Exercice Athéna : augmenter les capacités d’intervention au Canada en cas d’incident impliquant des liquides inflammables transportés par train

Document d'information

Le 24 février 2017

Les 25 et 26 février 2017, Transports Canada et Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC), une agence relevant du ministère de la Défense nationale, effectueront l’Exercice Athéna, un exercice sur le terrain conçu pour améliorer les capacités d’intervention du Canada en cas d’incident impliquant un train transportant des liquides inflammables, comme du pétrole brut.

Dans le cadre de l’Exercice Athéna, le gouvernement du Canada a mis sur pied un forum unique pour les spécialistes de l’industrie pétrolière et ferroviaire ainsi que les premiers intervenants, qui les aidera à améliorer l’efficacité des interventions en cas d’incident impliquant des trains transportant des liquides inflammables.

L’exercice s’échelonnera sur deux jours. Les participants devront s’organiser en fonction d’une structure comme ils le feraient en présence d’un incident réel.

Jour 1 : Les premiers intervenants recevront une formation en classe et sur le terrain, où ils se renseigneront sur le programme du Plan d’intervention d’urgence (PIU) et les ressources qu’offrent l’industrie et Transports Canada. Ils approfondiront aussi les pratiques, stratégies et outils appropriés à l’intervention en situation de déraillement de train.

Jour 2 : Les premiers intervenants pourront mettre en pratique les compétences et les connaissances qu’ils auront étudiées le premier jour, en participant à un exercice composé de trois rotations. Les instructeurs de l’industrie offriront des conseils à chaque station. Les stations comprendront soit une application virtuelle soit un scénario réel.

L’exercice est dirigé par Transports Canada et financé par le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité (PCSS), un programme fédéral dirigé par le Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada, en partenariat avec Sécurité publique Canada.

Parmi les partenaires, on compte des premiers intervenants du Québec rural, l’Association des chefs en sécurité incendie du Québec, l’École nationale des pompiers du Québec, l’Institut maritime du Québec, International Safety Research, Suncor Énergie, le CN, le CP, l’Association des chemins de fer du Canada, Genesee and Wyoming Canada Inc., l’Assistance d’intervention d’urgence du Canada, MD-UN, GHD Canada et Williams Fire and Hazard Control.

Apprentissage par démonstrations

Les premiers intervenants sont habituellement les premiers arrivés lorsqu’un train déraille. Cela étant dit, lorsque l’incident implique de gros volumes de liquides inflammables, une intervention spécialisée est nécessaire pour garantir la sécurité du public et des premiers intervenants.

Formation préalable à l’exercice

L’instruction offerte en classe comprendra des présentations sur les mécanismes fédéraux et les ressources de l’industrie qui sont en place pour aider les premiers intervenants au cours de ce type d’incident. D’autres présentations seront offertes aux premiers intervenants pour leur permettre de :

  • mener une évaluation complète d’un site;
  • reconnaître un wagon qui pourrait contenir des marchandises dangereuses ainsi que les plaques indiquant leur présence, c’est-à-dire des étiquettes qui se trouvent sur les parois des wagons-citernes pour montrer les substances dangereuses ou les liquides inflammables transportés;
  •  faire un survol des activités ferroviaires de base, tout en étudiant des stratégies et des tactiques d’intervention de l’industrie.

Scénarios

Dans le cadre du premier scénario, les participants devront faire face à un déraillement de train simulé. À l’aide de tablettes, ils devront effectuer une évaluation exhaustive du site, en portant attention notamment aux aspects suivants :

  •   déterminer le type de wagon selon ses caractéristiques physiques et utiliser les indications de danger pour identifier le contenu;
  •   faire une évaluation préliminaire des dommages d’une distance sécuritaire;
  •   élaborer une évaluation des risques qui tient compte des risques pour la vie, la santé, la propriété et l’environnement.

Dans le cadre du deuxième scénario, les participants feront face à l’incendie réel d’une réplique de wagon. Ils testeront les stratégies d’intervention, les techniques et les procédures appropriées à ce type d’incendie.

Le troisième scénario sera composé d’une combinaison de trois activités interactives. Lors de la première activité, en utilisant divers scénarios, les participants auront l’occasion d’examiner le Guide des mesures d’urgence (GMU) 2016 plus en détail. Le GMU est une référence que les premiers intervenants utilisent pour déterminer les dangers des matières lors d’un incident. Il explique ce qu’ils doivent savoir pour se protéger et protéger le grand public durant l’intervention initialeLa deuxième activité leur permettra d’explorer les méthodes de détection des gaz et de surveillance de la qualité de l’air. La troisième activité exposera les intervenants aux différents types d’équipement d’intervention de l’industrie qui pourraient se trouver sur le terrain dans ces types d’urgence.

En présence d’un incendie de liquides inflammables, la mauvaise approche peut dans bien des cas empirer la situation. Des techniques spécialisées sont nécessaires pour combattre et contenir les incendies complexes qui ont lieu lorsqu’il s’agit de wagons-citernes. Les marchandises dangereuses, surtout les liquides inflammables, ont des propriétés uniques qui doivent être comprises pour bien faire face à un incident. Dans ces situations, il est également important que les diverses organisations d’intervention d’urgence collaborent et partagent les renseignements pour mettre fin à l’urgence de manière coordonnée et sécuritaire.

Soutien pour les premiers intervenants

À propos de Transports Canada

Intervenir efficacement lors d’un déraillement de train demande un effort concerté entre les premiers intervenants et d’autres organisations ayant des mandats précis liés à ces types d’incidents. Le rôle principal de Transports Canada en présence d’une situation d’urgence impliquant des marchandises dangereuses est de réunir les bonnes personnes – premiers intervenants, spécialistes de l’industrie, spécialistes des marchandises dangereuses – et de fournir des conseils scientifiques immédiatement.

Dans le cas d’un incident impliquant des marchandises dangereuses, Transports Canada (TC) fournit de l’aide et de l’information en temps réel aux premiers intervenants par l’entremise de CANUTEC, son centre d’intervention d’urgence 24 heures. TC peut aussi fournir du soutien sur le terrain en envoyant un spécialiste des mesures correctrices sur place. Ces spécialistes en intervention d’urgence savent interpréter l’information technique de diverses sources scientifiques afin de fournir des conseils pertinents et en temps opportun. Ils sont aussi désignés comme des inspecteurs en vertu de la Loi de 1992 sur le transport des marchandises dangereuses.

Selon la Loi de 1992 sur le transport des marchandises dangereuses, lorsqu’il est question de marchandises dangereuses nécessitant des capacités d’intervention spécialisées, les expéditeurs doivent élaborer un Plan d’intervention d’urgence (PIU) pour garantir que des mesures sont en place afin d’intervenir de façon efficace en cas d’incident de transport impliquant des marchandises dangereuses.

Un PIU est un plan officiel qui décrit ce que l’industrie fera pour appuyer les premiers intervenants dans le cas d’un incident impliquant ses marchandises dangereuses, ainsi que les capacités d’intervention spécialisées, l’équipement et les procédures qui seront utilisés. Le PIU doit être préparé puis présenté à Transports Canada aux fins de vérification et d’approbation avant que l’expédition puisse avoir lieu.

À propos de RDDC

Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) est le chef de file national en matière de science et technologie dans le domaine de la sécurité et de la défense au Canada. En tant qu’agence faisant partie du ministère de la Défense nationale, RDDC offre à ce dernier, aux Forces armées canadiennes, aux autres ministères ainsi qu’aux intervenants en sécurité publique et en sécurité nationale le savoir et la technologie nécessaire pour défendre et protéger les intérêts du Canada ici comme à l’étranger.

À propos du PCSS

Le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité (PCSS) est dirigé par le Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada en partenariat avec Sécurité publique Canada, qui s’occupe de l’orientation du programme en matière de politiques de sûreté et de sécurité publiques.

Lancé en 2012, le PCSS compte parmi les nombreux efforts mis en œuvre par le gouvernement du Canada pour accroître les capacités du pays en matière de sécurité et sûreté publique. Le programme vise à élaborer des solutions scientifiques et technologiques permettant d’anticiper et de prévenir les incidents menaçant la sécurité et la sûreté du Canada, d’être prêt à y intervenir au besoin, puis de rétablir la situation.

Le programme comprend des projets qui rassemblent le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux, les administrations municipales, les premiers intervenants, des organisations d’intervention et de gestion des urgences, des organismes non gouvernementaux, l’industrie et les universitaires pour élaborer des solutions scientifiques et technologiques et des conseils concernant les problèmes de sécurité et sûreté publique.


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