Ver du cœur canin : Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes
Section I - Agent infectieux
Nom
Ver du cœur canin
Type d'agent
Parasite
Taxonomie
Famille
OnchocercidaeNote de bas de page 1
Genre
Dirofilaria
Espèce
immitis
Synonyme ou renvoi
Le parasite Dirofilaria immitis est connu sous le nom de ver du cœur du chien ou ver du cœur canin (CHW; pour canine heartworm)Note de bas de page 2. Il est également connu sous le nom ver du cœurNote de bas de page 3, ou par le nom des maladies qu'il provoque : Dirofilariose cardiopulmonaire/pulmonaire animale ou humaineNote de bas de page 4 et maladie du ver du cœurNote de bas de page 3. La dirofilariose était autrefois connue sous le nom de infection inexorable et redoutée aux oxyuresNote de bas de page 5.
Caractéristiques
Brève description
Dirofilaria immitis est un endoparasite eucaryote, plus précisément un nématode filaire, qui provoque la dirofilarioseNote de bas de page 3 ou la dirofilariose cardiopulmonaire/pulmonaireNote de bas de page 4. Il s'agit de vers ronds filiformes, de couleur blanc pâle avec une strie transversale sur la surface du corpsNote de bas de page 6 et qui peuvent atteindre jusqu'à 30 cmNote de bas de page 5. Les vers mâles sont généralement plus petits, de 12 à 20 cm, tandis que les femelles mesurent de 25 à 31 cm de longNote de bas de page 5Note de bas de page 7. Les parasites ont une extrémité céphalique (tête) légèrement mince et arrondie, et une ouverture orale circulaire terminale entourée de deux amphides latérales et de 8 papilles céphaliquesNote de bas de page 6. Leur génome aurait une taille d'environ 84,2 à 87,9 Mb avec un contenu en GC de 27,5 % à 28,3 % et coderait environ 10 000 gènesNote de bas de page 7Note de bas de page 8Note de bas de page 9.
Propriétés
Le cycle de vie de D. immitis comporte quatre stades définitifs (L1 à L4)Note de bas de page 4. L1 est le premier stade de vie et désigne les microfilaires, L2 et L3 désignent les larves immatures, et le dernier stade de vie, L4, est celui des vers matures. Les microfilaires (L1) sont ingérées par les moustiques lors d'un repas sanguin sur un hôte infecté, et dans le moustique, elles muent en une forme larvaire L2 dans les 8 à 10 jours suivant l'infection. Par la suite, les larves L2 muent en larves L3 environ 3 jours après l'infection. Lorsque les parasites mesurent environ 1 à 1,5 mm, les larves L3 pénètrent dans la peau de l'hôte par la piqûre du moustique vecteur. De 3 à 12 jours après l'infection, les larves muent de L3 à L4, puis se transforment en vers pré adultes 50 à 70 jours après l'infection. Entre 70 et 85 jours après l'infection, les premiers vers pré adultes arrivent dans l'artère pulmonaire et le ventricule droit du cœur de l'hôteNote de bas de page 4. À 120 jours après l'infection, les vers sont considérés comme adultes et ont atteint leur maturité sexuelle. Les femelles adultes commencent à produire des microfilaires (L1), entre 6 et 9 mois après l'infection, qui mesurent entre 230 et 330 μm de long. Les microfilaires vivent dans le sang jusqu'à 2 ans, tandis que les vers adultes peuvent vivre jusqu'à 7 ansNote de bas de page 4.
La protéine de choc thermique p27 joue un important dans la relation hôte-parasite, réparant les fonctions pendant le développementNote de bas de page 4.
L'embryogenèse, le développement et la survie de D. immitis dépendent d'endosymbiotes similaire à des rickettsies du genre Wolbachia. Le génome de ces endosymbiotes code pour des enzymes absentes du génome de D. immitis, notamment celles responsables de la biosynthèse de l'hème, des purines et des pyrimidinesNote de bas de page 3.
Section II - Identification des dangers
Pathogénicité et toxicité
L'homme peut être infecté, mais souvent de manière asymptomatique car les vers atteignent rarement le stade adulte et la microfilarémie est absenteNote de bas de page 3Note de bas de page 10. Même si les humains ne présentent aucune manifestation clinique, l'infection progresse et atteint la vascularisation pulmonaireNote de bas de page 3. Lorsque les jeunes vers adultes meurent, des nodules pulmonaires se développent autour des vers mortsNote de bas de page 3Note de bas de page 4. Dans certains cas, cela peut entraîner des manifestations cliniques non spécifiques telles qu'une toux accompagnée de douleurs thoraciques, d'expectorations purulentes ou hémoptoïques, de dyspnée, de fièvre, de malaise, de myalgie, de frissons et d'une respiration sifflanteNote de bas de page 4. Bien que D. immitis soit associé à des infections pulmonaires, l'infection parasitaire a également provoqué des dirofilarioses conjonctivalesNote de bas de page 11Note de bas de page 12Note de bas de page 13. Les enfants atteints de dirofilariose aiguë peuvent également présenter des manifestations crâniennes, notamment des crises épileptiformes et/ou une méningite éosinophiliqueNote de bas de page 11.
Chez les canidés, la dirofilariose commence par une maladie vasculaire qui peut entraîner une altération de la circulation sanguine, affectant ensuite les systèmes vasculaire et pulmonaire et, dans les cas les plus graves, les cavités cardiaques droitesNote de bas de page 3. Les symptômes comprennent une toux légère à persistante ou improductive, une diminution de l'appétit, une réticence à l'exercice, de la fatigue, une hémoptysie (toux de sang due à une hémorragie pulmonaire), une dyspnée modérée à sévère, une tachypnée et une épistaxisNote de bas de page 3Note de bas de page 4. Graduellement, les lésions de l'épithélium pulmonaire ainsi que l'occlusion/blocage vasculaire dû à la présence de parasites entraîneront une réduction du débit cardiaque et une hypertension pulmonaire, ce qui peut conduire à une hypertrophie cardiaque compensatoire du côté droitNote de bas de page 3Note de bas de page 4. Cette hypertrophie peut progresser et conduire à une insuffisance cardiaque droiteNote de bas de page 3Note de bas de page 4. Des vers ont également été trouvés dans les tissus adipeux crâniens, hépatiques, intraoculaires, conjonctivaux et mésentériques, ainsi que dans les artères testiculairesNote de bas de page 4. La dirofilariose peut également provoquer un dysfonctionnement rénal grave dû à une glomérulonéphrite, qui peut évoluer vers une néphrose sévère. Au niveau hépatique, la congestion veineuse peut également provoquer une hépatomégalie, qui peut conduire à une insuffisance hépatique. Plus rarement, une obstruction soudaine de la circulation sanguine dans les poumons, causée par une occlusion des artères pulmonaires, réduit le flux au point que les vers migrent et se localisent de manière aberrante dans l'oreillette droite, le ventricule et souvent dans la veine caveNote de bas de page 3. L'obstruction de la veine cave est appelée syndrome cave ou syndrome de la veine cave et provoque une forme d'insuffisance cardiaque potentiellement mortelleNote de bas de page 3Note de bas de page 4. La mort subite est rare mais peut être la conséquence d'une insuffisance cardio-respiratoire, d'une cachexie ou d'une pneumonie thromboembolique graveNote de bas de page 4.
Les furets sont également sensibles à l'infection par le ver du cœur et la manifestation clinique est similaire à celle chez des chiens, mais les symptômes évoluent plus rapidementNote de bas de page 4. Les symptômes spécifiques aux furets comprennent la léthargie, le manque d'appétit, l'intolérance à l'exercice, l'épanchement pleural, la cyanose, la dyspnée, la monocytose et l'anémie. Lorsque la mort survient, elle est généralement causée par des embolies pulmonaires.
Les félins présentent des symptômes plus graves que les caninsNote de bas de page 3, mais ils peuvent aussi être des porteurs asymptomatiques du parasiteNote de bas de page 4. Chez les félins, la mort des vers immatures dans les artères pulmonaires peut provoquer de graves symptômes pulmonaires, et cette affection a été baptisée maladie respiratoire associée au ver du cœur (Heartworm Associated Respiratory Disease: HARD)Note de bas de page 3. Les symptômes cliniques se manifestent par une toux chronique, une respiration laborieuse, des vomissements, une dyspnée, une tachypnéeNote de bas de page 3Note de bas de page 4. Des larves ont également été trouvées dans les cavités corporelles et le système nerveux, ce qui peut entraîner une ataxie, une syncope, une cécité ou des troubles vestibulairesNote de bas de page 4. Dans les cas non mortels d'infection aiguë, les chats peuvent passer au stade chronique ou devenir totalement asymptomatiques mais revenir plus tard à la forme chronique de la maladieNote de bas de page 4.
Épidémiologie
La dirofilariose affecte les humains ainsi que les canidés et les félins domestiques et sauvages dans les régions tropicales et tempérées du mondeNote de bas de page 3Note de bas de page 4. La prévalence de D. immitis est liée à la prévalence des moustiques vecteurs. Il existe pas moins de 60 espèces de moustiques qui permettent le développement des microfilaires jusqu'au stade L3 infectieux et la migration ultérieure vers leur trompe, et qui peuvent donc être des vecteurs compétents de D. immitis. Les infections à D. immitis semblent augmenter dans le monde entier, principalement en raison des changements climatiques et de l'augmentation de la zone de distribution de ces espèces de moustiquesNote de bas de page 3.
Le ver du cœur n'est pas limité géographiquement, mais la prévalence varie d'un pays à l'autreNote de bas de page 3Note de bas de page 4. Jusqu'en 2012, environ 1 800 cas humains de dirofilariose avaient été signalés, dont 372 étaient des cas pulmonaires et 1 410 des cas sous-cutanés/oculairesNote de bas de page 4. Environ 116 de ces cas sont survenus en Amérique du Nord (en particulier dans le sud du CanadaNote de bas de page 14, dans le sud-ouest de l'AmériqueNote de bas de page 3Note de bas de page 11, et au MexiqueNote de bas de page 3); 50 en Amérique du Sud (en particulier au BrésilNote de bas de page 3Note de bas de page 15 et en ArgentineNote de bas de page 3); 619 en Europe (Europe de l'Est et Europe centrale comme l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal et l'ItalieNote de bas de page 3Note de bas de page 16 ), 20 en Australie, 145 en Asie, et 622 en Russie. Au Canada, avec une prévalence globale estimée à 0,16 % chez les chiens entre 2007 et 2016, le ver du cœur est considéré rareNote de bas de page 14.
Gamme d'hôtes
Hôte(s) naturel(s)
Les hôtes naturels de D. immitis comprennent les chiens domestiques, les chiens viverrins, les coyotes, les loups, les renards et les chacals; les félins tels que les chats domestiques, les ocelots, les jaguars, les lions, les tigres, les couguars et les léopards; les humains; les furets; les pinnipèdes; les ours noirs; les loutres; les lémuriens et les otariesNote de bas de page 3Note de bas de page 4Note de bas de page 17Note de bas de page 18.
Autre(s) hôte(s)
Les hôtes expérimentalement infectés par D. immitis sont des rongeurs tels que les souris et les ratsNote de bas de page 19Note de bas de page 20.
Dose infectieuse
Inconnue.
Période d'incubation
La période d'incubation de l'infection par D. immitis varie de quelques mois à quelques années en fonction de divers facteurs tels que la charge parasitaire, la fatigue de l'animal et la réactivité de l'individuNote de bas de page 4.
Transmissibilité
La voie de transmission privilégiée de D. immitis est la transmission par les arthropodes, c'est-à-dire l'injection par la piqûre d'un moustique infectéNote de bas de page 4. Chez les hôtes humains et animaux, les moustiques déposent sur la plaie, lors d'un repas sanguin, de l'hémolymphe porteuse des vers infectieux qui pénètrent ensuite dans la peau de l'hôte.
Section III - Dissémination
Réservoir
Les animaux tels que les chats et les chiens domestiques peuvent être infectés de manière asymptomatique par le ver du cœur, ce qui augmente la prévalence de celui-ciNote de bas de page 4. De plus, les chiens non protégés peuvent servir d'hôtes réservoirs qui maintiennent la prévalence de D. immitisNote de bas de page 3Note de bas de page 4Note de bas de page 5.
Zoonose
Aucune.
Vecteurs
Les moustiques servent de vecteurs pour transmettre D. immitisNote de bas de page 4. Toutefois, les espèces de moustiques susceptibles d'être des vecteurs de la maladie varient en fonction du lieu géographiqueNote de bas de page 4. Les espèces de moustiques spécifiques proposées vecteurs de D. immitis comprennent les espèces Culex telles que C. annulirostris, C. pipiens, C. quinquefasciatus et C. theileri; les espèces Aedes telles que A. aegypi, A. albopictus, A. caspius, A. crucians, A. caspius, A. crucians, A. notosciptus, A. ochlerotatus, A. punctipennis, A. punctor, A. scapularis, A. sierrensis, A. taeniorhynchus, A. triseriatus et A. vexaus; ainsi que Cuiliseta incidens et Anopheles maculipennisNote de bas de page 4.
Section IV - Viabilité et stabilité
Sensibilité/résistance aux médicaments
D. immitis est sensible aux lactones macrocycliques (ML)Note de bas de page 21, connues dans le commerce sous le nom d'ivermectineNote de bas de page 3Note de bas de page 4Note de bas de page 17Note de bas de page 21, moxidectineNote de bas de page 3Note de bas de page 4, eprinomectineNote de bas de page 3, sélamectineNote de bas de page 3Note de bas de page 4, oxime de milbémycineNote de bas de page 3Note de bas de page 4, ou abamectineNote de bas de page 3. Cependant, des souches de D. immitis résistantes à la ML ont récemment fait leur apparitionNote de bas de page 17Note de bas de page 22.
D'autres médicaments se sont révélés efficaces contre D. immitis, notamment la mélarsomineNote de bas de page 3Note de bas de page 4Note de bas de page 21Note de bas de page 22Note de bas de page 23, l'oxycyclineNote de bas de page 3Note de bas de page 21Note de bas de page 23Note de bas de page 24, une combinaison de moxidectine, d'afoxolaner et de pamoate de pyrantelNote de bas de page 25, le citrate de diéthylcarbamazineNote de bas de page 3, et la minocyclineNote de bas de page 25.
De nouvelles souches émergentes de D. immitis résistantes aux lactones macrocycliques (ML) (telles que JYD-34Note de bas de page 26) ont été décrites dans le sud des États-Unis (principalement dans la région du delta du MississippiNote de bas de page 27) et constituent désormais une source d'inquiétude dans d'autres régions du monde affectées par le ver du cœurNote de bas de page 28.
Sensibilité aux désinfectants
Inconnue.
Inactivation physique
Les vers parasites ont été inactivés à 100 % par chauffage à 50oC pendant 5 minutes et la survie des microfilaires de D. immitis a été réduite jusqu'à 40 % lors de la décongélation, lorsqu'elles étaient congelées à -70oCNote de bas de page 29Note de bas de page 30.
Survie à l'extérieur de l'hôte
Dans le cadre d'expériences, les microfilaires de D. immitis ont survécu en culture pendant 6 jours et 7 jours pour les vers adultesNote de bas de page 31.
Section V - Premiers soins et aspects médicaux
Surveillance
Les animaux, en particulier les chiens, devraient être testés chaque année à l'aide de tests antigéniques et microfilariensNote de bas de page 3. Le diagnostic microscopique des microfilaires peut être effectué à l'aide du test de KnottNote de bas de page 3Note de bas de page 4. Plusieurs tests sérologiques basés sur des tests immunoenzymatiques (ELISA) ou des tests immunochromatographiques peuvent être utilisés pour la détection des antigènes à D. immitis dans les infections matures, environ 7 mois après l'infectionNote de bas de page 3Note de bas de page 4. En outre, les tests d'amplification en chaîne par polymérase (ACP; PCR en anglais) peuvent être utilisés pour détecter l'infection par D. immitisNote de bas de page 3Note de bas de page 4.
Remarque : Les recommandations spécifiques en matière de surveillance dans le laboratoire doivent découler du programme de surveillance médicale, qui repose sur une évaluation des risques locaux liés aux agents pathogènes et aux activités entreprises, ainsi que sur une évaluation globale des risques liés à l'ensemble du programme de biosécurité. De plus amples informations sur la surveillance médicale sont disponibles dans le Guide canadien sur la biosécurité.
Premiers soins/traitement
Le traitement médicamenteux de la dirofilariose humaine n'est pas recommandéNote de bas de page 4. Le traitement, lorsque nécessaire, est généralement chirurgical pour éliminer les granulomes résultant de l'accumulation de vers morts dans les artères. L'élimination des nodules sous-cutanés ou des vers de la conjonctive oculaire est une procédure simple, mais l'intervention chirurgicale est beaucoup plus complexe pour les tissus pulmonaires, oculaires, rétro-oculaires ou autres tissus internes.
Le traitement du ver du cœur pour les chats et les chiens repose sur l'utilisation d'un médicament arsenical, la mélarsomineNote de bas de page 21Note de bas de page 24, qui est considéré comme un adulticide, et qui est souvent précédé par l'administration de doxycycline pour éliminer les bactéries symbiotiques du genre WolbachiaNote de bas de page 21. L'efficacité de l'ivermectine et de la doxycycline a également été démontréeNote de bas de page 23. Des soins de soutien tels que les corticostéroïdes, les diurétiques et l'oxygénothérapie peuvent également être nécessaires pour contrôler les symptômesNote de bas de page 4.
Remarque : les recommandations spécifiques concernant les premiers soins/traitements dans le laboratoire doivent être tirées du plan d'intervention post-exposition, qui est élaboré dans le cadre du programme de surveillance médicale. De plus amples informations sur le plan d'intervention post-exposition sont disponibles dans le Guide canadien sur la biosécurité.
Immunisation
Aucun vaccin n'est disponible.
Remarque : De plus amples informations sur le programme de surveillance médicale sont disponibles dans le Guide canadien sur la biosécurité et dans le Guide canadien d'immunisation.
Prophylaxie
Il n'existe pas de prophylaxie pré ou post-exposition connue pour l'homme. Chez les chiens, le traitement prophylactique consiste en l'administration de lactones macrocycliques telles que l'ivermectine, l'oxime de milbémycine, la moxidectine ou la sélamectineNote de bas de page 3Note de bas de page 4.
Remarque : De plus amples informations sur la prophylaxie dans le cadre du programme de surveillance médicale sont disponibles dans le Guide canadien sur la biosécurité.
Section VI - Dangers pour le personnel de laboratoire
Infections contractées en laboratoire
Aucun cas d'infection acquise en laboratoire n'a été signalée.
Remarque : Veuillez consulter la Norme canadienne de biosécurité et le Guide canadien sur la biosécurité pour plus de détails sur les exigences relatives à la déclaration des incidents d'exposition.
Sources et échantillons
Principalement le sangNote de bas de page 3Note de bas de page 4.
Dangers primaires
L'auto-inoculation de matériel infectieux et les piqûres de moustiques infectés sont les principaux risques associés à D. immitisNote de bas de page 4.
Dangers particuliers
Travailler avec des moustiquesNote de bas de page 4 ou des mammifèresNote de bas de page 3Note de bas de page 4Note de bas de page 18Note de bas de page 19Note de bas de page 26 infectés expérimentalement ou naturellement pourrait présentent un risque particulier.
Section VII - Contrôle de l'exposition et protection personnelle
Classification par groupe de risque
Dirofilaria immitis est un agent pathogène humain du groupe de risque 2 et un agent pathogène animal du groupe de risque 2Note de bas de page 2.
Exigences de confinement
Les installations, l'équipement et les pratiques opérationnelles de niveau de confinement 2 tels que décrits dans la Norme canadienne sur la biosécurité pour le travail avec des matières, des animaux ou des cultures infectieux ou possiblement infectieux.
Vêtements de protection
Les exigences applicables au niveau de confinement 2 pour l'équipement et les vêtements de protection individuelle décrites dans la Norme canadienne sur la biosécurité doivent être respectées. L'équipement de protection individuelle peut inclure l'utilisation d'un sarrau de laboratoire et de chaussures spécialisées (par exemple, des bottes, des chaussures) ou de chaussures de protection supplémentaires (par exemple, des couvre-bottes ou des couvre-chaussures) lorsque les sols peuvent être contaminés (par exemple, les box, les salles de nécropsie), des gants lorsque le contact direct de la peau avec des matériaux ou des animaux infectés est inévitable, et une protection oculaire lorsqu'il existe un risque connu ou potentiel d'exposition à des éclaboussures.
Remarque : Une évaluation locale des risques permettra de déterminer la protection appropriée pour les mains, les pieds, la tête, le corps, les yeux, le visage et les voies respiratoires. De plus, les exigences relatives à l'équipement de protection individuelle pour la zone de confinement et les activités de travail doivent être documentées.
Autres précautions
Une enceinte de sécurité biologique (ESB) ou d'autres dispositifs de confinement primaire à utiliser pour les activités avec des récipients ouverts, sur la base des risques associés aux caractéristiques inhérentes de la matière réglementée, à la possibilité de produire des aérosols infectieux ou des toxines aérosolisées, à la manipulation de fortes concentrations de matières réglementées ou à la manipulation de grands volumes de matières réglementées.
Utilisation d'aiguilles et de seringues strictement limitée. Le pliage, le cisaillement, le rebouchage ou l'élimination d'aiguilles de seringues est à éviter, et, si nécessaire, à effectuer uniquement comme spécifié dans les procédures d'opération normalisées (PON). Des précautions supplémentaires sont requises pour les travaux comprenant des animaux ou des activités à grande échelle.
Des précautions appropriées doivent être prises lors du travail avec des arthropodes infectés. Cela peut inclure la mise en œuvre d'un programme visant à prévenir les fuites et à détecter tout arthropode échappé, ainsi que l'utilisation d'équipements de protection individuelle (EPI) appropriés, entre autres mesuresNote de bas de page 32Note de bas de page 33.
Pour les laboratoires de diagnostic qui manipulent des échantillons primaires provenant de patients susceptibles d'être infectés par D. immitis les ressources suivantes peuvent être consultées :
- Ligne directrice canadienne sur la biosécurité : Activités de diagnostic humain
- Lignes directrices canadiennes sur la biosécurité : Évaluation locale des risques
Section VIII - Manutention et entreposage
Déversements
Laisser les aérosols se déposer. Tout en portant de l'équipement de protection individuelle, couvrir doucement le déversement avec du papier absorbant et appliquer un désinfectant approprié, à partir du périmètre et en allant vers le centre. Permettre un contact suffisant avec le désinfectant avant le nettoyage (Guide canadien sur la biosécurité).
Élimination
Toutes les matières ou substances qui sont en contact avec les matières réglementées doivent être entièrement décontaminées avant d'être retirées de la zone de confinement ou des procédures d'opérations normalisées (PON) doivent être en place afin de déplacer ou de transporter les déchets en toute sécurité hors de la zone de confinement vers une zone de décontamination désignée ou une tierce partie. On peut y parvenir en utilisant des technologies et des procédés de décontamination qui se sont avérés efficaces contre les matières réglementées, comme les désinfectants chimiques, l'autoclavage, l'irradiation, l'incinération, un système de traitement des effluents ou la décontamination gazeuse (Guide canadien sur la biosécurité).
Entreposage
Les exigences applicables en matière de confinement de niveau 2 pour l'entreposage, décrites dans la Norme canadienne sur la biosécurité, doivent être respectées. Les contenants primaires de matières réglementées enlevés de la zone de confinement doivent être étiquetés, étanches aux fuites, résistants aux impacts et gardés soit dans des équipements d'entreposage verrouillés, soit dans une zone à accès limité.
Section IX - Renseignements sur la réglementation et autres
Renseignements sur la réglementation canadienne
Les activités contrôlées avec D. immitis nécessitent un permis d'agent pathogène et de toxine délivré par l'Agence de la santé publique du Canada. D. immitis est un pathogène animal terrestre au Canada; par conséquent, son importation nécessite un permis d'importation en vertu du Règlement sur la santé des animaux (RSA). L'ASPC délivre un « document de licence pour les agents pathogènes et les toxines » qui inclut un permis d'agent pathogène humain et de toxine et un permis d'importation du RSA.
Voici une liste non exhaustive des désignations, réglementations ou législations applicables :
- Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines et Règlement sur les agents pathogènes humains et les toxines
- Loi sur la santé des animaux et Règlement sur la santé des animaux
Dernière mise à jour
Juillet 2024
Rédigé par
Centre de biosûreté, Agence de santé publique du Canada.
Mise en garde
Les informations scientifiques, les opinions et les recommandations contenues dans cette Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes ont été élaborées sur la base ou compilées à partir de sources fiables disponibles au moment de la publication. De nouveaux dangers sont fréquemment découverts et ces informations peuvent ne pas être complètement à jour. Le gouvernement du Canada n'accepte aucune responsabilité quant à l'exactitude, l'adéquation ou la fiabilité de ces informations, ni quant à toute perte ou tout préjudice résultant de leur utilisation.
Les personnes se trouvant au Canada sont tenues de respecter les lois pertinentes, y compris les règlements, les directives et les normes applicables à l'importation, au transport et à l'utilisation d'agents pathogènes et toxines au Canada établies par les autorités réglementaires compétentes, notamment l'Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, l'Agence canadienne d'inspection des aliments, Environnement et Changement climatique Canada et Transports Canada. La classification des risques et les exigences réglementaires connexes mentionnées dans la présente Fiche technique santé-sécurité des agents pathogènes, telles que celles figurant dans la Norme canadienne de biosécurité, peuvent être incomplètes et sont spécifiques au contexte canadien. D'autres juridictions auront leurs propres exigences.
Tous droits réservés © Agence de santé publique du Canada, 2024, Canada
Références
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