ARCHIVÉ – Bibliographie annotée : l’immigration francophone au Canada atlantique

Sources communautaires

AFMNB (Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick), 2004, L’immigration au sein des municipalités majoritairement francophones du Nouveau-Brunswick, Nouveau-Brunswick, Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick, 17 p.

Objectif de l’article : L’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB) présente les résultats d’une enquête évaluant le degré de sensibilisation des élus municipaux et documentant leur point de vue sur l’immigration dans leur municipalité.

Pertinence pour le thème de l’immigration francophone en Atlantique : L’enquête porte précisément sur l’immigration francophone dans les municipalités du Nouveau-Brunswick.

Résumé : L’étude, réalisée pour le compte de Entreprise Nouveau-Brunswick, porte sur six thèmes : la connaissance de l’existence du programme des Candidats du Nouveau-Brunswick; la préparation de la municipalité à recevoir des immigrants; l’opportunité de création d’entreprises; la possibilité de créer un comité de bienvenue; les ressources disponibles pour les nouveaux arrivants ainsi que le programme de parrainage communautaire. Dans la majorité des cas, les élus sont enthousiastes à l’arrivée des immigrants de certaines catégories (travailleurs spécialisés, investisseurs) et ils se disent prêts à fournir des efforts, malgré un manque de connaissance du programme des candidats du Nouveau-Brunswick. À partir de ces résultats, l’AFMNB propose une série de recommandations auprès de Entreprises Nouveau-Brunswick, notamment un plan de communication informant les élus au sujet du programme des candidats, une campagne de sensibilisation pour promouvoir les bienfaits de l’immigration auprès de la population, l’établissement d’une liste d’opportunités de créations d’entreprises, ainsi qu’un inventaire des besoins des municipalités et des immigrants en termes de services aux immigrants (il est d’ailleurs proposé à ce sujet que le Ministère et l’AFMNB élaborent conjointement une structure d’accueil, à transposer dans les municipalités).

Méthodologie : Vingt-trois élus municipaux et trois représentants de chambres de commerce ont participé à l’enquête, qui consistait en un questionnaire envoyé par télécopieur, suivi d’entrevues (téléphoniques ou en personne).

Mots-clefs : Services aux immigrants; attitudes locales; connaissance des politiques publiques.

AFMNB (Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick), 2007, Stratégie des services d’établissement pour les personnes immigrantes en région francophone du Nouveau-Brunswick : Phase II, document produit par Diversis, Nouveau-Brunswick, 22 p.

Objectif : Diversis propose une stratégie de services d’établissement aux municipalités francophones du Nouveau-Brunswick.

Pertinence pour le thème de l’immigration francophone en Atlantique : La publication porte essentiellement sur l’immigration francophone en territoire atlantique, mais surtout au Nouveau-Brunswick.

Résumé : Dans une étude antérieure, les auteurs avaient développé un indice permettant d’évaluer la capacité des municipalités à accueillir, retenir et intégrer les immigrants, indice appelé l’échelle de i-préparation. Dans le présent document, les municipalités ayant participé à la première phase réévaluent leur profil et leur niveau de i-préparation ; presque toutes ont augmenté de niveau, au moins légèrement. Ensuite, en s’appuyant sur un cadre appelé la « gestion axée sur les résultats », Diversis élabore une stratégie selon quatre lignes d’intervention : l’accueil, l’intégration et l’enracinement; l’expertise et le réseautage; la sensibilisation; ainsi que la stratégie d’immigration. La stratégie proposée vise l’accroissement démographique, la redynamisation économique et culturelle et une réponse à la pénurie de main-d’œuvre dans les régions francophones du Nouveau-Brunswick. Pour atteindre ce but, Diversis recommande un partenariat entre l’AFMNB avec divers organismes, notamment le Réseau Entreprise et le Secrétariat à la croissance démographique du Nouveau-Brunswick.

Mots-clefs : Services aux immigrants; sensibilisation.

CIR (Carrefour d’immigration rurale), 2006, Recherche et consultation pour le développement d’une stratégie des services d’établissement pour les personnes immigrantes en région francophone du Nouveau-Brunswick, document préparé conjointement par NordSud.org et le Carrefour d’immigration rurale, juin, 112  p.

Objectif : La publication présente les résultats d’activités de recherches et de consultation commandées par le ministère d’Éducation postsecondaire et Formation du Nouveau-Brunswick, et devant servir à orienter le développement d’une stratégie provinciale de services d’établissement pour les immigrants des régions francophones du Nouveau-Brunswick.

Pertinence pour le thème de l’immigration francophone en Atlantique : Le document porte précisément sur l’immigration francophone en Atlantique, bien que le territoire soit limité au Nouveau-Brunswick.

Résumé : Le rapport offre un portrait général de l’immigration dans les communautés francophones du Nouveau-Brunswick pour ensuite se concentrer sur huit municipalités choisies. Selon les auteurs, les deux principaux problèmes auxquels fait face le Nouveau-Brunswick en matière d’immigration francophone sont une lacune sur le plan du recrutement et la faible rétention. De plus, l’étude répertorie les projets, initiatives, actions et outils existants pour l’établissement des immigrants, par exemple l’appui à la recherche d’emploi et de logement, l’appui au démarrage d’entreprise ou des programmes d’apprentissage de langue anglaise et française. Un tableau indique quels services sont disponibles dans chaque ville. Les auteurs cherchent aussi à identifier le niveau de renforcement des capacités communautaires nécessaire pour mettre en œuvre les stratégies d’établissement. Chacune des municipalités est observée sous la loupe d’une échelle de l’i-préparation, c’est-à-dire un indice permettant d’évaluer les communautés quant à leur capacité à accueillir et intégrer les nouveaux arrivants. Les auteurs terminent avec une série de recommandations, catégorisées selon les plans des politiques (adopter une approche holistique et tenir compte de toutes les dimensions de l’immigration au lieu de se limiter à l’aspect économique), des approches (sensibilisation, compétences interculturelles, etc.), des pratiques (renforcer les partenariats entre les municipalités francophones de la province, mieux outiller les municipalités, etc.) et des services, surtout en matière de francisation.  

Méthodologie : Recherche documentaire et cueillette d’information, à la fois auprès d’acteurs locaux (conseils économiques, écoles, centres communautaires, etc.), auprès de la population, des décideurs en matière d’immigration et des représentants municipaux. Huit municipalités ont été choisies (Bouctouche, Dieppe, Edmundston, Grand Caraquet, Grand-Sault, Kedgwick-St-Quentin, St-François et St-Léonard), sur la base de leur représentativité régionale et de leur leadership ou intérêt marqué pour l’immigration.

Mots-clefs : Stratégies et politiques publiques; Services aux immigrants.

CSPC (Centre syndical et patronal du Canada), 2005, National and provincial Trends & Issues on Immigration New Brunswick and Canada. Fredericton, NB, Canada, 26 p.

Objectif : Ce document est constitué d’une série de tableaux offrant un portrait statistique de la population immigrante du Nouveau-Brunswick, en insistant sur l’importance de l’immigration dans une stratégie de lutte contre la baisse démographique.

Pertinence pour le thème de l’immigration francophone en Atlantique : Bien que le sujet ne soit pas au cœur de la publication, on remarque des données intéressantes sur la population immigrante francophone au Nouveau-Brunswick.

Résumé : Parmi les données portant plus spécifiquement sur l’immigration francophone, on remarque que le Nouveau-Brunswick a reçu 1,3% des immigrants francophones du Canada (mais seulement 0,6% des immigrants francophones récents). Sur le plan de la connaissance des langues officielles, seulement 1% des immigrants au Nouveau-Brunswick parlent uniquement le français (mais 4% parmi les immigrants récents) et un autre 24% parlent les deux langues officielles (23% parmi les immigrants récents), pour un total de 25% d’immigrants capables de parler le français. Enfin, notons que 9% des immigrants au Nouveau-Brunswick ont le français comme langue maternelle et que 12% parlent le français à la maison.

Mots-clefs : Démographie.

FCFA (Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada), 2004, Évaluation de la capacité des communautés francophones en situation minoritaire à accueillir de nouveaux arrivants : rapport final. Ottawa, mars, 154 p.

Le document se divise en deux parties : « Phase I » et « Phase II ».

PHASE I :

Objectif : L’étude vise à évaluer la capacité de six communautés francophones en situation minoritaire à accueillir et intégrer les immigrants francophones.

Pertinence pour le thème de l’immigration francophone en Atlantique : Une des six communautés à l’étude se trouve en Atlantique (Moncton).

Résumé : Pour commencer, les auteurs dressent un profil démographique de l’immigration francophone, d’abord globalement et ensuite par secteurs géographiques : si l’on exclut le Québec, le premier choix des immigrants ayant une connaissance du français est l’Ontario, suivi de loin par la Colombie-Britannique et l’Alberta. Par contre, si l’on considère les données en pourcentage, le Nouveau-Brunswick est la province ayant la plus grande proportion d’immigrants francophones dans sa population (toujours en excluant le Québec). Les auteurs se penchent ensuite sur les services d’établissement offerts, sujet principal de la publication. D’une manière générale, les résultats dressent un portrait plutôt décevant des services d’intégration : en effet, la majorité des immigrants se disent peu satisfaits des services d’appui reçus et nombre d’entre eux connaissent des problèmes d’intégration. On constate aussi que, malgré le fait que les immigrants se trouvent en milieu francophone, leur maîtrise de l’anglais parfois précaire a pour effet de les isoler et limite considérablement leur intégration au marché du travail. Comme dans de nombreuses autres études, la non-reconnaissance des diplômes et des expériences professionnelles est présentée comme un des principaux obstacles à l’obtention d’un emploi.

Pour le cas de Moncton, on recommande d’établir un service francophone d’accueil et d’accompagnement, d’améliorer l’information sur les réalités sociales et économiques du Nouveau-Brunswick et d’élaborer une stratégie en matière d’emploi. Les auteurs suggèrent aussi la participation de l’Université de Moncton et de l’Association multiculturelle du Grand Moncton dans ces interventions.

Méthodologie : Revue documentaire suivie de 31 entrevues (dont 5 à Moncton) auprès de groupes cibles, soient des organismes prestataires de services d’accueil pour les immigrants francophones et des organismes œuvrant au développement de la francophonie. Par la suite, un sondage téléphonique a été réalisé auprès de 184 immigrants francophones vivant dans chacune des six villes (16 répondants pour le cas de Moncton). Pour finir, des groupes de discussion de nouveaux arrivants ont été formés.

PHASE II :

Objectif : Tout comme la Phase I, la Phase II évalue la capacité de certaines communautés à accueillir et intégrer les nouveaux arrivants, mais cette fois, les communautés choisies se situent à l’extérieur des grands centres urbains.

Pertinence pour le thème de l’immigration francophone en Atlantique : Trois des cinq provinces à l’étude sont en Atlantique (Terre-Neuve-Labrador, Île-du-Prince-Édouard et Nouvelle-Écosse).

Résumé : Dans la première partie, on trouve un portrait de la situation politique (l’apport de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, l’impact du partage des compétences entre le fédéral et le provincial), démographique et organisationnelle des provinces à l’étude (puisque les régions à l’étude reçoivent peu d’immigration, les organismes spécialisés dans le domaine y sont rares). La seconde partie présente les attitudes des francophones locaux face à l’immigration et aux nouveaux arrivants francophones. Les auteurs tentent de mesurer le niveau d’interaction entre les acteurs locaux et les nouveaux venus, la contribution des immigrants à la croissance (économique, démographique) de la communauté, la contribution de l’immigration à la francophonie, l’intégration des immigrants sur le marché du travail (par exemple, pour contrer la pénurie de main-d’œuvre) et enfin, la reconnaissance des acquis avec lesquels arrive le nouveau venu (formation académique, expérience professionnelle). Les auteurs terminent avec une série de recommandations s’appliquant à l’ensemble du Canada français. Leur principale recommandation consiste à améliorer l’intégration économique en ciblant uniquement les nouveaux arrivants dont le profil d’emploi correspond aux besoins en main-d’œuvre de la région. Ils insistent aussi sur l’importance de développer l’ouverture à l’immigration dans les plus petites communautés, en admettant que celle-ci n’est définitivement pas acquise.

Méthodologie : La méthodologie est semblable à celle de la Phase I; seuls les cas changent. Sur un total de 29 entrevues auprès d’organismes, on en compte cinq à Terre-Neuve-Labrador, six à l’Île du Prince Édouard et sept en Nouvelle-Écosse. Pour les sondages téléphoniques, sur un total de 201 répondants francophones (mais non immigrants, cette fois), 39 sont de Terre-Neuve-Labrador, 43 de la Nouvelle-Écosse et 38 de l’Île du Prince Édouard.

Mots-clefs : Services aux immigrants; Attitudes locales.

FCFA (Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada), Point d’arrivée : le bulletin du dossier immigration dans les communautés francophones et acadiennes (no 1, juin 2006; no 2, mars 2007 et no 3, novembre 2007).

Objectif : Ces bulletins présentent les actions concernant l’immigration en milieu francophone minoritaire entreprises par la FCFA et les organismes membres.

Pertinence pour le thème de l’immigration francophone en Atlantique : La publication touche directement l’immigration francophone, et bien qu’on ne parle pas exclusivement de l’Atlantique (la situation de plusieurs provinces est présentée), l’outil s’avère pertinent, ne serait-ce que pour avoir des exemples d’actions possibles.

Résumé du no 1 (juin 2006) : Ce premier numéro de Point d’arrivée présente les activités en matière d’immigration francophone au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du­Prince-Édouard et dans les provinces de l’Ouest. On y apprend que la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) a embauché une chargée de projet pour répondre à ses priorités en matière d’immigration. Plusieurs activités reliées à ces priorités ont été mises en œuvre, comme des séances d’information et de sensibilisation s’adressant à la communauté et des partenariats avec divers acteurs (organismes communautaires, partenaires fédéraux, bailleurs de fonds, etc.). Du côté du Nouveau-Brunswick, on recense, entre autres, les activités suivantes : la journée de la francophonie et de la lutte contre le racisme, la création d’un partenariat avec le ministère de l’Éducation pour améliorer l’apprentissage du français langue seconde chez les immigrants, ainsi qu’un second partenariat avec le Conseil économique du Nouveau-Brunswick pour analyser les opportunités d’emplois intéressants dans le cadre du programme d’immigration de la province. À l’Île du Prince Édouard, la région Évangeline est en période de consultation pour élaborer le plan d’action du Carrefour d’immigration rurale.

Résumé du no 2 (mars 2007) : Ce second numéro se divise en trois parties : on présente tout d’abord le Plan stratégique pour favoriser l’immigration au sein des communautés francophones en milieu minoritaire, pour enchaîner sur les activités promotionnelles réalisées à l’international par la FCFA et Citoyenneté et immigration Canada. On conclut avec les activités de différentes provinces, dont l’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. Le premier Carrefour d’immigration rurale de l’Île du Prince Édouard vient d’ouvrir ses portes et suggère une liste d’objectifs pour la région Évangeline, dont la réduction de l’exode juvénile, l’intégration des nouvelles familles dans les communautés locales et l’amélioration de l’accueil des nouveaux arrivants. En Nouvelle-Écosse, la FANE travaille à la mise sur pied d’un nouveau projet de parrainage des immigrants et réfugiés francophones dans la région d’Halifax. Au Nouveau-Brunswick, le Centre d’accueil et d’intégration des immigrants du Moncton métropolitain (CAIIMM), destiné spécifiquement aux nouveaux arrivants francophones, a été inauguré.

Résumé du no 3 (novembre 2007) : Ce numéro synthétise les activités entamées depuis mars 2007, au niveau national et provincial, incluant les provinces de la Nouvelle-Écosse, Île-du­Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick. Par exemple, en Nouvelle-Écosse, un projet pilote est en cours pour mettre en lumière les besoins en main-d’œuvre des communautés francophones et pour informer les employeurs de l’existence de programmes permettant de recruter des immigrants. Aussi, un colloque sur la régionalisation de l’immigration en milieu francophone s’est tenu à Pointe-de-l’Église en novembre, réunissant des chercheurs universitaires et des représentants d’organismes fournisseurs de services aux nouveaux immigrants. À l’Île du Prince Édouard, on note la parution d’un guide pour les nouveaux arrivants dans la région Évangéline. Divers projets de sensibilisation suivent leur cours en milieu scolaire et communautaire, par exemple avec la première édition du festival Acadiversité. Enfin, au Nouveau-Brunswick, le Carrefour d’immigration rurale de St-Léonard a été reconnu comme organisme de parrainage privé, ce qui lui donne la possibilité de recevoir 25 réfugiés sur une base annuelle. Le gouvernement néo-brunswickois a initié une consultation publique, intitulée : C’est le temps d’agir : Élaborer la stratégie de croissance démographique de Nouveau-Brunswick, consultation axée sur quatre secteurs : le rapatriement, l’immigration, l’établissement et la rétention.

Mots-clefs : Services aux immigrants; Stratégies et politiques publiques.

FCFA (Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada), 2004, Profil des communautés francophones et acadiennes du Canada, 2005, 30 p. Dossier complété par quatre publications provinciales : Profil de la communauté francophone et acadienne de Terre-Neuve et du Labrador; de l’Île-du-Prince-Édouard; de la Nouvelle-Écosse; du Nouveau-Brunswick, 2004, 20 p. chacun.

Objectif : La publication réunit et présente des renseignements sur la population francophone et acadienne du Canada. Ce document est complété par des profils de communautés francophones à l’échelle provinciale.

Pertinence pour le thème de l’immigration francophone en Atlantique : Ni l’Atlantique ni l’immigration ne sont sujets principaux de la publication, mais on y trouve néanmoins de l’information et des statistiques intéressantes. Dans le cas des profils provinciaux, l’Atlantique devient sujet central, mais les données sur l’immigration francophone demeurent minimes.

Résumé : Tant le profil canadien que les profils provinciaux débutent avec un survol. historique et géographique; les documents présentent ensuite un portrait de la communauté francophone selon les aspects de la vitalité démographique, linguistique, économique ainsi que la diversité culturelle. Dans les profils provinciaux, les auteurs examinent de surcroît la vie communautaire en explorant les principaux organismes, les communications, la culture, l’éducation, la santé et services sociaux, la justice et l’économie.

La section sur la diversité culturelle inclut quelques données sur l’immigration francophone : 

  • Terre-Neuve et Labrador : Cette province a reçu 215 immigrants en 2001, environ 50% venant de pays du Sud et le l’Ouest de l’Europe. On observe trois phases principales d’arrivée immigrante : avant 1961, entre 1971-1980 et 1991-2001.
  • Île-du-Prince-Édouard : À peine 1,5% des francophones sont nés hors du pays. En 2001, on comptait une centaine d’immigrants francophones résidant sur l’île, dont la plupart seraient arrivés entre 1971 et 1980.
  • Nouvelle-Écosse : On y comptait environ 1500 immigrants en 2001, dont la moitié viennent d’Europe et le quart de l’Asie. L’immigration a connu une hausse entre les années 1992-2001 : on compte que 21% des immigrants francophones de la province sont arrivés après 1996
  • Nouveau-Brunswick : Il s’agit de la province de l’Atlantique recevant le plus d’immigrants francophones : en 2001, on en compte 2820, c’est-à-dire 2,3% du total national. De plus, les auteurs mentionnent que la proportion d’immigrants venus d’Afrique a tendance à augmenter depuis les années 1996. Selon les auteurs, la province cherche à accroître le nombre d’immigrants francophones.

Méthodologie : Analyses de sources documentaires et statistiques (en provenance de Statistiques Canada).

Mots-clefs : Démographie.

SAANB (Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick), 2002, L’accueil et l’intégration des immigrants francophones au Nouveau-Brunswick, document préparé par Okana-Solutions Marketing et Nasser Bacouche, 13 p.

Objectif : Cette étude vise une plus grande compréhension des immigrants et de leurs rapports avec la société d’accueil, ainsi qu’une meilleure connaissance des motifs poussant les immigrants à quitter le Nouveau-Brunswick. La finalité est d’améliorer l’accueil et l’établissement des immigrants francophones au Nouveau-Brunswick.

Pertinence pour le thème de l’immigration francophone en Atlantique : L’immigration francophone au Nouveau-Brunswick, un territoire de l’Atlantique, est au cœur de la publication.

Résumé : Après avoir répertorié les études et les propositions portant sur l’accueil et l’intégration des immigrants francophones de la province, les auteurs ont entrepris une recherche pour cerner les obstacles auxquels sont confrontés les immigrants et organismes prestataires de services, ainsi que leurs capacités et stratégies de résolution de problème. De manière générale, les entrevues ont laissé savoir que, bien que le Nouveau-Brunswick soit une province agréable où il serait convenable d’élever leurs enfants, la principale raison qui pousse les immigrants à partir est la difficulté à trouver un emploi, à cause de la non-reconnaissance des diplômes et des expériences professionnelles. Pour certains immigrants francophones, le fait de ne pas parler anglais a aussi été une barrière, alors que l’information véhiculée à l’ambassade canadienne suggère qu’il soit facile de vivre seulement en français à Moncton. De plus, des immigrants indépendants déplorent l’écart entre leur accueil (ou plutôt, leur absence d’accueil) et l’accueil des réfugiés.

Pour leur part, les agentes de l’Association multiculturelle du Grand Moncton (MAGMA) recommandent que les fonctionnaires et la population en général soient mieux éduqués au sujet des immigrants et de leurs cultures, que les organismes soient mieux informés de l’arrivée de nouveaux immigrants (dans le but d’en améliorer l’accueil) et que l’on travaille à combattre le racisme, notamment par un mécanisme de résolution de conflit.

Forts des renseignements recueillis, les auteurs recommandent d’augmenter la recherche sur l’immigration au Nouveau-Brunswick et de fournir de l’information complète aux immigrants dans leur pays d’origine. De plus, on suggère fortement de mettre en place des structures d’accueil en français et de résoudre le problème épineux de l’emploi, en établissant par exemple des équivalences académiques et en travaillant avec les entrepreneurs.

Méthodologie : Recherche documentaire et entrevues avec des immigrants et avec deux agentes d’un organisme fournisseur de services aux immigrants (MAGMA). Seize (16) immigrants choisis au hasard ont répondu à un questionnaire et participé aux entrevues de groupe de 2, 3 ou 4 personnes. L’étude s’est terminée avec une journée de réflexion ouverte à la population de Moncton.

Mots-clefs : Services aux immigrants; Emploi et reconnaissance des acquis; Situation linguistique.

SAANB (Société des acadiens et acadiennes du Nouveau-Brunswick), 2004, Analyse des opportunités d’emploi dans le cadre du Programme d’immigration au Nouveau-Brunswick, document produit par Cabinet Conseil Normand Corno, 44  p.

Objectif : L’enquête vise à présenter un profil du marché de l’emploi au Nouveau-Brunswick et à identifier les professions en pénurie de personnel, afin d’envisager les possibilités d’emploi pour les immigrants, un enjeu important puisque de nombreuses études montrent que l’accès à un emploi est une des principales préoccupations des immigrants.

Pertinence pour le thème de l’immigration francophone en Atlantique : L’enquête porte spécifiquement sur les employeurs francophones du Nouveau-Brunswick.

Résumé : En plus de chercher les secteurs en pénurie de personnel, les auteurs s’interrogent sur la connaissance des employeurs du Programme d’immigration du Nouveau-Brunswick et leur volonté à embaucher des immigrants. Les résultats montrent que 82.6% des employeurs sondés se disent prêts à faire une place aux immigrants. Les principales pénuries de personnel identifiées se trouvent dans les professions suivantes : comptable, programmeur informatique, électronicien, enseignant ou traducteur, ainsi que plusieurs postes dans le domaine de la santé (dont pharmacien, infirmière, inhalothérapeute, médecin spécialiste et omnipraticien).

Méthodologie : Analyse de documents suivie de l’élaboration d’un questionnaire, envoyé par courriel ou télécopieur aux 780 membres (entreprises et associés) francophones du CÉNB, mais dont seulement 22 ont participé à l’enquête (taux de réponse de 3%).

Mots-clefs : Emploi; connaissance des politiques publiques.

SAANB (Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick), 2005, «  Le dossier de l’immigration en Acadie », chapitre écrit par Jean-Guy Rioux dans Rendez-vous immigration 2004, sous la direction de Hélène Destrempes et Joe Ruggeri, Centre Métropolis Atlantique, University of New-Brunswick, pp. 325­-342.

Objectif de l’article : L’auteur expose les réflexions et les projets de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick (SAANB) quant à l’immigration dans la province.

Pertinence pour le thème de l’immigration francophone en Atlantique : Rioux décrit l’Acadie du Nouveau-Brunswick comme une société francophone et en expose les projets précisément quant à l’immigration. La pertinence de l’article est importante pour connaître les objectifs de la SAANB sur le sujet.

Résumé : Selon l’auteur, la SAANB, notant une certaine baisse démographique et un essoufflement dans la dynamique de la communauté francophone au Nouveau-Brunswick, se tourne vers l’immigration francophone pour revitaliser sa population. Avec la création de la Table de concertation sur l’immigration francophone au Nouveau-Brunswick, la SAANB s’est dotée d’un plan stratégique favorisant l’atteinte de ses objectifs, entre autres sensibiliser les Acadiens du Nouveau-Brunswick face à l’immigration et structurer des instances d’accueil et d’intégration.

Mots-clefs : Stratégies et politiques publiques; Sensibilisation; Services aux immigrants.

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