Enquête canadienne sur le cannabis de 2019 : Sommaire des résultats

Introduction

La Loi sur le cannabis est un nouveau cadre législatif national visant à réglementer la production, la distribution, la vente et la possession de cannabis au Canada. Santé Canada a recueilli des données supplémentaires afin de mieux comprendre l’opinion des Canadiens au sujet du cannabis et la façon dont ils le consomment. Ces données serviront à évaluer l’incidence de la loi, entrée en vigueur le 17 octobre 2018, et à appuyer l’élaboration de projets de politiques et de programmes, notamment des activités d’éducation et de sensibilisation du public.

Santé Canada estime la prévalence de l'usage du cannabis au sein de la population générale grâce à deux enquêtes : l'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD) et l'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues chez les élèves (ECTADÉ). Selon l'ECTAD de 2017, 15 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus (soit 4,4 millions) avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois (de 15 à 19 ans = 19 %, de 20 à 24 ans = 33 % et 25 ans et plus =13 %). L'ECTADÉ de 2016-2017 indiquait que 17 % des élèves de la septième à la douzième année (environ 340 000 élèves) avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois. Ces enquêtes ne sont toutefois pas conçues pour recueillir des renseignements détaillés sur la consommation de cannabis au Canada. Pour obtenir des renseignements plus complets, Santé Canada a donc conçu et mis en œuvre l'Enquête canadienne sur le cannabis (ECC).

L'Enquête canadienne sur le cannabis est menée tous les ans depuis 2017. Elle examine de manière plus approfondie les habitudes de consommation, telles que les quantités de cannabis consommées et l'usage du cannabis à des fins médicales, le marché du cannabis tel que les sources et la tarification du cannabis, ainsi que les questions de sécurité publique, comme la conduite avec facultés affaiblies. En 2018, des questions ont été ajoutées notamment sur l'évolution du consentement à déclarer publiquement la consommation de cannabis si elle est légale, le risque perçu lié à diverses méthodes de consommation de cannabis, la source attendue de cannabis une fois ce dernier légal, l'absentéisme à l'école et au travail dû à la consommation de cannabis, le traitement ou les consultations pour consommation de cannabis et la consommation par les mères pendant la grossesse et l'allaitement. L'Enquête canadienne sur le cannabis de 2019 comprenait des questions supplémentaires, notamment sur la diffusion de campagnes de sensibilisation et de messages de santé publique ou de sécurité, ainsi que sur la source habituelle d'approvisionnement en produit du cannabis par les répondants depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis. Les données de l'Enquête canadienne sur le cannabis de 2019 ont été recueillies après l'entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis et seront comparées aux données de 2018, qui ont été recueillies avant l'entrée en vigueur de cette loi.

L'ECC a été conçue selon un processus de recrutement en deux étapes, où les répondants sont d'abord recrutés par téléphone (téléphone traditionnel et téléphone mobile) à partir de listes de numéros de téléphone aléatoires. Les répondants qui avaient bien répondu à un ensemble de questions de sélection ont par la suite été jugés admissibles et on leur a envoyé un lien menant à un sondage en ligne, par courriel ou par SMS (service de messagerie texte) sur leur téléphone mobile. Il fallait en moyenne 24 minutes aux répondants qui ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois et 12 minutes aux répondants qui ont déclaré ne pas en avoir consommé pour répondre à l'ECC de 2019.

Le sommaire qui suit présente les conclusions de l'enquête issues du troisième cycle de collecte de données, qui a commencé le 4 avril 2019 et a pris fin le 17 juin 2019. Les conclusions de l'enquête ont été pondérées par province, par groupes d'âge et par sexe à la naissance. Pour les 220 personnes qui n'ont pas répondu à la question sur le sexe à la naissance, on a utilisé, dans 117 cas, la réponse à la question sur le genre comme réponse concernant le sexe à la naissance, et aucun facteur de pondération n'a été attribué aux 103 autres cas (aucun sexe ou genre mentionné). Les cas pour lesquels aucun facteur de pondération n'a pu être attribué ont été exclus des analyses. Les résultats pour 2019 se fondent sur les réponses fournies en ligne par environ 12 000 répondants âgés de 16 ans et plus de l'ensemble des provinces et des territoires. L'ECC a été conçue afin d'obtenir un nombre suffisant de répondants de sous-populations clés; les quotas ont été déterminés et respectés afin de garantir la pertinence des résultats sur le plan statistique et la représentativité. Sur toutes les réponses reçues, 3 968 provenaient de personnes ayant déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois à des fins médicales ou non médicales. La répartition selon le sexe et l'âge est la suivante : 5 983 femmes et 5 937 hommes, 820 répondants âgés de 16 à 19 ans, 1 765 répondants âgés de 20 à 24 ans et 9 438 répondants âgés de 25 ans et plus. Les répondants dans chaque province et chaque territoire étaient au nombre de 1 503 en Alberta, 1 790 en Colombie-Britannique, 446 au Manitoba, 416 au Nouveau-Brunswick, 429 à Terre-Neuve-et-Labrador, 483 en Nouvelle-Écosse, 3 541 en Ontario, 444 dans l'Île-du-Prince-Édouard, 2 203 au Québec, 555 en Saskatchewan et 213 des trois territoires combinés.

Des données ont été recueillies au sujet de quatre secteurs thématiques : les connaissances, les attitudes et les comportements; la consommation de cannabis et les produits utilisés; la conduite d'un véhicule et cannabis; et le cannabis à des fins médicales. On trouve ci-dessous un sommaire des résultats clés; les tableaux de résultats détaillés ont été publiés dans le site Web de Bibliothèques et Archives Canada.

Le cas échéant, on a effectué une comparaison avec les données de l'ECC de 2018; certaines questions ont été modifiées entre le cycle de 2018 et le cycle de 2019. Toutes les augmentations et les diminutions figurant dans le texte ci-dessous représentent des changements statistiquement significatifs (en d'autres termes, il est peu probable qu'ils soient survenus par hasard seulement). Par souci de lisibilité, l'expression « statistiquement significatif » sera omise. De même, le texte indique parfois que la proportion est « inchangée » ou n'est pas différente entre deux groupes, même si les chiffres ne sont pas identiques. Cela se produit lorsque les différences entre les chiffres ne sont pas statistiquement significatives.

Définitions

Thème 1 : Connaissances, attitudes et comportements

Tous les répondants ont dû répondre à des questions sur leurs opinions et leurs connaissances sur le cannabis. Parmi les sujets abordés, notons l'acceptabilité sociale de la consommation de cannabis et d'autres substances, le risque perçu lié à la consommation de cannabis et d'autres substances, l'observation de la consommation de cannabis en public, la diffusion de messages de mise en garde pour la santé et de messages de santé publique et la consommation de cannabis à la maison.

Acceptabilité sociale

Les répondants ont été interrogés sur l'acceptabilité sociale de la consommation occasionnelle et régulière de divers produits. Les répondants croyaient en majorité que parmi les substances proposées (alcool, tabac et cannabis), le produit dont la consommation était la plus acceptée socialement était l'alcool, suivi par le cannabis et le tabac. Par exemple, 55 % des répondants ont indiqué que la consommation régulière d'alcool était tout à fait ou assez acceptable socialement en comparaison à 44 % pour ce qui est de fumer du cannabis à des fins non médicales et à 43 % pour ce qui est de consommer des produits comestibles de cannabis à des fins non médicales. Parmi les répondants, 42 % jugeaient que vapoter du cannabis à des fins non médicales était tout à fait ou assez acceptable socialement en comparaison à 41 % pour l'usage de cigarettes électroniques contenant de la nicotine et à 35 % en ce qui concerne la consommation de tabac (y compris les cigarettes, les cigares ou le tabac sans fumée). L'acceptabilité sociale de la consommation occasionnelle de cannabis en le fumant, en consommant des produits comestibles ou en utilisant des produits de vapotage a légèrement augmenté par rapport à 2018.

La proportion des répondants ayant indiqué avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois qui ont déclaré que la consommation occasionnelle ou régulière d'alcool, de tabac et de cannabis était socialement acceptable était supérieure à la proportion des répondants ayant indiqué ne pas avoir consommé de cannabis. Cette tendance s'est également dégagée en 2018.

Consentement à divulguer la consommation de cannabis

Trente-quatre pour cent (34 %) des répondants sont déclaré qu'ils divulgueraient plus volontiers leur consommation de cannabis maintenant que ce dernier est légal. Parmi les répondants, 21 % ont indiqué qu'ils étaient déjà disposés à déclarer leur consommation de cannabis et 23 % ont affirmé qu'ils ne seraient pas plus disposés à dire qu'ils consomment du cannabis.

Risques perçus liés à la consommation de diverses substances

Les répondants ont été priés d'indiquer dans quelle mesure ils étaient d'avis qu'une personne risque de se causer du tort en consommant divers produits occasionnellement et régulièrement. Le risque perçu a été déterminé au moyen d'une échelle de Likert à quatre points, qui présentait les catégories suivantes : aucun risque, léger risque, risque modéré, risque élevé et « ne sait pas ».

En général, la majorité des répondants estimaient que la consommation occasionnelle d'alcool ou de cannabis ne présentait aucun risque ou présentait un léger risque et que la consommation occasionnelle de tabac ou de cigarettes électroniques contenant de la nicotine présentait un risque modéré ou élevé.

En ce qui concerne la consommation régulière des substances suivantes, la majorité des répondants considéraient en général que la consommation de tabac présentait un risque modéré ou élevé (94 %, une diminution par rapport à 95 % en 2018), suivie de l'usage d'une cigarette électronique avec nicotine (84 %, une augmentation par rapport à 82 % en 2018), de la consommation d'alcool (79 %, pourcentage inchangé par rapport à 2018), du fait de fumer du cannabis (74 %, une augmentation par rapport à 72 % en 2018), du fait de vapoter du cannabis (72 %, une augmentation par rapport à 70 % en 2018) et de la consommation de produits comestibles de cannabis (68 %, une augmentation par rapport à 66 % en 2018).

Les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois étaient moins nombreux que ceux qui n'en avaient pas consommé à déclarer un risque modéré ou élevé associé à la consommation régulière de ces produits. La différence dans le pourcentage de répondants ayant déclaré un risque modéré ou élevé était beaucoup plus faible lorsqu'il était question de consommation régulière d'alcool, de tabac et de cigarettes électroniques contenant de la nicotine que lorsqu'il était fait allusion au fait de fumer ou de vapoter du cannabis ou encore de consommer des produits comestibles de cannabis. Par exemple, 92 % des consommateurs de cannabis ont indiqué que l'usage régulier de tabac présentait un risque modéré ou élevé comparativement à 95 % des répondants n'ayant pas consommé de cannabis, alors que moins de la moitié (46 %) de ceux qui avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois considéraient que fumer du cannabis posait un risque modéré ou élevé par rapport à 83 % des répondants qui n'en avaient pas consommé dans les 12 derniers mois.

Diffusion de messages de mise en garde pour la santé

Les répondants devaient indiquer s'ils avaient vu les messages de mise en garde pour la santé sur les produits/emballages du cannabis ou sur le site Web de Santé Canada. Trente-quatre pour cent (34 %) des répondants ont déclaré avoir vu les mises en garde et 15 % ont répondu qu'ils n'en étaient pas certains. Parmi les consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois, le pourcentage de ceux qui ont déclaré avoir vu les mises en garde est passé à 58 %. Parmi ceux qui ont vu les mises en garde, plus de la moitié (53 %) ont déclaré qu'elles leur avaient permis, du moins dans une certaine mesure, d'être mieux informés au sujet des méfaits liés à la consommation du cannabis.

Diffusion de campagnes de sensibilisation et de messages de santé publique ou de sécurité

On a demandé aux répondants s'ils avaient vu ou entendu des campagnes de sensibilisation ou des messages de santé publique ou de sécurité sur le cannabis à divers endroits depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis. S'ils avaient vu ou entendu ces messages à plusieurs endroits, les répondants pouvaient sélectionner plus d'un endroit. L'endroit le plus fréquent où les répondants ont vu ou entendu ces messages était la télévision ou la radio (51 %), suivie des médias sociaux (31 %), des affiches ou des panneaux d'affichage publics (28 %), d'un établissement de soins de santé (21 %) ainsi que des journaux ou des magazines (20 %). Vingt-quatre pour cent (24 %) des répondants ont indiqué qu'ils n'avaient eu connaissance d'aucune campagne de sensibilisation ni d'aucun message de santé publique. Les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois étaient plus enclins à déclarer avoir vu ces messages dans tous ces endroits.

Amélioration des connaissances sur les méfaits du cannabis et accès à des renseignements fiables

On a demandé aux répondants s'ils étaient mieux informés au sujet des méfaits du cannabis depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis. Un peu plus du tiers (36 %) des répondants ont déclaré qu'ils étaient mieux informés, du moins dans une certaine mesure, au sujet des méfaits du cannabis. Les répondants qui n'avaient pas consommé de cannabis au cours des 12 derniers mois étaient plus nombreux que les consommateurs de cannabis à déclarer à tout le moins une certaine amélioration de leurs connaissances (38 % et 32 %, respectivement).

On a également demandé aux répondants s'ils estimaient avoir accès à une quantité suffisante de renseignements fiables sur les risques pour la santé liés à la consommation de cannabis pour prendre des décisions éclairées. La plupart des répondants (71 %) ont déclaré être tout à fait d'accord ou plutôt d'accord pour dire qu'ils avaient suffisamment de renseignements fiables. Ceux qui avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois étaient plus nombreux à fournir une telle réponse (87 %) que ceux qui n'en avaient pas consommé (66 %).

Connaissances et croyances concernant les méfaits du cannabis

On a demandé aux répondants s'ils savaient ou croyaient que la fumée de cannabis peut être nocive, que la consommation de cannabis pendant la grossesse ou l'allaitement peut être nocive, que la consommation fréquente de cannabis peut augmenter le risque de problèmes de santé mentale et que les adolescents sont plus à risque que les adultes de subir les méfaits du cannabis. Pour ce qui est de tous ces méfaits, la majorité des répondants ont déclaré qu'ils croyaient que les risques étaient réels. Les répondants n'ayant pas consommé de cannabis au cours des 12 derniers mois étaient plus nombreux à être d'accord avec cet énoncé que ceux qui en avaient consommé. Soixante-seize pour cent (76 %) de répondants ayant affirmé que la fumée de cannabis peut être nocive, 69 % avaient consommé du cannabis et 79 % n'en avaient pas consommé. En ce qui concerne la consommation de cannabis pendant la grossesse ou l'allaitement, 87 % des femmes croient qu'elle peut être nocive. De ce pourcentage, 82 % avaient consommé du cannabis et 89 % n'en avaient pas consommé. Soixante-quinze pour cent (75 %) de répondants ayant déclaré que la consommation fréquente de cannabis peut augmenter le risque de problèmes de santé mentale, 65 % étaient des consommateurs de cannabis alors que 78 % n'avaient pas consommé de cannabis. Enfin, 84 % des répondants étaient d'accord pour dire que les adolescents courent un plus grand risque de subir des méfaits liés à la consommation de cannabis que les adultes; 82 % avaient consommé du cannabis et 85 % n'en avaient pas consommé.

Opinions sur le fait que la consommation de cannabis engendre la dépendance

En général, 90 % des répondants croyaient que la consommation de cannabis peut engendrer une dépendance, une augmentation par rapport à la proportion de 82 % en 2018. La majorité des répondants qui ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois (87 %) et des non-consommateurs (91 %) croyaient aussi que le cannabis peut engendrer une dépendance; ces proportions ont toutes deux augmenté par rapport à 2018 (respectivement 71 % et 85 %).

Changements quant à la consommation observée dans des lieux publics

On a demandé aux répondants s'ils avaient observé un changement quant au nombre de consommateurs de cannabis dans les lieux publics depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis. Dans l'ensemble, 55 % des répondants ont déclaré qu'ils n'avaient remarqué aucun changement en ce qui concerne le nombre de personnes consommant du cannabis en public. De plus, 42 % ont indiqué une augmentation du nombre de personnes qui consomment du cannabis en public, tandis que 2 % ont répondu avoir noté une diminution du nombre de consommateurs de cannabis dans les lieux publics.

Consommation de cannabis à la maison

Tous les répondants ont été priés de répondre à des questions sur les méthodes de consommation de cannabis à la maison au cours des 12 derniers mois. Parmi ceux n'ayant pas consommé de cannabis au cours des 12 derniers mois, 9 % ont indiqué que quelqu'un avait fumé du cannabis à la maison, 5 %, que quelqu'un avait mangé ou bu un produit du cannabis et 4 %, que quelqu'un avait vapoté du cannabis à la maison. Comparativement aux estimations des répondants n'ayant pas consommé de cannabis au cours des 12 derniers mois, les réponses des consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois étaient sensiblement différentes, 66 % ayant affirmé que quelqu'un avait fumé du cannabis à la maison, une diminution par rapport à 72 % en 2018, 44 % ayant indiqué que quelqu'un avait mangé ou bu un produit du cannabis, une augmentation par rapport à 39 % en 2018 et 32 % ayant révélé que quelqu'un avait vapoté du cannabis, pourcentage inchangé par rapport à 2018.

Thème 2 : Consommation de cannabis et produits utilisés

Les résultats présentés sous le thème 2 font précisément référence aux répondants qui ont déclaré avoir consommé du cannabis à des fins non médicales pendant leur vie (n = 7 188), dans les 12 mois avant de répondre au sondage (n = 3 454) et dans les 30 jours avant de répondre au sondage (n = 2 426).

Les répondants qui ont déclaré avoir consommé du cannabis à des fins non médicales ont été priés de répondre à des questions détaillées sur leur consommation de cannabis à des fins non médicales. Les sujets abordés incluaient, la fréquence de consommation de cannabis, l'âge au moment de l'initiation à la consommation, les méthodes de consommation, les types de produits du cannabis utilisés, le rapport CBD/THC habituel dans les produits, le montant d'argent dépensé en moyenne pour ces produits, la source habituelle d'approvisionnement en cannabis et l'endroit où les consommateurs conservent le cannabis à la maison.

Consommation de cannabis

Les répondants ont été interrogés sur leur consommation de cannabis à des fins non médicales au cours des 12 derniers mois. Sur l’ensemble des répondants, 25 % ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, une augmentation par rapport à la proportion de 22 % atteinte au cycle précédent. Les estimations provinciales et territoriales allaient de 19 % à 33 %. Au moment du recrutement, les répondants étaient informés que l’enquête portait sur le cannabis. Cette information a pu créer un biais de participation, car les personnes qui consomment du cannabis étaient peut-être plus susceptibles de répondre au sondage. De ce fait, ainsi que pour d’autres raisons méthodologiques, l’ECC peut présenter des estimations de la prévalence de la consommation de cannabis au sein de la population générale qui sont plus élevées que celles d’autres enquêtes comme l’ECTAD qui est spécifiquement conçue pour mesurer la prévalence. Toutefois, l’ECC vise à obtenir des renseignements détaillés au sujet des habitudes des gens qui consomment du cannabis et sur les comportements associés à une telle consommation.

Consommation au cours des 12 derniers mois chez les répondants de divers groupes démographiques

Les répondants à l'enquête âgés de 16 à 24 ans étaient environ deux fois plus susceptibles de déclarer avoir consommé du cannabis au cours de la dernière année par rapport aux  répondants âgés de 25 ans et plus. En particulier, la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois chez les répondants âgés de 16 à 19 ans et de 20 à 24 ans s'élevait respectivement à 44 % et à 51 %, par rapport à 21 % chez les répondants âgés de 25 ans et plus; tous ces valeurs ayant augmenté par rapport à 2018 (36 %, 44 % et 19 %, respectivement). Une proportion  plus élevé d'hommes (29 %) que de femmes (21 %) ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, ces deux pourcentages ayant augmenté par rapport au cycle précédent (26 % et 18 %, respectivement).

Pour la première fois dans ce cycle, on a demandé aux répondants d'indiquer leur orientation sexuelle et s'ils étaient nés au Canada. La proportion de répondants ayant déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois était plus élevée chez les personnes ayant indiqué être bisexuelles (54 %), homosexuelles (39 %) ou un autre type d'orientation sexuelle (35 %) que chez les personnes hétérosexuelles (23 %). La proportion de consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois était deux fois plus élevée chez les personnes nées au Canada (28 %) que chez les personnes nées à l'étranger (14 %).

Les répondants ayant déclaré qu'ils fréquentaient actuellement une école, un collège, un cégep ou une université ont indiqué avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois dans une proportion plus élevée (40 %) par rapport à ceux qui  n'étaient pas étudiants (22 %). Les répondants ayant déclaré avoir travaillé (emploi quelconque dans une entreprise ou ailleurs) ou manqué des jours ou heures de travail (absences) au cours de la dernière semaine étaient plus nombreux à affirmer avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois (27 %) que ceux qui n'avaient pas travaillé (18 %). Les questions sur le statut d'étudiant et la situation d'emploi ont changé en 2019 par rapport à 2018 et ne permettent pas de faire des comparaisons.

Ceux qui ont indiqué ne pas avoir terminé leurs études secondaires ou que leur niveau d'éducation le plus élevé était un diplôme d'études secondaires étaient plus susceptibles de déclarer avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois (31 % respectivement), soit près du double de ceux qui possèdent un diplôme universitaire (17 %). Il s'agit d'une tendance similaire à celle observée en 2018.

En 2019, deux nouvelles questions ont été ajoutées afin de connaître l'état de santé physique et mentale des répondants selon une échelle de Likert de cinq points, qui comportait les catégories de santé suivantes : excellente, très bonne, bonne, passable et mauvaise. Les répondants ayant qualifié leur santé physique de passable (29 %) formaient le groupe représentant la plus forte proportion de consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois. Les groupes de répondants comptant les plus faibles proportions de consommateurs de cannabis étaient en excellente ou en mauvaise santé physique (22 % chacun). En ce qui concerne la santé mentale autodéclarée, le pourcentage de répondants ayant indiqué avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois augmentait avec la diminution de l'état de santé mentale. Dix-sept pour cent (17 %) de ceux ayant indiqué une excellente santé mentale, 22 % de ceux ayant indiqué une très bonne santé mentale, 31 % de ceux ayant indiqué une bonne santé mentale, 49 % de ceux ayant indiqué une santé mentale passable, et 49 % de ceux ayant indiqué une mauvaise santé mentale ont indiqué avoir consommé du cannabis à des fins non médicales au cours des 12 derniers mois.

Âge de l'initiation

Les répondants ayant déclaré avoir consommé du cannabis au cours de leur vie ont été priés d'indiquer l'âge auquel ils avaient essayé le cannabis pour la première fois ou commencé à consommer du cannabis à des fins non médicales. L'âge moyen de l'initiation au cannabis correspondait à 19,2 ans, une légère augmentation par rapport à 2018 (18,9 ans), ce qui est comparable à l'âge moyen de 18,6 ans indiqué dans l'ECTAD de 2017. Les femmes étaient un peu plus âgées que les hommes lorsqu'elles ont consommé du cannabis pour la première fois (âge moyen de 19,7 ans comparativement à 18,8 ans pour les hommes). L'ECTADÉ de 2016-2017, dont les questions s'adressaient aux élèves de la septième à la douzième année, a indiqué un âge moyen d'initiation de 14,2 ans. L'âge moyen de l'initiation dépend considérablement de la fourchette d'âge des répondants à une enquête, ainsi que de la répartition des répondants dans des groupes d'âge prédéterminés. Pour l'ECC, l'âge de l'initiation est plus élevé dans le groupe d'âge le plus important des répondants âgés de 25 ans et plus, ce qui donne lieu à un âge moyen d'initiation plus élevé en général.

Les estimations provinciales et territoriales de l'âge moyen d'initiation de la consommation de cannabis allaient de 18,1 ans à 20,4 ans.

Fréquence de la consommation de cannabis

Les répondants qui avaient déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont été priés d'indiquer la fréquence à laquelle ils avaient consommé la substance. Plus de la moitié de ces répondants ont déclaré avoir consommé du cannabis trois jours par mois ou moins (55 %), tandis que 18 % ont déclaré en consommer quotidiennement, une proportion inchangée par rapport à 2018. La réponse la plus courante était « moins d'une journée par mois » (35 %), suivie de « quotidiennement » (18 %), de « deux ou trois jours par mois » (14 %), d'« un ou deux jours par semaine » (12 %, une augmentation par rapport à 10 % en 2018), de « trois ou quatre jours par semaine » (9 %), d'« un jour par mois » (6 %) et de « cinq ou six jours par semaine » (6 %). Ces résultats sont inchangés depuis le dernier cycle.

Un pourcentage plus élevé d'hommes (26 %) que de femmes (21 %) ont déclaré une consommation quotidienne ou presque quotidienne, alors qu'une proportion plus élevée de femmes (40 %) que d'hommes (30 %) ont déclaré une consommation moins fréquente qu'une fois par mois. Une proportion plus élevée de répondants âgés de 20 à 24 ans et de 25 ans et plus ont déclaré consommer quotidiennement ou presque quotidiennement du cannabis (23 % et 25 %, respectivement) que ceux âgés de 16 à 19 ans (16 %). On n'a constaté aucune différence significative dans les pourcentages de répondants ayant déclaré une consommation moins fréquente qu'une fois par mois entre les groupes d'âge examinés. Les estimations provinciales et territoriales de la consommation quotidienne ou presque quotidienne allaient de 21 % à 29 %, et les estimations de la consommation moins fréquente qu'une fois par mois allaient de 22 % à 40 %.

On a demandé à ceux ayant consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours d'indiquer leur fréquence de consommation pendant cette période. La réponse la plus courante était « quotidiennement » (23 %), suivie d'« un ou deux jours par semaine » (19 %), d'« un jour par mois » (18 %), de « deux ou trois jours par mois » (18 %), de « trois ou quatre jours par semaine » (13 %) et de « cinq ou six jours par semaine » (9 %). C'était la première fois qu'on demandait aux répondants de déclarer leur fréquence de consommation au cours des 30 derniers jours. Cette question a été ajoutée pour examiner la fréquence de la consommation parmi les personnes qui avaient consommé du cannabis récemment. De plus, la période des 30 derniers jours donnait de l'information au sujet de la fréquence de consommation sur une durée complètement après l'entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis.

Nombre d'heures « gelé » au cours d'une journée de consommation typique

Les répondants qui avaient déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours ont été priés d'indiquer le nombre d'heures qu'ils passaient dans un état « gelé » au cours d'une journée de consommation typique. Trente-sept pour cent (37 %, inchangée par rapport à 2018) des répondants ont déclaré que, au cours d'une journée de consommation typique, ils étaient « gelés » pendant une ou deux heures, alors que 30 % des répondants ont indiqué qu'ils étaient « gelés » pendant trois ou quatre heures (inchangée par rapport à 2018), 16 %, pendant moins d'une heure (une diminution par rapport à 19 % en 2018), 8 %, pendant cinq ou six heures (inchangée par rapport à 2018) et 9 %, pendant sept heures ou plus (une augmentation par rapport à 6 % en 2018).

Méthodes de consommation

Les répondants qui avaient déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont été priés d'indiquer leurs méthodes de consommation à des fins non médicales. La consommation du cannabis en le fumant était la méthode de consommation la plus fréquemment déclarée (84 %) par les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, soit une diminution par rapport à 2018 (89 %). Les autres méthodes de consommation du cannabis étaient les suivantes : consommer des produits comestibles (46 %, une hausse par rapport à 42 % en 2018), vapoter au moyen d'un vaporisateur stylo ou d'une cigarette électronique (27 %) et vapoter au moyen d'un vaporisateur (15 %), valeurs inchangées par rapport à 2018.

Lorsqu'on examine les méthodes de consommation de cannabis par province et dans les territoires, la méthode de consommation la plus courante dans toutes les régions était la consommation de cannabis en le fumant (les estimations allaient de 81 % à 92 %). Cette méthode était suivie par la consommation de produits comestibles (les estimations allaient de 27 % à 57 %) et le vapotage au moyen d'un vaporisateur stylo (les estimations allaient de 17 % à 33 %).

Types de produits à base de cannabis utilisés et fréquence

Les répondants qui avaient déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont été priés d'indiquer les types de produits à base de cannabis qu'ils avaient consommé au cours des 12 derniers mois. Les six produits les plus couramment utilisés étaient les suivants : fleurs/feuilles séchées (77 %, une diminution par rapport à 82 % en 2018), produits alimentaires comestibles (44 %, une augmentation par rapport à 41 %), vaporisateurs stylos/cartouches (26 %, non comparable par rapport à 2018), hachisch/skuff (23 %, une diminution par rapport à 26 % en 2018), huile de cannabis pour administration orale (23 %) et concentré/extraits de cannabis (17 %). La légère différence dans les estimations de la méthode de consommation, soit les « vaporisateurs stylos/cigarettes électroniques » et les « vaporisateurs stylos/cartouches » en tant que produits utilisés, s'explique par la façon dont les choix de réponse ont été formulés pour chacune de ces deux questions. L'huile de cannabis pour administration orale et les concentrés/extraits de cannabis étant de nouvelles catégories, aucune comparaison directe n'est possible par rapport à 2018. Les répondants ont également été priés d'indiquer la fréquence à laquelle ils consommaient ces produits à base de cannabis. La fréquence la plus souvent déclarée pour ces six produits était « moins d'une journée par mois » et allait de 29 % pour les fleurs séchées à 57 % pour les boissons à base de cannabis. La consommation quotidienne ou presque quotidienne était la plus élevée pour les fleurs séchées (27 %), suivies des produits alimentaires comestibles (15 %). Pour tous les autres produits, la consommation quotidienne ou presque quotidienne a été déclarée par moins de 10 % des personnes qui consommaient le produit.

Un pourcentage plus élevé d'hommes ont déclaré consommer des fleurs séchées (81 %), du hachisch (26 %) et des concentrés/extraits (19 %) par rapport aux femmes (73 %, 18 % et 14 %, respectivement). Un pourcentage plus élevé de femmes ont déclaré consommer des produits alimentaires comestibles (48 %) et des produits topiques (11 %) par rapport aux hommes (42 % et 6 %, respectivement). Les produits de cannabis les moins utilisés par les hommes et les femmes étaient les boissons (4 % et 5 %, respectivement).

Dans l'ensemble des provinces et des territoires, le produit le plus couramment consommé était les fleurs et les feuilles séchées, la fréquence de consommation allant de 74 % à 83 %. Les produits comestibles venaient ensuite (les estimations allaient de 24 % à 60 %), sauf au Québec. Dans cette province, le produit le plus couramment déclaré après les feuilles et les fleurs séchées était le hachisch ou le skuff (28 %), puis les produits comestibles (24 %).

Concentrations relatives de THC et de CBD dans les produits de cannabis utilisés à des fins non médicales

Pour la première fois dans le cycle de 2019 de l'Enquête canadienne sur le cannabis, les consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois ont été questionnés au sujet des concentrations relatives de THC et de CBD dans les produits du cannabis qu'ils consommaient habituellement. Trente-sept pour cent (37 %) des répondants ont indiqué une concentration de THC supérieure à celle de CBD, 16 %, des concentrations égales de THC et de CBD, 13 %, une concentration de CBD supérieure à celle de THC et 2 % ont choisi la réponse « autre ». La plupart des autres réponses révélaient l'utilisation de produits ayant des concentrations différentes de THC et de CBD selon le but de l'utilisation du produit ou le moment de la journée. Trente-deux pour cent (32 %) des répondants ont déclaré qu'ils ne connaissaient pas les concentrations relatives de THC et de CBD.

Quantité moyenne consommée par jour

On a demandé aux répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois d'indiquer la quantité moyenne consommée par jour. Les répondants ayant consommé des fleurs ou des feuilles séchées ont affirmé que la quantité moyenne consommée lors qu'une journée habituelle était d'un peu moins de 1 gramme (0,9 gramme), soit une légère diminution par rapport à 2018 (1,1 gramme). Alors que les consommateurs de produits comestibles de cannabis en consommaient environ 1,1 portion, les consommateurs de hachisch ou de skuff en consommaient en moyenne 0,4 gramme, ceux ayant consommé du cannabis au moyen d'un vaporisateur stylo ont utilisé en moyenne 0,1 cartouche et ceux ayant consommé des boissons en ont consommé une quantité moyenne quotidienne d'environ 336 millilitres; des valeurs inchangées par rapport à 2018. En ce qui concerne l'huile de cannabis pour administration orale, la quantité moyenne consommée était de 0,9 millilitre. La quantité moyenne de concentré ou d'extrait consommée était de 0,2 gramme. Aucune comparaison directe ne peut être faite pour ces deux produits par rapport au cycle précédent.

Sources d'obtention du cannabis

On a demandé aux répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois d'indiquer leur source habituelle d'approvisionnement en cannabis. Les principales sources d'approvisionnement en cannabis étaient les suivantes : un point de vente autorisé (24 %), un ami (22 %), une source en ligne autorisée (13 %), un échange entre amis (10 %), un point de vente illégal (7 %), une culture faite par soi ou pour soi (6 %) et un vendeur (6 %).

Pour la première fois dans ce cycle, on a également demandé aux consommateurs de cannabis s'ils avaient acheté du cannabis d'un point de vente autorisé. Cinquante-deux pour cent (52 %) des répondants ont déclaré avoir acheté du cannabis auprès d'une source autorisée. On a également demandé aux consommateurs de cannabis quelle avait été leur source habituelle d'approvisionnement depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis. Vingt-neuf pour cent (29 %) des répondants ont déclaré que leur source habituelle d'approvisionnement était un point de vente autorisé alors que 14 % ont répondu un détaillant en ligne autorisé, 4 % ont indiqué qu'ils cultivaient du cannabis à la maison, 34 %, qu'une personne avait partager avec eux et 19 % ont admis qu'ils s'approvisionnaient habituellement auprès d'une source illégale.

On a également demandé aux répondants d'indiquer le principal facteur ayant influencé leur choix d'une source d'approvisionnement en cannabis. Les trois facteurs les plus fréquemment mentionnés étaient la qualité et l'approvisionnement sécuritaire (39 %), suivis du prix (22 %) et de la commodité (11 %).

Montant mensuel moyen dépensé pour l'achat de cannabis

Les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont indiqué dépenser habituellement près de 64 $ par mois pour des produits du cannabis à des fins non médicales, une diminution par rapport à 73 $ en 2018. Les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours ont indiqué avoir dépensé environ 74 $ au cours des 30 derniers jours pour des produits du cannabis à des fins non médicales, une baisse par rapport à 85 $ en 2018. En moyenne, les femmes ont indiqué dépenser moins pour des produits du cannabis que les hommes.

En regard des dépenses par province et territoire, les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont indiqué dépenser habituellement aussi peu que 51 $ et jusqu'à 81 $ par mois pour des produits du cannabis à des fins non médicales. Les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours ont indiqué avoir dépensé entre 62 $ et 113 $ au cours des 30 derniers jours, selon leur lieu de résidence.

Produits de cannabis achetés ou reçus et fréquence

Les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours devaient indiquer quels types de produits de cannabis ils avaient achetés ou reçus au cours des 30 derniers jours ainsi que la fréquence de ces deux types de transactions. Le choix de réponse le plus courant était l'achat ou la réception de fleurs ou de feuilles séchées (83 %, une diminution par rapport à 87 % en 2018), suivi des produits comestibles (20 %, inchangée par rapport à 2018), de l'huile de cannabis pour administration orale (11 %), du hachisch/skuff (10 %, inchangée par rapport à 2018), des vaporisateurs stylos (10 %, une augmentation par rapport à 8 % en 2018) et des concentrés/extraits (9 %). Il est impossible de comparer les données relatives à l'huile de cannabis pour administration orale et aux concentrés/extraits à celles de 2018 en raison des changements de catégories de produits. Pour tous les produits, la fréquence d'obtention la plus souvent citée était d'un jour par mois.

La quantité moyenne de cannabis acheté au cours des 30 derniers jours variait selon le type du produit. En moyenne, les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours avaient acheté ou reçu 14 grammes de fleurs ou de feuilles séchées, 6 portions de produits comestibles, 9 grammes de hachisch/skuff et 1,5 cartouche ou vaporisateur stylo; ces valeurs inchangée par rapport à 2018. En ce qui concerne respectivement l'huile de cannabis pour administration orale et les concentrés/extraits, les répondants en avaient acheté en moyenne 19 millilitres et 4 grammes.

Prix moyen par unité de cannabis, selon le type de produit

Les répondants ayant acheté du cannabis au cours des 30 derniers jours ont indiqué le prix moyen déboursé par unité, selon le type de produit. Au cours des 30 derniers jours, les répondants ont dépensé le plus par unité pour acheter des cartouches ou des vaporisateurs stylos (45,95 $ par cartouche), ainsi que des concentrés et des extraits (29,57 $ par gramme). Le prix moyen par unité pour les types de produits les plus souvent consommés était de 9,83 $ par gramme de fleurs ou de feuilles séchées (inchangée par rapport à 2018), 6,24 $ par portion de produit comestible de cannabis (une diminution par rapport à 8,94 $ par portion en 2018) et 14,06 $ par gramme de hachisch/skuff (inchangée par rapport à 2018).

Pourcentage de consommateurs de cannabis ayant reçu des produits de cannabis gratuits

Parmi les répondants ayant obtenu du cannabis au cours des 30 derniers jours, certains ont indiqué avoir reçu des produits de cannabis gratuits. Dans l'ensemble, 21 % des répondants ont obtenu des produits comestibles gratuits, inchangée par rapport à 2018 (24 %), et 10 % ont obtenu gratuitement des fleurs ou des feuilles séchées, une diminution par rapport à 14 % en 2018. Plus de femmes (16 %) que d'hommes (7 %) ont déclaré avoir obtenu gratuitement des fleurs et des feuilles séchées.

Fréquence de consommation du cannabis pour ressentir les effets psychotropes avant l'école ou le travail

On a demandé aux élèves qui avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois la fréquence à laquelle ils consommaient du cannabis pour ressentir les effets psychotropes dans les deux heures avant ou pendant l'école. Dans l'ensemble, 59 % des répondants n'avaient pas consommé le cannabis pour ressentir les effets psychotropes avant ou pendant l'école au cours des 12 derniers mois, une augmentation par rapport à 53 % en 2018. Vingt-six pour cent (26 %) des élèves ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont déclaré en avoir rarement consommé avant ou pendant l'école (moins d'une fois par mois), inchangée par rapport à 2018 (27 %), et 9 % ont affirmé avoir consommé du cannabis avant ou pendant l'école au moins une fois par semaine, un pourcentage également inchangé par rapport à 2018. La plupart des élèves (93 %, inchangée par rapport à 2018) ont indiqué ne s'être jamais absentés de l'école en raison de la consommation du cannabis.

La majorité des répondants (67 %) ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois n'avaient pas consommé le cannabis pour ressentir les effets psychotropes dans les deux heures avant ou pendant le travail au cours de cette période (un pourcentage inchangé par rapport à 64 % en 2018) et 12 % ont indiqué qu'ils n'étaient pas des travailleurs au cours des 12 derniers mois. Dans une proportion de 12 % (une diminution par rapport à 15 % en 2018), les répondants ont indiqué consommer rarement le cannabis avant ou pendant le travail et 5 % (une diminution par rapport à 8 % en 2018) des répondants ont consommé du cannabis avant ou pendant le travail au moins une fois par semaine. La plupart des répondants (87 %, une diminution par rapport à 90 % en 2018) ont indiqué ne pas s'être absentés du travail en raison de la consommation du cannabis et 11 % (une augmentation par rapport à 9 % en 2018) ont indiqué qu'ils n'étaient pas des travailleurs.

Aide professionnelle par rapport à la consommation du cannabis à des fins non médicales

Dans une proportion de 96 %, les répondants qui avaient consommé du cannabis plus d'une fois dans leur vie ont indiqué ne pas penser qu'ils avaient besoin d'aide professionnelle à cet égard (traitement ou consultation). Seulement 3 % des répondants ont indiqué avoir obtenu de l'aide professionnelle en raison de leur consommation de cannabis à des fins non médicales.

Rangement du cannabis à l'intérieur de la résidence

On a demandé aux répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois d'indiquer à quel endroit ils rangeaient le cannabis chez eux. Les répondants qui étaient en possession de cannabis chez eux ont indiqué l'entreposer dans une armoire ou un tiroir (35 %, une hausse par rapport à 31 % en 2018), dans un contenant verrouillé (20 %, une baisse par rapport à 26 %); dans un contenant à l'épreuve des enfants (32 %, une hausse par rapport à 24 %) et sur une tablette ou table exposée (17 %, une hausse par rapport à 14 % en 2018).

Thème 3 : Conduite d'un véhicule et cannabis

On a demandé aux répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois d'indiquer leurs habitudes de conduite d'un véhicule après la consommation de cannabis et d'alcool ou d'autres drogues. On a demandé à tous les répondants s'ils avaient déjà été à bord d'un véhicule conduit par une personne ayant consommé du cannabis moins de deux heures avant de prendre le volant et on a demandé à tous les répondants leur avis sur la conduite d'un véhicule sous l'influence du cannabis.

Personnes conduisant un véhicule après avoir consommé du cannabis

L'Enquête canadienne sur le cannabis s'est penchée précisément sur la conduite d'un véhicule sous l'influence du cannabis. Pour la première fois dans ce cycle de l'enquête, on a demandé aux répondants s'ils avaient conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis ou un produit du cannabis et dans les quatre heures après avoir ingéré un produit du cannabis. On leur a également demandé d'indiquer le ou les types de véhicules qu'ils avaient conduits après avoir consommé du cannabis.

Parmi les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 26 % ont indiqué qu'ils avaient déjà été au volant d'un véhicule dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis et, de cette proportion, 43 % l'avaient fait dans les 30 derniers jours, 31 %, dans les 12 derniers mois et 25 %, il y a plus de 12 mois. L'automobile était de loin le type de véhicule le plus souvent conduit (93 %), suivie d'un véhicule tout terrain (16 %), d'un bateau (9 %) et d'une motoneige (8 %). Une proportion plus élevée d'hommes (32 %) que de femmes (19 %) ont déclaré avoir déjà conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis. Ce comportement était également plus fréquent chez les répondants âgés 25 ans et plus (29 %) que chez les répondants de 20 à 24 ans (23 %) et les jeunes de 16 à 19 ans (16 %). Les estimations par province et territoire pour la conduite d'un véhicule dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis variaient de 22 % à 35 %. Les données sur le moment où cela s'est produit sont supprimées pour la plupart des régions en raison de la faible taille de l'échantillon.

Parmi les répondants ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 16 % ont indiqué qu'ils avaient déjà été au volant d'un véhicule dans les quatre heures après avoir ingéré un produit du cannabis et, de cette proportion, 37 % l'avaient fait dans les 30 derniers jours, 39%, dans les 12 derniers mois et 24 %, il y avait plus de 12 mois. L'automobile était de loin le type de véhicule le plus souvent conduit (93 %), suivie d'un véhicule tout terrain (16 %), d'un bateau (7 %) et d'une motoneige (7 %). Une proportion plus élevée d'hommes (19 %) que de femmes (12 %) ont déclaré avoir déjà conduit un véhicule dans les quatre heures suivant l'ingestion d'un produit du cannabis. Ce comportement était également plus fréquent chez les répondants âgés de 25 ans et plus (17 %) que chez les répondants de 20 à 24 ans (13 %) et les jeunes de 16 à 19 ans (11 %).

Personnes ayant conduit un véhicule dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en association avec de l'alcool ou d'autres drogues

On a demandé aux répondants ayant indiqué avoir déjà conduit un véhicule dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis ou dans les quatre heures après avoir ingéré du cannabis s'ils avaient également consommé de l'alcool. Dans une proportion de 20 %, ces personnes ont indiqué avoir conduit un véhicule dans les deux heures après avoir consommé du cannabis en association avec la consommation d'alcool. Parmi ceux qui avaient conduit après avoir consommé du cannabis et de l'alcool, 38 % l'avaient fait dans les 30 derniers jours, 34 %, dans les 12 derniers mois et 28 %, il y a plus de 12 mois. Les hommes (24 %) étaient plus nombreux que les femmes (13%) à prendre le volant dans les deux heures après avoir consommé du cannabis  en association avec d'alcool.

On a demandé aux mêmes personnes si elles avaient conduit un véhicule dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en association avec d'autres drogues. Dans une proportion de 8 %, ces personnes ont indiqué avoir conduit un véhicule dans les deux heures après avoir consommé du cannabis et d'autres drogues.

Raisons de conduire un véhicule peu de temps après la consommation de cannabis

Pour la première fois dans le cycle de 2019, on a demandé aux répondants ayant indiqué qu'ils avaient déjà conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis ou dans les quatre heures après avoir ingéré du cannabis de préciser la raison pour laquelle ils avaient conduit après avoir consommé du cannabis. Puisque les répondants pouvaient choisir toutes les raisons qui s'appliquaient, le total des pourcentages peut excéder 100 %. L'impression de ne pas avoir les facultés affaiblies était de loin la raison la plus souvent invoquée (80 %), suivie de l'impression de pouvoir conduire prudemment (20 %), de la courte distance à parcourir (19 %), d'autres raisons (10 %), de l'absence d'un autre moyen de transport (9 %) et de la certitude de ne pas se faire arrêter par les forces de l'ordre (7 %).

Les personnes qui ont déjà été passagers d'un véhicule conduit par quelqu'un qui avait consommé du cannabis dans les deux heures précédentes

On a demandé à tous les répondants s'ils avaient déjà été passagers d'un véhicule dont le conducteur avait consommé du cannabis au cours des deux heures précédentes. Dans l'ensemble, 28 % des répondants ont déclaré avoir déjà été passagers d'un véhicule dont le conducteur avait consommé du cannabis récemment; il s'agit d'une diminution par rapport à 31 % en 2018. Ce comportement était plus courant chez les personnes qui avaient consommé du cannabis dans les 12 derniers mois (60 %, une diminution par rapport à 70 %) comparativement à ceux qui n'en avaient pas consommé (17 %, aussi une diminution par rapport à 20 % en 2018). Le caractère immédiat de ce comportement chez les personnes qui ont dit avoir consommé du cannabis dans les 12 derniers mois allait d'une consommation dans les 30 derniers jours (27 %, une diminution par rapport à 32 % en 2018), dans les 12 derniers mois (31 %, pourcentage inchangé) ou il y a plus de 12 mois (41 %, une augmentation par rapport à 37 % en 2018). Parmi ceux qui n'avaient pas consommé de cannabis dans les 12 derniers mois, 8 % ont dit avoir été passagers dans un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis dans les 30 derniers jours, 13 % ont dit que cela s'était produit dans la dernière année et 79 %, que cela s'était produit il y a plus de 12 mois, des pourcentages inchangés par rapport à 2018.

Les estimations provinciales et territoriales du nombre de personnes qui ont déjà été passagers d'un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis dans les deux heures précédentes allaient de 23 % à 37 %.

Interaction avec les forces de l'ordre liée à la conduite

En tout, 2 % des répondants qui avaient consommé du cannabis dans les 12 derniers mois ont déclaré avoir eu une interaction avec les forces de l'ordre liée à la conduite sous l'influence du cannabis pendant qu'ils conduisaient un véhicule, une diminution par rapport à 3 % en 2018.

Opinions au sujet de la consommation de cannabis et de la conduite

On a demandé aux répondants de donner leur opinion sur la façon dont la consommation de cannabis affecte la conduite. Plus de huit répondants sur dix (85 %) ont dit croire que la consommation de cannabis affecte la conduite; il s'agit d'une augmentation par rapport à 81 % en 2018. Ce chiffre a baissé à 69 % quand on examine les réponses des personnes qui ont déclaré avoir consommé du cannabis dans les 12 derniers mois (une augmentation par rapport à 61 % en 2018), tandis que moins du quart de ces personnes ont répondu que cela dépend des cas (19 %, une diminution par rapport à 22 %) ou que la consommation n'affectait pas la conduite (9 %, une diminution par rapport à 13 %).

On a demandé aux répondants de donner leur opinion sur le temps qu'il faut avant qu'il soit sécuritaire de conduire après avoir consommé du cannabis. La majorité des répondants n'ont pas précisé le temps qu'il faut avant qu'il soit sécuritaire de conduire après avoir consommé du cannabis; 32 % ont dit que cela dépend de la tolérance et du poids de la personne de même que de la quantité consommée, un pourcentage inchangé par rapport à 33 % en 2018. De plus, 20 % des répondants ont déclaré qu'ils ne savaient pas après combien de temps il était sécuritaire de conduire, une légère diminution par rapport à 21 % en 2018.

Opinions sur la probabilité de se faire arrêter pendant la conduite d'un véhicule sous l'influence du cannabis

On a demandé à tous les répondants de dire à quel point ils croyaient probable qu'une personne soit arrêtée par la police si elle conduit sous l'influence de l'alcool ou du cannabis. La probabilité a été déterminée selon une échelle de Likert à 5 points, qui comprenait les catégories suivantes : pas du tout probable, peu probable, plutôt probable, probable et très probable.

Chez tous les répondants, la réponse la plus courante concernant le risque d'être arrêté pour conduite sous l'influence de l'alcool ou du cannabis était que cela était « plutôt probable » (40 % et 41 % respectivement). Toutefois, 48 % des répondants ont répondu « probable » ou « très probable » à la question concernant le risque d'être arrêté pour conduite sous l'influence de l'alcool, un pourcentage inchangé par rapport à 49 % en 2018. Ce chiffre est plus élevé que les 25 % de répondants qui ont répondu « probable » ou « très probable » à la question concernant le risque d'être arrêté pour conduite sous l'influence du cannabis, une légère augmentation par rapport à 23 % en 2018.

Thème 4 : Cannabis à des fins médicales

On a demandé aux répondants s'ils avaient déjà consommé du cannabis à des fins médicales, puis ceux qui ont dit l'avoir fait dans les 12 derniers mois se sont vus demander s'ils répondraient à une section supplémentaire concernant cette consommation. Parmi les 1 842 répondants qui ont déclaré avoir consommé du cannabis à des fins médicales dans les 12 derniers mois, 1 067 ont accepté de répondre à la section de l'enquête sur la consommation à des fins médicales. Les questions concernaient la source du produit, le type de produit, la fréquence de la consommation, le type de souche, la quantité consommée pendant une journée type, les maladies et symptômes que la consommation de cannabis vise à traiter et les changements dans la prise d'autres médicaments par le répondant associés à la consommation de cannabis.

Consommation à des fins médicales

Les répondants ont été interrogés sur leur consommation de cannabis à des fins médicales dans les 12 derniers mois. De tous les répondants âgés de 16 ans et plus, 14 % ont indiqué qu'ils consommaient du cannabis à des fins médicales (une augmentation par rapport à 13 % en 2018); les estimations provinciales et territoriales allaient de 7 % à 24 %.

Possession de documents médicaux

On a demandé aux répondants ayant indiqué avoir consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 12 derniers mois de préciser s'ils avaient reçu une ordonnance à cette fin d'un professionnel de la santé. Quatre pour cent (4 %) des répondants, soit 27 % de ceux ayant consommé du cannabis à des fins médicales, ont déclaré qu'ils détenaient un document d'un professionnel de santé. La majorité (73 %) des répondants qui ont déclaré avoir consommé du cannabis à des fins médicales n'avaient pas reçu d'ordonnance d'un professionnel de la santé. En 2018, 66 % des répondants ont déclaré ne pas avoir d'ordonnance de cannabis. Toutefois, la question n'a été posée qu'à un sous-ensemble de répondants qui avaient consommé du cannabis à des fins médicales et qui avaient accepté de remplir la section médicale de l'enquête, alors que, en 2019, cette question a été posée à tous les répondants. Par conséquent, il est impossible d'établir des comparaisons directes entre les données de 2018 et celles de 2019 compte tenu des différents répondants visés par la question.

Changements dans la prise d'autres médicaments

On a demandé aux répondants qui ont rempli la section médicale de l'enquête si la consommation de cannabis à des fins médicales leur a permis de réduire leur consommation d'autres médicaments. La majorité des personnes qui consommaient du cannabis à des fins médicales ont déclaré que la consommation de cannabis avait aidé à réduire leur prise d'autres médicaments (61 %, une baisse par rapport à 68 % en 2018). Vingt-deux pour cent (22 %, pourcentage inchangé par rapport à 19 % en 2018) des répondants ont indiqué que cette question ne s'appliquait pas.

Fréquence de la consommation de cannabis à des fins médicales

Les répondants qui ont répondu à la section médicale de l'enquête et qui avaient consommé du cannabis à des fins médicales dans les 12 derniers mois ont été questionnés sur la fréquence de leur consommation. La réponse la plus souvent mentionnée quant à la fréquence de consommation était « quotidiennement » (35 %), suivie de « moins d'un jour par mois » (15 %), de « deux ou trois jours par mois » (15 %), d'« un ou deux jours par semaine » (11 %), de « trois ou quatre jours par semaine » (11 %), de « cinq ou six jours par semaine » (7 %) et d'« un jour par mois » (6 %). Ces pourcentages étaient inchangés par rapport en 2018.

En tout, 78 % des répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 12 derniers mois et ayant rempli la section médicale de l'enquête ont déclaré avoir consommé du cannabis à des fins médicales dans les 30 derniers jours, un pourcentage inchangé par rapport à 2018.

Types de produits de cannabis consommés à des fins médicales

On a demandé aux répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 12 derniers mois et ayant rempli la section médicale d'énumérer les types de produits de cannabis qu'ils avaient consommés au cours de la dernière année. Puisque certaines catégories de produits ont été modifiées dans l'ECC de 2019 comparativement à celle de 2018, aucune comparaison directe ne peut être effectuée. Les trois principaux produits consommés étaient les fleurs/feuilles séchées (60 %, une baisse par rapport à 71 % en 2018), l'huile de cannabis pour administration orale (46 %, non comparable au cycle précédent) et les produits comestibles (28 %, soit une baisse par rapport à 34 % en 2018). Parmi les autres produits consommés à des fins médicales ayant été déclarés par ces répondants, mentionnons les cartouches de cannabis et les vaporisateurs stylos (17 %, non comparable par rapport à 2018), les onguents topiques (17 %, pourcentage inchangé par rapport à 2018), les concentrés et les extraits (13 %, non comparable au cycle précédent), le hachisch et le skuff (9 %, pourcentage inchangé par rapport à 2018) et les boissons (5 %, pourcentage inchangé par rapport à 2018).

La fréquence de la consommation de fleurs et de feuilles séchées était plus élevée chez les personnes âgées de 20 à 24 ans (79 %) que chez celles âgées de 25 ans ou plus (58 %). Les hommes étaient également plus nombreux que les femmes (66 % et 55 %, respectivement) à consommer des fleurs et des feuilles séchées.

On a également demandé aux répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales et ayant rempli la section médicale à quelle fréquence ils consommaient ces produits de cannabis. Dans le cas des fleurs et des feuilles séchées, les réponses variaient d'une consommation quotidienne ou presque quotidienne (43 %) à une consommation d'une fois par semaine (25 %), d'une fois par mois (19 %) et de moins d'un jour par mois (14 %), fréquences inchangées par rapport à 2018. En ce qui concerne l'huile de cannabis pour administration orale, les répondants ont fourni différentes réponses allant de moins d'un jour par mois (17 %) à une fois par mois (22 %), une fois par semaine (22 %) et tous les jours ou presque (39 %). Aucune comparaison ne peut être faite en ce qui concerne cette catégorie de produit par rapport aux données de 2018.

Concentrations relatives de THC et de CBD dans les produits de cannabis utilisés à des fins médicales

Pour la première fois dans le cycle de 2019 de l'Enquête canadienne sur le cannabis, les personnes ayant consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 12 derniers mois et ayant rempli la section médicale de l'enquête ont été questionnées au sujet des concentrations relatives de THC et de CBD dans les produits du cannabis qu'ils consommaient habituellement. Quarante-et-un pour cent (41 %) des répondants ont indiqué une concentration de CBD supérieure à celle de THC, 18 %, une concentration de THC supérieure à celle de CBD et 14 %, des concentrations égales de THC et de CBD alors que 14 % des répondants ont déclaré consommer différents produits et que 4 % ont choisi la réponse « autre ». Bon nombre des autres réponses révélaient l'utilisation de produits ne contenant que du CBD. Neuf pour cent (9 %) des répondants ont déclaré qu'ils ne connaissaient pas les concentrations relatives de THC et de CBD.

Quantité moyenne généralement consommée par jour à des fins médicales

Les répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 12 derniers mois devaient indiquer la quantité moyenne de cannabis généralement consommée dans une journée. Les répondants ayant consommé des fleurs ou des feuilles séchées consommaient généralement une quantité moyenne quotidienne de 1,5 gramme et ceux ayant consommé des produits comestibles de cannabis consommaient environ 1,1 portion. Par ailleurs, en ce qui concerne les cartouches/vaporisateurs stylos, le hachisch et les boissons, la quantité moyenne consommée lors qu'une journée habituelle était respectivement de 0,1 cartouche, de 0,4 gramme et de 400 millilitres. Toutes ces valeurs étaient inchangées par rapport en 2018. Les répondants ayant consommé de l'huile de cannabis par voie orale et des concentrés/extraits consommaient une quantité moyenne quotidienne de 1,5 millilitre et de 0,3 gramme, respectivement. Aucune comparaison ne peut être faite en ce qui concerne ces deux catégories de produits par rapport aux données de 2018.

Sources utilisées pour obtenir des produits de cannabis à des fins médicales

Les répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 12 derniers mois et ayant rempli la section médicale de l'enquête devaient indiquer où ils s'étaient procuré le cannabis à des fins médicales. En plus des sources mentionnées dans l'ECC de 2018, les choix suivants ont été ajoutés en 2019 : point de vente autorisé et site Web légal d'un détaillant autre qu'un producteur autorisé de Santé Canada. D'autres choix ont également été modifiés pour mieux refléter les sources d'approvisionnement possibles après l'entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis. Cela signifie qu'il est impossible de comparer les données relatives à toutes les sources avec celles des cycles précédents. Les répondants pouvaient choisir plusieurs sources. En 2019, les cinq principales sources d'approvisionnement en cannabis à des fins médicales étaient les suivantes : un point de vente autorisé (27 %), un producteur autorisé de Santé Canada (23 %, un pourcentage inchangé en 2018), un ami (21 %, une baisse par rapport à 30 % en 2018), un site Web légal d'un détaillant autre qu'un producteur autorisé de Santé Canada (20 %) et un point de vente illégal (12 %). Parmi ceux ayant obtenu du cannabis d'un producteur autorisé de Santé Canada, 76 % ont déclaré qu'ils continueront d'acheter du cannabis de cette source maintenant que la vente au détail de cannabis à des fins non médicales est légale.

Montant mensuel moyen généralement dépensé pour l'achat de cannabis à des fins médicales

Les répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 12 derniers mois et ayant rempli la section médicale de l'enquête avaient généralement dépensé environ 108 $ par mois pour se procurer du cannabis à des fins médicales. Lorsqu'on a demandé aux répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 30 derniers jours combien ils avaient déboursé pour se procurer du cannabis au cours des 30 derniers jours, ils ont déclaré avoir dépensé environ 115 $. Ces sommes étaient inchangées par rapport à  2018.

Pour la première fois en 2019, les répondants devaient également indiquer s'ils étaient actuellement couverts par une assurance pour l'utilisation de cannabis à des fins médicales. La plupart des répondants (94 %) ne détenaient aucune assurance. Trois pour cent (3 %) ont indiqué qu'ils bénéficiaient d'une couverture partielle alors que 3 % ont dit qu'ils étaient entièrement couverts.

Types de produits de cannabis achetés ou reçus à des fins médicales

Les répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales au cours des 30 derniers jours devaient indiquer quels types de produits de cannabis ils avaient achetés ou reçus au cours des 30 derniers jours ainsi que la fréquence de ces types de transactions. Le choix de réponse le plus courant était l'achat ou la réception de fleurs ou de feuilles séchées (61 %, une diminution par rapport à 72 % en 2018), suivi de l'huile de cannabis pour administration orale (37 %, non comparable au cycle précédent) et des produits comestibles (17 %, une diminution par rapport à 21 % en 2018). Pour tous les produits, la fréquence d'obtention la plus souvent citée était d'un jour par mois.

La quantité moyenne de cannabis acheté à des fins médicales au cours des 30 derniers jours variait selon le type du produit. En moyenne, les répondants ayant consommé du cannabis avaient acheté ou reçu 24,6 grammes de fleurs ou de feuilles séchées, 6,1 portions de produits comestibles et 1,4 cartouche ou vaporisateur stylo; ces valeurs étaient inchangées par rapport en 2018. En ce qui concerne l'huile de cannabis pour administration orale ainsi que les concentrés/extraits, la quantité moyenne obtenue était respectivement de 26,8 millilitres et de 4,3 grammes. Aucune comparaison directe ne peut être faite pour ces deux catégories de produits par rapport au cycle précédent.

Prix moyen par unité de cannabis acheté à des fins médicales, selon le type de produit

Les répondants ayant acheté du cannabis à des fins médicales au cours des 30 derniers jours ont aussi déclaré le prix moyen déboursé par unité, selon le type de produit. Au cours des 30 derniers jours, les répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales ont dépensé les sommes les plus élevées par unité pour des cartouches de cannabis ou vaporisateurs stylos (45,65 $ par cartouche, montant inchangé par rapport à 2018) et des concentrés/extraits (30,91 $ le gramme, non comparable par rapport à 2018). Pour ce qui est des produits les plus fréquemment achetés, le prix moyen par unité était de 10,79 $ le gramme pour les fleurs séchées et de 13,70 $ la portion pour les produits comestibles, inchangés par rapport en 2018. Le prix moyen payé pour l'huile de cannabis pour administration orale était de 18,62 $ le millilitre.

Opinions au sujet de la consommation de cannabis à des fins médicales et la conduite d'un véhicule

On a demandé aux répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales et ayant rempli la section médicale de l'enquête s'ils croyaient que la consommation de cannabis à des fins médicales nuisait à la capacité de conduire. Une plus grande proportion de ces personnes ont répondu que « oui » la consommation de cannabis à des fins médicales nuit à la capacité de conduire (43 %, pourcentage inchangé par rapport à 2018) comparativement à celles ayant répondu « non » (20 %, une diminution par rapport à 27 % en 2018) ou « cela dépend » (32 %, pourcentage inchangé par rapport à 2018). On a demandé à ces mêmes personnes de donner leur opinion sur le délai après lequel il est sécuritaire de conduire un véhicule après avoir consommé du cannabis à des fins médicales. Les réponses les plus courantes étaient les suivantes : « cela dépend » (32 %, même pourcentage qu'en 2018), suivi de « trois à cinq heures » (18 %, pourcentage inchangé par rapport à 2018) et de « une à trois heures » (13 %, une diminution par rapport à 17 % en 2018). Parmi ces personnes, 6 % (une diminution par rapport à 9 % en 2018) ont répondu qu'il était sécuritaire de conduire immédiatement après avoir consommé du cannabis à des fins médicales.

Conduite d'un véhicule après la consommation de cannabis à des fins médicales

On a étudié la conduite d'un véhicule après la consommation de cannabis à des fins médicales chez les répondants ayant consommé du cannabis à des fins médicales et ayant rempli la section médicale de l'enquête. Pour la première fois en 2019, on a réparti les questions sur la conduite après la consommation récente de cannabis selon la méthode de consommation de cannabis. On a demandé aux répondants s'ils avaient déjà conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis et s'ils avaient déjà conduit dans les quatre heures après avoir ingéré du cannabis. Dans l'ensemble, 26 % ont déclaré qu'ils avaient déjà conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis. Parmi ces répondants, 49 % l'avaient fait dans les 30 derniers jours, 30 %, dans les 12 derniers mois et 21 %, il y a plus de 12 mois. À la question visant à savoir si les répondants avaient déjà conduit dans les quatre heures après avoir ingéré du cannabis, 20 % ont déclaré l'avoir fait au cours de leur vie. Parmi ces répondants, 46 % l'avaient fait dans les 30 derniers jours, 39 %, dans les 12 derniers mois et 15 %, il y a plus de 12 mois.

Une plus grande proportion d'hommes (35 %) que de femmes (18 %) ont déclaré avoir conduit dans les deux heures après avoir fumé ou vapoté du cannabis à des fins médicales. La même tendance pouvait être observée en ce qui concerne la conduite d'un véhicule dans les quatre heures suivant l'ingestion de cannabis (26 % et 16 %, respectivement).

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