Document d’information : Retard de la capacité opérationnelle initiale (COI) du CC‑295 Martin-pêcheur

Document d'information

Au sujet du projet de remplacement d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe (ARSVF)

Des forces militaires modernes et capables font partie intégrante de notre capacité à assurer la sécurité nationale du Canada et à apporter une contribution sur la scène mondiale. Elles jouent également un rôle essentiel dans les missions de recherche et sauvetage (SAR) au pays. À cette fin, le gouvernement du Canada veille à ce que les membres des Forces armées canadiennes (FAC) soient doté de l’équipement dont ils ont besoin pour sauver des vies en procédant au remplacement des flottes existantes d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe du Canada.

Au sujet du projet :

  • On procède à l’acquisition d’une flotte de 16 nouveaux CC-295 Martin-pêcheur, aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe dotés de capteurs;
  • Le contrat accordé en 2016 à Airbus Defence and Space vise :
    • seize nouveaux aéronefs;
    • un nouveau centre d’instruction muni de simulateurs à Comox (C.-B.);
    • des services d’entretien et de soutien continus visant l’aéronef;
    • des options de prolongation des services d’entretien et de soutien pour une période supplémentaire de 15 ans.
  • Les aéronefs sont d’abord construits en Espagne puis envoyés au Canada, où ils subissent d’autres travaux et des essais opérationnels.
    • À l’heure actuelle, quatre aéronefs CC-295 Martin-pêcheur ont été acceptés au Canada, et six autres sont en Espagne.
  • La valeur actuelle du projet s’élève à 2,9 milliards de dollars (taxes comprises).
    • La valeur du projet pourrait atteindre 5,4 milliards de dollars (taxes comprises) si l’on exerce les options de prolongation pour une période supplémentaire de 15 ans.
  • La production des aéronefs progresse conformément au calendrier. On produit en moyenne cinq aéronefs par an. On s’attend à accepter le seizième et dernier aéronef d’ici la fin 2022.

Capacités du CC-295 Martin-pêcheur

L’aéronef CC-295 Martin-pêcheur sera muni d’un ensemble de capteurs, notamment :

  • un radar de recherche à longue portée permettant de localiser des objets (à des centaines de kilomètres de l’objet, selon la taille de celui-ci), quelles que soient les conditions météorologiques;
  • un capteur infrarouge électro-optique permettant de localiser et d’identifier des objets, entre autres, détecter un rayonnement thermique lors de recherches où la vision est brouillée (p. ex., lors de recherches nocturnes ou dans des zones boisées, etc.);
  • un système d’identification automatique aux fins d’identification et de localisation de navires munis de transpondeurs;
  • un système de communication permettant d’accroître l’interopérabilité avec d’autres ressources SAR;
  • un nouveau système de gestion des missions grâce auquel on peut consigner et suivre simultanément divers objets de recherche.

Capacité opérationnelle initiale du CC-295 Martin-pêcheur

Pour déclarer la capacité opérationnelle initiale (COI) dans le cadre du présent projet, les FAC doivent avoir au moins cinq aéronefs pleinement opérationnels, lesquels sont soutenus par des membres du personnel navigant et des techniciens d’entretien, de même que l’infrastructure nécessaire. Cette ressource doit être exploitable et prête à remplir des fonctions de recherche et sauvetage dans sa première région assignée, soit à Victoria, en C.-B. La livraison d’aéronefs dans d’autres régions suivra. La capacité opérationnelle totale (COT) sera atteinte une fois que tous les aéronefs auront été livrés et seront pleinement opérationnels.

Échéancier

Lorsque le projet a tout d’abord été approuvé, la COI du CC-295 Martin-pêcheur devait être atteinte à la fin 2020, et la COT, quant à elle, à la fin 2022. Le calendrier de base du projet a été établi en mars 2015, avant la sélection de l’entrepreneur principal; alors l’échéancier ne prenait pas en compte les complexités associées avec le modèle du soumissionnaire gagnant. 

Au fur et à mesure que le projet progresse, nous acquérons une meilleure compréhension de la complexité du travail que l’on doit accomplir pour satisfaire à toutes les exigences requises, de sorte que le CC-295 puisse réaliser ses missions de recherche et sauvetage. Ceci inclus, entre autres, des travaux de conception et de développement importants, l’intégration de nouvelles capacités, des essais, qualification et certification, ainsi que du travail de rédaction des publications techniques nécessaires, du matériel didactique et des systèmes de soutien.

Compte tenu des répercussions additionnelles entraînées par la pandémie de COVID-19, la date cible de COI est passée de l’été 2022 à l’exercice 2025-2026, et la COT est passée de l’été 2024 à l’exercice 2029-2030.

La prolongation de l’échéancier résulte de plusieurs facteurs axés sur la certification, les considérations techniques et la maturité de l’instruction.

Certification et qualification :
La navigabilité aérienne de l’actuel aéronef Airbus C295 a été certifiée par des organismes civils et militaires. Cependant, afin de remplir les exigences canadiennes en matière de recherche et sauvetage et respecter sa proposition initiale, Airbus a apporté plus de 30 changements à la conception du modèle de base de CC-295 Martin-pêcheur. En raison de ces changements, des certifications additionnelles sont nécessaires. Celles-ci, ainsi que les défis associés à la pandémie de COVID-19, font en sorte qu’il faut plus de temps pour accomplir le volume de travaux réalisés par Airbus et les FAC et l’ordonnancement de ceux-ci, et ils ne peuvent pas être accélérés, ce qui contribue au retard.

Considérations techniques :
Dans le but de satisfaire aux exigences canadiennes en matière d’ARSVF, Airbus a décidé de concevoir et d’intégrer de nouvelles capacités. Au cours de la conception, des défis techniques imprévus ont été cernés; Airbus et ses sous-traitants mettent du temps à les résoudre.

Par exemple, on a cerné des lacunes à l’égard du système d’indication d’alerte de l’équipage dans l’avionique du poste de pilotage, système qui renseigne le personnel navigant sur l’état de l’aéronef et de ses systèmes. Les défaillances doivent être corrigées par la conception ou la mise à niveau de logiciels ou de matériel, tâche qui nécessite du temps et suit un processus rigoureux d’essais et de certification. On ne peut pas contourner cette obligation qui nous permet d’assurer le bon fonctionnement et la sécurité de l’aéronef et de son équipage.

Maturité de l’instruction :
Comme c’est le cas pour toute nouvelle capacité, les instructions d’exploitation de l’appareil et le matériel didactique connexe doivent refléter la configuration définitive de l’appareil. Les retards liés à la qualification des capacités et à la résolution des problèmes techniques influent, à leur tour, sur la conception des instructions d’exploitation et du matériel didactique.

Nous continuons de travailler en étroite collaboration avec Airbus en vue de l’achèvement des travaux nécessaires pour garantir que l’appareil satisfasse aux exigences canadiennes en matière de recherche et sauvetage.

Répercussions du retard

Il est primordial de noter que l’échéancier du projet n’aura pas d’incidence sur la couverture SAR au Canada. Les FAC ont mis en œuvre un plan pour assurer la disponibilité et la couverture continues des aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe durant la transition au CC‑295, notamment durant ce retard.

Et, bien que l’opérationnalisation de l’appareil nécessite plus de temps que prévu, nous nous attendons actuellement à ce que le projet respecte le budget approuvé. Comme dans le cadre de tout autre projet d’approvisionnement à grande échelle, nous continuerons de collaborer avec nos fournisseurs dans le but de surveiller activement et de gérer le budget du projet, de sorte à favoriser le meilleur rapport qualité-prix pour la population canadienne.

Prochaines étapes : couverture provisoire SAR

La mise hors service du CC-115 Buffalo et le retard relativement à la COI du CC-295 font apparaître la nécessité d’adopter une solution provisoire pour assurer la couverture d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe. Ainsi, pour garantir une couverture continue, les FAC tireront parti des aéronefs CC-130 Hercules existants jusqu’à ce que les CC-295 puissent s’acquitter des opérations SAR.

Dans l’exercice de ses fonctions SAR, le CC-130H Hercules est en mesure d’intervenir rapidement en cas d’urgence, par exemple, lors d’un écrasement d’aéronef ou lorsqu’un navire est en perdition dans des conditions météorologiques et des climats difficiles. Depuis l’appareil, on peut parachuter des techniciens SAR, de l’équipement d’urgence et de la nourriture, des radeaux de sauvetage, des pompes à écoper, du matériel de survie dans l’Arctique et des fusées éclairantes à l’appui de missions SAR.

Le plan actuel consiste à poursuivre l’exploitation du CC-130H dans les régions de recherche et sauvetage de Trenton et de Halifax. La couverture provisoire SAR dans la région de recherche et sauvetage de Victoria est assurée actuellement par le 435e Escadron à l’aide d’un appareil CC-130H Hercules basé à Winnipeg. Dès la fin mai 2022, deux CC-130H Hercules seront envoyés à Comox pour y mener des opérations.

La région de recherche et sauvetage de Victoria tirera profit du soutien continu d’hélicoptères CH-149 Cormorant – aéronefs SAR hautement performants basés au 442e Escadron de Comox (C.-B.). Pour ce qui est du soutien d’aéronefs à voilure fixe lors de missions en mer, le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage – Victoria pourra également faire appel aux CP-140 Aurora du 407e Escadron de l’Aviation royale canadienne et aux aéronefs à voilure fixe de la garde côtière américaine en appuis, le cas échéant.

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