CIMM – Asile – 30 octobre 2025
Messages Clés
- Le gouvernement s'est engagé à rétablir la confiance des Canadiens dans le système d'immigration.
- Nous renforçons nos frontières et veillons à ce que le système soit plus résilient et mieux adapté aux pressions émergentes.
- Ces efforts portent leurs fruits : les demandes d'asile ont diminué de 33 % par rapport à la même période l'année dernière
- Entre le 1er janvier et le 31 août 2025 : 80 030 demandes d’asile
- Entre le 1er janvier et le 31 août 2024 : 118 785 demandes d’asile.
- Les mesures que nous prenons sont efficaces et renforcent davantage la solidité et l'intégrité de notre système d'asile.
- À travers tout cela, notre message est clair : le système d'octroi de l'asile ne doit pas être perçu comme un raccourci pour immigrer au Canada.
Nombre de demandes d’asile
- Le Canada n’est pas le seul pays à connaître un augmentation du nombre de demandes d’asile. Le nombre de demandeurs d'asile en attente d'une décision a doublé à l'échelle mondiale au cours des cinq dernières années, passant de 4,1 millions en 2019 à 8,4 millions en 2024.
- Le nombre de demandes d'asile est difficile à prévoir et dépend d'un certain nombre de facteurs, notamment les conflits mondiaux et l'instabilité politique dans le monde.
- Pour faire face au nombre croissant de demandes, le Canada a augmenté sa capacité de traitement tout en apportant d'autres changements au système d'immigration afin d'améliorer l'intégrité de ses programmes d'immigration.
- Le plus récent Plan pluriannuel des niveaux d’immigration et les nouvelles mesures d’intégrité contribueront à mieux filtrer les ressortissants étrangers qui présentent une demande pour venir au Canada et à réduire le nombre global de résidents temporaires admis au pays.
- Nous constatons les résultats de nos mesures d'intégrité. Entre janvier et le 31 aout 2025, le nombre total de demandes d'asile au Canada a diminué d’environ 33 % par rapport à la même période l'an dernier.
- Les demandes faites dans un aéroport ont reculé de 76 % : entre janvier et août 2024, 33 455 contre 8 075 pour la même période en 2025.
- Les demandes faites depuis le Canada ont réduit d’environ 27 % : de 74 780 entre janvier et août 2024, contre 54 825 pour la même période en 2025.
- D'autres réformes incluses dans la Loi visant à renforcer le système d’immigration et la frontière du Canada continueront d'améliorer le système d'octroi de l'asile en permettant une prise de décision plus rapide.
Demandes d’asile à la frontière terrestre
Pour des informations spécifiques à la frontière terrestre du Québec consulter la section suivante.
- Bien que le nombre total de demandes d'asile ait considérablement diminué, nous continuons de surveiller de près les demandes d'asile à la frontière terrestre au Québec.
- La grande majorité des demandeurs d’asile à la frontière terrestre sont des ressortissants haïtiens (69 %), qui font leur demande dans la Province du Québec.
- Demandes d’asile faites par des ressortissants haïtiens entre janvier et août 2025 : 11 745
- Total des demande d’asile faites à la frontière pour la même période : 17 120.
Données au 31 août 2025
- La grande majorité des demandeurs d’asile sont des ressortissants haïtiens admissibles à une exception concernant les membres de la famille prévue dans l’Entente sur les tiers pays sûrs (ETPS), et la majorité des membres de la famille-responsable sont établis au Canada et y ont un statut légal ou sont en attente d’une décision à l’égard de leur demande d’asile.
- Depuis la forte hausse estival, les demandes à la frontière terrestre ont considérablement diminué, notamment au Québec. Les volumes se situent désormais dans la moyenne des dernières années.
Québec
- Au printemps et à l’été 2025, le Québec a connu une escalade de demandes d’asile présentées à la frontière terreste; la grande majorité des arrivées sont des ressortissants haïtiens et sont éligibles à une exception familiale en vertu de l'ATSC, entrant principalement par le point d'entrée de Lacolle.
- Depuis la forte hausse estival, le nombre de demandeurs à la frontière terrestre à Lacolle ont considérablement diminué pour atteindre des volumes généralement observés ces dernières années.
- Malgré l’augmentation des passages aux postes frontaliers terrestres observée au cours de l’été, le nombre total de demandeurs d’asile qui se dirigent vers le Québec est 29 % inférieur à celui de la même période l’an dernier.
- Québec 2025 : 29 140
- Québec 2024 : 41 215
- La situation actuelle n’est pas une répétition du chemin Roxham. La majorité des personnes entrent au point d’entrée de façon bien gérée et ordonnée—elles n’entrent pas de façon irrégulière.
- Nous comprenons que de nombreuses personnes ont pu compter sur le soutien de leurs amis et de leur famille, compte tenu de l’importante diaspora haïtienne à Montréal. Jusqu’à présent, cela n’a pas eu d’incidence sur les besoins en hébergement temporaire.
- Depuis 2017, le Québec a reçu 1,1 milliard de dollars, dont 543 millions de dollars provenant du Programme d'aide au logement provisoire, en réponse à l'augmentation du nombre de demandeurs d'asile dans la province.
- IRCC continue de travailler en étroite collaboration avec l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ainsi qu’avec d’autres partenaires fédéraux pour assurer l’harmonisation et la coordination de l’intervention du gouvernement fédéral.
- Des plans d’urgence sont en place dans l’éventualité où le nombre de demandes d’asile augmenterait davantage. Nous sommes prêts à réagir.
Résidents temporaires
- Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) prend des mesures importantes pour renforcer l’intégrité du programme des résidents temporaires.
- Cela s’est traduit par une baisse de 33 % du volume des demandes d’asile en comparaison à la même période (janvier à août) l’année dernière. Cette baisse globale est principalement attribuable à une réduction de 58 % des demandes d’asile provenant de titulaires de visa de résident temporaire.
Si pressé (données exploratoires) :
- En 2025, 59 % de l’ensemble des demandeurs d’asile à l’intérieur du pays ont présenté une demande dans les 12 mois suivant leur arrivée au Canada, comparativement à 86 % des demandeurs à l’intérieur du pays en 2024.
- La proportion de demandeurs ayant attendu 12 mois ou plus après leur arrivée avant de présenter leur demande est passée de 11 % en 2024 à 38 % en 2025.
- Cela signifie qu’un nombre croissant pourrait être visé par les nouveaux motifs d’irrecevabilité s’ils entrent en vigueur, comme le propose le projet de loi C-12.
Les demandes d'asile présentées par des étudiants
- Bien que nos données démontrent une augmentation des demandes d’asile faites par des individus arrivants en tant qu’étudiants internationaux, leur proportion reste petite.
- Cependant, le nombre de demandes d'asile présentées par des étudiants étrangers a diminué après la mise en œuvre des réformes du programme.
- Le nombre de demandes de permis d’études de 2024 et 2025 (après la réforme) est inférieur à celui des demandeurs de 2022 et 2023 (avant la réforme). Au 31 août 2025 : 11 400 demandes de demandeurs de 2022, 24 100 demandes de 2023, 8 700 demandes de 2024 et 400 demandes de 2025.
Si l’on insiste sur les nationalités les plus importantes :
- En 2024, les principaux pays de nationalité des demandeurs d’asile titulaires d’un permis d’études ou ayant présenté une demande de prorogation de permis d’études étaient l’Inde (4 256), le Nigéria (2 630) et la République de Guinée (1 959). En 2025, les principaux pays de nationalité ont été l’Inde (3 815), la République de Guinée (1 254) et le Nigéria (1 059).
- En 2024, les principaux pays de nationalité des demandeurs d’asile titulaires d’un permis de travail post diplôme étaient l’Inde (142), l’Iran (66) et le Nigéria (61), et les demandeurs d’asile restants affichaient d’autres pays de nationalité. En 2025, les principaux pays de nationalité ont été l’Inde (246), le Nigéria (128) et l’Iran (33), et les demandeurs d’asile restants affichaient d’autres pays de nationalité.
Données et délais de traitement
- En date du 31 août, le délai global de traitement pour 80 % des décisions d'admissibilité concernant les demandes d'asile reçues était de 21 jours.
- Les délais de traitement excédaient les objectifs pour la période qui étaient de répondre à 80 % des demandes d’éligibilité dans les 30 jours.
- En date du 30 juin, la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) comptait un inventaire de 190 300 demandes prêtes à être entendues. De plus, 98 000 autres demandes étaient incomplètes en raison de vérifications de sécurité en cours ou d’autres exigences en suspens.
- Le temps d’attente moyen pour une décision à la Section de la protection des réfugiés de la CISR à la fin de juin 2025 était de 17 mois, à partir du moment où la demande est prête à être entendue.
- Pour la période 2025-2026, les performances du programme d’asile continueront d’être surveillées, avec des mises à jour régulières fournies.
Personnes protégées au Canada
- Une personne protégée au Canada est une personne qui, selon le gouvernement, serait exposée à un risque de persécution ou de préjudice si elle était renvoyée dans son pays d’origine à la suite d’une demande d’asile acceptée ou d’un examen des risques avant renvoi positif.
- Les personnes protégées sont autorisées à vivre et à travailler au Canada indéfiniment, mais elles ne bénéficient pas des mêmes avantages et privilèges qu’un résident permanent, comme le parrainage de parents à charge à l’étranger aux fins d’immigration au Canada.
- Le Plan pluriannuel des niveaux d’immigration établit les cibles pour les personnes protégées et leurs parents à charge qui souhaitent obtenir la résidence permanente à 20 000 personnes en 2025, et à 18 000 en 2026 et en 2027.
- Au 31 août 2025, le délai de traitement global des demandes de résidence permanente présentées par des personnes protégées résidant à l’extérieur du Québec était de 44 mois, avec un nombre total de plus de 131 000 demandes en attente de traitement ayant été présentées par des personnes protégées, sans compter les demandes supplémentaires présentées par les parents à charge.
- Le Canada a également atteint son objectif de transition de personnes protégé au Canada au statut de résidants permanent (c.-à-d. 100 %) pour l’exercice 2024-2025.
Permis de travail pour les demandeurs d’asile
- Les demandeurs d'asile peuvent demander un permis de travail ouvert, qui leur permet de travailler pour n'importe quel employeur au Canada, sans restriction concernant le type d'occupation ou au lieu de travail. Cela permet aux demandeurs de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille et de contribuer à l'économie en attendant que leur demande soit traitée.
- Pour obtenir un permis de travail, les demandeurs d'asile doivent avoir présenté une demande d'asile au Canada, qui a été jugée recevable à être déférée à la CISR, et avoir satisfait à quelques autres conditions, comme la présentation de données biométriques et un examen médical.
- En 2022, IRCC a mis en œuvre des mesures pour accélérer le traitement des permis de travail pour les demandeurs d'asile.
- À la suite de la décision de renvoi de la demande d'asile à la CISR et de la réalisation de l'examen médical aux fins de l'immigration, les permis de travail sont maintenant délivrés dans un délai d'environ 13 jours au mois d’août 2025. Il s'agit d'une amélioration importante par rapport au délai de traitement de 40 jours de la fin d'avril 2025.
- Lorsque IRCC fournissait un abri temporaire aux demandeurs d'asile, le gouvernement du Canada collaborait avec les autres ordres de gouvernement, des organismes communautaires et des employeurs du secteur privé afin de faciliter les liens d'emploi pour les demandeurs d'asile. Ces efforts ont aidé des centaines de demandeurs à acquérir une indépendance financière.
Entente sur les tiers pays sûrs
- L’ETPS entre le Canada et les États-Unis continue d’être en vigueur et aide les deux pays à gérer efficacement les demandes d’asile présentées à la frontière commune, tout en assurant l’intégrité de la frontière canado‑américaine.
- En vertu de L’ETPS, les personnes doivent demander l’asile dans le premier pays sûr où elles arrivent, au Canada ou aux États‑Unis, à moins qu’elles ne fassent l’objet d’une exception ou d’une dispense au titre de l’Entente.
- Les personnes qui ne satisfont pas aux critères d’exception ou d’exemption sont renvoyées aux États‑Unis pour y présenter leur demande d’asile, ou vice versa au Canada.
- Depuis mars 2023, les dispositions de l’Entente s’appliquent également aux personnes qui présentent une demande d’asile dans les 14 jours suivant leur entrée au Canada entre des points d’entrée en provenance des États-Unis.
- Le gouvernement du Canada utilise un cadre solide pour surveiller l’évolution de la situation aux États‑Unis et les possibles répercussions des changements apportés aux politiques et aux pratiques sur l’intégrité du système américain de protection des réfugiés.
- L’examen est effectué de façon continue. Pour le moment, les États‑Unis continuent d’être désignés comme un tiers pays sûr. Nous ne formulons aucun commentaire sur les mesures prises par le gouvernement des États‑Unis relativement à ses politiques internes.
- Nous communiquons régulièrement avec nos homologues des États‑Unis sur des questions liées à notre frontière commune, et nous nous attendons à ce que cela se poursuive. Il est dans l’intérêt national des deux pays de gérer de façon efficace la migration et le commerce transfrontalier.
- Le Canada continue de faire sa part pour renforcer l’intégrité de notre frontière commune et du système d’immigration de notre pays
Passages irréguliers
- Les passages irréguliers ont diminué de façon importante après l’entrée en vigueur du Protocole additionnel de l’Entente sur les tiers pays sûrs, passant d’une moyenne de 165 passages par jour au début mars 2023, a huit par jour à la fin du printemps de la même année.
- Depuis le début de l’été 2025, le Canada a connu une légère augmentation du nombre de ressortissants étrangers appréhendés traversant entre les points d’entrée, avec une moyenne de 12 par jour à la fin du mois d’août 2025.
- IRCC continue de travailler en étroite collaboration avec l’ASFC et la GRC pour surveiller l’évolution du nombre de demandes d’asile présentées à la frontière terrestre canado‑américaine, notamment les tendances liées aux passages irréguliers.
- Le passage entre les points d’entrée présente des dangers bien réels. Les personnes devraient demander l’asile dans le premier pays tiers sûr où elles entrent et le faire légalement à un point d’entrée officiel.
- L’arrivée au pays entre les points d’entrée ne donne pas un meilleur accès au système d’octroi de l’asile du Canada. Les personnes qui présentent une demande d’asile dans les 14 jours suivant un passage irrégulier sont renvoyées aux États-Unis, à moins qu’elles ne remplissent les critères d’exception ou d’exemption prévus dans l’ETPS.
- Grâce aux récentes mesures prises par le Canada pour gérer la frontière, la GRC a accru sa présence et le nombre d’interceptions le long de la frontière. La GRC continuera de collaborer avec ses partenaires chargés de l’application de la loi au Canada et aux États‑Unis afin de surveiller la frontière commune, de perturber et d’enquêter sur les mouvements transfrontaliers illicites dans les deux sens.