Trousse scolaire sur la cote air santé, 5e et 6e année, santé : chapitre 10


Information contextuelle pour les enseignants

Qualité de l’air, smog, pollution et santé

Qu’est-ce que la qualité de l’air?

L’air est composé de différents gaz (78 % d’azote, 21 % d’oxygène, 0,09 % d’argon, 0,03 % de dioxyde de carbone et de 0,07 % d’un mélange de vapeur d’eau et d’autres éléments traces). La qualité de l’air décrit la quantité de polluants atmosphériques présents dans l’air. Les polluants atmosphériques peuvent devenir dangereux pour la santé humaine si les gens sont sensibles à des concentrations élevées de polluants ou y sont exposés pendant de longues périodes. Pour réduire les risques, les gens doivent savoir quand les polluants sont présents dans l'air et dans quelle concentration.

Qu’est-ce que le smog?

La majeure partie de la pollution que nous connaissons est généralement invisible; ainsi, il ne suffit pas de regarder l’air ambiant pour savoir à quel point il est pollué. Toutefois, il arrive que la pollution soit si forte qu’on puisse la voir dans l’air. Si vous habitez dans une grande ville, vous pouvez souvent observer la pollution, l’été, sous forme de brouillard qui flotte à l’horizon. C’est le smog. Visible voire parfois invisible, il se compose d’un mélange de plusieurs polluants qu’on peut observer sous forme de brumejaune brunâtre ou blanc grisâtre dans l’air. Les deux principaux éléments qui composent le smog sont la matière particulaire et l’ozone troposphérique (présent au niveau du sol).

Smog qui recouvre une ville.

Qu’est-ce que la matière particulaire?

Parfois, de très très fines particules solides ou liquides demeurent en suspension dans l’air; c’est ce qu’on appelle la matière particulaire ou tout simplement les particules. Elles se composent de poussières, saleté, suie, fumée et minuscules particules de polluants chimiques. Ce type de pollution est causé par les centrales électriques, les incinérateurs à ordures, les véhicules moteurs, les activités de construction, les forêts et la poussière naturelle transportée par le vent. Les concentrations de particules peuvent être plus importantes dans les grandes villes, où l’on trouve un plus grand nombre de véhicules que dans les régions rurales.

Qu’est-ce que l’ozone troposphérique?

L’ozone, comme l’oxygène, est un gaz incolore invisible dans l’air. Haut dans l’atmosphère, l’ozone forme une barrière contre le rayonnement nocif du soleil. Au niveau du sol, l’ozone est généré par des polluants déjà présents dans l’air lorsqu’ils réagissent avec d'autres polluants sous l'effet de la lumière du soleil; c’est pourquoi la concentration d’ozone est normalement plus forte l’été. L’ozone est nocif pour les humains, les animaux, les plantes et autres.

Comment mesure-t-on la qualité de l’air?

Les chercheurs d’Environnement Canada évaluent la qualité de l’air en analysant des échantillons d’air prélevés près du sol. La quantité de polluants dépend de facteurs comme les sources d’émission, les conditions météorologiques et la topographie. Les chercheurs d’Environnement Canada ont élaboré des modèles informatiques complexes qui permettent maintenant de prévoir la qualité de l’air dans les principaux centres urbains du Canada.

Adulte qui se sert d'un inhalateur à l'extérieur.

Comment la pollution de l’air nuit-elle à la santé?

Nos poumons inhalent tout ce qui se trouve dans l’air ambiant, y compris les particules et l’ozone troposphérique. Si vous êtes sensible à une forte pollution, vous pouvez éprouver des symptômes désagréables, voire dangereux. Comment savoir si vous êtes sensibles? Les gens qui souffrent de diabète, de maladie pulmonaire (asthme, bronchite chronique, emphysème, cancer des poumons) ou de maladie cardiaque (angine, antécédents de crises cardiaques, insuffisance cardiaque congestive, arythmie) sont plus sensibles à la pollution atmosphérique que la moyenne des Canadiens.

Les personnes âgées sont aussi plus à risque, compte tenu de l’affaiblissement du cœur, des poumons et du système immunitaire et de la probabilité accrue qu’elles éprouvent des problèmes de santé comme une maladie cardiaque ou pulmonaire.

Les enfants sont aussi plus vulnérables que le reste de la population à la pollution atmosphérique, puisque leurs systèmes respiratoire et immunitaire sont moins développés. En raison de leur taille, ils respirent plus d’air par kilo de poids corporel que les adultes. Ils passent en outre plus de temps à l’extérieur à pratiquer des activités physiques, ce qui peut accroître leur exposition à la pollution atmosphérique.

Enfin, les gens qui pratiquent des sports ou font du travail exigeant à l’extérieur respirent plus profondément et plus rapidement que les autres, et leurs poumons sont plus atteints par la pollution. Ils peuvent donc é prouver des symptômes comme une irritation des yeux, du nez ou de la gorge, la toux ou de la difficulté à respirer lorsque la pollution atmosphérique est élevée.

Qu’est-ce que la Cote air santé?

La Cote air santé (CAS) est une échelle conçue pour aider les Canadiens à comprendre les implications de la qualité de l’air ambiant pour la santé. Il s’agit d’un nouvel outil mis au point par des professionnels de la santé et de l’environnement pour traduire le risque que pose la pollution atmosphérique pour la santé. La pollution de l’air ne touche pas tout le monde de la même manière et certains sont plus à risque que d’autres.

La CAS est conçue pour aider la population à prendre des décisions afin de préserver sa santé et l’environnement :

  • limiter l’exposition à court terme à la pollution;
  • adapter notre activité pendant les épisodes de forte pollution atmosphérique et réserver les activités physiques pour les journées où la cote est faible;
  • réduire sa propre contribution à la pollution atmosphérique.

La cote s’adresse surtout aux personnes particulièrement vulnérables aux effets de la pollution de l’air, mais aussi à la population générale.

Famille qui est rassemblée dans la cour arrière

La CAS est mesurée sur une échelle de 1 à 10+ :

1-3 : risque « faible » pour la santé;
4-6 : risque « modéré » pour la santé;
7-10 : risque « élevé » pour la santé;
10+ : risque « très élevé » pour la santé.

CAS et conditions météo

C’est surtout lorsque plusieurs conditions météorologiques particulières sont présentes simultanément et entraînent la détérioration de la qualité de l’air que la CAS risque d’être élevée.

La vitesse du vent joue aussi un rôle dans la dilution des polluants. Généralement, les vents forts dispersent les polluants, tandis que les vents légers favorisent des conditions stagnantes et, donc, l'accumulation des polluants au-dessus d’une région.

Des conditions d’inversion, ou « stagnation », sont communément associées à une forte pollution atmosphérique. Dans des conditions normales, l’air qui se trouve près de la surface est chaud. Il s’élève et se mêle à l’air plus frais situé au-dessus. C’est ce qu’on appelle une condition « instable ». Les inversions peuvent survenir lorsqu’une masse d’air chaud et peu dense se déplace au-dessus d’une masse d’air froid et plus dense, ce qui crée une inversion des températures où l’air est plus frais près de la surface. Les polluants ne peuvent se mélanger verticalement et demeurent donc piégés près du sol en raison de ces conditions « stables ». Les inversions peuvent persister de quelques heures à quelques jours.

La topographie peut créer des conditions qui facilitent le piégeage des polluants. La nuit, l’air froid tend à s’écouler vers le bas, demeurant sur les terres basses et dans les vallées. Incapable de s’élever, l’air froid stationnaire s’accumule dans ces vallées, y piégeant les polluants.

Le transport des polluants atmosphériques sur de longues distances et de part et d’autre des frontières est un grave problème au Canada. Les vents venant des États-Unis (sud) et des régions industrialisées de l’Ontario et du Québec peuvent entraîner une grande concentration de polluants atmosphériques dans les villes avoisinantes.

Un ciel clair et sans nuages permet au rayonnement solaire et au rayonnement UV d'atteindre plus facilement la surface de la Terre. La forte intensité lumineuse favorise les réactions photochimiques, lesquelles vont accroître la concentration d’ozone troposphérique, l’un des polluants mesurés pour calculer la CAS.

Références

Environnement Canada. Météo à l'œil - Le guide des météophiles, Toronto (Ontario), Environnement Canada, Région de l'Ontario. (Supplément 1 - La pollution de l'air, le smog et la qualité de notre air), 2006.

Environnement Canada. La Cote air santé - Foire aux questions, 18-08-2008. Consulté le 24 juin 2009, sur le site Web de la cote air santé d'Environnement Canada.

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