Le nouveau télescope canadien tracera la carte du plus imposant volume d’espace jamais étudié

Communiqué de presse

Le 7 septembre 2017 — Kaleden (C.-B.) — Les efforts déployés par le Canada pour bâtir l’un des radiotélescopes les plus novateurs de la planète pavent la voie à l’étude de l’univers dans une toute nouvelle dimension scientifique. L’honorable Kirsty Duncan, ministre des Sciences, a posé la dernière pièce du nouvel instrument, qui agira en quelque sorte comme une machine à remonter le temps. Grâce à lui, les scientifiques traceront une carte en relief de l’univers, tel qu’il était il y a longtemps et loin dans l’espace.

L’Expérience canadienne de cartographie de l’intensité de l’hydrogène ou CHIME est en fait un nouveau télescope d’une puissance phénoménale. Il est le seul à emprunter la forme d’une « moitié de tuyau » ou demi-lune et à posséder assez de puissance de calcul pour que les scientifiques comprennent mieux les trois frontières de l’astronomie actuelle : l’histoire de l’univers, la nature des étoiles lointaines et la détection des ondes gravitationnelles.

En mesurant la composition de l’énergie sombre, les scientifiques comprendront mieux l’aspect, la structure et le sort de l’univers. Enfin, le télescope CHIME jouera un rôle capital dans l’étude des ondes gravitationnelles, qui font ondoyer l’espace-temps et n’ont été découvertes que depuis peu, confirmant le dernier élément de la théorie d’Einstein sur la relativité générale.

Le télescope CHIME est né de la collaboration d’une cinquantaine de scientifiques canadiens travaillant à l’Université de la Colombie-Britannique, à l’Université de Toronto, à l’Université McGill et au Conseil national de recherches du Canada (CNRC). Les 16 millions de dollars injectés dans cet instrument ont été réunis par la Fondation canadienne pour l’innovation et les gouvernements de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du Québec, avec le concours du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et de l’Institut canadien de recherches avancées. Le télescope a été aménagé dans les montagnes de la vallée de l’Okanagan, près de Penticton, en Colombie-Britannique, où se trouve l’Observatoire fédéral de radioastrophysique du CNRC.


Citations

« Le télescope CHIME illustre à merveille le leadership du Canada dans les sciences de l’espace et en génie. Les astronomes du monde entier voudront s’en servir avec leurs homologues canadiens pour trouver une réponse à quelques-unes des questions sur l’espace les plus fondamentales que l’on se pose. Notre gouvernement estime qu’il doit offrir aux scientifiques les possibilités et les moyens de répondre aux interrogations qui les tiennent éveillés, la nuit. »

– L’honorable Kirsty Duncan, ministre des Sciences

« Le Conseil national de recherches du Canada collabore étroitement avec les universités pour faire progresser le savoir au pays. Le télescope CHIME montre de façon éclatante ce qu’il est possible de réaliser par la collaboration, maintenant et demain, pour le Canada et pour le reste de l’humanité. »

– Iain Stewart, président du Conseil national de recherches du Canada

« Le télescope CHIME nous aidera à mesurer l’expansion de l’univers durant son histoire, et il nous en apprendra sans doute davantage sur la mystérieuse énergie sombre qui accélère encore plus cette expansion. Cet aspect fondamental de la physique nous échappe toujours. C’est un profond mystère. Tout revient à découvrir comment l’univers est né et ce que l’avenir lui réserve. »

– Mark Halpern, Université de la Colombie-Britannique

« Grâce à la conception unique du télescope CHIME, nous pourrons nous attaquer à l’un des nouveaux sujets les plus intrigants de l’astrophysique moderne : les sursauts radio rapides. Pour l’instant, l’origine de ces étranges incidents extragalactiques demeure inconnue. Une vingtaine de sursauts seulement ont été recensés depuis que le premier a été découvert, il y a dix ans. Le télescope CHIME en détectera sans doute beaucoup plus chaque jour. Un véritable trésor de données qui mettra le Canada à l’avant-scène de la recherche dans ce domaine. »

– Victoria Kaspi, Université McGill

« Le télescope CHIME voit tout à fait autrement que les autres télescopes. Un superordinateur traite les ondes électromagnétiques captées et assemble une image numérique du ciel, une pièce à la fois. Cette puissance de calcul nous permet aussi de faire des choses que l’on croyait irréalisables jusqu’ici : regarder dans de nombreuses directions à la fois, par exemple, ou effectuer plusieurs expériences en même temps et exploiter la puissance de l’instrument de façons entièrement inédites. »

– Keith Vanderlinde, Université de Toronto

Faits en bref

  • ·         Le télescope CHIME est constitué de quatre cylindres en U de 100 mètres de longueur faits d’un treillis métallique, ce qui lui donne l’aspect d’un tronçon de parcours en demi-lune pour planche à neige. L’espace qu’il occupe équivaut à celui de cinq patinoires de la LNH.


    ·         Le télescope CHIME capte les ondes électromagnétiques de 37 à 75 centimètres, similaires à celles employées par les téléphones cellulaires.


    ·         La plupart des signaux captés émanent de la Voie lactée, notre galaxie, mais une infime partie a été émise quand l’univers n’avait que six à onze milliards d’années.


    ·         Les signaux radio émanant du jeune univers sont extrêmement faibles, aussi faut-il un appareil ultrasensible pour les détecter. En un an, le télescope CHIME captera autant d’énergie qu’un trombone attache-feuilles en acquiert lorsqu’il tombe d’un bureau pour atterrir sur le sol.


    ·         Autant de données traverseront le télescope CHIME qu’il y a d’informations en circulation dans les réseaux mobiles de la planète. Le volume est si colossal qu’on ne peut sauvegarder les données sur un disque. Elles doivent d’abord être traitées puis comprimées 100 000 fois.


    ·         Les ordinateurs du télescope CHIME effectuent sept quadrillions d’opérations par seconde, c’est-à-dire autant que si chaque habitant de la Terre résolvait un million de multiplications chaque seconde.

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Twitter : @nrc_cnrc

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Université de la Colombie-Britannique, Affaires publiques

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Coordonnateur des communications
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Université de Toronto
416-978-6613
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