Les projets contribuent à la prévention de la violence dans les fréquentations chez les adolescents et les jeunes au Canada, y compris au sein des communautés rurales et autochtones

Document d'information

Le 30 avril 2019, de la part de l’honorable Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, Pam Damoff, secrétaire parlementaire de la ministre, a annoncé que le gouvernement du Canada allait soutenir sept projets qui visent à contrer la violence fondée sur le sexe.

Dans le cadre de son programme Prévenir la violence fondée sur le sexe : perspective du milieu de la santé, lequel appuie la Stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) investira plus de 40 millions de dollars sur cinq ans ainsi que 9 millions de dollars par année subséquente en vue de prévenir la violence fondée sur le sexe.

Cela comprend un investissement de plus de 6,4 millions de dollars dans les sept projets annoncés aujourd’hui, lesquels visent à soutenir l’exécution et la mise à l’essai des programmes pour la prévention de la violence dans les fréquentations chez les adolescents et les jeunes au sein des communautés de partout au Canada.

1.    Les Clubs garçons et filles (CGF) du Canada – Prévenir la violence dans les fréquentations chez les adolescents : mobiliser les jeunes des CGF pour créer des relations saines et sécuritaires

Les CGF sont situés dans des communautés vulnérables et desservent des jeunes confrontés à de multiples facteurs de risque dans les fréquentations chez les adolescents. Cela leur permet d’avoir une grande incidence en ce qui a trait à la prévention de la violence contre les jeunes.

Ce projet national a pour but de concevoir, d’exécuter et de mettre à l’essai un programme de prévention de la violence dans huit établissements, et ce, auprès de 300 étudiants de la 7e à la 9e année. Ultimement, le but serait de le mettre en œuvre dans les 650 établissements situés un peu partout au pays. Qui plus est, ce projet comblera une importante lacune relative aux connaissances et aux données probantes sur l’efficacité des programmes communautaires de prévention de la violence dans les fréquentations chez les adolescents. L’ASPC fournira un financement de 574 563 $ sur quatre ans pour soutenir ce projet.

2.    Le Centre d’appui aux enfants de Calgary et des environs – Being Trauma Aware (BTA) (étape 2)

Dans le cadre de ce projet, le Centre s’appuiera sur la première étape de son initiative intitulée Being Trauma Aware. Cette initiative est un programme en ligne axé sur les traumatismes qui vise à améliorer la compréhension des répercussions sur la santé physique et mentale de la maltraitance des enfants en outillant les fournisseurs de services de première ligne afin qu’ils soient en mesure d’offrir des soins adéquats et sûrs aux survivants de traumatismes et d’agressions. Créé en 2016 à l’aide d’un financement offert par l’ASPC, le programme a été mis à l’essai auprès de plus de 400 participants en Alberta. Ce projet a pour but d’améliorer et d’élargir l’initiative BTA afin que les centres d’appui aux enfants et leurs partenaires ainsi que les intervenants communautaires de partout au pays puissent y avoir accès. Ce projet a également pour but de fournir des ressources et de meilleures connaissances sur les traumatismes et la violence faite aux enfants. L’ASPC fournira un financement de 866 682 $ sur cinq ans pour soutenir ce projet.

3.    La Fondation canadienne des femmes – Renforcement du domaine de la promotion des relations saines chez les jeunes

Par l’entremise de ce projet, la Fondation canadienne des femmes souhaite améliorer la communication et la collaboration entre les professionnels de la santé, les chercheurs, les décideurs, les agences au service des jeunes, les bailleurs de fonds, les agences au service des jeunes, les bailleurs de fonds, les communautés autochtones et les jeunes qui s’efforcent de prévenir et de contrer la violence dans les fréquentations chez les adolescents et les jeunes. Cela sera accompli à l’aide de l’élaboration d’une stratégie pour la mobilisation des jeunes et de la création d’un groupe de travail composé de personnes autochtones, métisses et inuites ainsi que d’un réseau de centres régionaux.

Tout au long de ce projet, la Fondation prévoit collaborer directement avec 50 organisations distinctes. En tirant parti du groupe de travail et des centres régionaux, elle prévoit élargir la portée du projet et mobiliser 750 organisations de partout au pays. L’ASPC fournira un financement de 999 800 $ sur cinq ans pour soutenir ce projet.

4.    L’Association canadienne des entraîneurs – Prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe dans les sports

L’influence des entraîneurs sur la vie des jeunes est bien documentée. Les entraîneurs jouissent d’une position unique pour intervenir et mettre un frein à certaines parties de la culture sportive qui peuvent contribuer à des relations et à des comportements malsains. Le projet proposé a pour but de concevoir, d’exécuter et d’évaluer une intervention (disponible en anglais et en français) afin d’aider les entraîneurs à reconnaître, à prévenir et à contrer la violence fondée sur le sexe ainsi que la violence dans les fréquentations chez les adolescents, en plus de les aider à promouvoir des relations saines dans les sports ou au moyen de ceux-ci.

Des ressources pédagogiques en ligne et une boîte à outils à l’intention des entraîneurs aideront environ 6 000 entraîneurs de partout au Canada à résoudre divers problèmes, notamment l’autonomisation des spectateurs, les hommes et les garçons en tant qu’alliés pour la prévention de la violence ainsi que la violence fondée sur le sexe dans les vestiaires. Les ressources et les outils seront aussi partagés avec les 82 organismes nationaux de sport et de services multisports du Canada en vue de contrer les abus, le harcèlement et la discrimination dans les sports. L’ASPC fournira un financement de 935 576 $ sur cinq ans pour soutenir ce projet.

5.    La Société Liard pour les femmes autochtones – Tsʼídāne a ̄́ ʼ nezen : le programme jeunesse pour la dignité dans les relations

Par l’entremise de ce projet, la Société Liard pour les femmes autochtones souhaite contrer la violence fondée sur le sexe et la violence dans les relations chez les jeunes de Watson Lake (au Yukon). Watson Lake est une communauté isolée des Premières Nations qui a été associée à des taux élevés de violence familiale et de violence chez les jeunes. Ce projet soutiendra 100 étudiants de la 8e à la 12e année de l’école secondaire de Watson Lake. L’accent sera mis sur l’amélioration de la compréhension et des connaissances des étudiants à l’égard des enjeux et des causes de la violence fondée sur le sexe et des relations malsaines. Les jeunes seront mobilisés tout au long de la conception et de l’exécution de ce projet : un forum consultatif composé de jeunes sera d’abord formé pour établir les buts et les objectifs du projet.

Ce projet portera aussi sur les répercussions possibles des programmes menés par les jeunes et pertinents sur le plan culturel liées à la réduction de la violence fondée sur le sexe et de la violence dans les relations, en plus de renforcer les liens entre les jeunes et la culture Kaska. L’ASPC fournira un financement de 987 556 sur cinq ans pour soutenir ce projet.

6.    Planning des naissances d’Ottawa – Créer des relations saines : prévenir la violence dans les fréquentations chez les adolescents à l’aide d’une éducation axée sur les compétences

Par l’entremise de ce projet, Planning des naissances d’Ottawa va concevoir, exécuter et évaluer une série d’ateliers en classe pour les étudiants de la 8e à la 9e année en vue de réduire la violence dans les fréquentations chez les adolescents et les jeunes de tous genres. Au moyen d’une consultation et d’un engagement à grande échelle, Planning des naissances d’Ottawa souhaite prévenir la violence dans les fréquentations en enseignant de nouvelles compétences et en mettant l’accent sur les relations saines (et ce, tant au niveau de la sensibilisation que de la compréhension).

Ce projet sera également soutenu par l’Université York. De plus, il sera exécuté en collaboration avec la Coalition d’Ottawa contre la violence faite aux femmes. Ce projet offrira un soutien direct à près de 950 étudiants âgés de 12 à 14 ans ainsi qu’un soutien indirect à 1 260 personnes supplémentaires (soit 450 parents ou gardiens, 90 membres du personnel scolaire et 720 étudiants supplémentaires). L’ASPC fournira un financement de 954 220 $ sur cinq ans pour soutenir ce projet.

7.    L’Université du Québec à Montréal – +PYRP (Positive Youth Relationships Program)

L’Université du Québec à Montréal va concevoir, exécuter et mettre à l’essai une intervention liée à la prévention de la violence en vue de soutenir les étudiants de la 9e à la 10e année. Le but est de promouvoir des relations saines et de s’attaquer aux causes fondamentales de la violence dans les fréquentations chez les adolescents. Cette intervention en milieu scolaire sera réalisée en anglais et en français, en plus d’être mise à l’essai dans des milieux urbains et ruraux de partout au Québec. On prévoit mobiliser 1 650 jeunes.

En plus du programme dirigé par les pairs et du volet du programme d’apprentissage pour aider les jeunes à cibler et à comprendre les conséquences de la violence dans les fréquentations chez les adolescents, une formation sera offerte pour outiller les enseignants, les administrateurs scolaires et les parents et les gardiens afin d’assurer la sécurité et l’efficacité des mesures et des interventions liées à ce genre de violence. L’ASPC fournira un financement de 1 221 088 $ sur quatre ans pour soutenir ce projet.


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