Allocution pour le webinaire du président de Services partagés Canada

Discours

L’allocution définitive fait foi
6 juin 2017

Bonjour,

Certains d'entre vous se demandent probablement qui je suis et ce que je fais. J'en parlerai brièvement, mais, bien sûr, mon rapport annuel et mon site Web fournissent de plus amples détails.

Je porte trois chapeaux; en effet, mon travail se divise en trois volets. Chaque jour, je porte les trois chapeaux à tour de rôle.

D'abord, je suis sous-ministre, dont les fonctions s’apparentent à celles des autres sous-ministres. J'ai un ministère et je relève d'un ministre, qui se trouve être le premier ministre, ce qui est très sympa. Dans mon ministère, il y a environ 900 employés. Je consacre une partie de mon temps à tenter de créer des outils de travail, des réseaux, des appareils et d'autres choses qui nous permettent de faire notre travail au nom du gouvernement.

Je suis aussi secrétaire du Cabinet. Les décisions importantes dans ce pays sont prises par 30 femmes et hommes, qui ont reçu un mandat démocratique. Ils ont frappé aux portes, ont été élus et définissent les lois, les politiques et les priorités du pays pendant quatre ans. Nous mettons tout en œuvre au Bureau du Conseil privé pour veiller à ce que leur temps soit utilisé judicieusement. Ils consacrent environ une centaine d'heures par année à des réunions du Cabinet et environ 200 heures à des comités afin de débattre d'une vaste gamme de questions, de l'agriculture aux anciens combattants.

Nous tentons de faire entrer le gouvernement de cabinet, qui date de très, très longtemps – quatre ou cinq cents ans – au 21e siècle. Les ministres, qui, pour la plupart, ont grandi et été à l'école dans un environnement moderne, veulent des outils technologiques pour faciliter le travail du Cabinet. Ils ont une faible tolérance pour les gros cahiers remplis de documents. C'est pourquoi nous travaillons avec vous afin de mettre en œuvre le cabinet électronique, d'améliorer la technologie et de garantir la sécurité des documents du Cabinet. Bien des gens aimeraient savoir ce qui se passe derrière les portes closes du Cabinet; la cybersécurité est donc une préoccupation de taille de nos jours.

Enfin, à titre de greffier, je suis le chef de la fonction publique; parmi les trois rôles que j'assume, c'est le seul qui est inscrit dans la loi. La fonction publique compte plus de 260 000 fonctionnaires partout au pays et à l'étranger. Je n'exerce pas un pouvoir exécutif sur beaucoup d'entre eux, seulement ceux de mon organisation. J'ai accès au premier ministre pratiquement tous les jours et, par ailleurs, je recommande les sous-ministres qui sont embauchés, promus ou remplacés.

Si vous voulez savoir ce que je pense ou ce que j'ai dit au sujet d'enjeux concernant la fonction publique, n’hésitez pas à consulter mon site Web. Vous y trouverez une version beaucoup plus détaillée de mon rapport annuel au premier ministre que le document que je garde à portée de main. Le contenu y est abordé de façon beaucoup plus approfondie.

Nous nous sommes lancés dans l'univers de Facebook et de Twitter. J'ai fait des vidéos en direct sur Facebook et participé à toutes sortes d'activités sur les médias sociaux. Cela m'a permis de constater que nous pouvons tous apprendre de nouvelles choses. Et, à mon âge, essayer de moderniser certains aspects de nos façons de faire a été une expérience enrichissante. J'ai prononcé des allocutions comme celle-ci et répondu à des questions provenant d'une douzaine d'auditoires au cours du dernier mois : le rapport est une bonne raison de sortir et d'aller discuter avec les gens. J'ai discuté avec les SMA en tant que groupe et avec la communauté des ressources humaines. J'imagine que beaucoup d'entre vous ont participé à l'activité organisée pour la communauté de la gestion de l'information et de la technologie de l'information il y a quelques semaines. J'ai aussi prononcé une allocution devant des conseils régionaux, quatre d'entre eux environ. J'ai parlé aussi devant le forum de la diversité d'Innovation, Sciences et Développement économique Canada, entre autres.

J'ai siégé à des millions de comités de sous-ministres au cours des 15 dernières années; j'étais un défenseur et partisan de la première heure des services partagés, et je le suis toujours. En fait, je dirais que je suis un partisan de la ligne dure. Je crois que c'était la seule façon pour le gouvernement de restructurer sa TI. Je crois aussi que c'est la seule façon d'assurer adéquatement la cybersécurité. Pour moi, le besoin d'une plateforme des services communs est évident, et je continue de faire la promotion de cette plateforme.

De toute évidence, sa portée et son rôle exacts, comme pour tout fournisseur de services, évoluent au fil du temps. Le processus d'examen est toujours en cours; nous examinons le chemin parcouru et définissons où nous voulons aller.

Je n'ai pas d'annonces définitives à vous faire. Ce sera la tâche des ministres du Conseil du Trésor. Certaines décisions seront prises par le premier ministre, et nous croyons qu'elles le seront très bientôt afin que vous puissiez avoir un certain degré de certitude pour l'avenir.

Nous restructurons et modernisons notre GI/TI et assurons la cybersécurité et vous faites partie de la solution. Vous devrez collaborer avec vos ministères partenaires, de diverses façons, selon leurs besoins. Que ce soit en offrant des services pour les discussions du Cabinet du BCP, les laboratoires d'Agriculture et Agroalimentaire Canada ou les missions à l'étranger par l'intermédiaire d'Affaires mondiales Canada.

Je crois que le public a appris beaucoup de choses sur la cybersécurité au cours de la dernière année en regardant les bulletins de nouvelles et en regardant ce qui s'est produit aux États-Unis et en France. Nous ne sommes certainement pas à l'abri de ce genre de situation, et je crois que l'on comprend mieux ces questions et que l'on y est beaucoup plus sensibilisés, ce qui est très bien.

Dans un autre ordre d'idées, je m'inspire du travail accompli par mes prédécesseurs et poursuis l'important travail dans le secteur de la santé mentale et du bien-être en milieu de travail, qui doit être élargi et comprendre le civisme et le respect. Les résultats du Sondage annuel auprès des fonctionnaires fédéraux seront rendus publics sous peu. Il fera état de très haut taux de discrimination et de harcèlement perçu, ce qui est, comme je l'ai mentionné précédemment, tout à fait inacceptable. Nous avons encore beaucoup de travail à réaliser au chapitre de l'environnement de travail et du milieu de travail.

Je crois que nous ne sommes plus à l'étape de la « déstigmatisation » et de la discussion des enjeux liés à la santé mentale. Bien qu'il s'agissait d'une étape nécessaire et importante, nous sommes maintenant rendus à l'étape de prendre des mesures concrètes. Il s'agit de trouver des solutions, des outils et des mécanismes d'adaptation, entre autres, pour assurer la résilience des personnes et des équipes parce que le travail ne diminuera pas et ne s'envolera pas. Le civisme, le respect et le bien-être en milieu de travail seront au cœur de nos préoccupations. Je serais heureux d'en discuter.

Une autre préoccupation est la gestion de quatre générations, des baby-boomers aux nouvelles recrues qui viennent tout juste de terminer l'école. Certains d'entre vous sont dans la salle, il ne fait pas de doute. Pour les gestionnaires, ce n'est pas une mince tâche que de superviser, dans un même milieu de travail, quatre générations qui pensent différemment, qui apprennent différemment, qui travaillent différemment. Et, en plus, nous tentons de procéder à un changement générationnel. Nous, les baby-boomers, serons bientôt partis. Comment transférons-nous le brin de sagesse ou d'expertise que nous avons acquis – et encore plus important – les valeurs d'excellence, d'impartialité et du souci du service à la prochaine génération et comment capturons-nous leur énergie et leur esprit novateur et créateur?

Le mentorat, l'apprentissage entre pairs et d'autres outils sont très importants si l'on veut éliminer le cloisonnement. Comment transférons-nous le savoir et les valeurs? Ce ne peut pas être fait de façon passive. N'y comptez pas. Il faut réellement y consacrer beaucoup de travail et d'efforts. J'aimerais entendre votre point de vue sur ce qui fonctionne et ne fonctionne pas.

Puisque votre culture de GI-TI est cool, je présume que vous vous êtes tous inscrits à OutilsGC. Nous observons d'énormes progrès au chapitre de l'élimination des organigrammes et des silos; nous avons maintenant plus de 150 000 fonctionnaires à l'œuvre. Si vous n'avez pas de compte GCcampus, GCpedia ou GCcollab, vous ne faites pas partie de l'avenir. Je vous encourage à les explorer et à vous y inscrire. Vous devez donner l'exemple aux autres ministères et organisations. Ces plateformes ont déjà des incidences extraordinaires sur l'élimination des silos et la façon dont les gens collaborent.

Je crois que l'autre enjeu est la diversité et l'inclusion, qui fait partie des éléments déterminant l'orientation du gouvernement comme pays. La diversité est facile. La diversité est un fait. Vous n'avez qu'à observer la classe secondaire de ma fille ou la collation des grades à l'Université Carleton ce mois-ci. La diversité de la population canadienne, cela est un fait, une réalité dans notre pays. L'inclusion nécessite une action; elle nécessite un effort. L’inclusion est un choix. Nous pouvons être inclusifs ou non. Vous pourriez avoir un ministère ou un pays très diversifié qui n'est pas inclusif, et cette situation signifie que vous devez travailler avec ardeur et déployer des efforts afin d'écouter, d'entendre, de mobiliser et de consulter. Vous devez être ouverts aux nouvelles idées et aux personnes qui abordent les enjeux de façon très différente.

Ce n'est pas ce à quoi nous sommes habitués. Nous avons plutôt l'habitude d'un monde où l'on commande, où l'on contrôle; un monde où il y a une structure hiérarchique et sept paliers d'approbation. Or, si nous voulons résoudre les problèmes pernicieux du jour, que ce soit payer les fonctionnaires ou modifier la façon dont nous offrons les services aux personnes dans d'autres pays, vous ne pouvez pas y parvenir au moyen d'une stratégie axée sur le commandement et le contrôle. Nous devrons trouver une façon de faire qui veillera à ce que toutes les voix et les idées soient traitées avec respect. Certaines idées ne fonctionneront pas. Certaines d'entre elles seront trop coûteuses, mais on peut recourir à un processus qui permettra d’avancer des solutions en équipe.

C'est de cette façon que bon nombre d'entreprises à succès du secteur privé fonctionnent. De toute évidence, transposer cette stratégie dans le secteur public, où les ministres rendent compte à la Chambre tous les jours, et la vendre à plus d'une douzaine d'agents du Parlement, à l'opposition et aux médias, ne sera pas une tâche facile. La culture de la fonction publique est en transformation, et nous en sommes témoins. Il s'agit d'une bien meilleure fonction publique que lorsque j'y ai fait mes débuts : elle est beaucoup plus inclusive, on y fait preuve de beaucoup plus de civisme et d'innovation.

Je suis persuadé qu'au cours des prochaines années, nous repenserons à la fonction publique et aux transformations qui y ont été réalisées avec un profond sentiment de fierté.

Cette année, nous soulignons le 150e anniversaire du pays. C'est aussi le 150e anniversaire de la fonction publique. La fonction publique est là depuis les débuts, au service des gouvernements que les Canadiens élisent, au service des Canadiens. Quelqu'un, dans les ministères qui ont précédé le vôtre, a dû apprivoiser le téléphone, la télévision, les satellites ou l'ordinateur personnel. Notre pays est vaste, et l'espace, la distance et la géographie ont toujours représenté des défis à relever; que ce soit en construisant des chemins de fer ou en établissant un réseau à large bande. Les Canadiens et la fonction publique canadienne sont particulièrement bons dans ce genre de choses, et je crois que nous l'avons très bien fait pour les générations antérieures. Et nous le ferons pour celle que nous servons maintenant grâce à des femmes et à des hommes comme vous.

Merci beaucoup.

 

 


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