CIMM – Mot d’ouverture – 21 octobre 2025
Bon après-midi.
Je veux souligner que nous nous réunissons sur le territoire traditionnel et non cédé du peuple algonquin Anishinaabeg.
Je vous remercie d’avoir entrepris cette étude sur le système d’immigration du Canada.
Mes collègues et moi‑même nous réjouissons de cette conversation.
Nous poursuivons le même objectif : un système auquel la population canadienne peut faire confiance, dont la clarté rend l’utilisation facile pour les personnes nouvellement arrivées et qui continue à renforcer notre pays.
Au cours de la dernière décennie, le ministère a subi une transformation majeure.
Nous avons modernisé nos systèmes et nos processus pour les rendre plus efficaces, plus transparents et plus axés sur la clientèle.
Ainsi, les demandes simples sont traitées plus rapidement, les erreurs sont réduites et les agents et agentes peuvent consacrer plus de temps aux cas complexes.
Les personnes demandeuses obtiennent également des renseignements en ligne plus clairs sur l’état d’avancement de leur dossier.
Malgré la fierté que nous inspirent ces progrès, nous savons que le système subit toujours des pressions.
Nous avons constaté une augmentation significative des demandes d’asile et une croissance rapide de la population étudiante étrangère et de la main‑d’œuvre temporaire.
Cette situation a entraîné une hausse de la demande en matière de logement, de soins de santé et de services sociaux et a mis à l’épreuve l’opinion publique concernant l’immigration.
Pour rétablir l’équilibre et la confiance, nous adaptons nos programmes et nos politiques.
Nous avons fixé des plafonds et des objectifs pour les résidents temporaires et nous renforçons les critères d’admissibilité et les mesures de protection de l’intégrité afin que la proportion de cette population revienne à un niveau viable.
Les modifications apportées à nos programmes de permis de travail et des étudiants étrangers ont déjà entraîné une diminution du nombre de nouvelles arrivées, soit une baisse de plus de 235 000 entre janvier et juillet par rapport à la même période l’année dernière.
Nous cherchons également à trouver un équilibre entre la protection des personnes vulnérables et un système d’asile solide et équitable.
En 2023, l’Entente sur les tiers pays sûrs a été étendue à l’ensemble de notre frontière terrestre commune, ce qui a entraîné une baisse significative des passages irréguliers.
Les demandes d’asile ont diminué de plus de 30 % depuis le début de l’année, et des baisses notables ont été enregistrées dans les aéroports et à l’intérieur du pays.
Nous travaillons sur d’autres moyens de renforcer le système d’asile.
Les nouvelles règles du projet de loi C-12 feraient en sorte qu’une demande d’asile ne puisse être déférée à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié si elle est présentée plus d’un an après l’arrivée initiale de la personne au Canada, ou si la personne traverse la frontière entre les points d’entrée et présente sa demande après la période de deux semaines prévue par l’Entente sur les tiers pays sûrs.
Ces réformes décourageraient l’utilisation abusive du système et le protégeraient d’éventuelles vagues de demandes.
De manière plus générale, IRCC accorde la priorité absolue à la sécurité et à l’intégrité de tous ses programmes.
Toutes les personnes qui demandent à venir au Canada font l’objet d’un filtrage minutieux. Nous travaillons avec l’ASFC, le SCRS et la GRC pour gérer le contrôle de l’immigration, la sécurité et l’application de la loi.
Nous continuons à mettre à jour les indicateurs de risque, à élargir le partage d’informations avec les partenaires et à améliorer les outils permettant à nos agentes et agents de prendre des décisions avisées.
Le gouvernement présentera bientôt son rapport annuel sur l’immigration. Celui-ci contiendra nos objectifs en matière de niveaux d’immigration pour 2026 et les projections pour 2027 et 2028, tant pour la résidence permanente que pour la résidence temporaire.
L’objectif de notre ministère demeure de maintenir le nombre de personnes nouvellement arrivées à un niveau viable tout en attirant des personnes possédant les compétences nécessaires à la croissance économique du Canada.
Pour terminer, je souhaite aborder la question de l’immigration francophone.
Nous disposons de diverses stratégies pour accroître le nombre de personnes francophones nouvellement arrivées dans l’ensemble du Canada, ce qui est essentiel pour maintenir la dualité linguistique et favoriser le dynamisme des communautés, de Moncton à Whitehorse.
Madame la présidente, membres du comité, notre ministère continue de s’adapter et de se moderniser pour répondre aux besoins du Canada, tout en gardant l’équité et la confiance du public au cœur de toutes nos activités.
Merci. Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions.