7.5.1 Étude de cas : Placements bancaires de premier ordre

De : Agence de la consommation en matière financière du Canada

Réjean discute avec un policier à la retraite


Réjean, un policier à la retraite, prend un café dans un petit restaurant qu'il fréquente depuis qu'i l ne travaille plus. Il réfléchit à sa situation financière et se demande ce qu'il pourrait faire pour avoir une retraite plus confortable. Un homme élégant et distingué s'assoit à la table voisine. Réjean se met à bavarder avec lui. Au fil de leur conversation, il raconte à Réjean qu'il était autrefois directeur d'une banque, mais qu'il a abandonné cette profession lorsqu'il a découvert un autre moyen de faire de l'argent.

Curieux, Réjean lui demande de quoi il s'agit. L'homme lui dit qu'il investit dans des placements bancaires de premier ordre et que c'est très rentable. Réjean ne connaît pas ce type de placement et veut savoir comment cela fonctionne. L'homme lui donne les explications suivantes :

  • Les sociétés prêtent souvent de l'argent aux banques pour de courtes périodes, et les banques leur offrent des taux d'intérêt très élevés.
  • La plupart des investisseurs n'ont pas assez d'argent pour agir seuls. Toutefois, en mettant leur argent en commun (comme c'est le cas dans un fonds commun de placement), ils peuvent obtenir des taux de rendement élevés.
  • Ces placements ne présentent aucun risque, et l'argent est détenu en fiducie dans le compte bancaire d'un avocat.

Réjean est un peu méfiant parce qu'il n'a jamais entendu parler de ce type de placement. Mais l'idée d'investir dans une banque ne lui déplaît pas. Il adopte donc une approche prudente.

  • Pour faire un essai, Réjean commence par investir 5 000 $. Un mois plus tard, il reçoit un chèque qui comprend le montant initial de 5 000 $ et 2 500 $ en intérêt.
  • Il décide d'investir un autre 10 000 $. Un mois plus tard, il reçoit un chèque qui comprend le montant initial de 10 000 $ et 5000 $ en intérêt.

C'est alors que « l'ancien banquier » demande à Réjean s'il aimerait faire une « petite fortune ». L'ancien policier décide de prendre une hypothèque de 100 000 $ sur sa maison entièrement payée et d'investir le plein montant. Il s'attend à obtenir un rendement à deux chiffres.

Trois mois plus tard, Réjean n'a pas reçu un sou. En investissant dans des placements bancaires de premier ordre, il a été victime de fraude. Cette escroquerie existe depuis les années 1980.

Leçons apprises par Réjean :

  • Quand on veut investir, il faut seulement faire confiance à un conseiller en placements fiable et inscrit.
  • Les fraudeurs savent qu'ils doivent gagner la confiance de leur prochaine victime. C'est pourquoi ils lui donnent souvent la possibilité de faire de l'argent avant de l'escroquer.
  • Si c'est trop beau pour être vrai, c'est probablement le cas. Cela peut même être illégal.

Essayez le Questionnaire — Êtes-vous à risque de fraude? pour en savoir d'avantage.

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