CIMM - CIMM 3.5 – Rapport de la SCHL - 4 decembre 2025
Réponse d’IRCC à une demande d’information présentée par le Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration le 23 septembre 2025
Question
Mme Salma Zahid: Concerne les besoins en logements, quels avantages mesurables a-t-on constatés jusqu'à maintenant pour alléger la pression sur les marchés locaux du logement depuis la mise en place du plafond d'étudiants étrangers? Pouvez-vous donner des exemples qui démontrent ces avantages?
Mme Soyoung Park: J'ai déjà mentionné certains de ces avantages. À la suite de l'instauration du plafond et de la réduction du nombre d'étudiants étrangers, nous avons constaté un refroidissement du marché en général, en particulier dans les collectivités ayant un pourcentage plus élevé d'étudiants canadiens et étrangers.
Mme Salma Zahid: Avez-vous des données pour la ville de Toronto?
Mme Soyoung Park: Je n'ai pas de données pour Toronto en particulier, car la source officielle des statistiques que nous avons données n'est pas IRCC, mais la SCHL. Cela dit, nous pouvons veiller à les obtenir.
Réponse
Les conclusions suivantes sont tirées du Rapport sur le marché locatif, automne 2024, publié par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) :
- En 2024, la croissance des loyers a ralenti dans la plupart des grands marchés locatifs du Canada d'une année sur l'autre, Toronto enregistrant la plus faible croissance des loyers parmi les grandes régions métropolitaines de recensement. À Toronto, le loyer moyen d'un appartement de deux chambres construit spécialement pour la location a augmenté de 2,7 % d'une année surl'autre en 2024, contre 8,8 % en 2023.
- Même que la croissance démographique est restée un facteur important de la demande locative au Canada, l'introduction d'un plafond sur le nombre d'étudiants internationaux admis a exercé une pression à la baisse sur la demande locative des étudiants, entraînant un ralentissement de la croissance des loyers, en particulier sur les marchés locaux situés à proximité des établissements postsecondaires.
- Par exemple, les marchés locatifs situés près de l'Université McMaster et du Collège Mohawk à Hamilton, ainsi que près de l'Université Brock et du Collège Niagara à St. Catharines-Niagara, ont connu des taux d'inoccupation plus élevés en 2024 en raison de la diminution du nombre d'étudiants étrangers, ce qui a contribué à ralentir la croissance des loyers. À Hamilton, la croissance moyenne des loyers des appartements de deux chambres a ralenti, passant de 13,7 % à 2,3 % entre 2023 et 2024, tandis qu'à St. Catharines-Niagara, elle a ralenti, passant de 8,4 % à 3,7 %.
- Dans la région du Grand Toronto, le ralentissement de la croissance des loyers s'explique principalement par la forte augmentation de l'offre locative, due à l'achèvement d'un nombre élevé de projets de copropriétés, qui a entraîné un afflux important de copropriétés locatives sur le marché, parallèlement à l'expansion de l'offre locative spécialisée à son rythme le plus rapide depuis 1990.