Le Bureau de la concurrence craint que les consommateurs soient privés de certaines aubaines en épicerie
Communiqué de presse
Le 28 septembre 2026, GATINEAU (Québec), Bureau de la concurrence
Chaque semaine, les consommateurs canadiens consultent des circulaires, des applications et des promotions en ligne pour dénicher des aubaines en épicerie. Mais ils seraient surpris d’apprendre que les magasins ne sont pas toujours autorisés à annoncer leurs prix les plus bas.
Le Bureau de la concurrence a lancé une enquête sur l’utilisation des politiques de prix annoncé minimal dans le secteur de l’épicerie. Ces politiques, qui peuvent être imposées par les fournisseurs ou négociées entre les fournisseurs et les détaillants, établissent le prix le plus bas auquel un détaillant peut annoncer un produit. Dans des secteurs comme celui de l’épicerie de détail, où quelques grandes entreprises dominent le marché, ces politiques peuvent faire en sorte que les détaillants, y compris les épiceries à bas prix, aient plus de difficulté à offrir des prix plus bas et à se faire concurrence pour attirer la clientèle.
Le Bureau de la concurrence craint que ces politiques ne restreignent la concurrence et ne privent les ménages canadiens de prix plus bas. Le Bureau souhaite recueillir les commentaires des consommateurs, des détaillants, des fournisseurs et de toute autre partie ayant une expérience de ces politiques, afin de comprendre leur incidence sur la façon dont le prix des produits est établi en épicerie.
Les commentaires que nous recevrons appuieront l’enquête que nous menons actuellement dans ce secteur et éclaireront notre examen de la concurrence dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement alimentaire au Canada.
Citations
« Les consommateurs canadiens s’attendent à ce que les épiceries puissent annoncer leurs meilleures aubaines. Nous craignons que les politiques qui les en empêchent puissent nuire à la concurrence entre les supermarchés et limiter les bas prix auxquels les consommateurs ont accès. À une époque où le coût des aliments demeure une préoccupation importante pour les Canadiens et Canadiennes, nous souhaitons connaître l’effet de ces politiques sur le prix des produits en épicerie et le choix des consommateurs. »
Jeanne Pratt
Commissaire de la concurrence par intérim
Faits en bref
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Les politiques de prix annoncé minimal peuvent empêcher les détaillants d’annoncer des prix plus bas, même lorsqu’ils sont prêts à les offrir en magasin.
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Certains détaillants pourraient éliminer complètement les rabais en magasin s’ils ne peuvent pas annoncer de prix plus bas en raison de ces politiques.
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Le Bureau tente de déterminer si ces politiques complexifient la recherche d’aubaines pour les consommateurs, réduisent la concurrence par les prix, créent des obstacles pour les épiceries à rabais et les nouveaux détaillants, et facilitent la coordination des prix entre les détaillants.
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L’étude de marché sur le secteur de l’épicerie de détail réalisée par le Bureau a révélé qu’une concurrence accrue dans ce secteur contribuerait à faire baisser les prix et à offrir davantage de choix et d’innovation aux Canadiens et Canadiennes.
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