Validation par Transports Canada des modifications apportées par les États-Unis à la conception du Boeing 737 MAX 

Document d'information

Le 18 novembre 2020, la Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis a publié une consigne de navigabilité pour l’aéronef Boeing 737 MAX. Au moyen de cette consigne, la FAA atteste que ses modifications approuvées ont été apportées à l’aéronef Boeing 737 MAX et confirme que celui-ci peut être remis en service dans l’espace aérien des États-Unis.

Le 17 décembre 2020, les experts en sécurité aérienne de Transports Canada ont terminé leur examen indépendant des modifications apportées à la conception du Boeing 737 MAX et les ont validées. La validation de ces modifications signifie qu’elles peuvent maintenant être apportées aux appareils immatriculés au Canada.

Cette validation est une première étape importante dans l’éventuelle remise en service de l’aéronef dans l’espace aérien canadien. Cependant, la remise en service est complexe, et exige que soient d’abord mis en place des plans de sécurité complets qui nécessitent des modifications supplémentaires de l’aéronef, de la maintenance et de la formation.

Questions et réponses

Q1. Transports Canada approuve-t-il les modifications de la FAA?

R1. Les experts en sécurité aérienne de Transports Canada ont terminé leur important examen indépendant des modifications apportées à la conception du Boeing 737 MAX, récemment certifié par la Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis, et les ont validées.

La validation est une première étape importante dans le processus menant à la remise en service du 737 MAX dans l’espace aérien canadien. Elle permet la mise en œuvre des modifications canadiennes apportées à la conception des aéronefs immatriculés au Canada.

Transports Canada a travaillé de façon soutenue avec la FAA et d’autres autorités de certification clés, notamment l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA) et l’Agence nationale de l’aviation civile du Brésil (ANAC), ainsi qu’avec les trois exploitants canadiens du Boeing 737 MAX et leurs syndicats de pilotes, tout au long du processus de validation de l’aéronef afin de prendre en compte tous les enjeux de sécurité nécessaires à sa remise en service en toute sécurité.

Au cours des prochaines semaines, Transports Canada travaillera avec les exploitants aériens, les équipages et les associations syndicales du Canada pour déterminer la façon dont les exigences canadiennes seront mises en œuvre.

Q2. Quelles sont les prochaines étapes maintenant que le Canada a validé les modifications au MAX? Combien de temps faudra-t-il avant que nous voyions ces aéronefs en service dans l’espace aérien canadien?

R2. La remise en service du Boeing 737 MAX est complexe, et la validation des modifications apportées à la conception est une première étape. Maintenant que Transports Canada a validé de manière indépendante les modifications de conception, y compris les modifications apportées au logiciel et au manuel de vol de l’aéronef, la deuxième étape est de mettre au point la consigne de navigabilité qui décrira clairement les mesures que les exploitants canadiens doivent prendre pour veiller à ce que leur aéronef puisse s’envoler en toute sécurité.

Ces changements incluent des modifications au logiciel de l’aéronef associé à l’ordinateur de contrôle de vol qui gère le système compensateur de régime, y compris le système de renforcement des caractéristiques de manœuvrabilité (MCAS), qui ont été identifiées comme des facteurs contributifs dans les deux accidents; des modifications au tracé du câblage, déterminées lors de l’examen de l’aéronef après l’interdiction de vol; des révisions au manuel de vol de l’aéronef qui comprend des instructions et l’information nécessaire pour permettre l’exploitation sécuritaire de l’aéronef par le personnel de conduite.

Pour la troisième étape, Transports Canada publiera un arrêté d’urgence qui définira clairement la formation requise que l’équipage de conduite canadien devra suivre pour exploiter l’aéronef en toute sécurité.

Tout au long de ces mesures, Transports Canada continuera de collaborer avec les exploitants aériens canadiens et le personnel navigant pour mettre en œuvre les procédures et la formation améliorées de l’équipage de conduite.

Le Ministère s’attend à publier les consignes de navigabilité canadiennes ainsi que l’arrêté d’urgence et les exigences de formation en janvier 2021.

Q3. Quelles sont les différences avec l’aéronef approuvé par la FAA? Pouvez-vous expliquer les exigences de sécurité supplémentaires que le Canada exigera?

R3. Avant la remise en service de l’aéronef dans l’espace aérien canadien, Transports Canada exigera :

  • des modifications aux appareils conformément à la consigne de navigabilité canadienne;

  • l’incorporation du programme de formation des pilotes révisé dans le programme de formation approuvé par Transports Canada pour chaque compagnie aérienne canadienne;

  • des vérifications de maintenance des aéronefs pour s’assurer qu’ils fonctionneront en toute sécurité étant donné qu’ils sont entreposés depuis un certain temps.

Plus précisément, les modifications canadiennes apportées à la conception du Boeing 737 MAX comprendront une procédure améliorée dans le poste de pilotage qui permettra au commandant de bord de désactiver un système d’avertissement sonore et intrusif (communément appelé « vibreur de manche ») lorsque le système a été activé par erreur en raison d’une défaillance du système de détecteurs d’angle d’attaque. Cette fonction viendra réduire efficacement la charge de travail des pilotes à la lumière des enseignements tirés des deux accidents tragiques; elle a été entièrement évaluée par les pilotes d’essai en vol de Transports Canada.

Il y aura également des différences dans la formation, y compris celle associée à la procédure améliorée dans le poste de pilotage.

Q4. Avec l’approbation de la FAA, permet-on maintenant l’aéronef Max de Boeing dans l’espace aérien canadien?

R4. Non. Les restrictions de vol commercial pour l’exploitation du Boeing 737 MAX dans l’espace aérien canadien demeurent en vigueur et ne seront pas levées tant que le Ministère ne sera pas pleinement convaincu que toutes ses préoccupations en matière de sécurité ont été prises en compte, et que les procédures améliorées et la formation pour les équipages de conduite sont en place au Canada.

Q5. Si Transports Canada impose d’autres exigences en matière de sécurité, cela veut-il dire qu’il n’est pas sécuritaire d’exploiter en vol l’aéronef 737 MAX approuvé par la FAA?

R5. La FAA des États-Unis est à la base de la conception de l’aéronef de Boeing, et elle a donc le dernier mot en ce qui a trait à la conception de l’aéronef pour les exploitants américains. La décision du Ministère de mettre en place d’autres mesures de sécurité ne veut pas dire que l’aéronef configuré aux États-Unis est non sécuritaire en soi.

D’après Transports Canada, cependant, les mesures supplémentaires requises au Canada donneront l’option à un pilote de réduire la charge de travail dans le poste de pilotage dans des conditions particulières, et elles apporteront des précisions et mettront l’accent sur certains aspects du programme de formation des pilotes.

Q6. Comment les Canadiens peuvent-ils être assurés que cet aéronef peut s’envoler en toute sécurité?

R6. Transports Canada est résolu à assurer la sécurité et la sûreté des Canadiens, des voyageurs et du réseau de transport. Dans le cadre de cet engagement, le Ministère a établi une équipe de certification des aéronefs qui est reconnue partout dans le monde comme un chef de file en matière de certification.

Cette équipe a travaillé sans relâche pendant 20 mois à un examen indépendant et à la mise à l’essai du Boeing 737 MAX afin de prendre la décision de valider l’aéronef. Cette décision n’a été prise qu’une fois que le Ministère a été entièrement convaincu que toutes ses préoccupations en matière de sécurité avaient été traitées, et que les procédures améliorées et la formation de l’équipage de conduite avaient été déterminées.

Même si les autorités de certification mondiales ont beaucoup collaboré dans l’examen de cet aéronef, la décision de certifier ou de valider un aéronef en est une que le Canada a prise de façon indépendante. Les différences entre la FAA et Transports Canada en matière de procédures et de formation en témoignent.

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