Sécurité des vaccins, craintes et effets secondaires possibles liés à la vaccination

Pour dissiper vos craintes, lisez des faits sur la sécurité des vaccins et leurs effets secondaires.

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Effets secondaires des vaccins

Comme tout médicament ou complément alimentaire (y compris les vitamines), les vaccins peuvent entraîner des effets secondaires et des réactions.

Après l'administration d'un vaccin, il est courant d'avoir des effets secondaires légers et inoffensifs. Ces effets peuvent durer quelques heures ou quelques jours après la vaccination.

Il s'agit de la réponse naturelle du corps qui se mobilise pour bâtir une immunité contre la maladie. C'est ce qu'on appelle la réponse ou réaction inflammatoire. Ces réactions ne devraient pas perturber les activités quotidiennes et peuvent être traitées au besoin.

Les effets secondaires courants des vaccins peuvent être une :

Il se peut que les enfants soient plus irritables qu'à l'habitude.

Vous pouvez prendre un médicament pour soulager la douleur ou faire baisser la fièvre. Demandez à votre fournisseur de soins de santé ce qu'il recommande.

Réactions rares à un vaccin

Les réactions rares à un vaccin sont une :

Il existe un très faible risque de réaction allergique à un vaccin nommée anaphylaxie. Cette réaction rare affecte environ une personne sur un million qui reçoit le vaccin. Elle survient habituellement rapidement après l'administration du vaccin et est traitable.

Les signes d'une réaction anaphylactique à un vaccin comprennent :

Chez les enfants, les signes de réactions allergiques peuvent également inclure :

Votre fournisseur de soins de santé vous demandera de rester à la clinique pendant au moins 15 minutes après l'administration d'un vaccin. Cela lui permet de veiller à ce que toute réaction anormale ou inattendue (comme l’anaphylaxie) soit surveillée et réglée rapidement.

Votre fournisseur de soins de santé signalera ensuite l'information aux autorités locales de la santé publique. Ces signalements font l'objet d'un suivi et d'une enquête.

Si vous ou votre enfant éprouvez des symptômes inhabituels après votre vaccination, communiquez avec votre :

Les vaccins ne causent pas l'autisme

Des chercheurs et des scientifiques de partout dans le monde ont prouvé qu'il n'existe pas de liens entre les vaccins et l'autisme.

En 1998, The Lancet (une revue médicale britannique) a publié une étude menée par le Dr Andrew Wakefield, un ancien médecin britannique. Cette étude affirmait à tort que le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) entraînait l'autisme.

Malheureusement, l'étude a été largement citée depuis sa publication. Jugée totalement erronée par la suite, elle a été désavouée par The Lancet (en anglais seulement).

Depuis, de nombreuses études de plus grande envergure ont exploré le même sujet et essayé de reproduire les résultats de cette étude. Elles ont prouvé qu'il n'existe pas de différence dans le taux d'autisme entre les personnes ayant été vaccinées et celles n'ayant pas reçu le vaccin.

Essais de sécurité des vaccins

Avant d'autoriser l'utilisation d'un vaccin au Canada, on le soumet à toute une série de tests pour s'assurer qu'il est sécuritaire.

Même après leur approbation, les vaccins sont soumis à une évaluation régulière de leur sécurité et de leur efficacité par les personnes qui les administrent comme les :

Leur sécurité et leur efficacité sont également évaluées par :

Pour en savoir plus sur la sécurité des vaccins, regardez notre vidéo sur la sécurité des vaccins et consultez l'affiche sur la sécurité des vaccins.

Vaccination contre la COVID-19

Renseignez-vous sur nos progrès en matière de vaccin, sur la sécurité du processus d'autorisation et les vaccins dont l'utilisation a été autorisée au Canada.

Soutien aux victimes d’une vaccination

Au Canada, les normes en matière de sûreté des vaccins sont très élevées.

Santé Canada :

Les réactions permanentes graves à un vaccin sont très rares. Cependant, un petit nombre de personnes peuvent subir une réaction indésirable grave et permanente à la suite d'un vaccin. 

Le 20 décembre 2020, le gouvernement du Canada a annoncé la mise sur pied du programme pancanadien de soutien aux victimes d’une vaccination par l’Agence de la santé publique du Canada. Le programme offrira un soutien financier aux victimes dans les rares cas de réaction indésirable grave et permanente à un vaccin autorisé par Santé Canada. Les provinces et territoires continueront à être consultés dans l’élaboration de ce programme qui se fondera, dans la mesure du possible, sur celui en place au Québec. Grâce à ce programme, le Canada sera aligné avec d’autres pays qui sont dotés de programmes similaires.

Risque de contracter une maladie à cause d'un vaccin

Les experts ont mis au point différents types de vaccins.

Les vaccins inactivés

Les vaccins inactivés, comme le vaccin de la polio, sont préparés à partir de germes inactivés ou morts au moment de la mise au point du vaccin. Il est impossible de contracter la maladie avec les vaccins préparés à partir de germes inactivés ou morts (virus ou bactéries).

En effet, l'agent infectieux mort qu'ils renferment ne peut pas se reproduire ou se multiplier. Cependant, le système de défense de l'organisme arrive toujours à reconnaître ces germes morts en tant que corps étranger, ce qui stimule une réponse immunitaire.

Les vaccins vivants

Les vaccins vivants, comme celui contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO), sont préparés à partir de germes vivants affaiblis au moment de la mise au point du vaccin. Les vaccins vivants sont très efficaces, car ils agissent comme une infection naturelle. Ils permettent de renforcer le système immunitaire de l'organisme sans provoquer de symptômes graves.

Dans de rares cas, vous pourriez éprouver de symptômes très légers de la maladie. Par exemple, les germes affaiblis utilisés dans le vaccin RRO pourraient vous donner des plaques rouges ou une fièvre. Ces symptômes légers ne sont pas dangereux et peuvent en fait indiquer que le vaccin agit efficacement pour renforcer l'immunité.

Vaccin à base d’ARNm

Les vaccins à base d'ARNm sont un nouveau type de vaccin qui ne contiennent pas de virus ou de bactérie. Ils contiennent plutôt des instructions pour enseigner à nos cellules comment fabriquer une protéine qui déclenchera une réponse immunitaire. Une fois cette réponse déclenchée, notre corps produit des anticorps et d’autres réactions immunitaires. Ces réponses immunitaires nous aident à combattre l'infection pour nous empêcher de devenir malades. Il est impossible d’être infecté par un virus à base d’ARNm.

Immunité naturelle et prévention des maladies

Une personne devient naturellement immunisée contre une maladie après avoir été infectée. Cependant, il existe un risque d’attraper de nouveau la même maladie.

Les vaccins permettent à votre système immunitaire d'être prêt à se défendre contre la maladie sans vous rendre malade.

Les risques de complications d'une maladie contractée naturellement sont beaucoup plus importants que les risques d'effets secondaires de la vaccination.

Par exemple, si vous attrapez la rougeole de façon naturelle, vous avez une chance sur 1 000 de contracter une encéphalite (une inflammation du cerveau grave et potentiellement mortelle). La probabilité de contracter une encéphalite à cause du vaccin RRO est inférieure à un cas sur un million.

La vaccination durant la grossesse est aussi importante pour faire en sorte que l'enfant à naître développe une immunité contre les maladies évitables.

Ingrédients des vaccins

Les vaccins contiennent des quantités infimes d'autres ingrédients. Chacun de ces ingrédients a une fonction précise.

Le formaldéhyde

Le formaldéhyde est utilisé dans la préparation de certains vaccins, comme celui contre l'hépatite A. Il est utilisé pendant la mise au point du vaccin pour tuer ou désactiver les virus ou les bactéries.

L'organisme humain produit du formaldéhyde naturellement. Par exemple, l'organisme d'un nourrisson contient environ 10 fois la quantité de formaldéhyde présente dans 1 dose de vaccin. Les traces de la substance trouvée dans les vaccins sont sécuritaires.

Le thimérosal

Parfois, plusieurs doses d'un même vaccin peuvent être tirées d'un même flacon. Le thimérosal empêche des bactéries ou des fongus nocifs de proliférer à l'intérieur de flacons de vaccin à doses multiples. Même si chaque nouvelle dose individuelle est prélevée d'un même flacon à l'aide d'une aiguille et d'une seringue neuves, le thimérosal ajoute une couche de protection supplémentaire. Il prévient la contamination accidentelle du vaccin qui pourrait entraîner de graves infections pour les personnes qui reçoivent le vaccin.

Le thimérosal n'est pas utilisé dans des flacons de vaccin à dose individuelle. Les vaccins de routine au Canada viennent dans des flacons de vaccin à dose individuelle et ne contiennent donc aucun thimérosal.

Le thimérosal se décompose en éthylmercure dans l'organisme et est évacué rapidement par les selles. Il ne s'accumule pas dans l'organisme et n'entraîne aucune préoccupation en matière de santé.

Le thimérosal a fait l'objet de nombreuses études. Au cours de la longue histoire de son utilisation en vue d'empêcher la contamination des vaccins, il n'a jamais été établi que le thimérosal puisse être nocif.

L'aluminium

Des sels d'aluminium sont ajoutés à certains vaccins pour renforcer la réponse immunitaire de l'organisme aux antigènes. C'est ce qu'on appelle un adjuvant.

L'aluminium est l'un des métaux les plus courants dans la nature. On le retrouve dans :

À titre d'exemple, il y a moins d'aluminium dans les vaccins que dans le lait maternel ou les préparations pour nourrissons.

Ingrédients du vaccin contre la COVID-19

Chaque vaccin développé pour la COVID-19 peut avoir des ingrédients différents.

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