Changements dans la température

Les températures ont augmenté partout au Canada. Le taux de réchauffement au Canada est à peu près le double de la moyenne mondiale, le réchauffement étant encore plus rapide dans le Nord du Canada.

Concepts relatifs à la température

La température est mesurée en degrés Celsius (°C).

La température peut être exprimée sous forme de maximum quotidien, de minimum quotidien ou de moyenne quotidienne :

  • la température maximale quotidienne est la température la plus élevée observée dans une journée;
  • la température minimale quotidienne est la température la plus basse observée dans une journée;
  • la température moyenne quotidienne correspond à la moyenne des températures maximale et minimale d’une journée.

Les données de température peuvent également être obtenues pour différentes périodes, comme un mois, une saison ou une année. Par exemple, la moyenne des températures maximales estivales est la moyenne des températures maximales de chaque jour de juin, de juillet et d’août.

Le changement dans la température correspond à la variation de la température par rapport à une période de référence donnée. La période de référence nous aide à mesurer la variation au fil du temps.

Augmentation de la température au Canada. Voir description longue ci-dessous.
 
Description longue et source de données

Un graphique montrant la tendance de l’augmentation de la température annuelle moyenne au Canada de 1948 à 2016 pour une augmentation totale de 1,7 °C.

La tendance dans les températures annuelles au Canada provient d’Anomalies de température et de précipitation interpolées pour le Canada (CANGRD) de 1948 à 2016.

Régimes des changements de température au Canada

La température annuelle moyenne au Canada a connu une hausse de 1,7 °C entre 1948 et 2016. Le réchauffement est encore plus important dans le nord, particulièrement durant l’hiver. La température annuelle moyenne dans le nord du Canada (nord du 60e parallèle) s’est élevée de 2,3 °C au cours de la même période.

Les changements futurs de température seront déterminés principalement par la quantité de gaz à effet de serre émis. Il existe un large éventail d’avenirs possibles, qui sont définies par différents scénarios d’émission. En général, les scénarios qui comprennent des émissions mondiales plus élevées prévoient un réchauffement plus important.

 Comparativement au passé récent (de 1986 à 2005), les prévisions de l’augmentation de la température annuelle moyenne au Canada d’ici la fin du siècle varient entre 1,8 °C et 6.3 °CNote de bas de page 1. Toutefois, les changements de température prévus varient selon les régions et les saisons. Le Nord du Canada devrait continuer de connaître un réchauffement plus important que le reste du Canada, surtout en hiver.

Trouvez des données de température dans le répertoire des ressources climatiques.

Figure 1 : Variations projetées de la température annuelle, par rapport à la période de référence s’étendant de 1986 à 2005. Les variations sont prévues pour la fin du siècle si on applique un scénario à fortes émissions mondiales.

Variations projetées de la température annuelle, par rapport à la période de référence s'étendant de 1986 à 2005. Les variations sont prévues pour la fin du siècle si on applique un scénario à fortes émissions mondiales.

Cette carte illustre les variations projetées de la température annuelle d’ici la fin du XXIe siècle pour l’ensemble de la masse continentale du Canada, par rapport à la période de référence allant de 1986 à 2005. L’ensemble de données employé pour cette carte est un ensemble de données mises à l’échelle de manière statistique à l’aide de la version 2 de la méthode de correction de biais / construction d'analogues, avec reclassification des quantiles (BCCAQ). Le scénario d’émission utilisé est le profil représentatif d’évolution de concentration (RCP) 8.5.

Description longue

Les couleurs sur la carte indiquent l'ampleur de la variation projetée. La température augmente d’environ 4 à 10 degrés Celsius. Les augmentations les plus importantes sont dans les régions nordiques, particulièrement dans l’archipel arctique où elles atteignent environ 10 degrés Celsius. Les augmentations les plus faibles sont constatées sur la côte sud-ouest de la Colombie-Britannique et dans les provinces de l’Atlantique.

Répercussions des changements de température

La hausse des températures aura une incidence sur de nombreux aspects de la vie des Canadiens. Par exemple, les vagues de chaleur plus longues et plus intenses entraînent une hausse des maladies et des décès connexes, particulièrement au sein des populations vulnérables comme les personnes âgées et celles ayant des problèmes de santé. Les vagues de chaleur prolongées augmentent également la demande de refroidissement, faisant ainsi grimper les coûts d’électricité en été, ainsi que les risques de contamination de la nourriture et de l’eau.

Les températures plus élevées peuvent favoriser la propagation de parasites forestiers et agricoles, ainsi que de vecteurs de maladie (comme les tiques) dans de nouvelles régions. Les conditions plus chaudes et sèches augmentent le risque de sécheresse et d’incendies de forêt.

Dans le Nord, les effets des températures plus élevées sont déjà importants et s’intensifieront dans les prochaines décennies. Les exemples incluent notamment des préoccupations en matière de sécurité en raison des conditions moins prévisibles de la glace de mer, des dommages causés aux infrastructures par le dégel du pergélisol et le raccourcissement de la saison durant laquelle le réseau routier hivernal est praticable.

S’adapter aux changements de température

La plupart des secteurs économiques canadiens sont sensibles aux changements de température et devront s’adapter. Trois exemples tirés de secteurs différents sont décrits ci-dessous.

Santé : Les autorités sanitaires locales instaurent actuellement des systèmes d’avertissement et d’intervention en cas de chaleur afin d’assurer la sécurité de la population canadienne durant les vagues de chaleur. Les gestionnaires de la santé publique élaborent des méthodes pour surveiller et contrôler les maladies qui sont de plus en plus courantes au Canada, comme la maladie de Lyme. Les administrations municipales augmentent le couvert forestier pour rendre les villes plus fraîches.

Énergie : Les mesures d’adaptation comprennent des solutions pour réduire la consommation future d’électricité comme des programmes et des normes qui favorisent l’efficacité énergétique, ainsi que des pratiques d’économie d’énergie telles que l’augmentation des zones d’ombre et de la ventilation naturelle. L’accroissement de la résilience des infrastructures énergétiques à l’égard des phénomènes météorologiques extrêmes, comme les vents forts et les tempêtes, est un autre exemple d’adaptation.

Agriculture : Introduire de nouvelles cultures, modifier la période de plantation, prolonger la période de croissance ainsi qu’améliorer les pratiques de gestion de l’eau sont toutes des mesures d’adaptation aux températures plus élevées. Une surveillance et un suivi accrus des maladies et des parasites chez les animaux d’élevage, qui permettent une détection et un traitement plus rapides, sont un autre exemple d’adaptation.

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