CIMM - Asile - 4 decembre 2025
Messages Clés
- Le gouvernement s'est engagé à rétablir la confiance des Canadiens dans le système d'immigration.
- Nous renforçons nos frontières et veillons à ce que le système soit plus résilient et mieux adapté aux pressions émergentes.
- Ces efforts portent leurs fruits : les demandes d'asile ont diminué de 32 % par rapport à la même période l'année dernière.
- Entre le 1er janvier et le 31 septembre 2025 : 90 310 demandes d’asile
- Entre le 1er janvier et le 31 septembre 2024 : 133 465 demandes d’asile.
- Nos actions et notre message est clair : le système d'octroi de l'asile ne doit pas être perçu comme un raccourci pour immigrer au Canada.
Nombre de demandes d’asile
- Le Canada n’est pas le seul pays à connaître un augmentation du nombre de demandes d’asile. Le nombre de demandeurs d'asile en attente d'une décision a doublé à l'échelle mondiale au cours des cinq dernières années, passant de 4,1 millions en 2019 à 8,4 millions en 2024.
- Le nombre de demandes d'asile est difficile à prévoir et dépend de plusieurs de facteurs.
- Pour faire face au nombre croissant de demandes, le Canada a augmenté sa capacité de traitement tout en apportant d'autres changements au système d'immigration afin d'améliorer l'intégrité de ses programmes d'immigration.
- Le plus récent Plan pluriannuel des niveaux d’immigration et les nouvelles mesures d’intégrité contribueront à mieux filtrer les ressortissants étrangers qui présentent une demande pour venir au Canada et à réduire le nombre global de résidents temporaires admis au pays.
- Nous constatons les résultats de la mise en place de nos mesures d'intégrité. Entre janvier et le 30 septembre 2025, le nombre total de demandes d'asile au Canada a diminué d’environ 32 % par rapport à la même période l'an dernier.
- D'autres réformes incluses dans le projet de Loi visant à renforcer le système d’immigration et la frontière du Canada continueront d'améliorer le système d'octroi de l'asile en permettant une prise de décision plus rapide.
Résidents temporaires et volumes
- Le nombre de résidents temporaires qui demandent l'asile est en baisse, car nous nous efforçons de mieux contrôler les étrangers qui demandent à venir au Canada et de limiter le nombre total d'immigrants admis au pays. comme le montre le Plan pluriannuel des niveaux d'immigration.
- En 2025, de nouvelles mesures de dépistage et d'intégrité ont entraîné une baisse de 32 % des demandes d'asile liées aux résidents temporaires de tous les programmes.
Travailleurs étrangers temporaires et volumes
- Entre janvier et septembre 2025, nous avons reçu environ 10 625 demandes de permis de travail (y compris les prolongations de permis de travail) (tous modes confondus). Bien que certains aient besoin de protection, presque toutes les demandes sont faites à l'intérieur des terres, ce qui pourrait indiquer qu'ils cherchent potentiellement à prolonger leur séjour.
Demandes d’asile dans les aéroports et à la frontière terrestre
- Les demandes faites dans un aéroport ont reculé de 75 % : entre janvier et septembre 2024, 36 235 contre 9 195 pour la même période en 2025.
- Les demandes faites depuis le Canada ont diminué d’environ 27 %: de 84 475 entre janvier et septembre 2024, contre 61 950 pour la même période en 2025.
- Bien que le nombre total de demandes d'asile ait considérablement diminué, nous continuons de surveiller de près les demandes d'asile à la frontière terrestre au Québec.
- La grande majorité des demandeurs d’asile à la frontière terrestre sont des ressortissants haïtiens (68 %), qui font leur demande dans la Province du Québec.
- Demandes d’asile faites par des ressortissants haïtiens en 2025: 12 320
- Total des demande d’asile faites à la frontière en 2025 : 18 165
Données en date du 30 septembre 2025
- Ces ressortissants haïtiens revendiquent leur admissibilité en vertu de l'exception familiale prévue dans l’Entente sur les tiers pays sûrs (ETPS). Cela signifie qu’ils sont éligible en vertu d’un ancrage familial au Canada, c’est-à-dire un membre de la famille établit au Canada et possédant un statut légal, incluant l’attente d’une décision à l’égard de leur demande d’asile.
- Depuis la forte hausse estival, les demandes à la frontière terrestre ont considérablement diminué, notamment au Québec. Les volumes se situent désormais dans la moyenne des dernières années.
Résidents temporaires
- Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) prend des mesures importantes pour renforcer l’intégrité du programme des résidents temporaires.
- La baisse globale de 32 % du volume des demandes d’asile en comparaison à l’année dernière est principalement attribuable à une réduction de 66 % (27 595 entre janvier et septembre 2025 contre 80 765 pour la même période en 2024) des demandes d’asile provenant de titulaires de visa de résident temporaire.
Si pressé (données exploratoires) :
- En 2025, 59 % de l’ensemble des demandeurs d’asile à l’intérieur du pays ont présenté une demande dans les 12 mois suivant leur arrivée au Canada, comparativement à 85 % des demandeurs à l’intérieur du pays en 2024.
- La proportion de demandeurs ayant attendu 12 mois ou plus après leur arrivée avant de présenter leur demande est passée de 12 % en 2024 à 38 % en 2025.
- Cela signifie qu’un nombre croissant pourrait être visé par les nouveaux motifs d’irrecevabilité s’ils entrent en vigueur, comme le propose le projet de loi C-12.
Données et délais de traitement
- En date du 30 septembre, le délai global de traitement pour 80 % des décisions d'admissibilité concernant les demandes d'asile reçues était de 21 jours.
- Les délais de traitement excédaient l’objectif de répondre à 80 % des demandes d’éligibilité dans les 30 jours.
Inventaires
- En date du 30 juin, la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) comptait un inventaire d’environ 290 000 demandes, avec 190 300 demandes prêtes à être entendues. De plus, 98 000 autres demandes étaient incomplètes en raison de vérifications de sécurité en cours et/ou d’autres exigences en suspens.
- Le temps d’attente moyen pour une décision à la Section de la protection des réfugiés de la CISR à la fin de juin 2025 était de 17 mois, à partir du moment où la demande est prête à être entendue.
- Pour la période 2025-2026, les performances du programme d’asile continueront d’être surveillées, avec des mises à jour régulières fournies.
Personnes protégées au Canada
- Une personne protégée au Canada est une personne qui, selon le gouvernement, serait exposée à un risque de persécution ou de préjudice si elle était renvoyée dans son pays d’origine à la suite d’une demande d’asile acceptée ou d’un examen des risques avant renvoi positif.
- Les personnes protégées sont autorisées à vivre et à travailler au Canada indéfiniment, mais elles ne bénéficient pas des mêmes avantages et privilèges qu’un résident permanent, comme le parrainage de parents à charge à l’étranger aux fins d’immigration au Canada.
- Le Plan pluriannuel des niveaux d’immigration établit les cibles pour les personnes protégées et leurs parents à charge qui souhaitent obtenir la résidence permanente. Le plan 2026–2028 établit les objectifs à 20 000 personnes pour chacune des trois années.
- En date du 30 septembre 2025, le délai moyen de traitement des demandes de résidence permanente hors Québec qui ont été finalisées au cours des six derniers mois était de 30 mois, et de 45 mois pour celles résidant au Québec. Au total, plus de 137 000 demandes ont été présentées par des personnes protégées au Canada, sans compter les demandes supplémentaires provenant de personnes à charge à l'étranger.
- Le volume de personnes étant reconnues comme protégé et qui a fait subséquemment une demande de résidence permanente a connu une croissance plus importante que les places prévues dans le Plan des niveaux pluriannuel menant à un arriéré croissant, créant des délais additionnels, notamment pour la réunification familiale.
- Dans le cadre des efforts visant à ramener notre système d’immigration à des niveaux viables, IRCC traitera jusqu’à 115 000 demandes de résidences permanentes additionnelles provenant de personnes protégées au Canada dans les deux prochaines années. Cela est en addition des objectifs énoncés pour ce groupe dans le plan des niveaux de 2026–2028.
- Plusieurs personnes protégées au Canada on reconstruit leur vie au Canada—travaillant, étudiants et contribuant à nos communautés et notre économie. La réduction des arriérés de demandes de résidence permanentes provenant de personnes protégés de façon contrôlée et ordonnée va permettre à des personnes vulnérables d’obtenir de la stabilité et supporter leur intégration.
Entente sur les tiers pays sûrs
- L’ETPS entre le Canada et les États-Unis continue d’être en vigueur. Cette entente, mutuellement avantageuse, contribue à l’intégrité de la frontière Canado-américaine ainsi qu’à la gestion efficace des demandeurs d’asile.
- En vertu de L’ETPS, les personnes doivent demander l’asile dans le premier pays sûr où elles arrivent, au Canada ou aux États‑Unis, à moins qu’elles ne fassent l’objet d’une exception ou d’une exemption au titre de l’Entente.
- Les personnes qui ne satisfont pas aux critères d’exception ou d’exemption sont renvoyées aux États‑Unis pour y présenter leur demande d’asile, ou vice versa au Canada.
- Depuis mars 2023, les dispositions de l’Entente s’appliquent également aux personnes qui présentent une demande d’asile dans les 14 jours suivant leur entrée au Canada entre des points d’entrée en provenance des États-Unis.
- Le gouvernement du Canada utilise un cadre solide pour surveiller l’évolution de la situation aux États‑Unis et les possibles répercussions des changements apportés aux politiques et aux pratiques en relation avec l’intégrité du système américain de protection des réfugiés.
- L’examen est effectué de façon continue. Pour le moment, les États‑Unis continuent d’être désignés comme un tiers pays sûr. Nous ne formulons aucun commentaire sur les mesures prises par le gouvernement des États‑Unis relativement à ses politiques internes.
- Nous communiquons régulièrement avec nos homologues des États‑Unis sur des questions liées à notre frontière commune, et nous nous attendons à ce que cela se poursuive. Il est dans l’intérêt national des deux pays de gérer de façon efficace la migration et le commerce transfrontalier.
- Le Canada continue de faire sa part pour renforcer l’intégrité de notre frontière commune et du système d’immigration de notre pays.
Passages irréguliers
- Les passages irréguliers ont diminué de façon importante après l’entrée en vigueur du Protocole additionnel de l’Entente sur les tiers pays sûrs, passant d’une moyenne de 165 passages par jour au début mars 2023, a huit par jour à la fin du printemps de la même année.
- Depuis le début de l’été 2025, le Canada a connu une légère augmentation du nombre de ressortissants étrangers appréhendés traversant entre les points d’entrée, avec une moyenne de 13 par jour à la fin du mois de septembre 2025.
- IRCC continue de travailler en étroite collaboration avec l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour surveiller l’évolution du nombre de demandes d’asile présentées à la frontière terrestre canado‑américaine, incluant les tendances liées aux passages irréguliers.
- Le passage entre les points d’entrée présente des dangers bien réels. Les personnes devraient demander l’asile dans le premier pays tiers sûr où elles entrent et le faire légalement à un point d’entrée officiel.
- L’arrivée au pays entre les points d’entrée ne donne pas un meilleur accès au système d’octroi de l’asile du Canada. Les personnes qui présentent une demande d’asile dans les 14 jours suivant un passage irrégulier sont renvoyées aux États-Unis, à moins qu’elles ne remplissent les critères d’exception ou d’exemption prévus dans l’ETPS.
- Grâce aux récentes mesures prises par le Canada pour gérer la frontière, la GRC a accru sa présence et le nombre d’interceptions le long de la frontière. La GRC continuera de collaborer avec ses partenaires chargés de l’application de la loi au Canada et aux États‑Unis afin de surveiller la frontière commune, de perturber et d’enquêter sur les mouvements transfrontaliers illicites dans les deux sens.
Québec
- Au printemps et à l’été 2025, le Québec a connu une poussé de demandes d’asile présentées à la frontière terrestre; la grande majorité des arrivées sont des ressortissants haïtiens et sont éligibles à une exception familiale en vertu de l'ETPS, entrant principalement par le point d'entrée de Lacolle.
- Depuis la forte hausse estival, le nombre de demandeurs à la frontière terrestre de Lacolle ont considérablement diminué pour atteindre des volumes similaires à ceux observés ces dernières années.
- Malgré l’augmentation des passages aux postes frontaliers terrestres observée au cours de l’été, le nombre total de demande d’asile faites depuis le Québec est 29 % inférieur à celui de la même période l’an dernier (1 janvier au 30 septembre 2024).
- Québec 2025 : 32 445
- Québec 2024 : 45 975
- La situation actuelle n’est pas une répétition du chemin Roxham. La majorité des personnes entrent au point d’entrée de façon ordonnée—elles n’entrent pas de façon irrégulière.
- Nous comprenons que de nombreuses personnes ont pu compter sur le soutien de leurs amis et de leur famille, compte tenu de l’importante diaspora haïtienne à Montréal. Jusqu’à présent, cela n’a pas eu d’incidence sur les besoins en hébergement temporaire.
- Depuis 2017, le Québec a reçu 1,1 milliard de dollars, dont 543 millions de dollars provenant du Programme d'aide au logement provisoire, en réponse à l'augmentation du nombre de demandeurs d'asile dans la province.
- IRCC continue de travailler en étroite collaboration avec l’ASFC et la GRC ainsi qu’avec d’autres partenaires fédéraux pour assurer l’harmonisation et la coordination de l’intervention du gouvernement fédéral.
- Des plans d’urgence sont en place dans l’éventualité où le nombre de demandes d’asile augmenterait davantage. Nous sommes prêts à réagir.