Épisode 21 : L’envers du badge (Équipe d’intervention en cas d’urgence)
La série intitulée L’envers du badge est de retour pour raconter les histoires et faire entendre les voix du personnel de première ligne de l’ensemble du Service correctionnel du Canada (SCC). Dans cet épisode, nous vous plongeons dans l’univers des équipes d’intervention en cas d’urgence du SCC, des unités spécialisées formées pour intervenir lors de situations d’urgence dans les prisons fédérales.
Vous entendrez Simon, un membre d’une équipe d’intervention en cas d’urgence, parler de l’équipement spécialisé et des situations à haut risque auxquelles ils font face. Qu’il s’agisse de répondre à des incidents, de mener des fouilles ou de soutenir les opérations institutionnelles, les équipes d’intervention en cas d’urgence sont une pierre angulaire de la stratégie de sécurité du SCC.
Durée : 15:52
Publié : 19 janvier 2026
Animatrice : Véronique Rioux
Invités :
- Simon, un membre d’une équipe d’intervention en cas d’urgence à l’Établissement Cowansville
Épisode 21 : L’envers du badge (Équipe d’intervention en cas d’urgence)
Simon : Les équipe de d'intervention dans les médiums, les maximums, puis dans les multi-niveaux comme les centres de réception qu'on peut avoir le type d'intervention va dépendre de la réaction des détenus, de souvent du milieu dans lequel ils sont, où est ce qu'ils sont isolés.
Véronique : Simon est membre d'une équipe d'intervention en cas d'urgence au Service correctionnel du Canada. Ces équipes sont composées d'agents correctionnels comme Simon, qui se porte volontaire pour assumer des fonctions spécialisées en cas de situation d'urgence dans les prisons fédérales.
Qu'il s'agisse de détenus barricadés dans leur cellule, d'escorte à haut risque dans la collectivité ou même de prise d'otages lorsqu'une situation devient plus problématique, l'équipe d'intervention en cas d'urgence peut être appelée à intervenir. Que ce soit par la communication ou au moyen de différentes tactiques. Les équipes d'intervention en cas d'urgence du SCC ont une mission commune, assurer la sécurité de tous.
Dans cet épisode, nous en apprendrons davantage alors que Simon nous partage la réalité du travail des équipes d'intervention en cas d'urgence, de leur engagement et de ce que ça signifie de répondre à une situation quand chaque seconde compte. Je suis votre animatrice Véronique Rioux et bienvenue à un nouvel épisode d'Au-delà des prisons.
Donc Bonjour Simon, merci d'être avec nous.
Simon : Bonjour, merci pour l'invitation.
Véronique : Donc aujourd'hui on va parler des équipes d'intervention en cas d'urgence. Mais avant qu'on parle de votre rôle au sein de cette équipe là c'est quoi exactement votre rôle ici à l'Établissement de Cowansville?
Simon : Je suis agent de correction niveau 2 et je suis aussi membre de l'équipe d'intervention du pénitencier ici.
Véronique : Donc, pouvez-vous m'expliquer exactement c'est quoi une équipe d'intervention en cas d'urgence dans un pénitencier?
Simon : Oui, mais en fait, c'est un peu comme un groupe d'intervention, on relève directement du directeur ou de son représentant. Puis le but c'est d'aller faire des interventions là qui peuvent être du type, émeute, perturbation majeur, soulèvement, évasion, prise d'otages, extraction de cellules, certaines fouilles de secteurs, des escortes à haut risque à l'extérieur, certaines ordonnances de traitement et des contentions Pinel aussi dans certains cas qu'on peut avoir à faire.
Véronique : Donc vous votre poste habituelle, vous êtes CX 2, donc agent correctionnel, ça c'est une responsabilité de plus que vous avez à votre charge de travail, est-ce que c'est volontaire, est ce que c'est quelque chose, est ce que vous devez appliquer pour faire partie de cette équipe-là ?
Simon : Oui effectivement, c'est toujours sur une base volontaire là que les membres des équipes d'urgence sont sélectionnés. Il y a des processus là bien sûr pour faire ça, il y a des processus à l'interne qui ont par exemple des entrevues, on a des tests physiques à faire, un coût que la sélection est complétée, que tout fonctionne. On est envoyé après à la région pour faire une formation de quelques semaines pour devenir des membres d'équipe et par la suite on a des requalifications annuelles à faire.
Véronique : Donc vous avez en plus de votre formation pour devenir agent correctionnel, vous faites cette formation là il y a de la formation continue mais ça a l'air de quoi cette formation initiale là? Est-ce que vous avez des formations sur des armes en particulier ou des matériaux de sécurité en particulier?
Simon : Oui, dans le fond, on touche un peu à tout ce qui gravite autour de la sphère là de du métier d'agent correctionnel standard. Par contre, on a des équipements supplémentaires qu'on qui sont mis en place, dont on fait aussi l'exposition à tout ce qui est agent inflammatoire, agent chimique aussi à ces niveaux-là. Puis on se pratique aussi à faire tout ce qui est anti-émeute. Puis on travaille aussi avec du matériel pour faire des ouvertures de brèches. Là, on pourrait qu'on pourrait dire aussi pour rentrer dans des local qui sont barricadés par exemple. Donc on touche à beaucoup d'outils là pour au cours de la formation.
Véronique : Puis de ce que je comprends, puis corrigez-moi si je me trompe mais vous êtes comme sur rappel 24/7 c'est ça? Donc on peut vous appeler à n'importe quel moment même si vous n’êtes pas sur votre shift à l'établissement pour venir aider lors d'un incident?
Simon : Oui effectivement, dans le fond, toutes les membres des équipes d'urgence là sont sur appel, 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Et ça inclut aussi les fériés, la nuit, les réveillons de Noël, tout ça. Tout est inclus là-dedans, tout le monde est sur appel, un peu comme le concept là des pompiers volontaires. Par contre on n'a pas de de prime de garde ou peu importe. Là par rapport à ça, on est vraiment on est chez nous, on se fait appeler, ça arrive quoi que ce soit ou on peut être sur notre quart de travail ici en dans le pénitencier. Puis ils viennent nous nous chercher pour aller faire l'intervention en tant que telle.
Véronique : Puis est ce que vous êtes appelés souvent à intervenir?
Simon : De par la nature de des délinquants qu'on accueille à Cowansville, exemple, dans un médium, on va avoir normalement moins d'intervention que dans un maximum ou dans un multiniveaux-là qui qui devrait être exposé avec des détenus avec des comportements plus perturbateurs, plus problématiques.
Véronique : Puis pouvez-vous nous donner des exemples de situations où votre équipe a été appelée à intervenir?
Simon : Nous autres dans notre réalité, ici à Cowansville, c'est surtout des détenus qui se barricadent par exemple, ou des détenus qui ont exemple une arme blanche, puis qui sont dans un secteur puis qui veulent pas sortir du secteur. C'est souvent des choses qui arrivent à ce moment-là, j'ai déjà été confronté à des situations exemple des détenus qui s'automutiles et qui se frappent la tête à répétition dans les murs, puis là faut les maîtriser parce que sinon avoir un danger pour leur propre sécurité, c'est le genre de mandat qu'on peut avoir là sinon ça peut être des escortes à haut risque aussi escortes un détenu pour un rendez-vous médical extérieur mais qui est classé comme à haut risque en tant que tel fait que ça prend l'équipe d'urgence pour le déployer à l'extérieur. C'est le genre de choses qu'on peut voir.
Véronique : Quand vous parlez d'escorte à haut risque, est-ce que le risque est au niveau du détenu qui pourrait être violent? Où est ce que on parle de membres de la collectivité qui pourraient représenter un risque pour le personnel ou pour le détenu?
Simon : Très bonne question. C'est quelque chose qu'on se fait demander souvent en tant que tel. Il y a plusieurs dans les critères d'évaluation, là je suis pas un expert dans les critères d'évaluation, mais dans les escortes qu'on a vu à haut risque, il y a des détenus qui sont par exemple des délateurs fait que leur vie pourrait être compromise pour être en danger extérieur, fait qu'on va renforcer la sécurité autour de ces détenus là pour s'assurer en tout cas pour minimiser les risques, en tout cas qu'une intervention puisse arriver. Puis il y a aussi les détenus qui sont à haut risque d'évasion, que là bien c'est le même procédé, mais un peu à l'envers. Là on est là plus pour empêcher que le détenu s'évade que le que le contraire là de le protéger lui-même.
Véronique : Puis vous, vous avez travaillé aussi à l'Établissement de Port-Cartier avant de travailler à Cowansville. Est-ce que vous faisiez partie de cette équipe là aussi à ce moment-là?
Simon : Oui effectivement, j'ai eu l'expérience de j'ai eu la chance de travailler à Port-Cartier puis d'avoir fait un 2 ans dans cette équipe d'urgence là-bas. Donc depuis 2017 que je gravite à travers les équipes d'urgence.
Véronique : Puis j'imagine tout dépendant du niveau de sécurité. Donc si je comprends bien, il y a pas d'équipe d'intervention d'urgence dans les minimum mais d'un établissement maximum à sécurité moyenne, le type d'intervention doit être différent aussi.
Simon : Écoutez, il y a des équipes d'intervention dans les médiums, les maximums, puis dans les multi-niveaux comme les centres de réception qu'on peut avoir. Le type d'intervention va dépendre de la réaction des détenus, de souvent du milieu dans lequel ils sont, où est ce qu'ils sont-ils sont isolés, circonscrits, puis après ça, tout ce qu'on peut travailler avec ces côtés là, mais pour la base par la suite, là si on fait une extraction de cellules par la par exemple, bien ça revient un peu à peu à la même procédure là, dépendamment du comportement du détenu. Puis qu'est ce qui est autorisé dans notre plan d'action qu'on a fait avec le directeur de l'établissement avant.
Véronique : Puis il y a une extraction de cellules, c’est quoi?
Simon : En gros, on a un détenu qui est pas coopératif, il a refusé des ordres légitimes d'un agent de la paix et le processus de négociation n'est pas n'a pas abouti à un résultat acceptable pour l'administration, à ce moment-là on va, on va vouloir aller chercher ce détenu-là, l'amener à collaborer pour l'amener dans un autre secteur pour sécuriser les lieux, puis s'assurer que sa santé à lui aussi, puis que tout est correct pour la sécurité du pénitencier dans le but de revenir le plus rapidement possible à la normale dans le pénitencier fait que le but en gros, c'est d'aller par exemple à la porte du détenu. Si on fait une extraction cellule qui est dans un pavillon standard, on explique la situation au détenu, on lui dit qu'est-ce qu'on attend de lui, qu'est-ce qu'on peut faire avec cette personne-là. S'il refuse, on va lui donner des ordres formels encore une fois pour lui donner une dernière chance légitime de de procéder et par la suite bien on va utiliser différents types de recours à la force pour intervenir pour faire sortir les détenus de la cellule. Après ça bien ça dépend de qu'est ce qui est mis dans le plan qui a été signé par la direction, puis après ça on intervient selon ces paramètres-là.
Véronique : Donc c'est des interventions qui sont planifiées quand même. Vous êtes appelés à répondre à un incident, mais il y a une planification qui est fait pour la réponse, vous faites pas juste arriver, puis vous sortez par exemple la personne de la cellule où vous allez gérer l'incident. Vous avez comme un briefing ou un plan qui est établi avant.
Simon : Oui effectivement c'est il y a pas beaucoup de choses qui sont laissées au hasard là par exemple, là on a vraiment un plan détaillé là comme je vous ai dit tantôt le SIMÉAC là qui vient vraiment nous dire un peu tout ce qui pourrait, tous les éléments qu'on pourrait avoir dans notre dans notre intervention en tant que telle, ça va nous parler de quel type d'intervention est autorisé, quel matériel va être autorisé, l'endroit où on doit relocaliser le détenu à nouveau. Le but du mandat en tant que tel, c'est pas mal ça là, les choses qui peuvent être dit. Fait que oui, effectivement, là on prend pas nécessairement la force, la force au début, là on va commencer vraiment par le processus normal. Nous on va intervenir quand que le processus de négociation va avoir échoué, puis qu'on va pouvoir aller là-bas puis faire notre mandat mené à terme.
Véronique : Donc vous avez des vous avez parlé des outils que vous allez utiliser, pouvez-vous nous donner des exemples d'outils que vous avez à votre disposition pour gérer des situations de crise?
Simon : Oui pas de problème c'est sûr. Je peux pas aller en détail trop pour la nature des choses là de de la sécurité de l'établissement, puis de tous les pénitenciers. Là en gros, on utilise sensiblement les mêmes matériels que les agents correctionnels sur le plancher en tant que tels. Par contre on a des formations spécifiques là qu'on pourrait qu'on pourrait qualifier, on est formé pour faire de l’anti-émeute, donc on a de l'équipement de protection supplémentaire pour faire de l'antiémeute. On a de l'équipement balistique supplémentaire aussi dépendamment du mandat qu'on a à faire.
Si on fait une escorte à haut risque à l'extérieur, bien le niveau de danger est plus élevé au niveau balistique fait qu'à ce moment-là on a des protections supplémentaires pour assurer notre protection, puis la protection du détenu dépendamment de la cause de l'escorte à haut risque qu'on va faire. On a aussi des formations supplémentaires sur les techniques d'arrestation. On a aussi la, on a tout ce qui touche au bâton. On a des différents types de bâtons qu'on peut avoir dont les bâtons télescopiques.
On est formé aussi pour avoir des munitions qui soient létales ou non létales. Des munitions aussi qui sont pour les agents inflammatoires et chimiques qui sont différentes. On a un spectre un peu plus large là au niveau de l'intervention de ce côté-là. Et on travaille aussi avec des outils qui nous permettent de faire de l'ouverture de brèches là comme des pinces de désincarcération, des un peu là des, des, du matériel on pourrait dire de pompier-là qui pourrait ressembler à ça dans une moindre mesure encore une fois là, mais quand même du matériel un peu plus spécialisé pour nous aider à effectuer notre travail.
Véronique : Donc un peu un mélange de pompiers, policiers, ambulanciers.
Simon : Ben sûrement que c'est une quelque chose qui revient souvent. Là, on a plusieurs chapeaux à l'intérieur, ici, là, puis effectivement, ça prend du monde qui sont polyvalents, puis du monde qui sont motivés aussi à faire ce métier-là.
Véronique : Puis beaucoup de résilience aussi j'imagine. Vous devez voir des situations qui sont assez difficiles, donc comment est-ce que vous faites en équipe? Parce que c'est une équipe qui intervient pour justement peut être gérer les émotions qui viennent avec ce que vous avez vécu.
Simon : C'est sûr que on est appelé intervenir dans des situations qui sont d'urgence là, des situations normalement que la majorité des gens à l'extérieur ne seront pas confrontés à voir fait que par la force des choses, on voit des choses qu'on voudrait pas nécessairement avoir, puis ça peut avoir des affects psychologique certain. Normalement, après nos interventions, qu'est-ce qu'on fait ? Il y a un débriefing qui est fait aussi avec sur caméra, avec le bureau des opérations, puis le centre de soins, mais entre nous autres la, dans l'équipe, après une intervention qu'on fait normalement, on fait un tour de table, on se parle, on voit si tout le monde est correct, si jamais il y a besoin, on peut être référé au PAE là pour qu'il déploie un GSIC, pour qu'il puisse venir nous aider à ventiler ou à parler des choses qu'on a là.
Fait qu'il y a quand même des outils qu'on peut faire, mais c'est souvent c'est surtout entre nous autres, là, qu'on peut s'entraider, puis s'écouter, si y’arrive quoi que ce soit. Là il y a quand même, c'est quand même un milieu qui est assez ouvert la.
Véronique : Oui puis y’a beaucoup d'évolution j'imagine à travers les années, parce que il y a 30 ans environ, même plus récemment, c'était toujours un sujet tabou dans la communauté, la santé mentale, puis les traumatismes. Donc d'avoir ce support-là, puis d'être capable de se fier à nos collègues qui ont vécu la même chose que nous, mais aussi d'avoir les ressources pour pouvoir comme vous avez dit ventiler, d'en parler, ça aide pouvoir continuer votre travail.
Simon : Ouais effectivement c'est une condition sine qua non là-dedans que au moins à l'intérieur de l'équipe, là que il y a une bonne écoute, puis qu'il y a l’ouverture d'esprit. Là j'ai pas connu le les autres époques que vous avez mentionnées, mais moi pour ma part, de la manière que je vis mon expérience, j'ai une expérience positive là à l'intérieur de mon équipe d'intervention, là pour ce qui est de la communication, puis de la compréhension des enjeux psychologiques, là tout ça.
Véronique : Puis qu'est-ce que vous aimez le plus de votre travail?
Simon : Moi pour ce qui est de mon travail dans les équipes d'urgence, là c'est vraiment l'aspect concret des interventions que j'aime. Là des fois on a tendance à perdre un peu l'objectif de vue, là notre travail de plancher. Des fois on vient que on veut voir des résultats aboutir des fois, puis avec l'équipe d'urgence, bien ça c'est une belle chose qu'on peut voir, c'est on a un mandat qui est normalement clair on l'accomplit. Puis après ça, on peut se dire, OK, on a terminé l'intervention, ça s'est bien passé. Puis tu as la fierté de pouvoir dire que j'ai réussi à protéger les personnes qui sont là. J'ai réussi à mettre fin à la situation, puis régler la situation d'urgence en tant que tel.
Véronique : Puis qu'est-ce que vous diriez à quelqu'un qui envisage une carrière d'agent correctionnel? C'est une carrière qui est très unique, c'est pas un milieu de travail qui est, qui est facile, on en a parlé, vous vous faites face à des situations qui peuvent être qui peuvent être très difficiles. Mais aussi vous avez un rôle dans la protection de la de la collectivité, puis aussi la réhabilitation d'aider les gens à retourner de façon sécuritaire en en en collectivité. Donc qu'est-ce que vous diriez à quelqu'un qui envisage cette carrière-là?
Simon : C'est certain que c'est un milieu qui est difficile là, autant physiquement que mentalement, surtout mentalement en fait là par contre, de mon expérience personnelle, je pense que je dirais que le plus important, la qualité la plus importante, c'est la résilience d'être très très très résilient. Merci d'ailleurs pour le processus que vous faites là, le podcast je pense que ça peut aider un peu à voir notre réalité. Ça peut peut-être aider aussi certains personnes à se motiver à vouloir appliquer au service. Là c'est pas mal tout pour moi.
Véronique : Bien je vous remercie beaucoup.
Simon : Merci
Véronique : C'est tout pour l'épisode d'aujourd'hui. Si vous avez aimé cette entrevue, n'hésitez pas à consulter les autres épisodes de la série l'envers du badge. Merci encore à Simon d'avoir partagé son expérience avec nous. Cette émission a été produite par le Service correctionnel du Canada et je suis votre animatrice, Véronique Rioux. Merci d'avoir été à l'écoute.
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