Le Service correctionnel du Canada répond au Rapport annuel 2022-2023 de l’enquêteur correctionnel

Déclaration

OTTAWA, le 2 novembre 2023 – Aujourd’hui, Anne Kelly, commissaire du Service correctionnel du Canada, a fait la déclaration suivante :

« J’accueille le Rapport annuel 2022-2023 du Bureau de l’enquêteur correctionnel (BEC) et je le remercie de son travail et de ses recommandations. Je tiens également à prendre note des commentaires faits par les dirigeants autochtones lors de la conférence de presse du BEC aujourd’hui. Dans notre réponse, nous présentons les mesures concrètes que nous prenons pour donner suite aux recommandations formulées dans le Rapport annuel du BEC.

Avant toute chose, je tiens à remercier notre personnel, les Aînés, les bénévoles et nos partenaires, qui s’emploient de manière dévouée et professionnelle à transformer des vies et à protéger la population canadienne. Ensemble, ils travaillent sans relâche avec les délinquants sous responsabilité fédérale partout au pays et continuent de contribuer de façon remarquable à la réhabilitation réussie et en toute sécurité des délinquants.

L’établissement d’une relation de nation à nation renouvelée avec les peuples autochtones et l’élargissement des approches adaptées sur le plan culturel constituent le fondement de notre engagement à améliorer notre système correctionnel. Nous sommes très conscients de la surreprésentation des Autochtones et nous continuons de déployer des efforts en vue d’améliorer les résultats des Autochtones, et ce, en partenariat avec les peuples et les collectivités autochtones. Cela continue d’être un point de mire pour notre toute première sous-commissaire des services correctionnels pour Autochtones, qui a été nommée plus tôt cette année.

Les interventions précoces, les mesures de justice réparatrice, les partenariats communautaires et l’engagement des collectivités sont essentiels à notre approche. Nous avons créé des centres d’intervention pour Autochtones afin de fournir un soutien rationalisé aux délinquants autochtones et de continuer d’appuyer l’initiative des Sentiers autochtones, qui offre des milieux adaptés sur le plan culturel où les délinquants autochtones peuvent participer à des activités de guérison et à des interventions plus intensives et respectueuses de la culture et des traditions autochtones.

Le SCC continue de travailler avec les collectivités pour conclure des accords en vertu de l’article 81 ou créer des pavillons de ressourcement gérés par la collectivité, afin de veiller à ce que les délinquants autochtones aient accès à des programmes adaptés à leur culture et à des soutiens pour favoriser leur retour en toute sécurité dans la collectivité. Nous avons apporté des modifications aux politiques afin de réduire les obstacles et d’optimiser et d’élargir les accords. En 2022-2023, le nombre de délinquants autochtones transférés vers un pavillon de ressourcement a augmenté de 144 % par rapport à l’exercice précédent. Le nombre de transfèrements réussis de délinquants autochtones vers un établissement à sécurité moindre a également augmenté de 63 %, passant de 384 en 2021-2022 à 433 en 2022-2023.

Nous convenons que des investissements doivent être effectués directement dans la collectivité pour que les organismes locaux offrent du soutien aux délinquants autochtones. À titre d’exemple, dans le cadre de notre Programme de contributions pour la réinsertion sociale des délinquants autochtones, des fonds sont distribués directement dans le but de faciliter le soutien à la réinsertion sociale des délinquants autochtones en renforçant les partenariats communautaires, en améliorant la mobilisation de la collectivité et en faisant mieux connaître les programmes du SCC au sein des collectivités. Pour l’exercice 2023-2024, nous avons attribué la totalité de notre financement sous forme de contributions à des partenaires autochtones et prévoyons apporter des améliorations au programme.   

Nous apprécions le rôle que jouent les Aînés en offrant du soutien spirituel, des cérémonies, du counseling et des enseignements aux délinquants métis, inuits et issus des Premières Nations qui souhaitent participer au Continuum de soins pour les Autochtones, et comptons sur eux. À l’heure actuelle, le SCC a un contrat avec plus de 160 Aînés et assistants d’Aînés, et des services sont offerts par des Aînés ou des conseillers spirituels dans tous les établissements. Cette semaine, nous participons à une conférence nationale des Aînés à Edmonton afin de prendre part à des discussions importantes sur les services correctionnels pour Autochtones et notre engagement commun.

Nous reconnaissons qu’il y a encore du travail à faire, mais je peux assurer à la population canadienne que cela demeure une priorité pour nous alors que nous travaillons avec nos partenaires autochtones, notre Comité consultatif national sur les questions autochtones, notre Groupe de travail national des Aînés et tous les Aînés pour favoriser la réhabilitation réussie et en toute sécurité des délinquants autochtones. »

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