Comparution devant le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale, de la défense et des anciens combattants : Mandat du ministre 20 octobre 2025

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Liste des acronymes

Liste des acronymes
ASA
Antécédents sociaux des Autochtones
ASFC
Agence des services frontaliers du Canada
CLCC/PBC
Commission des libérations conditionnelles du Canada
CRF
Fonds pour la réinsertion sociale
CSSI/SCIS
Certificat sécurisé de statut d’Indien
DC/CD
Directive du commissaire
DEI/IEDM
Décideur externe indépendant
EMR/TRA
Évaluation de la menace et des risques
EPP
Protocole de protection des employés
ERC/CBRF
Établissement résidentiel communautaire
GMS/STG
Groupes menaçant la sécurité
GPS/PSG
Groupe progressiste du Sénat
GRC/RCM
Gendarmerie royale du Canada
GSC/CSG
Groupe des sénateurs canadiens
GSI/ISG
Groupe des sénateurs indépendants
LCDP/CHRA
Loi canadienne sur les droits de la personne
LSCMLC/CCRA
Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition
MEI
Modèle d’engagement et d’intervention
MSGD/OMS-M
Modernisation du Système de gestion des délinquant(e)s
PAE/EAP
Programme d’aide aux employés
PDC
Planification et décisions correctionnelles
PESP/PNEP
Programme d’échange de seringues dans les prisons
PSSNA/NIHB
Programme des services de santé non assurés
SCC/CSC
Service correctionnel du Canada
SCRS/CSIS
Service canadien du renseignement de sécurité
SE/EM
Surveillance électronique
SECD
Comité sénatorial de la sécurité nationale, défense et anciens combattants
SGLD/OAM
Système de gestion du logement des délinquants
SMART
Programme de maîtrise de soi et rétablissement
SPS/OPS
Service de prévention des surdoses
TAO/OAT
Traitement par agoniste opioïde
UIS/SIU
Unité d’intervention structurée
UTS
Aide à la transition vers le milieu urbain
VHC/HCV
Virus de l’hépatite C
VIH/HIV
Virus de l’immunodéficience humaine

Aperçu financier – Situation en 2025

Budget principal des dépenses

Catégories

2022 à 2023

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

Fonctionnement

2 949 888 119 $

2 972 216 466 $

3 028 408 308 $

3 663 695 968 $

Dépenses en capital

213 793 715 $

197 572 246 $

262 742 908 $

337 357 217 $

Paiements de transfert

720 000 $

1 020 000 $

1 620 000 $

1 700 000 $

Recettes et autres retenues

(113 674 372 $)

(117 752 744 $)

(121 495 150 $)

(140 223 700 $)

Total

3 050 727 462 $

3 053 055 968 $

3 171 276 066 $

3 862 529 485 $

Responsabilité essentielle : Prise en charge et garde

Budget principal des dépenses

Catégories

2022 à 2023

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

Fonctionnement

1 804 900 556 $

1 830 111 900 $

1 796 404 511 $

2 331 312 634 $

Dépenses en capital

181 722 194 $

167 200 343 $

220 462 070 $

268 264 976 $

Paiements de transfert

120 000 $

120 000 $

620 000 $

200 000 $

Recettes et autres retenues

0 $

0 $

0 $

0 $

Total

1 986 742 750 $

1 997 432 243 $

2 017 486 581 $

2 599 777 610 $

Résultats que nous prévoyons atteindre

L’objectif principal est de réduire le nombre de décès de causes non naturelles, d’évasions et d’incidents graves par tranche de 1 000 délinquants. Le SCC prévoit de renforcer la sécurité en révisant ses politiques, en mettant en place des améliorations technologiques (p. ex. détecteurs à balayage corporel, détecteurs ioniques, systèmes de détection des drones) et en renforçant ses partenariats avec les organismes d’application de la loi. Une approche de sécurité multidimensionnelle sera maintenue, intégrant des méthodes traditionnelles et des technologies modernes.

En vue de lutter contre les objets interdits et les problèmes liés à la drogue, le SCC révisera ses politiques d’application de la loi, notamment en ce qui concerne les analyses d’urine et le déploiement de chiens détecteurs. La collaboration avec Santé Canada se poursuivra pour accélérer l’identification des drogues. Les initiatives de réduction des méfaits, comme le Programme d’échange de seringues dans les prisons (PESP) et le Service de prévention des surdoses (SPS), seront élargies afin d’aider les détenus souffrant de troubles liés à la consommation d’une substance.
Le SCC mettra également en place une stratégie de gestion des groupes menaçant la sécurité (GMS) pour gérer les délinquants affiliés à des gangs, en se concentrant sur la responsabilisation fondée sur le comportement et la réduction de la violence liée aux GMS.

La durabilité environnementale demeure une priorité, et les plans d’audit des déchets et les contrats de rendement énergétique sont harmonisés avec la Stratégie pour un gouvernement vert du Conseil du Trésor du Canada.
Le SCC vise également à réduire le nombre de griefs déposés par les détenus et maintenus et à améliorer les services offerts aux détenus âgés. Il est prévu de mettre à jour les politiques concernant les griefs et d’étendre la méthode substitutive de règlement des différends.

Le cadre des unités d’intervention structurée (UIS) sera également peaufiné pour mieux gérer les cas complexes et les problèmes de santé mentale. De plus, le Service envisagera de revitaliser les milieux de vie structurés dans les établissements pour délinquantes.

L’introduction de la technologie des détecteurs à balayage corporel, ainsi que les changements réglementaires et stratégiques, ont ajouté des garanties à l’utilisation des cellules nues, assurant qu’elles restent une méthode nécessaire et sécuritaire de prévention de l’introduction des objets interdits en cas de situation présentant un risque élevé.

Le SCC élaborera également un nouveau modèle de santé pour mieux répondre aux besoins des détenus vieillissants.

Responsabilité essentielle : Interventions correctionnelles

Budget principal des dépenses

Catégories

2022 à 2023

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

Fonctionnement

592 699 395 $

588 857 076 $

616 615 852 $

665 165 624 $

Dépenses en capital

220 012 $

1 006 087 $

17 344 717 $

39 404 692 $

Paiements de transfert

600 000 $

900 000 $

500 000 $

642 857 $

Recettes et autres retenues

(109 730 972 $)

(113 809 344 $)

(117 551 750 $)

(136 280 300 $)

Total

483 788 435 $

476 953 819 $

516 908 819 $

568 932 873 $

Résultats que nous prévoyons atteindre

L’une des principales priorités du SCC est de préparer les délinquants à la réussite de leur réinsertion sociale. Pour y arriver, le SCC mettra l’accent sur les programmes adaptés à la culture, la modernisation des infrastructures et le renforcement de l’engagement communautaire afin d’améliorer les résultats correctionnels.

Les initiatives clés comprennent la mise en œuvre d’outils numériques, comme l’initiative Planification et décisions correctionnelles (PDC), le système de rappel « Le chemin du retour » pour les délinquants autochtones et le module relatif à l’article 84 pour favoriser la planification prélibératoire. Le SCC élaborera aussi des programmes axés sur les Autochtones et élaborera un plan d’action pour la santé et le bien-être des Autochtones. Le Service s’efforcera également d’élargir le Programme mère-enfant en établissement en mettant l’accent sur les femmes autochtones.

Le SCC s’est engagé à appuyer les groupes marginalisés au moyen de stratégies, comme la Stratégie relative aux délinquants noirs et la Stratégie holistique Anijaarniq ciblant les Inuits, et en améliorant les services pour les femmes et les délinquants âgés. Les efforts porteront également sur la réduction des taux de suspension et de révocation pour les délinquants autochtones et sur l’amélioration des processus de contrats avec les Aînés.

[Caviardé], et renforcera la formation à l’emploi au moyen des ateliers industriels en milieu communautaire de CORCAN et des programmes d’agriculture pénitentiaire.

Le SCC accorde une grande importance à l’amélioration des services offerts aux victimes d’actes criminels. Dans le cadre de son programme Possibilités de justice réparatrice, le SCC continuera d’offrir des services de médiation entre la victime et le délinquant, fondés sur les principes de la justice réparatrice. Ces services visent à réparer les préjudices causés par les crimes graves et à favoriser la guérison des victimes. En collaboration avec les partenaires fédéraux, le SCC améliorera sa Stratégie de communication et de sensibilisation à l’intention des victimes et mettra à jour le cadre stratégique du Programme national des services aux victimes. Ces mises à jour visent à améliorer la prestation de services, à garantir l’alignement sur la Charte canadienne des droits des victimes et à renforcer la capacité du SCC à répondre aux besoins des victimes avec compassion, transparence et responsabilisation.

Les efforts supplémentaires comprennent l’expansion des projets de réinsertion sociale avec des groupes confessionnels, l’amélioration des comités consultatifs de citoyens et l’augmentation de l’accès aux programmes sociaux, de loisirs et d’aptitudes à la vie quotidienne. Un nouveau système de suivi des activités sociales non structurées et la mise à jour des politiques pertinentes contribueront à l’atteinte de ces objectifs.

Responsabilité essentielle : Surveillance dans la collectivité

Budget principal des dépenses

Catégories

2022 à 2023

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

Fonctionnement

168 942 955 $

171 746 424 $

186 446 592 $

227 688 004 $

Dépenses en capital

5 477 271 $

5 832 622 $

832 825 $

1 451 726 $

Paiements de transfert

0 $

0 $

500 000 $

857 143 $

Recettes et autres retenues

0 $

0 $

0 $

0 $

Total

174 420 226 $

177 579 046 $

187 779 417 $

229 996 873 $

Résultats que nous prévoyons atteindre

Le SCC a pour objectif de veiller à ce que les délinquants placés sous surveillance dans la collectivité restent des citoyens respectueux des lois et achèvent avec succès leur peine sans être réincarcérés. Pour y arriver, le SCC met en œuvre plusieurs initiatives stratégiques en collaboration avec des partenaires et des établissements résidentiels de la collectivité.

Le SCC prévoit de travailler en étroite collaboration avec les établissements résidentiels communautaires (ERC) afin de garantir un logement et des services appropriés, en particulier pour les personnes soumises à une condition d’assignation à résidence. Il s’agit notamment d’augmenter la capacité des ERC, en particulier pour les délinquantes, et d’harmoniser les besoins individuels avec les logements.

Le SCC renforce également ses capacités de surveillance électronique (SE) afin de mieux surveiller les délinquants présentant un risque élevé, en particulier ceux qui sont soumis à des restrictions géographiques. Les mises à jour des politiques sur la SE permettront de s’assurer qu’elles reflètent les réalités opérationnelles actuelles.

En vue de favoriser la prise de décision fondée sur les données, le SCC examine et améliore la qualité et l’exactitude des mesures de rendement dans la collectivité dans le cadre du Projet de modernisation du Système de gestion des délinquant(e)s (MSGD). En outre, le Système de gestion du logement des délinquants (SGLD) sera utilisé pour visualiser les fluctuations de la population des délinquants et évaluer les besoins régionaux en matière de capacité.

La continuité des soins de santé est une autre priorité. Le SCC veillera à ce que les renseignements pertinents sur la santé soient communiqués aux partenaires communautaires autorisés avant la mise en liberté d’un délinquant, conformément aux lois et aux politiques. Cela comprend la coordination avec les centres de soins de longue durée et le soutien aux délinquants âgés en transition vers la collectivité. Le SCC envisage également d’établir des partenariats pour des services de soins palliatifs et de fin de vie. Dans l’ensemble, ces initiatives visent à favoriser la réinsertion sociale des délinquants, à réduire le risque de récidive et à assurer la sécurité publique grâce à des systèmes coordonnés de surveillance et de soutien dans la collectivité.

Responsabilité essentielle : Services internes

Budget principal des dépenses

Catégories

2022 à 2023

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

Fonctionnement

383 345 213 $

381 501 066 $

428 941 353 $

439 529 706 $

Dépenses en capital

26 374 238 $

23 533 194 $

24 103 296 $

28 235 823 $

Paiements de transfert

0 $

0 $

0 $

0 $

Recettes et autres retenues

(3 943 400 $)

(3 943 400 $)

(3 943 400 $)

(3 943 400 $)

Total

405 776 051 $

401 090 860 $

449 101 249 $

463 822 129 $

Résultats que nous prévoyons atteindre

Le SCC met en œuvre un large éventail d’initiatives en matière de services internes afin d’appuyer une organisation moderne, inclusive et efficace. Une priorité clé est de contribuer à l’objectif de recrutement de 5 000 personnes en situation de handicap dans l’ensemble de la fonction publique d’ici 2025, grâce à des pratiques de recrutement inclusives et à l’élimination des obstacles. Le SCC met également à jour ses programmes de formation, notamment ceux portant sur le leadership éthique et la formation axée sur les femmes, afin de refléter l’évolution des valeurs et des besoins de la main-d’œuvre.

Pour favoriser le bien-être au travail, le SCC a créé le Bureau de l’ombuds du bien-être en milieu de travail et continue de promouvoir la conduite éthique par l’intermédiaire du Bureau de gestion des risques liés à l’intégrité et du Bureau des valeurs et de l’éthique. Les efforts de lutte contre le racisme se poursuivent grâce à la mise à jour du cadre en matière de diversité, d’équité et d’inclusion.

Le SCC modernise sa présence et ses communications numériques en améliorant le contenu de son site Web et en élargissant sa portée sur les médias sociaux, notamment Instagram. Il met également en œuvre des plans stratégiques pour la gestion du personnel, l’équité en matière d’emploi et les langues officielles pour la période de 2025 à 2028.

Les efforts pour recruter des professionnels de la santé sont renforcés par des stratégies ciblées et la modernisation des infrastructures.

Le SCC continuera à collaborer avec les organismes centraux afin de moderniser ses systèmes de ressources humaines et de rémunération. En outre, il poursuivra la modernisation de ses systèmes de gestion financière pour simplifier et automatiser les processus opérationnels.

La gouvernance des données est une priorité, avec l’élaboration d’une stratégie numérique propre à l’organisation et la mise en œuvre du Projet de modernisation du Système de gestion des délinquant(e)s (MSGD).

La santé mentale et le bien-être sont considérés comme prioritaires grâce à la formation, aux partenariats et au renouvellement de la Stratégie nationale globale sur le mieux-être en milieu de travail. Ces initiatives visent à mettre en place une organisation résiliente, inclusive et prête pour le numérique, qui appuie à la fois le personnel et la réhabilitation des délinquants.

Notes sur les sujets d’actualité

2.1 Unités d’intervention structurée

Mesures prises

Contexte

Le projet de loi C-83 a reçu la sanction royale le 21 juin 2019 et est entré en vigueur le 30 novembre 2019. Il a pour objet, entre autres, d’éliminer l’isolement préventif, de créer des UIS prévoyant des possibilités prédéterminées de surveillance externe indépendante, d’apporter des changements à la structure de gouvernance des soins de santé afin de favoriser l’autonomie professionnelle et l’indépendance des professionnels de la santé, et de définir les facteurs à prendre en compte lors de la prise de décisions concernant les détenus autochtones.

Au 31 mars 2025, environ 8 844 renvois pour examen des conditions de détention ont été soumis à un décideur externe indépendant (DEI). Parmi les examens retenus (5 284), le DEI a conclu dans 81 % des cas que le SCC avait pris toutes les mesures raisonnables pour offrir aux détenus la possibilité de passer quatre heures en dehors de leur cellule et deux heures d’interaction avec d’autres personnes. Dans les autres décisions, les DEI ont formulé des recommandations au SCC ou ont exigé que le détenu soit retiré d’une UIS.

Résultats

À la fin de l’exercice 2024 à 2025 :

2.2 Santé mentale

Contexte

Selon le SCC, près de 70 % des personnes admises dans un établissement correctionnel fédéral signalent des symptômes de problèmes de santé mentale. De ce nombre, 36 % éprouvent des difficultés dans leurs activités quotidiennes et satisfont aux critères d’un diagnostic de trouble mental. Les taux sont similaires chez les hommes et les femmes. La prévalence des troubles liés à la consommation d’alcool et de substances à long terme lors de l’admission en prison est de 66 % pour les hommes et de 61,6 % pour les femmes. Ces taux sont plus élevés chez les délinquants autochtones (85,2 %) et les délinquantes autochtones (85,7 %).

Tous les services de santé et les services de santé mentale du SCC sont agréés par Agrément Canada, le même organisme qui agrée les hôpitaux et les autres fournisseurs de services dans toutes les collectivités du pays.

Les établissements du SCC offrent des services de santé mentale dans des unités de soins de santé mentale primaires, des unités de soins de santé mentale intermédiaires et des centres régionaux de traitement.

Le SCC dispose de cinq centres régionaux de traitement (CRT) au Canada, soit un pour chaque région principale du SCC. Les CRT sont des hôpitaux psychiatriques désignés en vertu des lois provinciales pertinentes en matière de santé (à l’exception du Québec) et offrent un traitement interdisciplinaire intensif, en tout temps, aux détenus ayant des besoins en matière de soins de santé mentale et physique. Sont admissibles, entre autres, les détenus ayant besoin de soins infirmiers et d’autres soins cliniques 24 heures sur 24.

En outre, il arrive que des détenus doivent se rendre dans la collectivité pour recevoir des soins, par exemple des soins d’urgence ou des soins spécialisés, ou encore pour être hospitalisés.

Les services de santé du SCC sont fournis par un éventail de professionnels de la santé agréés, de manière à garantir que les soins fournis en établissement sont équivalents aux services fournis dans la collectivité. Le SCC a mis en place le Comité consultatif national des professionnels de la santé ainsi qu’une structure de pratique professionnelle régionale et nationale afin de soutenir les fournisseurs de services de santé dans la prestation des soins.

Une équipe interdisciplinaire de santé mentale est établie dans chaque établissement du SCC pour coordonner et fournir des services de santé mentale et faciliter les consultations interdisciplinaires sur les cas. Ces équipes sont chargées de déterminer les besoins et les exigences en matière de services, d’établir l’ordre de priorité des services et de discuter des questions/préoccupations courantes d’ordre clinique ou opérationnel et concernant la gestion des cas, des objectifs à court et long terme, des rôles et des responsabilités de tous les membres du personnel intervenant auprès des détenus ayant des problèmes de santé mentale.

2.3 Surreprésentation des délinquants autochtones au sein du Service correctionnel du Canada

Progrès réalisés

Article 81
Article 84

Contexte

Bien que les décisions relatives à la détermination de la peine ne relèvent pas du champ de compétence du SCC, celui-ci influe sur le temps que les délinquants autochtones passent en détention en offrant des programmes et des interventions adaptés à leur culture afin de réduire les risques qu’ils présentent, de leur offrir une réhabilitation efficace et de favoriser leur réinsertion sociale. Le SCC s’engage à apporter des changements importants pour améliorer les résultats en matière de réinsertion sociale des délinquants autochtones. Notamment, le pourcentage de libérations discrétionnaires pour les délinquants autochtones a augmenté, passant de 35,9 % pour l’exercice 2021 à 2022 à 42,3 % pour l’exercice 2024 à 2025. Le SCC a mis en place de nombreuses initiatives visant à remédier aux facteurs systémiques qui ont contribué à la surreprésentation des Autochtones, notamment :

Changements aux établissements et à la structure
Réinsertion sociale et soutien dans la collectivité
Programmes adaptés à la culture
Pavillons de ressourcement et établissements visés à l’article 81
Formation et soutien du personnel

2.4 Surreprésentation des délinquants noirs

Contexte

À la fin de l’exercice 2024 à 2025, les hommes noirs comptaient pour 9,9 % de la population totale de délinquants sous la responsabilité du SCC, tandis que les Noirs représentent seulement 4 % de la population générale canadienne. Bien que les femmes noires sous la responsabilité du SCC soient plus susceptibles de résider dans la collectivité (5,9 % dans la collectivité, par rapport à 3,4 % en détention et 4,5 % dans l’ensemble), les hommes noirs sont plus susceptibles d’être incarcérés (10,8 % en détention, par rapport à 8,5 % dans la collectivité).

L’Énoncé économique de l’automne de 2024 prévoyait un financement de 7,9 millions de dollars sur deux ans à compter de 2025 à 2026 à l’appui de la phase I de la Stratégie relative aux délinquants noirs du SCC, qui vise à favoriser la réhabilitation pendant l’incarcération.

Le SCC réalise une évaluation pluriannuelle de la Stratégie relative aux délinquants noirs sur trois exercices. La phase I est terminée et orientera l’évaluation de projets pilotes et d’investissements futurs. La phase II misera sur l’évaluation du poste d’agent de réinsertion sociale à l’essai. Un cadre de mesure du rendement permettra d’évaluer l’incidence de la stratégie sur les expériences et les résultats correctionnels.

Le SCC crée également une base de données probantes grâce à des recherches continues, y compris la mise en œuvre des antécédents sociaux des délinquants noirs et d’autres études appliquées. Ces efforts contribueront à mesurer l’efficacité des initiatives financées et à orienter les améliorations futures. Les évaluations porteront sur la pertinence, l’efficacité et l’efficience.

De plus, le SCC élabore un cadre relatif aux résultats qui comprend des indicateurs établis en fonction d’objectifs définis découlant de recherches, d’audits et de consultations. Ces indicateurs permettront de suivre les progrès réalisés dans divers domaines, notamment l’accès à la mise en liberté sous condition et les déplacements vers une unité à niveau de sécurité inférieur. Les rapports seront mis à jour tous les trimestres et communiqués aux régions et aux établissements afin de favoriser l’amélioration continue.

Le SCC étudie également les moyens de mesurer les perceptions des délinquants noirs par rapport à leur expérience correctionnelle. Une étude de faisabilité permettra de déterminer si des indicateurs de la qualité de vie peuvent être utilisés pour évaluer les sentiments de bien-être, de respect et d’appartenance.

2.5 Harcèlement et culture organisationnelle

Contexte

Milieu de travail positif – l’approche du SCC
Bureau de l’ombuds

2.6 Délinquant notoire résidant dans un établissement à sécurité minimale

Radicalisation

Projet de loi C-83

Cotes de sécurité

Le SCC est tenu de gérer les risques posés par les délinquants tout en répondant à leurs besoins particuliers et en encourageant le changement pour favoriser une réinsertion sociale sécuritaire et structurée.

En ce qui concerne l’établissement de la cote de sécurité initiale et la réévaluation subséquente de la cote de sécurité, le SCC se sert d’instruments d’évaluation fondés sur des données probantes et se fie au jugement professionnel du personnel spécialisé et aux évaluations psychologiques, s’il y a lieu.

Les facteurs suivants sont pris en compte pour l’attribution d’une cote de sécurité à chaque détenu :

  1. la gravité de l’infraction commise par le détenu;
  2. toute accusation en instance contre lui;
  3. son rendement et sa conduite pendant qu’il purge sa peine;
  4. ses antécédents sociaux et criminels, y compris ses antécédents comme jeune contrevenant s’ils sont disponibles et le fait qu’il a été déclaré délinquant dangereux en vertu du Code criminel;
  5. toute maladie physique ou mentale ou tout trouble mental dont il souffre;
  6. sa propension à la violence;
  7. son implication continue dans des activités criminelles.

Ce processus tient compte du degré et du type de garde et de contrôle requis pour assurer la sécurité du personnel, du public et des établissements. On tient également compte de l’accès du détenu à sa famille et à d’autres mécanismes de soutien, ainsi que de la disponibilité de programmes et de services appropriés, comme des initiatives culturelles, et de la volonté du délinquant de participer à ces programmes.

Cette approche garantit que les décisions relatives au placement sont à la fois fondées sur les risques et adaptées aux circonstances individuelles, et qu’elles soutiennent l’objectif général d’une réinsertion sociale sécuritaire et progressive.

Seuls les détenus qui, selon les évaluations, présentent un faible risque pour la sécurité publique, un faible risque d’évasion et un faible risque sur le plan de l’adaptation au milieu carcéral sont incarcérés dans un établissement à sécurité minimale.

2.7 Surveillance dans la collectivité

Libération d’office [Caviardé]

Surveillance dans la collectivité

La surveillance dans la collectivité est un aspect clé du mandat du SCC visant à contribuer à la sécurité publique. Elle consiste à surveiller et à appuyer les délinquants dans la collectivité afin de faciliter la réussite de leur réinsertion sociale en toute sécurité, notamment en gérant les délinquants ayant obtenu une libération conditionnelle ou une libération d’office ou qui sont visés par une ordonnance de surveillance de longue durée.

Sous la surveillance des agents de libération conditionnelle et des équipes de gestion de cas, les délinquants sont responsabilisés, tout en obtenant un appui pour les aider à s’attaquer aux facteurs qui ont mené à leur comportement criminel. Le SCC travaille en étroite collaboration avec ses partenaires communautaires, les services de police, des organisations autochtones et des organismes non gouvernementaux pour veiller à ce que les délinquants sous surveillance aient accès à un logement, à des possibilités d’emploi, à des traitements et à d’autres services, ce qui favorise la réhabilitation, réduit la récidive et renforce la sécurité des collectivités.

En vertu de la loi actuelle, il existe différents types de mise en liberté sous condition pour les délinquants : permission de sortir sans escorte et permission de sortir avec escorte, placement à l’extérieur, semi-liberté et libération conditionnelle totale. La libération d’office est une libération prévue par la loi aux deux tiers de la peine d’un délinquant.

[Caviardé]

2.8 Mise en liberté sous condition

Statistiques

Parmi les 7 199 délinquants qui ont bénéficié d’une semi-liberté ou d’une libération conditionnelle totale pendant au moins un jour au cours de l’exercice, 0,3 % ont été condamnés pour une infraction avec violence commise sous surveillance et 1 % pour une infraction sans violence commise sous surveillance.

Entre les exercices 2020 à 2021 et 2024 à 2025 :

Après une baisse annuelle constante de la population carcérale entre 2013 à 2014 et 2021 à 2022, celle-ci a augmenté de 5,9 %, passant de 12 328 en 2021 à 2022 à 13 054 en 2022 à 2023. Malgré cette augmentation, la population carcérale n’est jamais revenue aux niveaux observés avant la pandémie de COVID-19. Au cours des dix dernières années (de 2013 à 2014 à 2022 à 2023), la population totale des délinquants sous surveillance dans la collectivité a augmenté de 5,3 %.

En 2020 à 2021, le pourcentage médian de la peine purgée avant la première mise en liberté était de 54,5 %, par rapport à 53,7 % en 2024 à 2025. Les délinquantes sont mises en liberté plus tôt au cours de leur peine; le pourcentage médian de la peine purgée avant leur première mise en liberté était de 34,6 % en 2020 à 2021 et de 33,3 % en 2024 à 2025.

2.9 Cotes de sécurité et transfèrements

Cotes de sécurité

Transfèrement de détenus

Cotes de sécurité

Tous les détenus admis dans un établissement correctionnel fédéral sont soumis à un processus exhaustif d’évaluation et d’aiguillage afin de déterminer leurs besoins en matière de programmes et de sécurité, ce qui peut comprendre des considérations relatives à la santé, ainsi que des évaluations liées aux programmes correctionnels, à l’emploi et à l’éducation.

En ce qui concerne l’établissement de la cote de sécurité initiale et la réévaluation subséquente de la cote de sécurité, le SCC se sert d’instruments d’évaluation fondés sur des données probantes et se fie au jugement professionnel du personnel spécialisé et aux évaluations psychologiques, s’il y a lieu.

Les facteurs suivants sont pris en compte pour l’attribution d’une cote de sécurité à chaque détenu :

  1. la gravité de l’infraction commise par le détenu;
  2. toute accusation en instance contre lui;
  3. son rendement et sa conduite pendant qu’il purge sa peine;
  4. ses antécédents sociaux et criminels, y compris ses antécédents comme jeune contrevenant s’ils sont disponibles et le fait qu’il a été déclaré délinquant dangereux en vertu du Code criminel;
  5. toute maladie physique ou mentale ou tout trouble mental dont il souffre;
  6. sa propension à la violence;
  7. son implication continue dans des activités criminelles.

Ce processus tient compte du degré et du type de garde et de contrôle requis pour assurer la sécurité du personnel, du public et des établissements. On tient également compte de l’accès du détenu à sa famille et à d’autres mécanismes de soutien, ainsi que de la disponibilité de programmes et de services appropriés, comme des initiatives culturelles, et de la volonté du délinquant de participer à ces programmes.

Conformément à la politique, le SCC doit réévaluer la cote de sécurité des détenus possédant une cote de sécurité moyenne et maximale au moins tous les deux ans. Toutefois, une réévaluation de la cote de sécurité devrait être réalisée à la suite d’un événement important (p. ex. un incident grave, une évasion, etc.). Les antécédents sociaux des Autochtones propres aux détenus autochtones sont également pris en compte dans le processus de détermination des cotes de sécurité des détenus.

Transfèrements

Un détenu peut être transféré d’un établissement à un autre pour diverses raisons, notamment après la réévaluation de sa cote de sécurité. Tous les transfèrements de détenus vers un établissement à sécurité moindre n’ont lieu que lorsque le SCC a dûment pris en considération les questions liées à la sécurité du public, au degré de surveillance et de contrôle dans l’établissement et au risque d’évasion.

À mesure que les détenus progressent dans le système correctionnel vers des niveaux de sécurité inférieurs et acquièrent une plus grande liberté de déplacement au sein de l’établissement, les programmes et les activités sont adaptés pour refléter plus étroitement les conditions que le détenu est susceptible de rencontrer une fois qu’il est mis en liberté dans la collectivité. Un transfèrement vers un établissement à sécurité minimale permet au détenu de profiter d’une plus grande autonomie pour se préparer à sa réinsertion sociale en toute sécurité.

Le risque que présentent les détenus fait l’objet d’une évaluation constante par le personnel du SCC. Si le risque que présente un détenu change, le SCC prend les mesures nécessaires. Cela peut comprendre une réévaluation à la hausse de la cote de sécurité du détenu.

2.10 Services et notifications aux victimes

Projet de loi S-12

Contexte

La LSCMLC reconnaît que les victimes d’actes criminels ont un rôle important à jouer dans le système de justice pénale. Elle permet aux victimes de recevoir des renseignements sur le délinquant qui leur a causé du tort et de participer au processus correctionnel ainsi qu’au processus de mise en liberté sous condition à l’échelle fédérale. En vertu de la LSCMLC, les personnes qui répondent à la définition de « victime » ont le droit de recevoir, si elles en font la demande, des renseignements sur le délinquant qui ne sont pas autrement accessibles au public. Cela comprend le nom du délinquant, les infractions pour lesquelles il a été reconnu coupable, le tribunal qui l’a condamné, la date de début et la durée de sa peine, ses dates d’admissibilité à des permissions de sortir et à la libération conditionnelle et les dates d’examen qui s’y rattachent.

D’autres renseignements discrétionnaires, comme le nom et l’emplacement de l’établissement où le délinquant est détenu, peuvent être divulgués à une victime lorsque le commissaire du SCC détermine que l’intérêt de la victime à recevoir ces renseignements l’emporte sur l’atteinte potentielle à la vie privée du délinquant. Elles peuvent aussi demander de recevoir régulièrement des avis de changement, par exemple lorsqu’un délinquant sous responsabilité fédérale est transféré dans un autre établissement fédéral ou provincial, y compris un avis préalable de transfèrement vers un établissement à sécurité minimale ou un pavillon de ressourcement.

Le SCC peut également fournir aux victimes inscrites des renseignements sur le plan correctionnel du délinquant au moyen d’un Rapport d’étape du plan correctionnel. Ce document décrit les objectifs sur lesquels on s’attend à ce que le délinquant travaille et résume les progrès réalisés par le délinquant pour atteindre ces objectifs à des moments précis de sa peine. De plus, afin d’assurer la sécurité publique, le SCC fournit aux victimes certains types de renseignements au moment de certaines libérations, comme la date de mise en liberté du délinquant, sa destination (en précisant si le délinquant se trouvera à proximité de la victime pendant son déplacement vers cette destination), les conditions de la mise en liberté du délinquant et une photographie récente de ce dernier. Ce type d’information permet aux victimes de prendre des décisions éclairées concernant leur sécurité, ce qui maintient leur droit à la protection.

Le SCC encourage les victimes à fournir une déclaration sur les conséquences de l’acte criminel, l’incarcération et la libération des délinquants et sur les effets que celles-ci continuent d’avoir sur leur vie. Ces déclarations peuvent comprendre des renseignements pertinents sur le délinquant de même que les préoccupations que la victime pourrait entretenir au sujet de sa sécurité et des demandes de conditions. C’est la principale façon dont les victimes exercent leur droit à la participation dans le cadre du processus correctionnel et de la mise en liberté sous condition. Les victimes peuvent mettre à jour ces déclarations à tout moment, et les équipes de gestion de cas des délinquants sont tenues par la politique d’examiner et de prendre en compte toute déclaration figurant au dossier. Par souci d’équité procédurale, le SCC explique aux victimes que leurs déclarations sont communiquées au délinquant.

Pour obtenir des renseignements sur le délinquant sous responsabilité fédérale qui leur a causé du tort, les victimes doivent s’inscrire auprès du SCC ou de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (LSCMLC). La procédure d’enregistrement permet au SCC de confirmer que le demandeur répond à la définition d’une victime avant de lui communiquer certains renseignements au sujet du délinquant. Le SCC fournit de l’information aux victimes en fonction de leurs préférences. Les renseignements peuvent être fournis par téléphone, par la poste ou par voie électronique par l’intermédiaire de notre Portail des victimes sécurisé, accessible en ligne en tout temps.

2.11 Programme mère-enfant

Contexte

Le Programme mère-enfant en établissement a été mis à l’essai en 1996, puis pleinement mis en œuvre en 2001. Le programme vise à renforcer le lien entre les mères et leurs enfants en les gardant ensemble, lorsque cela est approprié, et en offrant un environnement de soutien qui contribue à la stabilité et à la continuité des relations.

Le programme est offert dans tous les établissements pour femmes et au Pavillon de ressourcement. Il offre une multitude d’options aux femmes incarcérées afin de les aider à développer, à entretenir et à renforcer le lien avec leurs enfants.

Le volet sur place du Programme mère-enfant permet aux enfants d’habiter à temps partiel ou à temps plein avec leur mère. D’autres services hors établissement sont également offerts à toutes les mères détenues pour leur permettre de nouer des liens avec leurs enfants, y compris des visites en personne et par vidéoconférence, du counseling, des services d’éducation, du soutien juridique et en matière de médiation, des services de liaison, des programmes de lecture, ainsi que des services prénataux et postnataux.

L’intérêt de l’enfant prévaut dans toutes les décisions relatives à la participation au Programme mère-enfant. Les décisions sont prises en veillant au bien-être physique, affectif et spirituel de l’enfant, de même qu’à la sécurité de l’établissement.

Depuis sa mise en œuvre, près de 200 enfants ont participé au Programme mère-enfant en établissement, à temps plein ou à temps partiel. Une nouvelle application a été élaborée afin d’améliorer le suivi de tous les types de participation, y compris les autres services de formation de liens affectifs entre les mères et leurs enfants. Cet outil a été entièrement mis en œuvre dans tous les établissements pour femmes le 1er avril 2025.

En date du 3 octobre, 11 enfants au total participaient au programme, dont [Caviardé] à temps plein, [Caviardé] à temps partiel et [Caviardé] dont l’arrivée était attendue.

Sécurité des enfants qui participent au Programme mère-enfant

Il y a des protocoles en place qui prévoient des critères d’admissibilité stricts pour la participation au programme, y compris une évaluation du bien-être de l’enfant effectuée par les services d’aide à l’enfance et à la famille provinciaux ou territoriaux, ainsi que des vérifications visant à garantir que les personnes résidant dans l’unité résidentielle du Programme mère-enfant n’ont pas été déclarées coupables d’une infraction commise à l’endroit d’un enfant. Les mères ayant une cote de sécurité maximale ne sont pas admissibles au volet avec cohabitation à temps plein ou à temps partiel du Programme mère-enfant, mais peuvent profiter d’autres services qui leur permettent de nouer des liens avec leurs enfants.

2.12 Délinquants de diverses identités de genre

Si l’on insiste – Violence

Statistiques

À la fin de l’exercice 2024 à 2025, les personnes de diverses identités de genre représentaient moins de 1 % (0,83 %) de la population carcérale totale du SCC.

Résumé des demandes de placement pénitentiaire et de transfèrement (de décembre 2017 au 31 mars 2025) :

Le placement peut avoir lieu dès l’admission, au moyen d’une demande de placement pénitentiaire, ou à tout moment pendant la peine, au moyen d’une demande de transfèrement.

Placement pénitentiaire

Demandes de transfèrement sollicité

État actuel

En mai 2022, le SCC a publié la Directive du commissaire (DC) 100 : Délinquants de diverses identités de genre. Cette directive fournit une orientation politique générale alignée sur les modifications apportées à l’article 2 de la Loi canadienne sur les droits de la personne (LCDP) et à l’alinéa 4g) de la LSCMLC.

Cette politique aide le personnel à répondre aux besoins des personnes de diverses identités de genre et renforce l’obligation légale du SCC de prendre des mesures d’adaptation, quel que soit le sexe d’une personne (c’est-à-dire son anatomie) ou le marqueur de genre figurant sur sa pièce d’identité, à moins qu’il n’y ait des préoccupations dominantes en matière de santé ou de sécurité qui ne peuvent être atténuées.

2.13 Réduction des méfaits

Programme d’échange de seringues dans les prisons

Services de prévention des surdoses

Contexte

Le taux de prévalence de la consommation problématique d’alcool et de substances à long terme lors de l’admission dans un établissement fédéral est évalué à 61 % chez les hommes et à 61,6 % chez les femmes; ces taux sont plus élevés chez les hommes et les femmes autochtones (85,2 % et 85,7 % respectivement). Des recherches menées par le SCC montrent qu’au moment de l’évaluation, plus de 50 % des délinquants de sexe masculin nouvellement admis ont indiqué avoir un problème de consommation de substances, et que la majorité (68 %) avait des troubles mentaux concomitants.

Près de 20 % à 22 % des hommes et de 27 % à 29 % des femmes déclarent avoir consommé des drogues par injection au cours de leur vie. Cette conclusion est relativement constante dans l’ensemble des activités de recherche et de surveillance (p. ex. l’Enquête de 2022 sur la santé, les évaluations initiales uniformisées et les dossiers médicaux).

L’Enquête de 2022 sur la santé menée par le SCC a révélé que les personnes qui s’injectent des drogues étaient dix fois plus susceptibles de contracter le virus de l’hépatite C (VHC) en détention. Au SCC, 47 % de toutes les nouvelles infections de VHC étaient associées à l’utilisation de drogues injectables. 

Services de traitement de la consommation de substances au SCC

L’approche du SCC en matière de réduction des méfaits est conforme à la Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances du gouvernement fédéral et aux recommandations de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, qui considèrent la consommation de substances comme un problème de santé. Le SCC offre un éventail de services de traitement de la consommation de substances, y compris des mesures de réduction des méfaits, des traitements, de la psychoéducation et du soutien au rétablissement afin de promouvoir le bien-être général.

Les mesures de réduction des méfaits du SCC comprennent le traitement par agoniste opioïde (TAO), le Programme d’échange de seringues dans les prisons (PESP), le Service de prévention des surdoses (SPS), le programme de formation sur la maîtrise de soi et le rétablissement (SMART) et d’autres services de soutien par les pairs et de réduction des méfaits (p. ex. vaporisateur nasal de naloxone, bandelette de détection du fentanyl, etc.).

Afin de garantir la sécurité du personnel, des détenus et de l’établissement, une évaluation de la menace et des risques (EMR) est effectuée pour examiner toutes les demandes de participation au PESP. Les évaluations de la menace et des risques examinent les facteurs qui pourraient poser un danger pour la gestion d’un détenu, la sécurité d’autres personnes et la sécurité d’une unité opérationnelle. Il s’agit du même modèle que celui utilisé pour la distribution des EpiPens® et des aiguilles à insuline. Des mesures de protection appropriées ont été établies dans chaque établissement pour veiller à ce que les trousses du PESP soient comptabilisées adéquatement et entreposées de façon sécuritaire en tout temps.

En date de septembre 2025, le PESP avait été mis en œuvre dans 13 établissements à l’échelle du pays.

En date de septembre 2025, cinq établissements disposent d’un SPS : Établissement de Drumheller, Établissement de Springhill, Établissement de Collins Bay, Établissement Drummond et Établissement de Warkworth.

2.14 Objets interdits et détection des drones

Réponses aux objets interdits et aux drones

Le SCC continue de faire face à la menace que posent les drones et l’introduction d’objets interdits en adoptant une approche multidimensionnelle, qui prévoit le recours à des pratiques de sécurité, l’utilisation d’outils technologiques, la réalisation d’activités de renseignement et l’amélioration des infrastructures. Plus précisément, cela comprend :

Outils technologiques

Mesures non technologiques de soutien à la sécurité

Le SCC poursuit ses recherches et adopte de nouvelles technologies au fur et à mesure qu’elles sont disponibles pour faciliter la détection d’objets interdits, y compris les objets interdits introduits par drones. En octobre 2024, la réglementation régissant l’utilisation des détecteurs à balayage corporel est entrée en vigueur et le SCC travaille actuellement au déploiement des systèmes. Pour compléter les mesures existantes, il a été annoncé en mars 2025 que le SCC bénéficierait d’une dérogation pour utiliser des brouilleurs de radiofréquences dans les établissements afin d’empêcher les communications non autorisées et les livraisons d’objets interdits.

D’autres innovations technologiques facilitant la détection et la saisie d’objets interdits, ainsi que les compétences et le professionnalisme des agents de première ligne, permettront au SCC de continuer à produire de meilleurs résultats, grâce à l’augmentation des saisies ou à la diminution de l’introduction d’objets interdits dans les établissements.

2.15 Sécurité du personnel

Si l’on insiste – Sécurité du personnel dans la collectivité

Agressions contre le personnel

Les agressions commises contre le personnel sont prises très au sérieux. La police peut être appelée pour toute infraction criminelle et des accusations au criminel et disciplinaires internes peuvent être portées contre les détenus. Le SCC agit rapidement pour s’assurer que des mesures sont en place pour protéger le personnel et garantir un soutien continu. 

À la fin de l’exercice 2024 à 2025, 506 incidents d’agression contre le personnel ont été signalés au cours de l’exercice, par rapport à 614 à la fin de l’exercice précédent.

Le SCC a mis en place un Protocole de protection des employés exhaustif pour faire face aux incidents dans lesquels un employé et/ou sa famille peuvent être exposés à un risque plus important que dans les conditions normales de travail. Ces lignes directrices s’appliquent à toutes les personnes employées par le SCC (les employés nommés pour une durée indéterminée ou déterminée, les employés occasionnels, les employés en détachement auprès du SCC ou les employés à temps partiel), à tout moment, et quel que soit le lieu (c’est-à-dire non seulement dans les établissements, mais aussi dans les bureaux de libération conditionnelle et les bureaux administratifs, dans les résidences, dans les espaces publics, etc.).

2.16 Visites parlementaires

Législation et considérations

En vertu de l’article 72 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (LSCMLC), tous les députés de la Chambre des communes, les sénateurs et les juges des tribunaux canadiens ont accès à tous les secteurs d’un pénitencier et peuvent rendre visite à tout détenu qui y consent.

Conformément à la LSCMLC et à son règlement d’application, les visites de parlementaires et de juges doivent être autorisées, sauf s’il existe des motifs raisonnables de croire que la visite compromettrait la sécurité de l’établissement ou la sécurité d’une personne et que des restrictions ne seraient pas suffisantes pour contrôler le risque. Seul un directeur d’établissement peut refuser ou suspendre une visite.

Le SCC a connu une augmentation du nombre de visites de parlementaires dans ses établissements et ses bureaux de libération conditionnelle. Du 1er avril 2024 à septembre 2025, le SCC a accueilli 43 visites parlementaires. Ce nombre est en augmentation par rapport aux 22 visites effectuées pendant l’exercice 2023 à 2024.

La pratique exemplaire pour les visites de dignitaires, notamment les députés, les ministres du Cabinet, les sénateurs ou les juges, consiste à faire en sorte que le directeur de l’établissement (ou un délégué) soit présent pendant la visite. Les directeurs d’établissement sont non seulement responsables de la sécurité de l’établissement et de celle des employés, des détenus et des visiteurs, mais ils connaissent également l’aménagement et la routine de l’établissement et peuvent répondre aux questions des parlementaires.

Les directeurs d’établissement peuvent également expliquer en détail le fonctionnement de leur établissement, compte tenu de leur rôle et de l’étendue de leurs connaissances, et peuvent rapidement donner suite aux renseignements de suivi demandés par un parlementaire ou par un juge lors d’une visite.

Questions et réponses

3.1 Que proposez-vous de faire pour renforcer les activités des unités d’intervention structurée?

Exemples de mesures prises

3.2 Santé mentale – Quelles mesures prendrez-vous pour améliorer la capacité des délinquants à recevoir un soutien suffisant en santé mentale? Ces mesures prévoient-elles davantage de partenariats avec des hôpitaux externes?

Transfèrement vers un hôpital de la collectivité

3.3 Surreprésentation – Quelles mesures prendrez-vous pour régler ce problème?

Articles 81 et 84

3.4 Quelles mesures prenez-vous pour vous assurer que les employés et les détenus sont à l’abri de la violence et de l’intimidation?

3.5 Qu’en est-il du cas de [Caviardé]? Quelqu’un sera-t-il tenu responsable de ce comportement?

3.6 Monsieur le Ministre, en 2022, votre prédécesseur, le ministre Mendicino, a émis des lettres de mandat aux responsables du SCC, du SCRS, de l’ASFC et de la GRC leur demandant de lutter contre le racisme systémique, la misogynie et les préjugés inconscients et de favoriser une culture d’inclusion et de respect. Pouvez-vous faire le point au comité sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de ces directives à l’échelle des organismes?

3.7 Les lettres de mandat ont également souligné la nécessité d’accroître la surveillance et la responsabilisation au sein du SCC, du SCRS, de l’ASFC et de la GRC afin de lutter contre la discrimination systémique. Quels mécanismes ont été mis en place pour surveiller et évaluer l’efficacité de ces réformes, et comment assurez-vous la transparence auprès du public et des communautés touchées?

Biographies des membres du Comité

Groupe des sénateurs indépendants

Groupe des sénateurs canadiens

Groupe progressiste du Sénat

Parti conservateur

Groupe des sénateurs indépendants (GSI)

Portrait photograph of Senator Hassan Yussuff.

Hassan Yussuff
président du Comité
Ontario

Nommé au Sénat en 2016

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S.O.
Visites récentes au SCC : 0

Portrait photograph of Senator John M. McNair.

John M. McNair
Nouveau‑Brunswick  

Nommé au Sénat en 2023

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S.O.
Visites récentes au SCC : 0


Portrait photograph of Senator Donna Dasko.

Donna Dasko
Ontario

Nommée au Sénat en 2018

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S.O.
Visites récentes au SCC : 0

Portrait photograph of Senator Marty Deacon.

Marty Deacon
Ontario

Nommée au Sénat en 2018

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S.O.
Visites récentes au SCC : 0


Portrait photograph of Senator Stan Kutcher.

Stan Kutcher
Nouvelle-Écosse

Nommé au Sénat en 2018

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S.O.
Visites récentes au SCC : 0

Portrait photograph of Senator Suze Youance.

Suze Youance
Québec – Lauzon

Nommée au Sénat en 2024

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S.O.
Visites récentes au SCC : 0 

Groupe des sénateurs canadiens (GSC)

Portrait photograph of Senator Mohammad Al Zaibak.

Mohammad Al Zaibak
(vice-président)
Ontario

Nommé au Sénat en 2024

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S.O.
Visites récentes au SCC : 0

Portrait photograph of Senator Tony Ince.

Tony Ince
Nouvelle-Écosse

Nommé au Sénat en 2025

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S.O.
Visites récentes au SCC : 0

Groupe progressiste du Sénat (GPS)

Portrait photograph of Senator Judy A. White.

Judy A. White
Terre-Neuve-et-Labrador

Nommée au Sénat en 2023

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S.O.
Visites récentes au SCC : 0

Portrait photograph of Senator Andrew Cardozo.

Andrew Cardozo
Ontario

Nommé au Sénat en 2022

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S.O.
Visites récentes au SCC : 0

Parti conservateur (PCC)

Portrait photograph of Senator Claude Carignan.

Claude Carignan
Quebec

Nommé au Sénat en 2009

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC :

  • S’est exprimé en faveur de l’ancien projet de loi C-320.
  • A récemment pris la parole contre le projet de loi S-205.

Visites récentes au SCC : 0

Portrait photograph of Senator David Richards.

David Richards
Nouveau‑Brunswick

Nommé au Sénat en 2017

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S.O.
Visites récentes au SCC : 0

Projets de loi actuels émanant d’un député qui présentent un intérêt pour le SCC :

Projet de loi S-205 Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition

Le débat en deuxième lecture se poursuit au Sénat.

Le texte modifie la LSCMLC afin d’exiger le transfèrement dans un hôpital de tout détenu souffrant de troubles mentaux invalidants; de veiller à ce que la durée de l’incarcération dans une unité d’intervention structurée ne dépasse pas 48 heures, sauf ordonnance contraire d’une cour supérieure; de permettre à des groupes communautaires et à d’autres services de soutien similaires d’assurer la prestation de services correctionnels aux personnes issues de populations défavorisées ou en situation minoritaire et de proposer des plans pour la libération de ces personnes et leur réinsertion sociale dans la collectivité; de permettre aux personnes condamnées à une période d’incarcération ou assujetties à une période d’inadmissibilité à la libération conditionnelle de demander au tribunal qui a imposé la peine de réduire cette période, lorsqu’il y a eu injustice dans l’administration de la peine.

Détails de la page

2026-02-12