Enquête canadienne sur le cannabis de 2020 : Sommaire

Table des matières


Introduction

La Loi sur le cannabis est un cadre national visant à réglementer la production, la distribution, la vente et la possession de cannabis au Canada. La Loi et son règlement sont entrés en vigueur le 17 octobre 2018. Pour évaluer l'impact du Loi sur le cannabis, des données sont nécessaires pour mieux comprendre comment les Canadiens perçoivent et utilisent le cannabis. Ces données permettront également de soutenir l'élaboration d'initiatives de politiques et de programmes, y compris des activités d'éducation et de sensibilisation du public.

Pour obtenir des renseignements complets, Santé Canada a donc conçu et mis en œuvre l'Enquête canadienne sur le cannabis (ECC). L'ECC vise à obtenir des renseignements détaillés au sujet des habitudes des gens qui consomment du cannabis et sur les comportements associés à une telle consommation.

L'ECC a débuté en 2017 et est menée à chaque année. Elle examine les habitudes de consommation, telles que les quantités de cannabis consommées et l'usage du cannabis à des fins médicales, le marché du cannabis tel que les sources et la tarification du cannabis, ainsi que les questions de sécurité publique, comme la conduite avec facultés affaiblies. Le contenu de l'enquête est revu chaque année et modifié pour combler toute lacune relevée dans les données.
L'ECC de 2020 comprenait des questions supplémentaires, par exemple sur les sujets suivants :

Méthodes

L'ECC a recours à un processus de recrutement en deux étapes. Tout d'abord, les répondants sont recrutés par téléphone (téléphone traditionnel et téléphone mobile) à partir de listes de numéros de téléphone aléatoires. Les répondants qui avaient bien répondu à un ensemble de questions de sélection ont par la suite reçu un lien menant à un sondage en ligne, par courriel ou par SMS (service de messagerie texte) sur leur téléphone mobile. Il fallait en moyenne 25 minutes aux répondants qui ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois et 12 minutes aux répondants qui ont déclaré ne pas en avoir consommé pour répondre à l'ECC de 2020.

Le sommaire présente les conclusions de l'enquête issues du quatrième cycle de collecte de données, qui a commencé le 30 avril 2020 et a pris fin le 22 juin 2020. Les conclusions de l'enquête ont été pondérées par province, par groupes d'âge et par sexe à la naissance. Pour les 108 personnes qui n'ont pas répondu à la fois pour le sexe à la naissance et le genre, aucun facteur de pondération n'a été attribué. Les cas pour lesquels aucun facteur de pondération n'a pu être attribué ont été exclus des estimations nationales, mais font toujours partie de l'ensemble de données. Les résultats de l'enquête se fondent sur les réponses fournies par 10 822 répondants âgés de 16 ans et plus dans l'ensemble des provinces et des territoires pour lesquels un facteur de pondération a pu être attribué. Pour plus de détails, veuillez consulter le rapport méthodologique publié sur le  site Web de Bibliothèque et Archives Canada.

L'ECC a été conçue pour obtenir un nombre suffisant de répondants issus de sous-populations clés. Pour garantir la pertinence statistique des résultats et la représentativité, des tailles d'échantillon minimales ont été déterminées et respectées pour ces sous-populations. Sur toutes les réponses reçues, 1 142 provenaient de personnes ayant déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois à des fins médicales ou non médicales. Le tableau 1 résume la taille de l'échantillon représenté par l'enquête.

Tableau 1 : Description de la taille des échantillons représentés, selon le groupe d'âge, le sexe et la province/le territoire, Canada, 2020
  Femmes Hommes De 16 à 19 ans De 20 à 24 ans Plus de 25 ans Total
Canada 5 535 5 287 858 1 800 8 164 10 822
Terre-Neuve-et-Labrador 232 178 18 29 363 410
Île-du-Prince-Édouard 251 186 17 38 382 437
Nouvelle-Écosse 256 213 27 80 362 469
Nouveau-Brunswick 229 199 19 55 354 428
Québec 1 092 1 020 218 494 1 400 2 112
Ontario 1 452 1 517 243 558 2 168 2 969
Manitoba 266 241 20 56 431 507
Saskatchewan 210 231 26 51 364 441
Alberta 701 669 140 182 1 048 1 370
Colombie-Britannique 748 729 111 235 1 131 1 477
TerritoiresNote 1 98 104 19 22 161 202

Remarque : Tous les répondants n'ont pas indiqué leur sexe à la naissance.

Tableau figure 1 Note 1

Les territoires comprennent le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut.

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Facteurs à prendre en considération

La COVID-19 est une nouvelle maladie respiratoire infectieuse. En mars 2020, l'Organisation mondiale de la Santé a déclaré que la COVID-19 était une pandémie. Partout au Canada, des mesures de santé publique ont été mises en œuvre, notamment l'éloignement physique des personnes autres que celles du même ménage, afin de ralentir la propagation des nouveaux cas. Ces mesures ont radicalement changé les habitudes quotidiennes et ont peut-être entraîné un changement de comportement lié à la consommation de cannabis, notamment en ce qui concerne l'accès aux sources de cannabis et les montants dépensés.

Comme l'enquête a été menée d'avril à juin, les réponses aux questions sur les comportements au cours des 30 jours précédents pourraient être plus directement influencées par la pandémie. Des questions ont été ajoutées à l'enquête de 2020 pour comprendre l'impact de la COVID-19 sur la consommation de cannabis. Toutefois, de nombreuses questions de l'ECC portent sur la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois, alors les réponses à l'enquête portent notamment sur la consommation et les comportements avant et pendant la pandémie. Cela pose des difficultés dans l'interprétation des résultats de l'enquête, en particulier lorsque l'on compare les résultats aux années précédentes. Par exemple, le pourcentage de personnes ayant déclaré qu'elles se procuraient habituellement du cannabis auprès d'un ami, d'un revendeur, d'une connaissance ou en partageant avec un groupe d'amis a considérablement diminué par rapport à 2019. Cette question portait sur les sources de cannabis au cours des 12 derniers mois. Il est donc difficile de savoir si cette diminution est liée à la pandémie (moins de contact avec des personnes extérieures au foyer), ou si elle représente un changement de comportement plus permanent, peut-être dû à la nouvelle disponibilité du cannabis auprès de sources légales et autorisées. De plus, des modifications à la Loi sur le cannabis et à son règlement sont entrée en vigueur le 17 octobre 2019 pour permettre la production légale et la vente de nouvelles catégories de produits du cannabis, notamment les extraits de cannabis, les produits comestibles, et les extraits de cannabis destinés à être inhalés. Cependant, ces produits n'ont pas commencé à entrer sur le marché légal avant la fin de décembre 2019. Les questions qui portent sur les comportements au cours des 12 derniers mois incluent une période avant et après que ces produits soient disponibles légalement. Enfin, au cours des 12 mois précédent la collecte des données, des cas de maladie pulmonaire associée au vapotage ont été signalés aux États-Unis d'Amérique et au Canada. Cela pourrait avoir eu un impact sur les résultats liés à la vaporisation du cannabis.

Santé Canada estime la prévalence de la consommation de cannabis dans la population générale au moyen de deux enquêtes différentes. L'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD) et l'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues chez les élèves (ECTADE) sont conçues spécifiquement pour mesurer la prévalence. Selon l'ECTAD de 2017, 15 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus (soit 4,4 millions) avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois (de 15 à 19 ans = 19 %, de 20 à 24 ans = 33 % et 25 ans et plus =13 %). L'ECTADE de 2018-2019 indiquait que 18 % des élèves de la septième à la douzième année (environ 374 000 élèves) avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois.

Au moment du recrutement, les répondants étaient informés que l'enquête portait sur le cannabis. Cette information a pu créer un biais de participation, car les personnes qui consomment du cannabis étaient peut-être plus susceptibles de répondre au sondage. De ce fait, ainsi que pour d'autres raisons méthodologiques, l'ECC peut présenter des estimations de la consommation de cannabis qui sont plus élevées que celles d'autres enquêtes réalisées auprès de la population canadienne, qui sont spécialement conçus pour mesurer la prévalence de la consommation.

Résultats par thème

Les résultats de l'Enquête de 2020 sont présentés par thème. Des comparaisons avec les données de l'ECC de 2019 ont été effectuées, s'il y a lieu. Veuillez noter que certaines questions ont été modifiées entre les cycles 2019 et 2020.

Toutes les augmentations et les diminutions figurant dans le texte ci-dessous représentent des changements statistiquement significatifs (en d'autres termes, il est peu probable qu'ils soient survenus par hasard seulement). Par souci de lisibilité, l'expression « statistiquement significatif » sera omise. De même, le texte indique parfois que la proportion est « inchangée » ou n'est pas différente entre deux groupes, même si les chiffres ne sont pas identiques. Cela se produit lorsque les différences entre les chiffres ne sont pas statistiquement significatives.

Définitions

  • La consommation de cannabis comprend la consommation du cannabis sous sa forme sèche ou lorsqu'il est mélangé à un autre produit ou transformé en un autre produit, comme un produit comestible, un concentré (y compris le hachisch), un liquide ou un autre produit.
  • La consommation de cannabis à des fins non médicales s'entend de la consommation pour un éventail de raisons autres que médicales (p. ex., à des fins sociales, pour le plaisir ou l'amusement, ou pour une raison spirituelle, de mode de vie ou autre que médicale).
  • L'utilisation du cannabis à des fins médicales est définie comme l'utilisation pour traiter une maladie ou un trouble ou pour atténuer les symptômes associés à une maladie ou à un trouble.

Des tableaux de résultats détaillés ont été publiés sur le site Web de Bibliothèque et Archives Canada. Un résumé des principaux résultats par thème est fourni ci-dessous.

Connaissances, opinions et comportements

Les Canadiens ont dû répondre à des questions sur leurs connaissances et leurs opinions sur le cannabis. Les sujets abordés comprenaient les connaissances et les croyances sur les méfaits liés au cannabis, l'accès à des informations fiables, l'exposition aux mises en garde pour la santé et aux messages de santé publique, la consommation de cannabis à domicile, l'acceptabilité sociale associée à la consommation de cannabis et d'autres substances, la perception du risque lié à la consommation de cannabis et d'autres substances, et les opinions à savoir si la consommation de cannabis peut engendrer une dépendance.

Connaissances et croyances concernant les méfaits du cannabis

On a demandé aux Canadiens s'ils savaient ou croyaient que la fumée de cannabis peut être nocive, que la consommation quotidienne ou fréquente de cannabis peut augmenter le risque de problèmes de santé mentale et que les adolescents sont plus à risque que les adultes de subir les méfaits du cannabis (figure 1). Pour ce qui est de tous ces méfaits, la majorité des répondants ont déclaré qu'ils croyaient que les risques étaient réels. Cependant, il y a eu une diminution de 75 % en 2019 à 66 % en 2020 parmi ceux qui pensaient la consommation de cannabis quotidienne ou presque quotidienne pouvait augmenter le risque de problèmes de santé mentale. Il n y a eu aucun changement pour les deux autres risques. 

Figure 1. Connaissances ou croyances concernant les méfaits du cannabis, 2020
Figure 1

* Différence considérable entre ceux qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois et ceux qui n'en ont pas consommé.

Figure 1 - Équivalent textuel
Figure 1: Connaissances ou croyances concernant les méfaits du cannabis, 2020
La fumée de cannabis peut être nociveNote * (%) La consommation quotidienne ou quasi quotidienne de cannabis augmente le risque de problèmes de santé mentaleNote * (%) Les adolescents sont plus à risque de préjudice découlant de la consommation de cannabis que les adultes (%)
Total 75 66 84
Personnes n'ayant pas consommé de cannabis 77 70 84
Personnes ayant consommé du cannabis (12 derniers mois) 72 55 85
Tableau figure 1 Note *

Différence considérable entre ceux qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois et ceux qui n'en ont pas consommé.

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Accès à de l'information fiable

On a demandé aux répondants s'ils estimaient avoir accès à une quantité suffisante de renseignements fiables sur les risques pour la santé liés à la consommation de cannabis pour prendre des décisions éclairées. La plupart des répondants (77 %) ont déclaré être assez ou tout à fait d'accord avec l'idée qu'ils disposaient de suffisamment de renseignements fiables, ce qui représente une augmentation par rapport à 2019 (71 %). Ceux qui avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois étaient plus nombreux à fournir une telle réponse (90 %) que ceux qui n'en avaient pas consommé (72 %). Pour la première fois en 2020, on a demandé aux Canadiens s'ils étaient au courant des Recommandations canadiennes pour l'usage du cannabis à moindre risque. Seuls 10 % des Canadiens connaissaient les Recommandations pour l'usage du cannabis à moindre risque, et 16 % n'étaient pas sûrs d'en avoir entendu parler. Parmi ceux qui avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 13 % connaissaient les Recommandations pour l'usage du cannabis à moindre risque et 15 % n'étaient pas sûrs d'en avoir entendu parler.

Diffusion de messages de mise en garde pour la santé

Les Canadiens devaient indiquer s'ils avaient vu les messages de mise en garde pour la santé sur les produits/emballages du cannabis ou sur le site Web de Santé Canada. Trente-huit pour cent (38 %) des répondants ont déclaré avoir vu les mises en garde, ce qui représente une augmentation par rapport à 2019 (34 %), et un autre 27 % ont déclaré ne pas être certains, ce qui représente également une augmentation par rapport à 2019 (15 %). Parmi les consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois, un pourcentage plus élevé (68 %) ont déclaré avoir vu les mises en garde par rapport à 2019 (58 %). Parmi ceux qui ont vu les mises en garde, plus de la moitié (57 %) ont déclaré qu'elles leur avaient permis, du moins dans une certaine mesure, d'être mieux informés au sujet des méfaits liés à la consommation du cannabis, une augmentation par rapport à 2019 (53 %). Parmi ceux qui n'avaient pas vu les mises en garde, 72 % ont indiqué qu'ils connaissaient suffisamment les méfaits liés au cannabis, du moins dans une certaine mesure.

Diffusion de campagnes de sensibilisation et de messages de santé publique ou de sécurité

On a demandé aux Canadiens s'ils avaient vu ou entendu des campagnes de sensibilisation ou des messages de santé publique ou de sécurité sur le cannabis à divers endroits depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis. S'ils avaient vu ou entendu ces messages à plusieurs endroits, ils pouvaient sélectionner plus d'un endroit. La figure 2 montre les endroits les plus courants. Il y a eu une augmentation pour les affichages publics (de 28 % à 30 %) et pour les établissements de soins de santé (de 21% à 25%) entre 2019 et 2020. Il y a aussi eu une diminution pour ceux qui ont déclaré n'ayant pas remarqué des campagnes ou messages (24 % à 22 %) entre 2018 et 2020. Les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois étaient plus enclins à déclarer avoir vu ces messages dans tous ces endroits.

Figure 2. LieuNote 1 de diffusion des campagnes de sensibilisation et des messages de santé publique ou de sécurité sur le cannabis, parmi tous les Canadiens, 2020
Figure 2

1 Les répondants pouvaient sélectionner plusieurs choix de réponse.

Figure 2 - Équivalent textuel
Figure 2: LieuNote 1 de diffusion des campagnes de sensibilisation et des messages de santé publique ou de sécurité sur le cannabis, parmi tous les Canadiens, 2020
Lieu Pourcentage (%)
Télévision/radio
50
Médias sociaux
32
Affiches ou panneaux publicitaires
30
Établissements de santé
25
Journaux ou revues papier 19
Je n'ai remarqué aucune campagne d'éducation ni aucun message de santé publique 22
Tableau figure 2 Note 1

Les répondants pouvaient sélectionner plusieurs choix de réponse.

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Pour la première fois en 2020, on a interrogé à propos de la crédibilité de ces messages ainsi que sur les sujets abordés. Parmi ceux qui ont vu ou entendu ces messages, 73 % ont déclaré que l'information était crédible. Les messages les plus fréquemment observés concernaient la consommation de cannabis au volant (81 %), les méfaits de la consommation du cannabis (43 %), la dépendance au cannabis et la consommation de cannabis (29 %) et les Recommandations pour l'usage du cannabis à moindre risque (14 %). Les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois étaient plus enclins à déclarer avoir vu des messages traitant de tous ces sujets.

Consommation de cannabis à la maison

Les Canadiens ont été priés de répondre à des questions sur les méthodes de consommation de cannabis à la maison au cours des 12 derniers mois. Parmi ceux n'ayant pas consommé de cannabis au cours des 12 derniers mois, 10 % ont indiqué que quelqu'un avait fumé du cannabis à la maison, 7 %, que quelqu'un avait mangé ou bu un produit du cannabis et 3 %, que quelqu'un avait vapoté du cannabis à la maison. Comparativement aux estimations des répondants ayant consommé de cannabis au cours des 12 derniers mois, les réponses des consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois étaient sensiblement différentes, 72 % ayant affirmé que quelqu'un avait fumé du cannabis à la maison, une augmentation par rapport à 66 % en 2019, 58 % ayant indiqué que quelqu'un avait mangé ou bu un produit du cannabis, une augmentation par rapport à 44 % en 2019 et 33 % ayant révélé que quelqu'un avait vapoté du cannabis, pourcentage inchangé de 32 % par rapport à 2019.

Pour la première fois dans le cycle d'enquête de 2020, on a demandé aux Canadiens si quelqu'un avait cultivé des plants de cannabis à la maison ou à proximité au cours des 12 derniers mois. Dans l'ensemble, 7 % des répondants ont déclaré que des plants avaient été cultivés à la maison ou à proximité, et parmi ceux qui avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, ce pourcentage était de 15 %. Parmi ceux qui ont déclaré que des plants étaient cultivés à la maison ou à proximité, le nombre moyen de plants était de 3. On a également demandé aux Canadiens si quelqu'un avait préparé des aliments ou des boissons à base de cannabis à la maison ou à proximité au cours des 12 derniers mois. Dans l'ensemble, 7 % ont déclaré avoir préparé des aliments ou des boissons à base de cannabis à la maison. Parmi les répondants qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, ce chiffre était de 19 %.

Exposition à de la fumée secondaire

Pour la première fois dans l'Enquête de 2020, les Canadiens ont été interrogés au sujet des lieux où ils ont été exposés à la fumée ou à la vapeur secondaire de cannabis au cours des 30 derniers jours. Pour la plupart des Canadiens, soit dans 36 % des cas, le lieu le plus fréquent d'exposition était un lieu public. Ce résultat est similaire pour les personnes qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois et pour celles qui n'en ont pas consommé. Dans l'ensemble, 19 % des Canadiens ont déclaré avoir été exposés à la fumée secondaire à la maison et 5 %, en voiture. Une proportion plus élevée de personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont déclaré avoir été exposées à de la fumée ou de la vapeur secondaire de cannabis à la maison (38 %) et dans la voiture (10 %), par rapport aux personnes n'ayant pas consommé de cannabis au cours des 12 derniers mois (11 % et 3 %, respectivement). L'exposition sur un lieu de travail ou à l'école (5 %) est moins fréquente, tant chez les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois que chez celles qui n'en ont pas consommé.

Acceptabilité sociale

Les Canadiens ont été interrogés sur l'acceptabilité sociale de la consommation occasionnelle et régulière de divers produits. Les répondants croyaient en majorité que parmi les substances proposées (alcool, tabac et cannabis), le produit dont la consommation était la plus acceptée socialement était l'alcool, suivi par le cannabis et le tabac (figure 3). L'acceptabilité sociale de la consommation occasionnelle de tabac, de cigarettes électroniques et de vapotage de cannabis a légèrement diminué et l'acceptabilité sociale de la consommation occasionnelle du cannabis en le fumant ou mangeant a légèrement augmenté par rapport à 2019. Il n'y a aucun changement dans l'acceptabilité sociale de la consommation occasionnelle d'alcool entre 2019 et 2020. L'acceptabilité sociale de la consommation régulière de cigarettes électroniques a diminué entre 2019 et 2020, tandis que l'acceptabilité sociale de la consommation régulière d'alcool, fumer du cannabis et manger du cannabis a augmenter. Il n'y a aucun changement dans l'acceptabilité social de la consommation régulière de tabac ou de vapotage de cannabis.

Figure 3: Acceptabilité sociale de l'utilisation de divers produits, parmi tous les Canadiens, 2020
Figure 3
Figure 3 - Équivalent textuel
Figure 3: Acceptabilité sociale de l'utilisation de divers produits, parmi tous les Canadiens, 2020
Produit Pourcentage (%) des répondants qui ont répondu assez ou tout à fait acceptable
Utilisation régulière (%) Utilisation occasionnelle (%)
Tabac (cigarette/cigare/tabac à priser) 35 47
Cigarettes électroniques (liquide de vapotage à base de nicotine) 35 47
Vapoter du cannabis à des fins non médicales 42 59
Consommation de produits comestibles de cannabis à des fins non médicales 48 66
Fumer du cannabis à des fins non médicales 48 67
Alcool 61 90

L'acceptabilité sociale de la consommation occasionnelle ou régulière d'alcool, de tabac et de cannabis est plus élevée chez les personnes qui ont indiqué avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois que chez celles qui n'ont pas déclaré en avoir consommé. Cette tendance s'est également dégagée en 2019.

Risques perçus liés à la consommation de diverses substances

Les Canadiens ont été priés d'indiquer dans quelle mesure ils étaient d'avis qu'une personne risque de se causer du tort en consommant divers produits occasionnellement et régulièrement. Le risque perçu a été déterminé au moyen d'une échelle de Likert à quatre points, qui présentait les catégories suivantes : aucun risque, léger risque, risque modéré, risque élevé et « ne sait pas ».

En général, la majorité des gens estiment que la consommation occasionnelle d'alcool ou de cannabis ne présente aucun risque ou un risque léger. En revanche, fumer du tabac et utiliser une cigarette électronique avec de la nicotine de temps en temps était considéré comme présentant un risque modéré ou élevé par la majorité des gens.

En ce qui concerne la consommation régulière des substances suivantes, la majorité des répondants considéraient que la consommation de tabac présentait un risque modéré ou élevé (95 %, une augmentation par rapport à 94 % en 2019), suivie de l'usage d'une cigarette électronique avec nicotine (90 %, une augmentation par rapport à 84 % en 2019), de la consommation d'alcool (74 %, une diminution par rapport à 79 % en 2019), du fait de fumer du cannabis (73 %, une diminution par rapport à 74 % en 2019), du fait de vapoter du cannabis (75 %, une augmentation par rapport à 72 % en 2019) et de la consommation de produits comestibles de cannabis (65 %, une diminution par rapport à 68 % en 2019).

Les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois étaient moins nombreux que ceux qui n'en avaient pas consommé à déclarer un risque perçu modéré ou élevé associé à la consommation régulière de ces produits, sauf pour la consommation régulière de tabac. Lorsqu'on examine les différences entre ceux qui consomme le cannabis et ceux qui n'en consomme pas, la différence dans le pourcentage de répondants ayant déclaré un risque modéré ou élevé était beaucoup plus faible lorsqu'il était question de consommation régulière de produits autre que le cannabis (alcool,  tabac et cigarettes électroniques contenant de la nicotine) par rapport à fumer, à manger ou à vapoter du cannabis (figure 4).

Figure 4: Risque perçu de divers comportements sur une base régulière, 2020
Figure 4

*Différence considérable entre ceux qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois et ceux qui n'en ont pas consommé.

Figure 4 - Équivalent textuel
Figure 4: Risque perçu de divers comportements sur une base régulière, 2020
  Pourcentage des répondants qui ont répondu que le risque était modéré ou élevé
Substance Total (%) Personnes n'ayant pas consommé de cannabis dans les 12 derniers mois (%) Personnes ayant consommé du cannabis dans les 12 derniers mois (%)
Boire de l'alcoolNote * 74 76 70
Fumer du tabac 95 95 95
Consommer de la nicotine avec une cigarette électroniqueNote * 90 91 86
Fumer du cannabisNote * 73 81 50
Vapoter du cannabisNote * 75 82 54
Consommation de produits comestibles de cannabisNote * 65 74 40
Tableau figure 4 Note *

Différences considérables entre ceux qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois et ceux qui n'en ont pas consommé.

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Grossesse et allaitement

On a demandé aux Canadiens s'ils étaient d'accord pour dire qu'il est acceptable de consommer du cannabis pendant la grossesse ou l'allaitement. Dans l'ensemble, la majorité (88 %) des Canadiens n'étaient pas en accord avec cette affirmation. Parmi ceux qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 83 % n'étaient pas d'accord, alors que ce pourcentage est de 90 % chez ceux qui n'en ont pas consommé, tous inchangés par rapport à 2019.

Les femmes âgées de 16 à 50 ans qui ont accouché au cours des cinq dernières années ont été interrogées sur leur consommation de cannabis au cours de leur dernière grossesse. Dans l'ensemble, 96 % de celles-ci n'ont pas consommé de cannabis après avoir appris être enceinte du dernier enfant. Parmi celles qui ont allaité, 94 % n'ont pas consommé de cannabis pendant l'allaitement de leur dernier enfant. Ces pourcentages sont inchangés à 2019.

Points de vue sur l'affaiblissement des facultés associé au cannabis

Pour la première fois dans le cycle de 2020, les gens ont été interrogés sur leur opinion concernant l'affaiblissement des facultés associé au cannabis. Dans l'ensemble, 45 % des personnes estiment que la consommation de produits à base de cannabis à faible teneur en THC n'entraîne pas une plus grande altération des facultés, tandis que 13 % pensent que c'est le cas et que 42 % n'en sont pas certaines. Parmi les personnes ayant déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, la majorité (73 %) a estimé que les produits à faible teneur en THC n'entraînaient pas un plus grand affaiblissement des facultés, tandis que 5 % estiment que c'était le cas et que 22 % n'en sont pas certaines.

Dans l'ensemble, 52 % des personnes pensent qu'il faut jusqu'à quatre heures pour ressentir tous les effets de manger ou boire du cannabis, tandis que 10 % n'estiment pas que c'est le cas et que 38 % n'en sont pas certaines. Parmi les personnes ayant déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, la majorité (73 %) pensent que cela pouvait prendre jusqu'à quatre heures, tandis que 14 % ne pensent pas que c'est le cas et que 13 % n'en sont pas certains.

Dans l'ensemble, 9 % des personnes pensent que les effets de l'inhalation de cannabis sont plus durables que ceux de la consommation de produits de cannabis, tandis que 40 % ne pensent pas que c'est le cas et que 51 % n'en sont pas certains. Parmi les personnes ayant déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, seules 6 % pensent que les effets de l'inhalation de cannabis étaient plus durables que ceux de la consommation de produits de cannabis, tandis que la majorité (72 %) ne pensent pas que c'est le cas et que 21 % n'en sont pas certains.

Opinions sur le fait que la consommation de cannabis engendre la dépendance

En général, 90 % des répondants croyaient que la consommation de cannabis peut engendrer une dépendance, un pourcentage inchangé par rapport à 2019. La majorité des répondants (93 %) qui ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois pensent que le cannabis peut engendre la dépendance (une augmentation par rapport à 87 % en 2019). La majorité (89 %) de ceux qui n'ont pas consommé de cannabis pensent également que le cannabis peut engendre la dépendance, ce qui constitue une diminution par rapport à 2019 (91 %).

Consommation de cannabis et produits utilisés

Les Canadiens qui ont déclaré avoir consommé du cannabis à des fins non médicales ont été priés de répondre à des questions détaillées sur leur consommation de cannabis. Parmi les sujets abordés, notons les méthodes de consommation du cannabis, l'âge au moment de l'initiation à la consommation, les types de produits du cannabis utilisés et la fréquence, le rapport CBD/THC habituel dans les produits, le nombre d'heures moyen d'utilisation et la quantité consommée quotidiennement, ainsi que l'endroit où les consommateurs conservent le cannabis à la maison. Les résultats présentés sous la rubrique « Consommation de cannabis et produits utilisés » concernent spécifiquement les personnes ayant déclaré avoir consommé du cannabis à des fins non médicales.

Consommation de cannabis

Les Canadiens ont été interrogés sur leur consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois. Sur l'ensemble des répondants, 27 % ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, une augmentation par rapport à la proportion de 25 % atteinte au cycle précédent. Les estimations provinciales et territoriales allaient de 21 % à 37 %. Veuillez noter qu'en raison de la méthode utilisée pour la collecte des données, l'ECC pourrait fournir des estimations de la consommation de cannabis, qui sont plus élevées que celles d'autres enquêtes canadiennes, qui sont spécialement conçus pour mesurer la prévalence de la consommation.

Consommation au cours des 12 derniers mois chez les Canadiens de divers groupes démographiques

Les répondants à l'enquête âgés de 16 à 24 ans ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours de la dernière année dans une proportion environ deux fois supérieure à celle des répondants âgés de 25 ans et plus. Les hommes ont déclaré une consommation de cannabis plus élevée que les femmes au cours de l'année écoulée. La consommation déclarée au cours des 12 derniers mois a augmenté entre 2019 et 2020 chez les personnes de 25 ans et plus et chez les deux sexes (figure 5).

Figure 5: Consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois, selon le sexe et le groupe d'âge, de 2019 à 2020
Figure 5

* Différence considérable par rapport à 2019.

Figure 5 - Équivalent textuel
Figure 5: Consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois, selon le sexe et le groupe d'âge, de 2019 à 2020
Groupe démographique 2019 (%) 2020 (%)
HommesNote * 29 31
FemmesNote * 21 23
De 16 à 19 ans 44 44
De 20 à 24 ans 51 52
25 ans et plusNote * 21 24
Tableau figure 5 Note *

Différence considérable par rapport à 2019.

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La proportion de répondants ayant déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois était plus élevée chez les personnes ayant indiqué être bisexuelles (55 %), homosexuelles (43 %) ou un autre type d'orientation sexuelle (45 %) que chez les personnes hétérosexuelles (25 %). La proportion de consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois était deux fois plus élevée chez les personnes nées au Canada (31 %) que chez les personnes nées à l'étranger (15 %).

Les répondants ayant déclaré qu'ils fréquentaient actuellement une école, un collège, un cégep ou une université ont indiqué avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois (29 %, une diminution par rapport à 40 % en 2019) dans une proportion plus élevée que les autres répondants (26 %, une augmentation par rapport à 21 % en 2019). Les répondants ayant déclaré avoir travaillé (emploi quelconque dans une entreprise ou ailleurs) ou manqué des jours ou heures de travail (absences) au cours de la dernière semaine étaient plus nombreux à affirmer avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois (29 %, une augmentation par rapport à 27 % en 2019) que ceux qui n'avaient pas travaillé (22 %, une augmentation par rapport à 18 % en 2019).

Ceux qui ont déclaré avoir un diplôme d'études secondaires ou moins étaient plus susceptibles de déclarer avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois (32 %) que ceux qui ont obtenu un diplôme d'études supérieures (19 %). Il s'agit d'une tendance similaire à celle observée en 2019.

On a demandé aux Canadiens d'évaluer leur santé physique et leur santé mentale à l'aide d'une échelle de Likert en cinq points, selon les catégories suivantes : excellente, très bonne, bonne, moyenne et mauvaise. Les répondants ayant qualifié leur santé physique de passable (31 %) formaient le groupe représentant la plus forte proportion de consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois. Les groupes ayant les plus faibles proportions de consommateurs de cannabis sont ceux qui se disent en excellente (25 %) et en très bonne (26 %) santé physique. En ce qui concerne la santé mentale autodéclarée, le pourcentage de répondants ayant indiqué avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois augmentait avec la diminution de l'état de santé mentale : excellente (18 %), très bonne (25 %), bonne (32 %), passable (46 %) et mauvaise (57 %). Il s'agit d'une tendance similaire à celle observée en 2019.

L'impact de la COVID-19 sur la consommation de cannabis

En 2020, on a demandé aux personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois si leur consommation avait changé en raison de la pandémie de COVID-19. Cinquante-six pour cent (56 %) ont déclaré avoir consommé la même quantité de cannabis, tandis que 22 % ont déclaré en avoir consommé plus et 22 % ont déclaré en avoir consommé moins. La variation de la quantité de cannabis consommée en raison de la COVID-19 semble toucher principalement les groupes d'âge les plus jeunes. La majorité (62 %) des personnes âgées de 25 ans ou plus ont déclaré avoir consommé la même quantité de cannabis. Seulement 19 % des personnes de 25 ans et plus ont déclaré avoir consommé davantage de cannabis, contre 31 % des personnes âgées de 16 à 19 ans et 31 % des personnes âgées de 20 à 24 ans. Par ailleurs, 19 % des personnes âgées de 25 ans et plus ont déclaré avoir consommé moins de cannabis, contre 38 % des personnes âgées de 16 à 19 ans et 29 % des personnes âgées de 20 à 24 ans.

Les raisons les plus courantes de l'augmentation de la consommation de cannabis sont la détente (73 %), l'ennui (65 %), le stress (53 %) et l'anxiété (53 %). Les raisons les plus courantes de la diminution de la consommation de cannabis sont la détente (18 %), les magasins de cannabis fermés/à heures réduites (16 %), l'incapacité de socialiser avec les autres (14 %) et l'anxiété (13 %).

Âge de début de la consommation

Les répondants ayant déclaré avoir consommé du cannabis au cours de leur vie ont été priés d'indiquer l'âge auquel ils avaient essayé le cannabis pour la première fois ou commencé à consommer du cannabis. L'âge moyen pour commencer à consommer du cannabis était de 20 ans, soit une légère augmentation par rapport à 2019 où il était de 19,2 ans. Ce chiffre est comparable à l'âge moyen de 18,6 ans qui figure dans l'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD) de 2017. Les femmes étaient un peu plus âgées que les hommes lorsqu'elles ont consommé du cannabis pour la première fois (âge moyen de 20,4 ans comparativement à 19,5 ans pour les femmes). L' Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues chez les élèves (ECTADE) de 2018-2019 a posé des questions aux élèves de la 7e à la 12e année et a révélé un âge moyen d'initiation de 14,3 ans. L'âge moyen de l'initiation dépend considérablement de la fourchette d'âge des Canadiens à une enquête, ainsi que de la répartition des Canadiens dans des groupes d'âge prédéterminés. Pour l'ECC, l'âge de l'initiation est plus élevé dans le groupe d'âge le plus important des répondants âgés de 25 ans et plus, ce qui donne lieu à un âge moyen d'initiation plus élevé en général.

Les estimations provinciales et territoriales de l'âge moyen d'initiation de la consommation de cannabis allaient de 18,6 ans à 21 ans.

Fréquence de la consommation de cannabis

Les Canadiens qui avaient déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont été priés d'indiquer la fréquence à laquelle ils avaient consommé la substance. Plus de la moitié (54 %) de ces répondants ont déclaré avoir consommé du cannabis trois jours par mois ou moins, tandis que 18 % ont déclaré en consommer quotidiennement (figure 6). Les réponses étaient les mêmes en 2019.

Figure 6: Fréquence de la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois, 2020
Figure 6
Figure 6 - Équivalent textuel
Figure 6: Fréquence de la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois, 2020
Fréquence Pourcentage (%)
Moins d'un jour par mois 35
1 jour par mois 7
De 2 à 3 jours par mois 12
De 1 à 2 jours par semaine 13
De 3 à 4 jours par semaine 9
De 5 à 6 jours par semaine 7
Tous les jours 18

Dans l'ensemble, un pourcentage plus élevé d'hommes (29 %) que de femmes (20 %) ont déclaré une consommation quotidienne ou presque quotidienne, alors qu'une proportion plus élevée de femmes (40 %) que d'hommes (31 %) ont déclaré une consommation moins fréquente qu'une fois par mois. La répartition de la consommation quotidienne ou quasi quotidienne par sexe et par groupe d'âge est résumée dans la figure 7. On n'a constaté aucune différence significative dans les pourcentages de répondants ayant déclaré une consommation moins fréquente qu'une fois par mois entre les groupes d'âge examinés. Les estimations provinciales et territoriales de la consommation quotidienne ou presque quotidienne allaient de 16 % à 30 %, et les estimations de la consommation moins fréquente qu'une fois par mois allaient de 28 % à 45 %.

Figure 7: Fréquence de la consommation quotidienne ou quasi quotidienne de cannabis au cours des 12 derniers mois, par groupe d'âge et par sexe, 2020
Figure 7

* Différence considérable entre les hommes âgés de 16 à 19 ans et ceux âgés de 25 ans et plus.

Figure 7 - Équivalent textuel
Figure 7: Fréquence de la consommation quotidienne ou quasi quotidienne de cannabis au cours des 12 derniers mois, par groupe d'âge et par sexe, 2020
De 16 à 19 ans (%) De 20 à 24 ans (%) Plus de 25 ans (%)
Total 21 23 26
HommesNote * 20 26 30
Femmes 23 20 19
Tableau figure 7 Note *

Différence considérable entre les hommes âgés de 16 à 19 ans et ceux âgés de 25 ans et plus.

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Dans l'ensemble, 18 % des Canadiens âgés de 16 ans et plus ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours (une augmentation par rapport à 17 % en 2019). Pour la première fois en 2020, on a demandé à ceux qui ont consommer du cannabis au cours des 30 derniers jours de spécifier combien de jours ils ont consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours, le nombre moyen de jours est de 14,4. La majorité des répondants ont déclaré avoir consommé du cannabis une fois par jour lors d'une journée typique de consommation (55 %), tandis que les réponses suivantes les plus fréquentes étaient deux fois par jour (19 %), suivies de cinq fois ou plus par jour (10 %).

Nombre d'heures en état « gelé » au cours d'une journée de consommation typique

Les répondants qui avaient déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours ont été priés d'indiquer le nombre d'heures qu'ils passaient dans un état « gelé » au cours d'une journée de consommation typique. Trente-six pour cent (36 %, une augmentation par rapport à 30 % en 2019) des répondants ont déclaré que, au cours d'une journée de consommation typique, ils étaient « gelés » pendant trois ou quatre heures, alors que 35 % des répondants ont indiqué qu'ils étaient « gelés » pendant une ou deux heures (même pourcentage qu'en 2019), 14 %, pendant moins d'une heure (même pourcentage qu'en 2019), 9 %, pendant cinq ou six heures (même pourcentage qu'en 2019) et 7 %, pendant sept heures ou plus (une diminution par rapport à 9 % en 2019).

Fréquence de consommation du cannabis pour ressentir les effets psychotropes avant l'école ou le travail

On a demandé aux élèves qui avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois la fréquence à laquelle ils consommaient du cannabis pour ressentir les effets psychotropes dans les deux heures avant ou pendant l'école. Dans l'ensemble, 74 % des répondants n'avaient pas consommé le cannabis pour ressentir les effets psychotropes avant ou pendant l'école au cours des 12 derniers mois, une augmentation par rapport à 59 % en 2019. Quinze pour cent (15 %) des élèves ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont déclaré en avoir rarement consommé avant ou pendant leurs études (moins d'une fois par mois), ce qui représente une baisse par rapport à 26 % en 2019, et 6 % en ont consommé avant ou pendant leurs études une fois par semaine ou plus souvent, ce qui demeure inchangé par rapport à 2019. La plupart des élèves (95 %, soit le même pourcentage qu'en 2019) ont indiqué ne s'être jamais absentés de l'école en raison de la consommation du cannabis.

La majorité des répondants (69 %) ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois n'avaient pas consommé le cannabis pour ressentir les effets psychotropes dans les deux heures avant ou pendant le travail au cours de cette période (un pourcentage inchangé par rapport à 67 % en 2019) et 13 % ont indiqué qu'ils n'étaient pas des travailleurs au cours des 12 derniers mois (même pourcentage qu'en 2019). Dans une proportion de 10 % (une diminution par rapport à 12 % en 2019), les répondants ont indiqué consommer rarement le cannabis avant ou pendant le travail (moins d'une fois par mois) et 5 % (même pourcentage qu'en 2019) des répondants ont consommé du cannabis avant ou pendant le travail au moins une fois par semaine. La plupart des répondants (82 %, une diminution par rapport à 87 % en 2019) ont indiqué ne pas s'être absentés du travail en raison de la consommation du cannabis et 17 % (une augmentation par rapport à 11 % en 2019) ont indiqué qu'ils n'étaient pas des travailleurs.

Méthodes de consommation

Les répondants qui avaient déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont été priés d'indiquer leurs méthodes de consommation. L'inhalation de fumée de cannabis était la méthode de consommation la plus fréquemment déclarée (79 %) par les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, soit une diminution par rapport à 2019 (84 %). Les autres modes de consommation sont la consommation de produits comestibles (52 %), qui a connu une augmentation à partir de 2019 (46 %), le vapotage à l'aide d'un vaporisateur stylo ou d'une cigarette électronique (24 %), qui a connu une diminution par rapport à 2019 (27 %), et le vapotage à l'aide d'un vaporisateur (12 %), qui a connu une diminution par rapport à 2019 (15 %).

Lorsqu'on examine les méthodes de consommation de cannabis par province et par territoire, la méthode de consommation la plus courante dans toutes les régions était l'inhalation de fumée (les estimations allaient de 75 % à 84 %). Cette méthode était suivie par la consommation de produits comestibles (les estimations allaient de 30 % à 70 %) et le vapotage au moyen d'un vaporisateur stylo (les estimations allaient de 14 % à 28 %).

Pour la première fois dans le cycle d'enquête de 2020, les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois et ayant utilisé un vaporisateur et/ou un vaporisateur stylo ont été interrogées sur le produit utilisé pour vaporiser le cannabis et le type de dispositif de vaporisation utilisé. Le produit à base de cannabis le plus couramment utilisé est la fleur/feuille séchée (65 %), suivie de l'huile/extrait de cannabis liquide (60 %). La majorité a répondu qu'ils utilisent un dispositif de vapotage non jetable (72 %), tandis que 18 % utilisent un dispositif de vapotage jetable et 10 % utilisent à la fois un dispositif jetable et non jetable.

Types de produits à base de cannabis utilisés et fréquence

Les répondants qui avaient déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont été priés d'indiquer les types de produits à base de cannabis qu'ils avaient consommé au cours des 12 derniers mois. Les participants pouvaient sélectionner plusieurs produits. Les six produits les plus couramment utilisés sont résumés dans la figure 8. Les Canadiens ont également été priés d'indiquer la fréquence à laquelle ils consommaient ces produits à base de cannabis. La fréquence la plus souvent déclarée pour ces six produits était « moins d'une journée par mois » et allait de 31 % pour les fleurs séchées à 54 % pour les produits comestibles à base de cannabis.

Figure 8 : Consommation de produits à base de cannabis au cours des 12 derniers moisNote 1 parmi les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, de 2019 à 2020
Figure 8

1 Les répondants pouvaient sélectionner plusieurs choix de réponse.
* Différence considérable par rapport à 2019.

Figure 8 - Équivalent textuel
Figure 8: Consommation de produits à base de cannabis au cours des 12 derniers moisNote 1 parmi les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, de 2019 à 2020
Produits 2019 (%) 2020 (%)
Fleurs/feuilles séchéesNote * 77 74
Produits comestibles à base de cannabisNote * 44 49
Concentrés/extraits de cannabisNote * 17 13
Vaporisateurs stylos/cartouches de cannabisNote * 26 22
Huile de cannabis pour usage oral 23 25
Hachisch/skuffNote * 23 19
Tableau figure 8 Note 1

Les répondants pouvaient sélectionner plusieurs choix de réponse.

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Tableau figure 8 Note *

Différence considérable par rapport à 2019.

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Un pourcentage plus élevé d'hommes ont déclaré utiliser des fleurs séchées (79 %), du haschisch (23 %), des cartouches/vaporisateurs stylos (23 %) et des concentrés/extraits (17 %), par rapport aux femmes (67 %, 14 %, 20 % et 9 %, respectivement). Un pourcentage plus élevé de femmes ont déclaré consommer des produits comestibles (51 %) et des produits topiques (9 %) par rapport aux hommes (47 % et 5 %, respectivement). Pour ce qui est de l'huile de cannabis à usage oral, le pourcentage était le même pour les hommes et les femmes (25 %). Les produits de cannabis les moins utilisés par les hommes et les femmes étaient les boissons (7 % et 5 %, respectivement).  

Dans l'ensemble des provinces et des territoires, le produit le plus couramment consommé était les fleurs et les feuilles séchées, la fréquence de consommation allant de 71 % à 80 %. Les produits comestibles venaient ensuite (les estimations allaient de 47 % à 67 %), sauf au Québec (25 %). Au Québec, le deuxième produit le plus souvent déclaré est l'huile de cannabis destinée à l'usage oral (26 %).  

Concentrations relatives de THC et de CBD dans les produits de cannabis

Les consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois ont été questionnés au sujet des concentrations relatives de THC et de CBD dans les produits du cannabis qu'ils consommaient habituellement. De nouvelles options de réponses ont été ajoutées en 2020 pour permettre aux canadiens à mieux décrire le THC et le CBD relatifs dans les produits qu'ils utilisent. Vingt-neuf pour cent (29 %) ont déclaré une teneur en THC plus élevée et une teneur en CBD plus faible, 11 % ont indiqué une teneur en CBD plus élevée et une teneur en THC plus faible, 10 %, des niveaux égaux de THC et de CBD, 6 %, uniquement le THC, 2 %, uniquement le CBD et 16 %, généralement un mélange de ces produits. Vingt-cinq pour cent (25 %) ont indiqué qu'ils ne connaissaient pas les niveaux relatifs de THC et de CBD, une baisse par rapport à 32 % en 2019.

Quantité moyenne consommée par jour

On a demandé aux répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois d'indiquer la quantité moyenne consommée par jour. Les répondants ayant consommé des fleurs ou des feuilles séchées ont consommé une quantité moyenne quotidienne de 1,1 gramme, soit une légère hausse par rapport à 2019 (0,9 gramme). Ceux qui ont consommé des produits comestibles de cannabis en ont consommé environ 1,2 portion, soit une augmentation par rapport à 1,1 portion en 2019. La quantité moyenne de concentré ou d'extrait utilisée était de 0,3 gramme, soit une augmentation par rapport à 0,2 gramme en 2019. Parmi ceux qui ont utilisé chacun des produits suivants, la quantité moyenne utilisée au cours d'une journée type était de 0,4 gramme de haschisch/skuff, 0,1 cartouche pour les vaporisateurs stylos, environ 318 millilitres de boissons et 1,0 millilitre d'huile de cannabis pour usage oral, et toutes ses quantités sont les mêmes qu'en 2019.

Consommation de cannabis avec d'autres substances

Les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont été interrogées sur la fréquence à laquelle elles combinaient leur consommation de cannabis avec d'autres substances, en les mélangeant ou en les consommant en même temps. Les participants pouvaient choisir plus d'une substance. Comme dans 2019, l'alcool est la substance la plus couramment utilisée en combinaison avec le cannabis, suivie par le tabac (figure 9). La majorité des Canadiens n'ont jamais combiné leur consommation de cannabis avec la consommation d'opioïdes illégaux (99 %), de stimulants sur ordonnance (96 %), d'opioïdes sur ordonnance (95 %), de sédatifs sur ordonnance (95 %), de stimulants illégaux (94 %) ou d'hallucinogènes illégaux (91 %), ces valeurs inchangée par rapport à 2019.

Figure 9: Consommation d'alcool et de tabac au cours des 12 derniers moisNote 1 en combinaisonNote 2 avec du cannabis, parmi les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 2020
Figure 9

1 Les répondants pouvaient sélectionner plusieurs choix de réponse.
2 Le terme « en combinaison » signifie que le produit a été mélangé ou consommé en même temps que le cannabis.

Figure 9 - Équivalent textuel
Figure 9: Consommation d'alcool et de tabac au cours des 12 derniers moisNote 1 en combinaisonNote 2 avec du cannabis, parmi les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 2020
Fréquence Alcool (%) Tabac (%)
Souvent/toujours 17 17
Parfois 30 8
Rarement 26 7
Jamais 27 68
Tableau figure 9 Note 1

Les répondants pouvaient sélectionner plusieurs choix de réponse.

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Tableau figure 9 Note 2

Le terme « en combinaison » signifie que le produit a été mélangé ou consommé en même temps que le cannabis.

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Effets de la consommation de cannabis

Les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont été interrogées sur les effets de leur consommation de cannabis sur divers aspects de leur vie (figure 10). Comme dans 2019, le pourcentage de personnes ayant signalé des effets quelque peu à très nocifs était inférieur à 10 % dans toutes les catégories.

Figure 10: Effets de la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois, parmi les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 2020
Figure 10
Figure 10 - Équivalent textuel
Figure 10: Effets de la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois, parmi les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 2020
Assez/très bénéfique (%) Aucun effet (%) Assez/très nuisible (%)
Amitié ou vie sociale 35 62 3
Santé physique 25 66 9
Santé mentale 46 47 6
Vie de famille ou mariage 27 69 4
Qualité de vie 50 46 4
Rendement au travail ou à l'école 14 80 5

Aide professionnelle par rapport à la consommation du cannabis

Dans une proportion de 97 %, qui est demeurée la même depuis 2019, les répondants qui avaient consommé du cannabis plus d'une fois dans leur vie ont indiqué ne pas penser qu'ils avaient besoin d'aide professionnelle à cet égard (p. ex. traitement ou consultation). Seuls 2 % ont déclaré avoir déjà reçu une aide professionnelle, soit la même proportion qu'en 2019.

Rangement du cannabis à l'intérieur de la résidence

On a demandé aux répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois d'indiquer à quel endroit ils rangeaient le cannabis chez eux. Parmi les personnes qui conservaient actuellement du cannabis à la maison, les endroits où il était rangé étaient les suivants : armoires ou tiroirs non verrouillés (36 %), récipients à l'épreuve des enfants (30 %), récipients verrouillés (19 %) et étagères ou tables exposées (17 %), soit les mêmes proportions qu'en 2019.

Consentement à divulguer la consommation de cannabis

On a demandé aux personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois si elles seraient plus disposées à divulguer leur consommation de cannabis maintenant qu'il s'agit d'une pratique légale. Sur l'ensemble des répondants, 51 % ont déclaré qu'ils divulgueraient plus volontiers s'ils consomment du cannabis, ce qui représente une baisse par rapport à 55 % en 2019. Parmi les répondants, 25 %, comme en 2019, ont indiqué qu'ils étaient déjà disposés à déclarer leur consommation de cannabis, et 18 % ont affirmé qu'ils ne seraient pas plus disposés à dire qu'ils consomment du cannabis, ce qui a augmenté par rapport à 14 % en 2019.

Sources et achats

Les Canadiens qui ont déclaré avoir consommé du cannabis à des fins non médicales ont été priés de répondre à des questions détaillées sur leur consommation de cannabis. Parmi les sujets abordés, citons les sources utilisées pour obtenir du cannabis, le montant moyen dépensé chaque mois, le type de produit à base de cannabis et la fréquence selon laquelle il est reçu ou acheté, le prix moyen par unité d'achat et la proportion de personnes qui reçoivent des produits à base de cannabis gratuitement. Les résultats présentés sous la rubrique « Sources et achats » concernent spécifiquement les personnes ayant déclaré avoir consommé du cannabis à des fins non médicales.

Sources utilisées pour obtenir des produits de cannabis

On a demandé aux répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois d'indiquer leur source habituelle d'approvisionnement en cannabis. Quarante et un pour cent (41 %) ont déclaré avoir effectué un achat à un point de vente autorisé, ce qui est nettement plus élevé par rapport à 24 % en 2019. La figure 11 montre les sources utilisées pour obtenir du cannabis.

Figure 11: Sources d'approvisionnement habituelles des 12 derniers mois des personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, de 2019 à 2020
Figure 11

* Différence considérable par rapport à 2019.

Figure 11 - Équivalent textuel
Figure 11: Sources d'approvisionnement habituelles des 12 derniers mois des personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, de 2019 à 2020
Source habituelle d'approvisionnement 2019 (%) 2020 (%)
Point de vente autorisé Note * 24 41
Ami Note * 22 16
Source en ligne légale
13 13
Partage dans un groupe d'amis Note * 10 7
Cultivé par moi/pour moi 6 7
Membre de la famille 5 4
Point de vente illégalNote * 7 3
Source en ligne illégale 4 3
RevendeurNote * 6 3
ConnaissanceNote * 2 1
Tableau figure 11 Note *

Différence considérable par rapport à 2019.

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Pour la première fois dans ce cycle, on a interrogé les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois sur la fréquence de leurs achats de cannabis auprès de sources légales/autorisées et non autorisées (figure 12).

Figure 12: Fréquence d'obtention de cannabis auprès d'une source illégale/non autorisée ou légale/autorisée au cours des 12 derniers mois, parmi les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 2020
Figure 12
Figure 12 - Équivalent textuel
Figure 12: Fréquence d'obtention de cannabis auprès d'une source illégale/non autorisée ou légale/autorisée au cours des 12 derniers mois, parmi les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 2020
Fréquence Illégal/non autorisé (%) Légal/autorisé (%)
Toujours 9 37
Presque toujours 10 16
Parfois 11 12
Rarement 15 14
Jamais 55 20

Les Canadiens qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois et qui ont obtenu du cannabis d'une source légale/autorisée ont été invités à identifier toutes les sources auxquelles ils ont eu recours. Les participants pouvaient choisir plus d'une source. Parmi les réponses, il y a le recours à un point de vente réglementée/autorisée (71 %), à un détaillant en ligne réglementé/autorisé (29 %) et à la culture à la maison (6 %). Trente-cinq pour cent (35 %) des Canadiens ont déclaré que leur source était une personne qui partageait avec eux, et 23 % d'entre eux ont payé la personne. Soixante-douze pour cent (72 %) ont indiqué que la pandémie de COVID-19 n'avait pas modifié l'accès au cannabis légal/autorisé.

Les Canadiens qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois et qui ont obtenu du cannabis d'une source illégale/non autorisée ont été invités à identifier toutes les sources auxquelles ils ont eu recours. Les participants pouvaient choisir plus d'une source. Parmi les réponses, il y a les achats effectués auprès d'une connaissance (58 %), d'un détaillant en ligne non réglementé/non autorisé (22 %), d'un revendeur (20 %) et d'un point de vente non réglementé/non autorisé (19 %). Soixante-dix-huit pour cent (78 %) ont indiqué que la pandémie de COVID-19 n'avait pas modifié l'accès au cannabis illégal/non autorisé.

Les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont été invités à indiquer la fréquence à laquelle un produit à base de cannabis qu'ils avaient l'intention d'acheter auprès d'un détaillant réglementé par la province n'était pas disponible. La réponse la plus fréquente est « jamais » (33 %), suivie de « parfois » (21 %), « rarement » (18 %), « souvent » (12 %) et « toujours » (5 %). Douze pour cent (12 %) ont déclaré qu'ils n'avaient jamais eu l'intention d'acheter auprès d'un détaillant réglementé par la province. On a également demandé aux répondants de classer les principaux facteurs ayant influencé leur choix d'une source d'approvisionnement en cannabis. Les trois facteurs principaux sont le prix (29 %), la sécurité de l'approvisionnement (26 %) et la qualité (15 %) (figure 13).

Figure 13: Facteurs qui ont le plus influencé l'obtention du cannabis, parmi les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 2020
Figure 13
Figure 13 - Équivalent textuel
Figure 13: Facteurs qui ont le plus influencé l'obtention du cannabis, parmi les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 2020
Factors Classement %
1 2 3
Prix 29 16 12
Approvisionnement sûr 26 17 9
Qualité 15 27 19
Commodité 8 11 15
Capacité à acheter auprès d'une source légale 6 6 8
Concentration 2 8 10

Montant mensuel moyen dépensé pour l'achat de cannabis

Les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont indiqué dépenser habituellement près de 67 $ par mois pour des produits du cannabis, ce qui est demeuré le même depuis 2019. En moyenne, les femmes ont indiqué dépenser moins pour des produits du cannabis que les hommes.

Pour la première fois dans le cycle d'enquête de 2020, les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours ont été interrogées au sujet de leurs dépenses en cannabis provenant de sources légales ou illégales au cours de ces mêmes 30 jours. Les gens ont déclaré avoir dépensé environ 49 $ au cours des 30 derniers jours pour obtenir du cannabis de sources légales, et 47 $ de sources illégales.

En regard des dépenses par province et territoire, les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont indiqué dépenser habituellement aussi peu que 47 $ et jusqu'à 105 $ par mois pour des produits du cannabis. Selon leur lieu de résidence, les personnes qui ont consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours ont déclaré avoir dépensé entre 42 $ et 73 $  pour obtenir du cannabis de sources légales, contre 31 $ à 76 $  de sources illégales.

Produits de cannabis achetés ou reçus et fréquence

Les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours devaient indiquer quels types de produits de cannabis ils avaient achetés ou reçus au cours des 30 derniers jours ainsi que la fréquence de ces deux types de transactions. Les options de réponse les plus fréquemment choisies sont l'achat ou la réception de fleurs ou de feuilles séchées (71 %, contre 83 % en 2019), suivi des produits comestibles (27 %, contre 20 % en 2019). Les pourcentages relatifs à l'huile de cannabis à usage oral (12 %) et aux vaporisateurs stylos (11 %) n'ont pas changé depuis 2019. Le haschisch/skuff (7 %) a diminué depuis 2019 (10 %), tout comme les concentrés/extraits (6 % en 2020 et 9 % en 2019). Pour tous les produits, la fréquence d'obtention la plus souvent citée était d'un jour par mois.

La quantité moyenne de cannabis acheté au cours des 30 derniers jours variait selon le type du produit. En moyenne, les personnes qui ont consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours ont acheté ou reçu 17 grammes de fleurs ou de feuilles séchées, 7 portions de produits comestibles, 6 grammes de haschisch ou de skuff, 2 cartouches de cannabis et les vaporisateurs stylos et 20 millilitres d'huile de cannabis aux fins d'usage oral, et ces proportions sont les mêmes qu'en 2019.

Prix moyen par unité de cannabis, selon le type de produit

Les répondants ayant acheté du cannabis au cours des 30 derniers jours ont indiqué le prix moyen déboursé par unité, selon le type de produit. Au cours des 30 derniers jours, les gens ont dépensé le plus par unité en cartouches de cannabis/vaporisateurs stylos (47,18 $ par cartouche) et en concentrés et extraits (30,10 $ par gramme), comme en 2019. Le prix moyen par unité pour les types de produits les plus souvent consommés était de 10,48 $ par gramme de fleurs ou de feuilles séchées, 6,97 $ par portion de produit comestible et 14,09 $ par gramme de hachisch/skuff (mêmes montants qu'en 2019).

Pourcentage de consommateurs de cannabis ayant reçu des produits de cannabis gratuits

Parmi les Canadiens ayant obtenu du cannabis au cours des 30 derniers jours, certains ont indiqué avoir reçu des produits de cannabis gratuits. Dans l'ensemble, 17 % des Canadiens ont obtenu des produits comestibles gratuits et 11 % ont obtenu gratuitement des fleurs ou des feuilles séchées, soit les mêmes pourcentages qu'en 2019. Plus de femmes (17 %) que d'hommes (7 %) ont déclaré avoir obtenu gratuitement des fleurs et des feuilles séchées.

Conduite d'un véhicule et cannabis

On a demandé aux répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois à des fins non médicales d'indiquer leurs habitudes de conduite d'un véhicule après la consommation de cannabis et d'alcool ou d'autres drogues. On a demandé aux Canadiens s'ils avaient déjà été à bord d'un véhicule conduit par une personne ayant consommé du cannabis moins de deux heures avant de prendre le volant et leur avis sur la conduite d'un véhicule sous l'influence du cannabis.

Personnes conduisant un véhicule après avoir consommé du cannabis et à quelle fréquence

L'ECC s'est penchée précisément sur la conduite d'un véhicule sous l'influence du cannabis. On a demandé aux Canadiens s'ils avaient conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis ou un produit du cannabis et dans les quatre heures après avoir ingéré un produit du cannabis. Pour la première fois dans ce cycle, on a interrogé les Canadiens sur le type de produit à base de cannabis consommé (fumer ou vapoter du cannabis ou ingérer un produit à base de cannabis) avant de prendre le volant.

Parmi les gens qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 22 % ont déclaré avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation ou le vapotage de cannabis, ce qui représente une diminution par rapport à 26 % en 2019. Trente-neuf pour cent (39 %) des répondants l'ont fait au cours des 30 derniers jours, 32 % au cours des 12 derniers mois et 29 % il y a plus de 12 mois. Ce comportement était plus répandu chez les hommes et chez les personnes de 20 à 24 ans et de 25 ans et plus (figure 14). Les types de produits à base de cannabis les plus fréquemment fumés ou consommés par vapotage dans les deux heures de la conduite étaient à prédominance de THC (40 %) et uniquement du THC (35 %). Les estimations par province et territoire pour la conduite d'un véhicule dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis variaient de 17 % à 33 %. Les données sur le moment où cela s'est produit sont supprimées pour la plupart des régions en raison de la faible taille de l'échantillon.

Parmi les gens qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 13 % ont déclaré avoir conduit dans les quatre heures suivant l'ingestion d'un produit comestible à base de cannabis, ce qui représente une diminution par rapport à 16 % en 2019. Trente-deux pour cent (32 %) des répondants l'ont fait au cours des 30 derniers jours, 40 % au cours des 12 derniers mois et 29 % il y a plus de 12 mois. Ce comportement est plus répandu chez les hommes (figure 14). Les types de produits à base de cannabis les plus fréquemment ingérés dans les quatre heures de la conduite étaient à prédominance de THC (40 %) et uniquement du THC (29 %).

Figure 14 : Personnes ayant déjà conduit un véhicule dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis et/ou dans les quatre heures après avoir ingéré un produit à base de cannabis, parmi les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, par sexe et par tranche d'âge, 2020
Figure 14

*Différence considérable en comparaison aux femmes qui ont conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis et qui ont conduit dans les quatre heures après avoir ingéré un produit à base de cannabis.
** Différence considérable par rapport aux 20 à 24 ans et aux 25 ans et plus qui ont déjà conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis.

Figure 14 - Équivalent textuel
Figure 14 : Personnes ayant déjà conduit un véhicule dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis et/ou dans les quatre heures après avoir ingéré un produit à base de cannabis, parmi les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, par sexe et par tranche d'âge, 2020
Groupe démographique Conduite dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis (%) Conduite dans les quatre heures suivant l'ingestion d'un produit de cannabis (%)
Total 22 13
HommesNote * 28 17
Femmes 15 9
De 16 à 19 ansNote ** 16 12
De 20 à 24 ans 22 12
Plus de 25 ans 23 14
Tableau figure 14 Note *

Différence considérable en comparaison aux femmes qui ont conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis et qui ont conduit dans les quatre heures après avoir ingéré un produit à base de cannabis.

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Tableau figure 14 Note **

Différence considérable par rapport aux 20 à 24 ans et aux 25 ans et plus qui ont déjà conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis.

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Personnes ayant conduit un véhicule dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en association avec de l'alcool ou d'autres drogues

On a demandé aux répondants ayant indiqué avoir déjà conduit un véhicule dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis ou dans les quatre heures après avoir ingéré du cannabis s'ils avaient également consommé de l'alcool. Dans une proportion de 19 %, ces personnes ont indiqué avoir conduit un véhicule dans les deux heures après avoir consommé du cannabis et de l'alcool, inchangée par rapport à 2019. Parmi ceux qui avaient conduit après avoir consommé du cannabis et de l'alcool, 34 % l'avaient fait dans les 30 derniers jours, 30 %, dans les 12 derniers mois et 36 %, il y avait plus de 12 mois, des pourcentages inchangés par rapport à 2019. Les hommes (21 %) étaient plus nombreux que les femmes (15%) à prendre le volant dans les deux heures après avoir consommé du cannabis et de l'alcool.

On a demandé aux mêmes personnes si elles avaient conduit un véhicule dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en association avec d'autres drogues. Dans une proportion de 7 %, ces personnes ont indiqué avoir conduit un véhicule dans les deux heures après avoir consommé du cannabis et d'autres drogues, inchangé par rapport à 2019.

Raisons de conduire un véhicule peu de temps après la consommation de cannabis

On a demandé aux répondants ayant indiqué qu'ils avaient déjà conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis ou dans les quatre heures après avoir ingéré du cannabis de préciser la raison pour laquelle ils avaient conduit après avoir consommé du cannabis. Les répondants pouvaient choisir plus d'une raison. L'impression de ne pas avoir les facultés affaiblies était la raison la plus souvent invoquée (78 %, inchangé par rapport à 2019), suivie de l'impression de pouvoir conduire prudemment (24 %, une augmentation par rapport à 20 % en 2019), de la courte distance à parcourir (23 %, une augmentation par rapport à 19 % en 2019), de l'absence d'un autre moyen de transport (12 %, une augmentation par rapport à 9 % en 2019), de la certitude de ne pas se faire arrêter par les forces de l'ordre (9 %, inchangé par rapport à 2019) et d'autres raisons (8 %, inchangé par rapport à 2019).

Les personnes qui ont déjà été passagers d'un véhicule conduit par quelqu'un qui avait consommé du cannabis dans les deux heures précédentes

On a demandé aux Canadiens s'ils avaient déjà été passagers d'un véhicule dont le conducteur avait consommé du cannabis au cours des deux heures précédentes. Dans l'ensemble, 23 % des répondants ont déclaré avoir déjà été passagers d'un véhicule dont le conducteur avait consommé du cannabis récemment; il s'agit d'une diminution par rapport à 28 % en 2019. Ce comportement était plus courant chez les personnes qui avaient consommé du cannabis dans les 12 derniers mois (50 %, une diminution par rapport à 60 %) comparativement à ceux qui n'en avaient pas consommé (13 %, aussi une diminution par rapport à 17 % en 2019). Le caractère immédiat de ce comportement chez les personnes qui ont dit avoir consommé du cannabis dans les 12 derniers mois allait d'une consommation dans les 30 derniers jours (18 %, une diminution par rapport à 27 % en 2019), dans les 12 derniers mois (32 %, pourcentage inchangé) ou il y a plus de 12 mois (50 %, une augmentation par rapport à 41 % en 2019). Parmi ceux qui n'avaient pas consommé de cannabis dans les 12 derniers mois, 6 % ont dit avoir été passagers dans un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis dans les 30 derniers jours, 13 % ont dit que cela s'était produit dans la dernière année et 81 %, que cela s'était produit il y a plus de 12 mois, des pourcentages inchangés par rapport à 2019.

Les estimations provinciales et territoriales du nombre de personnes qui ont déjà été passagers d'un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis dans les deux heures précédentes allaient de 18 % à 38 %.

Interaction avec les forces de l'ordre liée à la conduite

En tout, 2 % des répondants qui avaient consommé du cannabis dans les 12 derniers mois ont dit avoir eu une interaction avec les forces de l'ordre liée à la conduite sous l'influence du cannabis pendant qu'ils conduisaient un véhicule, un pourcentage inchangé par rapport à 2019.

Opinions au sujet de la consommation de cannabis et de la conduite

On a demandé aux répondants de donner leur opinion sur la façon dont la consommation de cannabis affecte la conduite. Plus de huit répondants sur dix (83 %) ont dit croire que la consommation de cannabis affecte la conduite. Il s'agit d'une diminution par rapport à 85 % en 2019. Ce chiffre est tombé à 77 % en observant les réponses de ceux qui ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois (une augmentation par rapport à 69 % en 2019).

De toutes les personnes ayant déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 14 % ont répondu que cela dépendait (une diminution de 19 %), ou que cela n'avait pas eu d'incidence sur leur conduite (7 %), ce qui constitue une diminution par rapport à 9 %.

On a demandé aux répondants de donner leur opinion sur le temps qu'il faut avant qu'il soit sécuritaire de conduire après avoir consommé du cannabis. En tout, 31 % ont déclaré qu'ils ne savaient pas quand il était prudent de conduire. En outre, 25 % des personnes ont déclaré huit heures ou plus après, tandis que pour 15 %, il s'agissait de trois à cinq heures. On ne peut pas comparer avec les données de 2019 parce que les options de réponse ont changé.

Opinions sur la probabilité de se faire arrêter pendant la conduite d'un véhicule sous l'influence

On a demandé aux Canadiens de dire à quel point ils croyaient probable qu'une personne soit arrêtée par la police si elle conduit sous l'influence de l'alcool ou du cannabis. La probabilité a été déterminée selon une échelle de Likert à 5 points, qui comprenait les catégories suivantes : tout à fait improbable, improbable, assez probable, probable et extrêmement probable.

Chez tous les répondants, la réponse la plus courante concernant le risque d'être arrêté pour conduite sous l'influence de l'alcool ou du cannabis était que cela était « assez probable » (41 % et 40 % respectivement). Toutefois, 45 % des répondants ont répondu « probable » ou « extrêmement probable » à la question concernant le risque d'être arrêté pour conduite sous l'influence de l'alcool, une diminution par rapport à 48 % en 2019. Ce chiffre est plus élevé que les 24 % de répondants qui ont dit que cela était probable ou extrêmement probable quand on leur a demandé si une personne qui conduit sous l'influence du cannabis risque d'être arrêtée, ce qui n'a pas changé depuis 2019.

Cannabis à des fins médicales

Les Canadiens ayant indiqué avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois à des fins médicales ont été invités à remplir une section supplémentaire de l'enquête relative à cette consommation. Les questions concernaient la source du produit, le type de produit, la fréquence de la consommation, le type de souche, la quantité consommée pendant une journée typique, les maladies et symptômes que la consommation de cannabis vise à traiter et les changements dans la prise d'autres médicaments associés à la consommation de cannabis. Parmi les 1 606 répondants qui ont déclaré avoir consommé du cannabis à des fins médicales dans les 12 derniers mois, 905 ont accepté de répondre à la section de l'enquête sur la consommation à des fins médicales. Les résultats présentés sous la rubrique « Cannabis à des fins médicales » concernent spécifiquement les personnes ayant déclaré avoir consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 12 derniers mois.

Consommation à des fins médicales

Les répondants ont été interrogés sur leur consommation de cannabis dans les 12 derniers mois. Parmi les Canadiens de 16 ans et plus, 14 % ont indiqué qu'ils consommaient du cannabis à des fins médicales, ce qui n'a pas changé depuis 2019. Les estimations provinciales et territoriales allaient de 7 % à 21 %.

En tout, 74 % des répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 12 derniers mois et ayant rempli la section médicale de l'enquête ont déclaré avoir consommé du cannabis à des fins médicales dans les 30 derniers jours, un pourcentage inchangé par rapport à 2019.

Possession de documents médicaux

On a demandé aux répondants ayant indiqué avoir consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 12 derniers mois de préciser s'ils avaient reçu une ordonnance à cette fin d'un professionnel de la santé. Trois pour cent (3 %) des Canadiens de 16 ans et plus, soit 24 % de ceux ayant consommé du cannabis à des fins médicales, ont déclaré qu'ils détenaient un document d'un professionnel de santé. La majorité (76 %) n'avait pas de document d'un professionnel de la santé. Ces pourcentages étaient les mêmes en 2019.

Changements dans la prise d'autres médicaments

On a demandé aux Canadiens qui ont rempli la section médicale de l'enquête si la consommation de cannabis à des fins médicales leur a permis de réduire leur consommation d'autres médicaments. La majorité des personnes ont déclaré que la consommation de cannabis les aidait à réduire leur consommation d'autres médicaments (57 %, soit la même proportion par rapport à 61 % en 2019). Vingt pour cent (20 %, pourcentage inchangé par rapport à 22 % en 2019) des répondants ont indiqué que cette question ne s'appliquait pas.

Fréquence de la consommation de cannabis à des fins médicales

Les répondants qui ont répondu à la section médicale de l'enquête ont été questionnés sur la fréquence de leur consommation de cannabis à des fins médicales dans les 12 derniers mois. Les fréquences sont restées les mêmes qu'en 2019 et la fréquence la plus courante signalée était au quotidien (35 %) (figure 15).

Figure 15: Fréquence de la consommation de cannabis à des fins médicales au cours des 12 derniers mois, 2020
Figure 15
Figure 15 - Équivalent textuel
Fréquence de la consommation de cannabis à des fins médicales au cours des 12 derniers mois, 2020
Fréquence Pourcentage (%)
Moins d'un jour par mois 14
1 jour par mois 6
De 2 à 3 jours par mois 16
De 1 à 2 jours par semaine 13
De 3 à 4 jours par semaine 9
De 5 à 6 jours par semaine 8
Tous les jours 35

Types de produits de cannabis consommés à des fins médicales

Les personnes qui ont rempli la section médicale ont été interrogées sur les types de produits à base de cannabis qu'elles ont consommés au cours de la dernière année. Les trois principaux produits consommés étaient les fleurs et les feuilles séchées (54 %, une baisse par rapport à 60 % en 2019), l'huile de cannabis pour administration orale (48 %, comme en 2019) et les produits comestibles (33 %, comme en 2019). Parmi les autres produits consommés par ces Canadiens, mentionnons les cartouches de cannabis et les vaporisateurs stylos (14 %, une diminution par rapport à 17 % en 2019), les onguents topiques (18 %, pourcentage inchangé par rapport à 2019), les concentrés et les extraits (10 %, une diminution par rapport à 13 % en 2019), le hachisch et le skuff (9 %, pourcentage inchangé par rapport à 2019) et les boissons (4 %, pourcentage inchangé par rapport à 2019).

La fréquence de la consommation de fleurs et de feuilles séchées était plus élevée chez les personnes âgées de 16 à 19 ans et 20 à 24 ans (75 % et 79 %, respectivement) que chez celles âgées de 25 ans ou plus (50 %). Les hommes étaient également plus nombreux que les femmes (64 % et 47 %, respectivement) à consommer des fleurs et des feuilles séchées.

On a également demandé aux répondants ayant rempli la section médicale à quelle fréquence ils consommaient ces produits de cannabis. Dans le cas des fleurs et des feuilles séchées, les réponses variaient d'une consommation quotidienne ou presque quotidienne (49 %) à une consommation d'une fois par semaine (18 %), d'une fois par mois (18 %) et de moins d'un jour par mois (15 %). Le seul changement par rapport à 2019 réside dans le pourcentage de consommation hebdomadaire déclarée, qui a diminué de 25 %. En ce qui concerne l'huile de cannabis pour administration orale, les répondants ont fourni différentes réponses allant de moins d'un jour par mois (19 %) à une fois par mois (23 %), une fois par semaine (22 %) et tous les jours ou presque (37 %), pourcentages inchangés par rapport à 2019.

Concentrations relatives de THC et de CBD dans les produits de cannabis utilisés à des fins médicales

Dans le cycle de 2019 de l'ECC, les personnes qui ont rempli la section médicale de l'enquête ont été questionnées au sujet des concentrations relatives de THC et de CBD dans les produits du cannabis qu'ils consommaient habituellement. Dans le cycle de 2020, des options de réponse supplémentaires ont été ajoutées afin de mieux différencier les niveaux comparatifs utilisés. En tout, vingt-six pour cent (26 %) ont indiqué consommer un taux de CBD plus élevé et un taux de THC plus faible, 21 %, un taux de THC plus élevé et un taux de CBD plus faible, 12 %, des taux de THC et de CBD égaux, 15 %, uniquement des produits à base de CBD et 14 %, un mélange de différents produits. Sept pour cent (7 %) des répondants ont déclaré qu'ils ne connaissaient pas les concentrations relatives de THC et de CBD, pourcentages inchangés par rapport à 2019.

Quantité moyenne généralement consommée par jour à des fins médicales

Les répondants qui ont rempli la section médicale devaient également indiquer la quantité moyenne de cannabis consommée dans une journée typique. Les répondants ayant consommé des fleurs ou des feuilles séchées consommaient une quantité moyenne quotidienne de 1,8 gramme (la même qu'en 2019) et ceux ayant consommé des produits comestibles de cannabis consommaient environ 1,3 portion (une augmentation par rapport à 1,1 portion en 2019). Par ailleurs, en ce qui concerne les cartouches/vaporisateurs stylos, le hachisch et les boissons, la quantité moyenne consommée lors qu'une journée habituelle était respectivement de 0,1 cartouche, de 0,6 gramme et de 350 millilitres. Toutes ces valeurs étaient les mêmes qu'en 2019. Les répondants ayant consommé de l'huile de cannabis par voie orale et des concentrés/extraits consommaient une quantité moyenne quotidienne de 1,4 millilitre et de 0,4 gramme, ce qui demeure inchangé par rapport à 2019.

Sources utilisées pour obtenir des produits de cannabis à des fins médicales

Les répondants ayant répondu à la section médicale de l'enquête ont été invités à indiquer où elles se procuraient du cannabis à des fins médicales (figure 16). Les Canadiens pouvaient choisir plusieurs sources. En 2020, les cinq principales sources d'approvisionnement en cannabis à des fins médicales étaient les suivantes : un point de vente légal (44 %, une augmentation par rapport à 27 % en 2019); une source légale en ligne (23 %, inchangé par rapport à 2019); un producteur autorisé par Santé Canada (22 %, inchangé par rapport à 2019); un ami (17 %, une diminution par rapport à 21 % en 2019); et la culture par soi-même ou pour soi par quelqu'un d'autre (16 %, une augmentation par rapport à 9 % en 2019). Parmi ceux ayant obtenu du cannabis d'un producteur autorisé de Santé Canada, 76 % ont déclaré qu'ils continueront d'acheter du cannabis de cette source maintenant que la vente au détail de cannabis à des fins non médicales est légale, ce qui demeure inchangé par rapport à 2019.

Figure 16: Sources d'approvisionnementNote 1 habituelles des 12 derniers mois des personnes qui ont consommé du cannabis à des fins médicales dans les 12 derniers mois, 2020
Figure 16

1 Les répondants pouvaient sélectionner plusieurs choix de réponse.

Figure 16 - Équivalent textuel
Figure 16: Sources d'approvisionnementNote 1 habituelles des 12 derniers mois des personnes qui ont consommé du cannabis à des fins médicales dans les 12 derniers mois, 2020
Sources habituelles d'approvisionnement de cannabis Pourcentage (%)
Point de vente autorisé 44
Source en ligne légale 23
Producteur autorisé par Santé Canada 22
Ami 17
Cultivé par moi/pour moi 16
Membre de la famille 9
Source en ligne illégale 8
Revendeur 6
Point de vente illégal 6
Partage dans un groupe d'amis 4
Connaissance 4
Tableau figure 16 Note 1

Les répondants pouvaient sélectionner plusieurs choix de réponse.

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Montant mensuel moyen généralement dépensé pour l'achat de cannabis à des fins médicales

Les répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 12 derniers mois et ayant rempli la section médicale de l'enquête avaient généralement dépensé environ 93 $ par mois pour se procurer du cannabis à des fins médicales, ce qui est demeuré inchangé par rapport à 2019. Pour la première fois dans le cycle de 2020, on a demandé aux répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 30 derniers jours combien ils avaient déboursé pour se procurer du cannabis au cours des 30 derniers jours auprès de sources légales et illégales. Le montant moyen dépensé pour le cannabis provenant de sources légales était de 75 $ et le montant moyen dépensé pour le cannabis provenant de sources illégales était de 42 $.

Les répondants devaient également indiquer s'ils étaient actuellement couverts par une assurance pour l'utilisation de cannabis à des fins médicales. La plupart des personnes (91 %, soit une baisse par rapport à 94 % en 2019) n'avaient aucune couverture d'assurance. Cinq pour cent (5 %) ont indiqué qu'ils bénéficiaient d'une couverture partielle alors que 4 % ont dit qu'ils étaient entièrement couverts, des proportions inchangées par rapport à 2019.

Types de produits de cannabis achetés ou reçus à des fins médicales et à quelle fréquence

Les répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 30 derniers jours devaient indiquer quels types de produits de cannabis ils avaient achetés ou reçus au cours des 30 derniers jours ainsi que la fréquence de ces types de transactions. Le choix de réponse le plus courant était l'achat ou la réception de fleurs ou de feuilles séchées (53 %, une diminution par rapport à 61 % en 2019), suivi de l'huile de cannabis pour administration orale (39 %, pourcentage inchangé par rapport à 2019) et des produits comestibles (22 %, une augmentation par rapport à 17 % en 2019). Pour tous les produits, la fréquence d'obtention la plus souvent citée était d'un jour par mois.

La quantité moyenne de cannabis acheté à des fins médicales au cours des 30 derniers jours variait selon le type du produit. En moyenne, les consommateurs de cannabis ont acheté ou reçu 25,2 grammes (proportion inchangée par rapport à 2019) de fleurs et de feuilles séchées, 10,2 portions de produits comestibles (une augmentation par rapport à 6,1 portions en 2019) et 1,6 cartouche et vaporisateur stylo (proportion inchangée par rapport à 2019). Pour ce qui est de l'huile de cannabis à usage oral, la quantité moyenne obtenue était de 25,3 millilitres (inchangée par rapport à 2019).

Prix moyen par unité de cannabis acheté à des fins médicales, selon le type de produit

Les répondants ayant acheté du cannabis à des fins médicales au cours des 30 derniers jours ont aussi déclaré le prix moyen déboursé par unité, selon le type de produit. Au cours des 30 derniers jours, les répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales ont dépensé les sommes les plus élevées par unité pour des cartouches de cannabis ou vaporisateurs stylos (51,06 $ par cartouche, inchangée par rapport à 2019). En ce qui concerne les produits les plus couramment achetés, le prix moyen par unité était de 13,48 $ par gramme pour les fleurs séchées, de 6,69 $ par portion pour les produits comestibles et de 14,88 $ par millilitre pour l'huile de cannabis à usage oral, toutes inchangées depuis 2019.

Opinions au sujet de la consommation de cannabis à des fins médicales et de la conduite d'un véhicule

On a demandé aux répondants ayant rempli la section médicale de l'enquête s'ils croyaient que la consommation de cannabis à des fins médicales nuisait à la capacité de conduire. Une plus grande proportion de ces personnes ont répondu que « oui » la consommation de cannabis à des fins médicales nuit à la capacité de conduire (46 %, pourcentage inchangé par rapport à 2019) comparativement à celles ayant répondu « non » (21 %, pourcentage inchangé par rapport à 2019) ou « cela dépend » (27 %, une diminution rapport à 32 % en 2019). On a demandé à ces mêmes personnes de donner leur opinion sur le délai après lequel il est sécuritaire de conduire un véhicule après avoir consommé du cannabis à des fins médicales. Les réponses les plus fréquentes étaient de trois à cinq heures (19 %), « je ne sais pas » (16 %), huit heures ou plus (14 %) et une à trois heures (11 %). Parmi ces personnes, 8 % ont répondu qu'il était sécuritaire de conduire immédiatement après avoir consommé du cannabis à des fins médicales.

Conduite d'un véhicule après la consommation de cannabis à des fins médicales, et à quelle fréquence

On a étudié la conduite d'un véhicule après la consommation de cannabis à des fins médicales chez les répondants ayant rempli la section médicale de l'enquête. On a réparti les questions sur la conduite après la consommation récente de cannabis selon la méthode de consommation de cannabis. On a demandé aux répondants s'ils avaient déjà conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis et s'ils avaient déjà conduit dans les quatre heures après avoir ingéré du cannabis. Dans l'ensemble, 20% ont déclaré qu'ils avaient déjà conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis (une diminution par rapport à 26 % en 2019). Parmi ces répondants, 45 % l'avaient fait dans les 30 derniers jours, 33 %, dans les 12 derniers mois et 22 %, il y avait plus de 12 mois, proportions inchangées par rapport à 2019. À la question visant à savoir si les répondants avaient déjà conduit dans les quatre heures après avoir ingéré du cannabis, 16 % ont déclaré l'avoir fait au cours de leur vie, une diminution par rapport à 20 % en 2019. Parmi ces répondants, 49 % l'avaient fait dans les 30 derniers jours et 29 %, dans les 12 derniers mois, proportions inchangées par rapport à 2019.

Une plus grande proportion d'hommes (31 %) que de femmes (11 %) ont déclaré avoir conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis à des fins médicales. La même tendance pouvait être observée en ce qui concerne la conduite d'un véhicule dans les quatre heures suivant l'ingestion de cannabis (23 % et 11 %, respectivement).

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Données des trois dernières années

La Loi sur le cannabis est entrée en vigueur le 17 octobre 2018. De nombreuses questions de l'ECC concernent la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois. Ainsi, les résultats du cycle de 2020 de l'ECC sont les premiers à refléter une période complète de 12 mois suivant la légalisation et la mise en œuvre de la réglementation afférente. Les principales conclusions sur la consommation de cannabis à des fins non médicales en 2018, 2019 et 2020 sont comparées afin d'examiner les changements signalés par les consommateurs eux-mêmes depuis la légalisation et la mise en œuvre de la réglementation afférente.

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