Document d’information destiné aux employeurs du programme de Travail partagé concernant la subvention pour la rétention des travailleurs

Document d'information

Il est essentiel d’assurer la mise en place des mesures de soutien appropriées du programme de Travail partagé de l’assurance-emploi (AE) pour aider les employeurs et les travailleurs canadiens à éviter les mises à pied, à un moment où le contexte mondial change rapidement, laissant les économies, les entreprises et les travailleurs dans une situation d’incertitude.

Le 17  février 2026, le gouvernement du Canada a annoncé que la période de dépôt des demandes est maintenant ouverte dans le cadre de la nouvelle subvention pour la rétention des travailleurs destinée aux employeurs du programme de Travail partagé. La subvention permet aux employeurs ayant des accords de Travail partagé en vigueur de compléter le revenu des employés participants dont les heures de travail sont réduites et qui suivent une formation. 

Pour être admissibles à la nouvelle subvention pour la rétention des travailleurs, les employeurs doivent avoir un accord de Travail partagé approuvé et implémenté. Ils doivent également s’engager à appuyer les occasions de formation visant à renforcer les compétences essentielles et vitales de leurs travailleurs pour un nombre minimum de semaines prévu dans leur accord de Travail partagé, ou jusqu’à ce que la subvention prenne fin le 31 mars 2027, selon la première de ces deux dates. 

Malgré la popularité croissante du programme du Travail partagé avec les mesures temporaires actuelles, certains employeurs s’inquiètent des répercussions possibles sur la rétention des effectifs durant une période de transformation ou de restructuration des activités. 

Grâce à la nouvelle subvention, les employeurs auront désormais la possibilité de soutenir leurs employés participant au programme de Travail partagé en leur offrant des occasions de perfectionnement afin de mieux répondre à l’évolution des besoins du marché du travail, tout en leur permettant de maintenir un revenu plus près de leur salaire habituel. Grâce à la subvention, le taux de remplacement du revenu pour les employés en Travail partagé qui suivent une formation pourrait augmenter, passant de 55 % à environ 70 % de leur revenu réduit. Cette bonification aidera les employeurs à conserver une maind’œuvre qualifiée, tout en permettant aux travailleurs d’acquérir des compétences essentielles.

La nouvelle subvention, qui est financée au moyen d’un investissement de 102,7 millions de dollars, débutant en 2025-2026, d’abord annoncé par le premier ministre en novembre 2025, sera offerte aux employeurs du programme de Travail partagé de tous secteurs et de toutes tailles. On s’attend à ce qu’elle vienne en aide à environ 26 000 travailleurs, dont bon nombre sont issus des secteurs de l’acier, du bois d’œuvre et de l’automobile, touchés par les droits de douane. Les employeurs pourront ainsi maintenir en poste leurs employés qualifiés pendant qu’ils ajustent leurs activités en fonction de la réalité économique d’aujourd’hui. 

Le gouvernement adopte une approche flexible pour définir les offres de formation admissibles dans le cadre de la subvention, en prenant en considération le fait que les employeurs doivent être en mesure de choisir la formation qui est la plus pertinente pour leurs activités commerciales, y compris celles qui sont liées à la reprise des affaires et à la rétention des travailleurs. La formation peut être fournie au travailleur au moyen d’une plateforme en ligne, ou en personne. Les formats flexibles comprennent la formation dirigée par un animateur et organisée par l’employeur, et la formation par les pairs fournie dans le lieu de travail en dehors des jours ouvrables. 

Voici des exemples de formation admissible :

  • Offres de formation qui appuient l’acquisition de compétences verticales propres aux activités d’un employeur.

  • Formations touchant les compétences fondamentales et polyvalentes, comme l’habileté numérique, la sécurité au travail, les compétences linguistiques, la résolution de problèmes et les notions de calcul.

  • Formation informelle, comme la formation en cours d’emploi et le transfert de connaissances entre pairs, qui permet d’acquérir des compétences et des connaissances utiles pouvant favoriser la croissance professionnelle.


Pour aider à déterminer les options de formation, les employeurs et les travailleurs sont encouragés à consulter le Guichet-Emplois, le service national d’emploi du Canada, qui comporte une section destinée aux employeurs du programme de Travail partagé. Dans cette section, ceux-ci peuvent explorer le nouvel Outil de recherche de formation du Guichet-Emplois et se connecter gratuitement à des plateformes de perfectionnement offertes gratuitement par des organisations partenaires afin d’aider leurs employés à trouver des formations pertinentes pour leur secteur d’activité et leurs objectifs de carrière. Des milliers de cours de différentes durées sont offerts.

Obtenez plus d’information en consultant la page Web de la subvention pour la rétention des travailleurs inscrits au programme de Travail partagé du gouvernement.

Programme de Travail partagé et mesures temporaires actuelles 

Le programme de Travail partagé de l’assurance-emploi (AE) est un outil éprouvé pour aider les employeurs à éviter les mises à pied et maintenir les travailleurs en poste afin qu’ils continuent de contribuer à l’économie durant les périodes de ralentissement.

En vertu d’un accord de Travail partagé, les employeurs, les employés, le syndicat (s’il y a lieu), et Service Canada conviennent de réduire la semaine de travail de l’employé. Pour aider à compenser les heures non travaillées, les employés admissibles reçoivent du soutien au revenu sous forme des prestations d’AE de Travail partagé.

En mars 2025, en réponse aux répercussions des droits de douane, le gouvernement du Canada a mis en place d’importantes mesures d’assouplissement s’appliquant au Travail partagé afin d’aider un plus grand nombre d’employeurs et de travailleurs à accéder au soutien dont ils ont besoin pour éviter des mises à pied massives et protéger l’économie canadienne.

Les demandes de participation au programme de Travail partagé ont pratiquement doublé en 2025 par rapport à l’année précédente, pour atteindre plus de 2 000 demandes. Environ 80 % de l’ensemble des demandes reçues étaient liées aux mesures tarifaires. Plus de 1 400 de ces demandes liées aux tarifs ont été approuvées, ce qui a permis d’éviter environ 20 000 mises à pied et a eu une incidence sur plus de 52 000 travailleurs.

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2026-02-17