Les pénuries de médicaments au Canada et leurs répercussions sur les régimes publics d’assurance-médicaments; de 2017-2018 à 2019-2020

Les pénuries de médicaments au Canada

ISBN : 978-0-660-44623-3
Nº de catalogue : H82-54/2022F-PDF

Septembre 2022
PDF - 737 Ko

Remerciements

Le CEPMB a rédigé ce rapport dans le cadre de l’initiative du SNIUMP.

Le CEPMB souhaite remercier les membres du Comité consultatif du SNIUMP pour leur supervision spécialisée et leur orientation dans le cadre de la rédaction du présent rapport. Veuillez noter que les déclarations et les constatations concernant le présent rapport ne reflètent pas nécessairement celles des membres et de leurs organisations.

Nous remercions le Dr Étienne Gaudette d’avoir dirigé ce projet, ainsi que Tanya Potashnik, Jeffrey Menzies, Brian O’Shea, Jared Berger et Kevin Pothier d’avoir supervisé l’élaboration du rapport. Le CEPMB tient également à souligner la contribution des analystes Yvonne Zhang, Jun Yu, Ai Chau et Ian Detta, ainsi que du personnel chargé de la rédaction Sarah Parker, Laura Fortune, Angela Wright et Ronja Francoeur.

Avertissement

Le SNIUMP est une initiative de recherche indépendante des activités réglementaires du Conseil du CEPMB. Les priorités de recherche, les données, les déclarations et les opinions présentées ou reproduites dans les rapports du SNIUMP ne représentent pas la position du CEPMB au sujet des questions réglementaires. Les rapports du SNIUMP ne contiennent pas d’information confidentielle ou protégée en vertu des articles 87 et 88 de la Loi sur les brevets, et la mention d’un médicament dans un rapport du SNIUMP ne revient pas à reconnaître ou à nier que le médicament fait l’objet d’une demande de brevet au titre des articles 80, 81 ou 82 de la Loi sur les brevets, ou que son prix est ou n’est pas excessif au sens de l’article 85 de la Loi sur les brevets.

Bien que ces informations soient en partie fondées sur des données obtenues sous licence venant de la base de données MIDAS® appartenant à IQVIA Solutions Canada Inc. et/ou à ses sociétés affiliées (« IQVIA »), les déclarations, les résultats, les conclusions, les points de vue et les opinions présentés dans ce rapport sont exclusivement ceux du CEPMB et ne peuvent être attribués à IQVIA.

Renseignements connexes

Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés
Centre Standard Life
C. P. L40
333, avenue Laurier Ouest
Bureau 1400
Ottawa (Ontario)
K1P 1C1

 

Tél. : 1-877-861-2350
AST 613-957-4373

Courriel : PMPRB.Information-Renseignements.CEPMB@pmprb-cepmb.gc.ca

Citation suggérée

Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés (2022). Les pénuries de médicaments au Canada et leurs répercussions sur les régimes publics d’assurance-médicaments; de 2017-2018 à 2019-2020, Ottawa : CEPMB.

Sommaire

Cette étude donne un aperçu des répercussions des pénuries de médicaments au Canada, en mettant l’accent sur les effets sur les régimes publics d’assurance-médicaments du Canada et leurs bénéficiaires. En s’appuyant sur les données des exercices 2017-2018 à 2019-2020, l’analyse examine les tendances du nombre, du segment de marché, du domaine thérapeutique et de la durée des pénuries de médicaments au Canada et explore leur incidence sur les bénéficiaires des régimes publics d’assurance-médicaments ainsi que sur les dépenses des régimes publics d’assurance-médicaments.

Les perturbations de la disponibilité des médicaments sont un problème international qui a de vastes répercussions sur les systèmes de soins de santé nationaux et mondiaux. Le Règlement sur les aliments et drogues du Canada définit une pénurie de médicaments comme une situation dans laquelle un titulaire d’une autorisation de mise en marché (fabricant) est incapable de répondre à la demande pour le médicament dans son intégralité et à temps. Cela peut se produire dans plusieurs circonstances différentes, y compris les problèmes de production, la passation de marchés à un fournisseur unique, les augmentations soudaines de la demande pour un médicament et les difficultés d’accès aux matières premières.Note de bas de page 1

Le Règlement sur les aliments et drogues exige que les fabricants de certains médicaments fassent rapport lorsqu’ils ne sont pas en mesure de répondre à la demande d’un produit ou lorsqu’ils cessent de vendre un produitNote de bas de page 2. Ces pénuries ou interruptions sont publiées sur le site Web de Pénuries de médicaments Canada, la principale source de données utilisée dans le rapport. Les activités de conformité et d’application de la loi liées à ces exigences de déclaration sont supervisées par la Direction générale des opérations réglementaires et de l’application de la loi de Santé Canada. Les renseignements sur les régimes publics d’assurance-médicaments utilisés dans le rapport proviennent de la base de données du Système national d’information sur l’utilisation des médicaments prescrits (SNIUMP) de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), qui comprend des données qui concernent les parties suivantes : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, le Yukon et le Programme des services de santé non assurés.

Le présent rapport donne un aperçu général du problème des pénuries de médicaments au Canada à l’aide du site Web de Pénuries de médicaments Canada. Sa période d’étude, qui précède la pandémie de COVID-19 et ses complexités connexes, fournira des renseignements de référence utiles pour comprendre les effets de la pandémie et les multiples efforts visant à prévenir et à atténuer les pénuries depuis leur apparition. Bien que le rapport adopte une perspective d’ensemble, il ne faut pas négliger l’effet délétère des pénuries de médicaments sur les patients et le système de santé, en particulier lorsque les substitutions ne sont pas possibles ou lorsque les variations de la concentration et de la formulation ne sont pas interchangeables.

Les renseignements fournis dans le présent rapport sont utiles à toutes les personnes touchées par les pénuries, y compris les patients, les fournisseurs de soins de santé, les pharmaciens et les payeurs publics et privés canadiens.

Principales constatations

Introduction

Les pénuries de médicaments sont devenues un problème de grande importance pour les patients canadiens, les fournisseurs de soins de santé, les fabricants, les distributeurs, les organismes d’achat de groupe, les pharmaciens et les assureurs. Selon une étude réalisée en 2020, les pénuries ont touché près de 25 % des médicaments commercialisés au Canada entre 2017 et 2018 (Zhang et coll., 2020). Dans les cas où les substitutions ne sont pas disponibles ou sont inefficaces, ces perturbations peuvent poser un risque important pour la santé des patients.  

Au cours des dernières années, de multiples efforts ont été déployés pour prévenir et atténuer les pénuries de médicaments au Canada. Parmi les principales, mentionnons la création du Comité multilatéral sur les pénuries de médicaments en 2012 afin de s’attaquer aux pénuries de façon concertée et coordonnée (CDM, 2017) et l’obligation pour les détenteurs d’accès au marché de faire rapport sur le site Web de Pénuries de médicaments Canada depuis mars 2017 (Donelle et coll., 2018). Des mesures ont également été mises en œuvre dans le contexte du début de la pandémie de COVID-19 et sont demeurées en place depuis, comme la divulgation publique des pénuries de médicaments de « niveau 3 », qui ont le plus grand effet potentiel sur l’approvisionnement en médicaments et le système de soins de santé du Canada (Santé Canada, 2022a), et le cadre pour l’importation exceptionnelle de médicaments qui ne sont pas autrement autorisés au Canada en réponse à de telles pénuries (Division des pénuries de médicaments, 2022; Santé Canada, 2022b).

Afin d’éclairer ces efforts et de fournir plus de détails sur les répercussions des pénuries de médicaments sur le système de soins de santé, le présent rapport présente un aperçu des pénuries de médicaments au Canada et de leurs répercussions, en mettant l’accent sur les effets sur les Canadiens assurés par le secteur public et les régimes publics d’assurance-médicaments. L’analyse s’appuie sur des données recueillies sur le site Web de Pénuries de médicaments Canada, qui est tenu à jour par Santé Canada, ainsi que sur des renseignements sur les ventes et l’utilisation provenant de la base de données MIDAS® de l’IQVIA et de la base de données du Système national d’information sur l’utilisation des médicaments prescrits (SNIUMP) de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS). Les constatations portent sur la période de trois ans allant de l’exercice 2017-2018 à l’exercice 2019-2020, qui précède la plupart des perturbations causées par la pandémie de COVID-19.

La section A présente les tendances globales des pénuries de médicaments déclarées par les fabricants canadiens; la section B décrit les types de médicaments les plus susceptibles d’être touchés par les pénuries; la section C analyse les taux de résolution et la durée des pénuries; la section D examine l’incidence des pénuries pour les bénéficiaires des régimes d’assurance publics canadiens; et la section E examine l’incidence des pénuries sur les dépenses des régimes publics. Ce rapport peut être considéré comme un point de départ, ou un point de référence, dans la surveillance de la question des pénuries de médicaments et de leurs répercussions sur les Canadiens.

Méthodes

La principale source de données utilisée pour le rapport est le site Web de Pénuries de médicaments Canada, auquel les fabricants à qui une autorisation de mise en marché de médicaments a été délivrée par Santé Canada sont tenus de déclarer lorsqu’ils ne sont pas en mesure de répondre à la demande d’un produit et lorsqu’ils mettent fin à un produit. (Pénuries de médicaments Canada, [s.d.]; Direction de la conformité des produits de santé, 2017). L’exigence concerne les médicaments d’ordonnance pour usage humain, les médicaments énumérés aux annexes D et C de la Loi sur les aliments et drogues, les médicaments inclus aux annexes I à V de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances et certains médicaments en vente libre administrés sous la supervision d’un praticien (Direction de la conformité des produits de santé, 2017). Ces rapports sont accessibles au public dans la base de données du site Web de Pénuries de médicaments Canada, qui contient des dossiers remontant au 10 mars 2017. Par souci de simplicité, le présent rapport utilisera le terme « fabricants » pour désigner les titulaires d’une autorisation de mise en marché dans le reste du texte.

Gros plans sur les rapports sur les pénuries

Les rapports sur les pénuries accessibles sur le site Web de Pénuries de médicaments Canada contiennent des renseignements détaillés sur les médicaments, y compris le numéro d’identification du médicament (DIN), le nom de marque, le nom usuel, le nom de l’entreprise, les ingrédients actifs, la concentration, la forme posologique, la voie d’administration, la taille de l’emballage et le code du Système de classification anatomique, thérapeutique et chimique de l’Organisation mondiale de la Santé. Les renseignements propres aux pénuries comprennent la raison de la pénurie, l’état de la pénurie à la dernière mise à jour du rapport et les dates de début et de fin. Étant donné que les pénuries sont déclarées selon le DIN et de la taille de l’emballage, chaque concentration, forme, marque et taille de l’emballage d’un ingrédient pharmaceutique en pénurie sont déclarées séparément.

État des pénuries et transitions sur le site Web de Pénuries de médicaments Canada Figure 1
Description de la figure

Ce diagramme illustre le cheminement de la déclaration des pénuries de médicaments depuis la création du rapport jusqu’aux mises à jour sur le site Web de Pénuries de médicaments Canada pour les rapports sur les pénuries prévues et réelles.

Les états des pénuries prévues sont indiqués comme étant « prévues » à la création du rapport. Leur état peut être mis à jour pour indiquer « évitée » ou « réelle ». Ceux qui passent au statut « réelle » peuvent ensuite être marqués comme « résorbée » dans une mise à jour ultérieure.

Les rapports sur les pénuries réelles sont à l’état « réelle » à la création du rapport, après quoi leur état est mis à jour à « résorbée ».

L’état d’un rapport de pénurie peut changer au fil du temps. Lorsqu’un rapport est créé pour la première fois, la pénurie peut être « réelle » ou « prévue ». Les entreprises peuvent mettre à jour l’état des pénuries en tout temps, et elles peuvent passer de l’état initial à l’état « réelle », « évitée » ou « résorbée ». Dans certains cas, un état de pénurie « évitée » ou « résorbée » est accompagné de la création d’un rapport d’interruption, ce qui signifie que le médicament n’est plus vendu par le fabricant.

Ce rapport utilise un extrait des données du site Web de Pénuries de médicaments Canada de mai 2020 et contient des renseignements sur les rapports créés depuis le lancement du site Web jusqu’au 30 avril 2020. La majorité des analyses effectuées dans le présent rapport utilisent les 8 558 rapports sur les pénuries créés entre le 1er avril 2017 et le 31 mars 2020, la période d’étude. Les pénuries dont la date de début était antérieure à la création du site Web en mars 2017 ont été jugées hors de la portée du rapport.

À l’aide de ces données, le rapport fournit une analyse des tendances des pénuries au Canada avant la pandémie de COVID-19 et de leurs caractéristiques, y compris une analyse des nouveaux rapports sur les pénuries créés mensuellement au cours de la période d’étude, des raisons les plus associées aux pénuries et de la durée des pénuries.

Afin de donner une idée de l’ampleur des pénuries de médicaments dans l’écosystème pharmaceutique canadien, le rapport utilise les données de la base de données MIDAS® d’IQVIA (tous droits réservés). Les données de MIDAS reflètent les secteurs nationaux du commerce de détail et des hôpitaux au Canada et à l’échelle internationale, y compris les payeurs dans tous les segments du marché (secteurs public et privé et particuliers). Les données sur les ventes et les volumes englobent toutes les versions d’un médicament disponibles, produites par n’importe quel fabricant, quelles que soient la concentration et la forme. L’appariement des rapports sur les pénuries avec les données de MIDAS permet d’évaluer la proportion de médicaments disponibles au Canada touchés par les pénuries et de déterminer si elles sont corrélées avec les prix internationaux relatifs.

Enfin, afin de fournir une évaluation des conséquences des pénuries pour les Canadiens assurés par le secteur public et les payeurs publics, les sections D et E du rapport effectuent des analyses à l’aide de la base de données du Système national d’information sur l’utilisation des médicaments prescrits (SNIUMP) de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS). Elle renferme des données pancanadiennes sur les demandes de remboursement d’ordonnances, en mettant l’accent principalement sur les programmes de médicaments financés par l’État, soit la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, le Yukon, ainsi que le régime d’assurance-médicaments des Services de santé non assurés (SSNA) de Services aux Autochtones Canada.

Dans l’ensemble, les pénuries sont définies comme une situation dans laquelle un médicament ou un médicament d’un sous-groupe chimique est déclaré comme étant en pénurie « réelle ». Un médicament est défini comme une combinaison unique d’un fabricant, d’un ingrédient ou d’une combinaison d’ingrédients, d’une concentration et d’une formulation (p. ex., comprimé). Les sous-groupes chimiques sont définis en fonction du quatrième niveau du Système de classification anatomique, thérapeutique et chimique de l’Organisation mondiale de la Santé, tel qu’il est décrit dans l’encadré « Substitution de médicaments en cas de pénurie » à la section D. Les ingrédients en pénurie sont définis comme des ingrédients pharmaceutiques distincts pour lesquels les médicaments représentant au moins 90 % des ventes annuelles ont fait l’objet d’un rapport de pénurie avec un état « réelle ». Pour les analyses qui utilisent la base de données MIDAS® d’IQVIA, les pénuries sont appariées aux médicaments vendus au Canada en utilisant l’ingrédient, la concentration, la forme et le fabricant indiqués dans les rapports de pénurie. Lorsque la base de données du SNIUMP est utilisée, les pénuries sont appariées à la déclaration à l’aide des DIN figurant dans les rapports sur les pénuries. Les taux de pénurie sont définis comme le pourcentage de médicaments vendus au Canada qui ont fait l’objet d’un rapport de pénurie « réelle », soit à une date précise (section A) ou à tout moment au cours de l’exercice 2019-2020 (section B).

Pour les analyses des segments de marché, un médicament est classé comme « breveté » si le DIN qui lui est associé a été protégé par un brevet au cours de l’année de la création du rapport. Un médicament non breveté est classé comme « non breveté à fournisseur unique » si son ingrédient médicinal a été vendu par un seul fabricant au Canada au cours de l’année; « non breveté à fournisseurs multiples » indique que l’ingrédient était disponible par l’entremise de plusieurs fabricants. 

Les coûts de traitement sont fondés sur la base de données des régimes privés d’assurance-médicaments d’IQVIA et sont définis comme le ratio entre les dépenses annuelles pour un médicament et le nombre de demandeurs. Les médicaments solides oraux sont des médicaments dont la forme est un « comprimé » ou une « gélule ». 

Dans les sections D et E, la variation en pourcentage du nombre de bénéficiaires actifs des régimes publics d’assurance-médicaments et des dépenses en période de pénurie est calculée à l’aide du ratio du nombre mensuel moyen de bénéficiaires et des dépenses pendant la pénurie et jusqu’à six mois avant la pénurie. Un bénéficiaire actif est un participant au régime public qui a présenté au moins une demande au cours d’un mois donné. La période de pénurie exclut le mois du début de la pénurie. Ces calculs se limitent aux pénuries pour lesquelles des déclarations au SNIUMP ont été faites avant et pendant la pénurie.

Les ratios des prix pratiqués dans les pays de comparaison par rapport aux prix pratiqués au Canada présentés dans le présent rapport sont exprimés sous forme d’indice, le prix au Canada étant fixé à un et la médiane internationale, déclarée par rapport à cette valeur. Les prix et les ventes en devises sont convertis en dollars canadiens en utilisant le taux de change moyen pour l’année. Parmi les marchés internationaux examinés se trouvent l’Australie, la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Norvège, l’Espagne, la Suède et le Royaume-Uni (R.-U.), qui constituent les pays de la liste du CEPMB (« CEPMB11 »).

Pour plus de détails sur la façon dont les ratios des prix pratiqués à l’étranger par rapport aux prix pratiqués au Canada sont calculés ou pour obtenir de plus amples renseignements sur la base de données MIDAS, la base de données du SNIUMP et d’autres documents sources du SNIUMP, consultez la section Ressources de la page Études analytiques du site Web du CEPMB.

Limites

Cette étude s’appuie sur des rapports présentés dans la base de données Pénuries de médicaments Canada pour représenter le problème des pénuries au Canada. Cependant, bien que les fabricants soient tenus de déclarer les pénuries, le degré de conformité avec le mandat n’a pas été évalué et le nombre réel de pénuries pourrait être plus élevé que celui indiqué sur le site Web. Dans certains cas, des rapports imparfaits pourraient également signifier que les pénuries « résorbées » n’ont pas été mises à jour et continuent de figurer comme « réelles » sur le site Web après leur résolution.

De plus, la nature autodéclarée des données peut laisser croire que les pratiques de déclaration pourraient différer d’un fabricant à l’autre et au fil du temps, par exemple en ce qui concerne la déclaration des « pénuries prévues » (qui semblaient devenir moins importantes au cours de la période d’étude) et la sélection d’une raison pour les déficits.

Étant donné que les pénuries dont la date de début est antérieure au 10 mars 2017 ont été jugées hors de la portée du rapport, le nombre de médicaments en pénurie aux figures A2 et A3 est sous-estimé au cours du premier semestre de 2017-2018, période au cours de laquelle seules les pénuries les plus récentes sont incluses. Compte tenu de la durée et des taux de résolution types des pénuries décrites à la section C, les résultats du deuxième semestre de 2017-2018 sont plus précis quant à ces chiffres.

Étant donné que la base de données MIDAS® d’IQVIA ne permet pas d’identifier les médicaments à l’aide de DIN, les rapports de pénurie ont été appariés avec cette base de données en utilisant les ingrédients, la concentration, la forme et le fabricant indiqués dans les rapports. Pour 10,2 % des rapports (N = 878), les médicaments mentionnés dans les rapports n’ont pas pu être appariés aux équivalents dans MIDAS en fonction de ces critères, ce qui donne à penser que les taux de pénurie présentés aux sections A et B sous-estiment les taux de pénurie réels.

Les sections D et E documentent la variation du nombre de bénéficiaires actifs et des dépenses en période de pénurie. Ces analyses sont de nature observationnelle et les variations peuvent être causées par d’autres facteurs. Par exemple, les fluctuations macroéconomiques et les changements de politique au cours de l’analyse peuvent avoir eu une incidence sur la population admissible à la couverture et, par conséquent, sur le nombre de bénéficiaires actifs et les dépenses.

L’analyse des sous-groupes chimiques saisit les substitutions au sein du sous-groupe chimique et non les substituts potentiels valides d’autres sous-groupes. L’analyse peut également sous-estimer l’incidence des pénuries dans les cas où les médicaments en pénurie représentent une petite partie du sous-groupe chimique et où le reste du sous-groupe ne fournit pas de substituts valides. De plus, bien que les analyses menées avec les sous-groupes chimiques visent à tenir compte des substitutions pendant les pénuries, ces substitutions peuvent être sous-estimées, car elles ne tiennent pas compte de tous les cas où les médicaments sont composés pour combler le besoin créé par la pénurie. Cette limite est examinée en détail à l’annexe 1.

A. Tendances des rapports sur les pénuries de médicaments au Canada, 2017-2018 à 2019-2020

La présente section donne un aperçu des pénuries de médicaments signalées au Canada entre 2017-2018 et 2019-2020, et indique un nombre important de rapports de pénuries provenant de fabricants au cours de cette période. En plus du nombre total de pénuries de médicaments déclarées, cette section examine également les tendances du nombre mensuel de rapports créés, ainsi que le nombre d’ingrédients mentionnés, le nombre de pénuries « réelles » et les raisons invoquées par les fabricants.

Entre le 1er avril 2017 et le 31 mars 2020, un total de 8 558 rapports sur les pénuries ont été créés par les fabricants, pour une moyenne de 238 nouveaux rapports par mois. Comme les fabricants sont tenus de déclarer séparément toutes les formulations et tous les formats d’emballage en pénurie, ces 238 nouveaux rapports correspondent à une moyenne de 143 ingrédients pharmaceutiques distincts mentionnés dans les rapports chaque mois (figure A1). Cela indique qu’en moyenne 40 % des rapports concernaient des ingrédients mentionnés dans d’autres rapports.

Comme le montre la figure A1, le nombre de nouveaux rapports de pénurie a diminué en 2017-2018, se stabilisant en 2018-2019 et en 2019-2020. Le nombre d’ingrédients mentionnés dans les rapports est demeuré stable tout au long de cette période.

Figure A1. Rapports sur les pénuries créés mensuellement sur le site Web de Pénuries de médicaments Canada et les ingrédients distincts mentionnés dans les rapports, de 2017-2018 à 2019-2020 Figure A1
Description de la figure

Un graphique linéaire montre les tendances mensuelles du nombre de pénuries de médicaments déclarées sur le site Web de Pénuries de médicaments Canada pour les exercices 2017-2018 à 2019-2020. Les tendances sont indiquées pour le nombre de rapports sur les pénuries et le nombre d’ingrédients mentionnés par les rapports sur les pénuries pendant cette période. La ligne du haut représente le nombre de rapports sur les pénuries et la ligne du bas représente le nombre d’ingrédients.

Exercice Mois Nombre de rapports Nombre d’ingrédients

2017/2018

Avril

369

178

Mai

305

164

Juin

250

148

Juillet

265

168

Août

242

150

Septembre

319

161

Octobre

209

143

Novembre

357

166

Décembre

189

123

Janvier

266

164

Février

261

149

Mars

231

164

2018/2019

Avril

228

138

Mai

204

139

Juin

139

86

Juillet

231

127

Août

165

112

Septembre

133

92

Octobre

267

145

Novembre

200

122

Décembre

169

125

Janvier

305

165

Février

262

151

Mars

246

142

2019/2020

Avril

210

131

Mai

230

144

Juin

249

153

Juillet

203

131

Août

193

131

Septembre

228

129

Octobre

272

161

Novembre

237

147

Décembre

181

133

Janvier

303

175

Février

159

113

Mars

281

165

Bien que le nombre de nouveaux rapports déposés chaque mois ait été relativement stable entre 2018-2019 et 2019-2020, une ventilation des rapports à l’état « réelle » et « prévue » montre une augmentation constante du nombre de pénuries réelles depuis octobre 2018 (figure A2). Cela indique qu’il y a eu plus de nouvelles pénuries ajoutées au site Web pendant cette période que de pénuries signalées comme « résorbées ». À la fin de la période d’étude, il y avait 1 738 rapports dont l’état était « réelle ». Entre-temps, le nombre de rapports présentant un état de « pénurie prévue » a diminué au fil du temps et ne représentait que 3 % des rapports non résolus à la fin de 2019-2020.

Figure A2. Pénuries réelles et prévues sur le site Web de Pénuries de médicaments Canada, de 2017-2018 à 2019-2020Figure A2

Remarque : Les pénuries réelles/prévues sont le nombre de rapports sur les pénuries dont l’état est « réelle/prévue » le premier jour du mois. Elles sont déterminées à l’aide de la date de création du rapport, de la date de début de la pénurie et de la date de fin de la pénurie ou de la pénurie évitée qui figurent dans les rapports.
* Les valeurs de mars 2020 correspondent aux pénuries du 31 mars 2020, qui était le dernier jour de la période d’étude.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca.

Description de la figure

Un graphique à barres superposées montre la répartition des rapports sur les pénuries figurant sur le site Web de Pénuries de médicaments Canada entre les exercices 2017-2018 et 2019-2020, selon les pénuries « réelles » et « prévues ». Les résultats sont présentés par trimestre (avril, juillet, octobre, janvier) pour chaque exercice financier. Les pénuries « prévues » s’ajoutent aux pénuries « réelles ».

Exercice Mois Nombre de pénuries réelles Nombre de pénuries prévues Nombre total de pénuries

2017/2018

Avril

392

159

551

Juillet

768

333

1 101

Octobre

1 087

323

1 410

Janvier

1 186

302

1 488

2018/2019

Avril

1 331

259

1 590

Juillet

1 180

219

1 399

Octobre

1 200

115

1 315

Janvier

1 290

80

1 370

2019/2020

Avril

1 392

99

1 491

Juillet

1 487

89

1 576

Octobre

1 554

63

1 617

Janvier

1 669

43

1 712

Fin de l’exercice

1 738

57

1 795

Pour mettre ces rapports en perspective, la figure A3 présente la proportion de médicaments distincts sur le marché au Canada qui ont été touchés par une pénurie « réelle ». Les résultats reflètent la tendance observée dans le nombre de pénuries à la figure A2 et montrent une augmentation constante des taux de pénurie depuis octobre 2018. À la fin de la période à l’étude, 17 % des médicaments vendus au Canada étaient déclarés comme étant en pénurie « réelle ».

Dans de nombreux cas, le même ingrédient peut demeurer disponible pour la vente pendant une pénurie parce que l’ingrédient est offert dans la même formulation et la même concentration par un fabricant différent. De plus, le même ingrédient peut être disponible pour les patients dans une concentration ou une formulation différente, bien que de telles variations ne soient pas toujours interchangeables. Par conséquent, la proportion de médicaments en pénurie n’est pas nécessairement représentative des ingrédients pharmaceutiques à accès limité. Afin de mieux refléter la proportion d’ingrédients pouvant poser des problèmes d’accès, la figure A3 montre la proportion d’ingrédients pour lesquels les médicaments touchés par des pénuries représentaient plus de 90 % des ventes pour l’ingrédient donné. Ces situations sont beaucoup plus rares et sont demeurées stables depuis août 2017, à des niveaux variant entre 1,7 % et 2,5 % des ingrédients vendus au Canada.

Figure A3. Taux de pénurie de médicaments et d’ingrédients, 2017-2018 à 2019-2020Figure A3

Remarque : Les taux de médicaments en pénurie correspondent au pourcentage de médicaments vendus au Canada pour lesquels un rapport de pénurie avait un statut « réel » un jour donné. Les taux de pénurie d’ingrédients correspondent au pourcentage d’ingrédients pharmaceutiques distincts ou d’une combinaison d’ingrédients pour lesquels les médicaments représentant au moins 90 % des ventes annuelles ont fait l’objet d’un rapport de pénurie avec une situation réelle un jour donné.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données MIDAS® d’IQVIA, CEPMB

Description de la figure

Un graphique linéaire montre la tendance de la proportion de médicaments et d’ingrédients médicinaux en pénurie entre les exercices 2017-2018 et 2019-2020. Les médicaments en pénurie correspondent aux médicaments (définis selon les ingrédients, la concentration, la forme et l’entreprise) dont les ventes au Canada pour lesquels un rapport de pénurie affichait un état de pénurie « réelle » un jour donné. Les ingrédients en pénurie correspondent aux ingrédients pharmaceutiques distincts vendus au Canada pour lesquels les médicaments représentant au moins 90  % des ventes annuelles ont fait l’objet d’un rapport de pénurie avec un statut « réelle » un jour donné. La ligne du haut représente la part des médicaments en pénurie et la ligne du bas représente la part des ingrédients en pénurie. Il y a une augmentation importante de la part des médicaments en pénurie au cours de la période couverte par ce graphique.

Exercice Mois Proportion des médicaments en quantité insuffisante Proportion des ingrédients en quantité insuffisante

2017/2018

Avril

3,7 %

0,5 %

Mai

6,0 %

0,7 %

Juin

6,6 %

0,9 %

Juillet

7,5 %

1,2 %

Août

8,5 %

1,6 %

Septembre

9,4 %

1,4 %

Octobre

10,1 %

1,8 %

Novembre

10,3 %

1,8 %

Décembre

11,0 %

2,3 %

Janvier

11,8 %

2,1 %

Février

12,9 %

2,1 %

Mars

12,9 %

1,7 %

2018/2019

Avril

13,2 %

2,1 %

Mai

12,9 %

1,8 %

Juin

12,9 %

2,4 %

Juillet

11,6 %

2,1 %

Août

11,9 %

1,7 %

Septembre

11,5 %

1,8 %

Octobre

11,7 %

1,9 %

Novembre

11,8 %

1,6 %

Décembre

12,4 %

2,4 %

Janvier

12,3 %

2,2 %

Février

13,2 %

2,3 %

Mars

13,2 %

2,1 %

2019/2020

Avril

13,4 %

1,9 %

Mai

13,5 %

2,0 %

Juin

13,4 %

2,2 %

Juillet

13,9 %

2,1 %

Août

13,8 %

2,0 %

Septembre

14,1 %

2,2 %

Octobre

14,7 %

2,1 %

Novembre

15,2 %

2,1 %

Décembre

15,9 %

2,5 %

Janvier

15,8 %

2,3 %

Février

16,4 %

2,6 %

Mars

15,9 %

2,3 %

La figure A4 présente la répartition des pénuries selon les raisons invoquées dans le rapport du fabricant. La plupart des rapports ont cité des causes liées à l’offre, la « perturbation de la fabrication des médicaments » étant citée par plus de la moitié (54 %) des rapports. Dans 13 % des rapports, la raison de la pénurie a été citée comme une « augmentation de la demande pour le médicament », la seule cause liée à la demande disponible dans le modèle de rapport.

Figure A4. Distribution des rapports sur les pénuries de médicaments par raison, de 2017-2018 à 2019-2020 Figure A4
Description de la figure

Un diagramme circulaire montre la répartition des rapports sur les pénuries de médicaments selon la raison invoquée par le fabricant au moment de la création du rapport, pour les rapports publiés de 2017-2018 à 2019-2020. La répartition est présentée en fonction du nombre total de pénuries ainsi que de la part de chaque raison des pénuries totales pour l’ensemble de la période.

Raison citée Nombre de pénuries Part des pénuries

Perturbation de la fabrication du médicament

4 615

54 %

Délai d’expédition du médicament

1 546

18 %

Augmentation de la demande pour le médicament

1 094

13 %

Exigences liées au respect des bonnes pratiques de fabrication

285

3 %

Pénurie d’un ingrédient actif

160

2 %

Pénurie d’un ingrédient ou d’un composant inactif

56

1 %

Autres

802

9 %

B. Les médicaments qui présentent le taux de pénurie le plus élevé

Cette section décrit les médicaments qui ont été les plus touchés par des pénuries entre 2017-2018 et 2019-2020. Elle fait état des tendances du taux annuel de pénurie, défini comme la proportion de médicaments vendus au Canada pour lesquels au moins une pénurie « réelle » a été signalée au cours de l’année. Les taux de pénurie sont ensuite ventilés par segment de marché, caractéristiques du médicament, classe thérapeutique et niveaux des prix internationaux. Les résultats montrent que bien qu’aucun groupe de médicaments ne soit exempt de pénurie, certains types de médicaments sont plus susceptibles d’être en pénurie que d’autres.

L’exploration des segments de marché touchés par les pénuries de médicaments peut fournir un aperçu important des répercussions possibles pour les patients. Lorsque des pénuries touchent des médicaments brevetés ou non brevetés à fournisseur unique — c’est-à-dire des médicaments non brevetés vendus par un seul fabricant —, il y a un plus grand risque que l’accès des patients à l’ingrédient pharmaceutique soit compromis parce qu’aucun substitut direct n’est disponible. En revanche, lorsque les pénuries concernent des médicaments non brevetés à fournisseurs multiples — c’est-à-dire des médicaments non brevetés offerts par de multiples fabricants concurrents —, il est plus probable que les patients pourront avoir accès au même ingrédient dans un autre produit ayant la même formulation et la même concentration.

Comme le montre la figure B1, la vaste majorité (91 %) des rapports de pénurie créés entre 2017-2018 et 2019-2020 concernaient des médicaments non brevetés de fournisseurs multiples. Les médicaments brevetés et les médicaments non brevetés à fournisseur unique représentaient 7 % et 2 % des rapports, respectivement. Ces proportions indiquent que des substitutions directes étaient disponibles pour les patients dans la plupart des cas lorsqu’un médicament était déclaré en pénurie. La figure B2 complète ces résultats par une analyse des taux de pénurie annuels par segment de marché en 2019-2020. Elle montre que les médicaments brevetés et les médicaments non brevetés à fournisseur unique étaient beaucoup moins susceptibles d’être en pénurie au cours de l’exercice 2019-2020 que leurs équivalents à fournisseurs multiples.

Figure B1. Nombre de rapports sur les pénuries de médicaments par segment de marché, de 2017-2018 à 2019-2020 Figure B1

Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données MIDAS® d’IQVIA, CEPMB.

Description de la figure

Un diagramme circulaire présente la répartition des rapports sur les pénuries de médicaments des exercices 2017-2018 à 2019-2020 selon trois segments de marché, soit les médicaments brevetés, les médicaments non brevetés à fournisseur unique et les médicaments non brevetés à fournisseurs multiples. La répartition est présentée en fonction du nombre de pénuries ainsi que de la part des pénuries totales pour l’ensemble de la période.

Segment de marché Nombre de pénuries Part des pénuries

Médicaments brevetés

613

7 %

Médicaments non brevetés à fournisseur unique

156

2 %

Médicaments non brevetés à fournisseurs multiples

7 789

91 %

Figure B2. Taux de pénuries de médicaments par segment de marché, 2019-2020 Figure B2

Remarque : NBFU : non brevetés, fournisseur unique. NBFM : non brevetés, fournisseurs multiples.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données MIDAS® d’IQVIA, CEPMB.

Description de la figure

Un graphique à barres illustre les taux de pénurie de médicaments au cours de l’exercice 2019-2020 selon quatre segments de marché, soit tous les médicaments brevetés, les médicaments non brevetés à fournisseur unique (MNBFU) et les médicaments non brevetés à fournisseurs multiples (MNBFM). Les taux correspondent à la proportion de médicaments vendus au Canada pour lesquels un rapport de pénurie indiquait une « pénurie réelle » en 2019-2020. 

Segment de marché Nombre total de médicaments dans le segment Part des médicaments en nombre insuffisant

Tous les médicaments

8 968

29 %

Médicaments brevetés

1 190

14 %

Médicaments non brevetés à fournisseur unique

801

22 %

Médicaments non brevetés à fournisseurs multiples

6 977

32 %

Le tableau B1 présente les taux de pénurie de 2019-2020 pour plusieurs groupes de médicaments. Outre le segment de marché, plusieurs autres caractéristiques sont associées à des taux de pénurie plus élevés :

Le tableau présente également les résultats des taux de pénurie selon la taille du marché et selon que les ingrédients médicinaux figuraient ou non sur la liste des médicaments essentiels de l’OMSNote de bas de page 3, bien qu’aucune variation notable n’ait été relevée pour l’une ou l’autre de ces mesures.

Tableau B1. Taux de pénuries de médicaments selon les caractéristiques des médicaments, 2019-2020

Groupe Médicament Médicament avec rapport de pénurie Part des médicaments en pénurie

Tous les médicaments

8 968

2 571

29 %

Segment

Brevetés

1 190

169

14 %

Non brevetés, fournisseur unique

801

178

22 %

Non brevetés, fournisseurs multiples

6 977

2 224

32 %

État de médicament générique

Générique

6 180

2 099

34 %

Marque

2 254

362

16 %

Non classé

534

110

21 %

Coût de traitement

Coût du traitement < 10 000 $

8 508

2 520

30 %

Coût du traitement ≥ 10 000 $

460

51

11 %

Contexte de la majorité des revenus

Communauté

7 763

2 350

30 %

Hôpital

1 205

221

18 %

Liste des médicaments essentiels de l’OMS

Listé

2 762

819

30%

Non listé

6 206

1 752

28%

Formulation

Comprimé

4 929

1 562

32 %

Solution

1 440

294

20 %

Gélule

1 180

343

29 %

Autre

1 419

372

26 %

Taille du marché pour la molécule

Moins de 1 M$

2 553

609

24 %

De 1 M$ à 5 M$

3 124

938

30 %

De 5 M$ à 10 M$

1 240

404

33 %

Plus de 10 M$

2 051

620

30 %

Nombre de fabricants de la molécule

1 fabricant

1 458

245

17 %

2

669

153

23 %

3

770

213

28 %

4

579

176

30 %

5

519

162

31 %

6+ fabricants

4 973

1 622

33 %

Remarque : OMS : Organisation mondiale de la Santé. Le statut de la liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la Santé a été attribué en fonction du fait que les ingrédients pharmaceutiques du médicament figuraient ou non sur le 21e modèle de la liste des médicaments essentiels (Organisation mondiale de la Santé, 2019).
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données MIDAS® d’IQVIA, base de données de régimes d’assurance-médicaments privés, CEPMB.

Certaines classes thérapeutiques sont également plus fréquemment en pénurie que d’autres. La figure B3 montre les 10 classes ayant le taux de pénurie annuel le plus élevé en 2019-2020. Sept de ces catégories comptaient plus de 100 médicaments vendus au Canada au cours de l’année, ce qui donne à penser que la substitution dans la même classe thérapeutique était possible dans de nombreux cas. Six classes affichaient des taux de pénurie supérieurs à 40 %, ce qui signifie qu’au moins quatre médicaments sur dix dans ces classes étaient en pénurie à un moment donné au cours de l’année.

Figure B3. Les 10 classes thérapeutiques affichant les taux les plus élevés de pénuries de médicaments, 2019-2020 Figure B3

Remarque : Les classes thérapeutiques sont définies en fonction du deuxième niveau de la Classification anatomique des produits pharmaceutiques de l’Association européenne de recherche sur le marché pharmaceutique (EphMRA). Les classes thérapeutiques pour lesquelles il y a moins de 20 médicaments vendus au Canada sont exclues de ce tableau. Les résultats détaillés sont présentés à l’annexe 2.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données MIDAS® d’IQVIA.

Description de la figure

Un graphique à barres montre les 10 classes thérapeutiques où la plus forte proportion de médicaments était en pénurie au cours de l’exercice 2019-2020, ainsi que la part de toutes les autres catégories.

De tous les médicaments vendus au Canada en 2019-2020, 29  % étaient en pénurie au cours de l’exercice 2019-2020. Ce nombre est indiqué au-dessus du graphique et n’est pas représenté par un graphique à barres.

Les taux correspondent à la proportion de médicaments vendus au Canada pour lesquels un rapport de pénurie indiquait une « pénurie réelle » au cours de l’exercice 2019-2020. Les classes thérapeutiques sont définies en fonction du deuxième niveau de la Classification anatomique des produits pharmaceutiques de l’Association européenne de recherche sur le marché pharmaceutique (EphMRA).

Classe thérapeutique Nombre de médicaments faisant partie de la classe Part des médicaments en pénurie

Agents agissant sur le système rénine-angiotensine

711

56 %

Antiacides, antiflatulents et antiulcéreux

179

51 %

Corticostéroïdes topiques

158

49 %

Antagonistes calciques

144

49 %

Antiparkinsoniens

107

43 %

Vaccins

67

42 %

Préparations anti-acné

66

39 %

Préparations nasales

27

37 %

Médicaments ophtalmologiques

226

36 %

Préparations régulatrices des lipides/anti-athéromes

368

36 %

Toutes les autres classes

6 915

23 %

Comme le montre la figure A4, la plupart des raisons invoquées pour expliquer les pénuries au Canada au cours de la période à l’étude concernaient les interruptions de l’approvisionnement, les interruptions dans la fabrication du médicament et les retards d’expédition, soit la raison de plus de 70 % des pénuries.

Étant donné que la chaîne d’approvisionnement des médicaments où ces perturbations et ces retards se produisent est de nature mondiale (Comité directeur multilatéral sur les pénuries de médicaments, 2017), il vaut la peine de vérifier si les prix internationaux relatifs des médicaments sont corrélés avec les pénuries. Si les chaînes d’approvisionnement mondiales accordaient la priorité aux pays où les prix sont élevés lorsque des perturbations de production surviennent, nous observerions des taux de pénurie plus élevés au Canada pour les médicaments dont les prix sont bas par rapport à d’autres pays, et des taux plus bas pour les médicaments dont les prix sont élevés par rapport à d’autres pays.

En profondeur : Prix internationaux et pénuries de médicaments

Pour étudier les prix relatifs, le CEPMB utilise des ratios des prix pratiqués à l’étranger par rapport aux prix pratiqués au Canada (FTC), où les prix des médicaments pratiqués dans d’autres pays sont exprimés sous forme de ratio des prix pratiqués au Canada. Par exemple, le ratio allemand pour un médicament donné est :

FTC = Prix unitaire de l’Allemagne / Prix unitaire du Canada

Étant donné que le prix étranger est le numérateur du ratio, un ratio FTC supérieur à 1 indique une situation où le prix canadien est inférieur à celui d’autres pays; un ratio FTC inférieur à 1 indique une situation où le prix canadien est supérieur à celui d’autres pays; et un ratio FTC de 1 indique une situation où le prix canadien correspond parfaitement à celui d’autres pays.

Pour examiner le lien entre les prix internationaux et les pénuries de médicaments, on a estimé le ratio FTC médian entre les pays de comparaison du CEPMB11 pour tous les médicaments solides oraux vendus au Canada en 2019-2020 à l’aide de la base de données MIDAS® de l’IQVIA. Les taux de pénurie des médicaments ayant trois pays de comparaison ou plus ont ensuite été comparés selon le ratio FTC médian. Une description de l’échantillon utilisé pour cette analyse est présentée à l’annexe 2 (tableau 2.1).

Ces comparaisons servent à déterminer si, en moyenne, les médicaments dont le prix au Canada est relativement bas ont des taux de pénurie plus élevés. Graphiquement, cela serait représenté par une forte association positive entre les ratios de FTC et les taux de pénurie.

Dans la figure B4, les taux annuels de pénurie de médicaments solides oraux vendus au Canada sont comparés au ratio FTC médian des prix de liste dans les pays de comparaison du CEPMB11. Aucune corrélation claire n’est établie entre la hausse des prix étrangers et les taux de pénurie. Pour déterminer si les résultats diffèrent d’un segment de marché à l’autre, l’annexe 1 présente la même analyse séparément pour les médicaments brevetés et non brevetés. Dans les deux cas, aucune corrélation n’est apparente entre les prix relatifs et les taux de pénurie. Toutefois, il convient de noter que ces chiffres montrent des taux moyens de pénurie par rapport à des groupes agrégés de médicaments; des prix relatifs plus bas peuvent tout de même contribuer à des pénuries dans des cas particuliers.

Figure B4. Taux de pénuries de médicaments solides oraux selon le ratio médian des prix étrangers par rapport aux prix canadiens (FTC), CEPMB11, 2019-2020Figure B4

Remarque : CEPMB11 : Australie, Belgique, France, Allemagne, Italie, Japon, Norvège, Pays-Bas, Espagne, Suède et Royaume-Uni.
Les FTC sont les ratios médians des prix pratiqués dans les pays de comparaison étrangers par rapport aux prix pratiqués au Canada calculés pour l’ensemble des pays de comparaison du CEPMB11 (voir la section En profondeur : Prix internationaux et pénuries de médicaments).
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données MIDAS® d’IQVIA.

Description de la figure

Un graphique à barres illustre la part des médicaments solides oraux en pénurie au cours de l’exercice 2019-2020 selon les niveaux des ratios médians des prix étrangers par rapport aux prix canadiens (FTC). Les ratios des prix sont calculés en comparant le prix médian dans les 11 pays de comparaison du CEPMB au prix pratiqué au Canada et le prix au Canada, établi à 1,00. Les ratios supérieurs à 1,00 indiquent un prix international plus élevé. Les ratios inférieurs à 1,00 indiquent un prix international plus bas. Une part est également attribuée à tous les médicaments solides oraux (26  %). La part de tous les médicaments solides oraux est indiquée dans le titre du graphique à barres et est représentée par une ligne pointillée verticale tracée le long du graphique. Il est ainsi plus facile de comparer chaque niveau à la part de tous les médicaments solides administrés par voie orale.

Ratio des prix étrangers par rapport aux prix canadiens Nombre total de médicaments Part des médicaments en pénurie

Supérieur à 1,2

253

30 %

1,1 à 1,2

54

30 %

1,0 à 1,1

65

18 %

0,9 à 1,1

104

24 %

0,8 à 0,9

138

20 %

0,7 à 0,8

126

22 %

0,6 à 0,7

139

30 %

0,5 à 0,6

108

23 %

Tous les médicaments oraux solides

1 409

26 %

C. Taux de résolution et durée des pénuries

Cette section documente les taux de résolution des pénuries au cours de l’année suivant leur apparition en mesurant la proportion des pénuries qui ont atteint l’état « résorbée » à une date donnée. La plupart des pénuries ont été résorbées au cours d’une période de trois mois, mais certains groupes de médicaments affichaient une résolution plus lente que d’autres. Une minorité est demeurée non résorbée un an après le début de la pénurie.

Selon les rapports déposés par les fabricants, la plupart des pénuries de médicaments sont résorbées dans les trois mois de leur apparition. Comme le montre la figure C1, 55 % des rapports ont été mis à jour pour indiquer une pénurie « résorbée » par l’entreprise qui a produit le rapport dans une période de trois mois et environ les trois quarts (74 %) ont été mis à jour pour indiquer une pénurie « résorbée » dans une période de six mois.

Deux facteurs ont été associés à une résolution plus rapide des pénuries. Les pénuries prévues (c.‑à‑d. les rapports sur les pénuries dont l’état était « prévue » à la création) ont été résorbées plus rapidement que les pénuries non prévues (c.‑à‑d. celles dont l’état était « réelle » à la création). Un mois après l’apparition de la pénurie, les pénuries « prévues » étaient sept points de pourcentage plus susceptibles d’être résorbées que les pénuries imprévues. Les pénuries de médicaments qui ont moins de concurrents ont également été résorbées plus rapidement. Les pénuries de médicaments brevetés et de médicaments non brevetés à fournisseur unique présentaient des taux de résolution plus élevés que celles de médicaments non brevetés à fournisseurs multiples à un, trois et six mois après le début de la pénurie.

La figure C2 montre les taux de résolution cumulatifs des pénuries de médicaments au cours de l’année suivant leur apparition. C’est dans les 60 premiers jours après le début qu’on observe les taux de résolution les plus élevés pour tous les segments de marché, et le rythme ralentit au cours des mois suivants. Dans l’ensemble, les taux de résolution étaient nettement plus bas pour les médicaments non brevetés à fournisseurs multiples, et leur taux de résolution de fin d’année (83 %) était inférieur à celui des médicaments non brevetés à fournisseur unique (96 %).

Figure C1. Taux de résolution des pénuries de médicaments au cours des six premiers mois suivant leur apparition, de 2017-2018 à 2019-2020Figure C1

Remarque : La figure exclut les pénuries qui sont survenues moins de six mois avant l’exportation des données, ainsi que celles des médicaments pour lesquels un rapport d’interruption a été créé dans le mois suivant la résolution du rapport.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données MIDAS® d’IQVIA, CEPMB

Description de la figure

Un graphique à barres horizontales superposées montre la répartition des pénuries de médicaments déclarées entre les exercices 2017-2018 à 2019-2020 au moment où la pénurie est résorbée. Elles sont classées selon trois périodes : un mois, un à trois mois et trois à six mois après le début de la pénurie. Les résultats sont présentés pour toutes les pénuries, les pénuries prévues et non prévues, ainsi que par segment de marché : les médicaments brevetés et les médicaments non brevetés à fournisseur unique et à fournisseurs multiples.

  Part résorbée dans le mois après le début Part résorbée un à trois mois après le début Part résorbée trois à six mois après le début Part résorbée six mois après le début

Toutes les pénuries

24 %

31 %

19 %

74 %

Pénuries prévues

29 %

30 %

18 %

78 %

Pénuries non prévues

22 %

31 %

19 %

72 %

Médicaments brevetés

48 %

30 %

10 %

87 %

Médicaments non brevetés à fournisseur unique

43 %

35 %

12 %

90 %

Médicaments non brevetés à fournisseurs multiples

22 %

31 %

20 %

72 %

Figure C2. Taux de résolution cumulatifs des pénuries de médicaments par segment de marché, 2017-2018 à 2019-2020Figure C2

Remarque : La figure exclut les pénuries qui sont survenues moins de 365 jours avant l’exportation des données, ainsi que les pénuries de médicaments pour lesquelles un rapport d’interruption a été créé dans le mois suivant la résolution du rapport.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données MIDAS® d’IQVIA, CEPMB

Description de la figure

Un graphique linéaire montre la part cumulative des pénuries de médicaments résorbées jusqu’à 365 jours après leur apparition. Les résultats sont présentés par segment de marché : les médicaments brevetés et les médicaments non brevetés à fournisseur unique et à fournisseurs multiples.

Nombre de jours après le début Part des pénuries de médicaments brevetés résorbées Part des pénuries de médicaments non brevetés à fournisseur unique résorbées Part des pénuries de médicaments non brevetés à fournisseurs multiples résorbées

0

0 %

0 %

0 %

10

21 %

14 %

7 %

20

35 %

30 %

14 %

30

49 %

45 %

22 %

40

57 %

57 %

29 %

50

64 %

65 %

35 %

60

70 %

72 %

40 %

70

75 %

76 %

44 %

80

77 %

80 %

49 %

90

79 %

80 %

52 %

100

80 %

81 %

55 %

110

83 %

81 %

58 %

120

84 %

82 %

60 %

130

85 %

84 %

62 %

140

85 %

86 %

64 %

150

86 %

87 %

67 %

160

86 %

89 %

68 %

170

87 %

89 %

70 %

180

88 %

89 %

71 %

190

88 %

89 %

72 %

200

90 %

90 %

73 %

210

91 %

91 %

74 %

220

92 %

91 %

75 %

230

92 %

92 %

76 %

240

93 %

92 %

77 %

250

93 %

93 %

78 %

260

94 %

93 %

78 %

270

94 %

93 %

79 %

280

95 %

93 %

79 %

290

95 %

93 %

80 %

300

95 %

93 %

81 %

310

95 %

93 %

81 %

320

95 %

94 %

82 %

330

95 %

95 %

82 %

340

95 %

95 %

82 %

350

95 %

95 %

83 %

360

95 %

95 %

83 %

D. Répercussions des pénuries sur les bénéficiaires de régimes d’assurance-médicaments publics  

Cette section documente le changement du nombre de bénéficiaires des régimes publics pendant les pénuries en comparant le nombre de bénéficiaires mensuels actifs pour un médicament donné avant et pendant la pénurie. Les pénuries sont examinées sous l’angle du médicament et du sous-groupe des produits chimiques, qui tient compte des substitutions effectuées sur des médicaments semblables dans la même classe thérapeutique. En ce qui concerne les médicaments, 40 % des pénuries ont été suivies d’une forte baisse (>20 %) du nombre de bénéficiaires. Cependant, lorsqu’on examine le sous-groupe de médicaments chimiques touchés par les pénuries, seulement 8 % des pénuries étaient associées à une baisse semblable. 

Entre 2017-2018 et 2019-2020, la plupart des médicaments qui ont connu une pénurie avaient relativement peu de bénéficiaires dans les régimes publics canadiens. Comme le montre la figure D1, 70 % des médicaments pour lesquels une pénurie a été signalée avaient moins de 1 000 bénéficiaires mensuels avant la pénurie, tandis que seulement 5 % des médicaments pour lesquels il y avait une pénurie avaient plus de 10 000 bénéficiaires mensuels.

Les répercussions de ces résultats sont à double tranchant : un moins grand nombre de bénéficiaires peuvent être directement touchés par une pénurie de médicaments pour un plus petit nombre d’utilisateurs actifs, mais les médicaments qui ont un moins grand nombre d’utilisateurs ont souvent moins de concurrents, ce qui offre des options de substitution limitées pour les personnes touchées. 

Figure D1. Distribution des médicaments en pénurie selon le nombre de bénéficiaires actifs au cours du mois précédant la pénurie, 2017-2018 à 2019-2020Figure D1

Remarque : Cette figure montre les 3 431 DIN ayant au moins une pénurie et au moins une demande dans la base de données du SNIUMP un mois avant la pénurie. Lorsque de multiples pénuries ont été signalées pour le même DIN, seule la première a été comptée.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données du SNIUMP, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS).

Description de la figure

Un graphique circulaire montre la répartition des pénuries selon le nombre de bénéficiaires actifs qui utilisent le médicament en pénurie au cours du mois précédant le début de la pénurie. Les pénuries sont indiquées pour les exercices 2017-2018 à 2019-2020. Le nombre de bénéficiaires actifs est divisé en quatre catégories, soit moins de 100 bénéficiaires, 100 à 1 000 bénéficiaires, 1 000 à 10 000 bénéficiaires et plus de 10 000 bénéficiaires.

Nombre de bénéficiaires Part des pénuries

Moins de 100

35 %

100 à 1 000

35 %

1 000 à 10 000

25 %

Plus de 10 000

5 %

En profondeur : Substitutions de médicaments en cas de pénurie

Dans certains cas, on peut gérer les pénuries de médicaments en substituant le médicament en pénurie pour le même médicament dont la taille de l’emballage, la concentration ou la forme sont différentes, ou dont elles sont identiques, mais fournies par un autre fabricant. Dans ces cas, l’incidence des pénuries pour les bénéficiaires sera probablement moins grave que lorsqu’il n’y a pas de substitut disponible.

Afin de mieux distinguer les pénuries avec moins de substituts, cette section étudie deux types différents de pénuries. Le premier est celui des pénuries du médicament, qui tient compte des résultats liés au numéro d’identification du médicament (DIN) pour les rapports de pénurie dont l’état est « réelle ». Dans la plupart des cas, les pénuries devraient mener à une diminution du nombre de bénéficiaires du médicament. Cependant, s’il existe des formats d’emballage différents pour le même DIN ou si la pénurie est causée par une augmentation de la demande pour le médicament, il se peut qu’il n’y ait pas de diminution malgré la pénurie.

La deuxième est la pénurie dans un sous-groupe chimique, qui survient lorsque des pénuries ayant un statut « réelle » sont signalées pour au moins un DIN dans un groupe de médicaments défini par le quatrième niveau du Système de classification anatomique, thérapeutique et chimique (ATC4) de l’Organisation mondiale de la Santé. Le niveau de classification ATC4 est le niveau le plus granulaire avant la substance chimique et comprend les médicaments ayant des composants chimiques semblables utilisés pour traiter des indications identiques ou connexes. Les DIN pour le même ingrédient et la même indication, mais avec des fabricants, concentrations ou formes différents font tous partie du même niveau ATC4.

Figure Da
Description de la figure

Diagramme des répercussions des pénuries sur les mesures de niveau ATC4

Un diagramme décrit les répercussions des scénarios de pénuries multiples mesurées dans des sous-groupes chimiques par le Système de classification anatomique, thérapeutique et chimique de l’Organisation mondiale de la Santé (ATC4).

À commencer par une pénurie de médicaments où un médicament dans un rapport est identifié par un numéro d’identification du médicament (DIN) comme étant en « pénurie réelle ». Le scénario A propose un seul DIN avec des déclarations dans l’ATC4. Dans ce cas, il n’y aurait pas de substituts possibles au sein du sous-groupe chimique et l’incidence de la pénurie serait observée à l’aide des mesures de niveau ATC4. Le scénario B propose plusieurs DIN dans les demandes dans la même ATC4. Dans le résultat 1 du scénario B, il n’y a pas ou peu de substituts possibles dans l’ATC4 (les répercussions seraient observées dans les mesures de niveau ATC4). Dans le résultat 2 du scénario B, des substituts sont disponibles (une incidence faible ou nulle serait observée dans les mesures de niveau ATC4).

Comme le montre le diagramme, les pénuries ayant une incidence sur les DIN sans substituts ou dont les substituts sont peu nombreux devraient avoir une incidence sur les mesures au niveau ATC4, tandis que les pénuries ayant une incidence sur les DIN qui ont de nombreux substituts ne devraient pas avoir d’incidence importante au niveau ATC4.

La figure D2 présente la répartition des pénuries par la baisse des bénéficiaires actifs observée lors de la pénurie par rapport aux mois précédents. La figure D2(a) montre les baisses observées liées au DIN lorsqu’un rapport de pénurie est créé. Dans 63 % des cas, les pénuries ont été accompagnées d’une baisse du nombre de bénéficiaires actifs. Pour 23 % des pénuries, la baisse a été relativement modeste (moins de 20 %), tandis que les 40 % restants étaient associés à une baisse d’au moins 20 % des bénéficiaires, ce qui signifie qu’au moins un bénéficiaire sur cinq qui s’attendait à remplir une ordonnance pendant la pénurie a dû trouver un substitut ou se passer de traitement.

Dans la figure D2(b), les pénuries définies selon le sous-groupe chimique (c.-à-d. ATC4) ont montré des diminutions moins importantes du nombre de bénéficiaires touchés. Environ la moitié (51 %) des pénuries n’ont pas été accompagnées d’une baisse du nombre de bénéficiaires du groupe ATC4 touchés. Pour 41 % des autres pénuries, il y a eu une légère baisse (moins de 20 %) du nombre de bénéficiaires.

Les baisses du nombre de bénéficiaires étaient moins graves lorsqu’elles ont été analysées selon le sous-groupe chimique parce que les bénéficiaires peuvent remplacer d’autres médicaments au sein du sous-groupe et demeurer des bénéficiaires actifs de l’ATC4 et parce que, dans le cadre plus large du sous-groupe, les bénéficiaires d’un médicament touché représentent une plus petite fraction du total. Ces facteurs ont la plus grande incidence sur les classes du groupe ATC4 qui comprennent plus de médicaments.

Figure D2. Répartition des pénuries de médicaments en pourcentage du nombre de bénéficiaires actifs pendant la pénurie, 2017-2018 à 2019-2020

A. Pénuries définies selon le médicament (N=4 858) Figure D2a
B. Pénuries définies selon le sous-groupe chimique (N = 532) Figure D2b

Remarque : Les pénuries indiquées ici sont une situation dans laquelle un DIN (a) ou (b) dans un groupe ATC4 est mentionné dans au moins un rapport de pénurie avec un état « réelle » pendant la période d’étude. La baisse en pourcentage du nombre de bénéficiaires actifs compare le nombre mensuel moyen de bénéficiaires pendant la pénurie et jusqu’à six mois avant la pénurie.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données du SNIUMP, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)

Description de la figure

Deux graphiques à barres montrent la répartition des pénuries de médicaments selon la diminution du nombre de bénéficiaires actifs pendant la pénurie à deux niveaux, soit le médicament et le sous-groupe chimique (ATC4). La diminution du nombre de bénéficiaires se mesure en pourcentage de la diminution du nombre de bénéficiaires par rapport aux six mois précédant le début de la pénurie. Les pénuries signalées entre les exercices 2017-2018 et 2019-2020 sont évaluées pour cette analyse, avec un total de 4 858 pénuries de médicaments et de 532 pénuries au niveau ATC4.

Pourcentage de diminution des bénéficiaires Part des pénuries de médicaments Part des pénuries au niveau ATC4

Aucune diminution

37 %

51 %

0  % à 10  %

13 %

33 %

10  % à 20  %

10 %

8 %

20  % à 30  %

7 %

2 %

30  % à 40  %

7 %

2 %

40  % à 50  %

6 %

2 %

50  % à 60  %

6 %

1 %

60  % à 70  %

5 %

1 %

70  % à 80  %

4 %

<1 %

80  % à 90  %

3 %

<1 %

90  % à 100  %

2 %

<1 %

Sur les 532 pénuries du groupe ATC4 présentées à la figure D2(b), 41 pénuries (8 %) ont affiché une baisse supérieure à 20 % du nombre de bénéficiaires actifs. Le tableau D1 compare les caractéristiques de ces pénuries à celles des pénuries associées à des baisses plus modestes des bénéficiaires ou à une absence totale de baisse. En moyenne, les pénuries qui ont entraîné la plus forte diminution du nombre de bénéficiaires se sont produites dans les groupes ATC4, où les dépenses et les bénéficiaires étaient moins nombreux avant la pénurie, que les pénuries où le nombre de bénéficiaires était plus modeste ou ne diminuait pas. Les pénuries et la forte diminution du nombre de bénéficiaires ont également eu une incidence sur les groupes ATC4 qui comptent moins de DIN et plus de médicaments de marque et de fournisseurs uniques, ce qui signifie moins d’options génériques pouvant être utilisées comme substituts. Ces pénuries ont également duré plus longtemps, avec une durée moyenne de 10,4 mois, comparativement à 8,3 mois pour les pénuries sans baisse et à 7,2 mois pour les pénuries avec des baisses modestes. Les « analgésiques » étaient les thérapies les plus courantes et ont affiché une forte diminution du nombre de bénéficiaires, et six pénuries ont touché plus de 20 % des bénéficiaires. Pour leur part, les « antibactériens à usage systémique » étaient les plus représentés dans les pénuries touchant moins de patients.

Les 41 pénuries dont le nombre de bénéficiaires actifs a diminué de plus de 20 % sont décrites plus en détail à l’annexe 2.

Tableau D1. Statistiques descriptives des pénuries dans les sous-groupes de produits chimiques selon la diminution du nombre de bénéficiaires, de 2017-2018 à 2019-2020

  Pénuries sans diminution du nombre de bénéficiaires Pénuries avec une baisse de 0 % à 20 % du nombre de bénéficiaires Pénuries avec baisse du nombre de bénéficiaires supérieure à 20 %

Nombre de pénuries (N)

273

218

41

Dépenses avant le déficit ($, moyenne)

1 913 286 $

1 158 360 $

227 128 $

Nombre de bénéficiaires avant la pénurie (moyenne)

26 275

16 749

6 345

Dépenses par bénéficiaire avant la pénurie ($, moyenne)

337 $

490 $

163 $

Durée de la pénurie en mois (moyenne)

8,3

7,2

10,4

Caractéristiques des sous-groupes chimiques touchés

Nombre de DIN (moyenne)

24,6

18,4

11,6

Proportion du sous-groupe chimique composé de :

Médicaments oraux solides

50 %

46 %

49 %

Médicaments de marque

33 %

38 %

45 %

Médicaments à fournisseur unique

19 %

23 %

32 %

Médicaments brevetés

11 %

11 %

2 %

Classes thérapeutiques les plus touchées

1

Antibactériens à usage systémique (N=18)

Antibactériens à usage systémique (N=16)

Analgésiques (N=6)

2

Agents antinéoplasiques (N=17)

Médicaments ophtalmologiques (N=12)

Hormones sexuelles et modulateurs de l’appareil génital (N=4)

3

Hormones sexuelles et modulateurs de l’appareil génital (N=14)

Psycholeptiques (N=11)

Préparations anti-acné (N=3)

4

Médicaments ophtalmologiques (N=13)

Hormones sexuelles et modulateurs de l’appareil génital (N=10)

Médicaments pour les troubles gastro-intestinaux fonctionnels (N=3)

5

Médicaments contre les maladies obstructives des voies respiratoires (N=12)

Antiviraux à usage systémique (N=9)

Médicaments ophtalmologiques (N=3)

Remarque : Les pénuries sont définies ici comme une situation dans laquelle un DIN dans un groupe ATC4 est mentionné dans au moins un rapport de pénurie avec un état « réelle » pendant la période d’étude. La diminution du nombre de bénéficiaires actifs compare le nombre mensuel moyen de bénéficiaires pendant la pénurie et jusqu’à six mois avant la pénurie. Les proportions de médicaments selon la formulation et le segment de marché sont calculées comme le pourcentage de DIN avec des réclamations dans le groupe ATC4 avec ces attributs. Les médicaments dont les attributs sont inconnus sont comptés comme n’ayant pas l’attribut.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données du SNIUMP, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)

Étude de cas : Inhibiteurs des alpha-glucosidases

Le groupe ATC4 d’inhibiteurs de l’alpha-glucosidase (A10BF), qui sont utilisés pour traiter le diabète de type 2, peut offrir un exemple d’une pénurie qui a touché une grande proportion de bénéficiaires actifs et de dépenses des régimes publics.

L’acarbose était le seul médicament de cette catégorie à avoir fait l’objet de demandes de remboursement au titre du régime public d’assurance-médicaments pendant la période à l’étude. Pendant la plus grande partie de la période, il n’y avait que deux DIN avec des réclamations d’assurance, soit une version à concentration de 50 mg et une version à concentration de 100 mg, toutes deux vendues par le même fabricant. En moyenne, il y avait 2 898 bénéficiaires mensuels actifs des médicaments dans les régimes du SNIUMP dans les six mois précédant la pénurie.

L’option de concentration de 50 mg aurait connu une pénurie le 15 janvier 2019 en raison d’une « interruption de la fabrication du médicament ». Ce rapport a été suivi d’une baisse marquée du nombre de bénéficiaires actifs du DIN, qui est passé de 1 932 par mois dans les six mois précédant la pénurie à une moyenne de 891 pendant la pénurie.

Au cours des deux premiers mois de la pénurie, les bénéficiaires ont pu remplacer leur ordonnance par la version de 100 mg du même médicament. Cependant, le 26 mars 2019, la version de 100 mg a également connu une pénurie en raison d’une interruption de la fabrication. De mars à juillet 2019, les deux concentrations étaient simultanément en pénurie et le nombre de bénéficiaires actifs de l’acarbose a chuté à 1 096 en juillet 2019, soit 62 % de moins qu’avant la pénurie.

Bénéficiaires actifs des inhibiteurs de l’alpha-glucosidase, octobre 2017 à mars 2020

Figure Active beneficiaries of alpha-glucosidase inhibitors
Description de la figure

Un graphique linéaire illustre les effets d’une pénurie d’inhibiteurs de l’alpha-glucoside sur le nombre de bénéficiaires actifs d’octobre 2017 à mars 2020. Les résultats sont donnés séparément pour l’acarbose à 50 mg, qui était en pénurie de janvier 2019 à juillet 2019, et l’acarbose à 100 mg, qui était en pénurie de mars 2019 à février 2020. Le nombre de bénéficiaires chute pendant la période de ces deux pénuries.

Mois Nombre de bénéficiaires utilisant de l’acarbose 50 mg Nombre de bénéficiaires utilisant de l’acarbose 100 mg

Octobre 2017

 1 927

 1 153

Novembre 2017

 1 934

 1 003

Décembre 2017

 1 966

 916

Janvier 2018

 1 988

 966

Février 2018

 1 809

 918

Mars 2018

 1 938

 1 017

Avril 2018

 1 850

 962

Mai 2018

 1 982

 1 005

Juin 2018

 1 939

 992

Juillet 2018

 1 941

 969

Août 2018

 1 972

 1 000

Septembre 2018

 1 882

 973

Octobre 2018

 2 012

 991

Novembre 2018

 1 916

 992

Décembre 2018

 1 867

 944

Janvier 2019

 1 905

 994

Février 2019

 1 487

 1 236

Mars 2019

 1 201

 1 712

Avril 2019

 904

 1 709

Mai 2019

 750

 1 491

Juin 2019

 556

 1 029

Juillet 2019

 450

 682

Août 2019

 1 441

 343

Septembre 2019

 1 482

 181

Octobre 2019

 1 549

 101

Novembre 2019

 1 663

 63

Décembre 2019

 1 673

 44

Janvier 2020

 1 596

 33

Février 2020

 1 557

 95

Mars 2020

 1 652

 193

Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données du SNIUMP, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)

Au cours des 13 mois englobant les pénuries de médicaments, de janvier 2019 à février 2020, les bénéficiaires et les dépenses mensuels pour le sous-groupe des produits chimiques (ATC4) étaient respectivement de 35 % et de 36 % inférieurs à leurs chiffres d’avant la pénurie. Les pénuries des deux concentrations ont été résorbées en février 2020, mais les bénéficiaires ne sont pas revenus immédiatement aux niveaux antérieurs à la pénurie.

En février 2020, un nouveau concurrent générique offrant les deux concentrations est entré sur le marché et a commencé à consigner les réclamations. L’introduction d’un plus grand nombre de produits dans le sous-groupe des produits chimiques a réduit le risque que toutes les options soient simultanément en pénurie.

Baisse des bénéficiaires et des dépenses constatée pendant la pénurie

  Pénuries selon le DIN Pénuries selon le groupe ATC4
  2190885 Acarbose 50 mg 02190893 Acarbose 100 mg A10BF Inhibiteurs des alpha-glucosidases

Moment de la pénurie

 

 

 

Début

1/15/2019

3/26/2019

1/15/2019

Fin

7/24/2019

2/5/2020

2/5/2020

Durée (jours)

190

316

386

Bénéficiaires actifs mensuels (moyenne)

Avant la pénurie

1 932

1 022

2 898

Pendant la pénurie

891

525

1 878

Baisse (%)

54 %

49 %

35 %

Dépenses mensuelles (moyennes, $)

Avant la pénurie

87 300 $

62 900 $

147 900 $

Pendant la pénurie

34 000 $

21 200 $

94 400 $

Baisse (%)

61 %

66 %

36 %

Remarque : Les pénuries indiquées ici sont une situation dans laquelle un DIN ou un DIN au sein d’un groupe ATC4 est mentionné dans au moins un rapport de pénurie avec un état « réelle ». La baisse en pourcentage du nombre de bénéficiaires actifs compare le nombre mensuel moyen de bénéficiaires pendant la pénurie et pendant les six mois précédant la pénurie.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données du SNIUMP, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)

E. Incidence des pénuries sur les dépenses des régimes publics

Pour compléter l’analyse ci-dessus sur les bénéficiaires des régimes publics, cette section documente les changements dans les dépenses publiques en comparant les dépenses en médicaments des régimes du SNIUMP avant et pendant une pénurie. Les pénuries sont examinées selon le médicament (par DIN) et selon le sous-groupe chimique (groupe ATC4). Pour les médicaments, 62 % des pénuries étaient accompagnées d’une augmentation ou d’une diminution des dépenses de plus de 20 %. Cependant, dans le sous-groupe des produits chimiques, seulement 18 % des pénuries étaient associées à un changement similaire des dépenses.   

La figure E1 montre la répartition des médicaments en pénurie entre 2017-2018 et 2019-2020 selon les dépenses mensuelles des régimes publics avant la pénurie. Environ la moitié des médicaments (47 %) étaient associés à moins de 10 000 $ en dépenses mensuelles dans l’ensemble des régimes du SNIUMP avant le début de leur pénurie, tandis que moins de 1 % (23 médicaments) étaient associés à plus de 1 million de dollars en dépenses mensuelles.

Figure E1. Distribution des médicaments en pénurie selon les dépenses des régimes publics d’assurance-médicaments au cours du mois précédant la pénurie, 2017-2018 à 2019-2020Figure E1

Remarque : Cette figure montre les 3 431 DIN ayant au moins une pénurie et au moins une demande dans la base de données du SNIUMP un mois avant la pénurie. Lorsque de multiples pénuries ont été signalées pour le même DIN, seule la première a été comptée.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données du SNIUMP, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)

Description de la figure

Un diagramme circulaire montre la répartition des pénuries selon les dépenses des régimes publics d’assurance-médicaments pour le médicament en pénurie au cours du mois précédant le début de la pénurie, pour les pénuries signalées entre les exercices 2017-2018 et 2019-2020. Les dépenses sont réparties en quatre catégories : moins de 10 000 $; 10 000 $ à 100 000 $; 100 000 $ à 1 000 000 $; et plus de 1 000 000 $.

Nombre de bénéficiaires Part des pénuries

Moins de 10 000 $

47 %

De 10 000 $ à 100 000 $

37 %

De 100 000 $ à 1 000 000 $

15 %

Plus de 1 000 000 $

0,7 %

Les pénuries de médicaments peuvent entraîner une augmentation nette, aucun changement important ou une diminution des dépenses des régimes publics. Dans la plupart des cas, l’effet le plus direct des pénuries est une diminution de l’utilisation des médicaments touchés, ce qui, à l’exclusion d’autres facteurs, réduit les dépenses. Les substitutions peuvent aussi réduire les dépenses dans certains cas, par exemple lorsqu’un médicament générique est utilisé pour remplacer un médicament de marque en pénurie.

Toutefois, trois facteurs peuvent entraîner une augmentation des dépenses en période de pénurie. Premièrement, comme le montre la figure A4, 13 % des pénuries déclarées par les fabricants canadiens indiquent une augmentation de la demande pour le médicament comme cause de la pénurie, auquel cas il pourrait y avoir plus d’utilisation et de dépenses pendant la pénurie que par le passé. Deuxièmement, les pénuries peuvent provoquer une augmentation du prix unitaire des médicaments touchés. Enfin, les substitutions peuvent susciter des dépenses plus élevées, par exemple lorsqu’un médicament de marque est utilisé pour remplacer un médicament générique en pénurie.

La figure E2 montre la répartition des pénuries selon la variation en pourcentage des dépenses des régimes publics pendant la pénurie par rapport aux mois précédents. La figure E2(a) montre les variations des dépenses selon le médicament (par DIN). Dans 65 % des cas, les pénuries étaient associées à une baisse des dépenses, 43 % des pénuries entraînant une baisse de plus de 20 %. Les 35 % restants en pénurie étaient associés à une augmentation des dépenses liées aux médicaments. Pour une pénurie sur cinq (20 %), l’augmentation des dépenses était supérieure à 20 % des dépenses d’avant la pénurie.

Comme le montre la figure E2(b), peu de pénuries ont eu une incidence majeure sur les dépenses relatives aux sous-groupes de produits chimiques (par groupe ATC4). Seulement 10 % et 9 % des pénuries ont été accompagnées d’augmentations et de diminutions des dépenses supérieures à 20 % des niveaux antérieurs à la pénurie, respectivement. Comme ce fut le cas à la section D, les variations moins prononcées des dépenses peuvent être attribuées à deux facteurs, soit des substitutions à d’autres médicaments du même groupe ATC4, ce qui limiterait l’effet sur les dépenses pour la classe, et les médicaments en pénurie représentent probablement une proportion relativement faible des dépenses au sein du sous-groupe des produits chimiques, ce qui donne des variations globales plus faibles.

Figure E2. Répartition des pénuries de médicaments selon le changement des dépenses pendant la pénurie, 2017-2018 à 2019-2020

A. Pénuries définies selon le médicament (N=4 858) Figure E2a
B. Pénuries définies selon le sous-groupe chimique (N=532) Figure E2b

Les pénuries sont définies ici comme une situation dans laquelle un DIN (diagramme l A) ou un DIN au sein d’un groupe ATC4 (diagramme B) est mentionné dans au moins un rapport de pénurie avec un statut « réelle » pendant la période d’étude. La variation en pourcentage des dépenses compare les dépenses mensuelles moyennes pendant la pénurie et jusqu’à six mois avant la pénurie.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données du SNIUMP, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)

Description de la figure

Deux graphiques à barres montrent la répartition des pénuries de médicaments selon la variation des dépenses des régimes publics d’assurance-médicaments pendant la pénurie à deux niveaux, soit les médicaments et au niveau des sous-groupes chimiques (ATC4). La variation des dépenses est mesurée en pourcentage d’augmentation ou de diminution par rapport aux dépenses dans les six mois précédant l’apparition de la pénurie. Les pénuries signalées entre les exercices 2017-2018 et 2019-2020 sont évaluées aux fins de cette analyse, pour un total de 4 858 pénuries de médicaments et de 532 pénuries au niveau ATC4. Pour chaque graphique, les chiffres représentant les baisses de dépenses sont à gauche, tandis que les chiffres représentant les augmentations de dépenses sont à droite.

Variation en pourcentage des dépenses Part des pénuries de médicaments Part des pénuries au niveau ATC4

Diminution supérieure à 80 %

6 %

1 %

Diminution de 60 % à 80 %

10 %

1 %

Diminution de 40 % à 60 %

12 %

2 %

Diminution de 20 % à 40 %

14 %

6 %

Diminution de 0 % à 20 %

22 %

40 %

Augmentation de 0 % à 20 %

16 %

42 %

Augmentation de 20 % à 40 %

7 %

6 %

Augmentation de 40 % à 60 %

3 %

2 %

Augmentation de 60 % à 80 %

2 %

<1 %

Augmentation supérieure à 80 %

8 %

2 %

Le tableau E1 examine de plus près les 100 pénuries dans le groupe ATC4 accompagnées d’une augmentation ou d’une diminution des dépenses de plus de 20 %. Les pénuries qui ont été accompagnées d’une forte baisse des dépenses ont eu tendance à avoir des dépenses plus faibles avant la pénurie, plus de médicaments de marque et de fournisseur unique, et moins de DIN. À l’inverse, les pénuries qui ont montré une augmentation des dépenses avaient tendance à engendrer des dépenses plus élevées avant la pénurie, moins de médicaments de marque dans le sous-groupe et un nombre relativement élevé de DIN à utiliser comme substituts. 

Les caractéristiques détaillées des 44 pénuries dans le groupe ATC4 accompagnées de variations de dépenses supérieures à 40 % sont présentées à l’annexe 2.

Tableau E1. Statistiques descriptives des pénuries dans les sous-groupes de produits chimiques selon la variation des dépenses, 2017-2018 à 2019-2020

  Pénuries avec baisse des dépenses Pénuries avec hausse des dépenses
  Plus de 20 % 0 % à 20 % 0 % à 20 % Plus de 20 %

Nombre de pénuries (N)

48

211

221

52

Dépenses avant la pénurie ($, moyenne)

393 653

1 098 734

2 092 515

1 365 153

Nombre de bénéficiaires avant la pénurie (moyenne)

12 280

17 520

27 547

13 655

Dépenses par bénéficiaire avant la pénurie ($, moyenne)

132

488

351

361

Durée de pénurie en mois (moyenne)

10,5

7,8

7,1

10,8

Caractéristiques des sous-groupes chimiques touchés

Nombre de DIN (moyenne)

15,0

18,0

25,1

21,9

Proportion du sous-groupe chimique composé de :

Médicaments solides oraux

52 %

45 %

51 %

46 %

Médicaments de marque

44 %

38 %

34 %

28 %

Médicaments à fournisseur unique

33 %

23 %

18 %

23 %

Médicaments brevetés

6 %

11 %

11 %

12 %

Catégories thérapeutiques les plus touchées

1

Analgésiques (N=6)

Antibactériens à usage systémique (N=20)

Médicaments ophtalmologiques (N=12)

Antibactériens à usage systémique (N=6)

2

Médicaments ophtalmologiques (N=5)

Psycholeptiques (N=11)

Psycholeptiques (N=11)

Agents antinéoplasiques (N=5)

3

Préparations anti-acné (N=3)

Hormones sexuelles et modulateurs de l’appareil génital (N=10)

Hormones sexuelles et modulateurs de l’appareil génital (N=11)

Hormones sexuelles et modulateurs de l’appareil génital (N=4)

4

Antiinflammatoires et antirhumatisants (N=3)

Antiviraux à usage systémique (N=8)

Agents antinéoplasiques (N=10)

Médicaments contre les maladies obstructives des voies respiratoires (N=3)

5

Médicaments contre les maladies obstructives des voies respiratoires (N=3)

Médicaments ophtalmologiques (N=8)

Médicaments contre les maladies obstructives des voies respiratoires (N=9)

Médicaments ophtalmologiques (N=3)

Remarque : Les pénuries sont définies ici comme une situation dans laquelle un DIN au sein d’un groupe ATC4 est mentionné dans au moins un rapport de pénurie avec un état « réelle » pendant la période d’étude. La diminution du nombre de bénéficiaires actifs compare le nombre mensuel moyen de bénéficiaires pendant la pénurie et jusqu’à six mois avant la pénurie. Les proportions de médicaments selon la formulation et le segment de marché sont calculées comme le pourcentage de DIN avec des réclamations dans le groupe ATC4 avec ces attributs. Les médicaments dont les attributs sont inconnus sont comptés comme n’ayant pas l’attribut. Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données du SNIUMP, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)

Références

Comité multilatéral sur les pénuries de médicaments. 2017. Document d’orientation sur l’atténuation des pénuries de médicaments grâce à la passation de marchés et à l’approvisionnement. Extrait de : https://www.drugshortagescanada.ca/files/MSSC_Cont_Proc_FR_2017.pdf.

Donelle, J. Duffin, J. Pipitone, J. and White-Guay, B. 2018. Assessing Canada’s Drug Shortage Problem (Commentary No. 515). C.D. Howe Institute. Extrait de : https://www.cdhowe.org/sites/default/files/attachments/research_papers/mixed/Commentary_515.pdf.

Division des pénuries de médicaments. 2022. Pénuries de médicaments au Canada : Règlements et lignes directrices. Extrait de : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/medicaments/penuries-medicaments/reglements-lignes-directrices.html

Santé Canada. 2022a. Pénuries de médicaments de niveau 3. Extrait de : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/medicaments/penuries-medicaments/penuries-niveau-3.html

Santé Canada. 2022b. Liste des drogues destinées aux importations et aux ventes exceptionnelles. Extrait de : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/medicaments/penuries-medicaments/liste.html

Pénuries de médicaments Canada. Page d’accueil de Pénuries de médicaments Canada. Extrait de : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca/

Direction de la conformité des produits de santé. 2017. Guide pour la déclaration des pénuries et de cessations de la vente de drogues. Extrait de : https://www.drugshortagescanada.ca/files/GUI%200120%20Drug%20Shortage%20Guidance_FR_osip%20update_Jan%2020%202022.pdf.

US Food and Drug Administration. 2018. Compounding and the FDA: Questions and Answers. Extrait de : https://www.fda.gov/drugs/human-drug-compounding/compounding-and-fda-questions-and-answers.

World Health Organization. 2019. World Health Organization Model List of Essential Medicines, 21st List, 2019. Geneva: WHO. License: CC BY-NC-SA 3.0 IGO.

Zhang W., Guh D.P., Sun H., Lynd L.D., Hollis A., Grootendorst P., and Anis A.H. 2020. Factors associated with drug shortages in Canada: a retrospective cohort study. CMAJOpen. 8(3):E535-E544. DOI: 10.9778/cmajo.20200036

Annexe 1 : Médicaments composés

Dans les sections D et E, l’incidence des pénuries de médicaments sur les bénéficiaires et les dépenses est analysée selon les médicaments (par DIN) et les sous-groupes chimiques (par groupe ATC4). Cette dernière série d’analyses vise à tenir compte des substitutions effectuées en période de pénurie. Toutefois, ces substitutions peuvent malgré tout être sous-estimées, car elles ne tiennent pas compte de tous les cas où les médicaments ont été composés pour combler le besoin créé par la pénurie. La préparation de médicaments composés consiste habituellement à combiner ou à modifier des ingrédients pour créer un médicament adapté aux besoins d’un patient (U.S. Food and Drug Administration, 2018), mais ce processus est également utilisé pour atténuer les pénuries lorsqu’aucun substitut commercialisé n’est disponible.

Étant donné que les médicaments composés ne proviennent pas d’un fabricant autorisé, ils n’ont pas de DIN et ne peuvent pas être directement liés aux rapports de pénurie. Ils sont habituellement codés à l’aide d’identificateurs artificiels créés par les régimes publics pour déclarer les réclamations sans DIN correspondant dans la Base de données sur les produits pharmaceutiques de Santé Canada.

Parmi les médicaments composés qui peuvent être identifiés dans les données, la majorité se voit attribuer un code du Système de classification anatomique, thérapeutique et chimique (ATC) de l’Organisation mondiale de la Santé. Ce code indique précisément l’ingrédient, la concentration et la forme qui ont été composés. Dans ces cas, l’analyse des sous-groupes chimiques saisit correctement les substitutions aux composés. Toutefois, lorsque le code ATC est inconnu, des substitutions peuvent être omises dans l’analyse.

Le tableau 1.1 présente le nombre de réclamations du SNIUMP qui mentionnaient un composé entre 2017-2018 et 2019-2020. Sur 1,9 million de réclamations attribuables à des composés au cours de la période de trois ans, 1,1 million (58 %) avaient un code ATC.

La figure 1.1 donne un aperçu du volume de composés par rapport au nombre de médicaments en pénurie. En 2019-2020, les demandes et les dépenses pour les composés ont été éclipsées par celles pour les médicaments en pénurie. Cependant, comme les composés ne sont pas codés systématiquement dans la base de données, leur volume réel est inconnu.

Tableau 1.1 Réclamations et dépenses pour les médicaments composés, de 2017-2018 à 2019-2020

  2017/2018 2018/2019 2019/2020 Total

Réclamations

 

 

 

 

Composés

592 266

630 385

671 217

1 893 868

Composés ayant un code ATC

329 694

369 789

406 313

1 105 796

Dépenses du régime (M$)

Composés

22,3 $

25,9 $ 

29,1 $ 

77,3 $ 

Composés ayant un code ATC

9,4 $ 

11,7 $ 

14,0 $ 

35,2 $ 

ATC : Système de classification anatomique, thérapeutique et chimique de l’Organisation mondiale de la Santé.
Les composés sont identifiés en fonction d’une mention de « composé » ou de « médicament en pénurie » dans la description de la demande. Source des données : base de données du SNIUMP, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)

Figure 1.1 Comparaison des demandes de règlement et des dépenses pour les médicaments en pénurie et pour les médicaments composés, 2019-2020

A. Demandes de règlement Figure 1.1a
B. Dépenses du régime Figure 1.1b

Remarque : Les composés sont identifiés en fonction d’une mention de « composé » ou de « médicament en pénurie » dans la description de la demande. Les médicaments qui font l’objet d’une pénurie sont ceux pour lesquels un rapport de pénurie indiquait un état « réelle » en 2019-2020.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données du SNIUMP, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)

Description de la figure

Deux graphiques à barres comparent le nombre de demandes de remboursement et les dépenses des régimes publics d’assurance-médicaments pour les médicaments présentant une pénurie « réelle » et les médicaments composés en 2019. Les réclamations se chiffrent en millions, tandis que les dépenses se chiffrent en millions de dollars.

Variation en pourcentage des dépenses Nombre de réclamations, en millions Dépenses des régimes publics d’assurance-médicaments, en millions de dollars

Médicaments en pénurie

88,9

1 418

Médicaments composés

0,67

29

Annexe 2 : Autres éléments de preuve

Tableau 2.1 Statistiques descriptives de l’échantillon utilisé pour l’analyse FTC, 2019-2020

  Tous les médicaments solides oraux avec des ventes au Canada Inclus dans l’analyse : médicaments solides oraux avec 3 comparaisons avec des prix internationaux et plus
N % N %

Compte total

6 098

100 %

1 409

100 %

Segment de marché

Breveté

726

12 %

471

33 %

Non breveté fournisseur unique

261

4 %

50

4 %

Non breveté fournisseurs multiples

5 111

84 %

888

63 %

État de médicament générique

Générique

4 768

78 %

665

47 %

Marque

1 199

20 %

737

52 %

Non classé

131

2 %

7

0 %

Taille du marché (molécule)

Moins de 1 M$

1 261

21 %

258

18 %

De 1 M$ à 5 M$

2 152

35 %

469

33 %

De 5 M$ à 10 M$

1 010

17 %

234

17 %

10 M$ et plus

1 645

27 %

448

32 %

Forme

Comprimé

4 923

81 %

1 139

81 %

Gélule

1 175

19 %

270

19 %

Recettes totales (G$)

13,5

 

8,3

 

Remarque : Les 1 409 médicaments vendus au Canada et dans au moins trois pays du CEPMB11 ont été inclus dans l’analyse des prix internationaux.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données MIDAS® d’IQVIA, bases de données d’IQVIA sur les régimes d’assurance-médicaments privés, CEPMB.

Figure 2.1 Analyse des sous-groupes : proportion de médicaments solides oraux en pénurie selon le ratio médian des prix pratiqués à l’étranger par rapport aux prix pratiqués au Canada (FTC) et le statut breveté, CEPMB11, 2019-2020

A. Médicaments brevetés Figure 2.1a
B. Médicaments non brevetés Figure 2.1b

Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données MIDAS® d’IQVIA.

Description de la figure

A. Médicaments brevetés

Un graphique à barres illustre la part des médicaments solides oraux brevetés en pénurie au cours de l’exercice 2019-2020 selon les niveaux des ratios médians des prix étrangers par rapport aux prix canadiens. Les ratios des prix sont calculés en comparant le prix médian pratiqué dans les 11 pays de comparaison du CEPMB au prix pratiqué au Canada, le prix canadien étant fixé à 1,00. Les ratios supérieurs à 1,00 indiquent un prix international plus élevé; les ratios inférieurs à 1,00 indiquent un prix international plus bas. Une part est également attribuée à tous les médicaments solides brevetés par voie orale (10 %). La part de tous les médicaments solides brevetés administrés par voie orale est indiquée dans le titre du graphique à barres et est représentée par une ligne pointillée verticale tracée le long du graphique. Il est ainsi plus facile de comparer chaque niveau à la part de tous les médicaments solides administrés par voie orale.

Ratio des prix étrangers par rapport aux prix canadiens Nombre total de médicaments Part des pénuries de médicaments

Supérieur à 1,2

35

3 %

De 1,1 à 1,2

21

19 %

De 1,0 à 1,1

32

6 %

De 0,9 à 1,1

59

3 %

De 0,8 à 0,9

81

9 %

De 0,7 à 0,8

51

6 %

De 0,6 à 0,7

53

8 %

De 0,5 à 0,6

32

9 %

Tous les médicaments solides brevetés par voie orale

471

10 %

B. Médicaments non brevetés

Un graphique à barres illustre la part des médicaments solides oraux non brevetés en pénurie au cours de l’exercice 2019-2020 selon les niveaux des ratios médians des prix étrangers par rapport aux prix canadiens. Les ratios des prix sont calculés en comparant le prix médian pratiqué dans les 11 pays de comparaison du CEPMB au prix pratiqué au Canada, le prix canadien étant fixé à 1,00. Les ratios supérieurs à 1,00 indiquent un prix international plus élevé; les ratios inférieurs à 1,00 indiquent un prix international plus bas. Une part est également attribuée à tous les médicaments solides oraux non brevetés (34 %). La part de tous les médicaments solides oraux non brevetés est indiquée dans le titre du graphique à barres et est représentée par une ligne pointillée verticale tracée le long du graphique. Il est ainsi plus facile de comparer chaque niveau à la part de tous les médicaments solides administrés par voie orale.

Ratio des prix étrangers par rapport aux prix canadiens Nombre total de médicaments Part des pénuries de médicaments

Supérieur à 1,2

218

35 %

De 1,1 à 1,2

33

36 %

De 1,0 à 1,1

33

30 %

De 0,9 à 1,1

45

51 %

De 0,8 à 0,9

57

35 %

De 0,7 à 0,8

75

33 %

De 0,6 à 0,7

86

44 %

De 0,5 à 0,6

76

29 %

Tous les médicaments solides oraux non brevetés

938

34 %

Tableau 2.2 Taux de pénurie selon la classe thérapeutique, 2019-2020

Classe thérapeutique Médicaments Médicaments avec un rapport de pénurie %

Agents agissant sur le système rénine-angiotensine

711

395

56 %

Médicaments pour les troubles liés à l’acide

179

92

51 %

Corticostéroïdes topiques

158

78

49 %

Bloqueurs de canaux calciques

144

70

49 %

Médicaments antiparkinsoniens

107

46

43 %

Vaccins

67

28

42 %

Préparations anti-acné

66

26

39 %

Préparations nasales

27

10

37 %

Médicaments ophtalmologiques

226

82

36 %

Agents modificateurs des lipides

368

131

36 %

Endocrinothérapie

93

32

34 %

Médicaments urologiques

246

83

34 %

Préparations antivariqueuses/anti-hémorroïdales

33

11

33 %

Antibactériens à usage systémique

472

141

30 %

Antimycotiques à usage systémique

61

18

30 %

Autres médicaments pour le système nerveux

282

83

29 %

Corticostéroïdes à usage systémique

63

18

29 %

Hormones sexuelles et modulateurs du système génital

147

42

29 %

Antiinflammatoires et antirhumatisants

207

59

29 %

Vitamines

36

10

28 %

Tous les autres produits thérapeutiques

88

23

26 %

Psychoanaleptique

601

157

26 %

Antipsoriatiques

39

10

26 %

Antithrombotiques

160

40

25 %

Médicaments pour le traitement des maladies osseuses

92

23

25 %

Anti-asthmatique

162

40

25 %

Préparation pour la toux et le rhume

41

10

24 %

Antihypertenseurs

37

9

24 %

Antiépileptiques

437

104

24 %

Psycholeptiques

659

156

24 %

Thérapie thyroïdienne

31

7

23 %

Médicaments utilisés dans le diabète

244

55

23 %

Antiviraux à usage systémique

210

47

22 %

Médicaments contre les troubles gastro-intestinaux fonctionnels

51

11

22 %

Antidiarrhéiques, antiinflammatoires/anti- inflammatoires intestinaux

42

9

21 %

Relaxants musculaires

57

12

21 %

Agents antinéoplasiques

439

91

21 %

Antiémétiques et antinauséeux

79

16

20 %

Anesthésiques

159

32

20 %

Antibiotiques et chimiothérapies pour la dermatologie

20

4

20 %

Bêta-bloquants

194

37

19 %

Analgésiques

476

89

19 %

Agents immunosuppresseurs

91

16

18 %

Diurétiques

73

12

16 %

Préparations antigoutiques

26

4

15 %

Thérapie cardiaque

127

19

15 %

Antiprotozoaires

27

4

15 %

Autres médicaments gynécologiques

30

4

13 %

Autres hormones

74

9

12 %

Tests de diagnostic

27

3

11 %

Agents immunomodulateurs

20

2

10 %

Préparations antianémiques

44

4

9 %

Antihistaminiques à usage systémique

24

2

8 %

Hormones hypophysaires et hypothalamiques

34

2

6 %

Autres produits cardiovasculaires

35

2

6 %

Antihémorragique

38

2

5 %

Produits de polythérapie cardiovasculaire

24

1

4 %

Solutions intraveineuses

43

1

2 %

Classes ATC2 avec n < 20 (30 classes)

220

47

21 %

Remarque : Les classes thérapeutiques sont définies en fonction du deuxième niveau du système de classification anatomique thérapeutique et chimique (ATC) tenu par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les classes thérapeutiques comportant moins de 20 médicaments vendus au Canada sont présentées dans la dernière rangée.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données MIDAS® d’IQVIA.

Tableau 2.3 Statistiques détaillées des pénuries définies selon le sous-groupe des produits chimiques (ATC4) avec une baisse supérieure à 20 % du nombre de bénéficiaires actifs des régimes publics pendant la pénurie

Sous-groupe chimique (ATC4) Classe thérapeutique (ATC2) Date de début de la pénurie Durée de la pénurie (mois) DIN  Bénéficiaires actifs avant la pénurie Baisse du nombre de bénéficiaires actifs pendant la pénurie Oraux solides (%) Marque (%) Fournisseur unique (%) Brevetés (%)

S01AD

 

Médicaments ophtalmologiques

Juin-17

33

1

386

88 %

0 %

100 %

92 %

0 %

H05BA

Homéostase du calcium

Déc-18

6

1

32

76 %

0 %

100 %

95 %

0 %

M01CB

Antiinflammatoires et antirhumatisants

Déc-17

19

4

216

75 %

25 %

100 %

95 %

0 %

A03ED

Médicaments contre les troubles gastro-intestinaux fonctionnels

Oct-17

8

1

31

68 %

100 %

100 %

95 %

0 %

A03BB

Médicaments contre les troubles gastro-intestinaux fonctionnels

Jan-18

19

3

4 547

67 %

33 %

67 %

0 %

0 %

N02AD

Analgésiques

Oct-18

6

1

31

62 %

100 %

100 %

91 %

0 %

S01FA

Médicaments ophtalmologiques

Fév-18

8

12

3 669

54 %

0 %

25 %

26 %

0 %

D10AA

Préparations anti-acné

Jan-19

2

1

26

54 %

0 %

100 %

98 %

0 %

G03AB

Hormones sexuelles et modulateurs du système génital

Mar-19

13 (en cours)

19

25 199

51 %

89 %

79 %

21 %

11 %

G03GA

Hormones sexuelles et modulateurs du système génital

Fév-19

5

1

<5

50 %

0 %

0 %

56 %

0 %

P02BA

Anthelmintiques

Jan-18

4

1

<5

50 %

100 %

100 %

64 %

0 %

S01HA

Médicaments ophtalmologiques

Août-17

2

2

<5

50 %

0 %

50 %

0 %

0 %

D10BA

Préparations anti-acné

Avr-19

2

8

6 270

50 %

100 %

75 %

0 %

0 %

N02BA

Analgésiques

Août-19

8 (en cours)

38

1 980

46 %

92 %

3 %

0 %

0 %

N05CM

Psycholeptiques

Jan-19

3

6

1 783

45 %

0 %

0 %

93 %

0 %

D10BA

Préparations anti-acné

Juil-19

9 (en cours)

8

5 607

45 %

100 %

75 %

0 %

0 %

M01AX

Antiinflammatoires et antirhumatisants

Oct-17

11

3

113

45 %

67 %

0 %

32 %

0 %

L01CB

Agents antinéoplasiques

Sept-18

7

4

103

43 %

25 %

25 %

18 %

0 %

N02BA

Analgésiques

Juil-17

13

38

13 495

41 %

92 %

3 %

0 %

0 %

P02CC

Anthelmintiques

Déc-17

5

4

84

40 %

50 %

0 %

41 %

0 %

C09BB

Agents agissant sur le système rénine-angiotensine

Mai-19

2

1

<5

40 %

100 %

100 %

0 %

0 %

G03AA

Hormones sexuelles et modulateurs du système génital

Déc-18

16 (en cours)

53

77 575

37 %

98 %

57 %

11 %

7 %

R03BC

Médicaments contre les maladies obstructives des voies respiratoires

Nov-17

2

3

22

36 %

0 %

0 %

32 %

0 %

G03XA

Hormones sexuelles et modulateurs du système génital

Sept-18

18

4

203

36 %

100 %

100 %

72 %

0 %

M05BB

Médicaments pour le traitement des maladies osseuses

Sept-17

31 (en cours)

10

26 394

36 %

80 %

30 %

1 %

0 %

A10BF

Médicaments utilisés dans le diabète

Jan-19

14

4

2 898

35 %

100 %

50 %

35 %

17 %

J02AA

Antimycotiques à usage systémique

Avr-18

14

4

10

34 %

0 %

50 %

0 %

0 %

N02AF

Analgésiques

Juil-17

3

2

16

31 %

0 %

50 %

50 %

0 %

J01XA

Antibactériens à usage systémique

Nov-17

8

18

84

29 %

11 %

0 %

0 %

0 %

A03AA

Médicaments contre les troubles gastro-intestinaux fonctionnels

Mai-17

19

11

1 959

26 %

91 %

36 %

18 %

0 %

C08DA

Bloqueurs de canaux calciques

Sept-18

19 (en cours)

23

8 459

24 %

87 %

13 %

0 %

0 %

A07EA

Antidiarrhéiques, antiinflammatoires/antiinfectieux intestinaux

Juil-18

21 (en cours)

7

1 285

24 %

29 %

86 %

22 %

8 %

J01XD

Antibactériens à usage systémique

Mai-17

11

9

77

24 %

22 %

11 %

7 %

0 %

N02BA

Analgésiques

Mar-19

4

38

3 278

24 %

92 %

3 %

0 %

0 %

N02AX

Analgésiques

Jan-18

2

22

21

24 %

100 %

73 %

13 %

8 %

R05DA

Préparation pour la toux et le rhume

Mai-18

3

36

25 238

23 %

33 %

22 %

2 %

0 %

R03CB

Médicaments contre les maladies obstructives des voies respiratoires

Jan-19

4

1

1 823

23 %

0 %

0 %

95 %

0 %

D07AA

Corticostéroïdes, préparations dermatologiques

Avr-19

12 (en cours)

36

45 691

22 %

0 %

22 %

0 %

3 %

R01AX

Préparations nasales

Juin-19

2

22

1 007

22 %

0 %

14 %

8 %

0 %

R05CB

Préparation pour la toux et le rhume

Oct-18

18 (en cours)

7

513

22 %

0 %

29 %

14 %

14 %

N06DX

Psychoanaleptique

Août-17

21

8

17

21 %

100 %

13 %

0 %

13 %

Remarque : Les pénuries sont définies ici comme une situation dans laquelle un DIN au sein d’un groupe ATC4 est mentionné dans au moins un rapport de pénurie avec un état « réelle » pendant la période d’étude. La diminution du nombre de bénéficiaires actifs compare le nombre mensuel moyen de bénéficiaires pendant la pénurie et jusqu’à six mois avant la pénurie.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données du SNIUMP, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS).

Tableau 2.4 Statistiques détaillées des pénuries définies selon le sous-groupe des produits chimiques (ATC4) pour lequel les dépenses des régimes publics ont changé de plus de 40 % pendant la pénurie

A. Pénuries accompagnées d’une augmentation des dépenses de plus de 40 % (N=22)

Sous-groupe chimique (ATC4) Classe thérapeutique (ATC2) Date de début de la pénurie Durée de la pénurie (mois) DIN  Dépenses mensuelles avant la pénurie ($) Variation des dépenses pendant la pénurie (%) Oraux solides (%) Marque (%) Fournisseur unique (%) Brevetés (%)

G03AA

Hormones sexuelles et modulateurs du système génital

Janv-18

10

53

      710 400

272 %

98 %

57 %

11 %

7 %

G03AB

Hormones sexuelles et modulateurs du système génital

Janv-18

2

19

      333 100

240 %

89 %

79 %

21 %

11 %

M09AB

Autres médicaments pour les troubles du système musculo-squelettique

Nov-18

2

1

          1 200

172 %

0 %

0 %

0 %

0 %

G03XB

Hormones sexuelles et modulateurs du système génital

Juil-17

7

2

        98 200

150 %

50 %

100 %

97 %

47 %

V04CF

Agents de diagnostic

Juin-17

2

1

              50

149 %

0 %

0 %

42 %

0 %

L01AB

Agents antinéoplasiques

Déc-19

2

1

            400

123 %

100 %

0 %

100 %

0 %

S01FB

Médicaments ophtalmologiques

Août-17

2

3

              20

118 %

0 %

0 %

23 %

0 %

A16AA

Autres produits du tube digestif et du métabolisme

Oct-19

2

19

      114 000

104 %

11 %

42 %

31 %

4 %

C01CA

Thérapie cardiaque

Sept-17

31 (en cours)

22

   1 128 600

85 %

18 %

27 %

3 %

0 %

B05XA

Substituts sanguins et solutions de perfusion

Juin-17

34 (en cours)

27

          9 600

84 %

0 %

0 %

18 %

0 %

L01XX

Agents antinéoplasiques

Déc-18

16 (en cours)

27

      800 400

78 %

70 %

56 %

35 %

30 %

V03AB

Tous les autres produits thérapeutiques

Avr-19

4

21

   1 127 800

67 %

0 %

10 %

3 %

0 %

J01AA

Antibactériens à usage systémique

Mai-17

35 (en cours)

30

      379 900

58 %

93 %

7 %

5 %

2 %

H01BA

Hormones hypophysaires et hypothalamiques et analogues

Mai-17

16

19

      212 900

54 %

68 %

63 %

0 %

31 %

R03CB

Médicaments contre les maladies obstructives des voies respiratoires

Mar-18

2

1

        22 200

53 %

0 %

0 %

95 %

0 %

N06DX

Psychoanaleptiques

Nov-19

3

8

          1 000

48 %

100 %

13 %

0 %

13 %

J01DC

Antibactériens à usage systémique

Janv-18

27 (en cours)

43

      379 000

46 %

47 %

26 %

1 %

5 %

S01EE

Médicaments ophtalmologiques

Sept-18

2

25

   2 895 600

45 %

0 %

44 %

4 %

14 %

B05CB

Substituts sanguins et solutions de perfusion

Mai-17

5

13

          9 000

44 %

0 %

0 %

2 %

0 %

L01CB

Agents antinéoplasiques

Mai-19

4

4

        67 600

43 %

25 %

25 %

18 %

0 %

H05BX

Homéostase du calcium

Janv-18

13

18

        88 400

42 %

100 %

17 %

0 %

15 %

D11AF

Autres préparations dermatologiques

Mai-18

3

11

          2 200

41 %

0 %

36 %

0 %

0 %

Remarque : Les pénuries sont définies ici comme une situation dans laquelle un DIN au sein d’un groupe ATC4 est mentionné dans au moins un rapport de pénurie avec un état « réelle » pendant la période d’étude. La variation en pourcentage des dépenses compare les dépenses mensuelles moyennes pendant la pénurie et jusqu’à six mois avant la pénurie.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données du SNIUMP, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS).

B. Pénuries accompagnées d’une baisse des dépenses de plus de 40 % (N=22)

Sous-groupe chimique (ATC4) Classe thérapeutique (ATC2) Date de début de la pénurie Durée de la pénurie (mois) DIN  Dépenses mensuelles avant la pénurie ($) Variation des dépenses pendant la pénurie (%) Oraux solides (%) Marque (%) Fournisseur unique (%) Brevetés (%)

S01AD

Médicaments ophtalmologiques

Juin-17

33

1

        12 400

-89 %

0 %

100 %

92 %

0 %

V04CF

Agents de diagnostic

Juin-18

2

1

            200

-88 %

0 %

0 %

42 %

0 %

H05BA

Homéostase du calcium

Déc-18

6

1

          9 400

-86 %

0 %

100 %

95 %

0 %

A03ED

Médicaments contre les troubles gastro-intestinaux fonctionnels

Oct-17

8

1

          3 500

-74 %

100 %

100 %

95 %

0 %

C09BB

Agents agissant sur le système rénine-angiotensine

Mai-19

2

1

            200

-70 %

100 %

100 %

0 %

0 %

N02AD

Analgésiques

Oct-18

6

1

          2 800

-69 %

100 %

100 %

91 %

0 %

A03BB

Médicaments contre les troubles gastro-intestinaux fonctionnels

Janv-18

19

3

      141 400

-68 %

33 %

67 %

0 %

0 %

D10AA

Préparations anti-acné

Janv-19

2

1

            600

-62 %

0 %

100 %

98 %

0 %

M01CB

Antiinflammatoires et antirhumatisants

Déc-17

19

4

        25 400

-59 %

25 %

100 %

95 %

0 %

N05CM

Psycholeptiques

Janv-19

3

6

      110 800

-56 %

0 %

0 %

93 %

0 %

D10BA

Préparations anti-acné

Avr-19

2

8

      676 500

-55 %

100 %

75 %

0 %

0 %

D10BA

Préparations anti-acné

Juil-19

9 (en cours)

8

      603 500

-52 %

100 %

75 %

0 %

0 %

G03AB

Hormones sexuelles et modulateurs du système génital

Mar-19

13 (en cours)

19

   1 206 100

-51 %

89 %

79 %

21 %

11 %

S01HA

Médicaments ophtalmologiques

Août-17

2

2

              30

-50 %

0 %

50 %

0 %

0 %

N02BA

Analgésiques

Août-19

8 (en cours)

38

        17 900

-46 %

92 %

3 %

0 %

0 %

M01AX

Antiinflammatoires et antirhumatisants

Oct-17

11

3

          5 200

-43 %

67 %

0 %

32 %

0 %

P02CC

Anthelmintiques

Déc-17

5

4

          1 700

-41 %

50 %

0 %

41 %

0 %

Remarque : Les pénuries sont définies ici comme une situation dans laquelle un DIN au sein d’un groupe ATC4 est mentionné dans au moins un rapport de pénurie avec un état « réelle » pendant la période d’étude. La variation en pourcentage des dépenses compare les dépenses mensuelles moyennes pendant la pénurie et jusqu’à six mois avant la pénurie.
Source des données : https://www.penuriesdemedicamentscanada.ca; base de données du SNIUMP, Institut canadien d’information sur la santé (ICIS).

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