Le Service correctionnel du Canada répond au Rapport annuel 2021-2022 de l’enquêteur correctionnel

Déclaration

Aujourd’hui, Anne Kelly, commissaire du Service correctionnel du Canada, a fait la déclaration suivante :

« J’accueille le rapport annuel du Bureau de l’enquêteur correctionnel (BEC). Notre réponse décrit les mesures concrètes que nous prenons. À ce jour, nous avons accompli plus de 90 % des engagements présentés dans nos réponses aux recommandations du BEC au cours des 10 dernières années. Je reconnais qu’il y a toujours du travail à faire et je demeure résolue à faire en sorte que des progrès continus soient réalisés en vue de remplir nos engagements, y compris les nouvelles mesures décrites dans notre réponse au rapport publié aujourd’hui.

Le Service correctionnel du Canada (SCC) a pour mission de transformer des vies et de protéger la population canadienne. Toutes les activités du SCC visent à aider les détenus et à les préparer à réussir leur réinsertion dans nos collectivités. Je tiens à remercier notre personnel dévoué qui se présente au travail tous les jours pour exercer une influence positive et qui continue de mettre en œuvre des changements nous permettant de continuer d’innover. Je suis reconnaissante à tous nos employés, partenaires et intervenants de leurs contributions, surtout pendant que nous continuons de relever les défis engendrés par la pandémie.

Au SCC, nous sommes des modèles à suivre pour les autres. Je m’attends à ce que le personnel du SCC fasse preuve de respect et de professionnalisme dans tout ce qu’il fait. Les paroles et les gestes comptent. À titre individuel et collectif, nous avons l’obligation de signaler les comportements inappropriés et d’agir rapidement pour remédier à la situation afin de garantir des environnements sains, sécuritaires et inclusifs pour tous.

Notre travail ne s’arrête pas là. Édifier une organisation antiraciste, diversifiée et inclusive est l’une de mes principales priorités. Nous n’avons ménagé aucun effort pour mettre en œuvre les initiatives décrites dans notre cadre et notre plan d’action de lutte contre le racisme, lesquels reposent sur trois piliers : les employés, les délinquants et les intervenants. Ils présentent un certain nombre de projets, notamment la création d’occasions de formation et de perfectionnement, la réalisation d’un examen de nos processus de classement par niveau de sécurité, l’élaboration d’une initiative visant les antécédents sociaux des Noirs et l’établissement de cibles ambitieuses au chapitre de l’équité en matière d’emploi afin de nous doter d’un effectif plus diversifié et représentatif. Nous élaborons également une stratégie relative aux délinquants noirs, fondée sur la recherche, afin de mieux appuyer les délinquants dans les établissements et sous surveillance dans la collectivité.

Il est essentiel que nous continuions à examiner nos pratiques, nos politiques et nos programmes afin de cerner ce qui pourrait donner lieu à des injustices et les modifier en conséquence, en collaboration avec nos employés, les délinquants, les communautés racisées, les comités consultatifs ethnoculturels et sur les questions autochtones et les intervenants.

En outre, le SCC s’efforce de mieux répondre aux besoins des délinquants issus de communautés ethnoculturelles. C’est pourquoi nous avons créé 60 postes de coordonnateur des services ethnoculturels en établissement, conçu une trousse de ressources ciblant les délinquants issus de communautés ethnoculturelles, encouragé des détenus à peindre des murales accueillant les gens dans plusieurs langues au sein de tous les établissements et donné notre appui à la tenue de clubs de lecture et à la création d’un calendrier ethnoculturel illustrant des œuvres d’art et des poèmes de détenus.

Le SCC s’attaque en étroite collaboration avec ses partenaires à la surreprésentation des personnes autochtones et noires au sein de notre système de justice pénale. Pour ce faire, j’ai lancé un concours transparent et ouvert en vue de pourvoir le poste de sous-commissaire des services correctionnels pour Autochtones. Ce nouveau poste permettra de favoriser les relations avec les peuples autochtones et d’assurer la coordination nécessaire pour remédier à la surreprésentation des Autochtones, tant au sein du système de justice pénale que de façon plus générale.

Nous continuons d’examiner et d’améliorer nos services, programmes et stratégies afin de répondre aux besoins des délinquantes, en mettant un accent particulier sur les besoins des femmes autochtones dont nous avons la garde. Nous collaborons avec les peuples autochtones à la mise au point un processus de classement par niveau de sécurité qui tient compte du genre et est adapté sur le plan culturel.

Afin de favoriser la santé des détenus, le SCC poursuit la mise en œuvre d’initiatives de réduction des méfaits pour répondre aux besoins des personnes aux prises avec des troubles liés à la consommation problématique de substances et prévenir la propagation du VIH et de l’hépatite C, ce qui comprend des programmes tels que le traitement par agonistes opioïdes, le Programme d’échange de seringues dans les prisons et le Service de prévention des surdoses. Nous avons aussi adopté l’approche d’autogestion et de rétablissement SMART, et augmenté le nombre d’aiguillages vers des programmes communautaires offerts par Narcotiques Anonymes.

Pour assurer la sécurité de nos environnements, nous nous employons continuellement à prévenir l’introduction d’objets interdits, comme les drogues et les armes, dans nos établissements. En nous dotant de technologies efficaces de détection des objets interdits, comme des détecteurs à balayage corporel et des systèmes de détection de drones plus sophistiqués, nous serons mieux outillés pour réduire la quantité d’objets interdits dans nos établissements et assurer la sécurité de ceux-ci.

Cette année, deux nouvelles directives du commissaire (DC) élaborées en consultation avec des experts et des intervenants ont été promulguées, soit la DC 100 ‒ Délinquants de diverses identités de genre et la DC 574 ‒ Coercition et violence sexuelles. Elles fournissent des directives sur les changements apportés aux procédures qui reflètent l’engagement du SCC à répondre aux besoins des délinquants sous sa responsabilité, en respectant leurs droits de la personne et en assurant leur sécurité et leur dignité, ainsi que la sécurité d’autrui.

Le SCC continue d’apporter des ajustements au fonctionnement des unités d’intervention structurée (UIS) au sein des établissements fédéraux. Nous avons à cœur la réussite de ce modèle et nous avons entrepris la mise en œuvre de plusieurs mesures concrètes en nous appuyant sur la rétroaction des organes de surveillance, les missions d’audit réalisées et notre expérience à ce jour. Nous avons récemment publié notre réponse au rapport annuel du Comité consultatif sur la mise en œuvre des unités d’intervention structurée, dans laquelle nous faisons état de nos progrès et décrivons les autres mesures que nous prenons en lien avec les UIS.

Le BEC offre un apport important au SCC, et nous demeurons résolus à poursuivre le dialogue et la collaboration avec ce dernier et tous nos partenaires en vue d’atteindre nos objectifs communs, qui consistent à assurer la prise en charge et la garde efficaces des délinquants sous notre responsabilité, leur réinsertion sociale réussie et la sécurité publique. »
 

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