Vaccination des enfants : Sécurité des vaccins, craintes et effets secondaires liés à la vaccination

Sur cette page



Étant donné la quantité d’information disponible concernant la vaccination, il peut être difficile de distinguer ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas. Renseignez-vous sur les faits relatifs à la sécurité des vaccins et aux effets secondaires de la vaccination afin d’apaiser vos craintes.

Les vaccins ne causent pas l’autisme

Contrairement à ce que certains pensent, il n’existe aucun lien entre le fait de se faire vacciner et le développement de l’autisme.

En 1998, The Lancet (une revue médicale britannique) a publié une étude menée par le Dr Andrew Wakefield, ancien médecin britannique. Cette étude affirmait à tort que le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) entraînait l’autisme chez les jeunes enfants.

Malheureusement, l’étude a été largement citée depuis sa publication. Jugée totalement erronée par la suite, elle a été désavouée par The Lancet [en anglais seulement].

Depuis, de nombreuses études de plus grande envergure ont exploré le même sujet et essayé de reproduire les résultats de cette étude. Elles ont prouvé qu’il n’existe pas de différence dans le taux d’autisme entre les enfants ayant été vaccinés et ceux n’ayant pas reçu le vaccin.

Des chercheurs et des scientifiques du monde entier ont depuis rejeté tout lien entre le vaccin RRO et l’autisme.

Les effets secondaires des vaccins

Comme tout médicament ou complément alimentaire (y compris les vitamines), les vaccins peuvent entraîner des effets secondaires et des réactions.

Après l’administration d’un vaccin, il est courant qu’un enfant présente des effets secondaires légers (mais sans risque). Ces effets peuvent durer quelques heures ou quelques jours après la vaccination.

Il s’agit de la réponse naturelle du corps qui se mobilise pour acquérir une immunité contre la maladie. C’est ce qu’on appelle la réponse ou réaction inflammatoire. Ces réactions ne devraient pas perturber les activités quotidiennes et peuvent être traités au besoin.

Parmi les effets secondaires courants des vaccins, on trouve :

  • une fièvre légère
  • de l’irritabilité
  • une somnolence accrue
  • une raideur du bras (ou de la jambe), légèrement enflé ou douloureux là où l’aiguille est entrée

Vous pouvez donner un médicament à votre enfant pour soulager la douleur ou faire baisser la fièvre. Consultez votre fournisseur de soins de santé.

Les réactions à l’administration de vaccins

Il existe un très faible risque de réaction allergique à la vaccination (moins de 1 cas sur 1 million). Dans de très rares cas, une réaction grave appelée « anaphylaxie » peut se produire. En général, ce type de réaction survient rapidement après l’administration du vaccin.

C’est pourquoi votre fournisseur de soins de santé vous demandera de rester à la clinique avec votre enfant de 15 à 20 minutes après l’administration du vaccin. Il saura comment traiter votre enfant en cas de réaction allergique.

Votre fournisseur de soins de santé signalera ensuite le cas aux autorités locales de la santé publique. Ces mesures visent à s’assurer que les réactions anormales ou inattendues sont surveillées et traitées rapidement.

Parmi les signes d’une réaction allergique grave à un vaccin, on trouve :

  • l’enflure du visage
  • des problèmes respiratoires (respiration sifflante)
  • des plaques sur le corps (urticaires)

Comme il a été dit précédemment, les autres réactions graves à la vaccination sont très rares. Appelez votre fournisseur de soins de santé ou le bureau de la santé publique (CLSC au Québec) si votre enfant présente des symptômes inhabituels après la vaccination.

Parmi ces symptômes, on trouve :

  • une somnolence inhabituelle
  • une fièvre de plus de 40 oC (104 oF)
  • des pleurs ou de l’agitation durant plus de 24 heures
  • une enflure accrue dans la région où l’aiguille a été insérée

En tant que parents, vous connaissez votre enfant mieux que quiconque. Si vous repérez l’un de ces symptômes, consultez votre fournisseur de soins de santé immédiatement.

Comment on teste la sécurité des vaccins

Avant d’autoriser l’utilisation d’un vaccin au Canada, on le soumet à toute une série de tests pour s’assurer qu’il est sécuritaire. En moyenne, il faut compter 10 ans de recherche et de développement avant qu’un vaccin puisse être examiné par Santé Canada en vue de son approbation éventuelle.

Après leur approbation, ils sont soumis à une évaluation régulière de leur sécurité et de leur efficacité par les personnes qui les administrent comme :

  • les infirmiers
  • les médecins
  • les pharmaciens

Leur sécurité et leur efficacité sont également évaluées par :

  • les entreprises pharmaceutiques qui les fabriquent
  • les chercheurs de Santé Canada qui les examinent
  • les experts qui les analysent
  • les équipes de santé publique qui les contrôlent

Pour en savoir plus sur la sécurité des vaccins, regardez notre vidéo sur la sécurité des vaccins et consultez l’affiche sur la sécurité des vaccins.

Le risque de contracter une maladie à cause d’un vaccin

Les experts ont mis au point différents types de vaccins, notamment certains qui contiennent des germes morts (inactivés) et d’autres qui contiennent des germes vivants mais affaiblis (atténués).

Les vaccins inactivés

Les vaccins inactivés, comme le vaccin de la polio, sont préparés à partir de germes inactivés ou morts au moment de la mise au point du vaccin. Il est impossible de contracter la maladie avec les vaccins préparés à partir de germes inactivés ou morts (virus ou bactéries).

En effet, l’agent infectieux mort qu’ils renferment ne peut pas se reproduire ou se multiplier. Cependant, le système de défense de l’organisme arrive toujours à reconnaître ces germes morts en tant que corps étranger et à stimuler une réponse immunitaire.

Les vaccins vivants

Les vaccins vivants, comme le RRO, sont préparés à partir de germes vivants affaiblis (atténués) au moment de la mise au point du vaccin. Les vaccins vivants sont très efficaces car ils agissent comme une infection naturelle permettant de renforcer le système immunitaire de l’organisme sans provoquer de symptômes graves.

Votre enfant pourrait éprouver de symptômes très légers de la maladie, mais ces cas sont rares. Par exemple, contrairement aux symptômes graves d’une infection rougeoleuse naturelle, les germes affaiblis utilisés dans le vaccin peuvent avoir comme résultat quelques taches sur la peau ou une fièvre de légère à modérée. Ces symptômes légers ne sont pas dangereux et peuvent en fait indiquer que le vaccin agit efficacement pour renforcer l’immunité.

L’immunité naturelle et la prévention des maladies

L’immunité naturelle apparaît lorsqu’un enfant s’immunise contre une maladie après avoir été infecté naturellement en se trouvant exposé à celle-ci après qu’elle se soit propagée dans la communauté. Cependant, si un enfant n’est pas vacciné et contracte la maladie, il y a un risque réel de complications graves ou même de mort.

En effet, les germes se multiplient rapidement et le système immunitaire de votre enfant n’est pas toujours prêt à se défendre parfaitement.

Les vaccins permettent au système immunitaire de votre enfant d’être en mesure de se défendre contre la maladie sans le rendre malade.

Les risques de complications d’une maladie contractée naturellement sont beaucoup plus importants que les risques d’effets secondaires de la vaccination. Par exemple, si vous contractez la rougeole de façon naturelle, le risque de contracter une encéphalite (une inflammation du cerveau grave et potentiellement mortelle) est de 1 cas sur 1 000. Tandis que la probabilité de contracter une encéphalite consécutive à la vaccination est inférieure à 1 cas sur 1 million.

L’allaitement et la prévention des maladies

L’allaitement offre une protection temporaire en transférant au bébé une partie de l’immunité de la mère. Les bébés allaités ont souvent des taux moins élevés :

  • de diarrhée
  • d’infections de l’oreille
  • d’infections pulmonaires virales

Toutefois, le lait maternel ne remplace aucunement la vaccination. Il ne protège pas contre toutes les maladies pouvant être évitées par la vaccination. Sa protection n’est que partielle et seulement temporaire. C’est pourquoi il est extrêmement important de faire vacciner votre enfant même si vous l’allaitez.

Les ingrédients des vaccins

Les principaux composants des vaccins sont les antigènes. Les antigènes sont les germes affaiblis ou morts utilisés pour apprendre au système immunitaire de l’organisme à reconnaître et à combattre une maladie.

Les antigènes dans les vaccins ne peuvent pas provoquer de maladies graves. Ils servent plutôt à protéger votre enfant lorsqu’il entre en contact avec de vrais germes.

Les vaccins contiennent des quantités infimes d’autres ingrédients. Chacun de ces ingrédients a une fonction spécifique. Par exemple :

Le formaldéhyde

Le formaldéhyde est utilisé dans la préparation de certains vaccins, comme celui contre l’hépatite A. Il est utilisé pendant la mise au point du vaccin pour tuer ou désactiver les virus ou les bactéries.

L’organisme humain produit du formaldéhyde naturellement. L’organisme d’un nourrisson contient environ 10 fois la quantité de formaldéhyde présente dans 1 dose de vaccin. Les traces en très petites quantités que l’on peut retrouver dans le vaccin sont sécuritaires.

Le thimérosal

Parfois, plusieurs doses d’un même vaccin peuvent être tirées d’un même flacon. Le thimérosal empêche des bactéries ou des fongus nocifs de proliférer à l’intérieur de flacons de vaccin à doses multiples. Même si chaque nouvelle dose individuelle est prélevée d’un même flacon en se servant à chaque fois d’une aiguille et d’une seringue neuves, le thimérosal ajoute une couche de protection supplémentaire. Il prévient la contamination accidentelle du vaccin qui pourrait entraîner de graves infections pour les personnes qui reçoivent le vaccin.

Le thimérosal n’est pas utilisé dans des flacons de vaccin à dose individuelle. Les vaccins de routine servant pour les enfants au Canada viennent dans des flacons de vaccin à dose individuelle et ne contiennent donc aucun thimérosal.

Le thimérosal se décompose en éthylmercure dans l’organisme et se trouve évacué rapidement par les selles. Il ne s’accumule pas dans l’organisme et n’entraînent aucune préoccupation en matière de santé. Une autre forme de mercure, le méthylmercure, est celui que l’on trouve dans certains types de poissons comme le thon. Contrairement à l’éthylmercure, il n’est pas évacué de l’organisme et peut s’y accumuler, entraînant des dommages.

Le thimérosal a été l’objet de nombreuses études. Au cours de la longue histoire de son utilisation en vue d’empêcher la contamination des vaccins, il n’a jamais été établi que le thimérosal puisse être nocif.

L’aluminium

Des sels d’aluminium sont ajoutés à certains vaccins pour renforcer la réponse immunitaire de l’organisme aux antigènes. C’est ce qu’on appelle un adjuvant.

L’aluminium est l’un des métaux les plus courants dans la nature alors qu’on le retrouve dans :

  • l’air
  • les aliments
  • l’eau

Il y a moins d’aluminium dans les vaccins que dans le lait maternel ou les préparations pour nourrissons. Des centaines de millions de gens ont été vaccinés sans danger par des vaccins contenant de l’aluminium.

Pour en savoir plus

Vous ne trouvez pas de réponse?

Faites-nous parvenir vos questions

Formulaire de contact

Coordonnées

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :