Épisode 23: CORCAN 101: comprendre CORCAN

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CORCAN est un organisme de service spécial du Service correctionnel du Canada (SCC) qui aide les délinquants sous responsabilité fédérale à acquérir des compétences professionnelles, de l’expérience de travail et la confiance nécessaire pour les accompagner dans leur vie après leur libération.

Grâce à une formation en cours d’emploi, les délinquants travaillent dans des environnements qui reflètent les normes du secteur privé, tout en produisant de véritables produits et services utilisés par des partenaires gouvernementaux et communautaires.

Dans cet épisode, vous entendrez Kevin, directeur principal des opérations à CORCAN, qui explique comment CORCAN contribue à améliorer l’employabilité, à favoriser une réinsertion sécuritaire et à contribuer à la sécurité publique en réduisant le risque de récidive.

Pour en savoir plus sur CORCAN, visitez notre site Web : CORCAN

Durée : 26 minutes et 33 secondes
Publié : 30 avril 2026 
Animatrice : Kirstan Gagnon
Invité : Kevin Arsenault, directeur principal des opérations à CORCAN

Transcription

Kirstan : Bonjour Kevin et bienvenue.

Kevin : Merci.

Kirstan : Parlez-moi un petit peu de votre rôle.

Kevin : Je suis le directeur principal des opérations chez CORCAN. Dans le fond, mon champ de responsabilité c'est plutôt les services internes si vous le voulez de l'organisation, entre autres le support aux ventes et marketing, par exemple, les services d'ingénierie, l'entreposage, la logistique. Et aussi d'autres services en termes tels que l'approvisionnement au sein de notre organisation.

Kirstan : Donc vous faites un peu de tout ?

Kevin : Tout à fait.

Kirstan : Vous travaillez chez CORCAN depuis longtemps? Quand même assez, oui, 2007. J'ai commencé ma carrière chez CORCAN dans la région de Moncton et vers 8 ans passé, j'ai déménagé à Ottawa aussi pour CORCAN, donc j'ai assumé plusieurs rôles de mon cheminement jusqu'à aujourd'hui. Mais oui, ça fait quand même assez longtemps.

Kirstan : Puis quand qu'on entend ce mot-là CORCAN, c'est quoi ?

Kevin : Bien dans le fond, c'est un programme de réhabilitation qui, à la base, met l'emphase sur l'emploi et l'employabilité des délinquants. Donc tout ce qu'on fait c'est dans le but d'aider les délinquants à trouver et maintenir l'emploi dans la collectivité.

Kirstan : Merci. Parlez-moi des 5 lignes d'affaires.

Kevin : Essentiellement, on a 5 lignes d'affaires qui fait partie d'une formation en cours d'emploi. Il y a la construction, la fabrication, le service, le textile et l'agriculture.

Kirstan : Puis vous avez parlé de CORCAN en tant que programme de réhabilitation. Donc il y a des détenus à l'intérieur des établissements fédéraux qui peuvent travailler dans ces domaines-là.

Kevin : Essentiellement, oui, c'est un volet de de CORCAN. On offre la formation en cours d'emploi, dedans le milieu carcéral, dedans une ligne d'affaire. Donc si je prends par exemple la fabrication, on a des ateliers où les délinquants peuvent par exemple produire des fournitures de bureau. Que ça soit dans le fond des tables ajustables en hauteur, ce soit des sièges ergonomiques par exemple.

Kirstan : Donc c'est vraiment un milieu de production industrielle avec un volet de d'équipement si tu veux de l'industrie. Puis quelqu'un qui travaille dans les textiles, ils vont fabriquer quoi ? Des matelas ?

Kevin : C'est un exemple, effectivement oui, on fait des matelas. On fait aussi dans le fond des bâches pour la défense nationale par exemple, qui va par-dessus des camions militaires ou même des bâches pour les navires de la défense. Donc il y a une multitude de produits qui peuvent être fait. Aussi quand on pense textile il y a aussi des vêtements, des uniformes aussi, qui peuvent faire partie de l'offre de service.

Kirstan : Sont bien occupés au textile ?

Kevin : Oui et tout à fait, c'est un domaine qui a quand même assez beaucoup de portée de formation en emploi dans le textile au niveau du pays, donc tout à fait.

Kirstan : Puis c'est pas seulement des femmes incarcérées, ça doit être des hommes aussi?

Kevin : Au contraire, oui c'est effectivement, il y a plusieurs établissements pour les hommes ici que le textile c'est l'employeur principal, donc, tout à fait c'est pas unisexe, au contraire.

Kirstan : Quand que je visitais la région des Prairies, j'ai remarqué qu'il y avait des détenus autochtones qui faisaient des tipis.

Kevin : Oui, tout à fait.

Kirstan : C'est intéressant pour les sites, puis aussi en les renvoyant en communauté pour des cérémonies, des ateliers, etc. Donc parlez-moi un petit peu de, on sait qu'on a les fermes dans certaines prisons au Canada, ils font quoi là-bas ?

Kevin : En 2017, dans le fond, le gouvernement a introduit la réintroduction des fermes pénitentiaires, donc spécifiquement de la région de Kingston, donc à Collins Bay et Joyceville, on a tranquillement ouvert deux fermes avec l'élevage d'animaux, avec la récolte. Aussi, à Joyceville, en ce moment on a même des vaches laitières dans le fond, donc la production de lait qui est retenu dedans, si tu veux dedans à la source, si vous voulez avec les « Dairy Farmers of Ontario. »

Kirstan : Donc il y a des standards?

Kevin : Ouais tout à fait.

Kirstan : Puis donc les détenus ils peuvent apprendre quelque chose de nouveau s'ils n’ont jamais travaillé dans ce domaine-là?

Kevin : Effectivement, puis ce qui est intéressant dans le fond, dans tous les lignes d’affaire, mais là on parle de l'agriculture, donc je vais donner comme exemple, c'est qu’un délinquant travail par exemple sur la ferme à Joyceville dans la production laitière, il y a aussi tout ce qui englobe, dans le fond, le maintien d'équipement, par exemple des tracteurs, parce que on fait quand même la récolte. Il y a plusieurs volets qui sont appris dans ce métier-là, qui sont très dynamiques, qui sont transférables dans d'autres secteurs d'activité. Donc peu importe, c'est un délinquant dans le fond à la sortie en collectivité trouve un emploi en agriculture l'apprentissage qui a eu lieu est transférable à une multitude, dans le fond, de métiers.

Kirstan : Oui, puis plus récemment j'étais dans la région de l'Atlantique, puis j'ai vu une zone de construction. Les détenus là-bas, ils faisaient des petites maisons, ils faisaient des abris, ils faisaient des remises qui allaient redonner à la communauté, puis j'ai remarqué qu'il y avait beaucoup de structures. Il y avait un processus derrière l'apprentissage, puis c'est une occasion pour que les détenus apprennent des choses nouvelles, par exemple, il y avait un détenu qui avait déjà l'expérience dans certains domaines, mais là, il a appris l'électrique, il a appris comment plus être un contracteur général.

Kevin : Tout à fait. Écoute, les personnes qui arrivent chez nous, il y a une multitude de combinaison d'expériences potentielles. Donc chez nous, on essaie toujours, de par l'entremise de la formation en cours d'emploi, d'offrir le plus grand nombre de, tu sais, d'opportunités d'apprentissage, peu importe que ce soit un apprentissage technique comme un métier que vous mentionnez, par exemple la charpente ou l'électricité et mais aussi la formation, de si tu veux, des compétences transférables. Ici on parle de communication, travaille d'équipe, effectivement et c'est même apprendre à gérer ses émotions. Parce que des fois dans le cadre de travail, des fois on est pas toujours d'accord avec ce que nos collègues ou nos patrons nous demandent de faire. Donc c'est certain que dedans un contexte d'apprentissage.

Kirstan : il y a moins de risque dans le fond.

Kevin : Ouais effectivement parce que si le comportement qui est moins cordial est démontré dans une situation en cours, dans une formation en cours d'emploi, c'est moins problématique que si la première fois que ça se démontre, que c'est dans le cadre d'un emploi dans la collectivité. Parce qu'une termination serait possible par exemple donc.

Kirstan : Puis quand qu'on construit quelque chose, par exemple si on prend la construction, on fait une maison modulaire. comment on fait pour assurer la qualité du travail étant donné que certains détenus, bon bien, ils ont peut-être pas d'expérience du tout avant de commencer avec CORCAN?

Kevin : Ben une maison c'est un bon exemple pour explorer le volet qualité parce que une maison il y a plusieurs étapes dans le fond. Puis écoute, je suis pas un menuisier ou un électricien donc je me prétends pas d'être un expert mais cela étant dit tu sais à chaque étape de bâtir la maison. Il y a des personnes certifiées soit externes ou par l'entremise d'un de nos instructeurs qui fait une vérification du travail qui a été accompli. Par exemple, avant de, mettons, fermer les murs, on vérifie que le volet électricité répond aux normes en vigueur. Pareil comme.

Kirstan : Dans chaque province territoire?

Kevin : Tout à fait parce que c'est quand on parle de maison modulaire dans le fond peut être que elle est bâtit en Ontario puis elle va transporter effectivement. Donc il y a quand même une connaissance des divers certifications qui sont requises dans leur juridiction en question.

Kirstan : Parlez-moi un petit peu des projets qui sont produits à travers CORCAN puis c'est quel genre de clients qui peuvent demander vos services ?

Kevin : Dans le fond, la majorité de nos clients sont les autres ministères du gouvernement, 95% de notre chiffre d'affaires si vous voulez, de nos commandes découlent des autres ministères et c'est très varié dedans l'offre de service. Je vais donner un exemple, on fait beaucoup affaire avec la défense nationale. Donc on parle de réparation de véhicules militaires, c'est quelque chose qu’on offre dans nos ateliers comme des formations potentielles. On bâtit aussi des maisons modulaires. Tu sais, on a travaillé avec Parcs Canada qui a eu malheureusement, comme plusieurs personnes le savent, à Jasper des feux de forêt qui ont un impact assez significatif. Donc tu sais bâtir des maisons modulaires pour les aider dans leurs efforts dans le fond de rebâtir le Jasper. C'était nos projets qu'on a travaillés avec.

Que ça soit aussi, comme j'ai mentionné, des fournitures de bureau, divers clients. Donc dans le fond, il y a une grande gamme de produits et services qui sont offerts, qui donne une diversité de formations. Dans le fond, c'est ça le but.

Kirstan : Il semble beaucoup que vous redonnez aux communautés canadiennes, parce que les détenus, ils fabriquent pour des clients, oui, mais c'est aussi pour aider dans le fond Jasper. Ils ont eu besoin de bâtiments rapidement, puis c'est encore en cours. Je sais que aux fermes, souvent les détenus vont donner leur récolte à la banque alimentaire. Donc il y a beaucoup de leçons qui sont apprises à travers ça aussi, hein ?

Kevin : C'est clair, les gens qui participent, les délinquants qui participent à la formation en cours d'emploi en bénéficient et en sont conscients aussi dans le fond, que leur contribution a un impact positif sur, que ce soit une personne, une communauté, un organisme dans la collectivité. Il y a une fierté dans le fond du travail accompli, autant pour la personne qui l'accomplit, mais aussi en reconnaissance dans le fond que les produits, dans le fond, de leurs efforts servent un but qui est au-delà de eux-mêmes dans le fond-là.

Kirstan : Est-ce que vous payez les détenus pour ce travail ?

Kevin : Dans le fond, les formations en cours d'emploi chez CORCAN sont justement ça une formation, donc les délinquants qui font partie sont rémunérés au même taux que les délinquants qui font partie, dans le fond, de l'éducation ou un programme correctionnel au service. Donc, dans le fond, ce qui détermine le taux de rémunération c'est vraiment leur engagement dans leur plan correctionnel. L'emploi c'est un élément parmi mettons plusieurs. Donc c'est vraiment, comme une formation pis pas un emploi comme tel.

Kirstan : Fait qu'on apprend toutes sortes de choses, point de vue, comportement, point de vue habilité, puis aussi vous donner des certifications, je crois hein?

Kevin : Effectivement c'est un autre volet de notre programme. Donc les certifications de formations professionnelles sont données au délinquant. Là tiens, on parle vraiment de une formation dite typique, donc en salle de classe par exemple, ou une formation tu sais, auto gérée par, si tu veux, des ordinateurs ce qu'on appelle des « microcondentials » dans le fond, l'apprenant peut avancer à son propre rythme. À la fin de cette formation là il y a un certificat qui est généré, puis le certificat est reconnu par l'industrie dans laquelle évidemment le contenu a eu lieu.

Kirstan : Dans le fond, ça donne une chance aux détenus de se trouver un emploi s'ils sont libérés. Puis pourquoi que c'est important ça ?

Kevin : Pour plusieurs raisons. Premièrement, il y a des recherches qui démontrent que les délinquants qui trouvent et maintiennent de l'emploi en collectivité sont 3 fois moins probable de commettre un autre crime et retourner en incarcération. Donc au point de vue sécurité publique, c'est assez majeur, mais j'aimerais aussi prendre un détour peut-être pour répondre à la question, pour mettre l'emphase sur qu'est-ce que signifie le travail dedans une société. Parce que souvent travail, on va l'associer avec un emploi, ce qui peut être vrai, mais c'est pas toujours le cas. Ce que je veux dire par ça dans le fond, c'est qu’on pense des personnes qui fait des bénévolats, c'est une forme de travail qui est pas rémunérée. Donc c'est pas dans le cadre d'un emploi. Aussi dedans un contexte communautaire, familial, des personnes qui aide par exemple à cuire la nourriture pour un groupe, même quand on pense à laver la vaisselle après la bouffe à été consommer, c'est un travail qui a des bienfaits, qui dans le fond qui fait la promotion de comportement pro social.

Kirstan : Parlez-moi un petit peu des revenus, comment ça fonctionne ? Vous avez des clients à l'externe, ils payent pour les services, puis on fait quoi avec l'argent ?

Kevin : Les revenus qui sont tirés par les services, les formations d'emploi sont pleinement réinvestis dans le programme. C'est à dire que ça peut aider à payer pour la matière première pour les commandes subséquentes. Ça peut aider à payer les équipements qui sont requis pour ouvrir un nouveau atelier qui offre d'autres formations aux délinquants. Ça, ils peuvent être utilisés dans le fond ces revenus là pour produire des certificats de formations professionnelles. Les délinquants, ils ont pas à payer ce certificat-là, ils ont pas à payer pour ces apprentissages-là. On offre aussi des services d'emploi de transition dans la collectivité. C'est à dire que un délinquant qui est relâché, s’il ne peut pas trouver ou maintenir de l'emploi il peut venir à un de nos ateliers communautaires et travailler avec nous pour une période de transition.

Et ils se font aussi rémunérés au salaire minimum de la juridiction de la province en question. Donc c'est un service aussi qui est offert aux délinquants. Donc tout ça pour dire que les retombées financières des revenus retournent au programme et évidemment aux délinquants.

Kirstan : Donc parlez-moi un petit peu des volets de CORCAN donc en commençant avec la formation professionnelle, quels types de formations professionnelles sont offerts par CORCAN ?

Kevin : C'est une très bonne question. Dans le fond, chaque emploi au Canada est organisé, si vous voulez, dans dix catégories de ce qu'on appelle des classifications nationales de profession. CORCAN, on offre la formation dans 7 de ces 10 catégories, ces grandes catégories là. L'année passée, on a offert 23 000 certificats à la population carcérale, donc quand même un nombre assez significatif.

Kirstan : Puis en passant à la population carcérale, je pense qu'on est à peu près, à quoi, 10 000 donc c'est beaucoup de certificats.

Kevin : Ouais tout à fait, tu sais, je pense c'est le dernier nombre, on avait vers 14 000 délinquants incarcérés donc c'est presque 2 certificats par délinquant l'année dernière donc c'est assez significatif.

Kirstan : Parlez-moi un petit peu des formations en cours dans les établissements, comment ça fonctionne ?

Kevin : Les formations en cours d'emploi bien dans le fond c'est toujours par l'entremise de, pour CORCAN, une de nos 5 lignes d'affaires donc on a mentionné un petit peu la fabrication, l'agriculture, construction. Ils sont jumelés avec des instructeurs certifiés dans leurs métiers respectifs qui sont vraiment des individus qui en plus d’avoir les compétences techniques pour l'apprentissage. Ils sont aussi vraiment des modèles aux délinquants. Puis ils sont là pour leur aider, leur supporter dans leurs apprentissages. Comme j'ai mentionné au début, ça fait déjà 18 ans je suis avec CORCAN donc j'ai fait le tour du pays à plusieurs reprises. J'ai vu plusieurs instructeurs interagir avec des délinquants. Tu sais, à la première personne puis c'est assez impressionnant dans le fond de voir le respect.

Kirstan : Mutuel vraiment.

Kevin : Effectivement mutuel des 2 sens puis c'est ce genre de relation qui est important dans un milieu d'apprentissage parce que les délinquants dans le fond, avec le respect dans lequel qu'il offre aux instructeurs, tu sais toutes les choses comme être vulnérables rentrent en jeu. Qui est important pour l'apprentissage parce que la meilleure manière de réussir, des fois c'est de faire des échecs. Donc avoir cette relation, si tu veux de confiance, de respect, c'est vraiment propice pour un apprentissage avec un impact.

Kirstan : Puis est ce qu'on offre des occasions pour que les détenus fassent un programme en communauté ?

Kevin : Oui, dans le fond, on offre les, on a au travers du pays 6 ce qu'on appelle des industries communautaires, qui donne la chance aux délinquants de venir dans un atelier avec une formation, spécialisée, dans le fond soit la construction ou la fabrication. Donc on a des ateliers qui a de l'équipement, mettons, de d'industrie. Puis dans le fond, on considère ça comme des services d'emploi de transition parce que le but ultime, c'est qu'ils peuvent devenir autonomes et qu'ils peuvent maintenir, premièrement trouver et ensuite maintenir un emploi. Mais évidemment, il y a certaines barrières. Des fois, quand on a un casier judiciaire qui peut se présenter dépendamment aussi de la région. S’il y a un manque d’opportunité d'emploi dedans la collectivité dans les employeurs privés, on offre ces services de transition pour leurs aider dans le fond, dans un moment qui est effectivement vulnérable parce que à la sortie, s'il y a pas d'emploi, évidemment il y a pas de source de financement qui rentre, c'est très vulnérable. Donc avec ces industries communautaires là, qu'on offre, c'est certain que ça peut aider.

Kirstan : Parlez-moi un petit peu des succès que vous avez eu à CORCAN pendant votre emploi ? Est ce qu'il y a des cas qui vous ont marqués au cours de vos années par rapport à quelque chose qui a bien été ou un détenu qui est revenu dire merci par exemple ?

Kevin : C'est certain qu'il y a plusieurs exemples qui viennent en tête, mais peut être le plus marquant dans ma mémoire. L'année passée, au mois de mars, l'équipe de gestion se rencontra à Moncton et notre salle de conférence était adjacente à un atelier CORCAN en collectivité. Et le délinquant, il avait passé devant la salle de conférence, puis s'avait informé dans le fond, c'était qui qui était dans la salle de conférence, puis il a appris que c’était la haute gestion de CORCAN. Donc pour lui c'était important qu'il vienne nous partager son témoignage. Donc ça nous faisait plaisir, dans le fond, de l'entendre, donc il est venu nous parler.

Il nous avait partagé dans le fond qui il y avait le délinquant avait passé plusieurs années incarcéré, plus qu'une vingtaine d'années, incarcéré. Il y avait aussi, tu sais, passé vers des établissements de cote de sécurité maximum. Là, il se trouvait 2 semaines avant de finir dans sa sentence. Il y avait déjà un emploi dans un domaine qui l'intéressait. Puis il voulait nous remercier parce que, ce qu'il nous avait partagé dans le fond, c'était que quand il était prêt pour l'apprentissage, quand il était prêt pour changer sa vie, on était là. Il y avait eu plusieurs échecs qu'il l'avait dans le fond, amené à être dedans une prison de cote de sécurité maximum. Puis on était là aussi à ce moment-là, quand qu'il y a eu un vouloir de changer puis, quand on lui a demandé, dans le fond, ce délinquant, Qu'est ce qu'on peut faire au niveau de la gestion pour maximiser la réussite ? Ce qui nous a partagé, dans le fond, c'est de de maximiser le nombre d’opportunité d'apprentissage parce que c'est pas un échec qui fait en sorte que le programme marche pas.

Pour cette personne là c'était d’offrir de façon continue, des opportunités d'apprentissage pour quand qu'il y avait un vouloir de changer, que l'offre était disponible. Donc ça nous a aider, notre équipe de gestion pour vraiment comprendre que ça prend une multitude d'offres, une grande gamme de produits, de services si vous voulez, pour les rencontrer où ils sont dans le moment actuel.

Kirstan : quand ils sont prêts à le recevoir.

Kevin : Tout à fait.

Kirstan : Puis c'est quoi qui a fait ce détenu-là ? Il a travaillé où?

Kevin : Bien là il travail dans la région de l’Atlantique, « CNC operator », j'ai pas le terme français malheureusement, mais un opérateur de machine lourde dans le fond, oui, c'est une machine numérisée dans le fond là, par ordinateur donc qui avaient appris dedans l'établissement. Donc il y avait, puis dans ce cas, appliquer directement à l'apprentissage technique qu'il y avait reçu pour se trouver un emploi. Ceci étant dit c'est pas toujours le cas. Des fois l'apprentissage technique est reçu, n'est pas la source si vous voulez directe d'une réussite. Par exemple si un délinquant travaille sur la ferme pénitentiaire mais devient pas un fermier, on ne voit pas ça comme un échec.

Parce que l'apprentissage qui a eu lieu peut être transférable à plusieurs industries, par exemple de travailler sur l'équipement ou même juste la responsabilisation, dans le fond, qui est démontré, pratiqué de se lever le matin quand on est fatigué, puis on veut pas aller travailler. Ce sont des choses qui sont transférables dans tous les métiers, dans tous les secteurs donc. Des fois la ligne est directe, des fois elle n'est pas mais c'est correct, dans le fond, c'est l'apprentissage qui est important.

Kirstan : Bien parfait. Puis merci beaucoup de vous avoir joint à nous aujourd'hui pour notre balado.

Kevin : Ça me fait plaisir.

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2026-04-30