CIMM – Tableau comparatif des projets de loi – 2 octobre 2025
[Caviardé] apparaît lorsque des informations sensibles ont été soustraites conformément aux principes de la Loi sur l'accès à l'information et à la Loi sur la protection des renseignements personnels.
Accès à la citoyenneté par filiation pour les personnes nées à l'étranger : projet de loi S-245 (en deuxième lecture, tel qu’amendé par le CIMM) et projet de loi C-3
Commençons par l’essentiel :
- Au moment de son dépôt initial, le projet de loi S-245 visait à s’attaquer aux cas restants de Canadiens dépossédés de leur citoyenneté touchés par l’article 8, et semblait repousser l’application de la limite à la première génération, la faisant passer du 17 avril 2009 au 11 juin 2015.
- Par l’entremise du Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration (CIMM), plusieurs amendements ont été apportés pour élargir la citoyenneté par filiation aux personnes nées après le 16 avril 2009, appartenant à la deuxième génération ou à une génération subséquente, si leur parent canadien pouvait démontrer un lien manifeste avec le Canada avant la naissance de l’enfant (1 095 jours [3 ans] de présence effective cumulative au Canada).
- Un régime similaire s’appliquait aux enfants adoptés à l’étranger par des Canadiens afin de s’assurer que ces deux cohortes soient traitées le plus similairement possible.
- Le projet de loi C-3 prend en compte le travail accompli par la Chambre des communes et le Sénat à l’égard du projet de loi S-245, tout en abordant de façon plus exhaustive les questions soulevées par la Cour supérieure de justice de l’Ontario, qui a déclaré inconstitutionnelles les principales dispositions relatives à la limite à la première génération.
- Plus précisément, il vise les personnes touchées par la limite à la première génération, y compris les descendants de Canadiens dépossédés de leur citoyenneté, et qui ont été rétablis dans leurs droits en 2009 et en 2015, peu importe la date de leur naissance, et les autres cas de Canadiens dépossédés de leur citoyenneté touchés par l’article 8.
- À l’instar du projet de loi S-245, le projet de loi C-3 propose l’exigence de 1 095 jours cumulatifs (3 ans) de présence effective au Canada par un parent avant la naissance ou l’adoption de son enfant à l’étranger afin d’avoir accès à la citoyenneté après la première génération.
- oDe cette façon, à l’instar du projet de loi S-245, le projet de loi C-3 vise à protéger la valeur de la citoyenneté en limitant la capacité des citoyens par filiation nés à l’étranger appartenant à la première génération et à une génération subséquente de transmettre la citoyenneté canadienne à leur enfant né à l’étranger, à moins qu’ils aient établi et maintenu un lien avec le Canada.
- La principale différence est la date à laquelle cette exigence est imposée. En vertu du projet de loi S-245, la limite a été imposée aux personnes nées après le 16 avril 2009, ce qui signifierait que ces personnes devraient satisfaire rétroactivement à l’exigence. En vertu du projet de loi C-3, la limite ne s’appliquerait pas aux personnes nées avant que le projet de loi ne devienne loi. L’exigence de 1 095 jours cumulatifs de présence effective au Canada par un parent avant la naissance ou l’adoption de son enfant à l’étranger ne s’applique qu’aux personnes nées à la date où le projet de loi devient loi ou après cette date.
- À l’instar du projet de loi S-245, le projet de loi C-3 n’impose aucun contrôle de sécurité pour cette cohorte de citoyens par filiation parce que, comme tous les citoyens par filiation aujourd’hui, ces personnes ont la citoyenneté de naissance et ne sont pas assujetties au contrôle de sécurité. De plus, elles présentent un risque majoritairement faible :
- elles sont nées après 2009 et sont encore des mineurs de moins de 16 ans en 2025;
- l’exigence s’applique aux enfants nés à l’étranger, à l’avenir.
- Les Canadiens dépossédés de leur citoyenneté (adultes) qui ont été rétablis dans leurs droits en 2009 et en 2015 n’ont pas non plus fait l’objet d’un contrôle de sécurité, et le projet de loi C-3 poursuit l’adoption de cette approche.
- Le tableau montre l’évolution du projet de loi S-245 de la deuxième lecture au CIMM et souligne les principales similitudes et différences par rapport au projet de loi C-3.
- Le projet de loi C-3 reflète essentiellement le projet de loi C-71, qui contenait quelques dispositions techniques afin de garantir l’harmonisation avec le projet de loi S-17, Loi corrective de 2023, qui a été résilié lors de la prorogation du Parlement. Ces dispositions ont été supprimées du projet de loi C-3 car elles ne sont plus nécessaires.
| Cohortes touchées | Projet de loi S-245 (deuxième lecture) | Traitement en vertu du projet de loi S-245 (tel qu’amendé par le CIMM) | Traitement en vertu du projet de loi C-3 |
|---|---|---|---|
Canadiens dépossédés de leur citoyenneté – article 8 |
|
|
Équivalent au projet de loi S-245 (tel qu’amendé par le CIMM)
|
Personnes nées à l’étranger appartenant à une génération subséquente à la première génération d’un parent citoyen canadien |
|
Outre les Canadiens dépossédés touchés par l’article 8, le projet de loi S-245 n’élargirait pas la citoyenneté à une personne née à l’étranger appartenant à une génération subséquente à la première génération si elle est née avant le 16 avril 2009. Par conséquent, il a exclu les descendants de Canadiens dépossédés de leur citoyenneté rétablis dans leurs droits par les modifications législatives de 2009 ou de 2015. [Caviardé] |
Plus exhaustif que le projet de loi S-245 (tel qu’amendé par le CIMM)
La nouvelle loi vise à régler le problème de longue date des Canadiens dépossédés de leur citoyenneté ainsi que des personnes qui auraient obtenu la citoyenneté si cela n’avait pas été de la limite à la première génération instaurée en 2009. |
Personnes adoptées à l’étranger |
|
|
Plus inclusif que le projet de loi S-245
Cela permettra, dans la mesure du possible, d’égaliser le traitement des personnes nées à l’étranger d’un parent citoyen canadien et des personnes adoptées à l’étranger par un parent citoyen canadien, avant et après la date à laquelle le projet de loi devient loi. |
Personnes devenues des citoyens qui ne désirent pas le devenir |
|
|
Accès plus simplifié que le projet de loi S-245
|
Tous les citoyens canadiens |
|
|
Équivalent au projet de loi S-245 (en deuxième lecture et tel qu’amendé par le CIMM)
|
Personnes ayant obtenu la citoyenneté canadienne par attribution |
|
|
Équivalent au projet de loi S-245 (tel qu’amendé par le CIMM)
|
Toutes les personnes touchées par les changements |
|
|
Plus rapide que le projet de loi S-245 (tel qu’amendé par le CIMM)
|