Les femmes à l’ère de l’économie numérique

Discours

Notes d’allocution

L’honorable Navdeep Bains, C.P., député
Ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique

Ottawa (Ontario)
Le 15 mai 2017

La version prononcée fait foi 

Merci, Victoria [Lennox, PDG de Startup Canada], de m’avoir présenté aussi gentiment. 

Et merci à Startup Canada d’avoir organisé cette rencontre. 

Ce soir, nous célébrons les femmes qui lancent leur propre entreprise. 

Mais nous pensons aussi à celles qui le feront demain. 

Startup Canada a publié un important rapport sur les façons dont les femmes entrepreneures utilisent la technologie. 

Ce rapport souligne l’écart qui existe entre les sexes quant au recours à la technologie et qui impose un désavantage concurrentiel aux femmes d’affaires. 

Il est essentiel de prendre note de ces conclusions, car l’économie mondiale est à l’ère numérique. 

La technologie permet aux entreprises d’acheter des biens et des services et de recruter des employés talentueux partout dans le monde. 

Elle permet également aux entreprises de toute taille d’atteindre leur plein potentiel à l’échelle mondiale bien plus rapidement qu’auparavant. 

Par conséquent, grâce à la technologie, il est possible d’uniformiser les règles du jeu. 

Elle peut donner aux femmes d’affaires ce dont elles ont besoin pour réussir et faire prospérer leur entreprise, tout comme leurs homologues masculins le font. 

Aujourd’hui, près de la moitié des nouvelles entreprises au Canada sont lancées par des femmes. Pourtant, ces entreprises génèrent moins de la moitié des revenus de celles dont les propriétaires sont des hommes. 

Je suis fier des efforts déployés par notre gouvernement pour aplanir cette disparité. 

Nous investirons, par l’entremise de la Banque de développement du Canada, 40 millions de dollars pour aider les femmes qui lancent leur propre entreprise dans le secteur des technologies. 

Nous investirons également 10 millions de dollars dans des initiatives de soutien aux femmes d’affaires partout au pays. 

J’aimerais vous faire part de mon point de vue sur la question. 

Ma vie personnelle et ma vie politique sont influencées par des femmes courageuses. 

Les femmes de mon entourage m’ont inculqué l’importance de travailler fort, de respecter les personnes qui ne partagent pas les mêmes opinions que moi et de favoriser la collaboration pour réussir. 

La moitié des ministres de notre gouvernement sont des femmes. 

Le premier ministre a envoyé un message éloquent aux Canadiens et au reste du monde en formant le premier cabinet composé d’un nombre égal d’hommes et de femmes. 

Il montre que, pour notre gouvernement, la diversité et l’inclusion sont des valeurs fondamentales. 

Ces valeurs sont à la base de toutes nos activités. 

En effet, le dernier budget a été rédigé en fonction d’une analyse comparative entre les sexes. 

C’est la première fois qu’une telle analyse est prise en compte dans un plan financier fédéral. 

Cette mesure visait à nous faire comprendre les effets qu’auraient les décisions budgétaires sur les femmes et sur les hommes, respectivement. 

Et notre objectif est d’obtenir les meilleurs résultats possible pour les Canadiens en tenant compte de leur diversité. 

Ma vie personnelle est aussi influencée par des femmes indépendantes. 

Trois des quatre membres de ma famille sont de sexe féminin. 

En effet, je suis le père de deux filles âgées de six et de neuf ans. 

Comme tous les parents, ma femme et moi travaillons fort pour donner à nos filles toutes les occasions possibles de réussir. 

Ma femme est un excellent modèle pour nos filles. 

Elle est comptable, comme moi, mais elle est meilleure que moi. 

Je m’étonne toujours de sa capacité d’atteindre l’équilibre entre sa vie professionnelle et ses rôles de mère et de conjointe. 

La réussite des femmes me touche personnellement. 

Je veux que mes filles grandissent dans un pays où l’énergie et le talent de l’ensemble de la population sont pleinement mis à profit. 

Je veux qu’elles voient des femmes réussir dans tous les domaines. 

Prenons l’exemple de Mme Sue Abu-Hakima. 

Elle est ingénieure et PDG d’une entreprise de technologie — un rôle qui, c’est malheureux, est rarement joué par des femmes. 

Sue est cofondatrice d’Amika Mobile, une entreprise d’Ottawa qui produit des solutions de communication essentielles. 

Elle joue également le rôle de mentor pour de nombreuses jeunes femmes. 

C’est une dirigeante d’expérience et respectée qui a fait partie de plusieurs conseils d’administration pendant près de trente ans. 

Enfin, elle a encouragé davantage de femmes à se joindre à elle au sein de la haute direction. 

Un autre bel exemple de réussite est celui de Mme Mary Jo Haddad. 

Elle siège aux conseils d’administration de la Banque TD et de TELUS. 

Auparavant, Mary Jo a été présidente du conseil d’administration du MaRS Discovery District, qui est le carrefour de l’innovation de Toronto. 

Elle a également dirigé l’hôpital SickKids à Toronto. 

Le Canada a tout à gagner de la réussite des femmes. 

Les entreprises prospèrent dans une société ouverte — dans une société où la diversité des idées et des points de vue est précieuse. 

La réussite des femmes stimule aussi l’innovation. Et c’est la voie de la croissance économique pour le Canada. 

C’est pourquoi j’ai déposé le projet de loi C-25. 

Cette loi est conçue pour encourager les sociétés par actions canadiennes à recruter davantage de femmes et de personnes de groupes sous-représentés au sein de leur conseil d’administration et de leur haute direction. 

Il y a trop d’entreprises canadiennes dont la direction ne reflète pas la population du Canada. 

Et pourtant, un nombre croissant d’études prouvent que le rendement et les bénéfices des entreprises s’améliorent lorsque leurs dirigeants viennent d’une grande variété de milieux. 

Mesdames et Messieurs, je connais deux jeunes filles qui voient grand. 

Elles font partie de la génération iPad. 

Elles ont un appétit vorace pour la technologie. 

Et je veux que mes filles grandissent en suivant l’exemple de Mary Jo Haddad et Sue Abu-Akima. 

Je veux aussi qu’elles deviennent des chefs de file de l’économie numérique, tout comme les femmes devant moi. 

Et je suis prêt à faire ce qu’il faut de mon côté pour que cet avenir se concrétise. 

Merci. 


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