Inventaire des émissions de gaz à effet de serre du gouvernement du Canada

En décembre 2017, la Stratégie pour un gouvernement vert a établi des engagements ambitieux en matière de la lutte contre les changements climatiques et d'environnement pour les opérations internes du gouvernement du Canada. Les engagements comprennent des cibles ambitieuses pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) émanant des installations et des parcs de véhicules fédéraux, en l'occurrence :

  • 40 % par rapport au niveau de 2005 d'ici 2030, avec l'objectif d'atteindre cette cible d'ici 2025;
  • 80 % par rapport au niveau de 2005 d'ici 2050, avec l'objectif d'être neutre en carbone.

La cible soutient les objectifs du Canada en matière de changements climatiques en vigueur :

  • l'Accord de Paris sur les changements climatiques;
  • le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques;
  • la Stratégie fédérale de développement durable.

Dans tous les tableaux, les données sur les émissions en kilotonnes d'équivalent en carbone sont arrondies à la première décimale.

Progrès

Progrès vers la cible fédérale de réduction des émissions de gaz à effet de serre

Figure 1: Émissions fédérales de gaz à effet de serre par source, pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018
Émissions fédérales de gaz à effet de serre par source, pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018. Version textuelle ci-dessous:
Figure 1 - Version textuelle

Le graphique à barres représente les émissions fédérales de gaz à effet de serre en kilotonnes d'équivalent en dioxyde de carbone, en total et par source, pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018.

Données pour le graphique à barres

Federal Émissions fédérales de gaz à effet de serre par source, pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018
Sources de gaz à effet de serre Émissions à
l'exercice 2005-2006
(kt éq. CO2)
Émissions à
l'exercice 2017-2018
(kt éq. CO2)
Pourcentage de
changement par rapport
à l'exercice 2005-2006
Gaz de combustion de sources fixes 681,9 637,6 -6 %
Électricité achetée 672,6 279,1 -59 %
Énergie de quartier 125,8 70,2 -49 %
Parc automobile administratif 156,3 127,1 -19 %
Total 1 636,7 1 114,1 -32 %

Résultats clés

  • 19 organismes fédéraux ont déclaré des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour l'exercice 2017-2018.
  • Les émissions pour l'exercice 2017-2018 ont totalisé 1 114 kilotonnes (kt) d'équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2), soit une réduction de 523 kt éq. CO2, ou 32 %, par rapport à l'exercice 2005-2006.
  • Il existe 2 sources principales d'émissions de GES :
    • le gaz de combustion de sources fixes dans les installations fédérales (57 %);
    • l'électricité achetée consommée dans des installations fédérales (25 %)
  • D'autres sources moins importantes comprennent :
    • les véhicules routiers (6 %);
    • l'électricité de quartier consommée dans des installations fédérales (6 %);
    • les navires (4 %);
    • les aéronefs (1 %);
    • d'autres équipements mobiles (0,3 %).
  • À l'exercice 2017-2018, les 6 organismes émetteurs les plus importants (la Défense nationale, Services publics et Approvisionnement Canada, le Service correctionnel Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Transports Canada et le Conseil national de recherches Canada) étaient responsables de 87 % des émissions de GES ciblés du gouvernement du Canada.
  • À l'exercice 2017-2018, les 6 plus importantes régions émettrices (l'Ontario, la Nouvelle-Écosse, l'Alberta, le Québec, la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick) étaient responsables de 85 % des émissions de GES ciblés du gouvernement du Canada.
  • Les émissions de GES émanant des installations fédérales à l'exercice 2017-2018 ont totalisé 987 kt éq. CO2, soit une réduction de 494 kt éq. CO2, ou 33 %, par rapport à l'exercice 2005-2006.
  • Les réductions des émissions de GES des installations fédérales peuvent être attribuées aux éléments suivants :
    • une électricité plus propre, grâce à :
      • une réduction de l'intensité de GES émanant des achats d'électricité à l'échelle du Canada (249 kt éq. CO2);
      • des mécanismes de passation de marchés, comme des certificats d'énergie renouvelable, qui ont permis des réductions supplémentaires de 105 kt éq. CO2;
    • une réduction des émissions de GES émanant du chauffage (36 kt éq. CO2) et du refroidissement de quartier (20 kt éq. CO2);
    • des mesures qui ont mené à une réduction de l'électricité (39 kt éq. CO2) et des gaz de combustion de sources fixes (44 kt éq. CO2), y compris la rationalisation du portefeuille et l'amélioration de l'efficacité énergétique des installations par des rénovations et des mises à niveau d'équipement.
  • À l'exercice 2017-2018, le parc de véhicules fédéral a produit 127 kt éq. CO2, ce qui représente une diminution de 19 % par rapport aux émissions du parc à l'exercice 2005-2006.
    • Les véhicules routiers étaient la plus importante source de réduction des émissions, avec une réduction de 27 % (26 kt éq. CO2) par rapport à l'exercice 2005-2006.
    • La réduction a été rendue possible grâce à une combinaison de mesures, y compris le rajustement des véhicules et l'achat de véhicules à efficacité améliorée.
    • Une réduction supplémentaire de 3 kt éq. CO2 a été réalisée depuis l'exercice 2005-2006 par rapport aux navires, aux aéronefs et à d'autres équipements mobiles.
Renseignements supplémentaires

Visitez le portail du gouvernement ouvert pour obtenir plus de renseignements à propos des émissions de GES émanant des installations et des parcs de véhicules fédéraux, ou consultez ce résumé graphique sur l'Inventaire des émissions de GES fédéraux du gouvernement du Canada pour l'exercice 2017-2018.

Certaines sources d'émissions de GES sont exclues de la cible de réduction des émissions fédérales en raison de leur rôle important pour assurer la sûreté et la sécurité nationale de tous les Canadiens. Les organismes fédéraux qui excluent des émissions liées à la sûreté et à la sécurité nationales de la cible de réduction d'émissions doivent tout de même :

  • surveiller les émissions liées à la sûreté et à la sécurité nationale et produire des rapports à leur sujet;
  • prendre des mesures pour réduire ces émissions.

À l'avenir, le gouvernement du Canada recueillera et communiquera des renseignements davantage d'organismes fédéraux, ainsi que de sources supplémentaires d'émissions de GES. Cette démarche permettra une ouverture et une transparence accrues, ainsi que l'établissement de rapports exhaustifs sur les émissions de GES.

Installations

Émissions de gaz à effet de serre émanant des installations fédérales

Le gouvernement fédéral possède un des portefeuilles de biens immobiliers les plus importants et diversifiés d'installations dans le pays, y compris :

  • les édifices symboliques sur la Colline parlementaire;
  • des hangars d'aviation sur des bases militaires.
  • des laboratoires;
  • des établissements correctionnels;
  • des immeubles de bureaux et des entrepôts.
Figure 2: Émissions de gaz à effet de serre émanant des installations fédérales, par source, pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018
Émissions de gaz à effet de serre émanant des installations fédérales, par source, pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018. Version textuelle ci-dessous:
Figure 2 - Version textuelle

Le graphique à barres représente les émissions de gaz à effet de serre émanant des installations fédérales, en kilotonnes d'équivalent en dioxyde de carbone, en total et par source, pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018.

Données pour le graphique à barres

Émissions de gaz à effet de serre produites par des installations fédérales, par source, pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018.
Source d'émissions de GES Émissions pour
l'exercice 2005-2006
(kt éq. CO2)
Émissions pour
l'exercice 2017-2018
(kt éq. CO2)
Pourcentage de
changement par
rapport à
l'exercice 2005-2006
Gaz de combustion de sources fixes
Gaz naturel 508,3 527,2 +4 %
Mazout léger 52,4 41,5 -21 %
Mazout lourd 68,7 29,7 -57 %
Carburéacteur 26,8 20,9 -22 %
Diesel 16,6 7,9 -52 %
Propane 9,1 10,3 +13 %
Électricité achetée
Électricité achetée 672,6 279,1 -59 %
Fondé sur l'emplacement 672,6 384,2 -43 %
Énergie de quartier
Chauffage 104,4 68,7 -34 %
Refroidissement 21,4 1,5 -93 %
Total des installations (marché) 1 480,4 987 -33 %
Total des installations (emplacement) 1 480,4 1 092,1 -26 %

Résultats clés

  • 14 organismes fédéraux ont déclaré des émissions de gaz à effet de serre (GES) émanant d'installations fédérales à l'exercice 2017 à 2018.
  • Les émissions pour l'exercice 2017-2018 ont totalisé 987 kilotonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (kt) (éq. CO2), soit une diminution de 494 kt éq. CO2, ou 33 %, par rapport à l'exercice 2005-2006.
  • Les gaz de combustion de sources fixes, principalement utilisés pour générer de la chaleur dans les installations, ont produit un montant important (65 %) d'émissions de GES à l'exercice 2017-2018, mais ils ont diminué de 6 % par rapport à l'exercice 2005-2006.
  • L'électricité achetée a produit une quantité importante (25 %) d'émissions de GES à l'exercice 2017-2018, mais les émissions d'électricité ont diminué de 59 % par rapport aux émissions à l'exercice 2005-2006.
  • Les réductions d'émissions de GES émanant des installations fédérales par rapport à l'exercice 2005-2006 sont principalement dues aux éléments suivants :
    • une réduction de l'intensité des GES de l'électricité à l'échelle du Canada, qui a été comptabilisée à une réduction de 249 kt éq. CO2);
    • des mécanismes de passation de marchés, comme des certificats d'énergie renouvelable, qui ont permis des réductions supplémentaires de 105 kt éq. CO2;
  • La réduction des émissions de GES émanant du chauffage (36 kt éq. CO2) et du refroidissement (20 kt éq. CO2) de quartier était importante, mais avait une faible incidence sur les niveaux d'émission, puisque le chauffage et le refroidissement de quartier représentent une petite proportion de l'utilisation globale d'énergie.
  • La réduction restante de 83 kt en émission s'explique par des réductions des éléments suivants :
    • les gaz de combustion de sources fixes (44 kt éq. CO2);
    • l'électricité achetée (39 kt éq. CO2).
  • De manière générale, la réduction a été réalisée par une combinaison de mesures, y compris :
    • la rationalisation du portefeuille d'immeubles du gouvernement;
    • des rénovations pour une efficacité énergétique;
    • des mises à niveau d'équipement pour améliorer l’efficacité énergétique.
Renseignements supplémentaires

Les gaz de combustion de sources fixes produisent du chauffage, du refroidissement et de l'électricité dans les installations fédérales. Des sources de gaz de combustion de sources fixes au sein des installations comprennent souvent :

  • des chaudières et des fournaises qui produisent du chauffage;
  • des refroidisseurs à absorption ou les motocompresseurs au gaz utilisés pour le refroidissement;
  • des génératrices, des turbines ou de l'équipement de cogénération qui produisent de l'électricité;
  • d'autres équipements utilisés dans les installations, comme de l'équipement de laboratoire et des appareils de cuisine.

Ces émissions de GES sont considérées comme « directes », car elles sont produites dans l'installation.

L'électricité achetée fait référence à l'achat d'électricité conventionnelle liée au réseau. Les émissions de GES émanant de l'électricité achetée sont considérées comme « indirectes », car l'électricité est produite à l'extérieur du site.

Les organismes fédéraux utilisent deux méthodes de comptabilité pour calculer les émissions de GES émanant de l'électricité achetée.

  1. La méthode fondée sur l'emplacement tient compte de l'intensité moyenne de GES des réseaux d'électricité qui assurent l'alimentation, peu importe les ententes contractuelles que peut détenir un organisme pour de l'électricité propre. Pour calculer les émissions indirectes au moyen de la méthode fondée sur l'emplacement, les organismes déclarants utilisent des facteurs d'émission qui sont basés sur l'emplacement géographique de chaque installation et qui correspondent au facteur d'émission moyen de réseau des installations productrices d'électricité qui alimentent le réseau.
  2. La méthode fondée sur le marché reflète les émissions de GES émanant des sources d'électricité que les organismes déclarants ont choisies. À titre d'exemple, un organisme peut établir une entente contractuelle pour fournir de l'électricité propre à partir de sources précises au moyen d'accords d'achat d'énergie propre ou de certificats d'énergie renouvelable. Pour tout le reste de la consommation d'électricité dans une installation qui n'est pas couverte par une entente contractuelle, le facteur d'émission moyen de réseau adéquat, fondé sur l'emplacement de l'installation, s'appliquera. Le progrès par rapport à la cible de réduction fédérale des GES sera mesuré à l'aide de la méthodologie fondée sur le marché.

L'énergie de quartier représente la consommation d'énergie utilisée pour le réchauffement ou le refroidissement qui est produite à l'extérieur du site. Les émissions de GES émanant de l'énergie de quartier sont également considérées comme indirectes, car elles sont le résultat du chauffage ou du refroidissement produit dans l'installation.

Visitez le portail du gouvernement ouvert pour obtenir des renseignements supplémentaires sur les émissions du GES produites par les installations fédérales.

Parcs automobiles

Émissions de gaz à effet de serre produites par les parcs automobiles de véhicules fédéraux

L'exploitation d'un parc de véhicules entraîne la combustion de combustibles fossiles et l'émission de gaz à effet de serre (GES). Le gouvernement du Canada possède un grand parc de véhicules diversifié qui comprend :

  • des véhicules et de l'équipement routiers comme :
    • des voitures;
    • des fourgonnettes;
    • des camions;
    • d'autres véhicules;
  • des véhicules et de l'équipement hors route comme :
    • des véhicules marins (des navires et des bateaux);
    • des aéronefs;
    • d'autres équipements mobiles (véhicules tout-terrain, des tondeuses de pelouse et des générateurs).

Les organismes fédéraux qui excluent des activités liées à la sûreté et à la sécurité nationale de la cible de réduction d'émissions de GES doivent tout de même :

  • surveiller les émissions de GES émanant de ces activités et produire des rapports à leur sujet;
  • prendre des mesures pour réduire les émissions.
Figure 3: Émissions de gaz à effet de serre émanant du parc automobile administratif fédéral, par source, pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018
Émissions de gaz à effet de serre émanant du parc automobile administratif fédéral, par source, pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018. Version textuelle ci-dessous:
Figure 3 - Version textuelle

Le graphique à barres représente les émissions de gaz à effet de serre émanant du parc automobile fédéral, en kilotonnes d'équivalent en dioxyde de carbone, en total et par source, pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018.

Données pour le graphique à barres

Émissions de gaz à effet de serre émanant du parc automobile administratif fédéral, par source, pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018
Sources d'émissions de gaz à effet de serre Émissions pour
l'exercice 2005-2006
(kt éq. CO2)
Émissions de gaz à effet
de serre pour
l'exercice 2017-2018
(kt éq. CO2)
Pourcentage de
changement par
rapport à
l'exercice 2005-2006
Véhicules routiers 96,1 70,2 -27 %
Navires 36,2 40,6 12 %
Flotte d'aéronefs 14,7 12,7 -13 %
Autres équipements 9,4 3,6 -56 %
Total 156,3 127,1 -19 %

Résultats clés

  • Le parc automobile fédéral a produit environ 11 % des émissions de GES fédérales ciblées à l'exercice 2017-2018.
  • Plus de la moitié des émissions de GES du parc automobile (55 %) ont été produites par des véhicules routiers, tandis que la différence a été produite par les navires (32 %), les aéronefs (10 %) et d'autres équipements mobiles (3 %) possédés par des organismes fédéraux.
  • À l'exercice 2017-2018, les émissions de GES émanant du parc automobile fédéral étaient réduites de 19 % par rapport à l'exercice 2005-2006 :
    • les véhicules routiers représentaient la source principale de réductions d'émissions du parc automobile et leurs émissions avaient diminué de 26 kilotonnes (kt) d'équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2), ou 27 %, par rapport à l'exercice 2005-2006;
    • Les émissions de GES émanant des navires fédéraux ont augmenté de 5 kt éq. CO2, ou 12 %, par rapport à l'exercice 2005-2006;
    • Les émissions de GES émanant de la flotte fédérale d'aéronefs ont diminué de 13 % par rapport à l'exercice 2005-2006;
    • Les émissions de GES émanant d'autres équipements mobiles ont diminué de 62 % par rapport à l'exercice 2005-2006.
Renseignements supplémentaires

Visitez le portail du gouvernement ouvert pour obtenir des renseignements supplémentaires sur les émissions du GES émanant des parcs automobiles fédéraux.

Par organisme

Tendances en matière d'émissions de gaz à effet de serre par organisme fédéral

Figure 4: Émissions de gaz à effet de serre par organisme fédéral pour l'exercice 2017-2018 et pourcentage de changement des émissions par rapport à l'exercice 2005-2006
Émissions de gaz à effet de serre par organisme fédéral pour l'exercice 2017-2018 et pourcentage de changement des émissions par rapport à l'exercice 2005-2006. Version textuelle ci-dessous:
Figure 4 - Version textuelle

Le graphique à barres représente le total des émissions de gaz à effet de serre (en kilotonnes d'équivalent en carbone) déclaré à l'exercice 2017-2018, par organisme fédéral. Les émissions de gaz à effet de serre sont divisées par installation ou par parc automobile. Le pourcentage de changement comparé à l'exercice 2005-2006 est également indiqué pour chaque organisme fédéral.

Données pour le graphique à barres

Émissions de gaz à effet de serre par organisme fédéral pour l'exercice 2017-2018 et pourcentage de changement des émissions par rapport à l'exercice 2005-2006
Organisme fédéral Émissions émanant
des installations
pour
l'exercice 2017-2018
(kt éq. CO2)
Émissions émanant
des parcs
automobiles pour
l'exercice 2017-2018
(kt éq. CO2)
Émissions
totales pour
l'exercice 2017-2018
(kt éq. CO2)
Pourcentage de
changement par
rapport à
l'exercice 2005-2006

Notes du tableau 4

Note 1 du tableau 4

La Gendarmerie royale du Canada commencera à produire des rapports sur les émissions de GES émanant des installations à l'exercice 2018-2019.

Retour à la référence de la note 1 du tableau 4

Défense nationale 514,6 29,9 544,5 -31 %
Services publics et Approvisionnement Canada 128 0,8 128,8 -54 %
Service correctionnel Canada 118 2,5 120,5 -14 %
Agriculture et Agroalimentaire Canada 63,5 4,4 67,9 -32 %
Transports Canada 3,8 53,8 57,6 -5 %
Conseil national de recherches Canada 51,2 1,4 52,6 -29 %
Parcs Canada 25 14 38,9 -5 %
Pêches et Océans Canada 21,4 6,9 28,3 -36 %
Santé Canada 18,8 2,1 20,9 -13 %
Ressources naturelles Canada 18,6 0,7 19,3 -44 %
Environnement et Changement climatique Canada 12,8 3,2 16 -25 %
Agence des services frontaliers du Canada 8,3 4 12,4 1 %
Affaires autochtones et du Nord Canada 1,8 0,4 2,3 -16 %
Agence spatiale canadienne 1,3 0 1,3 -43 %
Gendarmerie royale du CanadaVoir la note 1 du tableau 4 0 1,1 1,1 -73 %
Innovation, Sciences et Développement économique Canada 0 1,1 1,1 -44 %
Emploi et Développement social Canada 0 0,3 0,3 -77 %
Agence du revenu du Canada 0 0,2 0,2 -44 %
Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada 0 0,1 0,1 -46 %
Total 987 127,1 1114,1 -3 2%

Résultats clés

  • À l'exercice 2017-2018, les 6 organismes émetteurs les plus importants (la Défense nationale, Services publics et Approvisionnement Canada, le Service correctionnel Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Transports Canada et le Conseil national de recherches Canada) ont produit 87 % des émissions de GES ciblés du gouvernement du Canada.
Par région

Émissions de gaz à effet de serre émanant des installations fédérales, par région

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) émanant des opérations fédérales peuvent surtout être attribuées aux installations situées dans des régions où les opérations exigent beaucoup d'énergie, ou bien où les réseaux électriques dépendent de combustibles fossiles.

Figure 5 : Émissions de gaz à effet de serre émanant des installations fédérales à l'exercice 2017-2018, par région
Émissions de gaz à effet de serre émanant des installations fédérales à l'exercice 2017-2018, par région. Version textuelle ci-dessous:
Figure 5 - Version textuelle

La figure est une carte du Canada qui indique la distribution régionale des émissions de gaz à effet de serre émanant des installations fédérales à l'exercice 2017-2018.

Données pour la figure

Émissions de gaz à effet de serre émanant des installations fédérales à l'exercice 2017-2018, par région
Région Émissions des
gaz de
combustion de
sources fixes
(kt éq. CO2)
Émissions de
l'électricité
(kt éq. CO2)
Émissions de
l'énergie de
quartier
(kt éq. CO2)
Total de toutes
les sources
(kt éq. CO2)
Pourcentage de
part du total des
émissions de GES
Ontario 213,4 30,8 58,3 302,5 31 %
Nouvelle-Écosse 57,9 117,4 0,8 176,2 18 %
Alberta 91,3 48,8 0 140,1 14,2 %
Québec 104,4 0,8 2,2 107,5 10,9 %
Saskatchewan 19,1 34,3 5,2 58,6 5,9 %
Nouveau-Brunswick 26,1 31,7 0,7 58,5 5,9 %
Colombie-Britannique 41,0 2,3 1,3 44,6 4,5 %
Terre-Neuve 28,6 3,0 0 31,6 3,2 %
Manitoba 23,5 0,2 1,3 25,1 2,5 %
Nunavut 20,7 2,8 0 23,5 2,4 %
Île-du-Prince-Édouard 3,3 5,2 0,4 8,8 0,9 %
Territoires du Nord-Ouest 6,3 1,1 0,0 7,4 0,7 %
Yukon 1,9 0,2 0,0 2,1 0,2 %
Total 637,6 279,1 70,2 987 100 %

Résultats clés

  • À l'exercice 2017-2018, les 6 plus importantes régions émettrices (l'Ontario, la Nouvelle-Écosse, l'Alberta, le Québec, la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick) ont produit 85 % des émissions de GES ciblés du gouvernement du Canada.
  • Une partie importante des émissions de GES produites par l'achat d'électricité provient de la consommation d'électricité dans des régions qui ont des réseaux électriques à forte intensité de carbone, y compris la Nouvelle-Écosse (42 %), l'Alberta (17 %), la Saskatchewan (12 %) et le Nouveau-Brunswick (11 %).
  • Répartition des émissions de GES émanant du gaz naturel utilisé dans les installations fédérales :
    • 40 % en Ontario;
    • 19 % au Québec;
    • 17 % en Alberta;
    • 7 % en Colombie-Britannique.
  • 44 % des émissions de mazout léger proviennent d'opérations en Nouvelle-Écosse, et une portion supplémentaire de 39 % de ces émissions a été produite dans d'autres provinces de l'Atlantique et au Québec.
  • 80 % des émissions de GES de l'énergie de quartier ont été produites par des centrales situées dans la région de la capitale nationale.
Autres sources

Émissions de gaz à effet de serre émanant des opérations de sûreté et de sécurité nationale

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par certaines activités sont comprises dans l'inventaire fédéral de GES, mais sont exclues de la cible fédérale de réduction de GES. Conformément aux pratiques dans d'autres administrations, des activités de sûreté et sécurité nationale comme l'application de la loi par la Gendarmerie royale du Canada, les opérations de recherche et sauvetage par la Garde côtière canadienne et l'exploitation de véhicules et d'équipement militaires par le ministère de la Défense nationale, sont exclues de la cible de réduction des GES.

Les organismes fédéraux qui excluent des activités liées à la sûreté et à la sécurité nationale de la cible de réduction d'émissions de GES doivent tout de même :

  • surveiller les émissions de GES émanant de ces activités et produire des rapports à leur sujet;
  • prendre des mesures pour réduire les émissions.
Figure 6: Émissions de gaz à effet de serre émanant du parc de véhicules lié à la sûreté et sécurité nationale pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018, par type de parc automobile
Émissions de gaz à effet de serre émanant du parc automobile lié à la sûreté et sécurité nationale pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018, par type de parc automobile. Version textuelle ci-dessous:
Figure 6 - Version textuelle

Le graphique à barres représente les émissions de gaz à effet de serre émanant du parc de véhicules lié à la sûreté et sécurité nationale, en kilotonnes d'équivalent en dioxyde de carbone, en total et par source, pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018.

Données pour le graphique à barres

Émissions de gaz à effet de serre émanant du parc de véhicules lié à la sûreté et sécurité nationale pour les exercices 2005-2006 et 2017-2018, par type de parc
Source d'émissions de gaz
à effet de serre
Émissions pour
l'exercice 2005-2006
(kt éq. CO2
Émissions pour
l'exercice 2017-2018
(kt éq. CO2)
Pourcentage de
changement par
rapport à
l'exercice 2005-2006
Aéronefs 477,8 559,9 +17 %
Navires 303,7 271,9 -10 %
Véhicules terrestres 71,7 53,6 -25 %
Total 853,2 885,4 +4 %

Résultats clés

  • À l'exercice 2017-2018, le parc de véhicules fédéral lié à la sûreté et sécurité nationale a produit 885 kilotonnes (kt) d'équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2).
  • À l'exercice 2017-2018, le parc de véhicules lié à la sûreté et sécurité nationale du ministère de la Défense nationale a émis 677 kt éq. CO2 :
    • 81 % des émissions ont été émises par des aéronefs;
    • 18 % ont été émises par des navires;
    • 1 % ont été émises par d'autres véhicules terrestres.
  • À l'exercice 2017-2018, le parc de véhicules lié à la sûreté et sécurité nationale de la Garde côtière canadienne a émis 154 kt éq. CO2 :
    • 96 % des émissions ont été émises par des navires;
    • 4 % ont été émises par des aéronefs.
  • À l'exercice 2017-2018, le parc de véhicules lié à la sûreté et sécurité nationale de la Garde côtière canadienne a émis 54 kt éq. CO2 :
    • 84 % des émissions ont été émises par des véhicules routiers;
    • 12 % ont été émises par des aéronefs;
    • 5 % ont été émises par des navires.
Renseignements supplémentaires

Le gouvernement du Canada prend des mesures pour réduire les émissions de GES émanant des opérations liées à la sûreté et sécurité nationale en :

  • lançant le Défi Visez haut!, un défi à l'échelle nationale qui vise à développer le carburant d'aviation le plus propre, économique et durable possible pour le secteur de l'aviation;
  • exigeant que les organismes fédéraux :
    • développent une approche stratégique;
    • continuent à prendre des mesures pour faire disparaître le carbone de leurs parcs de véhicules en achetant des véhicules à efficacité accrue et en maximisant leur utilisation.
Méthodologie

Méthodologie utilisée pour comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre

La méthodologie choisie pour calculer les émissions de gaz à effet de serre (GES) émanant des opérations fédérales vise à accomplir les objectifs suivants :

  • réduire l'incertitude de manière raisonnable;
  • produire des résultats exacts et cohérents;
  • être réalisable et rentable du point de vue technique.

Les organismes fédéraux suivent les directives en matière de comptabilisation et de déclaration des GES, qui fournit une orientation sur le calcul des émissions de GES et l'établissement de rapports à leur sujet, conformément à la Stratégie pour un gouvernement vert. La méthodologie est fondée sur le Protocole des gaz à effet de serre : Une norme de comptabilisation et de déclaration destinée à l'entreprise, élaborée par l’Institut des ressources mondiales et le World Business Council for Sustainable Development. Le Protocole des gaz à effet de serre est une norme reconnue à l'échelle internationale pour la comptabilisation des GES au niveau organisationnel.

Avec le temps, des sources supplémentaires de GES peuvent être ajoutées et des rectifications peuvent être apportées aux méthodologies afin d'améliorer la comptabilité et les rapports du gouvernement fédéral liés aux émissions de GES qui émanent des opérations fédérales.

Facteurs d'émission

  • Les émissions de GES sont déterminées au moyen de données d'activité (par exemple, des données d'énergie), conjointement avec un facteur d'émission approprié.
  • Les facteurs d'émission sont des ratios calculés qui relient des émissions de GES à un degré d'activité à une source d'émissions précise.
  • Les facteurs d'émission sont d'habitude exprimés en termes d'émissions de GES par unité de combustible ou d'énergie.
  • Les facteurs d'émission utilisés pour calculer les émissions de GES émanant des opérations fédérales proviennent du rapport d'inventaire national : sources et puits de gaz à effet de serre au Canada, publié par Environnement et Changement climatique Canada.

Potentiels de réchauffement climatique

  • Les GES sont convertis en unités d'équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2) en multipliant les émissions de chaque gaz par leur potentiel de réchauffement climatique.
  • Le potentiel de réchauffement climatique est un facteur qui décrit le degré de réchauffement dû à une unité d'un certain GES par rapport à une unité de CO2.
  • Le potentiel de réchauffement climatique du méthane (CH4) et de l'oxyde nitreux (N2O) est de 28 et de 265, respectivement, selon le cinquième rapport d'évaluation de 2014 du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.

Notes supplémentaires

  • Certains changements annuels aux émissions de GES peuvent être dus à des lacunes dans la collecte de données et à des améliorations au niveau de la méthodologie ou de la correction des erreurs, tandis que d'autres changements peuvent être dus à des événements ou des mesures uniques ou précises (comme des catastrophes naturelles ou des perturbations aux opérations).
  • Des variations dans les conditions météorologiques saisonnières (par exemple, l'effet des journées de chauffage ou de refroidissement sur l'utilisation énergétique des immeubles) peuvent également avoir une influence sur les émissions annuelles de GES.
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