Rapport d’étape sur les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada (avril 2023 à septembre 2023)
Décembre 2023
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Message du ministère
Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et Parcs Canada (PC) ont la responsabilité fondamentale de protéger, de conserver et de rétablir les espèces terrestres en péril et leur habitat essentiel. Cette responsabilité est partagée avec les gouvernements provinciaux et territoriaux. ECCC et PC collaborent avec les provinces et les territoires, les peuples autochtones, d’autres ministères et organismes fédéraux et d’autres partenaires et intervenants à la prise de mesures de conservation visant à rétablir les espèces en péril et à protéger la biodiversité dans son ensemble.
La Loi sur les espèces en péril (LEP) est un outil essentiel pour la protection des espèces en péril au Canada. L’inscription d’une espèce sur la liste de la LEP et la production des documents de rétablissement requis permettent d’affiner les objectifs et les stratégies de rétablissement à long terme pour toutes les espèces en péril et leurs habitats. Cependant, comme de plus en plus d’espèces sont inscrites sur la liste de la LEP, un consensus s’est dégagé sur la nécessité d’adopter une approche hiérarchisée, multiespèces et reposant sur une bonne gestion, afin de mieux se concentrer sur les résultats du rétablissement et d’entreprendre les mesures nécessaires de manière efficace et dans les délais impartis. Cette approche est fondée sur des partenariats entre administrations plus solides et sur la mobilisation de tous les partenaires, notamment les provinces, les territoires et les peuples autochtones.
Le gouvernement du Canada a également donné la priorité à la conservation de la biodiversité à l’échelle internationale. Le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming à Montréal (CMBKM) a été adopté en décembre 2022 lors de la 15e réunion de la Conférence des Parties (COP15) à la Convention sur la diversité biologique. Ce document historique s’appuie sur le Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 et comprend une série d’objectifs, de cibles et un ensemble partiel d’indicateurs que les Parties doivent prendre en compte. L’un des principaux objectifs de la mission du CMBKM est de freiner et d’inverser la perte de biodiversité d’ici 2030 et de rétablir les niveaux de diversité biologique d’ici 2050. Le CMBKM représente « une voie à suivre ambitieuse pour le bien de notre planète » et donne aux pays « des outils pour renverser la vapeur » en matière de perte de biodiversitéNote de bas de page 1.
Le gouvernement du Canada collabore avec les provincesNote de bas de page 2, les territoires, les peuples autochtones et d’autres partenaires de conservation à mettre en œuvre l’Approche pancanadienne pour la transformation de la conservation des espèces en péril au Canada Footnote 3 (l’Approche pancanadienne) depuis 2018. Les efforts de conservation dans le cadre de l’approche pancanadienne sont concentrés sur les priorités communes partout au Canada et misent sur un ensemble de lieux, d’espèces et de secteurs prioritaires. Ces efforts concertés rassemblent les partenaires de conservation dans la planification et la mise en œuvre collective de mesures d’intendance sur le terrain afin d’obtenir de meilleurs résultats pour les espèces en péril.
- Les onze lieux prioritaires qui ont été établis sont des points névralgiques pour les espèces en péril. Ces lieux couvrent près de 30 millions d’hectares (dont environ 2 millions d’hectares d’habitat essentiel d’espèces en péril) et abritent plus de 320 espèces en péril (dont environ 147 ont plus de 50 % de leur aire de répartition dans les lieux prioritaires). Dans les lieux prioritaires, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux travaillent avec les peuples autochtones et les intervenants pour élaborer des plans d’action pour la conservation qui détermineront les mesures clés à prendre afin de faire face aux plus grandes menaces pesant sur les espèces. Pour en apprendre davantage au sujet de l’Initiative sur les lieux prioritaires et du travail entrepris par nos partenaires pour rétablir les espèces en péril dans ces lieux prioritaires, veuillez consulter notre site Web interactif. Ces 11 lieux prioritaires sont assortis d’un ensemble de lieux prioritaires désignés par les collectivités (LPDC), qui ont été désignés dans le cadre d’un appel de propositions ouvert. En 2018‑2022, plus de 12 000 hectares ont été protégés et plus de 150 km de rivage et 65 000 hectares ont été aménagés pour les espèces en péril grâce aux mesures mises en œuvre par les partenaires dans les lieux prioritaires fédéraux‑provinciaux‑territoriaux. En 2019-2022, plus de 1400 hectares ont été protégés et plus de 950 km de rivage et 15 000 hectares ont été aménagés pour les espèces en péril grâce à des mesures mises en œuvre par des partenaires dans les LPDC. Six lieux prioritaires chevauchent des parcs nationaux, ce qui élargit la collaboration entre les partenaires afin de maximiser les avantages de la conservation à l’échelle du paysage
- Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont désigné six espèces prioritaires : le Tétras des armoises, le bison des bois, le caribou de la toundra, le caribou de Peary, le caribou, population boréale (« caribou boréal »), et le caribou des bois, population des montagnes du Sud (« caribou des montagnes du Sud »). Les espèces prioritaires ont de vastes aires de répartition géographiques et jouent un rôle écologique important à l’échelle nationale ou régionale, et nombre d’entre elles revêtent une importance culturelle, traditionnelle et spirituelle pour les peuples autochtones. Ensemble, les aires de répartition de ces espèces prioritaires couvrent plus de 576 millions d’hectares – soit environ 58 % – de la superficie du pays. Des accords de conservation bilatéraux ou multilatéraux ont été signés avec les provinces, les territoires et les peuples autochtones pour soutenir les engagements en matière de planification de la reconstitution des stocks et d'actions sur le terrain. Pour les espèces prioritaires ciblées, l’obtention de résultats sur le plan de la conservation devrait avoir des avantages connexes importants pour d’autres espèces en péril, les espèces sauvages en général et les valeurs de la biodiversité associées
- Trois secteurs prioritaires ont été désignés : l’agriculture, le secteur forestier et le développement urbain. L’initiative des secteurs prioritaires aborde chacun de ces secteurs selon une approche en trois volets :
- soutenir les projets sectoriels novateurs qui peuvent mener à la protection et au rétablissement des espèces en péril (comme l’intégration des espèces en péril dans les plans sectoriels, la mise à l’essai d’outils d’aide à la décision, l’évaluation des incitatifs et des mécanismes financiers)
- créer un mécanisme de collaboration avec les secteurs
- élaborer des plans d’action pour la conservation des espèces en péril avec les partenaires et les intervenants du secteur
ECCC, de concert avec PC, les provinces et les territoires, les peuples autochtones et d’autres partenaires, continuez de faire progresser la conservation de la biodiversité par la mise en œuvre l’Approche pancanadienne et en améliorant les politiques et les programmes connexes.
Introduction
La LEP vise à prévenir la disparition des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, à cause de l’activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu’elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées. La conservation des espèces en péril au Canada est une responsabilité partagée entre les deux ordres de gouvernement. Le gouvernement du Canada voit d’abord à ce que les provinces et les territoires protègent l’habitat des espèces terrestres à l’extérieur du territoire domanial, et il est responsable de la protection de l’habitat essentiel Footnote 4 de toutes les espèces sur le territoire domanial.
Les espèces en péril sont des éléments importants des écosystèmes sains, et leur protection favorise la biodiversité. La protection de l’habitat essentiel appuie l’objectif 15, Populations d’espèces sauvages en santé, de la Stratégie fédérale de développement durable, qui vise à protéger et à rétablir les espèces et à conserver la biodiversité canadienne. La protection de l’habitat essentiel soutient également la cible 15.5 de l’objectif de développement durable 15 des Nations Unies, qui vise à prendre d’urgence des mesures énergiques pour réduire la dégradation du milieu naturel, mettre un terme à l’appauvrissement de la biodiversité et, d’ici 2020, protéger les espèces menacées et prévenir leur extinction.
Le rapport du printemps 2023 sur les pouvoirs discrétionnaires pour protéger les espèces en péril, présenté par le commissaire à l'environnement et au développement durable au Parlement du Canada, comprenait des recommandations à l'intention de l'ECCC pour qu'il fournisse des informations plus complètes dans les rapports d'étape. Le ministère a accepté ces recommandations. Selon la réponse officielle du ministère à ces recommandations, d'ici mars 2025, ECCC continuera d'améliorer l'information rapportée sur les mesures prises par les provinces et les territoires pour protéger l'habitat essentiel, et étudie des approches pour déterminer les espèces et la quantité de leur habitat essentiel, lorsqu'il n'y a pas eu de mesures prises pour la protection de leur habitat essentiel. Le prochain rapport, en 2024, comprendra les éléments disponibles pour répondre aux recommandations du rapport.
La LEP oblige le gouvernement du Canada à assurer le suivi et à rendre compte des actions et des mesures mises en place pour protéger l’habitat essentiel désigné des espèces en péril. Cette obligation est énoncée à l’article 63 de la LEP. À ce jour, le Ministère a publié onze rapports avant cette publication sur les mesures prises. Le présent rapport comprend des informations relatives à la protection de l’habitat essentiel des espèces terrestres en péril.
Outre la production de rapports sur la mise en œuvre de la LEP, les gouvernements fédéral, provinciauxNote de bas de page 5 et territoriaux mettent en œuvre l’Approche pancanadienne depuis 2018. Cette approche, qui en est à sa cinquième année de mise en application, abandonne l’approche axée sur une seule espèce en faveur d’une approche axée sur plusieurs espèces et écosystèmes. Cette approche se concentre également sur les efforts de conservation sur les lieux, les espèces et les secteurs prioritaires partout au Canada. Cette nouvelle approche permettra aux partenaires en conservation de travailler de façon concertée pour obtenir de meilleurs résultats quant à la conservation des espèces en péril. L’Approche pancanadienne visera également à renouveler les relations et à renforcer la collaboration entre nos gouvernements et les peuples autochtones et avec d’autres partenaires, notamment l’industrie et les organisations non gouvernementales.
Dans l’esprit de cette approche et de l’article 63 de la LEP, le présent rapport fournit un résumé des mesures prises ou actuellement mises en œuvre par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux afin de contribuer à la protection de l’habitat essentiel désigné pour 266 espèces en périlNote de bas de page 6 au Canada, avec la désignation de l’habitat essentiel pour une nouvelle espèce et le retrait d’une autreNote de bas de page 7 depuis le rapport précédent publié en juin 2023 (voir l’annexe A).Ce rapport comprend des renseignements liés à l’habitat essentiel d’espèces en péril sur le territoire non domanial et sur le territoire domanial. S’appuyant sur les onze publications antérieuresFootnote 8 , le présent rapport met l’accent sur les actions et les mesures qui ont été mises en œuvre durant la période du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023. Depuis le premier rapport (juin 2019), 432 mesures et actions ont été prises pour protéger l’habitat essentiel désigné des espèces en péril.
Cadre du rapport/définition des catégories
Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) a contacté les provinces et les territoires pour leur demander de faire rapport sur les mesures et les actions prises en vue de la protection de l’habitat essentiel hors du territoire domanial. Le point de départ de cette demande est l’habitat essentiel désigné dans les programmes de rétablissement ou les plans d’action fédéraux visant des espèces en péril. Le rapport comprend également des informations sur d’autres efforts de collaboration ainsi que les mesures et les actions prises sur les terres fédérales, y compris sur les terres de Parcs Canada. De plus, le financement du programme de subventions et de contributions (S et C) à l’appui de la protection de l’habitat essentiel est inclus dans le présent rapport. Ce financement est déclaré une fois par année afin de mieux refléter les processus internes d’ECCC et le cycle de production de rapports des bénéficiaires de S et C.
Dans l’esprit de l’Approche pancanadienne, l’organisation des mesures et des actions dans le présent rapport est en fonction du fait qu’elles concernent une seule espèce, de multiples espèces, des lieux prioritaires, ou des secteurs et des menaces prioritaires. ECCC a également résumé les données et les a catégorisées selon le type de mesure ou d’action prise. Les grandes catégories de mesures ou d’actions sont définies comme suit :
- Lois et règlements : Mesures liées à l’élaboration ou à la mise en œuvre d’une loi sur les espèces sauvages ou les espèces en péril, ou d’un règlement pris en application d’une loi existante
- Politiques : Mesures liées à l’élaboration ou à l’approbation d’une politique visant à faire appliquer une loi sur les espèces en péril, ou à tenir compte des espèces sauvages ou des espèces en péril dans le processus décisionnel
- Aires protégées : Mesures liées à la mise en réserve de terres aux termes d’une loi existante ou d’un règlement existant dans le but de réglementer des activités destinées à réduire les effets négatifs sur l’habitat, ou mesures liées à la négociation ou à l’établissement d’une aire protégée
- Accords ou servitudes : Mesures liées à la négociation ou à la signature d’un accord de conservation visé à l’article 11 de la LEP ou d’une autre loi applicable (par exemple une Loi sur les servitudes de conservation)
- Sécurisation : Mise en réserve, vente ou achat volontaire de terres à des fins de conservation et de protection par un propriétaire foncier privé ou un gouvernement, sans la désignation officielle d’aire protégée
- Planification des aires de répartition et planification de la gestion : Actions liées à l’élaboration et à la mise en œuvre de plans de gestion et de plans par aire de répartition
- Gestion des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel : Toute action non encore consignée qui aide à gérer les activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel d’espèces en péril, quand de telles activités sont décrites dans le programme de rétablissement de l’espèce
- Intendance : Mesures de gestion de l’habitat qui contribuent à maintenir, restaurer ou à améliorer la qualité d’un habitat
La liste des espèces de chaque province/territoire visées par le présent rapport se trouve à l’annexe A. Sur cette liste figurent toutes les espèces terrestres actuellement inscrites à l’annexe 1 de la LEP comme espèces menacées ou en voie de disparition pour lesquelles de l’habitat essentiel a été désigné sur le territoire non domanial ou sur les terres territoriales dans la version définitive d’un programme de rétablissement ou d’un plan d’action fédéralFootnote 9 .
Les ententes sur le transfert des responsabilités avec le Yukon et les Territoires du Nord‑Ouest donnent aux gouvernements de ces territoires la responsabilité de l’administration et du contrôle d’une grande partie des terres. Une telle entente est en cours de négociation pour le Nunavut. Le gouvernement fédéral collabore avec les gouvernements du Yukon et des Territoires du Nord‑Ouest, les gouvernements et organisations autochtones et les conseils de gestion des ressources fauniques du Nord afin d’élaborer une marche à suivre pour protéger l’habitat essentiel sur les terres cédées (aussi appelées terres territoriales), et cherchera également à le faire avec ses homologues du Nunavut dans le cadre du processus de transfert des responsabilités.
1 Protection de l’habitat essentiel dans les provinces
Dans le cas d’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial dans les provinces, le gouvernement du Canada compte d’abord sur les lois des provinces pour la protection de l’habitat des espèces terrestres. Les sections suivantes résument les lois applicables, puis décrivent les actions et mesures existantes qui réduisent le risque de destruction de l’habitat essentiel, telles qu’elles sont rapportées par les gouvernements provinciaux.
1.1 Colombie-Britannique
Résumé de la situation
En Colombie-Britannique, 107 espèces en péril dont l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral sont visées par le présent rapport (voir l’annexe A1). Il y a 107 espèces en péril dont l’habitat essentiel a été reconnu au niveau fédéral et sur lesquelles porte le présent rapport (voir l’annexe A1). Du 1er avril 2022 au 30 septembre 2022, aucun nouvel habitat essentiel n’a été désigné en Colombie-Britannique. Aucun changement aux lois n’a été apporté durant la période visée par le rapport. Un résumé des lois suit.
Pour le moment, le gouvernement de la Colombie-Britannique ne s’est doté d’aucune loi distincte sur les espèces en péril, et la plupart des lois provinciales sur l’utilisation des terres en Colombie-Britannique ont pour objet de gérer les activités industrielles et commerciales, y compris les effets environnementaux de ces activités.
Ainsi, l’Ecological Reserve Act, le Park Act, le Wildlife Act, le Land Act et leurs règlements d’application renferment des dispositions qui pourraient, dans certaines circonstances, donner lieu à un résultat qui interdit la destruction de l’habitat essentiel dans les réserves écologiques, les réserves naturelles ou les parcs provinciaux et les aires de gestion de la faune, respectivement. Toutefois, l’étendue des terres protégées par ces lois est limitée, sauf dans les réserves écologiques, et il existe certains pouvoirs discrétionnaires qui pourraient autoriser des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel. Le Forest and Range Practices Act (FRPA) et le Oil and Gas Activities Act et ses règlements d’application comprennent des interdictions exécutoires, mais ces interdictions ne s’appliquent aux activités d’exploitation forestière ou aux pratiques d’exploitation des parcours que dans certains cas, leur application variant selon la désignation spécifique relative à l’utilisation des terres, et elles comprennent des dispositions ou exemptions moins restrictives pour divers types d’exploitants.
Le 13 février 2023, la province a modifié le Forest Planning and Practices Regulation du Forest and Range Practices Act (FRPA) afin de supprimer la restriction « sans réduire indûment l’approvisionnement en bois » des objectifs fixés par le gouvernement dans la loi (règlement de la C.‑B. 36/2023). Ce changement permet aux détenteurs d’un plan d’intendance des forêts et aux décideurs du ministère d’équilibrer pleinement les valeurs forestières lors de la gestion des objectifs reliés ou non à la matière ligneuse en vertu du FRPA. Cette disposition n’a pas encore été supprimée du Government Actions Regulation, du FRPA, qui est le mécanisme permettant d'établir des zones d’habitat pour la faune ou des aires d’hivernage pour les ongulés, mais des travaux sont en cours pour établir un amendement. Pour plus d’informations, veuillez consulter Removing limitations on objectives set by government – Province of British Columbia (en anglais seulement).
Sur le territoire non domanial, certaines dispositions prévues dans d’autres lois et règlements de la Colombie-Britannique pourraient être invoquées dans le but d’interdire des activités spécifiques susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel.
Pour obtenir plus de détails sur l’examen de la législation provinciale, veuillez consulter le Rapport sur les mesures prises et la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada de 2019.
La section suivante met en évidence les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel sur le territoire non-domanial des espèces en péril au cours de la période visée par le présent rapport.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Aires protégées |
Caribou des bois (population des montagnes du Sud) |
Le 17 juillet 2023, l’aire protégée Ancient Forest/Chun T’oh Whudujut a été agrandie pour inclure une zone qui était auparavant réservée à une carrière exploitée par le Ministry of Transportation and Infrastructure. Les 87 hectares (ha) ajoutés à l’aire protégée contiennent un peuplement forestier non exploité avec des cèdres anciens et chevauchent entièrement l’habitat essentiel du caribou des montagnes du Sud (tout comme la totalité de l’aire protégée d’origine et le parc provincial adjacent). |
Aires protégées |
Guillemot marbré |
Les arrêtés relatifs au Guillemot marbré, lesquels sont entrés en vigueur le 3 août 2023, ont permis d’établir 4 nouvelles zones d’habitat d’espèces sauvages (wildlife habitat areas; WHA) et de mettre à jour 7 WHA existantes. Au total, 1 227 ha chevauchent des zones comprenant l’habitat essentiel du Guillemot marbré. |
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Aires protégées |
Pic de Lewis Crotale de l’Ouest Couleuvre à nez mince du Grand Bassin |
L’aire protégée Lac du Bois Grasslands a été agrandie pour inclure une parcelle auparavant privée au nord-est qui a été donnée à la Colombie-Britannique en 2020, ainsi que 113 hectares supplémentaires qui étaient auparavant grevés par une concession minière dans le sud. Ces deux zones ajoutent un important habitat de prairie à l’aire protégée Lac du Bois Grasslands. Cet ajout chevauche l’habitat essentiel du Pic de Lewis (8,2 ha), du crotale de l’Ouest et de la couleuvre à nez mince du Grand Bassin (3,3 ha). |
Lois et règlements |
Espèces multiples |
Le 18 juillet 2023, une modification annoncée du nouveau Ecological Reserve Regulation permettra de mettre en place des mesures de conformité et d’application de la loi dans les réserves écologiques afin que les personnes menant des activités illégales puissent être poursuivies ou condamnées à payer une amende. En vertu du règlement précédent, BC Parks n’était pas en mesure d’imposer des sanctions aux personnes et aux entreprises qui ne respectaient pas la loi dans ces écosystèmes sensibles. |
Sécurisation |
Hirondelle de rivage Couleuvre à nez mince du Grand Bassin Crapaud du Grand Bassin Pic de Lewis Guillemot marbré Chauve-souris blonde Caribou des bois (population des montagnes du Sud) Crotale de l’Ouest Salamandre tigrée de l’Ouest (population des montagnes du Sud) |
Grâce au Fonds des solutions climatiques axées sur la nature (FSCAN), des terres privées à forte valeur en matière de séquestration ou de stockage du carbone ont été sécurisées dans toute la Colombie-Britannique. Nombre de ces parcelles offrent également des valeurs d’habitat exceptionnelles pour les espèces en péril. Au cours de l’exercice 2022-2023, grâce au financement ECCC-FSCAN, le Nature Trust de la C.-B., le Ministry of Water, Land and Resource Stewardship de la C.-B. et la BC Parks Foundation ont collectivement sécurisé 775 ha de terres privées qui contribueront à la protection de l’habitat essentiel de quatre espèces en péril inscrites sur la liste fédérale : le caribou des montagnes du Sud (541,8 ha présentant un habitat essentiel), la grenouille maculée de l’Oregon (2,66 ha), le Pic de Lewis (23,32 ha) et le crotale de l’Ouest (83,4 ha). Grâce à d’autres sources de financement d’ECCC (Fonds du Défi de l’objectif 1), Conservation de la nature Canada a réussi à sécuriser dans le lieu prioritaire de l’intérieur sec 4 044,8 ha de zones de graminée cespiteuses, de forêts sèches ouvertes et de terres humides près de Merritt, en Colombie-Britannique. Ce grand complexe de conservation, désormais connu sous le nom de Bunchgrass Hills, contient des zones susceptibles de contenir de l’habitat essentiel pour le crapaud du Grand Bassin (814,7 ha), le Pic de Lewis (360,2 ha), la couleuvre à nez mince du Grand Bassin (880,9 ha) et le blaireau d’Amérique (sous-espèce jeffersonii, population de l’Ouest; 3 961,0 ha). Grâce au financement d’ECCC, le Comox Valley Land Trust et des organisations partenaires ont pu sécuriser 290,4 hectares de terres privées présentant une importance écologique près de Nanaimo, en Colombie-Britannique, dans le lieu prioritaire du Sud-Ouest de la C.-B. Ces parcelles contiennent un habitat essentiel connu pour une espèce : la tortue peinte de l’Ouest (population des montagnes du Sud; zone de 164,6 ha contenant un habitat essentiel). ECCC a sécurisé 45 hectares supplémentaires adjacents à l’unité Wilmer de la réserve nationale de faune Columbia, qui seront ajoutés à cette zone dans un avenir proche. Ces terres chevauchent l’habitat essentiel du caribou des montagnes du Sud. Toutes ces terres seront protégées contre les utilisations incompatibles et seront gérées de manière à préserver les valeurs de l’habitat. |
Intendance Gestion des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel |
Espèces multiples |
Dans le lieu prioritaire du Sud-Ouest de la C.-B., au cours de l’exercice 2022-2023, le financement obtenu dans le cadre du programme de l’initiative des Lieux prioritaires d’ECCC a permis de soutenir la Colombie-Britannique et des organisations non gouvernementales de l’environnement (ONGE) dans la mise en œuvre de 15 projets qui, collectivement, ciblaient 54 espèces en péril dont l’habitat essentiel est connu. Par exemple : Au cours de l’exercice 2022-2023, grâce au financement de l’initiative des Lieux prioritaires, le Nature Trust de la C.-B. a sécurisé 89 hectares de terres privées présentant une importance écologique dans le sud des îles Gulf. Ces parcelles contiennent un habitat essentiel connu pour trois espèces : l’uropappe de Lindley (portion de 0,13 ha présentant un habitat essentiel), la plagiobothryde délicate (8,46 ha) et la méconelle d’Oregon (2,55 ha). Cet habitat essentiel sera désormais protégé du développement résidentiel et récréatif. Dans le cadre de quatre projets distincts et continus financés par ECCC au cours de l’exercice 2022-2023, le South Coast Conservation Land Management Program (SCCLMP), l’Islands Trust Conservancy (ITC), le West Coast Conservation Land Management Program (WCCLMP) et Conservation de la nature Canada ont continué à adopter des mesures visant à maintenir et à améliorer la qualité de l’habitat essentiel des espèces en péril. Chaque partenaire a maintenu et amélioré la valeur de l’habitat dans les terres protégées présentes dans sa région d’activité (SCCLMP : des propriétés de conservation dans la région du Lower Mainland en C.-B.; ITC : l’ITC possède et gère des terres dans les îles Gulf; WCCLMP : des propriétés de conservation sur la côte est de l’île de Vancouver; Conservation de la nature Canada : parcelles de l’organisme dans le lieu prioritaire du Sud-Ouest de la C.‑B.), en entreprenant des activités comme le contrôle et l’élimination des espèces végétales envahissantes, la plantation d’espèces indigènes, le contrôle de l’envasement et de l’empiétement des arbustes et de la forêt et la gestion des pressions exercées par les activités récréatives humaines. Collectivement, ces actions ont permis de maintenir la qualité de l’habitat sur plus de 4 200 hectares de terres protégées, qui comprennent de l’habitat essentiel pour 20 espèces en péril : la cicindèle d’Audouin, l’Effraie des clochers (population de l’Ouest), la limace-prophyse bleu-gris, la grande salamandre du Nord, le silène de Scouler, l’onagre à fruits tordus, l’hespérie rurale (sous-espèce vestris), la noctuelle d’Edwards, le tritéléia de Howell, le Guillemot marbré, l’Autour des palombes (sous-espèce laingi), l’escargot-forestier de Townsend, la grenouille maculée de l’Oregon, la musaraigne de Bendire, la noctuelle de l’abronie, la couleuvre à queue pointue, le psilocarphe élevé, le damier de Taylor, la tortue peinte de l’Ouest (population de la côte Pacifique) et la violette jaune des monts (sous-espèce praemorsa). Tous ces projets sont réalisés dans le cadre d’accords de financement pluriannuels, dont l’un se poursuivra jusqu’en 2025 et les trois autres jusqu’en 2026. En 2022-2023, plusieurs partenaires ont poursuivi les travaux de rétablissement et d’amélioration de l’habitat axés sur les écosystèmes à chênes de Garry et les espèces en péril qui y sont associées. Grâce au financement du programme de l’initiative des Lieux prioritaires d’ECCC, l’Habitat Acquisition Trust, la Corporation of the District of Oak Bay et le Capital Regional District ont poursuivi des activités comme l’enlèvement d’espèces envahissantes et la pose de clôtures dans les zones sensibles afin d’éviter le piétinement des espèces végétales en péril. Collectivement, ces activités ont permis d’améliorer l’habitat essentiel des 17 espèces en péril suivantes : la triphysaire versicolore, la sanicle patte-d’ours, la limace-prophyse bleu-gris, le microséris de Bigelow, l’onagre à fruits tordus, la balsamorhize à feuilles deltoïdes, l’épilobe densiflore, le carex tumulicole, le jonc de Kellogg, la petite-centaurée de Muhlenberg, la sanicle bipinnatifide, la lasthénie glabre, la couleuvre à queue pointue, la castilléjie de Victoria, le renoncule à feuilles d’alisme, la tortue peinte de l’Ouest (population de la côte du Pacifique) et la violette jaune des monts (sous-espèce praemorsa). Ces trois projets sont réalisés dans le cadre d’accords de financement pluriannuels et se poursuivront jusqu’en 2026. |
Sécurisation Intendance Gestion des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel |
Espèces multiples |
Dans le lieu prioritaire de l’intérieur sec de la C.-B., au cours de l’exercice 2022-2023, le financement obtenu dans le cadre du programme de l’initiative des Lieux prioritaires d’ECCC a permis de soutenir la Colombie-Britannique, les gouvernements locaux et des ONGE dans la mise en œuvre de 15 projets qui, collectivement, ciblaient 26 espèces en péril dont l’habitat essentiel est connu. Par exemple : Le Ministry of Water, Land and Resource Stewardship de la C.-B. et ses partenaires ont restauré environ 2 hectares de zones humides et d’habitats riverains à Ginty’s Pond, à Keremeos. L’habitat restauré a permis d’améliorer la qualité de l’habitat essentiel pour la couleuvre à nez mince du Grand Bassin (portion de 2,0 ha présentant un habitat essentiel), le crotale de l’Ouest (2,0 ha), le crapaud du Grand Bassin (2,0 ha), le Pic de Lewis (2,0 ha) et le blaireau d’Amérique (sous-espèce jeffersonii, population de l’Ouest, environ 0,5 ha). En 2022-2023, le Nature Trust de la C.-B., grâce au financement du programme de l’initiative des Lieux prioritaires, a restauré l’habitat riverain et les hautes terres adjacentes sur plusieurs sites dans les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen en installant des clôtures d’exclusion du bétail, en éliminant les plantes envahissantes et en plantant des végétaux riverains indigènes. Ces activités ont permis de conserver et de restaurer environ 20 hectares, dont des habitats essentiels pour la couleuvre à nez mince du Grand Bassin, le crotale de l’Ouest, la couleuvre nocturne du désert, le Pic de Lewis et le crapaud du Grand Bassin. Le Nature Trust de la C.-B. a également maintenu la qualité de l’habitat pour 0,3 hectare de zones contenant l’habitat essentiel de l’onagre à fruits tordus sur l’île Savary en éliminant les plantes envahissantes de la zone. Ce projet pluriannuel se poursuivra jusqu’en 2026. Conservation de la nature Canada a mené diverses activités de maintien et de restauration de l’habitat dans plusieurs de ses propriétés de conservation situées dans le lieu prioritaire de l’intérieur sec. Ces activités comprenaient l’éclaircissement des arbres empiétant sur l’habitat, la lutte contre les espèces envahissantes et la plantation d’espèces indigènes. Collectivement, ces actions ont permis de maintenir et d’améliorer la qualité de l’habitat sur plus de 3 900 hectares de terres protégées, qui comprennent de l’habitat essentiel pour 10 espèces en péril : la couleuvre nocturne du désert, le crapaud du Grand Bassin, la couleuvre à nez mince du Grand Bassin, le porte-queue demi-lune, le Pic de Lewis, le gomphe olive, le Moqueur des armoises, le crotale de l’Ouest, le Pic de Williamson et la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis (population des montagnes du Sud). Ce projet pluriannuel se poursuivra jusqu’en 2025. ECCC a réalisé le maintien et le suivi de la restauration de l’habitat de la Paruline polyglotte dans la Réserve nationale de faune de Vaseux-Bighorn. |
Intendance |
Pic de Lewis Silène de Spalding |
À partir de 2019-2020, grâce au financement accordé aux lieux prioritaires désignés par les collectivités, ɁAq̓am, en partenariat avec Yaq̓it ʔa·knuqⱡi ‘it et la Rocky Mountain Trench Ecosystem Restoration Society, a amorcé la remise en état de l’habitat de prairies et de forêts sèches ouvertes. En 2022-2023, les partenaires du projet ont effectué un contrôle des espèces invasives et une éclaircie des forêts sur plusieurs sites. En avril 2023, ɁAq̓am a entrepris avec succès un brûlage dirigé, point culminant de plusieurs années de préparation, pour restaurer environ 1 200 hectares de prairies et de forêts sèches ouvertes dans la réserve Kootenay 1, près de Cranbrook, en Colombie-Britannique. Collectivement, ces mesures ont permis d’améliorer la qualité de l’habitat essentiel du blaireau d’Amérique (sous-espèce jeffersonii, population de l’Est; zone de 1 261 ha contenant l’habitat essentiel) et du Pic de Lewis (9,6 ha). Ce projet pluriannuel se poursuivra jusqu’en 2026. |
Intendance Gestion des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel Aires protégées |
Hirondelle de rivage Pic de Lewis Grenouille leopard (population des Rocheuses) Pic de Williamson |
À partir de 2019-2020, grâce à un financement accordé aux lieux prioritaires désignés par les collectivités, le Kootenay Conservation Program et plusieurs organisations partenaires ont lancé un programme de restauration de l’habitat axé sur les zones humides, les zones riveraines et les prairies, en mettant l’accent sur l’amélioration de la connectivité paysagère dans l’ensemble de la région de Kootenay en Colombie-Britannique. Dans le cadre du projet de lieu prioritaire désigné par les collectivités Kootenay Connect, Conservation de la nature Canada et le Nature Trust de la C.-B. ont sécurisé en 2022-2023 71,7 hectares de terres privées présentant une importance écologique dans la vallée de la Slocan et le sillon des Rocheuses en Colombie-Britannique. Ces parcelles contiennent un habitat essentiel connu pour quatre espèces : le pin à écorce blanche (zone de 4,9 ha contenant de l’habitat essentiel); le caribou des montagnes du Sud (71,7 ha), l’Hirondelle de rivage (26,2 ha) et le blaireau d’Amérique (sous-espèce jeffersonii, population de l’Est, 66,8 ha). Cet habitat essentiel sera désormais protégé du développement résidentiel et récréatif. Toujours dans le cadre du projet de lieu prioritaire désigné par les collectivités Kootenay Connect, en 2022-2023, la Creston Valley Wildlife Management Authority a restauré d’autres zones humides et habitats riverains sur un ancien champ agricole et a exclu le bétail des prairies gérées près de Creston, en Colombie-Britannique, améliorant ainsi l’habitat essentiel de la grenouille léopard (zone de 38 ha contenant de l’habitat essentiel) et du blaireau d’Amérique (sous-espèce jeffersonii, population de l’Est, 38,0 ha). Le Nature Trust de la C.-B. et Conservation de la nature Canada ont poursuivi les travaux de réparation et de remplacement des clôtures d’exclusion du bétail, de lutte contre les espèces envahissantes et d’éclaircissement des forêts afin de maintenir et d’améliorer les valeurs de l’habitat dans le complexe de conservation de Wycliffe, au nord de Cranbrook, en Colombie-Britannique, améliorant ainsi la qualité de l’habitat essentiel du blaireau d’Amérique (sous-espèce jeffersonii, population de l’Est, zone de 1 114 ha contenant de l’habitat essentiel), du Pic de Lewis (430,1 ha), du Pic de Williamson (18,1 ha) et de l’Hirondelle de rivage (96,1 ha). Ce projet pluriannuel se poursuivra jusqu’en 2026. |
1.2 Alberta
Résumé de la situation
En Alberta, 25 espèces en péril dont l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral sont visées par le présent rapport (voir l’annexe A2). Du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023, aucun nouvel habitat essentiel n’a été désigné en Alberta. Aucune modification n’a été apportée à la législation sur les espèces en péril durant la période visée par le rapport.
Le gouvernement de l’Alberta n’a pas de loi distincte sur les espèces en péril. Le Wildlife Act et le Wildlife Regulation visent 13 espèces inscrites à la LEP (voir l’annexe A2 pour plus de détails) et sont les principaux outils législatifs provinciaux qui traitent de la gestion de la faune en Alberta. Le Wildlife Act ne prévoit pas d’interdiction de détruire l’habitat, mais elle permet au ministre de prendre des règlements concernant la protection de l’habitat faunique et des espèces en voie de disparition.
Le Wilderness Areas, Ecological Reserves, Natural Areas and Heritage Rangelands Act, le Provincial Parks Act et le Willmore Wilderness Park Act comprennent des dispositions concernant la destruction de l’habitat essentiel dans les régions sauvages, les réserves écologiques, les parcs provinciaux sauvages et le Willmore Wilderness Park, respectivement. Sur le territoire non domanial, certaines dispositions prévues dans d’autres lois et règlements, comme le Public Lands Act et le Public Lands Administration Regulation, pourraient être invoquées dans le but d’interdire des activités spécifiques susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel.
Pour obtenir plus de détails sur l’examen de la législation provinciale, consultez le Rapport sur les mesures prises et la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada de 2019.
La section suivante met en évidence les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au cours de la période visée par le présent rapport.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Politiques |
Pluvier siffleur de la sous-espèce circumcinctus |
Un plan d’eau propice au Pluvier siffleur (au nord-ouest de Killarney), désigné comme contenant un habitat essentiel, a été ajouté à l’outil provincial d’analyse paysagère de l’Alberta, ce qui permet d’appliquer à ce plan d’eau la gestion de l’utilisation des terres en vertu du Public Lands Act, y compris l’application de marges de recul industrielles. |
Accords ou servitudes |
Hirondelle de rivage |
L’Alberta Land Trust Grant Program a financé plus de 316 acres de zone contenant un habitat essentiel placé dans une servitude de conservation avec la Western Sky Land Trust Society (et un investissement de 147 800 $ du Land Stewardship Fund). |
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Gestion des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel |
Noctuelle sombre des dunes Héliotin d’Aweme Chénopode glabre Tradescantie de l’Ouest |
Les 20 et 22 juin 2023, des employés du gouvernement de l’Alberta ont enlevé des plantes de gypsophile paniculée, une espèce envahissante, de l’habitat essentiel de l’héliotin d’Aweme, de la noctuelle sombre des dunes, du chénopode glabre et de la tradescantie de l’Ouest dans les collines sableuses de Pakowki. |
Intendance |
Espèces multiples |
Le Rangeland Grazing Framework a été achevé et publié en avril 2023. Il reconnaît la collaboration entre le gouvernement de l’Alberta et les détenteurs de concessions de pâturage en vue d’une gestion durable des terres de la Couronne. Ce cadre souligne le rôle essentiel du pâturage dans le maintien d’une grande partie des 3,3 millions d’hectares de pâturage de la Couronne en Alberta, et permet aux mesures d’intendance des détenteurs de dispositions d’atteindre des résultats environnementaux comme la conservation de l’habitat des espèces en péril, en incluant la reconnaissance d’objectifs sociaux et économiques à long terme. |
Intendance |
Espèces multiples |
Le projet Multiple Species at Risk (MULTISAR) de l’Alberta Conservation Association continue de travailler à l’élaboration d’une stratégie de conservation de l’habitat pour une vaste réserve provinciale de pâturage de 31 000 hectares située dans le sud-est de l’Alberta. Les évaluations de la faune ont été achevées à l’été 2023, et 85 % de l’habitat a également été évalué en 2023. En collaboration avec les propriétaires terriens, 16 hectares ont été ensemencés en herbes indigènes. |
1.3 Saskatchewan
Résumé de la situation
En Saskatchewan, 21 espèces en péril dont l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral sont visées par le présent rapport (voir l’annexe A3). Du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023, aucun habitat essentiel n’a été désigné en SaskatchewanFootnote 10 . Cet habitat essentiel étant nouvellement identifié, aucune mesure de protection n'a été prise pour cette espèce au cours de la période couverte par le présent rapport. Aucune modification n’a été apportée à la législation sur les espèces en péril au cours de la période visée.
Le gouvernement de la Saskatchewan n’a pas de loi distincte sur les espèces en péril. Il se sert plutôt du Wildlife Act, 1998 et du Wild Species at Risk Regulations, qui couvrent neuf espèces inscrites à la LEP, et qui servent de principaux outils législatifs provinciaux pour les questions concernant l’habitat des espèces sauvages et les espèces en péril dans la province (voir l’annexe A3). La loi permet au lieutenant-gouverneur en conseil de prendre des règlements pour désigner une région de la province afin de protéger la faune et son habitat, mais elle comprend aussi des dispositions pour autoriser des activités dans ces régions. Le Wild Species at Risk Regulations est le seul règlement qui comprend des dispositions concernant les espèces en péril; toutefois, les interdictions sont limitées.
Le Provincial Lands Act, 2016 et le Conservation Easement Act renferment des dispositions concernant la destruction de l’habitat essentiel dans les réserves écologiques, dans les réserves écologiques d’aires représentatives (Representative Area Ecological Reserves) et sur les terres visées par une servitude de conservation de la Couronne, respectivement. Toutefois, l’étendue des terres visées par ces lois est limitée, et des dispositions particulières sont liées à chaque réserve et servitude désignée. Sur le territoire non domanial, certaines dispositions prévues dans d’autres lois et règlements pourraient être invoquées dans le but d’interdire des activités spécifiques susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel.
Pour obtenir des précisions sur l’évaluation législative provinciale, veuillez consulter le Rapport sur les mesures prises et la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada de 2019.
La section suivante met en évidence les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au cours de la période visée par le présent rapport.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Planification des aires de répartition et planification de la gestion |
Caribou (population boréale) |
L’approbation provinciale des plans de gestion du caribou boréal déclenche une condition d’approbation selon laquelle les titulaires de permis doivent modifier les plans d’aménagement forestier (PAF) pour s’aligner sur les plans par aires de répartition approuvés. Les PAF modifiés élaborés par Mistik Management Ltd. et Tolko Industries Ltd. ont été approuvés à l’été 2023, les modifications s’alignant sur le plan de l’aire de répartition SK2 ouest approuvé par la province. Les modifications apportées au PAF comprennent la délimitation spatiale des zones de gestion de l’habitat du caribou et l’engagement de reporter la récolte dans les zones de gestion de l’habitat du caribou de niveau 1 pendant au moins 20 ans. |
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Intendance |
Caribou (population boréale) Plectrophane à ventre noir Pipit de Sprague Renard véloce |
Entre le 1er avril 2023 et le 30 septembre 2023, 50 puits au total ont reçu l’accusé de réception de remise en état (1 puits de gaz et 49 puits stratigraphiques), ce qui représente une superficie de 4,9 hectares. Les 49 puits stratigraphiques se trouvent dans l’habitat du caribou boréal, tandis que l’unique puits de gaz affecte trois espèces en péril : le Plectrophane à ventre noir, le Pipit de Sprague et le renard véloce. |
1.4 Manitoba
Résumé de la situation
Au Manitoba, 23 espèces en péril dont l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral sont visées par le présent rapport (voir l’annexe A4). Du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023, de l’habitat essentiel pour une nouvelle espèce (Martinet ramoneur) a été désigné en Manitoba. Cet habitat essentiel étant nouvellement identifié, aucune mesure de protection n'a été prise pour cette espèce au cours de la période couverte par le présent rapport. Aucune modification n’a été apportée à la législation sur les espèces en péril au cours de la période visée.
La Loi sur les espèces et les écosystèmes en voie de disparition (LEEVD) couvre 21 espèces inscrites à la LEP (voir l’annexe A4) et constitue le principal outil législatif provincial pour protéger les espèces en péril et leur habitat sur le territoire non domanial. De manière générale, la LEEVD interdit la destruction et la perturbation de l’habitat des espèces en voie de disparition ou menacées inscrites sur la liste fédérale, ou l’interférence avec cet habitat. Toutefois, elle prévoit des exemptions pour les aménagements et les permis délivrés en vertu de la Loi sur l’environnement. De plus, le Manitoba n’exige pas des promoteurs qu’ils demandent des exemptions en vertu de la LEEVD pour les projets de développement autorisés en vertu de la Loi sur l’environnement. La LEEVD renferme également des dispositions permettant de désigner « zones de préservation des écosystèmes » des écosystèmes menacés ou en voie de disparition pour les protéger, et ces dispositions s’appliqueraient aussi à tout habitat essentiel qui chevaucherait ces zones. Cependant, en date de septembre 2021, aucune zone de préservation des écosystèmes n’avait été désignée.
En outre, la Loi sur les réserves écologiques et la Loi sur les parcs provinciaux renferment des dispositions concernant la destruction de l’habitat essentiel dans les réserves écologiques et dans certaines zones des parcs provinciaux. Sur le territoire non domanial, certaines dispositions prévues dans d’autres lois et règlements pourraient être invoquées dans le but d’interdire des activités spécifiques susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur l’évaluation de la législation provinciale, veuillez consulter le Rapport sur les mesures prises et la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada de 2019.
La section suivante met en évidence les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au cours de la période visée par le présent rapport.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Tous |
Espèces multiples |
Aucune nouvelle mesure ou action n’a été prise pour des espèces précises pour la période couverte par ce rapport. |
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Tous |
Espèces multiples |
Aucune nouvelle mesure ou action n’a été prise pour des espèces multiples pour la période couverte par ce rapport. |
1.5 Ontario
Résumé de la situation
En Ontario, 103 espèces en péril dont l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral sont visées par le présent rapport (voir l’annexe A5). Du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023, de l’habitat essentiel pour une nouvelle espèce (Martinet ramoneur) a été désigné en Ontario. Cet habitat essentiel étant nouvellement identifié, aucune mesure de protection n'a été prise pour cette espèce au cours de la période couverte par le présent rapport. Aucune modification n’a été apportée à la législation sur les espèces en péril au cours de la période visée.
La protection de l’habitat en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (LEVD) est en place pour 190 espèces en péril en Ontario, dont 98 font partie des 103 espèces terrestres dont l’habitat essentiel a été désigné sur le territoire non domanial dans la province (voir l’annexe A5). La Loi de 1994 sur la durabilité des forêts de la Couronne (LDFC) a été modifiée le 8 décembre 2020 pour exempter les opérations forestières sur les terres de la Couronne de certaines interdictions de la LEVD, sous réserve que ces opérations soient menées conformément à un plan de gestion forestière approuvé. Les modifications à la LDFC comprenaient également un nouveau pouvoir permettant au lieutenant-gouverneur en conseil de prendre des règlements se rapportant aux opérations forestières en vue d’éviter ou de réduire le plus possible les répercussions sur une espèce en péril ou de favoriser le rétablissement d’une espèce en péril. La rainette faux-grillon de l’Ouest (population des Grands Lacs/Saint-Laurent et du Bouclier canadien) (pas encore inscrite à la LEVD), la Paruline à ailes dorées (inscrite à titre d’espèce préoccupante à la LEVD) et la Hyménoxys herbacé (inscrite à titre d’espèce préoccupante à la LEVD) sont les trois seules espèces dont l’habitat essentiel définitivement désigné n’est pas directement protégé par la LEVD.
Sur le territoire non domanial, certaines dispositions prévues dans d’autres lois et règlements pourraient être invoquées dans le but d’interdire des activités spécifiques susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel.
Pour obtenir des précisions sur l’évaluation de la législation provinciale, veuillez consulter le Rapport sur les mesures prises et la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada de 2019.
La section suivante met en évidence les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au cours de la période visée par le présent rapport.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Gestion des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel |
Caribou (population boréale) |
Conformément au Forest Management Guide for Boreal Landscapes de l’Ontario, le projet de plan de gestion forestière 2024-2034 pour la forêt du lac Seul a été publié pour une période d’examen et de commentaires publics de 60 jours à compter de juillet 2023. |
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Intendance |
Espèces multiples |
Le Programme d’intendance et de rétablissement des espèces en péril de la province de l’Ontario soutient la protection et le rétablissement des espèces en péril de l’Ontario en restaurant les habitats importants, en réduisant les menaces, en comblant les lacunes en matière de connaissances grâce à la recherche et à la surveillance et en favorisant la sensibilisation grâce à des initiatives d’éducation et de vulgarisation. Le Programme a un cycle annuel avec une période de déclaration allant de mars à février. De mars 2022 à février 2023, le Programme d’intendance et de rétablissement des espèces en péril a soutenu 67 projets d’intendance en cours ou nouveaux qui ont contribué à améliorer ou à créer 3 927 hectares d’habitat et ont atteint 2 846 079 hectares par le biais d’impressions de sensibilisation. Le Programme soutiendra 50 projets en cours ou nouveaux entre mars 2023 à février 2024. |
Aires protégées |
Tortue mouchetée (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent) Engoulevent bois-pourri |
Parcs Ontario a désigné le bloc de terres de la Couronne de la pointe Ostrander et la zone faunique provinciale de la pointe Petre comme la réserve de conservation Monarch Point le 16 juin 2023. Ces deux zones situées le long de la côte sud du comté de Prince Edward font désormais partie du système de zones protégées de l’Ontario, renforçant ainsi la protection et la santé à long terme d’importantes valeurs écologiques, géologiques, récréatives et culturelles. Le site protège plus de 1 600 hectares de terres, y compris une zone d’habitat essentiel de la tortue mouchetée, et représente la première nouvelle réserve de conservation désignée en Ontario depuis celles annoncées en 1999 dans le cadre de la Stratégie d’aménagement du territoire du Patrimoine vital de l’Ontario. |
Intendance |
Espèces multiples incluant: Moucherolle vert Blaireau d’Amérique de la sous-espèce jacksoni Châtaignier d’Amérique Hirondelle de rivage Éléocharide geniculée (population des plaines des Grands Lacs) Tortue mouchetée (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent) Paruline azurée Magnolia acuminée Cornouiller fleuri Couleuvre fauve de l’Est (population carolinienne) Engoulevent bois-pourri Crapaud de Fowler Paruline à ailes dorées Couleuvre obscure (population carolinienne) Éléocharide fausse-prêle Salamandre de Jefferson Isotrie verticillée Petit blongios Petite chauve-souris brune Chauve-souris nordique Paruline orangée Couleuvre royale Pic à tête rouge Smilax à feuilles rondes (population des plaines des Grands Lacs) Bourdon à tache rousse Tortue molles à épines Chimaphile maculée Pipistrelle de l’Est Téphrosie de Virginie |
En 2022-2023, le Fonds de la nature du Canada a financé 11 projets dans le lieu prioritaire de la forêt Walsingham de Long Point (LPWF). Grâce à ces projets, le LPWF Collaborative a fait la promotion de meilleures pratiques de gestion agricole, a amélioré les habitats en milieu ouvert, notamment les prairies à herbes hautes, les savanes à chênes et les chênaies, ainsi que les habitats forestiers et les marécages arborés, a surveillé les espèces en péril dans les zones humides éphémères en milieu ouvert et arboré, ainsi que les nichoirs de la Paruline orangée, a mis en œuvre un plan de gestion des espèces envahissantes à l’échelle du paysage préparé par une équipe d’intendance et a installé des panneaux de signalisation pour réduire la mortalité des amphibiens et des reptiles sur les routes. |
Intendance |
Espèces multiples incluant: Tortue mouchetée (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent) Couleuvre fauve de l’Est (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent) Massasauga (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent) Tortue ponctuée |
En 2022-2023, ECCC a accordé un financement au lieu prioritaire désigné par les collectivités de la région de la biosphère de la baie Georgienne, désormais appelé Maamwi Ankiakiziwin. Ce financement a permis de soutenir la mise en œuvre de meilleures pratiques de gestion liées à l’aménagement des routes et des corridors, ainsi qu’un ensemble diversifié d’activités visant la réduction de la mortalité routière, l’organisation d’ateliers avec d’autres municipalités et collectivités des Premières Nations sur la protection des espèces en péril de même que la collaboration et l’engagement avec des partenaires communautaires, des propriétaires fonciers, des chercheurs et des jeunes en faveur de la protection des espèces en péril. |
Intendance |
Espèces multiples incluant: Tortue mouchetée (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent) Tortue ponctuée Tortue des bois |
En 2022-2023, ECCC a fourni un financement au lieu prioritaire désigné par les collectivités de la biorégion de Land Between afin de permettre la restauration des habitats riverains et la mise en œuvre du programme de surveillance des nids, d’excavation, d’incubation et de libération. Le financement a également permis la négociation avec les municipalités en vue d’acquérir des permis, d’installer des structures d’atténuation et de solliciter les propriétaires fonciers. Enfin, grâce à ce financement, l’organisation d’ateliers pour les jeunes et d’autres groupes, l’intégration des données des équipes de terrain et des développeurs de nouvelles routes pour déterminer de nouveaux sites d’atténuation de même que l’évaluation de la faisabilité des tunnels pour les tortues ont pu aussi être accomplies. |
1.6 Québec
Résumé de la situation
Au Québec, 38 espèces en péril dont l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral sont visées par le présent rapport (voir l’annexe A6). Du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023, de l’habitat essentiel pour une nouvelle espèce (Martinet ramoneur) a été désigné au Québec. Au cours de cette même période, le gouvernement du Québec a édicté le Règlement modifiant le Règlement sur les espèces fauniques menacées ou vulnérables et leurs habitats afin de lui permettre de désigner 27 nouvelles espèces fauniques et de déterminer les caractéristiques identifiant les habitats de 28 espèces menacées ou vulnérables.
Au Québec, parmi la liste des espèces figurant à l’Annexe A6, 33 espèces sont désignées menacées ou vulnérables en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (LEMV)Footnote 11 . La loi permet également de déterminer une Liste des espèces floristiques et fauniques susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables qui, revêtant un caractère essentiellement préventif est un outil administratif et éducatif ayant pour but de freiner ou même d’inverser le processus de raréfaction des espèces. Parmi les espèces figurant à l’Annexe A6, 3 y sont listées. Toutefois, il n’existe pas d’obligation de désigner ni de protéger les habitats nécessaires à la survie ou au rétablissement d’une espèce. De plus, bien que la LEMV et la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (LCMVF) s’appliquent en principe autant sur les terres privées que publiques, le Règlement sur les habitats fauniques (RHF) limite la désignation d’un habitat faunique aux terres du domaine de l’État et restreint par le fait même la protection de l’habitat des espèces sauvages en péril. Des démarches sont toutefois en cours pour moderniser le RHF et revoir ces dispositions.
De plus, il existe au Québec plusieurs outils permettant de créer différents types d’aires protégées. La désignation d’aires protégées est d’ailleurs un des éléments de la stratégie du gouvernement du Québec visant à favoriser un développement durable et la protection de la biodiversité, ce qui comprend les espèces en péril. Par contre, sauf exception, les superficies d’habitat essentiel couvertes par des aires protégées sont généralement très faibles, sauf pour le saule à bractées vertes, pour lequel 100 % de l’habitat essentiel se trouve dans le parc national de la Gaspésie établi en vertu de la Loi sur les parcs. Sur le territoire non domanial, certaines dispositions prévues dans d’autres lois et règlements pourraient être invoquées dans le but d’interdire des activités spécifiques susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel.
Pour en savoir davantage sur l’examen législatif au Québec, veuillez consulter le Rapport sur les mesures prises et la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada de 2019.
La section suivante met en évidence les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au cours de la période visée par le présent rapport.
L’Entente de collaboration entre le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral pour la protection et le rétablissement des espèces en péril au Québec a expiré le 31 mars 2022. Depuis, les échanges de données de la province vers ECCC sont limités incluant l’absence de mise à jour sur les mesures et les actions prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril sur terre non domaniale.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Tous |
Espèces multiples |
Aucun contenu n’a été fourni par la province sur les mesures et actions prises pour des espèces spécifiques pour la période couverte par ce rapport |
Accords et servitudes de conservation Acquisitions et autres territoires sécurisés |
Rainette faux-grillon de l’Ouest, population des Grands Lacs / Saint-Laurent et du Bouclier canadien |
En 2022-23, le fonds de la nature du Canada a permis de financer un projet visant à soutenir le rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest et la protection de son habitat. Il s’agit d’un projet pluriannuel impliquant la collaboration de plusieurs partenaires en Montérégie et en Outaouais. Ce projet inclut du démarchage menant dans certains cas à la protection de territoire d’importance pour cette espèce en péril et lorsque possible des habitats essentiels (près de 58 ha d’habitat d’importance pour la rainette faux-grillon de l’Ouest ont été sécurisés par des acquisitions ou des servitudes de conservation par des organismes de conservation et des municipalités en Montérégie et en Outaouais). |
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Tous |
Espèces multiples |
Aucun contenu n’a été fourni par la province sur les mesures et actions prises pour des espèces multiples pour la période couverte par ce rapport. |
Accords ou servitudes Sécurisation Intendance Gestion des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel |
Aristide à rameaux basilaires Aster à rameaux étalés Carex faux-lupulina Carmantine d'Amérique Chauve-souris nordique Engoulevent bois-pourri Gentiane de Victorin Ginseng à cinq folioles Goglu des prés Liparis à feuilles de lis Paruline à ailes dorées Petit Blongios Petite chauve-souris brune Rainette faux grillon de l’Ouest Salamandre sombre des montagnes, population des Appalaches Sturnelle des prés Tortue des bois Tortue molle à épines Tortue mouchetée, Population des Grands Lacs et du Saint-Laurent |
En 2022-23, le fonds de la nature du Canada a permis la poursuite de 11 projets et de financer 3 nouveaux projets dans les Basses-terres du Saint-Laurent (BTSL), le lieu prioritaire au Québec désigné dans le cadre de l’approche pancanadienne pour la transformation de la conservation des espèces en péril. L’ensemble des projets sont pluriannuels et impliquent une multitude de partenaires. L’habitat essentiel d’environ 17 espèces en péril pourrait bénéficier des différentes actions de conservation réalisées dans le cadre de ces projets. Ces projets incluent :
La liste exacte des espèces avec de l’habitat essentiel ayant bénéficié de ces actions de conservation sera connue au terme des différents projets. |
Accords ou servitudes Sécurisation Intendance Gestion des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel |
Aster du golfe du Saint-Laurent Chauve-souris nordique Engoulevent bois-pourri Ginseng à cinq folioles Grèbe esclavon, population des Îles-de-la-Madeleine Grive de Bicknell Paruline à ailes dorées Petite chauve-souris brune Pluvier siffleur de la sous-espèce melodus Salamandre sombre des montagnes, population des Appalaches Sterne de Dougall Tortue des bois |
En 2022-23, le fonds de la nature du Canada a permis de poursuivre le financement de deux projets dans les lieux prioritaires désignés par les collectivités pour cette province, soient les Îles-de-la-Madeleine et les Montagnes Vertes du Nord. Il s’agit de projets pluriannuels impliquant une multitude d’activités collaboratives et de partenaires. L’habitat essentiel d’environ 13 espèces en péril pourrait bénéficier des différentes actions de conservation réalisées dans le cadre de ces projets. Ces deux projets d’une durée initiale de 4 ans ont été prolongé à 7 années (31 mars 2026). Les activités liées à ces projets se sont ainsi poursuivies dont :
La liste exacte des espèces avec de l’habitat essentiel ayant bénéficié de ces actions de conservation sera connue au terme des deux projets. |
1.7 Nouveau-Brunswick
Résumé de la situation
Au Nouveau-Brunswick, 17 espèces en péril dont l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral sont visées par le présent rapport (voir l’annexe A7). Du 1er octobre 2022 au 31 mars 2023, Du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023, de l’habitat essentiel pour une nouvelle espèce (Martinet ramoneur) a été désigné en Nouveau-Brunswick. Cet habitat essentiel étant nouvellement identifié, aucune mesure de protection n'a été prise pour cette espèce au cours de la période couverte par le présent rapport. Il n’y a eu aucune modification à la législation sur les espèces en péril au cours de la période visée.
La Loi sur les espèces en péril (LEP du N.-B.) est le principal outil législatif provincial permettant de protéger l’habitat essentiel des espèces en péril sur le territoire non domanial. Elle a remplacé la Loi sur les espèces menacées d’extinction du Nouveau-Brunswick (LEME du N.-B.) en 2013. L’annexe A de la LEP du N.-B. renferme la liste des espèces qui ont été transférées depuis la LEME du N. B. et ont conservé le même statut qu’au titre de cette loi, y compris les espèces désignées en voie de disparition. Parmi les 17 espèces en péril pour lesquelles de l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral au Nouveau-Brunswick, 10 espèces de l’annexe A pourraient bénéficier d’une protection de leur habitat grâce aux dispositions transitoires de la LEP du N.-B. jusqu’à ce qu’elles soient retirées de l’annexe A (voir l’annexe A7). Pour être retirée de l’annexe A, l’espèce doit être inscrite et les règlements doivent prévoir que les interdictions de l’article 28 s’appliquentFootnote 12 . L’article 28 de la LEP du Nouveau-Brunswick stipule que personne ne doit tuer, nuire, harceler, prendre, posséder, acheter, vendre ou échanger un individu d’une espèce en péril inscrite. L’article 28 ne s’applique qu’aux espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées. Une fois les espèces inscrites, la LEP du N.-B. confère au gouvernement du Nouveau-Brunswick le pouvoir de protéger l’habitat essentiel des espèces en péril par règlement ou par arrêté, mais seulement à la discrétion du ministre. Jusqu’à maintenant, aucune espèce n’a été inscrite en vertu de la LEP du N.-B., et aucun règlement ni arrêté n’a donc été pris relativement à la désignation ou à la protection de l’habitat des espèces en péril en vertu de cette loi.
La LEP du Nouveau-Brunswick et la Loi sur les zones naturelles protégées renferment des dispositions concernant l’habitat essentiel des espèces en péril dans les zones naturelles protégées. De plus, la Loi sur les parcs interdit les activités dans certaines circonstances qui pourraient entraîner la destruction de l’habitat essentiel d’espèces en péril.
Aux termes de la Loi sur les servitudes écologiques, les servitudes individuelles pourraient comprendre l’interdiction d’activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel des espèces en péril. Sur le territoire non domanial, certaines dispositions prévues dans d’autres lois et règlements pourraient être invoquées dans le but d’interdire des activités spécifiques susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel.
Pour en savoir davantage sur l’examen législatif au Nouveau-Brunswick, veuillez consulter le Rapport sur les mesures prises et la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada de 2019.
La section suivante met en évidence les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au cours de la période visée par le présent rapport.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Intendance |
Hirondelle de rivage |
Stabilisation des berges vivantes à la plage Youghall de Bathurst. La conception des travaux de stabilisation a été élaborée de manière à protéger une colonie d’Hirondelles de rivage. |
Gestion des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel |
Hirondelle de rivage Grive de Bicknell Pluvier siffleur de la sous-espèce melodus Tortue des bois |
Au Nouveau-Brunswick, l’examen des demandes d’utilisation des terres pour les espèces en péril est une pratique courante. Il s’agit notamment de demandes relatives aux terres de la Couronne, de demandes de modification de cours d’eau et de zones humides, de demandes de prospection minière et de demandes d’étude d’impact environnemental. Le nombre de demandes pour lesquelles des mesures d’atténuation ont été demandées ou qui ont été rejetées est le suivant : Hirondelle de rivage: 5 Grive de Bicknell: 15 Pluvier siffleur: 9 Tortue des bois: 6 Chauve-souris: 8 Engoulevent bois-pourri: 2 Petit blongios: 1 |
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Intendance |
Hirondelle de rivage Pluvier siffleur de la sous-espèce melodus |
Le lieu prioritaire désigné par les collectivités Wele’k Pemjajika’q Siknikt – Côtes en santé N.‑B., grâce à l’appui du Fonds de la nature du Canada, de Nature Nouveau‑Brunswick, d’Oiseaux Canada et d’autres partenaires, vise la conservation et l’intendance de l’habitat essentiel d’espèces en péril. Voici un exemple de mesures mises en œuvre en 2022-2023 :
|
Aire protégées Accords ou servitudes Gestion des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel |
Hirondelle de rivage Tortue des bois |
Dans la zone prioritaire de Wolastoq/fleuve Saint-Jean, et grâce au soutien du Fonds de la nature du Canada, un travail est entrepris sur la conservation et l’intendance de l’habitat essentiel des espèces en péril. Voici quelques exemples d’actions mises en œuvre en 2022-23 :
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1.8 Île-du-Prince-Édouard
Résumé de la situation
À l’Île-du-Prince-Édouard, six espèces en péril dont l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral sont visée par le présent rapport (voir l’annexe A8). Du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023, aucun habitat essentiel n’a été désigné à l’Île-du-Prince-Édouard. Aucune modification n’a été apportée à la législation sur les espèces en péril au cours de la période visée.
Sur le territoire non domanial, le Wildlife Conservation Act est le principal outil législatif provincial qui permet de protéger l’habitat des espèces en péril. La Loi confère au gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard le pouvoir de protéger l’habitat des espèces en péril qui ont été désignées (à la discrétion du lieutenant-gouverneur en conseil) comme espèces menacées ou en voie de disparition. À ce jour, aucun règlement n’a été pris en vertu du Wildlife Conservation Act pour désigner une espèce en péril. Il est possible que l’habitat des espèces en péril présentes sur des terres privées soit également protégé en vertu d’une entente conclue avec le propriétaire foncier, laquelle pourrait imposer un covenant ou une servitude sur les terres de ce dernier. Contrairement à la législation autonome sur les servitudes, qui a tendance à être appliquée en vertu de la common law, une telle entente semble exécutoire en vertu du Wildlife Conservation Act.
Le Natural Areas Protection Act renferme des dispositions servant à protéger l’habitat des espèces en péril situé dans des zones naturelles désignées en vertu de cette loi. Sur le territoire non domanial, certaines dispositions prévues dans d’autres lois et règlements, comme le Planning Act, pourraient être invoquées dans le but d’interdire des activités spécifiques susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel.
Pour en savoir davantage sur l’examen législatif à l’Île-du-Prince-Édouard, veuillez consulter le Rapport sur les mesures prises et la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada de 2019.
La section suivante met en évidence les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au cours de la période visée par le présent rapport.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Tous |
Espèces multiples |
Aucune mise à jour n’a été fournie pour les espèces spécifiques pour la période couverte par ce rapport. |
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Intendance |
Hirondelle de rivage Pluvier siffleur de la sous-espèce melodus |
Écosystèmes côtiers de l’Île‑du‑Prince‑Édouard : Comprendre les liens, protéger et partager l’espace – le lieu prioritaire désigné par les collectivités, grâce à l’appui du Fonds de la nature du Canada, Island Nature Trust et des partenaires, vise la conservation et l’intendance de l’habitat essentiel d’espèces en péril. Voici quelques exemples d’actions mises en œuvre en 2022-2023 :
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1.9 Nouvelle-Écosse
Résumé de la situation
En Nouvelle-Écosse, 22 espèces en péril dont l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral sont visées par le présent rapport (voir l’annexe A9). Du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023, de l’habitat essentiel pour une nouvelle espèce (Martinet ramoneur) a été identifié en Nouvelle-Écosse. Cet habitat essentiel étant nouvellement identifié, aucune mesure de protection n'a été prise pour cette espèce au cours de la période couverte par le présent rapport. Aucune modification n’a été apportée à la législation sur les espèces en péril au cours de la période visée.
L’Endangered Species Act (ESA de la N.-É.) s’applique aux 20 espèces inscrites en vertu de la LEP (voir l’annexe A9) et constitue le principal outil législatif provincial qui permet de protéger l’habitat des espèces en péril sur le territoire non domanial. Cette loi interdit la destruction de résidences comme les nids ou les hibernacles, y compris les abris qui sont des structures anthropiques. Elle prévoit également le mécanisme à suivre (par voie de règlement ou d’arrêté) pour énumérer les interdictions visant la destruction de l’habitat des espèces en péril sur le territoire non domanial. Toutefois, aucun règlement ni arrêté protégeant l’habitat des espèces en péril n’a été pris en vertu de cette loi.
L’ESA de la N.-É., le Wilderness Areas Protection Act, le Brothers Islands Wildlife Management Regulations (pris en vertu du Wildlife Act), le Provincial Parks Act, le Conservation Easements Act et le Special Places Protection Act renferment des dispositions qui permettent de protéger l’habitat essentiel des espèces en péril. Sur le territoire non domanial, certaines dispositions prévues dans d’autres lois et règlements pourraient être invoquées dans le but d’interdire des activités spécifiques susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel.
Pour en savoir davantage sur l’examen législatif en Nouvelle-Écosse, veuillez consulter le Rapport sur les mesures prises et la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada de 2019.
La section suivante met en évidence les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au cours de la période visée par le présent rapport.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Accords ou servitudes |
Grive de Bicknell |
En juin 2023, la Nouvelle-Écosse a établi un accord en vertu de l’article 16.1 de son Endangered Species Act sur la sylviculture, l’exploitation et les routes dans l’habitat essentiel fédéral de la Grive de Bicknell avec Port Hawkesbury Paper (PHP). Cet accord, adapté annuellement, définit les traitements sylvicoles et d’exploitation forestière ainsi que la construction et l’entretien des routes dans l’habitat essentiel de la Grive de Bicknell, en fonction de l’état de la science et de l’importance du vieillissement de la forêt à l’intérieur et à l’extérieur de l’habitat de reproduction préféré de la Grive de Bicknell. Enquête sur l’activité de reproduction de la Grive de Bicknell – Dans le cadre de cet accord, PHP continuera à collaborer avec Natural Resources and Renewables (NRR) pour mettre en œuvre une enquête sur l’activité de reproduction de la Grive de Bicknell (présence/absence) dans la zone de traitement prévue, en utilisant des unités d’enregistrement audio qui seront déployées au minimum pendant 3 ans à compter de 2021 pour : 1) évaluer l’impact de l’éclaircie précommerciale sur le taux de retour de la Grive de Bicknell et/ou 2) étudier l’activité de reproduction de la Grive de Bicknell, 3) évaluer la performance d’un modèle de répartition de l’espèce que NRR a élaboré. |
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Gestion des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel |
Hirondelle de rivage Grive de Bicknell Tortue mouchetée (population de la Nouvelle-Écosse) Érioderme boreal (population de l’Atlantique) Martinet ramoneur Benoîte de Peck Couleuvre mince (population de l’Atlantique) Peltigère éventail d’eau de l’Est Petite chauve-souris brune Chauve-souris nordique Coréopsis rose Pluvier siffleur de la sous-espèce melodus Sabatie de Kennedy Sterne de Dougall Pipistrelle de l’Est Érioderme mou |
La Nouvelle-Écosse examine les demandes d’utilisation des terres pour les espèces en péril par le biais de permis délivrés en vertu de son Endangered Species Act, les demandes de terres publiques, les demandes de permis de modification des zones humides, les demandes d’exploration minière et les évaluations environnementales. Le nombre de demandes pour lesquelles des mesures d’atténuation ont été demandées ou qui ont été rejetées au cours de la période de référence spécifiée est le suivant : Hirondelle de rivage - 12 Grive de Bicknell - 6 Tortue mouchetée - 9 Érioderme boréal - 9 Martinet ramoneur - 8 Benoîte de Peck - 3 Couleuvre mince - 6 Peltigère éventail d’eau de l’Est- 4 Sabatie de Kennedy - 3 Petite chauve-souris brune - 30 Chauve-souris nordique - 29 Coréopsis rose - 2 Pluvier siffleur - 11 Sterne de Dougall - 4 Pipistrelle de l’Est - 29 Érioderme mou - 2 Tortue des bois – 32 La Nouvelle-Écosse dispose d’une politique relative aux habitats essentiels qui exclut toute activité dans les habitats essentiels désignés en l’absence d’une pratique de gestion spéciale. Au cours de la période de référence, on a fait appel à la politique pour la tortue mouchetée, la couleuvre mince et l’érioderme boréal. |
Politiques |
Hirondelle de rivage Grive de Bicknell Tortue mouchetée (population de la Nouvelle-Écosse) Martinet ramoneur Couleuvre mince (population de l’Atlantique) Petite chauve-souris brune Chauve-souris nordique Pipistrelle de l’Est |
Le Silvicultural Guide for the Ecological Matrix (SGEM) s’applique à la forêt acadienne sur les terres de la Couronne. Les propositions de nouveaux plans d’exploitation sont conformes aux pratiques décrites dans ce nouveau guide. Des programmes de formation ont été élaborés et offerts au personnel, aux titulaires de permis et aux entrepreneurs à l’automne 2023; cette formation comprenait un module sur la biodiversité qui couvre la détermination et la protection des espèces en péril, des lieux d’habitation (p. ex. tanières, hibernacles) et d’autres habitats sensibles. |
Aires protégées |
Tortue mouchetée (population de la Nouvelle-Écosse) Couleuvre mince (population de l’Atlantique) Coréopsis rose Tortue des bois |
Compte tenu de la grande proportion de terres privées en Nouvelle-Écosse, il est essentiel que les partenaires de la conservation prennent des mesures de protection des terres en dehors des terres de la Couronne. En 2022-2023, le Nova Scotia Nature Trust a préservé les zones contenant un habitat essentiel selon les données suivantes : tortue mouchetée – 16,26 ha (total – 495,63 ha), couleuvre mince – 12,63 ha (total – 211,28 ha), coréopsis rose – 12,70 ha (total – 43,67 ha) et tortue des bois – 0,35 ha (total – 427,73 ha). |
Aires protégées |
Tortue mouchetée (population de la Nouvelle-Écosse) Couleuvre mince (population de l’Atlantique) Pluvier siffleur de la sous-espèce melodus |
D’octobre 2022 à fin septembre 2023, les zones protégées provinciales suivantes qui contiennent un habitat essentiel ont été désignées : Réserve naturelle de Cherry Hill Beach – Pluvier siffleur (29,16 ha). Réserve faunique/servitude de conservation Pu'tlaqne'katik – couleuvre mince (26,01 ha); tortue mouchetée (30,52 ha). Réserve faunique Pu'tlaqne'katik – couleuvre mince (298,30 ha); tortue mouchetée (1275,89 ha). |
Intendance Gestion des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel Accords ou servitudes |
Hirondelle de rivage Tortue mouchetée (population de la Nouvelle-Écosse) Érioderme boreal (population de l’Atlantique) Baccharis à feuilles d’arroche Benoîte de Peck Couleuvre mince (population de l’Atlantique) Coréopsis rose Pluvier siffleur de la sous-espèce melodus Sabatie de Kennedy Clèthre à feuilles d’aulne Rhynchospore à gros épillets Droséra filiforme Érioderme mou Tortue des bois |
Dans le lieu prioritaire Kespukwitk/Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse abritant des espèces en péril, grâce au soutien du Fonds de la nature du Canada, le Kespukwitk Conservation Collaborative (englobant des Autochtones, des universitaires, des organisations non gouvernementales et des ministères provinciaux et fédéraux) vise à obtenir de meilleurs résultats pour les espèces en péril. Grâce à cette approche de conservation plurispécifique axée sur les écosystèmes adoptée dans le lieu prioritaire Kespukwitk/Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse, l’habitat essentiel d’un maximum de 14 espèces pourrait bénéficier des mesures de conservation prioritaires mises en œuvre en 2022-2023. Ces mesures englobent notamment ce qui suit :
|
1.10 Terre-Neuve-et-Labrador
Résumé de la situation
À Terre-Neuve-et-Labrador, 11 espèces en péril dont l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral sont visées par le présent rapport (voir l’annexe A10). Du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023, aucun habitat essentiel n’a été identifié à Terre-Neuve-et-Labrador. Aucune modification n’a été apportée à la législation sur les espèces en péril au cours de la période visée.
L’Endangered Species Act de Terre-Neuve-et-Labrador (ESA de T.-N.-L.) s’applique à 10 espèces inscrites en vertu de la LEP (voir l’annexe A10), et il s’agit du principal outil législatif provincial qui permet de protéger l’habitat des espèces en péril sur le territoire non domanial. Cette loi permet au gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador de prendre un arrêté en vue de protéger une zone terrestre à titre d’habitat d’espèces en péril. Toutefois, aucun arrêté n’a été pris pour les espèces en péril en vertu de l’ESA de T.-N.-L.
Le Wilderness and Ecological Reserves Act et le Provincial Parks Act renferment toutes deux des dispositions sur l’habitat essentiel des espèces en péril dans les réserves écologiques et les parcs provinciaux, respectivement. Sur le territoire non domanial, certaines dispositions prévues dans d’autres lois et règlements pourraient être invoquées dans le but d’interdire des activités spécifiques susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel.
Pour en savoir davantage sur l’examen législatif à Terre-Neuve-et-Labrador, veuillez consulter le Rapport sur les mesures prises et la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada de 2019.
Il n’y a aucun lieu prioritaire de l’Approche pancanadienne dans ce province.
La section suivante met en évidence les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au cours de la période visée par le présent rapport.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Tous |
Espèces multiples |
Aucune mise à jour n’a été fournie pour les espèces spécifiques pour la période couverte par ce rapport. |
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Intendance Gestion des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel |
Saule des landes Chauve-souris Braya de Fernald Braya de Long Pluvier siffleur de la sous-espèce melodus |
Dans le lieu prioritaire désigné par les collectivités de Long Range Biodiversity, plusieurs partenaires principaux et de soutien (y compris des groupes sans but lucratif, des universités, des ministères provinciaux et fédéraux et des groupes autochtones) travaillent à des projets de conservation qui profitent à de multiples espèces en péril dont l’habitat essentiel se trouve dans la zone de projet. Ces mesures englobent notamment ce qui suit :
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2 Protection de l’habitat essentiel dans les territoires
Pour respecter l’esprit des ententes sur le transfert des responsabilités conclues avec les territoires, le gouvernement du Canada se tourne d’abord vers les lois du territoire pour les questions relatives à la protection de l’habitat essentiel terrestre qui se trouve hors du territoire domanial. Un sommaire des lois et règlements applicables est présenté dans les sections qui suivent, ainsi que les différentes actions et mesures mises en place pour réduire les risques de destruction de l’habitat essentiel, selon les renseignements fournis par les gouvernements territoriaux.
2.1 Yukon
Résumé de la situation
Au Yukon, deux espèces en péril dont l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral est visée par le présent rapport (voir l’annexe A11). Du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023, aucun nouvel habitat essentiel n’a été identifié au Yukon. Aucune modification n’a été apportée à la législation sur les espèces en péril au cours de la période visée.
Le Yukon n’a pas de lois distinctes pour protéger les espèces en péril, mais certaines activités qui touchent les individus d’espèces sauvages sont réglementées en vertu de la Loi sur les espèces sauvages du Canada. Sur les terres territoriales, certaines dispositions prévues dans d’autres lois et règlements pourraient être invoquées dans le but d’interdire des activités spécifiques susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel.
Au Yukon, les aires protégées peuvent empêcher certaines perturbations dues à l’activité humaine dans l’habitat essentiel, tandis que les aires qui n’ont pas encore été désignées peuvent bénéficier d’une protection provisoire par le biais de retraits de terres dans le cadre de plans d’aménagement du territoire ou d’accords définitifs conclus avec les Premières Nations du Yukon. En outre, les plans régionaux d’aménagement du territoire contribuent à la conservation de l’habitat des espèces en péril au Yukon dans certaines aires. Les plans d’aménagement du territoire approuvés sont mis en œuvre par des accords définitifs avec les Premières Nations du Yukon et la Loi sur l’évaluation environnementale et socioéconomique au Yukon.
Pour en savoir davantage sur l’examen des lois au Yukon, veuillez consulter le Rapport sur les mesures prises et la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada de 2019.
Le territoire non domanial au sein du lieu prioritaire de l’Approche pancanadienne présent au Yukon n’abrite pas d’habitat essentiel.
La section suivante met en évidence les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au cours de la période visée par le présent rapport.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Planification des aires de répartition et planification de la gestion |
Caribou (population boréale) |
Les membres du Peel Plan Implementation Committee ont procédé à la désignation légale des unités de gestion du paysage 11, 12 et 14. |
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Tous |
Espèces multiples |
Aucune nouvelle mesure ou action n’a été prise pour les espèces spécifiques pour la période couverte par ce rapport. |
2.2 Territoires du Nord-Ouest
Résumé de la situation
Dans les Territoires du Nord-Ouest, cinq espèces en péril dont l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral sont visées par le présent rapport (voir l’annexe A12). Du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023, aucun nouvel habitat essentiel n’a été identifié dans les Territoires du Nord-Ouest.
La Loi sur les espèces en péril (TNO) (LEP des T.N.-O.), qui est le principal outil législatif du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest pour protéger les espèces en péril, s’applique au caribou (population boréale), au braya poilu, au vespertilion brun et au caribou de Peary. En vertu de cette loi, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest peut adopter des règlements pour protéger l’habitat essentiel, mais aucun règlement de ce genre n’a été mis en place.
Les aires protégées des Territoires du Nord-Ouest peuvent interdire les activités humaines qui perturbent de l’habitat essentiel, tandis que les « zones candidates » peuvent bénéficier d’une protection provisoire par le retrait de terres ou des plans d’aménagement du territoire. De plus, les plans régionaux d’aménagement du territoire contribuent à la conservation de l’habitat des espèces en péril dans les Territoires du Nord-Ouest, dans certaines zones. Les plans d’aménagement du territoire approuvés sont mis en œuvre dans le cadre d’ententes sur les revendications territoriales globales et en vertu de la Loi sur la gestion des ressources de la vallée du Mackenzie.
Dans les Territoires du Nord-Ouest, il existe quatre accords de revendications territoriales globales, et des zones de peuplement associées : Inuvialuit, Gwich'in, Sahtu et Tłı̨chǫ. Dans ces zones, la gestion de la faune et des terres est coordonnée par des organisations autochtones désignées ou des conseils de gestion de la faune et de la flore dans le cadre de ces accords.
Pour en savoir davantage sur l’examen des lois aux Territoires du Nord-Ouest, veuillez consulter le Rapport sur les mesures prises et la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada de 2019.
Il n’y a aucun lieu prioritaire de l’Approche pancanadienne dans ce territoire.
La section suivante met en évidence les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au cours de la période visée par le présent rapport.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Lois et règlements |
Caribou (population boréale) |
En août 2023, l’inscription du caribou boréal sur la liste des espèces en péril en vertu de la Loi sur les espèces en péril (TNO) a été prolongée de dix ans. Cette étape permet de poursuivre la mise en œuvre des mesures de conservation recommandées dans le programme de rétablissement du caribou boréal dans les T.N.-O. |
Accords ou servitudes |
Caribou (population boréale) |
Le plan provisoire pour l’aire de répartition du caribou boréal de Wek'èezhìı est en cours de mise en œuvre. Les travaux visant à soutenir l’élaboration des plans définitifs relatifs à l’aire de répartition du caribou boréal Wek'èezhìı, Gwich'in, Inuvialuit, Sahtú et du sud des T.N.-O. se poursuivent. De nouvelles études sur les connaissances traditionnelles des Gwich'in et la classification des habitats ont été réalisées par le Conseil tribal des Gwich'in et ont été communiquées à ECCC. |
Lois et règlements |
Braya poilu |
L’habitat essentiel du braya poilu se trouve entièrement dans la région désignée des Inuvialuit (RDI), sur les terres privées des Inuvialuit, dans la péninsule du cap Bathurst et sur l’île Baillie. La péninsule du cap Bathurst et l’île Baillie font partie de la « sélection du cap Bathurst » des terres inuvialuites en vertu du sous-alinéa 7(1)a)(ii) de la Convention définitive des Inuvialuit (CDI) et sont décrites à l’annexe D de la CDI. Ces terres sont gérées par la Commission inuvialuit d’administration des terres, une branche de l’Inuvialuit Regional Corporation. Toute activité de développement dans cette zone nécessiterait un permis de la Commission inuvialuit d’administration des terres, qui exige généralement l’approbation des comités de chasseurs et de trappeurs concernés avant d’approuver les propositions de projet et les permis. Les activités seraient en outre soumises à une vérification ou à un examen par le Comité d’étude des répercussions environnementales et le Bureau d’examen des répercussions environnementales avant d’être mises en œuvre. Les Inuvialuit ont élaboré des plans de conservation de la communauté pour la conservation et la gestion des ressources naturelles et des terres dans la RDI. Les plans de conservation de la communauté sont pris en compte par la Commission inuvialuit d’administration des terres, le Comité d’étude des répercussions environnementales et le Bureau d’examen des répercussions environnementales et d’autres parties lorsqu’il s’agit de décider d’autoriser ou non des activités. Les promoteurs sont également tenus de consulter les organisations inuvialuites, les organisations de cogestion et les agences gouvernementales avant et pendant le processus de sélection. En outre, l’article 8(6) de la CDI stipule que toute nouvelle exploitation du sous-sol (par exemple, exploitation minière, pétrolière et gazière, exploitation de carrières, etc.) concernant la sélection du cap Bathurst ne serait pas autorisée dans cette zone sans l’approbation du gouvernement du Canada. |
Lois et règlements |
Hirondelle de rivage |
Dans les Territoires du Nord-Ouest, l’habitat essentiel de l’Hirondelle de rivage est entièrement situé dans la région visée par le règlement de la revendication des Gwich'in (GSA). Les demandes d’activités liées aux terres et aux eaux dans la région visée par le règlement de la revendication des Gwich'in doivent être conformes au Nành' Geenjit Gwitr'it T’igwaa'in (Working for the Land), le plan d’utilisation des terres des Gwich'in (2003). Environ 80 % (~ 100km2) des zones contenant l’habitat essentiel de l’Hirondelle de rivage sont situés dans des zones de gestion spéciale. Les organismes de réglementation ne peuvent délivrer de licence, de permis ou d’autorisation dans ces zones que si l’activité proposée est conforme au plan d’aménagement du territoire des Gwich'in. Près de 6 % (~ 7,1km2)des zones contenant l’habitat essentiel de l’Hirondelle de rivage sont situées dans le parc territorial Gwich'in, qui est désigné comme parc récréatif territorial en vertu de la Loi sur les parcs territoriaux. La zone bénéficie d’une protection de surface et est soumise au Règlement sur les parcs territoriaux. Les caractéristiques naturelles ne peuvent être endommagées ou détruites et des permis sont nécessaires pour la plupart des activités. La Loi sur la faune des Territoires du Nord-Ouest prévoit la protection des nids d’Hirondelles de rivage occupés. En vertu de l’article 51(1) de la Loi sur la faune, il est interdit de détruire, de déranger ou de prélever le nid d’un oiseau lorsque le nid est occupé par un oiseau ou son œuf, sauf si l’on dispose d’un droit autochtone ou conféré par un traité, ou d’une licence ou d’un permis autorisant à le faire. |
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Tous |
Espèces multiples |
Aucune nouvelle mesure ou action n’a été prise pour les espèces spécifiques pour la période couverte par ce rapport |
2.3 Nunavut
Résumé de la situation
Au Nunavut, quatreFootnote 13 espèces en péril dont l’habitat essentiel a été désigné par le gouvernement fédéral sont visées par le présent rapport (voir l’annexe A13). Du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023, aucun nouvel habitat essentiel n’a été identifié au Nunavut. Aucune modification n’a été apportée à la législation sur les espèces en péril au cours de la période visée.
La Loi sur la faune et la flore est le principal outil législatif qui permet de protéger expressément l’habitat des espèces en péril. De manière générale, cette loi interdit la destruction de l’habitat essentiel des espèces en péril sur les terres domaniales. Toutefois, aucune espèce n’a encore été inscrite en vertu de la Loi sur la faune et la flore du Nunavut. Sur les terres publiques, la Loi sur les parcs territoriaux interdit les activités pouvant toucher l’habitat essentiel et certaines dispositions prévues dans d’autres lois et règlements territoriaux pourraient être invoquées dans le but d’interdire des activités spécifiques susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel.
Pour en savoir davantage sur l’examen des lois au Nunavut, veuillez consulter le Rapport sur les mesures prises et la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au Canada de 2019.
Il n’y a aucun lieu prioritaire de l’Approche pancanadienne dans ce territoire.
La section suivante met en évidence les mesures prises pour la protection de l’habitat essentiel des espèces en péril au cours de la période visée par le présent rapport.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Tous |
Espèces multiples |
Aucune nouvelle mesure ou action n’a été prise pour les espèces spécifiques pour la période couverte par ce rapport. |
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Tous |
Espèces multiples |
Aucune nouvelle mesure ou action n’a été prise pour les espèces multiples pour la période couverte par ce rapport. |
3 Autres projets de collaboration et fédéraux de protection de l’habitat essentiel
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Intendance |
Multiple species |
Fonds autochtone pour les espèces en péril (FAEP) En 2022-2023, le Fonds autochtone pour les espèces en péril a alloué 2,3 millions de dollars de financement à 57 projets nouveaux et existants qui contribuent directement ou indirectement à l’habitat essentiel de plusieurs espèces. Les mesures de conservation comprennent, sans toutefois s’y limiter, les éléments ci-dessous :
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Intendance |
Waterflow and wetland dependent species |
Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (PNAGS) – Habitat En 2022-2023, plus de 195 millions de dollars ont été investis dans le PNAGS au Canada pour la conservation des zones humides et de la sauvagine, une mesure ayant le potentiel de bénéficier directement ou indirectement à l’habitat essentiel de plusieurs espèces. Les mesures de conservation comprennent, sans toutefois s’y limiter, les éléments ci-dessous :
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Intendance |
Espèces multiples |
Programme de conservation du patrimoine naturel (PCPN) En 2022-2023, le Fonds de la nature du Canada a investi 25 millions de dollars dans le PCPN, ce qui a permis de conserver environ 97 500 hectares de terres écologiquement vulnérables. Les 53 projets menés dans des zones de conservation clés peuvent bénéficier directement ou indirectement à plusieurs espèces. Depuis le début du programme en 2019, 122 espèces en péril ont été recensées sur les propriétés sécurisées, dont deux espèces en péril qui ne se trouvent pas ailleurs. |
Intendance |
Espèces multiples |
Programme des dons écologiques (PDE) En 2022-2023, grâce au Programme des dons écologiques du Canada, des terres privées écologiquement vulnérables d’une valeur de plus de 91 millions de dollars ont été sécurisées, ce qui a permis de conserver près de 9 000 hectares. Les 108 dons écologiques sont tous des terres privées et nombre de ces terres bénéficient directement ou indirectement aux espèces en péril. Depuis le début du programme en 1995, plus de 241 000 hectares de terres écologiquement vulnérables dans le sud du Canada ont été conservés, préservant ainsi l’habitat de nombreuses espèces en péril. |
Intendance |
Espèces multiples |
Initiatives de partenariats autochtone (IPA) En 2022-2023, les initiatives de partenariats autochtones ont alloué 6 043 417 $ de financement à 25 nouveaux projets susceptibles de bénéficier directement ou indirectement à l’habitat essentiel de plusieurs espèces. Les mesures de conservation comprennent, sans toutefois s’y limiter, les éléments ci-dessous :
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Intendance |
Espèces multiples |
Programme d’intendance de l’habitat (PIH) En 2023-2024, le PIH allouera plus de 5,6 millions de dollars à 107 projets susceptibles de bénéficier directement ou indirectement à l’habitat essentiel d’espèces en péril. Les mesures de conservation comprennent, sans toutefois s’y limiter, les éléments ci-dessous :
· la conservation de l’habitat grâce à des acquisitions de terres foncières en fief simple. |
Intendance |
Espèces multiples |
Programme interministériel pour l’habitat essentiel (PIHE) D’avril 2022 à mars 2023, le PIHE a contribué au financement de 13 projets dirigés par 7 ministères fédéraux et 2 sociétés d’État, pour un montant total de 585 792 $. Les ministères fédéraux et les sociétés d’État participants, ainsi que leurs multiples partenaires, ont contribué à hauteur de 556 629 $ en fonds supplémentaires (en argent comptant et en nature). Les projets de rétablissement des espèces en péril et de conservation des habitats essentiels du PIHE ont ciblé 48 espèces en péril inscrites à l’annexe 1 de la LEP comme étant menacées ou en voie de disparition, parmi lesquelles 36 sont des espèces prioritaires du PIHE. Le PIHE a mis en œuvre avec succès l’ajout du type de projet visant d’autres espèces priorisées à l’interne (AEPI), en finançant deux projets supplémentaires ciblant quatre AEPI pour lesquelles des mesures de rétablissement ciblées propres à l’espèce ont été réalisées. Les projets du PIHE ont contribué aux initiatives suivantes :
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4 Protection de l’habitat essentiel sur les terres fédérales
Le gouvernement du Canada s’appuie sur les dispositions de la LEP pour assurer la protection légale de l’habitat essentiel sur le territoire domanial. La LEP prévoit trois outils à cet effet : la description de l’habitat essentiel dans la Gazette du Canada [art.58(2)], une déclaration énonçant la protection de l’habitat essentiel [alinéa 58(5)b)] et la prise d’un arrêté de protection [alinéa 58 (5)a)]. La description de l’habitat essentiel dans la Gazette du Canada s’applique aux espèces en péril qui se trouvent dans les aires protégées de compétence fédérale (y compris les réserves nationales de faune, les refuges d’oiseaux migrateurs et les parcs nationaux). Une déclaration énonçant la protection incluse dans le Registre public peut également servir à décrire comment l’habitat essentiel est protégé. Le gouvernement peut également prendre des décrets ou des arrêtés aux termes de certains articles de la LEP pour protéger l’habitat essentiel qui n’est pas légalement protégé soit par des dispositions de cette loi ou de toute autre loi fédérale, ou une mesure prise sous le régime. Le programme interministériel pour l’habitat essentiel (PIHE), établi en 2020, est géré par le Service canadien de la faune (SCF) d’ECCC. Ce programme offre du financement aux agences et ministères fédéraux ainsi qu’aux sociétés d’État pour des projets visant le rétablissement des espèces en péril du Canada par l’entremise de la restauration et la conservation de leur habitat essentiel sur le territoire domanial ou administré par le gouvernement fédéral.
PC gère plus de 464 000 km2 de terres et d’eaux au Canada et protège les espèces en péril qui s’y trouvent. En plus de mettre en œuvre la LEP, PC dispose d’un éventail d’outils législatifs qui protègent les espèces en péril et leur habitat essentiel. Par exemple, dans les parcs nationaux, PC utilise la Loi sur les parcs nationaux du Canada, et d’autres lois comme la Loi sur l’évaluation d’impact et les règlements connexes pour accorder une protection spéciale aux espèces en péril au moyen de mécanismes comme le zonage, la désignation de « zones écosensibles » et les fermetures saisonnières. L’intégrité écologique est la plus grande priorité dans la gestion des parcs nationaux, ce qui comprend la protection des espèces en péril et de leur habitat essentiel.
La section suivante résume les mesures prises par ECCC et PC pour protéger l’habitat essentiel des espèces terrestres en péril. Elle comprend des renseignements pour la période d’avril 2023 à septembre 2023 qui est visée par le présent rapport.
| Catégorie | Espèces | Détails |
|---|---|---|
Alinéa 58(2) de la LEP : Descriptions de l’habitat essentiel dans la Gazette du Canada (Lois et règlements) |
Guillemot marbré Hirondelle de rivage |
Au cours de la période couverte par le présent rapport, ECCC a dirigé l’achèvement de deux descriptions de l’habitat essentiel pour l’Hirondelle de rivage et le Guillemot marbré ont été publiées dans la partie I de la Gazette du Canada. |
Annexe A – listes des espèces dont l’habitat essentiel est désigné sur les provinces et territoires
A1 – Espèces dont l’habitat essentiel est désigné en Colombie-Britannique
a1Espèces dont l’habitat essentiel est uniquement désigné sur le territoire domanial.
Adiante cheveux-de-Vénus
Ammannie robuste
Antennaire stolonifère
Aster feuillu
Autour des palombes de la sous-espèce laingi
Azolle du Mexique
Balsamorhize à feuilles deltoïdes
Bartramie à feuilles dressées
Bartramie de Haller
Brotherelle de Roell
Bruant vespéral de la sous-espèce affinis
Bryum de Porsild
Carex tumulicole
Caribou (population boréale)
Caribou (population des montagnes du Sud)
Castilléjie des rochers
Castilléjie dorée
Castilléjie de Victoria
Céphalanthère d’Austin
Chauve-souris blonde
Chauve-souris nordique
Chénopode glabre
Chouette tachetée de la sous-espèce caurina
Cicindèle d’Audouin
Cimicaire élevée
Collème bâche
Collomia délicat
Couleuvre à nez mince du Grand Bassin
Couleuvre à queue fine
Couleuvre nocturne du désert
Crapaud du Grand Bassin
Crotale de l’Ouest
Damier de Taylor
Effraie des clochers, Population de l'Ouest
Entosthodon rouilleux
Epilobe densiflore
Épilobe de Torrey
Escargot-forestier de Townsend
Fissident appauvri
Gomphe olive
Grande salamandre du Nord
Grande silène de Scouler
Grenouille-à-queue des Rocheuses
Grenouille léopard (population des Rocheuses)
Grenouille maculée de l’Oregon
Guillemot marbré
Hespérie rurale de la sous-espèce vestris
Hétérodermie maritimea1
Hirondelle de rivage
Hypogymnie maritime
Jonc de Kellogg
L’asile de l’Okanagan
Lasthénie glabre
Leptoge à grosses spores
Limace-prophyse bleu-gris
Limace-sauteuse dromadaire
Limnanthe de Macoun
Lipocarphe à petites fleurs
Lomatium de Gray
Lotier à feuilles pennées
Lotier splendidea1
Lupin densiflore
Lupin des ruisseaux
Lupin élégant
Marmotte de l’île de Vancouver
Méconelle d’Orégon
Microséris de Bigelow
Minuartie nainea1
Moqueur des armoises
Mormon (population des montagnes du Sud)
Musaraigne de Bendire
Noctuelle d’Edwards
Noctuelle de l’abronie
Onagre à fruits tordus
Orthocarpe à épi feuillu
Orthocarpe barbu
Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis (population des montagnes du Sud)
Petite chauve-souris brune
Petite-centaurée de Muhlenberg
Petite Nyctale de la sous-espèce brooksi
Phacélie rameuse
Phasque de Vlassov
Phlox de l’Ouest
Pic de Lewis
Pic de Williamson
Plagiobothryde délicate
Plagiobothryde odorante
Polystic de Lemmon
Polystic des rochers
Porte-queue de Behr
Porte-queue demi-lune
Psilocarphe élevéPsilocarphe nain (population des montagnes du Sud)
Renoncule à feuilles d’alisme
Renoncule de Californie
Rotala rameux (population des montagnes du Sud)
Salamandre tigrée (population des montagnes du Sud)
Sanicle bipinnatifide
Sanicle patte-d’ours
Silène de Spalding
Taupe de Townsend
Tonelle délicate
Tortue peinte de l’Ouest (population de la côte pacifique)
Triphysaire versicolore
Tritéléia de Howell
Violette jaune des monts de la sous-espèce praemorsa
Uropappe de Lindley
A2 – Espèces dont l’habitat essentiel est désigné en Alberta
a2-a Espèces inscrites sur la liste provinciale en vertu du Wildlife Regulations de l’Alberta en tant qu’espèces en voie de disparition ou menacée par le ministère.
a2-bEspèces dont l’habitat essentiel est uniquement désigné sur le territoire domanial.
Abronie à petites fleursa2-a
Bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa (population hivernant dans la Terre de Feu et en Patagonie)
Bryum de Porsilda2-a
Caribou (population boréale)a2-a
Caribou (population des montagnes du Sud)a2-a
Chauve-souris nordique
Chénopode glabre
Cryptanthe minusculea2-a
Fausse-teigne à cinq points du yucca
Halimobolos mincea2-a
Héliotin d’Aweme
Hirondelle de rivage
Isoète de Bolandera2-b
Noctuelle sombre des dunes
Petite chauve-souris brune
Physe des fontaines de Banffa2-b
Pie-grièche migratrice de la sous-espèce des Prairies
Pluvier siffleur de la sous-espèce circumcinctusa2-a
Rat kangourou d’Orda2-a
Souris des moissons de la sous-espèce dycheia2-b
Teigne du yucca
Teigne tricheuse du yucca
Tétras des armoises de la sous-espèce urophasianusa2-a
Tradescantie de l’Ouesta2-a
Yucca glauque a2-a
A3 – Espèces dont l’habitat essentiel est désigné en Saskatchewan
a3 Espèces inscrites sur la liste provinciale en vertu du Wild Species at Risk Regulations de la Saskatchewan en tant qu’espèces sauvages menacées, en voie de disparition ou disparues du pays.
Abronie à petites fleursa3
Bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa (population hivernant dans la Terre de Feu et en Patagonie)
Caribou (population boréale)
Chénopode glabre
Chevêche des terriersa3
Couleuvre agile à ventre jaune de l’Est
Cryptanthe minusculea3
Halimobolos mincea3
Héliotin d’Aweme
Hirondelle de rivage
Noctuelle sombre des dunes
Pie-grièche migratrice de la sous-espèce des Prairies
Plectrophane à ventre noir
Pluvier montagnard
Pluvier siffleur de la sous-espèce circumcinctusa3
Putois d’Amériquea3
Pic à tête rouge
Pipit de Sprague
Renard vélocea3
Tradescantie de l’Ouesta3
Tétras des armoises de la sous-espèce urophasianusa3
A4 – Espèces dont l’habitat essentiel est désigné au Manitoba
a4 Espèces inscrites sur la liste provinciale en tant qu’espèce en voie de disparition ou menacée en vertu des règlements de la LEEVD du Manitoba.
Aster soyeuxa4
Bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa (population hivernant dans la Terre de Feu et en Patagonie)a4
Caribou (population boréale)a4
Chauve-souris nordiquea4
Chénopode glabrea4
Cypripède blanca4
Engoulevent bois-pourria4
Gérardie de Gattingera4
Gérardie rudea4
Héliotin blanc satinéa4
Héliotin d’Awemea4
Hespérie de Poweshieka4
Hirondelle de rivage
Leptoge des terrains inondés
Martinet ramoneura4
Noctuelle sombre des dunesa4
Paruline à ailes doréesa4
Petit Blongiosa4
Petite chauve-souris brunea4
Platanthère blanchâtre de l’Ouesta4
Pic à tête rougea4
Tradescantie de l’Ouesta4
Vernonie fasciculéea4
A5 – Espèces dont l’habitat essentiel est désigné en Ontario
a5-a Espèces inscrites sur la liste provinciale en tant qu’espèce en voie de disparition ou menacée et dont l’habitat reçoit une certaine protection en vertu de la LEVD de l’Ontario.
a5-bEspèces dont l’habitat essentiel est désigné uniquement sur le territoire domanial.
Airelle à longues étaminesa5-a
Alétris farineuxa5-a
Ammannie robustea5-a
Andersonie charmantea5-a
Aristide à rameaux basilairesa5-a
Aster à rameaux étalésa5-a
Aster soyeuxa5-a
Aster très élevéa5-a
Bartonie paniculéea5-a
Bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa (population hivernant dans la Terre de Feu et en Patagonie)a5-a
Blaireau d’Amérique de la sous-espèce jacksonia5-a
Bouleau flexiblea5-a
Bourdon à tache roussea5-a
Buchnéra d’Amériquea5-a
Camassie faux-scillea5-a
Carex des genévriersa5-a
Carex faux-lupulinaa5-a
Caribou (population boréale)a5-a
Carmantine d’Amériquea5-a
Chardon de Hilla5-a
Châtaignier d’Amériquea5-a
Chauve-souris nordiquea5-a
Chicot féviera5-a
Chimaphile maculéea5-a
Cicindèle verte des pinèdesa5-a
Cordulie de Hinea5-a
Cornouiller fleuria5-a
Couleuvre à petite têtea5-a
Couleuvre agile bleuea5-a
Couleuvre fauve de l’Est (population carolinienne)a5-a
Couleuvre fauve de l’Est (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent)a5-a
Couleuvre ratière grise (population carolinienne)a5-a
Couleuvre ratière grise (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent)a5-a
Couleuvre royalea5-a
Crapaud de Fowlera5-a
Cypripède blanca5-a
Éléocharide fausse-prêlea5-b
Éléocharide géniculée (population des plaines des Grands Lacs)a5-a
Engoulevent bois-pourria5-a
Frasère de Carolinea5-a
Gérardie de Gattingera5-a
Ginseng à cinq foliolesa5-a
Gomphe des rapidesa5-a
Gomphe des riverains (population des plaines des Grands Lacs)a5-a
Haliplide de Hungerforda5-a
Hémileucin du ményanthea5-a
Hirondelle de rivagea5-a
Hyménoxys herbacé
Isoète d’Engelmanna5-a
Isopyre à feuilles biternéesa5-a
Isotrie fausse-médéolea5-a
Isotrie verticilléea5-a
Lespédèze de Virginiea5-a
Liatris à épia5-a
Liparis à feuilles de lisa5-a
Lipocarphe à petites fleursa5-a
Magnolia acuminéa5-a
Martinet ramoneura5-a
Massasauga (population carolinienne)a5-a
Massasauga (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent)a5-a
Mauve de Virginiea5-a
Micocoulier rabougria5-a
Moucherolle verta5-a
Mûrier rougea5-a
Oponce de l’Esta5-a
Paruline azuréea5-a
Paruline à ailes dorées
Paruline de Kirtlanda5-b
Paruline orangéea5-a
Paruline polyglotte de la sous-espèce virensa5-a
Perceur du ptéléaa5-a
Petit Blongiosa5-a
Petite chauve-souris brunea5-a
Physconie pâlea5-a
Pic à tête rougea5-a
Pie-grièche migratrice de la sous-espèce de l’Esta5-a
Pipistrelle de l’Esta5-a
Plantain à feuilles cordéesa5-a
Platanthère blanchâtre de l’Esta5-a
Pluvier siffleur de la sous-espèce circumcinctusa5-a
Polygale incarnata5-a
Pycnanthème grisa5-a
Rainette faux-grillon de l’Ouest (Population des Grands Lacs/Saint-Laurent et du Bouclier canadien)
Renard grisa5-a
Rotala rameux (population des plaines des Grands Lacs)a5-a
Salamandre à petite bouchea5-a
Salamandre de Jeffersona5-a
Salamandre sombre des montagnes (population carolinienne)a5-a
Scinque pentaligne (population carolinienne)a5-a
Smilax à feuilles rondes (population des plaines des Grands Lacs)a5-a
Stylophore à deux feuillesa5-a
Téphrosie de Virginiea5-a
Tortue des boisa5-a
Tortue molle à épinesa5-a
Tortue mouchetée (population des Grands
Lacs et du Saint-Laurent)a5-a
Tortue ponctuéea5-a
Trichophore à feuilles platesa5-a
Trille à pédoncule inclinéa5-a
Triphore penchéa5-a
Verge d’or voyante (population boréale)a5-a
Violette pédaléea5-a
Woodsie à lobes arrondisa5-a
A6 – Espèces dont l’habitat essentiel est désigné au Québec
a6 Espèces désignées menacées ou vulnérables en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (LEMV) ou inscrites sur la liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables produite en vertu de la LEMV.
Aristide à rameaux basilairesa6
Aster à rameaux étalésa6
Aster du golfe Saint-Laurenta6
Bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa (population hivernant dans la Terre de Feu et en Patagonie)a6
Carex faux-lupulinaa6
Caribou (population de la Gaspésie-Atlantique)a6
Caribou (population boréale)a6
Carmantine d’Amériquea6
Chauve-souris nordiquea6
Cicindèle verte des pinèdesa6
Engoulevent bois-pourria6
Gentiane de Victorina6
Ginseng à cinq foliolesa6
Gomphe ventrua6
Grèbe esclavon (population des îles de la Madeleine)a6
Grive de Bicknella6
Hirondelle de rivage
Liparis à feuilles de lisa6
Martinet ramoneura6
Paruline azuréea6
Paruline à ailes doréesa6
Petit Blongiosa6
Petite chauve-souris brunea6
Peltigère éventail d’eau de l’Est
Pic à tête rougea6
Pipistrelle de l’Esta6
Pluvier siffleur de la sous-espèce melodusa6
Polémoine de Van Brunta6
Polystic des rochersa6
Rainette faux-grillon de l’Ouest (population des Grands Lacs/Saint-Laurent et du Bouclier canadien)a6
Salamandre sombre des montagnes (population des Appalaches)a6
Satyre fauve des Maritimesa6
Saule à bractées vertesa6
Sterne de Dougalla6
Tortue molle à épinesa6
Tortue des boisa6
Tortue mouchetée (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent)a6
Woodsie à lobes arrondisa6
A7 – Espèces dont l’habitat essentiel est désigné au Nouveau-Brunswick
a7 Espèces inscrites à l’annexe A de la Loi sur les espèces en péril du Nouveau-Brunswick.
Aster du golfe Saint-Laurenta7
Chauve-souris nordiquea7
Cicindèle des galetsa7
Engoulevent bois-pourri
Gomphe ventrua7
Grive de Bicknell
Hirondelle de rivagea7
Martinet ramoneura7
Peltigère éventail d’eau de l’Est
Petit Blongios
Petite chauve-souris brunea7
Pédiculaire de Furbisha7
Pipistrelle de l’Esta7
Pluvier siffleur de la sous-espèce melodusa7
Polémoine de Van Brunt
Satyre fauve des Maritimesa7
Tortue des bois
A8 – Espèces dont l’habitat essentiel est désigné à l’Île-du-Prince-Édouard
a8Espèce dont l’habitat essentiel est désigné uniquement sur le territoire domanial.
Aster du golfe Saint-Laurenta8
Chauve-souris nordiquea8
Hirondelle de rivage
Martinet ramoneur
Petite chauve-souris brunea8
Pluvier siffleur de la sous-espèce melodus
A9 – Espèces dont l’habitat essentiel est désigné en Nouvelle-Écosse
a9-a Espèces inscrites sur la liste provinciale des espèces sauvages en voie de disparition ou menacées en vertu de l’Endangered Species Act de la Nouvelle-Écosse.
a9-bEspèce dont l’habitat essentiel est désigné uniquement sur le territoire domanial.
Anzie mousse-noire
Baccharis à feuilles d'arrochea9-a
Benoîte de Pecka9-a
Coréopsis rosea9-a
Couleuvre mince (population de l’Atlantique)a9-a
Chauve-souris nordiquea9-a
Clèthre à feuilles d'aulne
Droséra filiformea9-a
Érioderme boréal (population de l’Atlantique)a9-a
Érioderme moua9-a
Grive de Bicknella9-a
Halicte de l’île de Sablea9-b
Hirondelle de rivagea9-a
Martinet ramoneura9-a
Peltigère éventail d’eau de l’Esta9-a
Petite chauve-souris brunea9-a
Pluvier siffleur de la sous-espèce melodusa9-a
Rhynchospore à gros épilletsa9-a
Sabatie de Kennedya9-a
Sterne de Dougalla9-a
Pipistrelle de l’Esta9-a
Tortue des boisa9-a
Tortue mouchetée (population de la Nouvelle-Écosse)a9-a
A10 – Espèces dont l’habitat essentiel est désigné à Terre-Neuve-et-Labrador
a10 Espèces inscrites sur la liste provinciale des espèces en voie de disparition ou menacées en vertu de l’Endangered Species Act de Terre-Neuve-et-Labrador.
Braya de Fernalda10
Braya de Longa10
Bryum de Porsilda10
Caribou (population boréale)a10
Chauve-souris nordiquea10
Érioderme moua10
Hirondelle de rivage
Martinet ramoneura10
Martre d’Amérique (population de Terre-Neuve)a10
Petite chauve-souris brunea10
Pluvier siffleur de la sous-espèce melodusa10
Saule des landesa10
A11 – Espèces dont l’habitat essentiel est désigné au Yukon
Caribou (population boréale)
Hirondelle de rivage
A12 – Espèces dont l’habitat essentiel est désigné aux Territoires du Nord-Ouest
a12Espèce dont l’habitat essentiel est désigné uniquement sur le territoire domanial.
Caribou (population boréale)
Caribou de Pearya12
Braya poilu
Grue blanchea12
Hirondelle de rivage
Petite chauve-souris brune*
A13 – Espèces dont l’habitat essentiel est désigné au Nunavut
a13Espèce dont l’habitat essentiel est désigné uniquement sur le territoire domanial.
Bryum de Porsilda13
Caribou de Pearya13
Bécasseau maubèche de la sous-espèce rufa (population hivernant dans la Terre de Feu et en Patagonie)
Mouette blanche