Comparution devant le Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU) budget principal des dépenses de 2026-2027 28 mai 2026

Liste des acronymes
ASA
Antécédents sociaux des Autochtones
BQ
Bloc Québécois
CLCC
Commission des libérations conditionnelles du Canada
CSSI
Certificat sécurisé de statut d’Indien
DC
Directive du commissaire
DEI
Décideur externe indépendant
EED
Examen exhaustif des dépenses
EDSC
Emploi et Développement social Canada
EMR
Évaluation de la menace et des risques
ERC
Établissement résidentiel communautaire
LSCMLC
Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition
PCC
Parti conservateur du Canada
PE
Protocole d’entente
PESP
Programme d’échange de seringues dans les prisons
PLC
Parti libéral du Canada
PSSE
Permission de sortir sans escorte
RECO
Relier les esprits, créer des occasions
SCC
Service correctionnel du Canada
SCSCA
Sous-commissaire, Services correctionnels pour Autochtones
SECU
Comité permanent de la sécurité publique et nationale
SESJ
Syndicat des employés de la Sécurité et de la Justice
SMART
Programme de formation sur la maîtrise de soi et le rétablissement
SPS
Service de prévention des surdoses
TAO
Traitement par agonistes opioïdes
UIS
Unité d’intervention structurée
VHC
Virus de l’hépatite C
VIH
Virus de l’immunodéficience humaine

1. Aperçu financier

Budget principal des dépenses de 2026-2027

Explication des changements importants

L’augmentation nette de 138,0 M $ par rapport au Budget principal des dépenses de 2025 à 2026 est principalement attribuable à des fonds supplémentaires pour :

Ces augmentations sont partiellement compensées par des diminutions découlant de ce qui suit :

Tableau publié du Budget principal des dépenses

Budget des dépenses de l’organisation (en dollars) – Service correctionnel du Canada
 

Dépenses de
2024-2025

Budget principal des dépenses de 2025-2026

Dépenses à ce jour pour 2025-2026

Budget principal des dépenses de 2026-2027

Dépenses budgétaires

Crédits votés

1             

Dépenses de fonctionnement, subventions
et contributions

3 084 547 130

3 227 384 720

3 367 812 903

3 296 446 429

5

Dépenses en capital

246 251 581

337 357 217

337 357 217

382 568 067

-

Fonds renouvelable de CORCAN

0

1

1

0

Total des crédits votés

3 330 798 711

3 564 741 938

3 705 170 121

3 679 014 496

Total des crédits législatifs

269 718 706

297 787 547

312 582 379

321 559 689

Total des dépenses budgétaires

3 600 517 417

3 862 529 485

4 017 752 500

4 000 574 185

Tableau du Budget principal des dépenses du SCC
Catégorie

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

2026 à 2027

Fonctionnement

2 972 216 466 $

3 028 408 308 $

3 663 695 968 $

3 759 915 386 $

Dépenses en capital

197 572 246 $

262 742 908 $

337 357 217 $

382 568 067 $

Paiements de transfert

1 020 000 $

1 620 000 $

1 700 000 $

1 700 000 $

Recettes et autres retenues

(117 752 744 $)

(121 495 150 $)

(140 223 700 $)

(143 609 268 $)

Total

3 053 055 968 $

3 171 276 066 $

3 862 529 485 $

4 000 574 185 $

Responsabilité essentielle : Prise en charge et garde

Budget principal des dépenses
Catégorie

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

2026 à 2027

Fonctionnement

1 830 111 900 $

1 796 404 511 $

2 331 312 634 $

2 467 844 314 $

Dépenses en capital

167 200 343 $

220 462 070 $

268 264 976 $

321 614 857 $

Paiements de transfert

120 000 $

620 000 $

200 000 $

200 000 $

Recettes et autres retenues

0 $

0 $

0 $

0 $

Total

1 997 432 243 $

2 017 486 581 $

2 599 777 610 $

2 789 659 171 $

Responsabilité essentielle : Interventions correctionnelles

Budget principal des dépenses
Catégorie

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

2026 à 2027

Fonctionnement

588 857 076 $

616 615 852 $

665 165 624 $

682 567 267 $

Dépenses en capital

1 006 087 $

17 344 717 $

39 404 692 $

26 743 788 $

Paiements de transfert

900 000 $

500 000 $

642 857 $

642 857 $

Recettes et autres retenues

(113 809 344 $)

(117 551 750 $) 

(136 280 300 $)

(139 665 868 $)

Total

476 953 819 $

516 908 819 $

568 932 873 $

570 288 044 $

Responsabilité essentielle : Surveillance dans la collectivité

Budget principal des dépenses
Catégorie

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

2026 à 2027

Fonctionnement

171 746 424 $

186 446 592 $

227 688 004 $

227 549 207 $

Dépenses en capital

5 832 622 $

832 825 $

1 451 726 $

1 670 000 $

Paiements de transfert

0 $

500 000 $

857 143 $

857 143 $

Recettes et autres retenues

0 $

0 $

0 $

0 $

Total

177 579 046 $

187 779 417 $

229 996 873 $

230 076 350 $

Responsabilité essentielle : Services internes

Budget principal des dépenses
Catégorie

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

2026 à 2027

Fonctionnement

381 501 066 $

428 941 353 $

439 529 706 $

381 954 598 $

Dépenses en capital

23 533 194 $

24 103 296 $

28 235 823 $

32 539 422 $

Paiements de transfert

0 $

0 $

0 $

0 $

Recettes et autres retenues

(3 943 400 $)

(3 943 400 $)

(3 943 400 $)

(3 943 400 $)

Total

401 090 860 $

449 101 249 $

463 822 129 $

410 550 620 $

2. Notes sur les sujets d’actualité

2.1 Examen exhaustif des dépenses

Si l’on insiste – Patrouille motorisée

Si l’on insiste – Bibliothécaires

Si l’on insiste – Études postsecondaires

Si l’on insiste – CÉGEP

Si l’on insiste – Réaménagement des effectifs

Si l’on insiste – Coordonnateurs des services d’emploi dans la collectivité

Si l’on insiste – Équipes canines

2.2 Objets interdits et détection des drones

Brouillage

Réponses aux objets interdits et aux drones

Statistiques

2.3 Sécurité du personnel

Établissement de Springhill

Agressions contre le personnel

2.4 Évasions

Sécurité minimale

Enjeu

Les mesures de sécurité en place dans un établissement tiennent compte du degré de contrôle requis pour maintenir l’ordre dans l’établissement et protéger les membres du personnel, les détenus et le grand public.

Le SCC prend au sérieux les risques d’évasion. Un certain nombre de pratiques opérationnelles sont en place pour prévenir les évasions, et le SCC explore régulièrement des outils de sécurité novateurs pour améliorer sa capacité à limiter et à prévenir les évasions. Les mesures exactes et les caractéristiques de conception utilisées à un endroit précis ne peuvent pas être divulguées pour des raisons de sûreté et de sécurité.

Les détenus qui se sont évadés d’établissements fédéraux représentent environ 0,1 % de la population carcérale totale en 2025-2026. Bien que le nombre d’évasions fluctue d’une année à l’autre, les efforts visant à accroître la sécurité active, à encourager les interactions positives entre les employés et les détenus, à améliorer la qualité de l’évaluation des risques et à garantir des pratiques efficaces de gestion des cas ont eu une incidence positive sur la réduction du nombre d’évasions.

Procédures à suivre après l’appréhension d’un détenu

Après l’appréhension d’un détenu qui s’est évadé ou qui était illégalement en liberté, le détenu sera placé dans un établissement du niveau de sécurité approprié dans la région où il a été arrêté. La région dans laquelle le détenu est appréhendé ou renvoyé est responsable de la détermination du placement pénitentiaire et du niveau de sécurité. Les procédures de réadmission peuvent différer d’une région à l’autre.

Les délinquants qui s’évadent peuvent faire l’objet d’accusations criminelles en vertu de l’article 145 du Code criminel. En outre, en vertu de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (LSCMLC), les délinquants peuvent être accusés d’une infraction disciplinaire pour des actes posés dans le but de s’évader ou d’aider un autre délinquant à s’évader. En plus des accusations disciplinaires potentielles, le SCC envisagera une réévaluation de la cote de sécurité du délinquant.

Nombre d’évasions

L'exercice financier

2012 à 
2013

2013 à 
2014

2014 à 
2015

2015 à 
2016

2016 à 
2017

2017 à 
2018

2018 à 
2019

2019 à 
2020

2020 à 
2021

2021 à
2022

2022 à 
2023

2023 à 
2024

2024 à 
2025

2025 à 
2026

Nombre total de délinquants

24

13

15

18

11

17

16

12

11

5

11

10

19

12

2.5 Mises en liberté injustifiées

Custer

2.6 Délinquants radicalisés

Ashton Larmond

Enjeu

Le délinquant qui bénéficie d'une libération d'office doit purger le dernier tiers de sa peine de ressort fédéral dans la collectivité, où il est soumis à une surveillance et à certaines conditions. Les délinquants purgeant une peine d’emprisonnement à perpétuité ou une peine d’emprisonnement d’une durée indéterminée ne sont pas admissibles à la libération d’office.

Comme forme de libération conditionnelle, la libération d’office vise à aider les délinquants à devenir des citoyens respectueux des lois en leur offrant des interventions, un soutien, des programmes et les mesures de contrôle dont ils ont besoin pour minimiser le risque qu’ils commettent de nouvelles infractions. Étant donné qu’il existe toujours un risque de récidive associé à la mise en liberté d’un délinquant, la surveillance permet d’assurer le soutien et le contrôle de la réinsertion sociale d’un délinquant, minimisant par le fait même son risque de récidive.

Avant le retour d’un délinquant dans la collectivité, il y a une longue période de planification prélibératoire; c’est le cas même lorsque le délinquant doit être libéré après avoir purgé la totalité de sa peine. Les agents de libération conditionnelle travaillent avec les délinquants et, le cas échéant, avec des organismes communautaires pour s’assurer qu’un plan est en place pour favoriser le retour en toute sécurité du délinquant dans la collectivité.

La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) peut imposer une condition d’assignation à résidence dans un établissement résidentiel communautaire (ERC) ou un centre psychiatrique si elle croit qu’à défaut d’imposer une telle condition, le délinquant présentera un risque inacceptable pour la société en commettant, avant l’expiration de sa peine conformément à la loi, une infraction visée à l’annexe I de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (infractions de nature violente) ou une infraction prévue aux articles 467.11, 467.12 ou 467.13 du Code criminel (infractions liées aux organisations criminelles). La libération d’office assortie d’une condition d’assignation à résidence est la forme de mise en liberté la plus restrictive. Le niveau de surveillance accru permet une mise en liberté plus structurée et plus contrôlée, notamment une surveillance quotidienne et des interventions rapides pour gérer l’augmentation du risque et empêcher toute possibilité de récidive ou de violation d’une condition.

Lorsqu’il est établi que le risque que présente un délinquant ne peut être géré adéquatement dans la collectivité, le Service correctionnel du Canada (SCC) a le pouvoir de renvoyer le cas à la CLCC en vue d’un maintien en détention. Ce processus vise à maintenir en établissement les délinquants à risque élevé au-delà de leur date de libération d’office (soit après les deux tiers de leur peine). La CLCC détient l’autorité exclusive d’ordonner une telle détention, afin d’assurer la protection du public lorsqu’il existe des motifs raisonnables de croire que le délinquant commettra une infraction grave avant l’expiration de sa peine.

La protection de la société est le facteur prépondérant à prendre en considération lorsque le risque que présente le délinquant change. Lorsque toutes les autres mesures possibles pour gérer le délinquant en toute sécurité dans la collectivité ont été épuisées, la libération d’office du délinquant sera suspendue par le SCC, ce qui entraînera sa réincarcération. La CLCC peut, au bout du compte, révoquer la liberté du délinquant.

2.7 Mise en liberté sous condition

Statistiques

Sur les 7 199 délinquants qui ont bénéficié d’une semi-liberté ou d’une libération conditionnelle totale pendant au moins un jour au cours de l’exercice, 0,3 % ont été condamnés pour une infraction avec violence commise sous surveillance et 1 % pour une infraction sans violence commise sous surveillance.

Entre les exercices 2020-2021 et 2025-2026 :

Depuis 2021-2022, la taille de la population carcérale a connu une hausse constante. À la fin de l’exercice 2025-2026, la population carcérale avait atteint son plus haut niveau au cours des 20 dernières années, avec un total de 15 782 délinquants sous garde, ce qui représente une hausse de 12,6 % au cours des 20 dernières années.

Au cours des dix dernières années (de 2016-2017 à 2025-2026), la population totale des délinquants sous surveillance dans la collectivité a augmenté de 2,5 %. Au cours des 20 dernières années, le taux de femmes sous garde a doublé, et les établissements ont actuellement atteint ou surpassé la capacité pondérée.

2.8 Permissions de sortir sans escorte – délinquant Ray

PSSE

2.9 Cotes de sécurité et transfèrements

Cotes de sécurité

Transfèrement de détenus

Cotes de sécurité

Tous les détenus admis dans un établissement correctionnel fédéral sont soumis à un processus exhaustif d’évaluation et d’aiguillage afin de déterminer leurs besoins en matière de programmes et de sécurité, ce qui peut comprendre des considérations relatives à la santé, ainsi que des évaluations liées aux programmes correctionnels, à l’emploi et à l’éducation.

En ce qui concerne l’établissement de la cote de sécurité initiale et la réévaluation subséquente de la cote de sécurité, le SCC se sert d’instruments d’évaluation fondés sur des données probantes et se fie au jugement professionnel du personnel spécialisé et aux évaluations psychologiques, s’il y a lieu.

Les facteurs suivants sont pris en compte pour l’attribution d’une cote de sécurité à chaque détenu :

  1. la gravité de l’infraction commise par le détenu;
  2. toute accusation en instance contre lui;
  3. son rendement et sa conduite pendant qu’il purge sa peine;
  4. ses antécédents sociaux et criminels, y compris ses antécédents comme jeune contrevenant s’ils sont disponibles, et le fait qu’il a été déclaré délinquant dangereux en vertu du Code criminel;
  5. toute maladie physique ou mentale ou tout trouble mental dont il souffre;
  6. sa propension à la violence;
  7. son implication continue dans des activités criminelles.

Conformément à la politique, le SCC doit réévaluer la cote de sécurité des détenus possédant une cote de sécurité moyenne et maximale au moins tous les deux ans. Une réévaluation de la cote de sécurité doit être réalisée à la suite d’un événement important (p. ex. un incident grave, une évasion, etc.). Les antécédents sociaux des Autochtones propres aux détenus autochtones sont également pris en compte dans le processus de détermination des cotes de sécurité des détenus.

Placements et transfèrements

L’article 28 de la LSCMLC exige que le SCC s’assure, dans la mesure du possible, que le pénitencier dans lequel est incarcéré un détenu constitue un milieu où seules existent les restrictions les moins privatives de liberté pour celui-ci, compte tenu des éléments suivants :

  1. le degré de garde et de surveillance nécessaire à la sécurité du public, à celle du pénitencier, des personnes qui s’y trouvent et du détenu;
  2. la facilité d’accès à la collectivité à laquelle il appartient, à sa famille et à un milieu culturel et linguistique compatible;
  3. l’existence de programmes et de services qui lui conviennent et sa volonté d’y participer ou d’en bénéficier.

Nous évaluons chaque situation individuellement en recueillant des renseignements et en tenant compte de la nature de l’infraction, et nous avons recours à des interventions correctionnelles dans nos établissements afin de favoriser la sécurité et de faciliter la réhabilitation du délinquant. Chaque délinquant est soumis à une évaluation pour déterminer le placement pénitentiaire le plus approprié, laquelle tient compte de tout facteur de risque, de la nature de l’infraction, des besoins en matière de programmes, des préoccupations liées à la santé physique ou mentale et des interventions en matière de réhabilitation requises pour assurer la sécurité du délinquant ainsi que celle des autres délinquants et du personnel travaillant dans l’établissement.

La sécurité de tous les délinquants dans nos établissements est une priorité pour nous; c’est pourquoi nous gérons les populations carcérales en veillant à ce que les délinquants, y compris les délinquants de diverses identités de genre, se trouvent dans un environnement qui correspond à leurs besoins en matière de sécurité et qui facilite la participation aux interventions correctionnelles, afin de veiller à ce que des progrès soient réalisés en vue de leur réhabilitation et de leur réinsertion dans la collectivité.

Un détenu peut être transféré d’un établissement à un autre pour diverses raisons, notamment après la réévaluation de sa cote de sécurité. Tous les transfèrements de détenus vers un établissement à sécurité moindre n’ont lieu que lorsque le SCC a dûment pris en considération les questions liées à la sécurité du public, au degré de surveillance et de contrôle nécessaire dans l’établissement et au risque d’évasion.

À mesure que les détenus progressent dans le système correctionnel vers des niveaux de sécurité inférieurs et acquièrent une plus grande liberté de déplacement au sein de l’établissement, les programmes et les activités sont adaptés pour refléter plus étroitement les conditions que le détenu est susceptible de rencontrer une fois qu’il est mis en liberté dans la collectivité. Un transfèrement vers un établissement à sécurité minimale permet au détenu de profiter d’une plus grande autonomie pour se préparer à sa réinsertion sociale en toute sécurité.

2.10 Services et notifications aux victimes

Projet de loi S-12

Contexte

La LSCMLC reconnaît que les victimes d’actes criminels ont un rôle important à jouer dans le système de justice pénale. Elle permet aux victimes de recevoir des renseignements sur le délinquant qui leur a causé du tort et de participer au processus correctionnel ainsi qu’au processus de mise en liberté sous condition à l’échelle fédérale. En vertu de la LSCMLC, les personnes qui répondent à la définition de « victime » ont le droit de recevoir, si elles en font la demande, des renseignements sur le délinquant qui ne sont pas autrement accessibles au public. Cela comprend le nom du délinquant, les infractions pour lesquelles il a été reconnu coupable, le tribunal qui l’a condamné, la date de début et la durée de sa peine, ses dates d’admissibilité à des permissions de sortir et à la libération conditionnelle et les dates d’examen qui s’y rattachent.

D’autres renseignements discrétionnaires, comme le nom et l’emplacement de l’établissement correctionnel où le délinquant est détenu, peuvent être divulgués à une victime lorsque le commissaire du SCC détermine que l’intérêt de la victime à recevoir ces renseignements l’emporte sur l’atteinte potentielle à la vie privée du délinquant. Elles peuvent aussi demander de recevoir régulièrement des avis de changement, par exemple lorsqu’un délinquant sous responsabilité fédérale est transféré dans un autre établissement fédéral ou provincial, y compris un avis préalable de transfèrement vers un établissement à sécurité minimale ou un pavillon de ressourcement.

Le SCC peut également fournir aux victimes inscrites des renseignements sur les progrès du délinquant concernant l’atteinte des objectifs de son Plan correctionnel à des moments précis de sa peine. De plus, afin d’assurer la sécurité publique, le SCC fournit aux victimes certains types de renseignements au moment de certaines mises en liberté, comme la date de mise en liberté du délinquant, sa destination (en précisant si le délinquant se trouvera à proximité de la victime pendant son déplacement vers cette destination), les conditions de la mise en liberté du délinquant et une photographie récente de ce dernier. Ce type d’information permet aux victimes de prendre des décisions éclairées concernant leur sécurité, ce qui maintient leur droit à la protection.

Le SCC encourage les victimes à fournir une déclaration sur les conséquences de l’acte criminel, l’incarcération et la mise en liberté des délinquants et sur les effets que celles-ci continuent d’avoir sur leur vie. Ces déclarations peuvent comprendre des renseignements pertinents sur le délinquant de même que les préoccupations que la victime pourrait avoir au sujet de sa sécurité et des demandes de conditions. C’est la principale façon dont les victimes exercent leur droit à la participation dans le cadre du processus correctionnel et de mise en liberté sous condition. Les victimes peuvent mettre à jour ces déclarations à tout moment, et les équipes de gestion de cas des délinquants sont tenues par la politique d’examiner et de prendre en compte toute déclaration figurant au dossier. Par souci d’équité procédurale, le SCC explique aux victimes que leurs déclarations sont communiquées au délinquant.

Pour obtenir des renseignements sur le délinquant sous responsabilité fédérale qui leur a causé du tort, les victimes doivent s’inscrire auprès du SCC ou de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC). La procédure d’inscription permet au SCC de confirmer que le demandeur répond à la définition d’une victime avant de lui communiquer des renseignements protégés au sujet du délinquant. Le SCC fournit de l’information aux victimes en fonction de leurs préférences. Les renseignements peuvent être fournis par téléphone, par la poste ou par voie électronique par l’intermédiaire de notre Portail des victimes sécurisé, accessible en ligne en tout temps.

2.11 Programme mère-enfant

Contexte

Le Programme mère-enfant en établissement a été mis à l’essai en 1996, puis pleinement mis en œuvre dans tous les établissements pour femmes en 2001. Le programme vise à renforcer le lien entre les mères et leurs enfants en les gardant ensemble, lorsque cela est approprié, et en offrant un environnement de soutien qui contribue à la stabilité et à la continuité des relations.

Le volet avec cohabitation du Programme mère-enfant permet aux enfants d’habiter à temps partiel ou à temps plein avec leur mère. Ce volet est offert dans tous les établissements pour femmes, y compris au pavillon de ressourcement, et la participation est assujettie à la capacité d’accueil de l’établissement. En date du 7 mai 2026, trois enfants participaient au volet avec cohabitation du programme, dont deux à temps plein et un à temps partiel.

L’intérêt de l’enfant prévaut dans toutes les décisions relatives à la participation à ce programme. On prend notamment en compte le bien-être physique, émotionnel et spirituel de l’enfant, de même que la sécurité de l’établissement, dans toutes les activités.

Depuis sa mise en œuvre, près de 200 enfants ont participé au Programme mère-enfant.

D’autres services favorisant les liens affectifs entre les mères et leurs enfants sont accessibles à toutes les délinquantes dans le cadre du Programme mère-enfant. Ces services comprennent des visites en personne et par vidéoconférence, du counseling, des services d’éducation, du soutien juridique et de médiation, des programmes de lecture, des permissions de sortir avec escorte pour assister à des activités axées sur l’enfant et des services prénataux et postnataux.

Un nouvel outil de suivi a été mis en œuvre en avril 2025 pour recueillir des données sur la participation au programme, y compris les services favorisant les liens affectifs, en assurer le suivi et en faire rapport.

Sécurité des enfants participant au Programme mère-enfant

Il y a des protocoles en place qui prévoient des critères d’admissibilité stricts pour la participation au programme, y compris une évaluation du bien-être de l’enfant effectuée par les services d’aide à l’enfance et à la famille provinciaux ou territoriaux, ainsi que des vérifications visant à garantir que les personnes résidant dans l’unité résidentielle du Programme mère-enfant n’ont pas été déclarées coupables d’une infraction commise à l’endroit d’un enfant. Les mères ayant une cote de sécurité maximale ne sont pas admissibles au volet avec cohabitation à temps plein ou à temps partiel du Programme mère-enfant, mais peuvent profiter d’autres services qui leur permettent de nouer des liens avec leurs enfants.

2.12 Délinquants de diverses identités de genre

Statistiques

À la fin de l’exercice 2024-2025, les personnes de diverses identités de genre représentaient moins de 1 % (0,83 %) de la population carcérale totale du SCC.

De 2017-2018 à 2024-2025, le SCC a reçu 129 demandes de personnes de sexe masculin à la naissance qui souhaitaient être placées ou transférées dans un établissement pour femmes. Ces demandes sont provenues de 57 personnes :

En date d’octobre 2025, 90 femmes s’identifiant comme transgenres étaient incarcérées dans des établissements du SCC : 73 étaient logées dans un établissement pour hommes (81 %) et 17 dans un établissement pour femmes (19 %).

État actuel

En mai 2022, le SCC a publié la Directive du commissaire (DC) 100 : Délinquants de diverses identités de genre. Cette directive fournit une orientation politique générale alignée sur les modifications apportées à l’article 2 de la Loi canadienne sur les droits de la personne et à l’alinéa 4g) de la LSCMLC.

Cette politique aide le personnel à répondre aux besoins des personnes de diverses identités de genre et renforce l’obligation légale du SCC de prendre des mesures d’adaptation.

2.13 Réduction des méfaits

Programme d’échange de seringues dans les prisons

Service de prévention des surdoses

Contexte

Le taux de prévalence de la consommation problématique d’alcool et de substances à long terme lors de l’admission dans un établissement fédéral est évalué à 66 % chez les hommes et à 61,6 % chez les femmes; ces taux sont plus élevés chez les hommes et les femmes autochtones (85,2 % et 85,7 % respectivement). Des recherches menées par le SCC montrent qu’au moment de l’évaluation, environ la moitié (49,6 %) des délinquants de sexe masculin nouvellement admis ont indiqué avoir un problème de consommation de substances, et que la majorité (55,5 %) avait des troubles mentaux concomitants.

Près de 20 % à 22 % des hommes et de 27 % à 29 % des femmes déclarent avoir consommé des drogues par injection au cours de leur vie.

Une étude a révélé que les personnes qui s’injectent des drogues étaient dix fois plus susceptibles de contracter le virus de l’hépatite C (VHC) en détention. De toutes les nouvelles infections de VHC, 47 % étaient associées à la consommation de drogues injectables. 

Services de traitement de la consommation de substances au SCC

L’approche du SCC en matière de consommation de substances est en train de passer d’un modèle principalement axé sur la stabilisation et la réduction des risques à une approche plus globale, axée sur la santé, qui renforce les services de prévention, de réduction des méfaits, de traitement et de continuité des soins. Le SCC a élaboré et mis en œuvre la Stratégie nationale sur les drogues et autres substances, qui reconnaît la consommation de substances comme un problème de santé et favorise la collaboration interdisciplinaire entre le personnel des Services de santé, le personnel de la gestion des cas et le personnel opérationnel, afin de réduire au minimum les méfaits liés à la consommation de substances. Elle consiste notamment à améliorer le dépistage précoce, à élargir le soutien à la réduction des méfaits pour traiter un plus large éventail de substances, à accroître l’accès au counseling en toxicomanie et aux programmes de traitement spécialisés, et à améliorer la planification de la mise en liberté et les partenariats communautaires pour soutenir un rétablissement durable et réduire les surdoses, les rechutes et la récidive.

Pour les personnes qui ne sont pas prêtes à arrêter de consommer des substances, la réduction des méfaits demeure un élément important des soins. Les mesures de réduction des méfaits du SCC comprennent le traitement par agonistes opioïdes (TAO), le Programme d’échange de seringues dans les prisons (PESP), le Service de prévention des surdoses (SPS), le programme de formation sur la maîtrise de soi et le rétablissement (SMART) et d’autres services de soutien par les pairs et de réduction des méfaits (p. ex. vaporisateur nasal de naloxone). Ces mesures sont conformes à la Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances du gouvernement fédéral et aux recommandations de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, qui considèrent la consommation de substances comme un problème de santé.

Afin de garantir la sécurité du personnel, des détenus et de l’établissement, une évaluation de la menace et des risques (EMR) est effectuée pour examiner toutes les demandes de participation au PESP. Les EMR évaluent les facteurs qui pourraient poser un danger pour la gestion d’un détenu, la sécurité d’autres personnes et la sécurité d’une unité opérationnelle. Il s’agit du même modèle que celui utilisé pour la distribution des EpiPens® et des aiguilles à insuline. Des mesures de protection appropriées ont été établies dans chaque établissement pour veiller à ce que les trousses du PESP soient comptabilisées adéquatement et entreposées de façon sécuritaire en tout temps.

En date de février 2026, le PESP avait été mis en œuvre dans 13 établissements à l’échelle du pays. En date de février 2026, le SPS était offert dans 5 établissements : l’Établissement de Drumheller, l’Établissement de Springhill, l’Établissement de Collins Bay, l’Établissement Drummond et l’Établissement de Warkworth.

Dans le cadre de ces efforts, le SCC modernise également son formulaire afin d’assurer une prescription plus sûre et fondée sur des données probantes et de réduire l’abus et le détournement de médicaments à risque élevé. Depuis le 1er octobre 2025, le SCC a adopté la buprénorphine injectable à action prolongée (Sublocade) comme traitement de première intention pour les troubles liés à la consommation d’opioïdes, a désigné la méthadone comme médicament couvert sans restriction de deuxième ligne et a fait passer la buprénorphine-naloxone (Suboxone) quotidienne au statut de médicament hors pharmacopée après une période d’élimination progressive de six mois. Ces changements fondés sur des données probantes renforcent la qualité et l’uniformité du traitement par agonistes opioïdes dans tous les établissements, et les mises à jour prévues du formulaire en 2026 appliqueront la même approche à d’autres médicaments présentant un risque de détournement ou d’abus. 

2.14 Normes d’emploi

Contexte

Bien que les Normes nationales de déploiement des agents correctionnels soient respectées, les besoins en personnel peuvent varier en fonction de nombreux facteurs, comme la période de l’année, l’absentéisme et les exigences opérationnelles, ce qui peut entraîner des écarts nécessitant des ajustements quotidiens. Dans certains cas, ces situations entraînent le recours à des heures supplémentaires pour maintenir la sécurité et la continuité des opérations. Le SCC continue de travailler avec ses partenaires syndicaux pour explorer des solutions, renforcer la coopération et faciliter le retour au travail des employés compétents, notamment au moyen de plans de réintégration.

2.15 Surreprésentation des délinquants autochtones

Progrès réalisés

Article 81
Article 84
Aînés et conseillers spirituels
Stratégie holistique Anijaarniq ciblant les Inuits et groupe de travail connexe

Contexte

Bien que les décisions relatives à la détermination de la peine ne relèvent pas du champ de compétence du SCC, le Service influe sur le temps que les délinquants autochtones passent en détention en offrant des programmes et des interventions adaptés à leur culture afin de réduire les risques qu’ils présentent, de leur offrir une réhabilitation efficace et de favoriser la réussite de leur réinsertion sociale. Le SCC s’engage à apporter des changements importants pour améliorer les résultats en matière de réinsertion sociale des délinquants autochtones d’une manière significative. Notamment, le pourcentage de libérations discrétionnaires pour les délinquants autochtones a augmenté, passant de 35,9 % en 2021 2022 à 42,4 % en 2024-2025. Le SCC a mis en place de nombreuses initiatives visant à remédier aux facteurs systémiques qui ont contribué à la surreprésentation des Autochtones, notamment :

Changements dans les établissements et la structure
Réinsertion sociale et soutien dans la collectivité
Programmes adaptés à la culture
Pavillons de ressourcement et établissements visés à l’article 81
Formation et soutien du personnel

2.16 Unités d’intervention structurées

Progrès réalisés

Contexte

Le projet de loi C-83 a reçu la sanction royale le 21 juin 2019 et est entré en vigueur le 30 novembre 2019. Une partie de ce projet de loi visait à éliminer l’isolement préventif et disciplinaire et à créer des UIS faisant l’objet d’une surveillance externe indépendante.

Au 31 mars 2026, environ 14 416 cas ont été renvoyés à des décideurs externes indépendants (DEI) en vue d’un examen des « conditions de détention ». Parmi les cas examinés (8 418), les DEI ont conclu dans 83 % des cas que le SCC avait pris toutes les mesures raisonnables pour offrir aux détenus des possibilités de passer quatre heures à l’extérieur de leur cellule, dont deux heures d’interaction avec d’autres personnes. Dans les autres décisions, les DEI ont formulé des recommandations au SCC ou ont exigé que le détenu soit transféré hors de l’UIS.

Résultats

À la fin de l’exercice 2025-2026 :

3. Biographies des membres du Comité

Parti libéral :

Parti conservateur :

Bloc Québécois :

Parti libéral du Canada (PLC)

Portrait photograph of Hon. Jean-Yves Duclos.

L’honorable Jean-Yves Duclos
(président du Comité)
Centre-du-Québec (Québec)

Élu au Parlement en 2015

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S. O.

Visites récentes au SCC : S. O.

 

 

 

Portrait photograph of Sima Acan

Sima Acan
Oakville-Ouest (Ontario)

Élue au Parlement en 2025

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S. O.

Visites récentes au SCC : S. O.

Portrait photograph of Anthony Housefather

Anthony Housefather
Mont-Royal (Québec)

Élu au Parlement en 2015

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S.O.

Visites récentes au SCC : S.O.

Portrait photograph of Hon. Ali Ehsassi

L’honorable Ali Ehsassi
Willowdale (Ontario) 

Élu au Parlement en 2015

Secrétaire parlementaire du président du Conseil privé du Roi pour le Canada et ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, des Affaires intergouvernementales et de l’Unité de l’économie canadienne (Commerce Canada–États-Unis) (Secrétaire parlementaire)

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S. O.

Visites récentes au SCC : S. O.

 

Portrait photograph of Jacques Ramsay

Jacques Ramsay
La Prairie–Atateken (Québec)

Élu au Parlement en 2025

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC :

  • Il s’est prononcé en faveur du projet de loi C-48 et de ses efforts pour renforcer les règles contre les récidivistes.

Visites récentes du SCC : Visite de l’Établissement de Cowansville en février 2026, alors que la question du cégep retenait l’attention. 

Portrait photograph of Amandeep Sodhi

Amandeep Sodhi
Brampton-Centre (Ontario)

Élue au Parlement en 2025

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S.O.

Visites récentes au SCC : S.O.

Parti conservateur du Canada (PCC)

Portrait photograph of Frank Caputo

Frank Caputo
(vice-président)
Kamloops – Thompson – Nicola (Colombie-Britannique)

Contexte :

Élu au Parlement en 2021

Il a récemment soulevé des questions concernant :

  • la façon dont le SCC classe et transfère les détenus;
  • l’avis public lorsqu’un délinquant est mis en liberté dans la collectivité;
  • la proximité de certains délinquants avec le Programme mère-enfant.

Visites récentes au SCC : 3

  • Établissement d’Edmonton
  • Établissement de la vallée du Fraser pour femmes
  • Village de guérison Kwìkwèxwelhp

 

Portrait photograph of Chak Au

Chak Au
Richmond-Centre – Marpole
(Colombie-Britannique)

Élu au Parlement en 2025

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S. O.

Visites récentes au SCC : S. O.

Portrait photograph of Dane Lloyd

Dane Lloyd
Parkland (Alberta)

Élu au Parlement en 2017

Il a soulevé des questions concernant :

  •  la façon dont le SCC classe et transfère les détenus;
  • l’ancienne formulation du projet de loi C-83, à savoir « les moins privatives de liberté ».
  • Il s’est récemment prononcé contre le transfèrement de Dellen Millard lors du débat sur son projet de loi d’initiative parlementaire C-236, soulignant que le délinquant n’a jamais divulgué où se trouvait le corps de l’une de ses victimes.

Visites récentes au SCC : 0

Portrait photograph of Rhonda Kirkland

Rhonda Kirkland
Oshawa (Ontario)

Élue au Parlement en 2025

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC :

  • Elle a déposé une motion visant l’étude de la permission de sortir avec escorte de Darren Ray.

Visites récentes au SCC : Visite de l’Établissement de la vallée du Fraser pour femmes le 2 janvier 2026. Au cours de cette visite, la députée s’est concentrée sur la façon dont les délinquantes de diverses identités de genre sont classées et transférées et sur le nombre d’agressions commises par elles.

Bloc Québécois (BQ)

Portrait photograph of Claude DeBellefeuille

Claude DeBellefeuille
(vice-présidente)
Beauharnois – Salaberry – Soulanges – Huntingdon (Québec)

Élue au Parlement en 2019

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S. O.

Visites récentes au SCC : S’est récemment rendue à l’Établissement de Port-Cartier en janvier 2026 et a soulevé des préoccupations concernant le manque de personnel travaillant pour assurer la sécurité de l’établissement en raison d’un processus de recrutement difficile. Elle a également soulevé des préoccupations au sujet des retards dans le déploiement des détecteurs à balayage corporel et des brouilleurs de signaux.

4. Projets de loi actuels qui présentent un intérêt pour le SCC

Projet de loi C-16, Loi modifiant certaines lois en matière pénale et correctionnelle (protection de l’enfance, violence fondée sur le sexe, délais et autres mesures)

À l’étude en comité à la Chambre des communes

Le texte modifie également la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition pour, notamment, améliorer la communication de renseignements aux victimes et aux autres éléments du système de justice pénale et prévoir la possibilité pour la victime de présenter une déclaration dans certaines circonstances.

Projet de loi S-205, Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition

En attente d’une première lecture à la Chambre des communes

Ce texte modifie la LSCMLC afin d’exiger que, si un détenu souffre de troubles mentaux invalidants, il soit transféré dans un hôpital; de veiller à ce qu’une ordonnance du tribunal soit requise pour les transfèrements dans des UIS dont la durée dépasse 48 heures; de permettre à des groupes communautaires et à d’autres services de soutien similaires d’assurer la prestation de services correctionnels aux personnes issues de populations défavorisées ou en situation minoritaire et de proposer des plans pour la libération de ces personnes et leur réintégration dans la collectivité; de permettre aux personnes condamnées à une période d’incarcération ou assujetties à une période d’inadmissibilité à la libération conditionnelle de demander au tribunal qui a imposé la peine de réduire cette période, lorsqu’il y a eu injustice dans l’administration de la peine.

Projet de loi C-221, Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (communication de renseignements à la victime)

À l’étude en comité à la Chambre des communes

Le texte modifie la LSCMLC afin de prévoir que les renseignements communiqués à la victime d’une infraction concernant les dates d’admissibilité et d’examen applicables au délinquant relativement aux permissions de sortir, aux placements à l’extérieur, aux libérations conditionnelles ou aux libérations d’office comprennent une explication sur la manière dont ces dates ont été déterminées.

Projet de loi C-232, Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (délinquants ayant une cote de sécurité maximale)

À l’étape de la deuxième lecture à la Chambre des communes

Le texte modifie la LSCMLC afin de prévoir que les détenus qui ont été déclarés délinquants dangereux ou déclarés coupables de plus d’un meurtre au premier degré doivent se voir attribuer la cote de sécurité maximale et être incarcérés dans un pénitencier à sécurité maximale ou dans un secteur à sécurité maximale d’un pénitencier.

Projet de loi C-235, Loi modifiant le Code criminel (prolongation du délai préalable à la libération conditionnelle)

À l’étude en comité à la Chambre des communes

Le texte modifie le Code criminel afin de prévoir que la personne déclarée coupable de l’enlèvement, de l’agression sexuelle et du meurtre de la même personne – au vu des mêmes faits – reçoit une peine d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant l’accomplissement de vingt-cinq à quarante ans de la peine, selon la décision du juge qui préside le procès après considération de toute recommandation formulée par le jury, le cas échéant.

Projet de loi C-236, Loi modifiant le Code criminel, la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et la Loi sur le prisons et les maisons de correction

À l’étude en comité à la Chambre des communes

Le texte modifie le Code criminel pour que le refus d’une personne déclarée coupable de certaines infractions de révéler aux personnes en autorité des renseignements concernant l’emplacement d’un corps ou de restes humains soit considéré comme une circonstance aggravante aux fins de la détermination de la peine et comme un motif pour retarder la libération conditionnelle. Il modifie également la LSCMLC et la Loi sur les prisons et les maisons de correction pour qu’un tel refus soit ajouté aux éléments à considérer dans la prise de certaines décisions sous le régime de ces lois.

Projet de loi C-240, Loi modifiant le Code criminel, apportant des modifications connexes à la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et modifiant la Loi réglementant certaines drogues et autres substances

À l’étape de la deuxième lecture à la Chambre des communes

Le texte modifie le Code criminel afin de prévoir que le tribunal peut, par ordonnance, en plus de toute peine d’emprisonnement infligée pour une infraction, intimer aux délinquants de prendre des mesures pendant leur période de détention, dont la participation à des programmes d’éducation, de formation ou de traitement.

Il apporte également des modifications connexes à la LSCMLC afin, notamment, de prévoir que les objectifs liés aux programmes que les délinquants peuvent être tenus de suivre durant leur période de détention sont inclus dans le plan correctionnel élaboré par le directeur de l’établissement où ils sont sous garde et de prévoir que les évaluations dont les commissions de libération conditionnelle tiennent compte lorsqu’elles décident si elles autorisent ou non une libération conditionnelle doivent inclure des renseignements sur les progrès accomplis par les délinquants relativement aux mesures qu’ils étaient tenus de prendre.

Finalement, le texte modifie la Loi réglementant certaines drogues et autres substances afin de prévoir qu’un tribunal qui impose une peine à une personne déclarée coupable de trafic de fentanyl doit considérer qu’il y a circonstance aggravante si les quantités trafiquées sont révélatrices d’un trafic à grande échelle.

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2026-09-02