Foire aux questions

Sécurité en ligne

À quel l’âge peut-on commencer à en discuter avec les enfants?

 C’est difficile de préciser un âge, ça dépend beaucoup du développement de l’environnement. Cela dit, nous encourageons toujours les parents à commencer ces discussions dès que leurs enfants ont accès à l’internet. À 5-7 ans on peut déjà commencer à parler de situation d’intimidation en posant des questions comme « est-ce que quelqu’un a déjà été méchant avec toi? ». L’important c’est d’adapter notre langage à l’enfant. Le programme d’éducation du Centre canadien de protection de l’enfance EnfantsAvertis.ca offre des ressources sur la sécurité en ligne à partir de la 3e année pour les enfants de 8 ans et plus. Cependant, nous recommandons aux parents et aux tuteurs de commencer à surveiller les activités numériques de leurs enfants dès qu’ils commencent à les utiliser. Vous pouvez aussi établir des habitudes de sécurité en ligne chez vous :

  • Paramètre de sécurité : familiarisez-vous avec les paramètres parentaux sur les téléphones, les ordinateurs et les tablettes;
  • Supervision : L’internet est un espace public. Créez un environnement où vos enfants savent que leurs activités en ligne sont supervisées. Pour faire plus facile, encouragez-les d’utiliser vos appareils électroniques dans les espaces communs et découragez l’utilisation dans les chambres à coucher, les salles de bains et d’autres endroits privés.
  • Débranchement : Établissez des limites pour les appareils. Éteignez-les la nuit et pendant les repas. Vous pouvez même désactiver le Wifi la nuit pour éviter ces activités.
  • Aide : Rappelez vos enfants qu’ils puissent venir vous parler si quelque chose se passe en ligne qui les rend mal à l’aise ou inquiets, et qu’ils ne seront pas chicanés. C’est toujours le bon choix de parler avec un adulte parce que notre travail est de les protéger.
  • Actualité : Informez-vous. Consultez nos ressources à canada.ca/exploitation-enfants et parentscyberavertis.ca pour des renseignements sur les intérêts en ligne, les risques et les soutiens.
  • Inscrivez-vous aux alertes de cyberaide.ca pour recevoir des courriels sur les tendances numériques et des ressources.

Comment pouvons-nous parler aux jeunes de cybersécurité?

Les conversations sur la sécurité en ligne devraient se faire sur une base régulière. Soyez ouvert à leur univers numérique et montrez votre intérêt. Faites-leur savoir que vous comprenez comment les choses peuvent déraper en ligne et que vous voulez qu’ils viennent vous voir pour que vous puissiez les aider. Soyez également proactif et parlez avec eux de comportements sexuels non désirés et non sollicités sur Internet. Faites des mises en situations avec eux pour les aider à développer les habiletés nécessaires pour se sortir de situations difficiles. Le Centre canadien de protection de l’enfance offre des ressources qui peuvent être utilisées pour favoriser les conversations sur la sécurité en ligne avec les jeunes. Leur site Web ParentsCyberAvertis.ca propose des conseils et des pistes de discussion pour alimenter les conversations. Puis, leur programme enfantsavertis.ca propose des leçons sur la sécurité en ligne et sur les relations saines.

C’est aussi important d’encourager vos enfants à dialoguer ouvertement et régulièrement pour que vous puissiez comprendre leurs interactions en ligne et les mettre à l’aise de parler d’incidents troublants en ligne. C’est facile d’avoir un sentiment de sécurité, puisque les enfants sont à la maison et leurs interactions sont en ligne. Cependant, c’est un faux sentiment de sécurité; le risque est très élevé et le mal qu’un agresseur peut causer en ligne est sévère.  Il faut éduquer les enfants et les adolescents à ne communiquer qu’avec des personnes qu’ils connaissent dans la vraie vie.  Ils ne devraient jamais partager une photo d’eux sans le consentement d’un parent. Ils ne devraient jamais donner de l’information personnelle (nom complet, date de naissance, nom de l’école, nom des parents, frère et sœur, adresse familiale, numéro de téléphone, etc.). Les agresseurs peuvent utiliser cette information pour trouver l’emplacement de votre enfant. L’agresseur peut également utiliser cette information personnelle pour manipuler et piéger votre enfant. 

Quels sont les essentiels à enseigner aux enfants avant qu’ils aillent en ligne et se créent un compte sur les médias sociaux?

Assurez-vous que vos enfants comprennent les dangers d’ajouter des étrangers sur Internet ou de jaser avec eux. Les cyberprédateurs vont souvent forcer ou manipuler les jeunes en ligne pour les exploiter, alors c’est préférable d’ajouter des gens qu’ils connaissent dans la vraie vie. Aidez-les à configurer leurs comptes en activant les paramètres de sécurité et de confidentialité qui assurent leur sécurité. S’ils ajoutent quelqu’un qu’ils ne connaissent pas par erreur, assurez-vous que vos enfants savent qu’ils peuvent se tourner vers vous s’ils reçoivent des messages ou des commentaires non désirés. Vous pouvez aussi montrer à vos enfants comment bloquer quelqu’un. Encouragez-les à être vigilants par rapport à ce qu’ils décident de publier en ligne; c’est très facile de prendre des captures d’écran ou des vidéocaptures pour manipuler vos enfants. Les médias sociaux sont un environnement public, c’est donc important qu’ils ne publient pas de renseignements personnels (adresse, emplacement ou numéro de téléphone). Assurez-vous qu’ils ne divulguent pas leurs mots de passe, même à leurs amis. Rappelez-les qu’ils peuvent toujours vous parler si quelque chose en ligne les rend mal à l’aise. Familiarisez-vous avec les contrôles parentaux des téléphones et des tablettes. Surveillez les applications que vos enfants utilisent sur leurs appareils et modifiez les paramètres de sécurité pour vous assurer qu’ils les utilisent en sûreté. Plusieurs applications de diffusion vidéo (YouTube, Netflix, etc.) contiennent des paramètres de protection pour les enfants. Ainsi, vous pouvez être assuré qu’ils regardent seulement du contenu approprié pour leur âge. Certains appareils permettent aux parents de restreindre l’accès à certaines applications, aux sites de médias sociaux, au contenu Internet et aux fonctionnalités de l’appareil, et la plupart des navigateurs Internet ont des paramètres qui peuvent être configurés pour bloquer certains sites Internet. Pour savoir ce que vous pouvez faire pour protéger vos enfants des dangers en ligne, consultez les informations qui se trouvent sur ParentsCyberAvertis.ca. Consultez Canada.ca/exploitation-enfants pour en apprendre plus sur l’exploitation sexuelle des enfants en ligne.

Comment puis-je expliquer à mon enfant les dangers de discuter avec les étrangers en ligne et que parfois, ils font semblant d’être quelqu’un d’autre? J’ai essayé de confisquer ses appareils électroniques, mais je préférerais une solution à long terme.

Avant d’avoir une conversation sur l’utilisation sécuritaire d’Internet avec votre enfant, assurez-vous de créer un endroit sécuritaire où elle se sent à l’aise de se confier. Même si vous êtes conscient des dangers d’Internet, votre enfant ne l’est peut-être pas, ou elle pense peut-être que c’est un jeu. Expliquez-lui les conséquences possibles lorsqu’elle parle à des étrangers en ligne, restez calme et permettez-lui de poser des questions. Les cyberprédateurs sont très connaissants et savent où et comment entrer en contact avec les jeunes sur Internet. Ils connaissent les médias sociaux et les plateformes de jeux en ligne que les enfants utilisent et peuvent ainsi mieux les approcher. Les auteurs de ces crimes utilisent de nombreuses techniques pour manipuler les enfants et les jeunes et se servent de tactiques coercitives pour gagner leur confiance. Ce n’est pas facile de déceler des cyberprédateurs. Par conséquent, vous et votre enfant devrez apprendre à reconnaître les signes avant qu’il ne soit trop tard. Discutez ouvertement et franchement avec votre enfant. Soyez honnête et laissez-lui poser des questions. Encouragez-la à éviter les gens qu’elle ne connaît pas dans la vraie vie et à ne jamais envoyer de photos ou de renseignements personnels (adresse, numéro de téléphone ou mots de passe). Dites à votre enfant qu’elle peut vous parler sans jugement si quelqu’un sur Internet lui demande des choses qui la rendent mal à l’aise (dont du contenu sexuel). Vous pouvez visiter le site Canada.ca/exploitation-enfants avec votre enfant pour en apprendre plus à propos de l’exploitation sexuelle des enfants en ligne ou consulter les ressources offertes par ParentsCyberAvertis.ca. Elles vous aideront à savoir ce que vous pouvez faire comme parent et ce que vous devriez dire avec votre enfant.

Comment savoir si ma fille parle bien à un garçon de son âge sur Discord? Elle lui dit qu’elle est en amour et il vit dans un autre pays. Qu’est-ce que je fais?

Les jeunes adolescents à cet âge commencent à vivre des relations plus profondes avec leurs pairs sur Internet. C’est important de discuter régulièrement avec votre enfant de l’importance d’utiliser Internet de manière sécuritaire et de créer un espace sécuritaire pour elle à la maison pour qu’elle se sente à l’aise de se confier en vous. Informez-la des conséquences de parler avec les étrangers en ligne, mais restez calme et laissez-la poser ces questions. Les cyberprédateurs utilisent souvent des tactiques coercitives pour gagner la confiance et le respect des jeunes en faisant semblant d'être quelqu’un d’autre et en se liant d’amitié avec eux; ça peut mener à de graves conséquences. Essayez de ne pas la provoquer en lui faisant peur. Dites-lui que si une personne entre en contact avec elle sur Internet de façon inappropriée que ce n’est pas de sa faute. Puis aidez-la à se sortir de la situation. Vous pouvez appeler la police pour plus d’aide. Vous pouvez aussi signaler tout incident à Cyberaide.ca. Nous vous recommandons de surveiller les applications que votre enfant utilise et d’activer, si possible, les contrôles de sécurité qui limitent les interactions avec les étrangers. Visitez ParentsCyberAvertis.ca pour des ressources que vous aideront à savoir ce que vous pouvez faire comme parent et ce que vous devriez dire avec votre enfant.

Cet enregistrement peut-il être réutilisé en contexte scolaire? 

Cette activité est destinée aux parents et aux tuteurs. Pour du contenu approprié pour les enfants, visitez notre site Internet Canada.ca/exploitation-enfants ou encore Canada.ca/cyberintimidation. Le Centre canadien de protection de l’enfance et Jeunesse, j’écoute offrent aussi des ressources et des outils à protegeonsnosenfants.ca et jeunessejecoute.ca.

Exploitation sexuelle en ligne

Mon fils a rencontré quelqu’un en ligne et pendant un appel vidéo, il a enlevé ses vêtements. Cette personne l’a menacé de partager les images s’il ne lui envoyait pas de l’argent. Mon fils avait accepté de l’argent pour se joindre à l’appel vidéo, et je pense qu’il croit être obligé de faire ce que cette personne veut. Que devrions-nous faire?

Le Centre canadien de protection de l’enfance entend plusieurs témoignages de jeunes qui ont vécu des expériences semblables. Voici les premières choses que vous pouvez faire :

  • Ne cédez pas aux demandes. N’envoyez pas d’argent, ou d’autres images ou vidéos à la personne qui rackette votre fils. Si vous vous pliez aux demandes, ça pourrait empirer les choses. En effet, ces personnes demandent souvent encore plus après que vous avez cédé.  
  • Cessez de communiquer avec la personne. Ignorez toute tentative de communication ou de manipulation. Sauvegardez tout message de menace ou de demande d’argent ou encore d’images et de vidéos supplémentaires. Oui, c’est difficile, mais c’est important.
  • Signalez l’incident à Cyberaide.ca ou à la police.
  • Consultez nos ressources sur l'exploitation sexuelle des enfants en ligne à canada.ca/exploitation-enfants.

Comment arrivent-ils à manipuler les jeunes?

Ces criminels utilisent de nombreuses tactiques coercitives : l’intérêt romantique, les liens forcés, la culpabilité, la pitié, la ténacité et les menaces. Ces personnes tentent d’obtenir le respect des enfants et des jeunes en se liant d’amitié avec eux, en sexualisant graduellement le rapport, en demandant des images et en communiquant de plus en plus souvent, surtout dans des forums de clavardage direct. Ces personnes usent aussi de supercherie et se présentent souvent sous une fausse identité.

Ces criminels sont très informés et savent où et comment entrer en contact avec les jeunes en ligne. Ils connaissent les médias sociaux et les plateformes de jeux en ligne. Ils utilisent différentes stratégies pour manipuler les jeunes. Par exemple, ils peuvent piéger un enfant. Le piégeage est la pratique où un criminel entame une conversation avec un enfant dans le but de développer graduellement la relation, établir la confiance et normaliser des conversations de nature sexuelle. Durant cette période, il complimente la victime, lui donne beaucoup d’attention, de l’affection, de la tendresse et des cadeaux. Le but : commettre des infractions en ligne, comme obtenir du contenu à caractère sexuel ou exploiter l’enfant sexuellement. Parfois, ces criminels sont honnêtes et se présentent comme adulte et. D’autres fois, ils faussent leur identité et font semblant d’être un autre jeune. Ils peuvent aussi se tourner vers la sextorsion. La sextorsion est une sorte de chantage et se produit lorsque quelqu’un menace sa victime d’envoyer une image ou un vidéo de nature sexuelle ou intime à d’autres personnes si elle n’acquiesce pas à sa demande. On demande alors souvent d’envoyer d’autres images sexuelles, ou d’envoyer de l’argent. Des fois, ça commence avec une photo qui semble innocente (par exemple, une photo en maillot de bain), mais les demandes (ou les menaces) deviennent de plus en plus explicites et de plus en plus sexuelles. Les jeunes doivent connaître les risques sur Internet, et le danger possible d’envoyer des images. S’ils se trouvent dans une situation où ils se sentent obligés d’envoyer du matériel intime, ils doivent en parler avec un adulte de confiance. Les jeunes doivent aussi savoir ce qui constitue un comportement adulte normal. Un adulte ne devrait pas porter une attention excessive envers un jeune et lui faire des compliments inappropriés ou lui offrir des cadeaux. Nous encourageons les parents à se renseigner sur l’exploitation sexuelle en ligne (consultez nos ressources à canada.ca/exploitation-enfants ainsi qu’à protegeonsnosenfants.ca) et à avoir une conversation appropriée pour l’âge avec leurs enfants. Ils seront ainsi en mesure de porter attention aux comportements inappropriés en ligne.

Cyberintimidation

Comment un parent peut-il enseigner à ses enfants à défendre les victimes de cyberintimidation?

Dans plusieurs situations, les témoins de cyberintimidation peuvent être une partie importante de la solution. Voici pourquoi :

  • Si vous intervenez, d’autres personnes ont tendance à le faire aussi. La plupart des jeunes désapprouvent de l’intimidation; ils attendent seulement quelqu’un à prendre le premier pas. Cela dit, intervenez seulement si vous pouvez le faire en sécurité.
  • Parfois, les adolescents ont plus tendance à se convaincre entre eux d’arrêter l’intimidation que les adultes. L’impact que vous avez peut être très grand, juste en disant quelque chose.
  • Plus les gens prennent position contre l’intimidation, plus votre école ou votre communauté seront sécuritaires pour tous.

Voici quelques façons de mettre fin à l’intimidation quand vous en êtes témoin :

  • Dire quelque chose : même si ça n’est pas facile, vous pouvez dénoncer le harcèlement. Vous pouvez dire qu’un professeur s’en vient (même si ce n’est qu’une distraction), demander à la personne qui intimide d’arrêter ou encourager les personnes autour de vous à quitter en même temps que vous.
  • Offrir la possibilité d’évasion : approchez-vous des victimes d’intimidation et demandez-leur si tout va bien. Vous pouvez aussi les inviter à s’en aller en même temps que vous.
  • Parler à la personne qui intimide : si vous pouvez le faire en sécurité, parlez aux intimideurs en privé. Faites-leur savoir que ça n’est pas bien d’agir ainsi.
  • Le dire à quelqu’un : parlez à un professeur, un administrateur ou un adulte de confiance. Si quelqu’un est blessé, vous pouvez appeler la police ou le 911. Parler à quelqu’un de la situation peut faire en sorte que tout le monde soit plus en sécurité.
  • Offrir votre soutien : lorsque la situation est terminée, assurez-vous que les victimes d’intimidation se portent bien en leur demandant comment elles se sentent ou en leur rappelant qu’elles ne sont pas responsables de la situation.

Nous avons des ressources sur la cyberintimidation à canada.ca/cyberintimidation.

Comme parent, comment puis-je aider mon enfant, les enseignants et notre communauté scolaire à lutter contre la cyberintimidation? La cyberintimidation semble se cacher dans l’ombre, invisible à l’école, et une zone grise pour les enseignants. Nous avons tous entendu des histoires déchirantes à propos des conséquences de la cyberintimidation, et, visiblement, nous devons tous passer à l’action pour mettre au jour ce problème.

Chaque situation est unique et notre capacité de passer à l’action dépend grandement des circonstances. La chose la plus importante à faire : écoutez votre enfant et continuez à lui donner un espace sécuritaire où il peut se confier. Restez calme et assurez-lui qu’il n’est pas responsable de la cyberintimidation qu’il subit. Si la commission scolaire de votre enfant a un comité de parents, nous recommandons de consulter les ressources offertes. Vous trouverez aussi d’autres informations très utiles à Canada.ca/cyberintimidation, jeunessejecoute.ca, et protegeonsnosenfants.ca. Ainsi, les éducateurs, les parents et les tuteurs seront au courant des outils disponibles pour obtenir de l’aide.

Que peuvent faire les parents s’ils s’aperçoivent de la cyberintimidation et de l'exploitation sexuelle des enfants en ligne par des personnes à l’étranger?

Compte tenu de la portée mondiale d’Internet, ces infractions n’ont pas de frontières. Les victimes et les auteurs peuvent souvent se trouver à différents endroits de la planète. De ce fait, les services de police du monde entier travaillent main dans la main pour lutter contre ces crimes. Si vous croyez qu’un enfant est victime de cyberintimidation ou d’exploitation en ligne, signalez-le à votre police locale, peu importe l’endroit de l’auteur. Si l’on détermine qu’il est à l’étranger, les services de police canadiens, grâce aux procédures existantes, assureront

Renseignements généraux

Comment pouvons-nous trouver du contenu obscur ou moins évident ou au sujet d’une possible victime?

Si vous soupçonnez qu’un jeune est ciblé, déterminez tout d’abord s’il est réellement ciblé et dans quelle mesure. Nous vous encourageons à parler avec l’enfant de façon rassurante et encourageante. Les victimes sont souvent gênées et mal à l’aise et hésitent parfois à divulguer leur histoire. Gardez la discussion ouverte et insistez sur le fait que vous êtes là pour les soutenir, peu importe ce qui arrive, et qu’ils peuvent avoir confiance en vous. Dites-leur qu’ils ne sont pas responsables de la situation, qu’ils ne seront pas chicanés et que vous voulez simplement les aider. Si le jeune ne veut pas avouer ou signaler qu’il est ciblé, suivez votre instinct. Si quelque chose vous semble étrange, discutez-en avec vos proches ou avec les proches de l’enfant et demandez-leur s’ils ont remarqué des changements dans son comportement. Si le jeune avoue que quelqu’un a partagé (ou publié) du contenu de nature sexuelle en ligne sans son consentement, c’est important de le signaler à la police locale, qui pourra vous aider à trouver ce contenu en ligne. AidezMoiSVP.ca est un bon outil qui offre des informations aux jeunes qui souffrent après que des photos aient été partagées en ligne par leurs pairs. Le site présente des étapes pratiques pour reprendre le contrôle de la situation. Il y a beaucoup d’autres ressources sur www.protegeonsnosenfants.ca. Jeunesse, J’écoute offre aussi des services de soutien pour les enfants et les adultes.

Que faire si une personne signale la cyberintimidation ou l’exploitation à la police et qu’on lui répond qu’il n’y a vraiment rien à faire? Qu’est-ce que les familles et les écoles peuvent faire ensuite pour faire avancer les choses? 

C’est très frustrant et décourageant de ne pas pouvoir compter sur l’intervention policière, mais chaque situation est unique et la décision d’intervenir dépend grandement des circonstances et de la présence de preuves. Nous vous encourageons à demander à la police pourquoi ils ne peuvent pas intervenir à l’aide de procédures légales, et à leur demander quelles autres actions vous pouvez entreprendre. Vous n’êtes pas seuls, et vous avez d’autres mécanismes à votre disposition. Demandez à Jeunesse, J’écoute (pour vous ou pour la victime) ou visitez www.protegeonsnosenfants.ca.

  • C’est important de rester calme et en contrôle, peu importe ce que le jeune vous dit. Allez-y lentement, essayez de garder un esprit ouvert et prenez des pauses si vous ou le jeune en avez besoin pendant la conversation.
  • Conseil : Explorez d’autres solutions
  • Rappelez au jeune qu’il n’est pas seul et qu’il peut obtenir de l’aide. Demandez-lui ce qu’il attend de la conversation. Cherche-t-il une solution? Ou veut-il que vous l’écoutiez? Vous pouvez lui offrir de faire des recherches avec lui, de l’aider à parler avec sa famille ou de le mettre en contact avec un service d’aide comme JeunesseJecoute.ca. (La section Ressources autour de moi sur leur site est un bon endroit pour trouver de l’aide supplémentaire.)

Quand un jeune partage quelque chose avec vous, c’est toujours important d’écouter, d’être présent et de trouver de l’aide quand vous en avez besoin.

Que suggérez-vous pour garder les enfants en sécurité pendant qu’ils ne sont pas sous notre garde, par exemple, s’ils sont chez un ami?

Conseil no1 : Formulez un plan
Avant d’ouvrir un nouveau compte ou de partager quelque chose en ligne, pensez à la façon dont le site ou l’application seront utilisés et ce que vos enfants sont à l’aise de révéler aux autres. Rappelez-vous : leurs informations personnelles (leurs noms, leurs numéros de téléphone, leurs adresses, leurs écoles, leurs dates d’anniversaire, etc.) peuvent être utilisées pour les identifier. Tout ce qui est publié en ligne peut être distribué partout en quelques secondes sans leur connaissance ou la vôtre. Gardez ça en tête. Visitez habilomedias.ca pour en apprendre plus.
Conseil no2 : Révisez les paramètres de confidentialité.
Faites quelques recherches pour en apprendre plus sur la sécurité et la confidentialité de chaque site Internet ou application que vos enfants utilisent. Modifiez les paramètres si nécessaires. Certains sites vous permettent de revoir vos mots de passe, vos préférences publicitaires et les paramètres de GPS. Vous pouvez aussi chercher des recommandations de sécurité pour éviter les pourriels, les virus et les robots informatiques.
Conseil no3 : Connaissez vos options
Le monde en ligne peut parfois être un endroit de négativité, d’exploitation, de cyberintimidation, d’abus, de racisme et plus. Si quelqu’un agit d’une manière que votre enfant n’est pas d’accord, vous pouvez agir. Découvrez comment bloquer, ignorer ou signaler quelqu’un qui dit ou fait quelque chose qui ne respecte pas vos limites ou nuit aux bien-être de vos enfants. Si vos enfants sont victimes de menaces et se soucient de leur sécurité, trouvez de l’aide sans tarder. Les enfants doivent savoir qu’ils peuvent prévenir un adulte de confiance ou communiquer les services d’urgence de votre région. Vous pouvez aussi signaler l’abus directement à la plateforme ou dans l’application. Pour trouver d’autre information, visitez le techsansviolence.ca.

Si un jeune autiste se fait manipuler et commet un crime, sera-t-il poursuivi en justice malgré son handicap?

Quand une infraction a été commise, toutes les preuves liées à l’infraction et les circonstances entourant celle-ci sont prises en considération, dont les vulnérabilités du jeune et sa capacité de prendre des décisions éclairées au moment de l’infraction. Si le jeune a un handicap qui nuit à sa capacité de prendre une décision éclairée, on en tient compte. De plus, la manipulation et la pression sont aussi prises en considération. Selon le cas, le manipulateur pourrait faire l’objet d’une enquête judiciaire.

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