Guide et pratiques pour un retour sûr sur les lieux de travail compte tenu de l’assouplissement des restrictions

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But

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) est le gardien désigné des locaux à bureaux à vocation générale du gouvernement du Canada (GC).

SPAC a élaboré le présent guide et pratiques pour un retour sûr sur les lieux de travail compte tenu de l’assouplissement des restrictions durant la pandémie de maladie coronavirus (COVID19), principalement pour aider les ministères et organismes du gouvernement du Canada, en tant qu’employeur, à assumer leur responsabilité consistant à veiller à la santé et à la sécurité de leurs employés au travail.

Le présent document s’adresse à tous les ministères et organismes clients qui occupent des locaux à bureaux gérés par les Services immobiliers de SPAC dans des installations appartenant à l’État, louées ou achetées, plus particulièrement dans les domaines fonctionnels de la conception et de l’utilisation du lieu de travail.

Ce document de conseils sur le milieu de travail se concentre sur la santé et le bien-être des occupants alors qu’un assouplissement des restrictions s’annonce et que le gouvernement fédéral réintègre un pourcentage d'occupation dans nos lieux de travail, plus précisément dans les locaux à bureaux administratifs généraux. L'objectif est de suggérer des approches pratiques pour maintenir une distance physique et faciliter un nettoyage fréquent, permettant aux employés de circuler dans un lieu de travail sain à une distance sûre les uns des autres (minimum 2 mètres). Les recommandations de ce document se veulent des tactiques à court terme pour permettre l'occupation du lieu de travail alors qu'une distance physique est nécessaire.

Ce document peut être modifié sans préavis. Les conditions de la pandémie au Canada évoluent constamment et les autorités canadiennes de santé publique peuvent publier de nouvelles orientations ou modifier celles qui sont actuellement en vigueur. Si de nouvelles considérations et de nouveaux renseignements ont une incidence sur les orientations et recommandations contenues dans le présent document, elles y seront intégrées. Le document sera mis à jour et diffusé.

Il est recommandé que les fonctionnaires des ministères et organismes se tiennent au courant de l’évolution du contexte. Les organismes doivent consulter et intégrer les recommandations et directives fournies par les responsables de la santé publique, ainsi que par les agents de sécurité du Ministère (responsables de la santé et de la sécurité au travail et du respect du Code canadien du travail et d’autres lois) dans leurs plans de réoccupation des lieux de travail physiques dans le contexte de la pandémie de COVID19 (coronavirus).

Le présent orientation a été préparé par les Solutions en milieu de travail des Services immobiliers de SPAC , ses principaux contributeurs sont les Centres nationaux d'expertise pour le design d'intérieur, pour la gestion du changement et pour la gestion des locaux, informés par la documentation de l'industrie mondiale du milieu de travail, les Secteurs des services immobiliers de SPAC ainsi que par une large consultation.

Les éléments fondamentaux des orientations peuvent être utiles et adaptés à d’autres gardiens, le cas échéant.

Portée

Figure 1

La portée du retour–Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 1 Image des 4 niveaux d'interaction qui sont présents pour le retour sur le lieu de travail tel que décrit dans le texte, et montrant le niveau 1 à l'extérieur du bureau, le niveau 2 dans le bâtiment, le niveau 3 dans l'espace de travail et le niveau 4 sur l'effectif.

La portée du retour progressif au travail s’étend sur plusieurs niveaux d’intervention et d’engagement audelà du rôle et des sphères d’influence et d’expertise de SPAC. De façon générale :

Les centres d’expertise des biens immobiliers de SPAC sont en mesure d’aider les équipes fonctionnelles des ministères à élaborer leurs approches et à déterminer les pratiques qu’elles adopteront dans leur milieu de travail.

Les demandes de renseignements sur les lieux de travail et les aménagements des ministères doivent être adressées au représentant ministériel des aménagements pour les clients.

Les demandes de renseignements généraux sur le présent document doivent être envoyées à la boîte de réception Milieu de travail GC : tpsgc.similieudetravailgc-rpsgcworkplace.pwgsc@tpsgc-pwgsc.gc.ca

Contexte

Le 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la santé a été prévenue que plusieurs cas de pneumonie s’étaient déclarés à Wuhan, en Chine. Le virus ne correspondait à aucun autre virus connu. Le 7 janvier 2020, la Chine a confirmé qu’il s’agissait de la COVID-19. Depuis lors, le virus s’est propagé à l’échelle mondiale et a mis les professionnels de la santé en état d’alerte.

Santé Canada et l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) surveille activement la situation en collaboration avec les provinces, les territoires et nos partenaires internationaux, y compris l’Organisation mondiale de la santé. Partout dans le monde, les efforts déployés font principalement appel au confinement pour limiter l’éclosion et prévenir la propagation. L’ASPC collabore de près avec la communauté médicale pour veiller à ce que tous les cas de la COVID-19 déclarés au Canada soient rapidement identifiés et pris en charge afin de protéger la santé des Canadiens.

À la mi-mars 2020, le premier ministre du Canada et les dirigeants provinciaux ont instauré des mesures d’éloignement social et physique pour tenter d’aplatir la courbe de propagation de la COVID-19 au Canada. Cela signifie que les employés fédéraux des services non essentiels ont été invités à travailler à domicile.

Depuis lors, après plusieurs semaines de mesures d’éloignement social et physique et de fermeture d’entreprises et de lieux de travail, l’industrie et les gouvernements envisagent d’ouvrir progressivement l’économie, y compris les lieux de travail. La fonction publique fédérale prépare ses lieux de travail à la reprise et cherche des conseils sur la meilleure façon d’équilibrer progressivement le travail à domicile (TD) et la présence au bureau.

Considérations

La santé et la sécurité des employés sont primordiales

Les conditions de retour au travail dépendent de la possibilité de maintenir la santé et la sécurité des employés sur le lieu de travail grâce à la mise en œuvre efficace des mesures des autorités canadiennes de santé publique en lien avec la partie II du Code canadien du travail. On s’attend à ce que les employés continuent de craindre de se trouver dans des environnements de bureau où l’éloignement physique deviendra désormais nécessaire et où le maintien d’un haut niveau de propreté (des surfaces et des zones fréquemment touchées) est la norme.

Changement des mentalités et des comportements

Bien que l’évolution de la pandémie de la COVID-19 ait conduit à l’adoption immédiate d’un modèle de « travail à domicile » dans la plupart des ministères et organismes fédéraux, le gouvernement du Canada doit se préparer au retour éventuel de sa main-d’œuvre dans ses lieux de travail physiques. Cet effort de planification doit tenir compte des possibilités d’adaptation du milieu de travail et des nouvelles stratégies visant à garantir la santé et le bien-être des employés tout au long du processus de retour.

Pour certains ministères et organismes, le retour à leurs bureaux existants peut présenter des défis, d’autant plus que, en travaillant à domicile au cours des dernières semaines, les employés et les gestionnaires ont découvert des méthodes efficaces de travail à distance. Ces nouvelles méthodes de travail pourraient entrer en conflit avec des conceptions de bureau vieilles de plusieurs décennies qui ne tiennent pas compte de cette évolution et des nouveaux comportements et mentalités.

Une approche flexible est essentielle

Compte tenu de l’évolution du contexte, une approche agile à court terme, qui se déroule selon un cycle d’examen, d'apprentissage, d'évaluation, d'action et d'ajustement, sera des plus utiles aux organismes lorsqu’ils établiront leurs plans et envisageront des modifications à apporter à leur lieu de travail. De nombreuses recommandations formulées dans le présent document sont de nature temporaire, axées sur l’utilisation optimale des aménagements actuels et sur l’apport de modifications minimales uniquement lorsque cela est nécessaire, notamment en ce qui concerne la manière dont l’espace est utilisé plutôt que des changements permanents dans l’aménagement et la conception du mobilier.

Figure 2

Cycle d'étudier, examiner, apprendre, évaluer, entreprendre et ajuster – Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 2 Image du cycle itératif avec des flèches dans le sens des aiguilles d'une montre reliant les mots examiner, apprendre, évaluer, entreprendre et ajuster.

Le retour au travail sera progressif, et il est prévu que seule une fraction de l’espace sera occupée à un moment donné. Selon cette hypothèse, l’espace sera utilisé différemment par les employés qui reviennent y travailler. Toute tentative visant à apporter dans l’immédiat des modifications permanentes à l’aménagement, au mobilier ou à la conception des bureaux peut prendre du temps et être coûteuse et difficile, et compte tenu de l’évolution du contexte, de telles modifications pourraient se révéler inefficaces ou inutiles; dans certains cas, pourraient avoir des répercussions négatives sur les systèmes de bâtiment, les voies d’évacuation et les autres mesures de santé et de sécurité des occupants. Les conditions de la pandémie au Canada évoluent continuellement, et les autorités canadiennes de santé publique pourraient publier de nouvelles directives ou modifier celles qui sont actuellement en vigueur. Il est recommandé aux ministères et aux organismes de se tenir au courant de l’évolution du contexte.

Il est important de prendre note que la conception universelle est un principe clé de l’aménagement des milieux de travail du gouvernement du Canada et que, par conséquent, toutes les pratiques relatives au retour progressif sur le lieu de travail doivent tenir compte de l’accessibilité et de l’inclusion. Toute modification ou adaptation fonctionnelle du lieu de travail doit continuer d’assurer la fonctionnalité et tenir compte d’un large éventail de niveaux de mobilité, en plus des différentes dextérités manuelles, des capacités visuelles et auditives, et des fonctions cognitives.

Vision et objectifs de la modernisation du gouvernement du Canada

Au cours des dernières années, le gouvernement du Canada a pris des mesures importantes pour constituer un effectif confiant et très performant qui adopte de nouvelles méthodes de travail en vue de mettre à contribution la diversité de ses talents et de répondre aux besoins en évolution de la nation. Il convient de signaler que la nouvelle vision et les nouveaux objectifs de Milieu de travail GC, soutenus par les Normes d’aménagement en milieu de travail du gouvernement du Canada de 2019, et les principes de conception fondés sur le modèle de travail agile axé sur les activités et la technologie numérique, contribuent grandement à faire de cette vision une réalité et à soutenir la capacité de notre gouvernement à réagir rapidement et sans difficulté aux événements futurs et à servir et soutenir les Canadiens de façon continue, fiable et sûre.

Pratiques et orientations : Aperçu

Milieu de travail sain

Bien qu’une partie de la responsabilité pour la propreté sera assurée par les pratiques et les procédures de SPAC et de la gestion des installations (GI) des ministères, ainsi que par les services de nettoyage fournis aux bureaux et aux immeubles du gouvernement du Canada (Directive de SPAC sur la gestion des immeubles dans le contexte de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19)), une responsabilité additionnelle incombera aux gestionnaires et aux occupants des espaces de maintenir un lieu de travail propre.

Afin de favoriser un lieu de travail sain, il est recommandé qu’un organisme envisage de réduire considérablement la quantité de surfaces à nettoyer dans les bureaux et d’établir des normes et des règles d’usage claires pour faciliter le nettoyage fréquent et réduire les risques associés à la présence de virus sur les surfaces et les zones fréquemment touchées.

Il y a 3 domaines clés d’intervention :

  1. les espaces à usage individuel, le mobilier (surfaces de travail, poignées de tiroirs et sièges) et l’équipement (accessoires que vous touchez pour mettre en marche ou arrêter un appareil, pour régler la hauteur ou la proximité)
  2. les espaces, les meubles à usage commun (surfaces de table et sièges) et l’équipement (accessoires que vous touchez pour vous connecter en vue d’effectuer du travail en collaboration)
  3. l’hygiène personnelle (lavage fréquent des mains, éviter de se toucher le visage, et utilisation d’un désinfectant pour les mains). Reportez-vous à la page Web de l’ASPC Maladie à coronavirus (COVID-19) : Documents d’orientation

Pour ces 3 principaux domaines, les organismes doivent :

Éloignement physique

Certaines mesures d’éloignement physique dans les immeubles fédéraux s’appliqueront aux aires communes situées en dehors des zones opérationnelles, comme les entrées, les cages d’escalier, les toilettes, les ascenseurs et les salles de dîner, d’autres mesures s’appliqueront aux espaces de bureau eux-mêmes, où les personnes se rencontrent, travaillent et mangent. La présente directive porte sur les espaces de bureau eux-mêmes, et le fichier Directive de SPAC sur la gestion des immeubles dans le contexte de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) traite des aires communes situées en dehors des zones opérationnelles. En ce qui concerne le lieu de travail, il existe quatre principaux domaines d’intervention en matière d’éloignement physique :

Explorer la souplesse potentielle du lieu de travail actuel

La stratégie d’occupation

Les organismes doivent savoir quels sont les employés qui doivent être présents au bureau et comment ils peuvent utiliser l’espace en conséquence. Une stratégie d’occupation doit être élaborée sur cette base. L’objectif de cette stratégie consiste à déterminer l’occupation maximale autorisée du lieu de travail afin de respecter l’éloignement physique et de contribuer à la sécurité des occupants. La densité devra très probablement être réduite, car de nombreux facteurs peuvent avoir une incidence sur cette occupation maximale autorisée, notamment la capacité des ascenseurs et des toilettes et les points d’évacuation. Les orientations données dans le présent document portent essentiellement sur le lieu de travail dans les bureaux.

Tout d’abord, il faut évaluer si le lieu de travail convient à l’utilisation telle qu’elle est actuellement conçue, et ensuite y apporter les éventuelles modifications nécessaires, ce qui permettra de définir la quantité maximale de points de travail à utiliser à un moment donné. L’étape suivante consisterait à déterminer les équipements du lieu de travail qui doivent être mis à la disposition des employés (ou dont l’utilisation doit être limitée), et comment ils doivent être utilisés. Chaque lieu de travail est unique et peut présenter des occasions et des défis particuliers.

Aménagement et conception actuels du lieu de travail

Des tactiques simples à court terme et des protocoles d’utilisation sur le lieu de travail sont recommandés à ce stadeci pour garantir un retour sur le lieu de travail sûr sans nécessiter de modifications physiques de l’environnement. Si une telle approche est possible et qu’elle répond aux exigences opérationnelles, faites en sorte de limiter les changements physiques permanents sur le lieu de travail jusqu’à ce que les besoins à long terme puissent être évalués de manière approfondie.

Voici les principaux facteurs dont il faut tenir compte lors de l’examen de l’aménagement et de la conception actuels :

Chaque point de travail ou type de commodité sur le lieu de travail nécessite des examens différents et peut faire l’objet de stratégies d’utilisation différentes. La section qui suit explore chaque aménagement du lieu de travail et fournit des conseils sur son évaluation, de même que des recommandations concernant l’utilisation.

Postes de travail et points de travail ouverts

Examinez l'agencement actuel des postes de travail pour mesurer toutes les distances possibles entre les occupants. Dans les figures 3 et 4 ci-dessous des cercles de différentes couleurs indiquant le diamètre de distanciation de 2m autour des occupants en bleu, vert et turquoise se chevauchent comme les occupants se déplacent dans le poste de travail ou en entrant et sortant de l’espace, il ne serait donc pas possible de maintenir une distance de 2 mètres minimum entre occupants des postes de travail.

Figure 3
Rangée de postes de travail où les  périmètres de distanciation de 2 mètres qui se chevauchent selon le placement de la chaise – Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 3 Image d'un bureau de 4 places composé d'une rangée de quatre chaises avec des cercles indiquant une distance de 2 mètres entre chaque occupant qui se chevauchent sur les autres dans la rangée.
Figure 4
Rangées de postes de travail adjacents où les périmètres de distanciation de 2 mètres qui se chevauchent selon le placement de la chaise – Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 4 Image d'un bureau de 8 places disposées en 2 rangées de 4 stations. Les chaises et les stations sont orientées dans une seule direction, des cercles d'un diametre de 2 mètres encerclent les chaises et se chevauchent sur celles des occupants des postes de travail adjacents.
Figure 5
Configuration de postes de travail qui ne permet pas une distanciation de 2 mètres entre les occupants – Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 5 Image d'un bureau de 4 places, composé d'une 2 rangées de deux chaises, l'image est barrée. Le diagramme indique que cette configuration ne permet pas aux occupants de maintenir une distance de 2 mètres entre eux.

De nombreuses configurations de postes de travail ne permettent pas d'assurer une distance suffisante entre les occupants adjacents. Même lors d’un agencement de grandes stations de travail traditionnelles comme celle de la figure 5, il n'est pas toujours possible de respecter une distance de 2 mètres entre les occupants. Il est important de noter, qu’à l'heure actuelle, rien ne prouve que les cloisons offrent une sécurité suffisante entre les occupants et donc celles-ci ne devraient pas constituer la première ligne de défense.

Si les postes de travail ne présentent pas l’espacement minimum entre les sièges des occupants, il est recommandé de décaler l’occupation des postes de travail. Il est également déconseillé que des employés s’assoient face à face; en décalant l’occupation des postes de travail, vous pouvez donc corriger ce problème.

Figure 6
Rangée de poste de travail en alternant l'occupation – Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 6 Image d'un bureau de 4 places, composé d'une rangée de 4 chaises, avec 4 espaces alternés barrés. Le diagramme indique la manière optimale de créer une distance en retirant une poste de travail sur 2 de la configuration.
Figure 7
Postes de travail avec occupation décalée – Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 7 Image d'un bureau de 8 places, composé de 2 rangées de quatre chaises, avec 4 espaces alternés barrés. Le diagramme indique la manière optimale de créer une distance en retirant une poste de travail sur 2 de la configuration.
Figure 8
Sièges décalés – Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 8 Image d'un bureau de 8 places, composé de 2 rangées de 4 chaises, avec 4 espaces alternés barrés. Le diagramme indique la manière optimale de créer une distance en retirant une chaise sur 2 de la configuration, afin que les 4 sièges restants ne se fassent pas directement face.

Plus la stratégie d’occupation est souple, plus elle permet de facilement décaler les postes de travail, ce qui contribue à maximiser les espaces de travail et d’en utiliser qu’un nombre restreint.

La stratégie d’occupation doit également inclure des directives sur l’utilisation des espaces clos, des aires de collaboration ouvertes et des schémas de circulation.

Bureaux fermés ou autres points de travail

Les utilisateurs peuvent avoir besoin de s’isoler en réponse à un malaise ou à de l’anxiété pendant cette phase de reprise.

  1. Des espaces individuels fermés pourraient être mis à la disposition des employés afin de leur permettre d’accéder à un espace privé s’ils ont besoin d’un répit
  2. Les limites du nombre d’occupants doivent être fixées en fonction de la taille de la pièce, conformément aux protocoles d’éloignement physique
  3. Il faut envisager d’installer une affiche indiquant le protocole d’utilisation
Figure 9
Espace fermé – Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 9 Image en 3 dimensions d'un bureau fermé avec une cloison et une porte vitrées. Le bureau dispose 1 chaise longue et 1 pouf.

Salles de réunion et aires de collaboration ouvertes

Étant donné que l’occupation du lieu de travail sera très probablement réduite, les salles de réunion et les aires de collaboration ne seront peutêtre pas autant utilisées. Néanmoins, des modifications mineures peuvent être apportées pour maximiser leur utilisation et leur sécurité à un moment donné.

Figure 10
Salle de réunion – Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 10 Image d'une salle de réunion en vue isométrique. La salle est équipée d'une grande table rectangulaire et de 12 chaises. Une chaise sur deux est marquée d'un X pour indiquer qu'elle ne doit pas être utilisée.
Figure 11
Plan d'une salle de réunion – Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 11 Image d'une salle de réunion en vue de plan. La salle possède une très longue table rectangulaire avec 22 chaises. Une chaise sur 2 est marquée d'un X pour indiquer qu'elle ne doit pas être utilisée ou qu'elle doit être enlevée. La salle a deux entrées. L'une est réservée à l'entrée, l'autre à la sortie. Des flèches indiquent le chemin à suivre dans la salle.

Les aires de collaboration ouvertes doivent avoir une distance adéquate entre les sièges. Pour ce faire, il pourrait être nécessaire d’enlever des sièges, au besoin.

Figure 12
Aire de collaboration – Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 12 Image d'une zone de collaboration ouverte, avec 2 chaises informelles, un petit canapé en disposition triangulaire, avec une petite table commune centrée entre elles. Des marqueurs de distance indiquent qu'il y a 2 mètres d'espace entre les sièges.

Salles de matériel, cuisinettes et autres aires de soutien

Casiers, vestiaires et autres aires de rangement

Figure 13
Aire de casiers – Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 13 Image d'une zone de casiers avec 2 rangées de casiers pleine hauteur et un banc avec des allées entre les deux. Des flèches indiquent le chemin de déplacement unidirectionnel entre les casiers et le banc.

Aires de circulation

Le plan qui suit est un exemple de stratégie pour décaler les postes de travail sur tout un étage. Il indique les points de travail à ne pas utiliser, les modifications à apporter aux pièces fermées, et la manière de circuler dans 1 sens (autant que possible) sur le sol.

Figure 14
Exemple de plan de plancher – Version textuelle en dessous
Légende pour Figure 14
Version textuelle : Figure 14 Image d'un plan d'étage de bureau avec une disposition des sièges en quinconce. Un poste de travail ou un point de travail sur deux est marqué d'un X pour indiquer qu'il ne doit pas être utilisé. Les pièces fermées sont marquées d'une icône indiquant qu'elles sont réservées à un seul utilisateur à la fois ou que l'occupation de la pièce doit être réduite. Des flèches directionnelles indiquent le chemin de déplacement unidirectionnel. Une porte est marquée pour l'entrée uniquement, l'autre pour la sortie uniquement.

Locaux à usage particulier

Bien que le mandat de SPAC ne concerne que les bureaux administratifs généraux du gouvernement fédéral, de nombreux organismes peuvent disposer de locaux à usage particulier où ils doivent appliquer un éloignement social et physique similaires. En ce qui concerne les locaux à usage particulier (LUP), la conception et la construction originales reposaient sur l’espace appuyant une fonction spécifique du programme qui nécessitait une construction spécialisée à l’appui de cette fonction, par exemple une menuiserie fixe, une sécurité accrue, un contrôle de l’air ou de la température, etc.

Lieux de contact avec le public

Les employés qui retournent sur des lieux de travail où ils doivent interagir directement avec des membres du grand public peuvent se sentir particulièrement vulnérables. Comme de nombreux établissements d’alimentation et de vente au détail ont dû s’adapter lorsqu’il y a des interactions de proximité, des mesures temporaires peuvent être adoptées pour aider les employés à réintégrer le lieu de travail en toute sécurité et pour permettre aux membres du grand public de recevoir en toute sécurité les services dont ils ont besoin.

Modifications et améliorations possibles du lieu de travail pour favoriser un milieu de travail sain

Reconfiguration du mobilier

Si les postes de travail sont facilement reconfigurables (autonomes), il peut être possible de les espacer ou de les réorienter de manière à éviter que leurs occupants soient face à face.

Figure 15

Exemple de sièges disposés dos à dos–Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 15 Image d'une vue isométrique d'un groupe de postes de travail. Les postes de travail sont placés dos à dos et il y a une indication que toutes les chaises sont séparées d'au moins 2 mètres.

Accessoires

La création de limites physiques et perceptibles sur le lieu de travail peut contribuer à assurer le confort et la sécurité des personnes lorsqu’elles retournent au travail en leur fournissant des repères visuels pour un éloignement adéquat. L’un des moyens permettant d’y parvenir est l’ajout d’écrans et de panneaux. Bien que ces solutions accessoires puissent présenter certains avantages, il n’est pas encore clairement établi si les écrans, quels qu’ils soient, empêchent la propagation de la maladie. Ils peuvent cependant offrir un certain niveau de confort psychologique aux personnes qui occupent un espace. Ces solutions doivent être appliquées avec prudence afin de ne pas promouvoir un faux sentiment de sécurité, et il faut tenir compte de leurs répercussions potentielles sur l’environnement si jamais ces éléments étaient jugés inutiles à l’avenir.

Figure 16

Exemple de sièges disposés dos à dos–Version textuelle en dessous
Version textuelle : Figure 16 Image d'un écran d'intimité autoportant derrière 1 seule chaise, créant une zone semi-isolée.

Remarque

Ces produits doivent être ajoutés en consultation avec des experts professionnels et techniques afin de garantir que les problèmes d’évacuation potentiels sont évités et que l’accessibilité est maintenue.

Signalisation

Tenez compte du fait qu’il faut communiquer toute modification apportée à la conception/utilisation ou à tout protocole de santé au travail mis en place. Lorsque de nouvelles étiquettes ou normes de bureau sont instaurées, il est recommandé de fournir des conseils appropriés et complets aux utilisateurs en utilisant les voies de communication courantes afin de s’assurer qu’ils sont conscients de ce qui change et des comportements attendus, en soulignant les raisons et la manière dont ces mesures sont destinées à protéger leur santé et leur bienêtre, de même que ceux des autres.

Mesures supplémentaires temporaires pour l’hygiène personnelle

Afin de soutenir les directives et les protocoles de la santé publique canadienne, pensez à utiliser une signalisation et des indices sur le lieu de travail pour rappeler aux employés :

Se reporter à la page Web de l’ASPC Maladie à coronavirus (COVID 19) : Documents d’orientation

Afin de faciliter l’adoption de ces pratiques, installez des postes de désinfection des mains aux endroits appropriés, particulièrement à l’entrée des bureaux, en demandant aux employés de se désinfecter les mains lorsqu’ils entrent dans les zones opérationnelles. Pensez également à installer ces postes dans les zones les plus éloignées des toilettes et évitez de créer des goulots d’étranglement afin que les employés puissent maintenir une distance adéquate.

Recommandations en matière de comportement et d’utilisation

Bien que ce document fournisse des conseils et des orientations concernant l’environnement bâti, les changements de comportement peuvent être le facteur le plus crucial pour garder les milieux de travail sains. Et si l’environnement peut être un catalyseur important de changement de comportement, il ne peut à lui seul garantir la sécurité des personnes.

Dans le cadre de la stratégie d’occupation, les options suivantes peuvent être envisagées :

Afin d’instaurer un lieu de travail sain dans les aires de collaboration, il faut envisager les mesures suivantes :

Renseignements

Les demandes de renseignements sur les lieux de travail et les aménagements des ministères doivent être adressées au représentant ministériel des aménagements pour les clients.

Les demandes de renseignements généraux sur le présent document doivent être adressées à la boîte de réception Milieu de travail GC : tpsgc.similieudetravailgc-rpsgcworkplace.pwgsc@tpsgc-pwgsc.gc.ca.

Ressources et liens utilies

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