Le styrène chez les personnes vivant au Canada
Renseignez-vous sur la biosurveillance humaine du styrène au Canada.
Sur cette page
- À propos du styrène
- Sources de données pour la biosurveillance du styrène
- Résultats de la biosurveillance du styrène
- Liens connexes
- Pour citer cette page
À propos du styrène
Le styrène est un composé organique volatil (COV), c'est-à-dire une substance chimique à base de carbone qui s'évapore rapidement à la température de la pièce. Il sert à fabriquer :
- du latex
- des caoutchoucs synthétiques
- des résines de polystyrène
Le styrène peut se trouver dans :
- les pièces automobiles
- les revêtements protecteurs
- les matériaux isolants des maisons et des bâtiments
- les résines renforcées à la fibre de verre et les résines d'échange ionique
- de nombreux produits en plastique, notamment :
- les tuyaux
- les emballages
- les gobelets et les récipients alimentaires jetables
Certaines plantes produisent également du styrène, et il peut être présent dans certains aliments, comme les grains de café, les arachides et la cannelle.
Les gens sont surtout exposés au styrène en respirant l'air qui contient du styrène provenant :
- de la fumée de cigarette
- des gaz d'échappement des véhicules automobiles
- des photocopieurs et des imprimantes laser
- des industries qui utilisent ou produisent du styrène
- des matériaux de construction, comme les matériaux isolants et les revêtements de sol
La consommation d'aliments qui contiennent naturellement du styrène ou emballés dans des matériaux qui ont libéré du styrène est une source mineure d'exposition.
Les travailleurs de l'industrie plastique peuvent être exposés à des niveaux plus élevés de styrène par inhalation ou par contact cutané ou oculaire avec du styrène liquide ou des résines.
Le styrène est absorbé dans l'organisme après exposition. Il se concentre surtout dans la graisse corporelle. La majorité du styrène se décompose en d'autres substances chimiques appelées métabolites, qui sont éliminées de l'organisme dans l'urine en 1 à 3 jours.
Le styrène peut être mesuré dans un échantillon de sang. Sa présence dans le sang indique une exposition récente.
Effets potentiels du styrène sur la santé
L'exposition de courte durée au styrène peut irriter les yeux, le nez, la gorge et la peau. Des études sur l'humain montrent qu'une exposition à des niveaux élevés de styrène peut avoir des effets sur le système nerveux, notamment :
- des nausées, des maux de tête et des problèmes de concentration
- une faiblesse musculaire et de la fatigue
- des troubles de coordination œil-main et un ralentissement du temps de réaction
- des troubles auditifs et une perte de la perception des couleurs
Le Centre International de Recherche sur le Cancer a classé le styrène comme peut-être cancérogène (provoquant le cancer) pour l'humain.
La présence d'une substance dans votre corps ne signifie pas qu'elle affectera votre santé.
Gestion du styrène au Canada
Nous avons :
- considéré que le styrène ne présentait aucun danger pour la santé humaine aux niveaux généralement présents dans l'environnement canadien en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999)
- déterminé le niveau de référence dans l'air intérieur pour le styrène
- fixé la concentration maximale et le potentiel d'émission maximal des COV, dont le styrène, dans les produits de consommation et commerciaux utilisés au Canada qui contribuent à la formation de smog
Sources de données pour la biosurveillance du styrène
Cette page présente des données de biosurveillance humaine de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS). Vous pouvez accéder à d'autres résultats concernant le styrène et d'autres COV mesurés dans la population canadienne en consultant le Tableau de bord sur la biosurveillance canadienne.
Aperçu des initiatives de biosurveillance du styrène sanguin au Canada
| Initiative | Période de collecte | Population cible |
|---|---|---|
| ECMS | 2012 à 2017 | Population générale canadienne âgée de 12 à 79 ans vivant dans les 10 provinces |
Nous souhaitons remercier tous les participants, y compris les membres des Premières Nations, des Inuits et des Métis, qui ont pris part à l'étude de biosurveillance.
Résultats de la biosurveillance du styrène
Fumer la cigarette vous expose de façon importante au styrène. Les résultats de la biosurveillance du styrène dans la population canadienne sont présentés selon l'usage du tabac. Les tendances selon l'âge et le sexe ne sont présentées que pour les personnes qui ne fument pas la cigarette.
Niveaux dans la population canadienne, selon l'usage du tabac
Les niveaux moyens de styrène étaient plus élevés chez les personnes qui fument la cigarette que chez celles qui n'en fument pas. De 2012 à 2017, les niveaux moyens de styrène ont diminué de 36 % chez les personnes qui ne fument pas la cigarette.
Description textuelle
| Période de collecte | Usage du tabac | Moyenne géométrique des concentrations (μg/L) | Intervalle de confiance à 95 % (μg/L) |
|---|---|---|---|
| 2012 à 2013 | Les personnes qui ne fument pas | 0,036 | 0,025–0,054 |
| 2012 à 2013 | Les personnes qui fument | 0,077 | 0,056–0,110 |
| 2014 à 2015 | Les personnes qui ne fument pas | 0,050 | 0,038–0,065 |
| 2014 à 2015 | Les personnes qui fument | 0,089 | 0,075–0,110 |
| 2016 à 2017 | Les personnes qui ne fument pas | 0,023 | 0,020–0,027 |
| 2016 à 2017 | Les personnes qui fument | 0,062 | 0,050–0,077 |
Niveaux dans la population canadienne, par groupe d'âge
Les niveaux moyens de styrène étaient similaires dans tous les groupes d'âge.
Description textuelle
| Période de collecte | Groupe d'âge (ans) | Moyenne géométrique des concentrations (μg/L) | Intervalle de confiance à 95 % (μg/L) |
|---|---|---|---|
| 2012 à 2013 | 12 à 19 | 0,035 | 0,024–0,053 |
| 2012 à 2013 | 20 à 39 | 0,039 | 0,025–0,060 |
| 2012 à 2013 | 40 à 59 | 0,035 | 0,024–0,051 |
| 2012 à 2013 | 60 à 79 | 0,037 | 0,024–0,057 |
| 2014 à 2015 | 12 à 19 | 0,051 | 0,040–0,067 |
| 2014 à 2015 | 20 à 39 | 0,050 | 0,038–0,067 |
| 2014 à 2015 | 40 à 59 | 0,049 | 0,036–0,068 |
| 2014 à 2015 | 60 à 79 | 0,048 | 0,038–0,060 |
| 2016 à 2017 | 12 à 19 | 0,024 | 0,021–0,028 |
| 2016 à 2017 | 20 à 39 | 0,022 | 0,018–0,026 |
| 2016 à 2017 | 40 à 59 | 0,024 | 0,021–0,028 |
| 2016 à 2017 | 60 à 79 | 0,023 | 0,020–0,027 |
Niveaux dans la population canadienne, selon le sexe
Les niveaux moyens de styrène étaient similaires entre les sexes.
Description textuelle
| Période de collecte | Sexe | Moyenne géométrique des concentrations (μg/L) | Intervalle de confiance à 95 % (μg/L) |
|---|---|---|---|
| 2012 à 2013 | Femmes | 0,036 | 0,025–0,052 |
| 2012 à 2013 | Hommes | 0,037 | 0,025–0,056 |
| 2014 à 2015 | Femmes | 0,049 | 0,040–0,061 |
| 2014 à 2015 | Hommes | 0,05 | 0,035–0,070 |
| 2016 à 2017 | Femmes | 0,023 | 0,020–0,027 |
| 2016 à 2017 | Hommes | 0,023 | 0,020–0,028 |
Liens connexes
- Biosurveillance humaine des substances chimiques de l'environnement
- Composés organiques volatils (COV)
- Liste des substances d'intérêt prioritaire, rapport d'évaluation : Styrène
- Styrene, Styrene-7,8-oxide, and Quinolone: IARC Monographs on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans
Pour citer cette page
Santé Canada. 2025. Styrène chez les personnes vivant au Canada. Ottawa (Ont.). Disponible à : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/sante-environnement-milieu-travail/rapports-publications/contaminants-environnementaux/ressources-biosurveillance-humaine/styrene-chez-personnes.html
Pour en savoir davantage, veuillez communiquer avec : biomonitoring-biosurveillance@hc-sc.gc.ca