Les femmes dans l’aviation : l’adjudant-chef Brigitte Marley

Article de nouvelles / Le 21 juin 2017

Dans les semaines qui suivront la Journée internationale de la femme, le 8 mars, jusqu’à la Conférence des Canadiennes dans l’aviation, du 21 au 24 juin, nous présenterons régulièrement des entrevues avec des dirigeantes de l’Aviation royale canadienne.


Ville natale : Isle-aux-Grues, au Québec

Groupe professionnel militaire : Surintendante de maintenance aérienne
(Les militaires du groupe professionnel de surintendant de maintenance aérienne proviennent des groupes professionnels militaires suivants : technicien en systèmes aéronautiques, technicien en systèmes avioniques, technicien en structures d'aéronefs, technicien en systèmes d'armement (Air) et technicien des essais non destructifs)

Poste actuel : Adjudant-chef du 450e Escadron tactique d’hélicoptères, à Petawawa, en Ontario

Qu’est-ce qui vous a incitée à vous enrôler dans l’Aviation royale canadienne?

Puisque je viens d’une petite île, j’ai toujours rêvé de faire le tour de mon pays et de voyager dans le monde. Je me souviens aussi d’avoir regardé des bandes-annonces à la télévision et de vouloir assister à une séance d’information de recruteurs qui visitaient mon école secondaire. J’ai accumulé un peu plus de 33 ans de service et je peux vous dire que je n’ai absolument aucun regret.

Quels sont quelques-uns des points saillants de votre carrière dans l’ARC?

Mes affectations à la 17e Escadre Winnipeg, au Manitoba, à la 16e Escadre Borden, en Ontario, à la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle-Écosse, à Ottawa et au 450e Escadron tactique d’hélicoptères, à Petawawa.

Quelles sont quelques-unes des difficultés que vous avez surmontées au cours de votre carrière dans l’ARC?

J'ai trouvé difficile d'apprendre l’anglais; ça m’a pris un an. Je ne peux pas imaginer combien ça doit être difficile pour les jeunes aviateurs qui ne suivent plus de cours de langue après l’école de recrues. C’est un problème. Je veille toujours à ce que les militaires francophones qui arrivent dans l’unité aient l’occasion d’apprendre l’anglais aussitôt que possible afin qu’ils puissent réussir.

Une autre difficulté vient du fait que mon mari fait partie du personnel navigant. Au début de sa carrière, il était parti pendant les trois quarts de l’année. J’ai donc dû établir l’équilibre nécessaire afin de pouvoir conduire les enfants à la garderie sans que ma carrière en souffre. Toutefois, nous étions chanceux de vivre à Greenwood et d’avoir un excellent plan de garde familiale.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui songent à s’enrôler dans l’ARC?

Joignez-vous à l’ARC pour ce qu’elle peut vous offrir : la possibilité de voyager, d’avoir une carrière, de poursuivre vos études, de vous joindre à des équipes sportives et de travailler avec des gens extraordinaires de partout au pays.

Quels conseils donneriez-vous à la haute direction au sujet du recrutement, de la formation et du maintien en poste des femmes dans l’ARC?

C’est une question d’équilibre entre la carrière et la famille; certains parviennent à concilier les deux et d'autres choisissent de ne pas le faire. C’est aussi simple que ça.

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2022-04-21