kingston jusqu’à la base de la péninsule Bruce (Earley, 2010). Les individus commencent à arriver sur les lieux de reproduction à la mi‑avril, et leur départ s’échelonne de la fin août à novembre (Weir, 1989; Savignac et al., 2011; Rousseu et Drolet, 2015; Vickery, 2020). Au Québec, le Bruant sauterelle de l’Est se reproduit principalement dans la région de l’Outaouais, et quelques observations ont également été signalées dans la région de la Montérégie (figure 2). La sous‑espèce est parfois observée au nord de son aire de répartition habituelle (par exemple près de la ville de Québec; figure 2), mais la probabilité qu’elle se reproduise dans cette région est faible. Le Bruant sauterelle de l’Est arrive dans ses lieux de reproduction au Québec un peu plus tard, soit entre le début et la mi‑mai, et la migration automnale s’étend du début août à octobre.
Figure 1. Répartition du Bruant sauterelle (rang de l’espèce) en Amérique du Nord (adapté de Birdlife International, 2024). Des individus de l’espèce pourraient être présents là où il existe de l’habitat convenable dans la zone indiquée.
Description longue
La figure 1 est une carte de l’aire de reproduction, de l’aire d’hivernage et de l’aire occupée toute l’année par le Bruant sauterelle (rang de l’espèce) dans les Amériques. L’aire de reproduction comprend une vaste zone continue qui couvre les régions méridionales de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba, de l’Ontario et du Québec ainsi que la moitié est des États‑Unis. Il y a quelques zones de reproduction dans l’ouest des États‑Unis, et deux d’entre elles s’étendent jusqu’au Canada et au Mexique. L’aire d’hivernage comprend des régions méridionales des États-Unis, la majeure partie du Mexique et d’autres zones situées près du golfe du Mexique, y compris au Guatemala, au Salvador, au Honduras, à Cuba et aux Bahamas. L’aire occupée toute l’année comprend le Mexique, le Belize, le Honduras, le Nicaragua, le Costa Rica, le Panama, la Colombie, la Jamaïque, Haïti, la République dominicaine, Puerto Rico et des régions du sud-est des États-Unis.
Figure 2. Observations du Bruant sauterelle de l’Est de 1970 à 2022. Les observations ont été compilées à partir de différents registres de données provinciaux (SOS‑POP [2023], CIPN, BBS).
Description longue
La figure 2 est une carte des observations du Bruant sauterelle de l’Est dans le sud de l’Ontario et du Québec, au Canada. Les observations sont regroupées en trois périodes : de 1970 à 2001, de 2002 à 2011 et de 2012 à 2022. Au cours des trois périodes, les observations se concentrent principalement au nord et à l’ouest du lac Ontario, le long de la péninsule Bruce dans le lac Huron et près de la ville d’Ottawa. Dans toutes les régions où l’espèce a été observée, c’est au cours de la période de 2012 à 2022 que le nombre d’observations est le plus élevé. Les observations faites de 2002 à 2011 se concentrent surtout près de la péninsule Bruce, tandis que la plupart des observations faites de 1970 à 2001 se concentrent à l’ouest du lac Ontario.
3.2.2 Abondance
Il y aurait environ 33 millions de Bruants sauterelles en Amérique du Nord et 930 000 au Canada (Partners in Flight [PIF], 2024). L’abondance de l’espèce n’est pas uniforme à l’échelle des régions tempérées de l’Amérique du Nord. En fait, l’espèce est abondante localement dans certaines régions, mais peut être peu commune à rare dans d’autres parties de son aire de répartition (Vickery, 2020). L’abondance dans le centre des États‑Unis semble s’être déplacée vers l’ouest entre 2007 et 2021 (voir Fink et al., 2022).
Les analyses des données du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) de l’Amérique du Nord (Smith et al., 2023) montrent que l’abondance du Bruant sauterelle a subi un déclin important dans toute l’aire de répartition (continentale) de 3,3 % par année (intervalle de crédibilité [ICr] = -3,66 à -3,06) entre 1970 et 2021, ce qui représente une perte de 82 % de l’abondance de l’espèce (toutes sous‑espèces confondues). Le déclin le plus marqué s’est produit avant le milieu des années 1980. Il a été suivi d’une légère augmentation de 1986 à 1991. Depuis, le déclin a repris. Plus récemment, les tendances selon le BBS entre 2011 et 2021 montrent un déclin à court terme de 4,65 % par année (ICr = ‑6,30 à ‑3,53), ce qui représente une perte de 38 % de l’abondance de l’espèce au cours de cette période. Le Bruant sauterelle de l’Est dans le sud de l’Ontario et au Québec, pour sa part, a connu un déclin de 1970 jusqu’au milieu des années 1980, mais a ensuite rebondi au cours des années suivantes avant de reprendre un déclin constant, avec une perte d’abondance cumulative de 74 % en date de 2022 (ECCC et Oiseaux Canada, 2024).
En Ontario, les données du BBS (Smith et al., 2023) indiquent un déclin à long terme de l’abondance selon un taux annuel de 3,0 % (ICr = ‑4,0 à ‑2,1) entre 1970 et 2021, ce qui équivaut à une perte estimée de 79 % de la population au cours de cette période. Cette analyse montre également un déclin à court terme de 5,9 % (ICr = ‑8,3 à ‑3,6) par année entre 2011 et 2021, ce qui indique une perte de 46 % de la population au cours de cette période plus récente.
Au Québec, les tendances du BBS ne sont pas disponibles en raison du faible nombre de Bruants sauterelles de l’Est observés sur les parcours inventoriés dans la province. Cependant, d’autres sources peuvent être utilisées pour évaluer l’abondance et les tendances de la sous‑espèce. Des observations du Bruant sauterelle de l’Est ont été signalées dans 21 parcelles d’atlas (10 km2), réparties dans 6 régions administratives, lors du premier atlas des oiseaux nicheurs du Québec (1984‑1989; Hainault, 1995), mais des observations n’ont été signalées que dans 11 parcelles lors du deuxième atlas (2010‑2014; Jobin, 2019). Ces 11 parcelles sont toutes situées dans les régions administratives de l’Outaouais et de la Montérégie et font partie du domaine bioclimatique de l’Érablière à caryer cordiforme (Jobin, 2019; eBird, 2024).
En 2005, la population de Bruants sauterelles au Canada a été estimée entre 50 200 et 50 400 individus matures, d’après une estimation de 50 000 individus en Ontario (Blancher et Couturier, 2007), et entre 200 et 400 au Québec (Savignac et al., 2011). Compte tenu des tendances démographiques présentées ci-dessus, l’abondance en date de 2021 pourrait avoir diminué à environ 22 000 individus matures si les taux de déclins à long terme pour l’Ontario (3,0 % par année) pour la période 2005-2010 et à court terme pour la période 2011-2021 (5,9 % par année) sont appliqués.
3.3. Besoins de l’espèce
Régime alimentaire
Pendant les mois d’été, le Bruant sauterelle se nourrit principalement d’insectes, avec une préférence pour les sauterelles (ordre des OrthoptèresNote de bas de page 7) et les chenilles (ordre des LépidoptèresNote de bas de page 8), mais il se nourrit également de graines (Vickery, 2020). Parmi les proies identifiables dont se nourrissent les oisillons, les plus fréquentes sont les orthoptères, suivis des chenilles de lépidoptères (Skipper et Kim, 2013). Le Bruant sauterelle se nourrit presque exclusivement au sol (Vickery, 2020).
En hiver, le Bruant sauterelle change son alimentation pour se nourrir principalement de graines (Martin et al., 1951; Vickery, 2020). Dans le nord du Mexique, les composantes les plus abondantes du régime alimentaire de l’espèce sont les graines de graminées de la sous-famille des Panicoïdées (Panicoideae) et les graines de graminées du genre Bouteloua (Titulaer et al., 2017).
Habitat de reproduction
Le Bruant sauterelle de l’Est construit habituellement sur le sol un nid en forme de bol muni d’une entrée latérale (Patterson et Best, 1996) et surmonté de graminées en surplomb qui le rendent très difficile à repérer (Slater, 2004; Vickery, 2020).
Avant l’arrivée des colons européens, le Bruant sauterelle utilisait principalement les prairies indigènes du centre des États‑Unis et de l’ouest du Canada comme habitat de nidification, même s’il nichait probablement aussi dans des zones d’habitat convenable du sud de l’Ontario et du Québec (Earley, 2010; Jobin, 2019). Comme de nombreux autres passereaux des prairies, l’espèce a grandement bénéficié de la déforestation à grande échelle pour l’agriculture par les colons européens dans l’est de l’Amérique du Nord, qui a considérablement agrandi son aire de reproduction (Brennan et Kuvlesky, 2005; Earley, 2010; Vickery, 2020). Le Bruant sauterelle de l’Est est maintenant présent dans les prairies aménagées, comme les pâturages et les champs de foin, où la richesse et la composition en espèces végétales varient (Davis et Duncan, 1999; Earley, 2010; Davis et al., 2016; Davis et al., 2021). Les champs de céréales, de maïs et de soja sont caractérisés comme habitats de faible qualité pour le Bruant sauterelle de l’Est (Patterson et Best, 1996; McGuire et Nocera, 2015). Le Bruant sauterelle utilise parfois des sites agricoles récemment abandonnés, qui ne sont pas fauchés, broutés ou labourés régulièrement, par exemple d’anciens champs de maïs ou de fraise (Corace III et al., 2009; Jobin et al., 2008; Jobin et Falardeau, 2010). Les autres milieux occupés comprennent les terrains herbeux d’aéroports, les cours d’eau à végétation luxuriante, les mines remises en état et les plantations de conifères (Best et al., 1995; Cannings, 1995; Delisle et Savidge, 1997; Galligan et al., 2006; Jobin et Falardeau, 2010).
En Ontario, l’habitat convenable du Bruant sauterelle de l’Est comprend des prairies naturelles et des alvars (Earley, 2010). Cependant, étant donné que ces deux types de milieux sont rares et confinés à de petites zones isolées, l’habitat occupé est le plus souvent constitué de champs de foin et de pâturages aménagés (Solymàr, 2005). McGuire (2014) a constaté que l’abondance du Bruant sauterelle de l’Est dans le comté de Northumberland était beaucoup plus élevée dans les pâturages et les champs de foin que dans les champs non cultivés, à végétation arbustive. Dans le sud‑ouest de l’Ontario, la sous‑espèce a également été observée dans des champs abandonnés ou dans des zones où la couche de sol organique a récemment été enlevée aux fins de développement futur (K. Hannah, comm. pers., 2022). Dans le comté de Simcoe, le Bruant sauterelle de l’Est a été observé dans des zones en voie d’être remises en état au profit de la Paruline de Kirtland (Setophaga kirtlandii). Ces zones sont composées de graminées indigènes et non indigènes ainsi que de gaules de pin rouge (Pinus resinosa) et de chênes (Quercus spp.), hauts de 1 à 2 mètres, plantés à des densités moyennement élevées (de 2 000 à 2 200 tiges par hectare). Elles sont caractérisées par des ouvertures causées par le dépérissement d’arbres (K. Tuininga, comm. pers., 2022). L’abondance, la fréquence d’occurrence ou le succès de nidification n’ont pas été évalués dans ces deux types d’habitats.
Dans la région de l’Outaouais (sud‑ouest du Québec), la sous‑espèce niche dans des champs de foin, des pâturages et des champs abandonnés, au sol généralement pauvre et sablonneux sur lequel pousse une végétation basse et clairsemée (Jobin et Falardeau, 2010). Les sites de reproduction occupés dans cette région se trouvent généralement dans une matrice à prédominance de cultures pérennes, à faible densité d’arbustes (7,44 arbustes/ha en moyenne) et au couvert forestier réduit (Jobin et Falardeau, 2010).
Les autres composantes structurales de l’habitat qui semblent importantes pour l’espèce sont une hauteur modérée de la végétation (25 à 50 cm en moyenne; Patterson et Best, 1996; Jobin et Falardeau, 2010), une proportion relativement faible de sol dénudé (moyenne de 17 %), la présence de zones relativement étendues de végétation herbacée morte et vivante (Patterson et Best, 1996; Jobin et Falardeau, 2010) — bien que la quantité de végétation morte résiduelle soit très variable (Davis, 2004; Davis et Duncan, 1999; Bernath‑Plaisted et al., 2021; Davis et al., 2021) — ainsi que la présence d’une couche de litière d’épaisseur moyenne (4 cm; Wiens, 1969; Jobin et Falardeau, 2010). Il a été démontré que la couverture arbustive a un effet positif sur le Bruant sauterelle dans certains cas (Henderson et Davis, 2014; McLaughlin et al., 2014) et un effet négatif dans d’autres (Davis, 2004; Lautenbach et al., 2020).
Le Bruant sauterelle est une espèce sensible à la superficie d’habitat, qui, en général, réagit négativement à la réduction de celle‑ci (Johnson et Igl, 2001; Balent et Norment, 2003; Herkert et al., 2003; Davis, 2004; Thogmartin et al., 2006). En Saskatchewan, le Bruant sauterelle de l’Ouest n’a jamais été observé dans les pâturages de moins de 15 ha (Davis, 2004), alors que sa probabilité d’occurrence est de 100 % lorsque la superficie des parcelles atteint 45 ha (Helzer et Jelinski, 1999). Dans le sud du Québec, les champs occupés par le Bruant sauterelle de l’Est ont une superficie moyenne de 15,9 ha (de 6 à 37 ha; Jobin et Falardeau, 2010). En Ontario, la superficie moyenne du territoire occupé est de 1,04 ha (de 0,51 à 2,21 ha; n = 10), et la superficie moyenne du domaine vital est de 2,69 ha (de 0,75 à 5,62 ha; n = 12; Hannah et al., 2024).
En général, l’espèce évite l’habitat de lisière (Helzer et Jelinski, 1999; Shahan et al., 2017; Herse et al., 2018). La densité des nids et le succès reproducteur du Bruant sauterelle augmentent généralement en fonction de la distance par rapport aux lisières de forêt et semblent plus élevés au centre des parcelles de prairie (Wiens, 1969; Bock et al., 1999; Helzer et Jelinski, 1999; Balent et Norment, 2003), ce qui pourrait être dû aux taux de prédation plus élevés près des lisières de forêt (Renfrew et Ribic, 2003; Renfrew et al., 2005).
Des études ont révélé une association positive entre le Bruant sauterelle et la proportion de couverture par les prairies dans la matrice du paysage (par exemple Wentworth et al., 2010; Clower, 2011; Irvin et al., 2013; Herse et al., 2018; Lockhart et Koper, 2018; Keyser et al., 2020). Par exemple, une très faible proportion des sites occupés par l’espèce étaient situés dans les paysages comportant une couverture par les prairies inférieures à 50 % (Herse et al., 2018). À l’inverse, l’espèce est associée négativement à la proportion du couvert forestier à l’échelle du paysage (par exemple Jobin et Falardeau, 2010; Keyser et al., 2020; Bracey et al., 2022). Selon une étude réalisée en 2013 (Vos et Ribic, 2013), la probabilité que les nids du Bruant sauterelle produisent au moins un jeune atteignant l’envol était près de six fois moins élevée pour les nids situés près d’arbres que pour les nids qui en sont éloignés.
Habitat d’hivernage
L’habitat d’hivernage du Bruant sauterelle de l’Est ressemble généralement à son habitat de reproduction (Gordon, 2000; Vickery, 2020). Dans le centre‑sud de la Floride, le Bruant sauterelle de l’Est hiverne dans les prairies, mais il est plus abondant dans les prairies humides-mésiques (dominées par les herbacées graminoïdes et non graminoïdes et dépourvues d’arbustes ligneux) que dans les prairies sèches-mésiques (où les arbustes sont prédominants; Korosy et al., 2013). La probabilité d’occupation et l’abondance du Bruant sauterelle de l’Est sont également plus élevées dans les parcelles où des brûlages dirigés ont eu lieu au cours des trois dernières années, possiblement en raison d’une plus grande facilité à s’alimenter au sol lorsqu’il y a moins de litière végétale (Butler et al., 2009; Korosy et al., 2013). Dans le nord du Mexique, Macías‑Duarte et al. (2017) ont décrit des cas de Bruants sauterelles hivernant dans des zones où le pourcentage de couverture de graminées était de 46 % et où la hauteur moyenne des graminées était de 24 cm, les individus étant le plus souvent observés dans des endroits où la couverture arbustive moyenne était de 1 % et la hauteur moyenne des arbustes, de 37 cm. Au Texas, les individus hivernants ont choisi des endroits aux températures plus élevées que celles du microclimat ambiant (Pérez‑Ordoñez et al., 2022).
4. Menaces
4.1. Évaluation des menaces
L’évaluation des menaces pesant sur le Bruant sauterelle de l’Est a été réalisée par des experts de la sous-espèce en 2020 et a été légèrement modifiée par rapport au tableau original afin de mieux refléter les connaissances actuelles et les niveaux d’impact estimés. Cette évaluation se fonde sur le système unifié de classification des menaces de l’UICN‑CMP (Union internationale pour la conservation de la nature — Conservation Measures Partnership [Partenariat pour les mesures de conservation]) (Salafsky et al., 2008). Les menaces sont définies comme étant les activités ou les processus immédiats qui ont entraîné, entraînent ou pourraient entraîner la destruction, la dégradation et/ou la détérioration de l’entité évaluée (population, espèce, communauté ou écosystème) dans la zone d’intérêt (mondiale, nationale ou infranationale). Ce processus d’évaluation ne tient pas compte des facteurs limitatifs. Aux fins de l’évaluation des menaces, seules les menaces actuelles et futures sont considérées. Les menaces historiques, les effets indirects ou cumulatifs des menaces ou toute autre information pertinente qui permettrait de mieux comprendre la nature des menaces sont présentés dans la section Description des menaces.
Menace |
Description de la menace |
Impacta |
Portéeb |
Gravitéc |
Immédiatetéd |
Menaces détaillées |
|---|---|---|---|---|---|---|
1 |
Développement résidentiel et commercial |
Faible |
Petite |
Élevée-modérée |
Élevée |
- |
1.1 |
Zones résidentielles et urbaines |
Faible |
Petite |
Élevée-modérée |
Élevée |
Perte d’habitat attribuable à la conversion de terres agricoles aux fins de développement résidentiel. |
1.2 |
Zones commerciales et industrielles |
Faible |
Petite |
Élevée-modérée |
Élevée |
Perte d’habitat attribuable à la conversion de terres agricoles aux fins de développement commercial. |
1.3 |
Zones touristiques et récréatives |
Négligeable |
Négligeable |
Extrême |
Modérée |
Perte d’habitat attribuable à la conversion de zones d’habitat convenable en terrains de golf. |
2 |
Agriculture et aquaculture |
Élevé |
Grande |
Élevée |
Élevée |
- |
2.1 |
Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois |
Élevé |
Grande |
Élevée |
Élevée |
Conversion de champs de foin et de pâturages en d’autres types de terres agricoles, comme les monocultures annuelles. Destruction des œufs et des oisillons par les machines utilisées pour la récolte du foin. |
2.2 |
Plantations pour la production de bois et de pâte |
Négligeable |
Négligeable |
Extrême |
Élevée |
Pâturages/prairies convertis en terres à bois et en plantations d’arbres de Noël. |
2.3 |
Élevage de bétail |
Faible |
Petite |
Légère |
Élevée |
Pâturage intensif du bétail et piétinement par le bétail. |
3 |
Production d’énergie et exploitation minière |
Négligeable |
Petite |
Négligeable |
Élevée |
- |
3.1 |
Forage pétrolier et gazier |
Inconnu |
Petite |
Inconnue |
Élevée |
Puits de gaz dans le sud de l’Ontario. |
3.3 |
Énergie renouvelable |
Négligeable |
Négligeable |
Négligeable |
Élevée |
Parcs éoliens et solaires. |
4 |
Corridors de transport et de service |
Faible |
Généralisée |
Légère |
Élevée |
- |
4.1 |
Routes et voies ferrées |
Faible |
Généralisée |
Légère |
Élevée |
Mortalité routière et construction de routes. Menace importante dans la région de l’Ontario, car de nombreuses routes traversent l’habitat. Ce n’est pas une menace aussi importante au Québec. La fragmentation de l’habitat due aux routes réduit davantage la taille des parcelles d’habitat restantes. |
4.2 |
Lignes de services publics |
Faible |
Généralisée |
Légère |
Élevée |
Collisions avec des tours de communication et des lignes de transport d’électricité. Entretien et fauchage autour des lignes de services publics. |
6 |
Intrusions et perturbations humaines |
Négligeable |
Négligeable |
Inconnue |
Élevée |
- |
6.1 |
Activités récréatives |
Négligeable |
Négligeable |
Inconnue |
Élevée |
Utilisation de VTT négligeable dans les régions du Québec et de l’Ontario. |
7 |
Modifications des systèmes naturels |
Inconnu |
Inconnue |
Inconnue |
Élevée |
- |
7.1 |
Incendies et suppression des incendies |
Inconnu |
Inconnue |
Inconnue |
Élevée |
La suppression des incendies, qui mène à l’empiétement par la végétation ligneuse, est une menace importante en Floride et peut‑être ailleurs aux États‑Unis, et pourrait donc être importante pour les individus hivernants. |
7.3 |
Autres modifications de l’écosystème |
Négligeable |
Négligeable |
Élevée-modérée |
Élevée |
Abandon de champs agricoles qui mène à l’empiétement par la végétation ligneuse. |
8 |
Espèces, agents pathogènes et gènes envahissants ou autrement problématiques |
Faible |
Généralisée |
Légère |
Élevée |
- |
8.1 |
Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants |
Faible |
Grande |
Légère |
Élevée |
Arbustes envahissants et chats en liberté. |
8.2 |
Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques |
Inconnu |
Généralisée |
Inconnue |
Élevée |
Empiétement par des arbustes indigènes dans les champs abandonnés. Abondance plus élevée de mouffettes, de ratons laveurs, de coyotes et de corneilles que les densités naturelles dans l’aire de répartition. Prédation exacerbée par la fragmentation attribuable aux routes. |
9 |
Pollution |
Inconnu |
Généralisée |
Inconnue |
Élevée |
- |
9.3 |
Effluents agricoles et sylvicoles |
Inconnu |
Généralisée |
Inconnue |
Élevée |
Épandage d’herbicides dans les champs de foin et les pâturages en Ontario. Dans la région du Québec, les terres qui sont encore occupées sont principalement des champs abandonnés et des champs de foin, et font donc probablement l’objet d’un nombre moins élevé de pulvérisations. |
11 |
Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents |
Inconnu |
Inconnue |
Inconnue |
Élevée |
- |
11.1 |
Déplacement et altération de l’habitat |
Inconnu |
Inconnue |
Inconnue |
Élevée |
L’augmentation prévue des précipitations au printemps et la diminution au mois d’août en Ontario pourraient affecter le succès de la nidification par le biais de changements dans la couverture végétale et la densité des insectes, entre autres. |
11.4 |
Tempêtes et inondations |
Inconnu |
Inconnue |
Inconnue |
Élevée |
La fréquence et l’intensité des tempêtes devraient augmenter au cours des 10 prochaines années. Cela pourrait avoir une incidence sur la sous‑espèce pendant la reproduction et la migration. |
a Impact — Mesure dans laquelle on observe, infère ou soupçonne que l’espèce est directement ou indirectement menacée dans la zone d’intérêt. Le calcul de l’impact de chaque menace est fondé sur sa gravité et sa portée et prend uniquement en compte les menaces présentes et futures. L’impact d’une menace est établi en fonction de la réduction de la population de l’espèce, ou de la diminution/dégradation de la superficie d’un écosystème. Le taux médian de réduction de la population ou de la superficie pour chaque combinaison de portée et de gravité correspond aux catégories d’impact suivantes : très élevé (déclin de 75 %), élevé (40 %), moyen (15 %) et faible (3 %). Inconnu : catégorie utilisée quand l’impact ne peut être déterminé (par exemple lorsque les valeurs de la portée ou de la gravité sont inconnues); non calculé : l’impact n’est pas calculé lorsque la menace se situe en dehors de la période d’évaluation (par exemple l’immédiateté est non significative/négligeable ou faible puisque la menace n’existait que dans le passé); négligeable : lorsque la valeur de la portée ou de la gravité est négligeable; n’est pas une menace : lorsque la valeur de la gravité est neutre ou qu’il y a un avantage possible.
b Portée — Proportion de l’espèce qui, selon toute vraisemblance, devrait être touchée par la menace d’ici 10 ans. Correspond habituellement à la proportion de la population de l’espèce dans la zone d’intérêt (généralisée = 71‑100 %; grande = 31‑70 %; restreinte = 11‑30 %; petite = 1‑10 %; négligeable < 1 %).
c Gravité — Au sein de la portée, niveau de dommage (habituellement mesuré comme l’ampleur de la réduction de la population) que causera vraisemblablement la menace sur l’espèce d’ici une période de 10 ans ou de 3 générations (extrême = 71‑100 %; élevée = 31‑70 %; modérée = 11‑30 %; légère = 1‑10 %; négligeable < 1 %; neutre ou avantage possible ≥ 0 %).
d Immédiateté — Élevée = menace toujours présente; modérée = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à court terme [< 10 ans ou 3 générations]) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à court terme); faible = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à long terme [> 10 ans ou 3 générations]) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à long terme); non significative/négligeable = menace qui s’est manifestée dans le passé et qui est peu susceptible de se manifester de nouveau, ou menace qui n’aurait aucun effet direct, mais qui pourrait être limitative.
4.2. Description des menaces
L’impact global des menaces calculé pour cette sous‑espèce est élevé.
Chaque menace décrite ci‑dessous a cours au Québec, en Ontario et parfois aux États‑Unis. La plupart des travaux de recherche sur les menaces qui touchent la sous‑espèce ont été effectués sur les lieux de reproduction aux États‑Unis, mais l’on présume que les menaces sont semblables au Canada et sur les lieux d’hivernage, car les habitats et l’impact des activités humaines y sont comparables (Ruth, 2015).
Les principales menaces pesant sur le Bruant sauterelle de l’Est sont la conversion des prairies en monocultures annuelles ainsi que l’intensification des pratiques agricoles, qui entraîne une coupe plus fréquente du foin pendant la période de reproduction. Parmi les autres menaces figurent la conversion des terres agricoles aux fins de développement résidentiel et commercial, la prédation par les chats, le piétinement par le bétail ainsi que la fragmentation de l’habitat et les collisions avec les véhicules découlant de la présence de routes. Les menaces sont abordées ci‑dessous selon l’ordre de présentation dans le tableau 2.
Menace 1 (UICN‑CMP) — Développement résidentiel et commercial (impact faible)
1.1 Zones résidentielles et urbaines (impact faible) et 1.2 Zones commerciales et industrielles (impact faible)
Conversion de champs de foin et de pâturages en terrains résidentiels et commerciaux
La population canadienne de Bruants sauterelles de l’Est dépend principalement de vastes champs de foin et pâturages, qui font partie d’un paysage à forte couverture de prairies, pour nicher et réussir à élever les oisillons jusqu’à l’envol (voir la section 3.3). Par conséquent, la conversion de champs de foin et de pâturages en lotissements résidentiels et en d’autres zones aménagées à grande échelle soustrait d’importants habitats de nidification pour cette sous‑espèce.
En Ontario, 29 217 ha de terres agricoles parmi les plus productives ont été perdues après qu’elles aient été converties à des fins autres qu’agricoles entre 2000 et 2017; 75 % de cette perte était attribuable à l’expansion à grande échelle des limites urbaines, annonciatrice d’activités de développement résidentiel et commercial (Caldwell et al., 2022). La grande majorité (83,5 %) des pertes de terres agricoles les plus productives ont eu lieu dans le centre de l’Ontario (Caldwell et al., 2022), où les densités de Bruants sauterelles de l’Est sont les plus élevées (c.‑à‑d. dans des municipalités comme Haldimand, Dufferin, Simcoe, Durham, Peterborough et Northumberland; voir la carte dans Earley, 2010). Il convient toutefois de noter que la proportion de terres perdues qui étaient des champs de foin et des pâturages est actuellement inconnue et qu’il serait pertinent d’étudier cette question.
Au Québec, l’étalement urbain se produit dans le sud de la province, dans les régions de la Montérégie, de Montréal et des Basses‑Laurentides. Entre 1950 et 1997, la couverture des zones urbaines a augmenté dans toute l’écorégion des basses‑terres du Saint‑Laurent au détriment des champs de cultures annuelles et pérennes, des forêts et des champs abandonnés (Jobin et al., 2007; Latendresse et al., 2008). En outre, plus de 97 000 ha de terres agricoles ont été urbanisées de 1950 à 2001 dans la région métropolitaine de Montréal (Ruiz et Domon, 2005). Dans les régions où le Bruant sauterelle de l’Est niche au Québec, la population humaine devrait augmenter, plus précisément de 16 % en Montérégie et de 13 % en Outaouais, entre 2021 et 2041 (Institut de la statistique du Québec, 2022). L’étalement urbain se poursuivra au cours des prochaines années, ce qui entraînera inévitablement des changements de l’utilisation actuelle des terres ainsi que la perte d’habitat.
La conversion de champs de foin et de pâturages aux fins de développement résidentiel et commercial pourrait également entraîner la mortalité d’oiseaux par collision avec des fenêtres d’immeubles. On estime que 25 millions d’oiseaux sont tués chaque année au Canada à la suite de collisions (Machtans et al., 2014). Selon Loss et al. (2014), les bruants, en tant que groupe, courent un risque de mortalité par collision avec des fenêtres légèrement plus élevé que les autres groupes d’oiseaux. Ce sont les maisons qui sont en cause dans la grande majorité (90 %) des cas d’oiseaux au Canada, et les taux de collision et de mortalité des oiseaux sont plus élevés pour les maisons en milieu rural qu’en milieu urbain (Bayne et al., 2012; Machtans et al., 2014).
Menace 2 (UICN‑CMP) — Agriculture et aquaculture (impact élevé)
2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois (impact élevé)
Conversion de champs de foin et de pâturages en d’autres types de terres agricoles
Plus de 90 % de l’habitat convenable connu du Bruant sauterelle de l’Est en Ontario est actuellement constitué de champs de foin et de pâturages (tel qu’estimé par K. Pickett, Service canadien de la faune [SCF] – Région de l’Ontario). Depuis les années 1950, la superficie des terres agricoles utilisées comme pâturages ou cultivées pour la production de foin a diminué de façon marquée, tandis que celle consacrée à la culture du maïs et du soja a augmenté (Joseph et Keddie, 1981; Keddie et Wandel, 2001; Smith, 2015). Entre 2011 et 2021, la superficie ensemencée en foin dans la province a diminué de 30 %, passant de 843 950 ha à 593 431 ha (MAAARO, 2022). Au cours de la même période, la superficie consacrée aux pâturages en Ontario a diminué de 37 %, passant de 661 080 ha à 415 549 ha (MAAARO, 2022). Ces réductions correspondent à une perte de près de 500 000 ha d’habitat convenable pour la sous‑espèce au cours des quelque 10 dernières années seulement. La gravité associée à ce changement de l’utilisation des terres agricoles est « élevée », car les champs de foin et les pâturages convertis en monocultures annuelles, comme le soja et le maïs, constituent un habitat de reproduction de faible qualité pour la sous‑espèce (voir la section 3.3).
Au Québec, les habitats de prairies de bonne qualité ont presque disparu, en partie sous l’effet de la conversion de pâturages et de champs de cultures pérennes en grandes monocultures annuelles (intensification de l’agriculture; Ruiz et Domon, 2005; Institut de la statistique du Québec, 2008, 2018; Statistique Canada, 2022a, b). Plus précisément, 80 % de la couverture des sols correspondant aux pâturages a été perdue au Québec entre 1951 et 2001 (Ruiz et Domon, 2005). L’intensification de l’agriculture dans le sud du Québec est particulièrement importante en Montérégie, où le Bruant sauterelle de l’Est était autrefois relativement commun. Dans cette région, les superficies affectées aux cultures intensives (maïs, soja et céréales) ont augmenté dans 80 % des municipalités régionales de comté entre 1993 et 2001 (Jobin et al., 2007). Les analyses d’images satellitaires effectuées pour repérer de l’habitat de reproduction du Bruant sauterelle de l’Est en Montérégie ont permis de trouver de nouveaux sites potentiels dans des endroits où il y a surtout des fermes laitières; par contre, aucun habitat de reproduction n’a été repéré là où les cultures annuelles prédominent (Jobin et al., 2008).
Pratiques de fauchage et de récolte du foin
Si les champs de foin fournissent de l’habitat de nidification au Bruant sauterelle de l’Est, le fauchage du foin peut nuire à la sous‑espèce de plusieurs façons. En modifiant la structure de la végétation, le fauchage peut rendre l’habitat moins attrayant ou moins adapté à la nidification des oiseaux champêtres, compromettre leur succès reproducteur en raison de la destruction des nids et des jeunes par les machines utilisées, et augmenter l’exposition à la prédation en raison de l’élimination de la couverture protectrice (Dale et al., 1997; Perlut, 2007; Tews et al., 2013). La machinerie agricole peut également tuer des oiseaux champêtres adultes. Cette menace a particulièrement augmenté depuis les années 1950, car l’intensification et la mécanisation des pratiques agricoles ont entraîné un fauchage plus hâtif ou plus fréquent pendant la période de nidification (Bollinger et al., 1990; Perlut et al., 2006; Askins et al., 2007).
Pour cinq espèces d’oiseaux sélectionnées, Tews et al. (2013) ont estimé que le nombre d’œufs détruits et d’oisillons tués avant l’envol dans le cadre d’activités agricoles mécanisées au Canada varie annuellement de 138 000 à 941 000, selon l’espèce. D’après ces estimations, Calvert et al. (2013) ont calculé que le taux de mortalité chez les nicheurs adultes potentiels représente de 0,08 à 1,22 % des effectifs totaux de ces espèces au Canada.
2.3 Élevage de bétail (impact faible)
Il a été démontré que certaines pratiques agricoles liées à la production de bétail ont une incidence négative sur les oiseaux champêtres (Sutter et Ritchison, 2005; Fuhlendorf et al., 2006; With et al., 2008). Par exemple, le pâturage du bétail peut entraîner le piétinement de nids, d’oisillons ou d’adultes. Les taux de piétinement rapportés pour le Bruant sauterelle sont généralement assez faibles, variant de 1,5 à 3 % (Hovick et al., 2011a,b; Bleho et al., 2014). Toutefois, une étude dans le Wisconsin rapporte des taux d’échec de nidification de 7 à 12 % causés par le piétinement (Renfrew et al., 2005). Compte tenu des faibles taux de piétinement, l’effet négatif le plus important du pâturage intensif du bétail sur le succès de nidification du Bruant sauterelle est probablement indirect. Le pâturage réduit la densité verticale de la végétation qui dissimule les nids (Davis et al., 2021; Kraus et al., 2022), ce qui pourrait expliquer pourquoi la présence de bétail fait augmenter la probabilité de parasitisme des couvées (voir la menace 8.2) et entraîne vraisemblablement des taux de déprédation plus élevés (Kraus et al., 2022). Il a également été constaté que la biomasse des insectes (et donc vraisemblablement l’abondance de nourriture) était plus faible dans les sites soumis à une forte pression de pâturage que dans les sites non broutés (Sutter et Ritchison, 2005).
Par ailleurs, un pâturage modéré peut avoir un certain effet positif sur l’abondance des oiseaux champêtres (Dechant et al., 2002; Rahmig et al., 2009; Ahlering et Merkord, 2016). Lorsque la pression de pâturage est telle qu’elle crée des parcelles de sol dénudé et maintient la végétation à la hauteur et à la densité nécessaires à l’alimentation du Bruant sauterelle (Patterson et Best, 1996; Vickery, 2020), cette activité peut être considérée comme bénéfique (Powell, 2006, 2008). Le pâturage peut donc contribuer à la création ou au maintien d’une structure de la végétation qui favorise une abondance plus élevée du Bruant sauterelle (Glass et al., 2020) ou avoir un effet positif sur l’hétérogénéité de l’habitat à l’échelle du paysage (Fuhlendorf et al., 2006; Coppedge et al., 2008). Certains effets positifs du pâturage sur l’abondance de l’espèce se produisent tardivement (c.‑à‑d. que les effets positifs sont observés deux ans après le pâturage; Wilson et al., 2022).
Par conséquent, puisque les effets négatifs du pâturage du bétail sont contrebalancés par certains effets positifs, cette menace est considérée comme ayant un impact faible.
Menace 3 (UICN‑CMP) — Production d’énergie et exploitation minière (impact négligeable)
3.1 Forage pétrolier et gazier (impact inconnu)
Les infrastructures liées à l’extraction d’hydrocarbures pourraient avoir des effets négatifs sur les oiseaux champêtres à cause du bruit généré par le fonctionnement des pompes et des génératrices; des perturbations causées par l’activité humaine et la circulation sur les routes d’accès; de la présence physique de structures qui, en offrant des perchoirs aux prédateurs et en créant des effets de lisière, peuvent entraîner l’évitement de l’habitat et/ou augmenter la prédation des nids (voir le résumé dans Nenninger et Koper [2018] et les références qui y sont citées). D’autres études suggèrent que les effets négatifs du pétrole et du gaz peuvent être attribués davantage à la présence des structures elles-mêmes qu’au bruit associé ou aux perturbations humaines (par exemple Bernath-Plaisted et Koper, 2016; Des Brisay et al., 2023).
Il y a plus de 1 300 puits de pétrole et de gaz naturel terrestres actifs dans le sud‑ouest de l’Ontario (MNR, 2024). Les deux lieux comptant le plus grand nombre de puits, soit le comté de Haldimand et le comté de Lambton (MNR, 2024), chevauchent les deux régions présentant les plus fortes densités de Bruants sauterelles dans la zone carolinienne (écodistrict 7E; Earley, 2010). Selon certaines études, la proximité des puits aurait des effets négatifs sur la densité (Thompson et al., 2015) et l’abondance de Bruants sauterelles (Bogard et Davis, 2014), tandis que, selon d’autres, cette proximité n’a que des effets minimes, voire aucun effet (Londe et al., 2019; Post van der Burg et al., 2023). Compte tenu de ces résultats mitigés, la gravité de cette menace demeure inconnue.
Menace 4 (UICN‑CMP) — Corridors de transport et de service (impact faible)
4.1 Routes et voies ferrées (impact faible)
On estime que de 80 à 340 millions d’oiseaux aux États‑Unis (Erickson et al., 2005; Loss et al., 2014) et environ 194 millions d’oiseaux en Europe (Grilo et al., 2020) sont tués chaque année par des véhicules. Au Canada, Bishop et Brogan (2013) ont estimé que près de 4,6 millions d’oiseaux sont tués annuellement par collision avec des véhicules pendant la période de reproduction. Cette estimation est très incertaine compte tenu de la multitude de facteurs qui pourraient influer sur les taux de mortalité, comme le type de route (substrat, nombre de voies), la densité et la vitesse de la circulation, les conditions météorologiques et le type d’habitat adjacent aux routes ainsi que des facteurs susceptibles d’avoir une incidence sur la détection des carcasses (action des charognards, mortalité survenant plus tard à la suite de blessures et biais de l’observateur; Bishop et Brogan, 2013). Jusqu’à 65 % des cas documentés d’oiseaux tués sur les routes sont des passereaux (Bishop et Brogan, 2013), mais les taux de mortalité propres aux espèces ne sont pas toujours connus. Les oiseaux qui nichent près des emprises routières sont également exposés à la mortalité directe causée par les pratiques de fauchage (voir la menace 2.1).
Les oiseaux qui vivent ou nichent au sol sont parmi les oiseaux dont la mortalité est le plus souvent associée aux routes (voir par exemple Jacobson, 2005). Les espèces migratrices pourraient, quant à elles, faire face à un risque de collision plus élevé, car elles parcourent de longues distances et peuvent être exposées à un plus grand nombre de traversées routières que les espèces non migratrices (Harris et Scheck, 1991). De plus, le Bruant sauterelle, qui volerait à basse altitude et à faible vitesse pendant la migration, pourrait être particulièrement vulnérable aux collisions (K. Hannah, comm. pers., 2024).
Les routes contribuent également à la perturbation et à la fragmentation de l’habitat (plus petites parcelles d’habitats; Jacobson, 2005), qui sont corrélées avec un plus faible succès reproducteur chez l’espèce (Johnson et Igl, 2001; Davis, 2004; Vos et Ribic, 2013).
4.2 Lignes de services publics (impact faible)
Chaque année, environ 6,8 millions d’oiseaux sont tués par collision avec des tours de communication aux États‑Unis et au Canada (Longcore et al., 2012). La proportion de la population tuée par ces collisions varie d’une espèce à l’autre (Longcore et al., 2013). Malgré le fait que les passereaux représentent 97 % du nombre total de cas de mortalité chez les oiseaux, le nombre de Bruants sauterelles tués chaque année par collision avec des tours de communication est estimé à moins de 1 % de la population mondiale (Longcore et al., 2013).
Les estimations de la mortalité des oiseaux due aux collisions avec les lignes de transport d’électricité varient considérablement en fonction de la méthode de calcul, mais sont estimées à environ 25 millions d’oiseaux (Rioux et al., 2013 : de 2,5 à 25,6 millions; Calvert et al., 2013 : 25,6 ± 15,5 millions). Rioux et al. (2013) ont noté que les carcasses les plus fréquemment signalées sont celles d’oiseaux aquatiques, de grèbes, d’oiseaux de rivage et de grues, et que la majorité des lignes de transport d’électricité sont situées dans la forêt boréale (c.‑à‑d. en dehors de l’aire de répartition canadienne du Bruant sauterelle de l’Est).
Le fauchage dans les milieux agricoles et les emprises routières ainsi que l’entretien et le fauchage dans les emprises des lignes de services publics pendant la période de reproduction pourraient contribuer à la dégradation de l’habitat de qualité du Bruant sauterelle de l’Est, perturber la nidification ou tuer les œufs, les oisillons ou les adultes de la sous‑espèce. Ces structures linéaires pourraient également contribuer à la fragmentation de l’habitat.
Menace 7 (UICN-CMP) — Modifications des systèmes naturels (impact inconnu)
7.1 Incendies et suppression des incendies (impact inconnu)
Les incendies naturels permettent aux prairies de persister dans le paysage, en favorisant la régénération des graminées et des phorbes, tout en empêchant la croissance des arbres et des arbustes. Ainsi, la suppression des incendies de végétation pour protéger les établissements humains permet aux arbustes et aux arbres de recoloniser graduellement certaines zones, les rendant non propices aux espèces comme le Bruant sauterelle de l’Est (Vickery et al., 2005; Askins et al., 2007).
Les effets de la suppression des incendies sur l’habitat du Bruant sauterelle de l’Est dans l’est de l’Amérique du Nord ne sont pas bien compris, mais sont probablement plus importants dans les aires d’hivernage. Par exemple, il a été démontré que la probabilité d’occurrence de la sous‑espèce dans les prairies sèches du sud de la Floride est six fois plus élevée lorsque des brûlages dirigés sont effectués dans l’année précédente (Butler et al., 2009), mais les réactions des Bruants sauterelles aux régimes de gestion des incendies varient considérablement (Korosy et al., 2013; Powell, 2006, 2008; voir aussi USGS [2002] et Vickery et al. [2020] pour d’autres listes d’exemples). Cependant, l’habitat constitué de prairies sèches du Bruant sauterelle de l’Est a considérablement diminué dans le sud de la Floride et peut‑être aussi ailleurs aux États‑Unis en raison des activités de suppression des incendies (Butler et al., 2009).
En Ontario, la proportion de l’habitat de reproduction du Bruant sauterelle de l’Est (c.‑à‑d. les alvars et les prairies indigènes) exposée à cette menace est d’au plus 10 %. La gravité de cette menace est atténuée grâce à la mise en œuvre d’initiatives d’intendance des prairies, par exemple des brûlages dirigés, qui ont des effets positifs sur divers paramètres démographiques du Bruant sauterelle (Williams et Boyle, 2017; Glass et al., 2020; Herakovich et al., 2021). De plus, les brûlages dirigés atténuent également l’effet négatif des précipitations printanières accrues (voir la menace 11) sur l’abondance du Bruant sauterelle (Glass et al., 2020). Au Québec, le maintien de milieux ouverts par les feux dirigés est une pratique qui n’est maintenant que très rarement utilisée (par exemple Jean et Bouchard, 1991).
Menace 8 (UICN-CMP) — Espèces, agents pathogènes et gènes envahissants ou autrement problématiques (impact faible)
8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants (impact faible)
Espèces ligneuses non indigènes
Dans les milieux naturels tels que les alvars et les prairies indigènes non broutées, les arbustes non indigènes envahissants représentent une menace pour le Bruant sauterelle de l’Est, tout autant que l’empiétement par les espèces ligneuses indigènes (voir la menace 7.1). Par exemple, en Ohio, dans des zones ensemencées d’espèces de prairie non indigènes qu’on a ensuite laissées se naturaliser, la densité de Bruants sauterelles de l’Est a diminué de 75 % lorsque la couverture arbustive non indigèneNote de bas de page 9 est passée de 0 à 20 % (Lautenbach et al., 2020). À l’inverse, leur densité a augmenté lorsque des herbicides ont été appliqués pour réduire la couverture végétale ligneuse, et cette augmentation a été encore plus prononcée lorsque les souches d’arbustes morts ont été déchiquetées mécaniquement (Lautenbach et al., 2020). Toutefois, l’enlèvement des arbustes n’augmente pas nécessairement le taux de survie des nids, en partie en raison des changements dans la communauté des prédateurs qu’il peut entraîner (Ellison et al., 2013; Hill et Diefenbach, 2013; voir aussi la section 8.2). Qui plus est, les effets des arbustes sur le Bruant sauterelle sont incertains (voir la section 3.3).
Chats en liberté (sauvages et domestiques)
Étant donné qu’il niche au sol, le Bruant sauterelle de l’Est est vulnérable à la prédation. La prédation par le chat domestique (Felis catus) est sans doute la cause la plus importante de mortalité associée à l’activité humaine chez les oiseaux au Canada (Blancher, 2013; Calvert et al., 2013) et aux États‑Unis (Loss et al., 2013). Il est estimé que de 2 à 7 % de tous les oiseaux du sud du Canada (105 à 348 millions d’oiseaux) sont tués par des chats chaque année (Blancher, 2013) et, aux États‑Unis, ce sont environ 1,3 à 4 milliards d’oiseaux qui sont tués par des chats chaque année (Loss et al., 2013). Au Canada, le taux de mortalité par les chats sauvages est supérieur au taux de mortalité par les chats domestiques urbains ou ruraux; les chats sauvages représentent 59 % des cas de mortalité, même s’ils ne représentent que 25 % de tous les chats au Canada (Blancher, 2013). On s’attend à ce que le nombre de chats au Canada, y compris les chats sauvages, augmente (Blancher, 2013).
L’impact de la prédation par les chats sur les oiseaux à l’échelle des populations varie probablement d’une espèce à l’autre, en raison des différences dans les caractéristiques de nidification et d’autres caractéristiques du cycle vital. Le Bruant sauterelle figure sur une liste de 115 espèces d’oiseaux potentiellement plus vulnérables à la prédation par les chats au Canada parce qu’il a une petite masse corporelle et qu’il se nourrit au sol pendant la période de reproduction (Blancher, 2013).
8.2 Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques (impact inconnu)
La fragmentation de l’habitat peut créer des lisières qui sont associées à une abondance accrue de prédateurs généralistes et de Vachers à tête brune, une espèce parasite des nids, qui sont largement associés aux habitats agricoles et aux forêts adjacentes (Thompson III et al., 2002; Lloyd et al., 2005).
Prédation par les espèces sauvages indigènes
Les prédateurs favorisés par l’activité humaineNote de bas de page 10 sont souvent cités comme la principale cause de mortalité des oiseaux champêtres (Martin, 1988, 1995; Hovick et al., 2011b; Ribic et al., 2012; Bernath‑Plaisted et al., 2021; Kraus et al., 2022). De plus, ils sont souvent la principale cause des échecs de nidification du Bruant sauterelle (par exemple 73 % dans Patterson et Best, 1996; 90 % dans Kraus et al., 2022; 89 % dans Vos et Ribic, 2013). Dans le cas du Bruant sauterelle de l’Est plus précisément, Wood et Ammer (2015) rapportent que 61 % des échecs de nidification répertoriés dans leur site d’étude en Virginie‑Occidentale étaient attribuables à la prédation. Parmi les prédateurs indigènes connus du Bruant sauterelle de l’Est, on retrouve le raton laveur (Procyon lotor), la mouffette rayée (Mephitis mephitis), le renard roux (Vulpes vulpes; Patterson et Best, 1996), la Corneille d’Amérique (Corvus brachyrhynchos), des belettes (Mustela spp.) et des serpents (Jobin et Picman, 2002; Hovick et al., 2011b; Ribic et al., 2021). Cependant, les activités humaines qui favorisent les populations de mésoprédateurs n’entraînent pas nécessairement une augmentation des taux de prédation (Herkert et al., 2003; Chiavacci et al., 2018), et la gravité de cette menace sur le Bruant sauterelle de l’Est est actuellement inconnue.
Parasitisme des couvées
Les nids du Bruant sauterelle de l’Est peuvent être parasités par le Vacher à tête bruneNote de bas de page 11 (Molothrus ater), mais les taux de parasitisme sont très variables d’un site d’étude à l’autre, allant de 2 % (Bernath‑Plaisted et al., 2021) à 39 % (Williams et Boyle 2019; Kraus et al., 2022). Les Bruants sauterelles ne rejettent pas les œufs de vachers de leurs propres nids (Peer et al., 2000), et les conséquences du parasitisme des nids sur le succès reproducteur de l’espèce sont variables. Dans certains cas, ce parasitisme entraîne une réduction de la taille des couvées (Hovick et al., 2011a) ou du nombre d’oisillons qui atteignent l’envol (Davis, 1994). Dans d’autres cas, le parasitisme par les vachers n’a pas eu d’incidence sur le taux quotidien de survie au nid du Bruant sauterelle (Kraus et al., 2022). Dans l’ensemble, le pourcentage de nids qui connaissent un échec total à cause du parasitisme des couvées est généralement faible (par exemple 2 % selon Patterson et Best, 1996; 4 % selon Williams et Boyle, 2019), voire nul (Wood et Ammer, 2015).
On ignore si les taux de parasitisme des couvées de Bruants sauterelles de l’Est sont supérieurs aux taux qui seraient observés naturellement, mais l’impact de cette menace est probablement à la baisse depuis les 50 dernières années. Entre 1970 et 2021, la population de Vachers à tête brune, dont la répartition chevauche spatialement celle de la population canadienne de Bruants sauterelles de l’Est, a diminué de 88,5 % en Ontario et de 96,9 % au Québec. Entre 2011 et 2021, le taux de déclin annuel du Vacher à tête brune a été de 4,2 % en Ontario et de 5,9 % au Québec (Smith et al., 2023).
Menace 9 (UICN‑CMP) — Pollution (impact inconnu)
9.3 Effluents agricoles et sylvicoles (impact inconnu)
Les communautés d’oiseaux sont touchées par plusieurs polluants, notamment la lumière, le bruit, les substances chimiques en suspension dans l’air, les métaux lourds, les radiations, les pesticides, les produits pharmaceutiques et les plastiques (voir la revue dans Richard et al., 2021). Étant donné que la plus grande partie de la population canadienne de Bruants sauterelles de l’Est vit dans des terres agricoles de régions rurales, où il y a moins de lumière artificielle la nuit et de circulation routière ainsi qu’un nombre moins élevé d’installations industrielles que près des centres urbains, les pesticides agricoles sont ainsi les polluants les plus préoccupants pour la sous‑espèce.
Les effets toxiques des pesticides agricoles sur les oiseaux sont bien décrits (voir la revue dans Mitra et al., 2021), quoique l’impact de ceux-ci par rapport à celui de la disponibilité d’habitat ne fait pas nécessairement consensus (Mineau et Whiteside, 2013; Hill et al., 2014). En raison de leurs propriétés neurotoxiques, les pesticides agricoles ont à la fois des effets létaux et sublétaux (par exemple perturbation endocrinienne, modification comportementale), qui peuvent mener à un échec de reproduction et, à terme, au déclin des populations d’oiseaux insectivores et granivores. Les voies d’exposition directe comprennent le contact cutané ainsi que l’ingestion de ressources alimentaires contaminées (par exemple insectes contaminés, graines enrobées de pesticides semées) et de granulés de pesticides, qui peuvent être confondus avec du gravier (Mitra et al., 2021). Mineau (2013) estime qu’entre 0,52 et 2,4 oiseaux par hectare de terres agricoles sont tués directement chaque année au Canada par les pesticides.
L’épandage de pesticides pourrait également avoir un impact indirect sur les oiseaux. Il pourrait réduire la disponibilité de ressources alimentaires; par exemple, certains avancent qu’une réduction de l’abondance de la macrofaune d’insectes pourrait expliquer le déclin des oiseaux insectivores sur les terres agricoles, qui est observé dans les zones où les concentrations de néonicotinoïdes (classe d’insecticides) sont élevées (Hallmann et al., 2014). Les pesticides pourraient également avoir des conséquences sur le succès reproducteur et la valeur adaptative (fitness) ou avoir des effets reportés sur les stades de vie ultérieurs (Garrett et al., 2021; Poisson et al., 2021). Enfin, les herbicides peuvent avoir un effet négatif, car ils réduisent le couvert végétal où les oiseaux peuvent se cacher des prédateurs et construire leurs nids (Freemark et Boutin, 1994).
Immanquablement, les Bruants sauterelles qui nichent et se nourrissent dans les champs de foin et les pâturages traités avec des pesticides seront exposés à ceux‑ci. En Ontario, les champs de foin et les pâturages sont surtout traités au moyen d’herbicides (principalement du glyphosate), l’utilisation d’insecticides et de fongicides étant faible, voire nulle (Farm and Food Care Ontario, 2015). Puisque le glyphosate est un herbicide, il ne tue pas directement les Bruants sauterelles de l’Est et les sauterelles — principale source de nourriture des individus pendant la période de nidification — mais il pourrait avoir des conséquences indirectes sur la sous‑espèce, par exemple si la biomasse de sauterelles diminue parce que la quantité de ressources alimentaires de celles‑ci (c.‑à‑d. les feuilles vertes) est réduite par l’épandage de cet herbicide. Il a également été démontré que le glyphosate altère la communauté microbienne intestinale chez les oiseaux, ce qui peut accroître la vulnérabilité aux maladies (voir l’article de synthèse de van Bruggen et al., 2021).
Au Québec, les terres qui sont encore occupées par le Bruant sauterelle de l’Est sont principalement des champs abandonnés et des champs de foin, où l’épandage de pesticides est faible ou inexistant.
La gravité de cette menace est inconnue (tableau 2) en raison de l’absence d’études quantitatives estimant le niveau de dommages que divers pesticides peuvent causer au Bruant sauterelle de l’Est.
Menace 11 (UICN‑CMP) — Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (impact inconnu)
11.1 Déplacement et altération de l’habitat (impact inconnu) et 11.4 Tempêtes et inondations (impact inconnu)
En général, on ne connaît pas très bien les effets des changements climatiques sur les oiseaux champêtres. En Ontario, les espèces qui partagent une aire de reproduction semblable à celle du Bruant sauterelle de l’Est, à savoir le Goglu des prés (Dolichonyx oryzivorus), la Sturnelle des prés (Sturnella magna) et l’Hirondelle rustique (Hirundo rustica), ont été évaluées comme étant « moins vulnérables »Note de bas de page 12 aux changements climatiques selon l’indice de vulnérabilité aux changements climatiques en ce qui concerne la partie de leurs aires située dans le bassin des Grands Lacs de la province (Brinker et al., 2018). La vulnérabilité de ces oiseaux est plus faible puisqu’ils peuvent facilement se disperser sur de longues distances et ne dépendent pas d’éléments géologiques rares ou de niches écologiques spécialisées (Brinker et al., 2018); le Bruant sauterelle de l’Est fait partie de ces oiseaux.
Cela dit, des modèles climatiques récents applicables à la partie ontarienne du bassin des Grands Lacs prévoient en moyenne une augmentation de 7 à 15 % de la quantité des précipitations annuelles et une augmentation de 2,4 à 5,0 °C de la température annuelle moyenne entre 2035 et 2094 par rapport à la période de 1951 à 2005 (Shresta et al., 2022). Une augmentation importante des précipitations est prévue pour les mois d’avril et de mai en particulier, et le Bruant sauterelle pourrait avoir une réaction à la fois positive (Ahlering et al., 2009; Davis et al., 2021) et négative à l’augmentation des précipitations printanières (Glass et al., 2020; Allen et al., 2021). Inversement, la diminution prévue des précipitations au cours du mois d’août en particulier pourrait entraîner des déficits d’humidité du sol et des conditions de stress hydrique pour la végétation (Shresta et al., 2022). Compte tenu de ces effets potentiellement opposés, il est difficile de prévoir les effets des changements climatiques sur l’habitat de reproduction et les ressources alimentaires du Bruant sauterelle dans le sud de l’Ontario.
Au Québec, les modèles de changements climatiques prévoient aussi une hausse des précipitations et des températures ainsi qu’une augmentation de la fréquence des sécheresses et des vagues de chaleur (Warren et Lemmen, 2014; Ouranos, 2015). La prévalence des tempêtes devrait augmenter à l’avenir (Warren et Lemmen, 2014), ce qui pourrait avoir une incidence sur le Bruant sauterelle de l’Est pendant la reproduction et la migration.
Même si l’aire de répartition de la sous‑espèce ne devrait pas se rétrécir ni s’agrandir de manière significative dans le sud de l’Ontario, les limites de l’aire de reproduction pourraient changer dans certaines parties du continent. Par exemple, il pourrait y avoir un déplacement de l’habitat convenable du Bruant sauterelle de l’Est dans le nord‑est des États‑Unis, du sud au nord, d’ici 2080 (Wisner, 2022). Dans la région de l’Outaouais, au Québec, la présence des collines de la Gatineau, qui forment la limite méridionale du Bouclier canadien — une zone géologique rocheuse où prédomine l’écosystème de la forêt boréale — fera cependant probablement obstacle à la dispersion de la sous‑espèce au‑delà de la limite septentrionale de son aire de reproduction actuelle.
5. Objectif de gestion
Les objectifs de gestion pour le Bruant sauterelle de l’Est au Canada sont d’améliorer sa stabilitéNote de bas de page 13 et sa redondanceNote de bas de page 14 dans son aire de répartition actuelle au Canada en :
- arrêtant le déclin de la population d’ici 10 ans (d’ici 2036);
- maintenant la représentation de la sous‑espèce dans les deux provinces canadiennes où elle est présente (l’Ontario et le Québec).
Ces objectifs de gestion visent à lutter contre les déclins persistants à long terme de la sous‑espèce, qui ont justifié sa désignation « préoccupante » en 2013. En ce qui concerne le Québec, l’objectif est de maintenir la présence actuelle de la sous‑espèce dans les régions de la Montérégie et de l’Outaouais. La stratégie globale pour atteindre les objectifs de gestion consistera à réduire la portée et la gravité des menaces au cours des 10 prochaines années (voir la section 6). Un facteur important pour atteindre ces objectifs sera le maintien des milieux naturels existants et la remise en état des milieux modifiés, dans la mesure du possible.
6. Stratégies générales et mesures de conservation
6.1. Mesures achevées ou en cours
Plusieurs mesures de conservation ont été prises depuis le dernier rapport de situation (COSEPAC, 2013). La liste ci‑dessous n’est pas exhaustive, mais elle vise à faire état des principaux secteurs dans lesquels des travaux sont en cours afin de contextualiser les stratégies générales décrites à la section 6.2.
But |
Autorité responsable/organisation/ groupe |
Mesures de conservation |
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| Recherche et suivi |
ECCC |
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Atlas des oiseaux nicheurs du Québec |
Première (Gauthier et Aubry, 1995) et deuxième (Robert et al., 2019) éditions de l’Atlas des oiseaux nicheurs du Québec, qui comprennent des cartes et une analyse pour le Bruant sauterelle. |
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Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario |
Première (Cadman et al., 1987) et deuxième (Cadman et al., 2010) éditions de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario, qui comprennent des cartes et une analyse pour le Bruant sauterelle. La troisième édition est en cours de préparation. |
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Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) de l’Ontario |
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Recensement des oiseaux de Noël (RON) |
Suivi des populations hivernantes aux États‑Unis effectué dans le cadre du RON (National Audubon Society, 2023). |
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Désignation et planification de la conservation |
Gouvernement des États‑Unis |
Le Fish and Wildlife Service des États‑Unis a publié une évaluation de la situation et un plan de conservation pour le Bruant sauterelle en 2015 (Status Assessment and Conservation Plan for the Grasshopper Sparrow [Ammodramus savannarum]; Ruth, 2015). |
| Gestion des milieux terrestres |
Programmes de Services de diversification des modes d’occupation des sols (ALUS) |
Les programmes ALUS en Ontario et au Québec offrent un soutien financier et technique aux agriculteurs pour la création, la restauration et l’amélioration de l’habitat naturel (par exemple sur des terres agricoles marginales ou dans des zones tampons riveraines), ainsi que l’adoption de pratiques bénéfiques, comme la fenaison différée, sur les terres agricoles. Les collectivités gèrent le programme ALUS en tenant compte des priorités agricoles et environnementales locales. |
ECCC, gouvernements du Québec et de l’Ontario |
Différents programmes financés par les gouvernements sont disponibles et peuvent profiter au Bruant sauterelle de l’Est, notamment :
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Bird Ecology and Conservation Ontario (BECO) |
BECO a lancé un projet en 2019 pour appuyer l’intendance des oiseaux champêtres dans les exploitations agricoles en collaboration avec les exploitants, obtenir de l’information sur les activités agricoles et donner des conseils sur les mesures d’intendance visant les Goglus des prés, les Sturnelles des prés et les Bruants sauterelles nicheurs (BECO, 2019). |
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Association pour l’amélioration des sols et des récoltes de l’Ontario (AASRO) |
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Conservation de la nature Canada (CNC) |
Différents projets qui profiteraient aux espèces en péril des prairies, y compris le Bruant sauterelle, sont en cours :
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Autres organisations non gouvernementales (ONG) et agences gouvernementales |
Plusieurs organisations participent à la promotion de la conservation et de la remise en état des prairies et des pâturages. Par exemple :
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| Sensibilisation |
ECCC |
Un plan d’action visant à harmoniser les pratiques agricoles avec la nidification des oiseaux champêtres est en cours d’élaboration par le SCF‑Région du Québec, en collaboration avec de nombreux autres partenaires externes au moyen des Normes ouvertes pour la pratique de la conservation. |
QuébecOiseaux |
Guide de recommandations – Aménagements et pratiques favorisant la protection des oiseaux champêtres (Lamoureux et Dion, 2019). |
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Union des producteurs agricoles (UPA), Montérégie |
Connaître pour mieux protéger : 12 espèces en péril sur notre territoire (UPA Montérégie, 2023). |
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UPA Outaouais‑Laurentides |
Connaître pour mieux protéger : 13 espèces en péril sur notre territoire (UPA Outaouais‑Laurentides, 2023). |
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Association pour l’amélioration des sols et des récoltes de l’Ontario (AASRO) |
Farming with Grassland Birds: A Guide to Making Your Hay and Pasture Bird Friendly (l’agriculture et les oiseaux champêtres : un guide pour rendre les champs de foin et les pâturages propices aux oiseaux; Kyle et Reid, 2016). |
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The Couchiching Conservancy |
Managing Hay and Pasture to Benefit Grassland Birds: A Preliminary Guide for Garden Landowners (guide préliminaire à l’intention des propriétaires de jardins pour la gestion des champs de foin et des pâturages au profit des oiseaux champêtres; Couchiching Conservancy, 2020). |
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Michigan State University Extension |
Agricultural Practices That Conserve Grassland Birds (pratiques agricoles permettant la conservation des oiseaux champêtres; Hyde et Campbell, 2012). |
|
Cornell University Cooperative Extension |
Hayfield Management and Grassland Bird Conservation (gestion des champs de foin et conservation des oiseaux champêtres; Ochterski, 2006). |
|
Audubon New York |
Managing Habitat for Farmland Grassland Birds (gestion de l’habitat pour favoriser les oiseaux champêtres et de prairie; Audubon New York, 2009). |
|
Département de l’Agriculture des États‑Unis — Natural Resources Conservation Service (USDA-NRCS) |
Management Considerations for Grassland Birds in Northeastern Haylands and Pasturelands (considérations relatives à la gestion des oiseaux champêtres dans les champs de foin et les pâturages du Nord‑Est; USDA-NRCS, 2010). |
|
Conservation de la nature Canada (CNC) |
CNC a élaboré un plan de conservation pour atteindre de multiples cibles dans l’aire naturelle de la vallée de l’Outaouais. Le plan comprend diverses stratégies de conservation, comme la mise en œuvre d’activités pour la conservation d’espèces en péril, dont le Bruant sauterelle de l’Est (sous‑espèce), et de leur habitat jugé d’intérêt. Les activités particulières qui pourraient profiter à cette sous‑espèce comprennent la sensibilisation, la protection des terres (par exemple servitudes de conservation), la gestion de l’habitat (par exemple le maintien de milieux ouverts) et l’adaptation des pratiques agricoles (par exemple les coupes différées). |
|
Fédération canadienne de la faune (FCF) |
Conseils sur la conservation des oiseaux champêtres à l’intention des exploitants agricoles (CWF, 2022). |
6.2. Stratégies générales
Les catégories de stratégies présentées ci‑dessous ont été sélectionnées d’après la Classification des actions de conservation, version 2.0, de l’UICN‑CMP (UICN‑CMP, 2016). Pour le Bruant sauterelle de l’Est, les huit catégories générales suivantes ont été sélectionnées (les numéros correspondent aux numéros des stratégies de l’UICN‑CMP) et sont présentées en détail dans le tableau 4 :
1. Gestion des milieux terrestres ou aquatiques : Assurer le maintien et la remise en état, ou atténuer les stress en mettant en œuvre des mesures de gestion des sites et en adoptant de meilleures pratiques de gestion.
3. Sensibilisation : Fournir des renseignements aux publics cibles (par exemple propriétaires fonciers, utilisateurs des terres et planificateurs de l’aménagement des terres) afin de les sensibiliser ou de changer les comportements défavorables.
5. Mesures incitatives morales, économiques et en lien avec les moyens de subsistance : Élaborer, promouvoir ou fournir des produits ou des pratiques respectueux des oiseaux, qui remplacent les produits/pratiques dommageables, ont une incidence sur les attitudes et favorisent les changements de comportement.
6. Désignation et planification de la conservation : Établir ou agrandir légalement ou officiellement des aires protégées, désigner des utilisations des terres ou des aires de conservation (autres que les aires protégées légalement) et concevoir et planifier la gestion des sites.
7. Cadres législatif et réglementaire : Élaborer et orienter les lois, les politiques et les normes volontaires qui ont une incidence sur la conservation.
8. Recherche et suivi : Recueillir, gérer et analyser les données sur l’abondance et la répartition de la sous‑espèce, améliorer la compréhension des préférences en matière d’habitat, des divers types de milieux occupés et des menaces dont l’impact est inconnu, améliorer les protocoles et les méthodes et diffuser les résultats.
9. Éducation et formation : Améliorer les connaissances, les compétences et l’échange de renseignements.
10. Développement institutionnel : Faciliter les alliances entre les organisations de conservation et financer des travaux de conservation.
6.3. Mesures de conservation
Le tableau suivant présente les mesures de conservation, ainsi qu’un calendrier de mise en œuvre, qui, si elles sont entreprises, soutiendraient l’atteinte de l’objectif global de gestion de l’espèce.
Catégorie générale |
Mesure de conservation |
Prioritéa |
Menaces ou enjeux soulevésb |
|---|---|---|---|
| 1. Gestion des milieux terrestres ou aquatiques |
|||
| 1.1 Gestion des sites/zones |
Mettre en œuvre de meilleures pratiques de gestion (par exemple fauchage différé, vitesse de fauchage réduite, utilisation de barres d’effarouchement; voir l’annexe A). |
Élevée |
2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois |
Mettre en œuvre des stratégies de broutage du bétail à pression modérée et de pâturage en rotation qui profitent à la sous‑espèce (voir l’annexe A). |
Moyenne |
2.3 Élevage de bétail 8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants |
|
Mettre en œuvre des pratiques agricoles qui réduisent ou éliminent le besoin de pesticides (par exemple lutte antiparasitaire intégrée, utilisation locale de pesticides inoffensifs pour l’environnement, agriculture régénératrice). |
Moyenne |
9.3 Effluents agricoles et sylvicoles |
|
Atténuer les facteurs de stress dans les prairies indigènes qui servent d’habitat de reproduction (par exemple contrôler la végétation ligneuse à l’échelle du site afin de maintenir un couvert arbustif convenable pour la sous‑espèce, effectuer des brûlages dirigés pour maintenir la couverture d’herbacées graminoïdes et non graminoïdes indigènes). |
Moyenne |
7.1 Incendies et suppression des incendies 8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants |
|
1.2 (Re)création d’écosystèmes et de processus naturels |
Remettre en état ou créer un habitat de reproduction convenable dans les prairies (par exemple enlever les arbres, planter des herbacées graminoïdes et non graminoïdes indigènes). |
Élevée |
1.1 Zones résidentielles et urbaines 1.2 Zones commerciales et industrielles 2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois 2.3 Élevage de bétail 4.1 Routes et voies ferrées 4.2 Lignes de services publics 8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants 8.2 Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques |
| 3. Sensibilisation |
|||
| 3.1 Sensibilisation et Communications |
Promouvoir l’intendance de l’habitat sur les terres agricoles privées et l’application de meilleures pratiques de gestion des terres agricoles (par exemple lutte antiparasitaire intégrée, fauchage différé, utilisation de barres d’effarouchement ; voir l’annexe A). |
Élevée |
2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois 2.3 Élevage de bétail 7.1 Incendies et suppression des incendies 8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants 9.3 Effluents agricoles et sylvicoles |
Promouvoir la conservation des habitats de prairies, des oiseaux champêtres et des espèces en péril associées aux terres agricoles comme les chauves‑souris (Myotis et Perimyotis spp.) et le monarque (Danaus plexippus) sur les terres publiques et privées. |
Moyenne |
1.1 Zones résidentielles et urbaines 1.2 Zones commerciales et industrielles 2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois 2.3 Élevage de bétail 3.1 Forage pétrolier et gazier 4.1 Routes et voies ferrées 4.2 Lignes de services publics 9.3 Effluents agricoles et sylvicoles |
|
Informer les gestionnaires et les propriétaires de terres agricoles au sujet du Bruant sauterelle de l’Est (par exemple les besoins en matière d’habitat, les occurrences et les menaces qui pèsent sur la sous‑espèce). |
Faible |
2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois 2.3 Élevage de bétail 7.1 Incendies et suppression des incendies 9.3 Effluents agricoles et sylvicoles |
|
Accroître la sensibilisation à la menace que pose la prédation par les chats en liberté et promouvoir les meilleures pratiques pour la gestion des chats (par exemple garder les chats à l’intérieur, stérilisation). |
Faible |
8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants |
|
Encourager la soumission d’observations de Bruants sauterelles de l’Est aux centres de données sur la conservation (par exemple Centre d’information sur le patrimoine naturel [CIPN] de l’Ontario, Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec [CDPNQ]). |
Faible |
Pour mesurer les progrès vers l’atteinte de l’objectif de gestion et appuyer la réévaluation de la situation de la sous‑espèce. |
|
| 5. Mesures incitatives morales, économiques et en lien avec les moyens de subsistance |
|||
5.3 Mesures incitatives fondées sur le marché |
Créer une étiquette « Produit respectueux des oiseaux champêtres » pour les produits de foin, de bœuf et laitiers. |
Faible |
2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois 2.3 Élevage de bétail |
| 5.4 Mesures incitatives économiques directes |
Créer et promouvoir des mesures incitatives financières pour encourager les éleveurs et les agriculteurs à adopter les pratiques de gestion énumérées ci‑dessus. |
Élevée |
2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois 2.3 Élevage de bétail 8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants 8.2 Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques 9.3 Effluents agricoles et sylvicoles |
Créer des programmes de compensation ou d’incitatifs fiscaux afin de décourager la conversion des pâturages pour d’autres utilisations. |
Élevée |
1.1 Zones résidentielles et urbaines 1.2 Zones commerciales et industrielles 2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois |
|
| 6. Désignation et planification de la conservation |
|||
6.1 Désignation et/ou acquisition d’aires protégées |
Acquérir et/ou désigner légalement des prairies comme aires protégées dans des paysages appropriés (par exemple zones où la reproduction de la sous‑espèce est connue, prairies inutilisées ou dégradées et parcelles de prairies culturelles à restaurer en habitat de prairie indigène). |
Moyenne |
1.1 Zones résidentielles et urbaines 1.2 Zones commerciales et industrielles 2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois 2.3 Élevage de bétail 3.1 Forage pétrolier et gazier 4.1 Routes et voies ferrées 9.3 Effluents agricoles et sylvicoles |
6.3 Désignation et zonage de l’utilisation des milieux terrestres et aquatiques |
Maintenir le zonage agricole existant dans l’aire de répartition de la sous‑espèce. |
Élevée |
1.1 Zones résidentielles et urbaines 1.2 Zones commerciales et industrielles |
| 6.4 Planification de la conservation |
Élaborer des accords de conservation avec les propriétaires fonciers afin de créer et de maintenir un habitat qui est convenable pour la sous‑espèce, et tenir compte des besoins en matière d’habitat de celle‑ci ainsi que des menaces qui pèsent sur elle pendant l’élaboration de plans de gestion agricole ou de plans agroenvironnementaux. |
Élevée |
1.1 Zones résidentielles et urbaines 1.2 Zones commerciales et industrielles 2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois 2.3 Élevage de bétail 3.1 Forage pétrolier et gazier 7.1 Incendies et suppression des incendies 8.2 Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques 9.3 Effluents agricoles et sylvicoles |
Inclure les besoins en matière d’habitat du Bruant sauterelle de l’Est dans les documents de planification de la conservation des prairies publiques, nouveaux ou mis à jour, et dans les plans de conservation préparés par les ONG, en tenant compte des approches plurispécifiques de conservation des oiseaux champêtres en péril (par exemple Bruant sauterelle, Sturnelle des prés, Goglu des prés). |
Moyenne |
1.1 Zones résidentielles et urbaines 1.2 Zones commerciales et industrielles 2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois 2.3 Élevage de bétail 7.1 Incendies et suppression des incendies 8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants 8.2 Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques 9.3 Effluents agricoles et sylvicoles |
|
| 7. Cadres législatif et règlementaire |
|||
| 7.1 Lois, règlementation et codes |
Modifier les lois et les règlements provinciaux en vigueur en Ontario afin de réduire le taux de conversion actuel des terres agricoles pour d’autres utilisations dans l’aire de répartition de la sous‑espèce. |
Élevée |
1.1 Zones résidentielles et urbaines 1.2 Zones commerciales et industrielles 4.1 Routes et voies ferrées |
Appliquer la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles du Québec (pour limiter la conversion des terres aux fins de développement résidentiel). |
Élevée |
1.1 Zones résidentielles et urbaines 1.2 Zones commerciales et industrielles |
|
7.2 Politiques et directives |
Créer ou modifier des politiques provinciales et municipales afin que l’utilisation et la gestion des terres tiennent compte des besoins en matière d’habitat du Bruant sauterelle de l’Est et des menaces qui pèsent sur celui‑ci. |
Moyenne |
1.1 Zones résidentielles et urbaines 1.2 Zones commerciales et industrielles 3.1 Forage pétrolier et gazier 4.1 Routes et voies ferrées 7.1 Incendies et suppression des incendies |
| 8. Recherche et suivi |
|||
| 8.1 Recherche fondamentale et suivi du statut |
Déterminer les zones prioritaires pour la mise en œuvre des mesures de conservation visant le Bruant sauterelle de l’Est en tenant compte de la couverture terrestre et des menaces actuelles ainsi que des effets prévus des changements climatiques sur les précipitations et la température. |
Élevée |
1.1 Zones résidentielles et urbaines 1.2 Zones commerciales et industrielles 2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois 2.3 Élevage de bétail 9.3 Effluents agricoles et sylvicoles 11.1 Déplacements et altération de l’habitat 11.4 Tempêtes et inondations |
Poursuivre les relevés dans l’habitat convenable à l’intérieur de l’aire de répartition connue de la sous‑espèce en Ontario et au Québec afin d’effectuer le suivi de l’abondance et de la répartition de la population. |
Élevée |
Pour mesurer les progrès vers l’atteinte de l’objectif de gestion et appuyer la réévaluation de la situation de la sous‑espèce. |
|
Déterminer la portée et la gravité des effets des changements climatiques et des polluants, notamment des pesticides. |
Moyenne |
Lacunes dans les connaissances. |
|
Effectuer les recherches et les analyses nécessaires pour cerner les facteurs économiques entraînant la conversion des pâturages et des champs de foin en d’autres types de terres agricoles. |
Faible |
Lacunes dans les connaissances. |
|
8.2 Évaluation, mesures d’efficacité et apprentissage |
Évaluer l’efficacité des meilleures pratiques de gestion ainsi que des mesures incitatives fondées sur le marché et des mesures incitatives économiques directes. |
Moyenne |
2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois 2.3 Élevage de bétail |
| 9. Éducation et formation |
|||
9.2 Formation et développement des capacités individuelles |
Fournir une aide technique aux agriculteurs et aux propriétaires fonciers pour qu’ils utilisent de meilleures pratiques de gestion, qui profiteront au Bruant sauterelle de l’Est. |
Élevée |
2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois 2.3 Élevage de bétail 8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants 8.2 Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques 9.3 Effluents agricoles et sylvicoles |
| 10. Développement institutionnel |
|||
| 10.3 Développement d’alliances et de partenariats |
Coordonner les relevés et les activités d’atténuation des menaces avec les activités visant d’autres espèces d’oiseaux champêtres en péril, comme le Goglu des prés et la Sturnelle des prés. |
Moyenne |
Toutes les menaces. |
Favoriser les relations de coopération entre les organismes de conservation et les propriétaires fonciers, les agriculteurs, les propriétaires d’animaux de compagnie, les communautés autochtones ou d’autres groupes concernés afin d’atténuer les menaces qui pèsent sur la sous‑espèce et son habitat. |
Moyenne |
Toutes les menaces. |
|
Promouvoir la coopération et la collaboration internationales avec des organisations et des intervenants dans l’aire de répartition de la sous‑espèce afin de combler les lacunes dans les connaissances, d’atténuer les menaces et de promouvoir la conservation des écosystèmes. |
Moyenne |
Toutes les menaces. |
|
10.4 Financement de la conservation |
Établir des subventions gouvernementales pour soutenir la restauration et la création d’habitats de prairies indigènes. |
Moyenne |
1.1 Zones résidentielles et urbaines 1.2 Zones commerciales et industrielles 2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois 2.3 Élevage de bétail 4.1 Routes et voies ferrées 4.2 Lignes de services publics 8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants 8.2 Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques |
a « Priorité » reflète l’ampleur dans laquelle la mesure contribue directement à la conservation de l’espèce ou est un précurseur essentiel à une mesure qui contribue à la conservation de l’espèce. Les mesures à priorité élevée sont considérées comme étant les plus susceptibles d’avoir une influence immédiate ou directe sur l’atteinte de l’objectif de gestion de l’espèce. Les mesures à priorité moyenne peuvent avoir une influence moins immédiate ou moins directe sur l’atteinte de l’objectif de gestion, mais demeurent importantes pour la gestion de la population. Les mesures de conservation à faible priorité auront probablement une influence indirecte ou progressive sur l’atteinte de l’objectif de gestion, mais sont considérées comme des contributions importantes à la base de connaissances ou à la participation du public et à l’acceptation de l’espèce par le public.
b Les menaces dont l’impact est négligeable ne sont pas incluses dans le tableau.
6.4. Commentaires à l’appui des mesures de conservation et du calendrier de mise en œuvre
6.4.1. Priorité élevée
Les principales menaces actuelles pesant sur le Bruant sauterelle de l’Est comprennent notamment la dégradation et la perte d’habitat ainsi que la mortalité accidentelle causée par la machinerie de récolte du foin. Les activités de conservation qui empêcheront que les pâturages, les champs de foin et les prairies ne soient convertis en des terres destinées à d’autres utilisations (par exemple cultures annuelles, développement résidentiel, routes) dans les lieux de reproduction et d’hivernage sont la principale priorité pour atteindre l’objectif de gestion de la sous‑espèce.
Pour conserver les oiseaux champêtres au Canada, il faut non seulement repérer et maintenir un habitat approprié dans les sites où ces oiseaux sont présents actuellement, mais aussi remettre en état l’habitat de nidification aux endroits d’où ces oiseaux ont disparu. La mise en œuvre des mesures de conservation devrait d’abord être axée sur les habitats où le Bruant sauterelle de l’Est est actuellement présent. La majeure partie de l’habitat de nidification de cette sous‑espèce se trouve sur des terres agricoles privées et dans les champs de cultures pérennes, comme les champs de foin et les pâturages. Par conséquent, les champs de cultures annuelles ne seront pas considérés comme un habitat prioritaire pour la conservation, mais pourraient être pris en compte dans le cadre d’activités de remise en état et lors de la promotion de pratiques agricoles respectueuses des oiseaux.
Les plans d’aménagement du territoire et les règlements (par exemple modifier les lois et les règlements provinciaux en vigueur en Ontario afin de réduire le taux actuel de conversion des terres agricoles pour d’autres utilisations, appliquer la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles du Québec ou maintenir le zonage agricole existant à l’intérieur de l’aire de répartition de la sous‑espèce) peuvent être utilisés pour réduire et atténuer les menaces résultant des nouveaux projets de développement résidentiel et de construction routière.
Les mesures de priorité élevée comprennent également la promotion et l’application de meilleures pratiques de gestion (voir l’annexe A pour une liste sommaire des principales recommandations pour le Bruant sauterelle de l’Est) disponibles pour réduire la dégradation de l’habitat et délaisser les pratiques agricoles qui entraînent la mortalité des oiseaux (par exemple premier fauchage différé, pression de broutage modérée, stratégies de rotation des pâturages). Puisque leur habitat ne peut être maintenu que par le fauchage, le brûlage ou d’autres types de contrôle de la végétation, les oiseaux champêtres verront leur avenir dépendre, en grande partie, de la quantité d’habitat favorable qui sera conservé, et bénéficiera de la remise en état ou de la création d’habitats favorables. L’adoption de pratiques de gestion des terres bénéfiques pour les oiseaux champêtres dont le Bruant sauterelle de l’Est sera rendue possible, entre autres, en renforçant la collaboration avec les utilisateurs des terres, en élaborant des accords de conservation avec les propriétaires fonciers pour créer ou maintenir de l’habitat convenable pour la sous‑espèce, ainsi qu’en fournissant une aide technique aux agriculteurs et aux propriétaires fonciers.
La modification des pratiques agricoles et d’utilisation des terres pour réduire la mortalité des oiseaux peut entraîner une augmentation des coûts et une perte de productivité. Pour encourager les éleveurs et les agriculteurs à adopter des pratiques agricoles respectueuses des oiseaux champêtres, la création et la promotion de mesures incitatives financières sont considérées comme des approches de gestion importantes. La conservation et la remise en état des prairies peuvent être réalisées par l’entremise de divers programmes d’incitation, d’accords d’intendance et de gestion, de servitudes de conservation et de dons ou d’achats de terres. De vastes programmes, comme les programmes ALUS et les incitatifs fiscaux, pourraient également jouer un rôle important dans la conservation et le maintien d’un habitat de qualité.
Les relevés annuels continus visant à effectuer le suivi de l’abondance et de la répartition du Bruant sauterelle de l’Est ainsi que les relevés visant à déterminer la disponibilité de l’habitat et la qualité de l’habitat disponible afin de cibler les zones de conservation prioritaires sont également des activités de recherche de priorité élevée pour la gestion de la sous‑espèce et d’autres espèces d’oiseaux champêtres en péril.
6.4.2. Priorité moyenne
Dans le but de maximiser l’efficacité de la gestion des populations de Bruants sauterelles de l’Est, des mesures comme l’acquisition et la désignation légale de prairies comme aires protégées dans des paysages appropriés, ainsi que la création ou la modification des politiques provinciales et municipales, devront également être envisagées afin de préserver et de maintenir l’habitat de la sous‑espèce. Il sera également important de s’assurer que tous les documents de planification de la conservation, nouveaux et existants (par exemple politiques, plans de gestion, plans d’action ou plans de conservation) liés à l’utilisation et à la gestion des terres tiennent compte des besoins en matière d’habitat du Bruant sauterelle de l’Est et des menaces qui pèsent sur celui‑ci. Ces documents pourraient également privilégier et promouvoir les approches plurispécifiques qui incluent d’autres oiseaux champêtres, comme le Goglu des prés et la Sturnelle des prés, de même que d’autres espèces en péril (par exemple chauves-souris, monarque). En effet, les activités de conservation et de gestion qui visent l’une ou l’autre de ces espèces peuvent être bénéfiques pour plusieurs espèces, et le fait de les regrouper améliore l’efficacité de la conservation. La coordination des relevés et des mesures d’atténuation des menaces de toutes les espèces champêtres sera également utile pour la conservation.
L’établissement de subventions gouvernementales pour soutenir la restauration et la création d’habitats de prairies indigènes pourrait également avoir une incidence positive sur la gestion de la population. Outre l’atténuation des facteurs de stress dans les prairies (par exemple par le contrôle de la végétation ligneuse), la mise en œuvre de pratiques agricoles qui réduisent l’utilisation de pesticides ou de stratégies qui visent à réduire la pression par le broutage et favorisent la rotation des pâturages sont des mesures qui seraient importantes pour la gestion du Bruant sauterelle de l’Est et de nombreuses autres espèces champêtres.
Par ailleurs, la recherche et le suivi joueront un rôle important dans le processus de gestion adaptative, car ils permettront de s’assurer que les pratiques de gestion et les programmes de conservation produisent les résultats souhaités. Les effets des changements climatiques sur la sous‑espèce et son habitat ainsi que l’efficacité des mesures incitatives financières et des meilleures pratiques de gestion nécessitent également des travaux de recherche.
La promotion de relations de coopération entre les organisations et avec les communautés autochtones, les propriétaires fonciers, les agriculteurs, les propriétaires d’animaux de compagnie et d’autres groupes concernés contribuera également à atténuer les menaces qui pèsent sur la sous-espèce et son habitat. De plus, comme les habitats de migration et d’hivernage se trouvent en grande partie à l’extérieur du Canada, les partenariats internationaux favorisant et soutenant les efforts d’autres autorités responsables pour combler les lacunes dans les connaissances, atténuer les menaces et promouvoir la conservation transfrontalière seront importants.
6.4.3. Priorité faible
D’autres mesures proposées au tableau 4 sont considérées comme importantes, mais elles sont jugées moins prioritaires puisqu’elles auront probablement une influence indirecte ou progressive sur l’atteinte de l’objectif de gestion.
Le Bruant sauterelle de l’Est n’est pas un oiseau que la plupart des gens connaissent. L’importance de l’habitat agricole pour certains oiseaux nicheurs n’est pas non plus une connaissance courante. Il sera donc important de mener des activités de communication pour faire connaître le Bruant sauterelle de l’Est (par exemple les besoins en matière d’habitat, les occurrences et les menaces qui pèsent sur la sous‑espèce) aux gestionnaires et aux propriétaires de terres agricoles afin de favoriser une meilleure conservation de la sous‑espèce. Sensibiliser les gens au risque de mortalité par les chats domestiques et sauvages et promouvoir des pratiques exemplaires de gestion des chats serait bénéfique pour le Bruant sauterelle de l’Est et de nombreuses autres espèces d’oiseaux. La création d’une étiquette « Produit respectueux des oiseaux champêtres » pour les produits agricoles serait aussi bénéfique pour de nombreuses espèces champêtres. Une meilleure mise en commun des observations par les centres de conservation des données et la recherche permettrait de cerner les facteurs économiques entraînant la conversion des pâturages et des champs de foin en d’autres types de terres agricoles, ce qui serait aussi bénéfique pour la sous‑espèce.
7. Mesure des progrès
Les indicateurs de rendement présentés ci-dessous proposent un moyen de mesurer les progrès vers l'atteinte des objectifs de gestion et de faire le suivi de la mise en oeuvre du plan de gestion.
D’ici 2036 et par la suite :
- la tendance des populations de Bruants sauterelles de l’Est au Canada est stableNote de bas de page 15, telle que mesurée par le BBS sur une période de 10 ans;
- la répartition actuelle (selon la figure 1) du Bruant sauterelle de l’Est en Ontario et au Québec est maintenue.
8. Références
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Annexe A : Liste sommaire des meilleures pratiques de gestion pour la conservation du Bruant sauterelle de l’Est sur les terres agricoles
- Maintenir les prairies durant 4 à 5 ans consécutifs avant de les remettre en culture.
- Reporter la première coupe du foin ou ne pas effectuer de fauchage sur quelques hectares au moins jusqu’au 15 juillet (c.‑à‑d. après le pic de la période d’envol des oisillons, dont les nids sont au sol), ou plus tard si possible.
- Choisir des mélanges de cultivars à récolte très tardive (fin juin) ou très hâtive (début mai) pour différer ou avancer, respectivement, le premier fauchage.
- Changer le parcours de fauchage en fauchant du centre vers l’extérieur pour permettre aux oiseaux d’éviter les machines.
- Augmenter la hauteur de fauchage (idéalement entre 100 et 120 mm).
- Utiliser une barre d’effarouchement à l’avant des machines (idéalement de la mi‑mai à la mi‑juillet).
- Limiter l’utilisation de pesticides.
- Limiter la densité du bétail à moins de 2,5 têtes/ha pour le pâturage continu et à moins de 4 têtes/ha pour le pâturage de courte durée (blocs de 4 heures) ou en rotation des pâturages.
- Contrôler le pâturage par la rotation des champs broutés.
- Éviter la remise en culture des jachères (habitats très utilisés par la faune) et effectuer des travaux en dehors de la période de reproduction des oiseaux si la remise en culture est inévitable.
- Couper ou gérer les arbres et les arbustes de façon à maintenir un paysage ouvert et éviter l’empiétement (le brûlage, le fauchage et le pâturage peuvent notamment aider à contrôler l’empiétement; après la mi‑juillet; tous les 2 à 10 ans).
- Éviter la circulation et l’entreposage des machines dans les jachères pendant la période de nidification.
- Effectuer le fauchage des fossés jusqu’après la période de nidification.