ARCHIVÉ – Sources de revenu et autonomie des immigrants âgés au Canada

V. Revenu — Fréquence et moyennes

Dans la présente section, nous examinerons la fréquence avec laquelle les trois groupes de personnes âgées tirent des revenus des différentes sources ainsi que le montant moyen de ces revenus. Les immigrants âgés disposent de dix types de revenus : cinq proviennent du marché; cinq de régimes de retraite. Ces revenus sont décrits à la Section III. Nous nous intéresserons ici aux sources de revenus les plus fréquentes ainsi qu’aux tendances importantes observées au fil des ans après l’admission. En ce qui concerne les revenus tirés du marché, on s’intéressera surtout aux revenus d’emploi, aux revenus de placement et aux suppléments versés par les provinces. En ce qui touche les revenus provenant de régimes de retraite, on accordera une attention particulière aux prestations du RPC ou du RRQ, à celles des régimes de retraite complémentaires, de la SV, du SRG, ou de l’Allocation.

Figure 4 : Fréquence des revenus d’emploi chez les immigrants âgés pour l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe d’aînés

Figure 4 : Fréquence des revenus d’emploi chez les immigrants âgés pour l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe d’aînés

La figure 4 indique la fréquence des revenus d’emploi chez les trois groupes d’aînés pendant l’année d’imposition 2000 [note 15]. Il semble y avoir une corrélation négative entre l’âge lors de l’admission et la fréquence des revenus d’emploi. Au cours de la première année d’observation, 45 % des aînés à long terme avaient déclaré des revenus d’emploi; au bout de 20 ans, cette proportion n’avait diminué que de 10 %. La première année suivant l’admission, 50 % des aînés à court terme avaient déclaré des revenus d’emploi. Cette proportion a toutefois constamment baissé par la suite si bien qu’elle était respectivement de 20 % et de  2 %, au bout de la onzième et de la vingtième année. On a observé une tendance analogue chez les aînés immédiats, mais une fréquence moindre pour chaque année observée. Moins de 30 % des aînés immédiats ont déclaré des revenus d’emploi la première année suivant leur arrivée. Au bout de la onzième année, cette proportion était inférieure à 5 % et nulle à la quinzième.

On constate également une corrélation négative entre les revenus d’emploi et l’âge lors de l’admission. Toutefois, contrairement à la tendance observée dans le cas de la fréquence, les revenus d’emploi moyens augmentent à mesure que s’allonge la durée du séjour [note 16]. Ainsi, les aînés à long terme affichaient des revenus d’emploi d’environ 25 000 $ onze ans après leur admission, mais de 32 500 $ au bout de la vingtième année. Les aînés à court terme avaient des revenus d’emploi de 12 000 $ la première année suivant leur admission, mais d’environ 22 0000 $ la onzième. Quant aux aînés immédiats, ils ont affiché des revenus d’emploi légèrement inférieurs à 10 000 $ la première année suivant leur admission, mais légèrement supérieurs à 10 000 $  la dixième [note 17].

Figure 5 : Fréquence  des revenus d’emploi chez les immigrants âgés pour l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

Figure 5 : Fréquence  des revenus d’emploi chez les immigrants âgés pour l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

La figure 5 indique les différences que présentent les diverses catégories d’immigrants en ce qui concerne la fréquence des revenus d’emploi [note 18]. Les données présentées dans ce graphique portent sur l’ensemble des immigrants âgés. Les détails concernant les trois sous-groupes d’aînés de chaque catégorie d’immigrants sont présentés dans le corps du texte.

La relation négative entre l’âge lors de l’admission et la fréquence des revenus d’emploi présentée à la figure 4 s’applique à toutes les catégories d’immigrants. Les immigrants de la plupart des catégories voient diminuer la fréquence de leur revenu d’emploi à mesure que s’allonge la durée de leur séjour au Canada. Toutefois, la fréquence elle-même ainsi que le rythme auquel elle diminue varient selon la catégorie. Une conclusion semblable a été tirée à propos du montant des revenus d’emploi déclarés. Bien que les immigrants des diverses catégories aient déclaré des revenus d’emploi de différents niveaux, la plupart des catégories présentent une relation négative entre les revenus d’emploi et l’âge lors de l’admission, ainsi que des revenus d’emploi plus élevés les dernières années.

Chez les immigrants de la catégorie économique, surtout les demandeurs principaux qualifiés, on a observé une fréquence plus importante des revenus d’emploi à chaque point de la période d’observation. Les demandeurs principaux qualifiés ont également déclaré, à chaque étape, des revenus d’emploi supérieurs d’environ 7 500 $ à 10 000 $ à la moyenne.

Chez les immigrants de la catégorie du regroupement familial, on observe une fréquence très semblable à celle de la figure 4, sauf en ce qui concerne les aînés à long terme du groupe des parents et des grands-parents qui présentaient une fréquence nettement inférieure à la moyenne. Les revenus d’emploi des immigrants de ces deux groupes, en particulier les parents et les grands-parents, se situent également au-dessous de la moyenne. Les aînés à court terme et immédiats du groupe des parents et des grands-parents n’ont jamais déclaré des revenus d’emploi supérieurs à 15 000 $.

Par rapport à la moyenne, les réfugiés ont affiché une fréquence inférieure et des revenus d’emplois comparables. Les immigrants retraités ont présenté la fréquence la plus faible, celle-ci n’ayant jamais dépassé 10 %. Toutefois, le petit nombre d’entre eux ayant déclaré des revenus d’emploi ont affiché une moyenne très proche de celle indiquée à la figure A4, en annexe.

Figure 6 : Fréquence des revenus de placement chez les immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe de personnes âgées

Figure 6 : Fréquence des revenus de placement chez les immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe de personnes âgées

La figure 6 illustre la fréquence des revenus de placement chez la population âgée pendant l’année d’imposition 2000 [note 19]. Il semble exister une corrélation positive entre la fréquence des revenus de placement et l’âge lors de l’admission, mais uniquement dans le cas des aînés à long terme. Un peu moins de 40 % d’entre eux ont déclaré des revenus de placement la onzième année. Ce pourcentage a légèrement augmenté avec le temps, si bien qu’il était de 45 % la vingtième année. Quant aux aînés à court terme et immédiats, 20 % d’entre eux ont déclaré des revenus de placement les premières années suivant l’admission, et environ 30 % à 40 % entre les cinquième et dixième années. À partir de la dixième année, la fréquence diminue légèrement pour se stabiliser autour de 35 %.

Le revenu de placement moyen a été relativement constant au fil des années écoulées après l’admission et presque identique chez les trois groupes de personnes âgées [note 20]. En moyenne, les aînés à long terme et à court terme ont déclaré des revenus de placement de 5 000 $, tandis que ceux des aînés immédiats ont été de 6 000 $. On a noté des variations entre les différentes catégories d’immigrants en ce qui concerne la fréquence et le montant moyen des revenus de placement.

La figure 7 indique, selon la catégorie d’immigrants, la fréquence des revenus de placement qu’ont touchés les personnes âgées pendant l’année d’imposition 2000  [note 21]. Encore une fois, cette figure fournit, relativement aux différentes catégories, des renseignements globaux sur les immigrants âgés, tandis que le texte renseigne plus en détail sur les trois sous-groupes d’aînés.

Les demandeurs principaux qualifiés et les conjoints et personnes à charge qualifiés de tous les groupes d’aînés présentent une fréquence supérieure de 10 % à celle indiquée à la figure 6. Les autres immigrants de la catégorie économique et les immigrants retraités présentent des fréquences encore plus importantes, puisqu’elles ont approché au début de 70 % et 85 % respectivement et se sont maintenues à plus de 60 % et 70 % la vingtième année. Les immigrants de la catégorie économique et les immigrants retraités ont également déclaré un revenu de placement annuel plus élevé. Tous les immigrants de ces groupes ont déclaré des revenus de placement d’au moins 10 000 $ les premières années suivant l’admission. En ce qui concerne les demandeurs principaux qualifiés et les conjoints et les personnes à charge qualifiés, ce montant a chuté à moins de 5 000 $ la dixième année et est demeuré à ce niveau jusqu’à la vingtième année. Toutefois, les autres immigrants de la catégorie économique et les immigrants retraités ont continué de déclarer des revenus de placement annuels supérieurs à 10 000 $ jusqu’à la vingtième année.

Chez les autres immigrants de la catégorie du regroupement familial, la fréquence et le montant moyen des revenus de placement ont été comparables à ceux observés globalement. La seule différence est que les aînés à court terme de cette catégorie ont affiché une fréquence supérieure d’environ 10 % à celle qu’ont présentée les aînés à court terme d’après la figure 6. Le revenu de placement moyen des trois groupes de personnes âgées correspond aux moyennes déclarées par l’ensemble des personnes âgées.

Figure 7 : Fréquence des revenus de placement chez les immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

Figure 7 : Fréquence des revenus de placement chez les immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

Encore une fois, les parents et grands-parents ainsi que les réfugiés présentent des résultats différents. La fréquence des revenus de placement est beaucoup moins importante chez les aînés de ces deux groupes que celle indiquée à la Figure 6. Le montant moyen du revenu de placement déclaré est également plus faible que celui illustré à la figure A6 de l’annexe. En moyenne, les parents et grands-parents de chacun des trois groupes de personnes âgées ont déclaré un revenu de placement annuel inférieur à 5 000 $. Les réfugiés ont quant à eux déclaré moins de 2 000 $ chaque année en revenus de placement.

La figure 8 illustre la fréquence des suppléments versés par les provinces aux immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000. Il existe une corrélation positive entre l’âge lors de l’admission et la fréquence des suppléments provinciaux chez deux des trois groupes de personnes âgées. Il existe également un lien entre la fréquence et les années écoulées depuis l’admission chez deux groupes de personnes âgées. En moyenne, 10 % à 15 % des aînés à long terme ont déclaré des suppléments provinciaux pendant toutes les années écoulées depuis l’admission. En revanche, chez les aînés à court terme et immédiats, la fréquence des suppléments provinciaux a augmenté en proportion des années écoulées depuis l’admission. Ainsi, environ 5 % des aînés à court terme ont déclaré des suppléments provinciaux la première année après leur admission, un peu plus de 20 % la dixième année, et 35 % la vingtième. De même, chez les aînés immédiats, la fréquence des suppléments provinciaux, qui a été de 10 % la première année suivant l’admission, n’a pas cessé d’augmenter par la suite : elle est passée à 20 % la cinquième année pour s’établir ensuite autour de 40 % à 45 % à partir de la dixième année.

Figure 8 : Fréquence des suppléments provinciaux (prestations d’aide sociale comprises) chez les immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe de personnes âgées

Figure 8 : Fréquence des suppléments provinciaux (prestations d’aide sociale comprises) chez les immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe de personnes âgées

Bien que la fréquence ait augmenté au fil des années après l’admission, le montant moyen des suppléments provinciaux a diminué [note 22]. Les aînés à long terme ont déclaré des prestations légèrement inférieures à 8 000 $ jusqu’à la quinzième année, année où le montant moyen des suppléments provinciaux a commencé à baisser. La vingtième année, les suppléments provinciaux moyens ont ainsi été tout juste inférieurs à 4 000 $. Les aînés à court terme et ceux à long terme ont déclaré des prestations de près de 9 000 $ la première année suivant l’admission; toutefois, la dixième année, cette moyenne a beaucoup diminué. À partir de la onzième année, dans le cas des aînés immédiats, et de la quinzième, dans celui des aînés à court terme, les suppléments moyens versés par les provinces ont été d’environ 1 500 $.

La figure 9 illustre la fréquence des suppléments provinciaux versés aux immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants [note 23]. Il convient de noter, encore une fois, que cette figure ne répartit pas la population de personnes âgées entre les divers sous-groupes d’aînés. Nous nous penchons plus en détail ci-après sur chaque sous-groupe d’immigrants âgés faisant partie des diverses catégories.

La corrélation positive entre l’âge lors de l’admission et la fréquence des suppléments provinciaux versés vaut pour toutes les catégories d’immigrants. Toutefois, la hausse de la fréquence pendant les années postérieures à l’admission a été constatée uniquement dans le cas des parents et des grands-parents. En moyenne, la fréquence a diminué chez les immigrants de la catégorie économique au cours des années suivantes, tandis qu’elle a baissé chaque année dans le cas des réfugiés. Une conclusion analogue a été tirée à propos du montant des suppléments moyens versés par les provinces. Les immigrants des différentes catégories ont déclaré différents niveaux d’aide sociale. Toutefois, la corrélation positive entre les suppléments provinciaux et l’âge à l’admission, ainsi que la baisse des suppléments provinciaux au cours des années ultérieures s’appliquent à la plupart des catégories d’immigrants. C’est dans le cas des parents et des grands-parents que la hausse de la fréquence et la baisse simultanée du montant moyen des suppléments provinciaux versés, au cours des dixième et onzième années, sont les plus prononcées, bien qu’elles aient été observées dans toutes les catégories.

Figure 9 : Fréquence des suppléments provinciaux versés (prestations d’aide sociale comprises) aux immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

Figure 9 : Fréquence des suppléments provinciaux versés (prestations d’aide sociale comprises) aux immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

Chez les immigrants de la catégorie économique, surtout les immigrants « autres » de cette catégorie, la fréquence des suppléments provinciaux est inférieure à celle indiquée à la figure 8. Elle est restée plutôt constante au cours de la période, malgré une légère baisse chez ceux ayant été admis depuis plus longtemps. Chez les demandeurs principaux qualifiés, on observe également que la moyenne des suppléments provinciaux est inférieure tout au long de la période; bien que le montant moyen des suppléments soit plus bas à la fin de la période, cette baisse n’a pas eu lieu soudainement, au cours de la dixième année. Il s’agit plutôt d’une baisse graduelle, qui a débuté au cours de la première année d’observation et s’est poursuivie après la dixième année.

Chez les parents et les grands-parents, la fréquence est très semblable à celle qui apparaît à la figure 8, à l’exception des parents et des grands-parents à long terme, chez lesquels elle est supérieure à la moyenne. Les suppléments provinciaux versés aux parents et aux grands-parents sont également très proches des moyennes présentées à la figure 8, mais la baisse est encore plus marquée à partir de la dixième année. En revanche, chez les autres immigrants de la catégorie du regroupement familial, la fréquence est constante (entre 15 % et 20 %) pour tous les groupes de personnes âgées, quel que soit le nombre d’années écoulées depuis l’admission. Les autres immigrants de la catégorie du regroupement familial présentent également, à l’égard des suppléments provinciaux, une moyenne légèrement inférieure, et la baisse de ces suppléments est moins perceptible la dixième année.

Les suppléments provinciaux ont été versés aussi fréquemment aux réfugiés âgés à long terme qu’aux parents et grands-parents à long terme; plus précisément, la fréquence a varié entre 20 % et 30 %, sans corrélation apparente avec les années écoulées depuis l’admission. Toutefois, les réfugiés appartenant aux groupes des aînés immédiats et à court terme ont présenté la fréquence la plus élevée pendant les premières années ayant suivi leur admission. Les aînés immédiats et les aînés à court terme ont présenté respectivement au début une fréquence de 80 % et de 90 %. Cette fréquence a baissé graduellement au fil des années ayant suivi l’admission si bien que, la vingtième année, elle était de 50 % chez les aînés à court terme et de 70 % chez les aînés immédiats.

Toujours en ce qui concerne les suppléments provinciaux, les immigrants retraités ont présenté la fréquence la plus faible et la moyenne la plus basse. Chez tous les groupes d’aînés, la fréquence est demeurée égale ou inférieure à 10 %, et la moyenne d’environ 1 000 $.

Figure 10 :  Fréquence des prestations du RPC et du RRQ versées aux immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe de personnes âgées

Figure 10 :  Fréquence des prestations du RPC et du RRQ versées aux immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe de personnes âgées

La figure 10 illustre la fréquence du versement de prestations du RPC et du RRQ aux immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000. Comme les prestations sont liées à la durée de la période travaillée au Canada, il n’est pas surprenant qu’il y ait une corrélation positive entre les années écoulées depuis l’admission et la fréquence de ces prestations. En fait, cette explication donnerait également à penser qu’il pourrait exister une corrélation positive entre l’âge lors de l’admission et la fréquence. Les personnes qui sont jeunes lors de leur admission ont devant elles un plus grand nombre d’années à passer sur le marché du travail canadien et, donc, la possibilité de cotiser pendant plus longtemps au RPC et au RRQ. C’est ce que l’on peut observer pour les aînés à court terme et immédiats, les premiers présentant une fréquence nettement plus élevée à partir de la dixième année. Les deux groupes présentent une fréquence inférieure à 10 % jusqu’à la septième année. À la dixième année, cette fréquence approche les 20 % chez les aînés à court terme et les 30 % chez les aînés immédiats. À partir de la dixième année, les prestations du RPC et du RRQ sont plus fréquentes dans le cas des aînés à court terme. La fréquence se stabilise à près de 65 % à la quatorzième année, alors qu’elle oscille entre 20 % et 30 % dans le cas des aînés immédiats. Chez les aînés à long terme, la fréquence se situe entre celle des deux autres groupes de personnes âgées. Les aînés à long terme présentent une fréquence légèrement supérieure à 10 % la première année d’observation. Cette fréquence augmente de façon constante au fil des années qui suivent l’admission pour finir par atteindre 60 % la vingtième année. Même si les aînés à long terme ont pu bénéficier d’une plus longue période pour cotiser au RPC et au RRQ, ils n’en ont pas été les prestataires les plus fréquents.

Il convient de se rappeler que les aînés à long terme avaient entre 40 et 49 ans lors de leur admission. Avant la vingtième année, le groupe des aînés à long terme n’est pas entièrement compris dans l’échantillon. Même à partir de la vingtième année, la plus jeune personne du groupe a tout juste atteint 60 ans et ne pouvait pas bénéficier de la prestation intégrale du RPC et du RRQ. Cette situation n’est pas sans présenter un lien avec le fait que 30 % des aînés à long terme déclaraient toujours des revenus d’emploi 20 ans après leur admission, comme le montre la figure 4. Le fait que les aînés à long terme aient été en proportion plus nombreux que les autres aînés à travailler après 60 ans aura une incidence sur la fréquence et peut-être sur le montant moyen de tous les types de revenus de retraite étudiés dans la présente section.

Comme on s’y attendait, il y a une corrélation positive, quoique minime, entre les prestations moyennes du RPC et du RRQ et l’âge lors de l’admission [note 24]. On observe également une très légère tendance à la hausse au fil des ans après l’admission dans le cas des aînés à long terme et à court terme. Les aînés à long terme ont déclaré tirer du RPC et du RRQ des prestations moyennes de 2 000 $ à 2 500 $. Les aînés à court terme ont reçu des prestations de 1 000 $ à 2 000 $ et les aînés immédiats des prestations de 1 000 $. Les immigrants de toutes les catégories présentent des corrélations et des tendances comparables en ce qui concerne la fréquence et le montant moyen des prestations.

Figure 11 : Fréquence des prestations du RPC et du RRQ versées aux immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

Figure 11 : Fréquence des prestations du RPC et du RRQ versées aux immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

La figure 11 illustre la fréquence des prestations du RPC et du RRQ versées aux immigrants âgés de chaque catégorie au cours de l’année d’imposition 2000 [note 25]. Dans cette figure, tous les immigrants âgés appartenant à une même catégorie sont regroupés. Les détails sur les trois sous-groupes de personnes âgées au sein de chaque catégorie d’immigrants sont présentés ci-dessous.

Dans le groupe des aînés à long terme, les immigrants de la catégorie économique, et surtout les demandeurs principaux qualifiés, présentent une fréquence inférieure à celle indiquée à la figure 10 [note 26]. Chez les aînés à court terme, les immigrants des catégories économiques ont affiché une fréquence supérieure à la moyenne d’environ 20 %  à partir de la quinzième année. Le montant moyen des prestations déclarées par les immigrants de la catégorie économique ne diffère pas beaucoup de la moyenne présentée à la figure A10 de l’annexe. Toutefois, les demandeurs principaux qualifiés ont déclaré des prestations supérieures d’environ 1 000 $ à la moyenne.

Chez les parents et les grands-parents, la fréquence des prestations et leur montant moyen correspondent à ceux de l’ensemble des personnes âgées. Les seules différences sont observées chez les aînés à long terme. Les aînés à long terme de cette catégorie ont touché plus souvent des prestations du RPC et du RRQ, et le montant de ces prestations était moins élevé. Les autres immigrants de la catégorie du regroupement familial ont affiché une fréquence analogue à la moyenne indiquée à la figure 10, à l’exception des aînés à court terme qui ont présenté une fréquence supérieure à 20 % à partir de la quinzième année [note 27]. Tous les immigrants âgés de cette catégorie ont tiré du RPC et du RRQ des prestations supérieures de 500 $ à 1 000 $ à la moyenne.

En ce qui concerne les réfugiés, la fréquence des prestations était semblable à celle indiquée à la figure 10, sauf dans le cas des aînés immédiats chez qui elle a été plus faible et n’a jamais dépassé 20 %. De toutes les catégories d’immigrants, ce sont les retraités qui ont affiché la fréquence et les prestations moyennes les plus faibles. Cela n’est pas surprenant, puisque moins de 10 % des immigrants retraités avaient déjà déclaré des revenus d’emploi.

Figure 12 : Fréquence des revenus tirés de régimes de retraite complémentaires chez les immigrants âgés, au cours de l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe de personnes âgées

Figure 12 : Fréquence des revenus tirés de régimes de retraite complémentaires chez les immigrants âgés, au cours de l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe de personnes âgées

La Figure 12 illustre la fréquence des revenus que les immigrants âgés ont tirés de régimes de retraite complémentaires, au cours de l’année d’imposition 2000 [note 28]. Il existe une corrélation négative entre la fréquence des revenus tirés de régimes de retraite complémentaires et l’âge lors de l’admission. Il semble également y avoir une tendance à la hausse au fil des années écoulées après l’admission. Chez les immigrants à long terme, la fréquence, inférieure à 5% la onzième année, augmente de façon constante par la suite si bien que, 20 ans après l’admission, près de 20 % des aînés à long terme ont déclaré des revenus tirés de régimes de retraite complémentaires. Moins de 5 % des aînés à court terme ont déclaré des revenus provenant de régimes de retraite complémentaires au cours des premières années suivant leur admission. À partir de la dixième année, la fréquence augmente pour atteindre environ 25 % la vingtième année. Dans le cas des aînés immédiats, la fréquence, qui est inférieure à 10 % les premières années après l’admission, augmente à partir de la dixième année et se maintient entre 20 % et 25 % jusqu’à la vingtième année.

Les immigrants âgés ont tiré des régimes de retraite complémentaires des revenus moyens relativement élevés avant la dixième année [note 29]. Ce revenu a toutefois diminué au fil des ans après l’admission. Les aînés à long terme ont tiré entre 10 000 $ et 12 000 $ de régimes de retraite complémentaires entre la onzième et la quinzième année. Après la quinzième année, le revenu moyen provenant de cette source diminue pour s’établir à 10 000 $, 20 ans après l’admission. Les régimes de retraite complémentaires ont procuré aux aînés à court terme des revenus annuels de près de 25 000 $ la sixième année. Ce montant moyen descend par contre à 12 500 $, la dixième année, et à 7 500 $, la vingtième. La baisse des revenus moyens tirés de cette source n’est pas aussi marquée chez les aînés immédiats, mais elle est néanmoins observable. Les régimes de retraite complémentaires ont procuré 16 000 $  en moyenne aux aînés immédiats avant la dixième année, et 12 500 $ par la suite.

Figure 13 : Fréquence des revenus tirés de régimes de retraite complémentaires par les immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

Figure 13 : Fréquence des revenus tirés de régimes de retraite complémentaires par les immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

La figure 13 illustre la fréquence avec laquelle les immigrants âgés ont tiré des revenus de régimes de retraite complémentaires au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants [note 30]. Ici encore, cette figure fournit des renseignements globaux sur les immigrants âgés de chaque catégorie. Des détails sont présentés ci-après sur les trois sous-groupes de personnes âgées.

À partir de la dixième année, les immigrants de la catégorie économique présentent une fréquence plus élevée que celle indiquée à la figure 12. À la vingtième année, les aînés à long terme des catégories économiques présentent une fréquence de 25 %, et les aînés à court terme une fréquence de 55 %. Les immigrants de la catégorie économique ont tiré, des régimes de retraite complémentaires, des revenus moyens plus élevés au départ; toutefois, la vingtième année, la plupart ont eu des revenus correspondant à ceux présentés à la figure A12 de l’annexe. Les demandeurs principaux qualifiés font exception : leurs régimes de retraite complémentaires leur ont procuré des revenus moyens de 15 000 $ à la vingtième année.

Les immigrants retraités présentent, à partir de la dixième année, une fréquence encore plus élevée. Celle-ci oscille entre 70 % et 75 % la vingtième année. Le revenu annuel moyen provenant de cette source est également supérieur à la moyenne et à celui des immigrants de la catégorie économique. La vingtième année, les aînés à court terme du groupe des retraités ont tiré en moyenne 15 000 $ de régimes de retraite complémentaires; les aînés immédiats, près de 20 000 $.

Les parents et grands-parents ainsi que les réfugiés ont moins souvent bénéficié de régimes de retraite complémentaires et en ont tiré des revenus moyens moins élevés, et cela toutes les années ayant suivi l’admission. La fréquence de ce type de revenu chez les immigrants âgés de ces catégories ne dépasse jamais 20 %, et, la plupart des années, elle est inférieure à 10 %. Les aînés à court et à long terme de ces catégories ont déclaré avoir tiré un peu moins de 5 000 $ de cette source à partir de la dixième année. Les aînés immédiats de la catégorie des parents et des grands-parents ont déclaré 8 500 $ à partir de la dixième année, alors que ceux de la catégorie des réfugiés n’ont tiré aucun revenu de régimes de retraite complémentaires.

La figure 14 illustre la fréquence des prestations de la SV chez les personnes âgées au cours de l’année d’imposition 2000. Les aînés à long terme n’ont pas déclaré de prestations de la SV avant la seizième année [note 31]. À la seizième année, la fréquence de la SV est de 15 %; à la vingtième, elle est de 45 %. Les aînés à court terme n’ont pas déclaré de prestations de la SV avant la sixième année ayant suivi leur admission, année où le membre le plus âgé de ce groupe a atteint l’âge de 65 ans. La fréquence est demeurée égale ou inférieure à 10 % jusqu’à la dixième année, après quoi elle a augmenté de façon très nette, ayant passé à 35 % pour ensuite continuer d’augmenter avant de se stabiliser à près de 95 %, la quinzième année. Les aînés immédiats ont présenté un profil analogue en ce qui concerne la fréquence des prestations de la SV : ils ont peu bénéficié des prestations de la SV pendant les premières années ayant suivi leur admission. Cela change avec l’augmentation très nette à 75 % la dixième année. Après la dixième année, la fréquence augmente encore de 20 % et demeure au-dessus de 95 % à partir de la quatorzième année.

Figure 14 : Fréquence des prestations de la SV chez les immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe de personnes âgées

Figure 14 : Fréquence des prestations de la SV chez les immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe de personnes âgées

Les trois groupes de personnes âgées ont bénéficié, en moyenne, de prestations de la SV presque identiques [note 32]. Tous les immigrants âgés ont reçu un montant assez constant, soit environ 2 000 $, avec une augmentation très légère au fil des années après l’admission. Une faible baisse du montant moyen des prestations peut être observée la dixième année chez les aînés à court terme et immédiats. La dixième année, la vaste majorité des immigrants ont habité au Canada pendant au moins dix ans et sont ainsi admissibles à la SV [note 33]. Comme les immigrants ont été admis au Canada à divers moments au cours de l’année, la date où ils commencent à toucher des prestations varie aussi beaucoup tout au long de la première année complète. En conséquence, le montant moyen des prestations reçues par ce groupe est très inférieur au montant des prestations touchées l’année complète suivante. Il est probable que la baisse temporaire des prestations moyennes est due au fait que la majeure partie des personnes n’ont pas droit aux prestations de la SV pour toute la dixième année. La nette augmentation de la fréquence, combinée avec le faible montant des prestations initiales, se traduit par un creux dans les prestations annuelles moyennes reçues par cette cohorte d’immigrants, la dixième année.

La Figure 15 illustre la fréquence des prestations de la SV chez les immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants [note 34]. Elle porte sur l’ensemble des immigrants âgés au sein de chaque catégorie. Des renseignements plus détaillés sont présentés ci-après sur les sous-groupes d’aînés des différentes catégories d’immigrants.

Figure 15 : Fréquence des prestations de la SV touchées par les immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

Figure 15 : Fréquence des prestations de la SV touchées par les immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

Chez les immigrants de la catégorie économique, la fréquence de la SV est quelque peu différente. Les aînés à long terme des catégories économiques présentent une fréquence inférieure à celle indiquée à la figure 14. Les aînés à court terme présentent un profil semblable à cet égard, avec des niveaux plus bas au début et une fréquence de 95 % au cours des dernières années d’observation. Toutefois, l’augmentation est beaucoup plus graduelle chez les immigrants de la catégorie économique. L’augmentation soudaine observée la dixième année chez la population des personnes âgées dans son ensemble ne touche pas les immigrants de la catégorie économique. En ce qui concerne les prestations moyennes de la SV, les immigrants de ces catégories présentent le même profil que celui indiqué à la figure A14 de l’annexe, mais touchent des prestations légèrement plus élevées.

Les immigrants de la catégorie du regroupement familial affichent un profil semblable à celui de la figure 14, sauf les parents et grands-parents des groupes d’aînés à court terme et à long terme qui ont touché plus fréquemment des prestations de la SV. En ce qui concerne le montant moyen des prestations, les parents et les grands-parents ont déclaré le même montant que la moyenne, alors que les autres immigrants de la catégorie du regroupement familial ont déclaré des prestations légèrement supérieures.

Les prestations touchées par les réfugiés cadrent avec les moyennes observées chez l’ensemble des personnes âgées, tant en ce qui concerne leur montant que leur fréquence. Les immigrants retraités présentent des profils similaires, mais les aînés à court terme et à long terme de cette catégorie ont touché un peu moins souvent des prestations à partir de la dixième année.

La figure 16 montre la fréquence des prestations du SRG et de l’Allocation chez les immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000. Ces prestations présentent, à cet égard, un profil très semblable à celui des prestations de la SV. Près de 10 % des aînés à long terme ont déclaré des prestations du SRG et de l’Allocation au cours de la première année d’observation. La fréquence du SRG et de l’Allocation augmente progressivement jusqu’à la quinzième année et plus rapidement pas la suite. La vingtième année, la fréquence du SRG et de l’Allocation atteint 40 %. Les aînés à court terme ont présenté une fréquence inférieure à 10 % jusqu’à la dixième année, année à partir de laquelle la fréquence grimpe à 35 %. Cette dernière continue d’augmenter à un rythme constant jusqu’à la seizième année et demeure relativement stable, à un peu plus de 80 % par la suite. De même, les aînés immédiats présentent une fréquence inférieure à 20 % jusqu’à la dixième année, où elle fait un bond de 65 %. Peu après, la fréquence dépasse 80 % et reste à ce niveau jusqu’à la vingtième année.

Figure 16 : Fréquence des prestations du SRG et de l’Allocation versées aux immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe de personnes âgées

Figure 16 : Fréquence des prestations du SRG et de l’Allocation versées aux immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon le sous-groupe de personnes âgées

Comme dans le cas des prestations de la SV, les montants moyens du SRG et de l’Allocation restent constants au fil des années après l’admission, à l’exception d’une baisse temporaire observée la dixième année chez les aînés à court terme et immédiats [note 35]  [note 36]. Toutefois, les montants moyens sont beaucoup plus élevés que ceux déclarés pour la SV, et l’on peut établir une corrélation positive entre les prestations moyennes du SRG et de l’Allocation et l’âge lors de l’admission. Sur les trois groupes d’aînés, ce sont les aînés à long terme qui ont reçu les prestations moyennes les plus faibles, soit environ 6 000 $. Les prestations moyennes déclarées par les aînés à court terme et immédiats sont un peu plus élevées, s’établissant respectivement à 7 500 $ et 8 000 $, à l’exception de la dixième année, où elles chutent temporairement à 5 000 $.

La figure 17 indique la fréquence des prestations du SRG et de l’Allocation versées aux immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, pour chaque catégorie d’immigrants [note 37]. Cette figure regroupe tous les immigrants âgés appartenant à une même catégorie. On trouvera ci-après plus de détails sur les trois sous-groupes de personnes âgées faisant partie de chaque catégorie d’immigrants.

Sur le plan de la fréquence, les immigrants de la catégorie économique présentent un profil différent de celui indiqué à la figure 16. D’abord, même si la fréquence augmente avec les années suivant l’admission, celle des prestations du SRG et de l’Allocation ne présente pas de pointe à la dixième année. Deuxièmement, chez les immigrants de la catégorie économique, et en particulier les demandeurs principaux qualifiés, on observe une fréquence plus faible. Chez les aînés à long terme des catégories économiques, la fréquence des prestations du SRG et de l’Allocation est inférieure d’au moins 10 % la vingtième année; chez les demandeurs principaux qualifiés, elle est inférieure de 20 %. Les aînés à court terme présentent quant à eux une fréquence inférieure d’environ 15 % à celle qui apparaît à la figure 16. La constance des prestations du SRG et de l’Allocation au fil des années, avec une baisse à la dixième année, est également observée chez les immigrants de la catégorie économique. Toutefois, le montant moyen des prestations est inférieur d’environ 1 000 $ chez les aînés à long terme et à court terme.

Ici encore, les parents et les grands-parents ont affiché des prestations assez semblables, par leur fréquence et leur montant moyen, à celles de toutes les catégories d’immigrants. Toutefois, il convient de signaler quelques différences notables. La fréquence des prestations du SRG et de l’Allocation était beaucoup plus grande chez les aînés à long terme qui faisaient partie de ce groupe : 85 %, la vingtième année. On n’observe pas chez les aînés à court terme une augmentation progressive de la fréquence, mais plutôt un sommet à la dixième année, comme dans le cas des aînés immédiats. Les aînés à court terme et immédiats ont aussi affiché une fréquence légèrement plus élevée à partir de la dixième année. En ce qui concerne les prestations moyennes, la seule différence est que les aînés à long terme du groupe des parents et des grands-parents ont déclaré environ 500 $ de plus qu’il est indiqué à la figure A16 de l’annexe.

En revanche, les autres immigrants de la catégorie du regroupement familial présentent une fréquence des prestations du SRG et de l’Allocation inférieure à celle indiquée à la figure 16 et, même si cette fréquence augmente au fil des années après l’admission, il n’y a pas de pointe à la dixième année. Les prestations moyennes pour les immigrants âgés de cette catégorie sont également inférieures d’environ 1 000 $ à celles observées pour l’ensemble des catégories d’immigrants.

Figure 17 : Fréquence des prestations du SRG et de l’Allocation chez les immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

Figure 17 : Fréquence des prestations du SRG et de l’Allocation chez les immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants

Les réfugiés âgés, comme les parents et les grands-parents, présentent des tendances analogues à celles constatées de façon générale, sauf que la fréquence de leurs prestations et le montant moyen de celles-ci sont légèrement supérieurs. Les aînés à long terme de ce groupe présentent une fréquence supérieure de près de 20 %  à celle indiquée à la figure 16, tandis que les aînés à court terme et immédiats présentent une fréquence supérieure à 90 % la plupart des années suivant la dixième année.

De toutes les catégories d’immigrants, ce sont les immigrants retraités des groupes d’aînés à court terme et immédiats qui ont affiché la fréquence la plus faible des prestations du SRG et de l’Allocation. Cette fréquence passe brusquement de 0 % à 40 %, la dixième année, chez les immigrants retraités, mais elle n’augmente plus par la suite. Les prestations moyennes déclarées sont également inférieures de 1 500 $ à 2 500 $  aux moyennes présentées à la figure A16 de l’annexe.

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15  L’expression « revenus d’emploi » s’entend du salaire dont le montant figure à la case 14 du feuillet T4 ainsi que des autres revenus d’emploi non indiqués dans le feuillet T4 (y compris les pourboires et les gratifications).

16  Voir, en annexe, la figure A4 : Revenus d’emploi réels moyens, chez les immigrants âgés pour l’année d’imposition 2000.

17  En raison de l’insuffisance des observations, il n’existe pas de résultats significatifs à présenter ni au sujet du revenu d’emploi des aînés à court terme, 15 ans après leur admission, ni au sujet de celui des aînés à court terme, dix ans après leur arrivée.

18  Une figure analogue sur les revenus d’emploi moyens est présentée en annexe à la figure A5 : Revenus d’emploi réels moyens des immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants.

19  Les revenus de placement s’entendent des « intérêts et autres revenus de placement ». Ils englobent les sommes déclarées à la ligne 121 de l’État des revenus de placements (annexe 4).

20  Voir, en annexe, la figure A6 : Revenus de placement réels moyens des immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000.

21  Une figure semblable, sur les revenus de placement moyens, est fournie en annexe; il s’agit de la figure A7 : Revenus de placement réels moyens des immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants.

22  Voir, en annexe, la figure A8 : Suppléments provinciaux réels moyens (prestations d’aide sociale comprises) versés aux immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000.

23  Une figure analogue sur les suppléments moyens versés par les provinces figure en annexe. Il s’agit de la figure A9 : Suppléments provinciaux réels moyens (aide sociale comprise) versés aux immigrants âgés pendant l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants.

24  Voir la figure A10, en annexe : Prestations moyennes réelles du RPC et du RRQ versées aux immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000.

25  Une figure similaire sur les prestations moyennes du RPC et du RRQ est présentée en annexe. Il s’agit de la figure A11 : Prestations moyennes réelles du RPC et du RRQ versées aux immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants.

26  Il ne faut pas oublier que 55 % des demandeurs principaux qualifiés du groupe des aînés à long terme déclaraient toujours des revenus d’emploi à la vingtième année.

27  C’est à la 15e année que tous les immigrants âgés à court terme ont atteint l’âge minimum de 65 ans.

28  L’expression « régime de retraite privé » s’entend du revenu « autres pensions et pensions de retraite » déclaré à la ligne 115 de la formule d’impôt d’un particulier. Ce revenu comprend les montants déclarés à la case 16 du feuillet T-4A et à la case 31 du feuillet T-3 et inclut également tout paiement forfaitaire inscrit à la case 18 d’un feuillet T-4A ou à la case 22 d’un feuillet T-3. La ligne 115 inclut également les rentes dans le cas des déclarants de plus de 65 ans et les pensions d’autres pays.

29  Voir la figure A12, en annexe : Revenus moyens réels tirés de régimes de retraite privés par les immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000.

30  Une figure similaire présentant les revenus moyens provenant de régimes de retraite complémentaires est fournie en annexe; voir la figure A13 : Revenus moyens réels tirés de régimes de retraite complémentaires par les immigrants âgés, au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants.

31  C’est à la seizième année que les plus âgés des immigrants du groupe des aînés à long terme ont atteint l’âge minimum de 65 ans et sont ainsi admissibles aux prestations de la SV.

32  Voir Annexe, Figure A14 : Prestations moyennes réelles de la SV versées aux immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000.

33  Certains immigrants ayant séjourné temporairement au pays avant d’y être admis ont certes accumulé dix ans de résidence avant la dixième année, mais ils ne représentent pas une forte proportion de la population.

34  Une figure similaire présentant les prestations moyennes de la SV est fournie en annexe; voir la figure A15 : Prestations moyennes réelles de la SV reçues par les immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants.

35  Voir la figure A16, en annexe : Prestations moyennes réelles du SRG et de l’Allocation versées aux immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000.

36  Comme les prestations du SRG sont susceptibles de commencer à être versées le même mois que les prestations de la SV, les motifs expliquant la baisse des prestations de la SV à la dixième année valent également pour la baisse temporaire des prestations du SRG et de l’Allocation observée au même moment.

37  Une figure similaire présentant les prestations moyennes réelles du SRG et de l’Allocation est fournie en annexe; voir la figure A17 : Prestations moyennes du SRG et de l’Allocation versées aux immigrants âgés au cours de l’année d’imposition 2000, selon la catégorie d’immigrants.

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