Chapitre 1
Aperçu du Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19

Un plan adapté

Dans le cadre du Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19 (le Plan), le gouvernement a pris des mesures importantes, immédiates et efficaces pour protéger les Canadiens des répercussions de la pandémie. Le Canada a fait face à cette crise grâce à un bilan financier solide, au ratio de la dette nette au PIB le plus bas du G7 ainsi qu’à des taux d’emprunt historiquement bas, ce qui a permis au gouvernement de répondre aux besoins immédiats des Canadiens à l’aide de mesures décisives et de protéger l’économie canadienne de la nature sans précédent de la pandémie de COVID-19.

La priorité absolue du Plan vise à protéger la santé et la sécurité des Canadiens en appuyant les efforts déployés pour contenir le virus et aider les systèmes de santé publique et de soins de santé du Canada à se préparer à la pandémie.

À la suite des conseils des responsables de la santé publique, les gouvernements du Canada entier ont pris des mesures pour protéger la santé et la sécurité des Canadiens au moyen de la distanciation physique, de restrictions temporaires visant les entreprises non essentielles et de la fermeture des écoles. Ces mesures ont eu une incidence considérable sur la vie quotidienne des Canadiens et celle de leurs familles, en plus d’avoir mené à des pertes d’emploi et à des baisses de revenus. Le ralentissement de l’économie a une incidence disproportionnée sur certains segments de la population. Le Plan a été conçu pour fournir un soutien à ceux qui en ont le plus besoin.

Le Plan soutient les entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs, et permet de protéger les emplois d’un océan à l’autre et d’aider les Canadiens à retourner au travail. Il fournit également un soutien direct aux Canadiens de sorte que s’ils ne peuvent pas travailler, ils puissent continuer de se loger, de se nourrir et de payer leurs factures durant cette période difficile.

Grâce au Plan, le gouvernement a déployé :

Le gouvernement a aussi offert un financement de 600 milliards de dollars en soutien à la liquidité pour veiller à ce que les entreprises puissent obtenir du crédit et pour promouvoir le bon fonctionnement des marchés de financement provinciaux. Le soutien à la liquidité a été fourni en coordination avec la Banque du Canada, le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et les prêteurs commerciaux.

Le gouvernement continue de prendre les mesures nécessaires pour mettre le Plan en œuvre et veiller à l’accès rapide au soutien au revenu et aux mesures d’accès au crédit dont les Canadiens et les entreprises de toutes tailles ont besoin pour faire face aux pressions auxquelles ils sont confrontés en raison de la COVID-19. 

Les mesures présentées dans le Plan, jumelées à plus de 65,6 milliards de dollars sous forme de mesures de soutien direct et de soutien à la liquidité des provinces et des territoires, veilleront à ce que l’économie canadienne soit prête pour la relance lorsque la crise se sera dissipée.

Tableau 1.1
Intervention économique du Canada en réponse à la COVID-19 – Sommaire des mesures de soutien fédérales, provinciales et territoriales
 

Mesures fédérales

Mesures provinciales et territoriales

Total

Répercussions (en milliards de dollars)1
Mesures directes2 231,9 24,1 256,0
Reports du paiement d’impôts, de taxes, de droits de douane et des frais 85,0 38,2 123,2
Liquidité3 86,5 3,3 89,8
Total 403,4 65,6 469,0
Part des dépenses (%)
Mesures directes 91 9 100
Reports du paiement et des frais d’impôts, de taxes et de droits de douane 69 31 100
Liquidité 96 4 100
Total 86 14 100

Nota

1 Sources : annonces des gouvernements provinciaux et territoriaux; calculs du ministère des Finances Canada. En date du 3 juillet 2020. Pour les totaux fédéraux, les données tiennent compte des répercussions totales, ce qui diffère du coût financier selon la comptabilité d’exercice – voir l’annexe 2 pour de plus amples renseignements. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.

2 Les mesures fédérales directes comprennent un ensemble de mesures de soutien pour le secteur de la santé et de la sécurité des Canadiens devant être comparables à la catégorisation des mesures provinciales et territoriales. Elles comprennent aussi environ 14 milliards de dollars annoncés par le gouvernement pour appuyer les provinces et les territoires dans la réouverture sécuritaire des économies du pays au cours des six à huit prochains mois.

3 Les mesures fédérales de soutien à la liquidité incluent le Programme de crédit aux entreprises et le soutien au crédit et à la liquidité pour le secteur agricole. À des fins de comparaison, cela n’inclut pas d’autres mesures de soutien au crédit et à la liquidité (600 milliards de dollars) offertes par le gouvernement fédéral en coordination avec la Banque du Canada, le BSIF, la SCHL et les prêteurs commerciaux. Le soutien provincial inclut les crédits et les autres reports.

Une réponse décisive et rapide

En reconnaissance des répercussions graves de la pandémie sur les Canadiens, l’approche du gouvernement visait à adopter rapidement des mesures de soutien, pour ensuite les adapter une fois les principaux éléments en place. La priorité visait à fournir un soutien aux Canadiens le plus rapidement possible, et le gouvernement y est arrivé au moyen de systèmes existants ainsi que de la conception et de la livraison rapides de nouveaux programmes.

Le Plan est axé sur trois secteurs de soutien:

Système de soins de santé et sécurité des Canadiens
  • Comprend les provinces et les territoires, l'industrie et les organisations de recherche, les partenaires internationaux et les Canadiens à l'étranger.

Soutien aux particuliers
  • Comprend les travailleurs, les étudiants, les familles, les aînés et les groupes vulnérables.

Soutien-aux-entreprises
  • Comprend les petites, moyennes et grandes entreprises et les secteurs durement touchés.

Protéger la santé des Canadiens

Depuis le début du mois de mars, le gouvernement a réalisé un nombre important d’investissements clés pour aider les provinces et les territoires à s’assurer que les hôpitaux, les cliniques et les agences de santé publique locales partout au pays puissent répondre aux besoins de santé essentiels des Canadiens causés par la COVID-19, et limiter la propagation du virus au Canada.

Le Canada a réagi rapidement afin de réduire le risque d’importation de cas de l’étranger, en annonçant le 16 mars la fermeture de ses frontières internationales, à l’exception de la frontière américaine, aux non-résidents, et le 20 mars, la fermeture de sa frontière avec les États-Unis.

Le Canada a aussi agi rapidement en ce qui concerne le dépistage et l’intervention sanitaire dès le début de la crise. Le dépistage de la COVID-19 a été mis en œuvre de façon générale et à un taux par habitant plus élevé que les autres pays dès le début de l’éclosion. À l’heure actuelle, le Canada continue d’afficher un taux de dépistage élevé comparativement aux autres pays. Le Canada a aussi annoncé des investissements de 275 millions de dollars le 11 mars 2020 pour financer la recherche et le développement sur la COVID-19 afin de donner au Canada un bon départ pour contrôler l’éclosion.

Préparer nos systèmes publics de soins de santé

Le Canada a rapidement adopté des mesures importantes pour soutenir la capacité des systèmes de soins de santé partout au pays. Le 11 mars 2020, le premier ministre a annoncé que le gouvernement verserait 500 millions de dollars aux provinces et aux territoires pour appuyer les systèmes de soins de santé essentiels ainsi que pour accéder aux tests de dépistage, acheter de l’équipement et accroître le contrôle et la surveillance.

De plus, le 3 mai 2020, le gouvernement a annoncé qu’il verserait 240,5 millions de dollars pour élaborer, élargir et lancer des outils virtuels en matière de soins et de santé mentale afin d’aider les Canadiens. En collaboration avec les provinces, les territoires et les intervenants, cet investissement servira à créer des plateformes numériques et des applications, à améliorer l’accès au soutien virtuel en santé mentale et à élargir la capacité à livrer des soins de santé virtuellement. Ceci comprend des projets permettant de rejoindre les Canadiens les plus vulnérables. Ces mesures de soutien permettent de nous assurer que les Canadiens pourront continuer à avoir accès à des soins de santé, tout en réduisant la possibilité qu’ils soient exposés à la COVID-19.

Obtenir de l’équipement de protection individuelle

Le gouvernement fédéral s’efforce de faire en sorte que le Canada et les provinces et territoires du pays disposent d’équipement de protection individuelle (EPI), et qu’ils sont prêts pour les mois et les années à venir. À mesure que la demande d’EPI augmente partout dans le monde, le Canada maintient le rythme. Depuis le début de cette crise, la stratégie du Canada a porté sur l’approvisionnement prioritaire d’EPI dans un marché mondial hautement compétitif, et sur la diversification de ses chaînes d’approvisionnement, particulièrement en retenant les services de fournisseurs nationaux. Le Canada demeurera vigilant dans l’approvisionnement en fournitures vitales pour aider nos médecins, nos infirmiers et infirmières et nos travailleurs de la santé de première ligne à demeurer bien outillés et pour protéger tous les Canadiens au cours des mois et des années à venir.

Le gouvernement du Canada investit 2 milliards de dollars pour appuyer financièrement les tests de diagnostic et pour acheter des ventilateurs et de l’équipement de protection individuelle, y compris des achats en vrac avec les provinces et les territoires. L’équipement de protection compte notamment des masques et des écrans faciaux, des blouses et du désinfectant pour les mains.

Investissement dans l’EPI fabriqué au Canada

Le 20 mars 2020, le gouvernement du Canada a envoyé un appel à l’action aux entreprises et aux fabricants du Canada afin d’aider à livrer des fournitures de santé essentielles et ainsi aider le Canada à lutter contre la pandémie de COVID-19. Depuis, plus de 6 000 compagnies, organisations et particuliers canadiens ont offert leur expertise et leur savoir-faire.

Cela inclut les efforts de compagnies qui ont réoutillé leurs installations et doublé leur capacité de production, recueilli et donné des fournitures et de l’équipement qu’elles avaient en main, et combiné leurs ressources pour fabriquer les fournitures nécessaires plus rapidement.

Soutien pour la recherche médicale sur la COVID-19 et le développement de vaccins

Les chercheurs et les scientifiques du Canada et de partout dans le monde travaillent avec acharnement afin de mieux comprendre le virus et ses répercussions sur les personnes et les communautés. Grâce au Plan, le gouvernement a engagé près de 1,4 milliard de dollars pour soutenir la recherche médicale sur la COVID-19 et le développement de vaccins. Ce financement permet aux chercheurs et au secteur privé d’accélérer le développement, le dépistage et la mise en œuvre de contre-mesures médicales, sociales et politiques afin de limiter la propagation rapide de la COVID-19.

De ce soutien, 792 millions de dollars seront octroyés par l’intermédiaire du Fonds stratégique pour l’innovation, et le reste du financement sera acheminé à un bon nombre d’organisations de recherche et développement, notamment les Instituts de recherche en santé du Canada, le Vaccine and Infectious Disease Organization – International Vaccine Centre, l’installation de recherche thérapeutique en santé humaine de Royalmount du Conseil national de recherches, le Réseau canadien de recherche sur l’immunisation et le réseau canadien de génomique COVID-19.

Le Canada a également établi le Groupe de travail sur l’immunité à la COVID-19 afin de suivre la propagation du virus et d’estimer l’immunité potentielle des populations canadiennes.

Tirer parti de l'expertise canadienne

Un montant de 46 millions de dollars sera versé pour appuyer le Vaccine and Infectious Disease Organization – International Vaccine Centre (VIDO-InterVac) de l'Université de la Saskatchewan, l'une des installations de recherche sur les maladies infectieuses les plus grandes et les plus modernes au monde.

Grâce à ce financement, VIDO-InterVac pourra renforcer l'expertise actuelle en matière de recherche sur le coronavirus, aider à la recherche et au développement d'un vaccin pour la COVID-19, et élargir sa capacité de biofabrication pour appuyer les essais cliniques.

Protéger les emplois

La protection des emplois canadiens a été une priorité tout au long de la pandémie de COVID-19. Malgré le ralentissement des activités des entreprises conformément aux directives de la santé publique, il est essentiel de trouver des solutions pour protéger le lien entre les employés et les employeurs pour que le Canada maintienne sa résilience économique.

Le gouvernement a fourni du soutien aux entreprises de toutes les tailles et de tous les secteurs, d’un océan à l’autre. Le Programme de crédit aux entreprises veille à ce que les entreprises obtiennent le soutien en liquidité dont elles ont besoin pour maintenir leurs activités et garder leurs employés. Le soutien par l’intermédiaire des six agences de développement régional du Canada fait en sorte que les entreprises de l’ensemble des communautés, y compris les régions rurales, aient accès au soutien nécessaire pour protéger les emplois et faire face à la crise. 

Grâce à différents programmes, adaptés en fonction des besoins variés de l’économie diversifiée du Canada, le gouvernement s’assure que les entreprises peuvent obtenir un soutien flexible, de façon à ce que l’économie du Canada demeure stable et que les emplois des Canadiens soient protégés.

Complément salarial pour les travailleurs essentiels

Tandis que les autorités sanitaires demandent aux Canadiens de demeurer chez eux, des millions de braves travailleurs mettent leur santé en péril pour offrir des soins et des services essentiels aux Canadiens. Chaque jour, ils se rendent au travail pour que nos familles puissent demeurer en santé et en sécurité. Le gouvernement du Canada croit qu'ils méritent une augmentation de salaire.

Le gouvernement a collaboré avec les provinces et les territoires sur des compléments salariaux pour les travailleurs essentiels, et a accordé jusqu'à 3 milliards de dollars pour ce programme. Chaque province ou territoire détermine les travailleurs qui sont admissibles à un soutien et le montant du soutien qu'ils recevront. Ce soutien essentiel et bien mérité est offert aux travailleurs dans les secteurs des services essentiels comme la santé, l'alimentation, l'eau, le transport, la sécurité et d'autres secteurs qui assurent la force et la santé du Canada durant cette période difficile.

Subvention salariale d’urgence du Canada

Pour aider les Canadiens à conserver leurs emplois et pour appuyer les entreprises, le gouvernement a instauré la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC), qui accorde aux employeurs admissibles une subvention correspondant à 75 % des salaires, jusqu’à concurrence de 847 $ par semaine par employé, en date du 15 mars 2020.

La SSUC donne aux employeurs le soutien financier dont ils ont besoin pour maintenir en poste ou réembaucher leurs travailleurs. Jusqu’à présent, la SSUC a fait en sorte que des millions de travailleurs canadiens continuent de recevoir un chèque de paie de leur employeur et qu’ils seront prêts à retourner au travail dès que les mesures de santé publique le permettent.

En protégeant la relation employé-employeur, ce programme veille également à ce que les chaînes d’approvisionnement soient en mesure de rebondir de la crise en position de force.

Les employeurs de toutes les tailles et de tous les secteurs de l’économie y sont admissibles, à quelques exceptions près. Au moment de son lancement, le 15 mars, le programme ne devait durer que 12 semaines. Pour recevoir la SSUC, les employeurs admissibles devaient avoir démontré une baisse d’au moins 15 % de leurs revenus en mars 2020 ou de 30 % en avril ou en mai.

Compte tenu des commentaires reçus des principales organisations commerciales et syndicales au cours du mois d’avril et au début du mois de mai, le gouvernement a annoncé, le 15 mai 2020, une proposition de prolonger la SSUC de 12 semaines, soit jusqu’au 29 août 2020.

Le gouvernement a consulté des entreprises, des représentants syndicaux, des organisations à but non lucratif et des organismes de bienfaisance enregistrés ainsi que les Canadiens sur des ajustements possibles à la SSUC qui maximiseraient l’emploi et tiendraient compte des besoins des employeurs.

À mesure que les économies se remettront en marche et que l’activité commerciale reprendra, le gouvernement annoncera bientôt des modifications à la SSUC afin de stimuler la réembauche, de fournir un soutien aux entreprises durant la réouverture et de les aider à s’adapter à la nouvelle réalité. En prévision de cette annonce à paraître, le gouvernement a réservé un financement supplémentaire dans le cadre du Portrait économique et budgétaire de 2020.

Soutien aux particuliers et aux familles

En mars, le gouvernement a annoncé qu’il verserait 5,5 milliards de dollars en soutien financier pour les Canadiens à revenu faible ou modeste au moyen d’un versement complémentaire spécial en vertu du crédit pour la taxe sur les produits et services (TPS). Ce soutien a été versé en avril à plus de 12 millions de particuliers et de familles, ce qui a permis de donner, en moyenne, près de 400 $ de plus aux adultes seuls et près de 600 $ de plus aux couples. 

En mai, pour aider les familles ayant des enfants à composer avec la pression accrue de la COVID-19, le gouvernement a fourni un soutien supplémentaire de près de 2 milliards de dollars au moyen d’un versement complémentaire unique de 300 $ de l’Allocation canadienne pour enfants (ACE) pour chaque enfant. Dans la grande majorité des cas, la hausse de l’ACE a profité directement aux mères, y compris les mères seules qui représentent environ 85 % des familles monoparentales qui reçoivent la prestation. Cette hausse a été particulièrement utile pour les familles à revenu faible ou modeste, avec environ le quart du soutien supplémentaire fourni aux familles ayant des revenus nets inférieurs à 30 000 $.

Une famille de 4 personnes à revenu moyen

Nathan et Émilie vivent avec leurs deux jeunes enfants.

  • Nathan est un barbier autonome dont le revenu annuel s’élève à environ 34 000 $. Au début du confinement, il n’a pas pu fournir de services à ses clients en raison de la fermeture du salon de barbier où il travaille, ce qui l’a laissé sans revenu pour le mois d’avril.
    • Nathan a eu droit à la Prestation canadienne d’urgence (PCU) et a reçu 2 000 $ par mois en avril et en mai, ce qui représente un peu plus de 70 % de son revenu mensuel habituel avant impôt. En raison des règles d’admissibilité élargies annoncées en avril, Nathan a aussi pu accepter un petit contrat (moins de 1 000 $) au milieu du mois de mai, où il offrait des tutoriels de coiffure en ligne, sans nuire à son admissibilité à la PCU. S’il en a besoin, Nathan aura droit à la PCU pendant une période maximale de 24 semaines. Nathan a aussi pu tirer parti du report de la TPS/TVH, ce qui lui a fourni des liquidités fort nécessaires durant les premiers mois de la crise.
  • Émilie est gérante d'un restaurant local, et son salaire annuel s'élève à 60 000 $. Elle a été mise en congé lorsque le restaurant a dû fermer complètement le 15 mars en raison des restrictions pour la santé et la sécurité liées à la COVID–19, et elle a été en mesure de retourner au travail à la fin du mois de mai, certaines restrictions en matière de santé publique ayant été levées dans sa communauté.
    • Émilie a pu recevoir des chèques de paie grâce au programme de la SSUC, jusqu’à concurrence de 847 $ par semaine. Son salaire a été financé par ce programme pendant son congé, et continue de l’être maintenant qu’elle redevenue une employée active par l’intermédiaire de la SSUC. L’employeur d’Émilie peut continuer de toucher la SSUC jusqu’au 29 août 2020. Ses remboursements au chapitre des prêts d’études canadiens ont aussi été reportés à compter du 30 mars, jusqu’au 30 septembre, ce qui représente une économie moyenne de 160 $ par mois.

En plus du soutien au revenu de la PCU et de la SSUC, Nathan et Émilie ont reçu un versement complémentaire de 600 $ de leur paiement d’ACE pour le mois de mai pour les aider à subvenir aux besoins de leur famille. Ensemble, ces mesures ont fourni à Nathan et à Émilie jusqu’à 20 152 $* en aide financière pour la période comprise entre le 15 mars et 4 juillet pour les aider à traverser cette période difficile.

Une famille de 4 personnes à faible revenu

Luc et Jada sont un jeune couple avec deux jeunes enfants.

  • Au milieu du mois de mars, Luc a été mis à pied par son employeur dans l'industrie de la construction, où il recevait un salaire de 700 $ par semaine. Il n'était pas admissible à l'assurance–emploi.
    • Après avoir présenté sa demande au début du mois d'avril, Luc a commencé à recevoir un soutien au revenu de 2 000 $ par mois par l'intermédiaire de la Prestation canadienne d'urgence (PCU). Au début du mois de mai, son ancien employeur l'a avisé que son poste serait rétabli à compter du 11 mai, car la compagnie a demandé la SSUC pour aider à couvrir le coût de son salaire. La SSUC subventionnera 75 % du salaire de Luc à son retour au travail.
  • Jada est actuellement étudiante à temps partiel dans la troisième année de son programme de baccalauréat en commerce.
    • Durant l'été, Jada travaille à temps partiel dans une boutique de cadeaux saisonnière pour aider à payer ses frais de scolarité et les dépenses quotidiennes de la famille. On lui a dit que la boutique n'ouvrirait pas avant la fin de l'été, et elle s'inquiète maintenant de ne pas avoir les moyens de suivre des cours à l'automne. Des changements apportés au Programme de prêts d'études canadiens feront en sorte que Jada puisse retourner aux études à l'automne, car elle recevra une aide financière supplémentaire, y compris jusqu'à 7 440 $ en subventions non remboursables, qu'elle pourra utiliser pour couvrir ses dépenses en septembre. De plus, pour aider à gérer les dépenses de la famille pendant l'été, Jada aura droit à la Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants, qui lui fournit 2 000 $ par mois, pour tous les mois où elle ne peut pas se trouver de travail entre le mois de mai et le mois d'août 2020.

La famille a aussi reçu en avril un paiement complémentaire unique du crédit pour la TPS de 886 $ et leur paiement d'ACE du mois de mai a augmenté de 600 $. Ces mesures de soutien ont fourni à Luc et à Jada jusqu'à 13 686 $* entre le 15 mars et le 4 juillet pour les aider à subvenir aux besoins de leur famille, et jusqu'à 7 440 $ en aide financière aux étudiants non remboursable seront disponibles pour aider Jada à payer ses frais de scolarité à l'automne.

*Ces montants ne reflètent pas les impôts.

Soutien aux aînés

Les aînés canadiens ont été particulièrement touchés par la pandémie : la COVID-19 représente des risques plus importants pour leur santé, et ils sont souvent isolés de leurs familles et de leurs proches afin de réduire leur risque d'exposition. Ils sont aussi confrontés à des vulnérabilités financières en raison de la volatilité des marchés qui touchent leur épargne–retraite. Les aînés devront demeurer isolés plus longtemps que les autres, et peuvent également encourir des dépenses supplémentaires, comme des frais de services de livraison. Le gouvernement a instauré une gamme de mesures pour appuyer les aînés.

Un aîné célibataire à faible revenu

Laurence est une aînée célibataire âgée de 70 ans. Elle reçoit une pension de retraite au titre du Régime de pensions du Canada ainsi qu'un revenu d'une pension de retraite d'un lieu de travail, en plus des prestations de la SV et du SRG et du crédit pour la TPS.

  • En avril, Laurence a reçu un versement complémentaire spécial du crédit pour la TPS de 443 $, le montant maximum pour un adulte seul sans enfant à charge.
  • Laurence prend des précautions pour éviter l'exposition au virus et s'isole. Elle a pu prendre part à des rencontres téléphoniques avec des amis grâce aux efforts d'un groupe de soutien local pour les aînés. Un autre groupe communautaire a prévu de lui livrer son épicerie à quelques reprises. Le gouvernement a fourni une contribution de 9 millions de dollars à Centraide, et fournit un nouveau financement supplémentaire de 20 millions de dollars au programme Nouveaux Horizons pour les aînés cette année, pour appuyer davantage de telles activités.
  • Au cours de la semaine du 6 juillet, Laurence recevra 500 $ du paiement unique pour les aînés admissibles à la SV et au SRV (300 $ au titre de la SV et 200 $ au titre du SRG).

Ensemble, le versement complémentaire spécial du crédit de la TPS et le paiement unique pour les aînés admissibles à la SV et au SRG fourniront à Laurence 943 $ en aide financière.

Soutien aux Canadiens vulnérables

La COVID-19 a des impacts sur la santé ainsi que des répercussions sociales et économiques disproportionnées sur les populations vulnérables. Le gouvernement a instauré une série de mesures visant à s’assurer que les Canadiens vulnérables ont accès aux mesures de soutien dont ils ont besoin. Ces mesures comprennent, notamment :

Pour répondre aux défis importants auxquels sont confrontés les Canadiens qui ont un handicap en raison de la COVID–19, alors qu'ils cherchent à accéder aux services et aux soins essentiels et à subvenir aux besoins de leur famille, le gouvernement prend des mesures pour s'assurer qu'ils ont le soutien nécessaire pour surmonter cette crise.

Soutien aux communautés autochtones

La COVID–19 a souligné davantage de nombreux défis existants auxquels sont confrontés les peuples autochtones, particulièrement ceux qui vivent dans des régions éloignées. Les communautés autochtones sont incroyablement résilientes; elles ont mis en œuvre des solutions novatrices pour contenir la propagation et gérer les répercussions de la COVID–19.

Le gouvernement a instauré un bon nombre de mesures pour favoriser des solutions communautaires et appuyer une intervention de santé publique, sociale et économique immédiate afin de répondre aux besoins des communautés autochtones, en investissant plus de 1,4 milliard de dollars jusqu'à présent :

Des renseignements additionnels sur la façon dont le Plan aborde un certain nombre des répercussions disproportionnées de la pandémie sur différents groupes de personnes au Canada se trouvent dans le Sommaire de l'analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) du Plan ci–dessous ainsi qu'à l'annexe 1 du présent rapport.

Un soutien immédiat au revenu

Au moyen du Plan, le gouvernement a cherché à fournir un soutien généreux au revenu aux personnes les plus touchées par la crise, tout en créant des incitatifs à une participation sécuritaire au marché du travail.

Dans les mois qui ont suivi l'instauration des premières mesures d'intervention du gouvernement, les Canadiens ont pu accéder au soutien au revenu nécessaire et sont moins inquiets à l'égard de leur situation financière qu'ils prévoyaient l'être à ce moment (graphique 1.1).

Selon une enquête récente par l'Angus Reid Institute, 30 % des répondants en mars avaient exprimé au départ une préoccupation quant à leur capacité à payer leur loyer ou leur hypothèque. En mai, les données ont indiqué que cette préoccupation ne s'était pas concrétisée pour la grande majorité des Canadiens, où 6 % d'entre eux n'avaient pas pu payer leurs factures mensuelles durant cette période. De plus, les Canadiens ont exprimé une confiance accrue à l'égard de la reprise économique, où les ménages sont relativement confiants à l'égard de leurs finances personnelles.

Graphique 1.1
Préoccupations économiques des ménages canadiens
(périodes du 20 au 23 mars et du 4 au 6 mai 2020)
Graphique 1.1a : Préoccupations économiques des ménages canadiens (périodes du 20 au 23 mars et du 4 au 6 mai 2020)

Source : Angus Reid Institute, Perpetual Pandemic: Canadians say post COVID 19 "return to normal" is far off, 15 mai 2020

  • version texte
    Mars - Prévu Mai - Prévu Mai - Réel
    Préoccupations à l'égard du loyer ou de l'hypothèque 30 17 6
    Préoccupations à l'égard du recours à une banque alimentaire 14 10 6
Confiance des consommateurs canadiens
(du 14 juin 2019 au 26 juin 2020)
Graphique 1.1b : Confiance des consommateurs canadiens (du 14 juin 2019 au 26 juin 2020)

Nota – Une cote supérieure à 50 indique des opinions nettes positives, alors qu'une cote inférieure à 50 indique le contraire. L'indice Pocketbook est fondé sur les perceptions liées aux finances personnelles et à la sécurité d'emploi, et l'indice Expectations est fondé sur les perceptions liées à la force économique et à la valeur des biens immobiliers.
Source : Bloomberg Nanos

  • version texte
    Juin 2019  54.0122 59.7872
    Juin 2019  54.7422 60.7659
    Juin 2019  55.2853 61.3183
    Juillet 2019 55.8118 61.6934
    Juillet 2019 56.3353 61.7925
    Juillet 2019 55.776 60.897
    Juillet 2019 55.3065 61.1465
    Août 2019 55.4305 61.6762
    Août 2019 54.7737 60.8783
    Août 2019 54.0527 60.5799
    Août 2019 53.3181 60.7418
    Août 2019 52.4596 60.4245
    Septembre 2019 52.035 60.911
    Septembre 2019 52.389 61.0902
    Septembre 2019 53.8302 60.9258
    Septembre 2019 55.1232 60.5556
    Octobre 2019 56.0992 60.3822
    Octobre 2019 55.8435 60.1362
    Octobre 2019 55.5099 59.5695
    Octobre 2019 55.0853 59.7842
    Novembre 2019 54.5752 58.9108
    Novembre 2019 54.2133 59.7997
    Novembre 2019 53.3526 59.0975
    Novembre 2019 52.4153 57.5901
    Décembre 2019 51.9724 57.7033
    Décembre 2019 52.8424 57.3301
    Décembre 2019 52.2855 58.2452
    Décembre 2019 53.5891 59.7841
    Décembre 2019 53.6848 59.9131
    Janvier 2020 53.2179 59.8492
    Janvier 2020 54.053 60.0725
    Janvier 2020 52.9751 59.1781
    Janvier 2020 54.3944 58.6204
    Janvier 2020 54.6585 58.0982
    Février 2020 54.6987 57.3217
    Février 2020 55.6125 58.1864
    Février 2020 54.5553 58.6793
    Mars 2020 53.4829 58.1446
    Mars 2020 52.1781 58.8146
    Mars 2020 49.7603 58.8138
    Mars 2020 43.959 58.7159
    Mars 2020 36.5043 57.3575
    Avril 2020 30.4699 54.8501
    Avril 2020 25.3034 52.0621
    Avril 2020 23.5679 50.8571
    Avril 2020 24.1619 50.0021
    Mai 2020 24.9036 50.5657
    Mai 2020 25.9986 51.4579
    Mai 2020 25.5664 52.1459
    Mai 2020 25.4738 53.1614
    Mai 2020 25.5972 53.325
    Juin 2020 28.118 53.94
    Juin 2020 32.1256 53.5959
    Juin 2020 36.9294 53.7823
    Juin 2020 37.86 54.1700

Cet effort à grande échelle pour appuyer les ménages a aidé à stabiliser l'économie canadienne là où elle en avait le plus besoin, et a aidé à protéger les plus vulnérables contre les effets immédiats d'une crise économique sans précédent.

Prestation canadienne d'urgence

Depuis le début de la crise, le gouvernement a reconnu qu'un nombre sans précédent de Canadiens allait avoir besoin de soutien au revenu. Contrairement à bien d'autres pays, le Canada a établi de nouveaux programmes de façon proactive, afin de s'assurer que les personnes qui en avaient besoin pourraient obtenir facilement et rapidement l'accès à un soutien au revenu pour les aider à subvenir à leurs besoins de base.

Au milieu du mois de mars, des niveaux records ont été enregistrés au titre des demandes d'assurance–emploi. Il était évident que le système de l'assurance–emploi ne pouvait pas composer avec cette augmentation soudaine du volume. Il y avait également des centaines de milliers de Canadiens, y compris des travailleurs contractuels et autonomes, qui n'avaient pas droit à l'assurance–emploi.

Le gouvernement a immédiatement reconnu l'urgence de fournir un soutien financier à des millions de familles canadiennes vulnérables et a créé une nouvelle prestation, la Prestation canadienne d'urgence (PCU). La PCU a fourni des paiements de 2 000 $ par mois à des millions de particuliers.

Le programme avait été conçu à l'origine pour fournir 16 semaines de soutien, mais à mesure que les économies s'ouvrent progressivement, beaucoup de Canadiens continuent d'éprouver des difficultés. Pour s'assurer que les Canadiens continuent d'avoir l'aide nécessaire alors qu'ils effectuent la transition vers le retour au travail, le gouvernement a prolongé la PCU à un total de 24 semaines. Comme l'a annoncé le premier ministre le 16 juin, le gouvernement surveillera les pratiques exemplaires internationales, l'économie et la progression du virus et, au besoin, apportera les changements nécessaires au programme plus tard cet été afin que les gens puissent obtenir l'aide dont ils ont besoin tout en appuyant la reprise.

Figure 1.1
Participation à la Prestation canadienne d'urgence (PCU)
Figure 1.1 - Participation à la Prestation canadienne d'urgence (PCU)
  • version texte
    Ce graphique sur le recours à la Prestation canadienne d’urgence indique qu’au 28 juin 2020, on avait reçu 8,16 millions de demandes uniques, et que 53,53 milliards de dollars avaient été versés.

En somme, les paiements de la PCU versés de la mi mars au mois de mai ont largement remplacé tout le revenu d'emploi perdu par les Canadiens durant la pandémie (graphique 1.2). Dans le cas des Canadiens à faible revenu et plus vulnérables, qui ont été particulièrement durement touchés par la crise, ce soutien a joué un rôle crucial pour les aider à subvenir à leurs besoins de base, comme le loyer, l'épicerie et les médicaments.

Graphique 1.2
Manque à gagner hebdomadaire de revenus par rapport au paiement hebdomadaire moyen de la PCU (de mars à mai)
Graphique 1.2 : Manque à gagner hebdomadaire de revenus par rapport au paiement hebdomadaire moyen de la PCU (de mars à mai)

Nota – Le montant hebdomadaire moyen versé par la PCU est calculé à partir des données administratives. La rémunération hebdomadaire moyenne est désaisonnalisée et ajustée par jour ouvrable. Le revenu n'est pas disponible pour les travailleurs indépendants dans le cadre de l'Enquête sur la population active, de sorte qu'on suppose que les salaires des travailleurs indépendants sont les 2/3 des revenus des employés rémunérés dans le calcul des pertes de revenus pour ce groupe.

Source : Statistique Canada; calculs du ministère des Finances

  • version texte
    Au 2 juillet 2020, on avait reçu 601 356 demandes de recours à la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants, et 1,42 milliard de dollars avaient été versés.

Tous les groupes n'ont pas été touchés de la même manière par la crise économique (graphique 1.3). Les femmes ont été confrontées davantage à des mises à pied et à une réduction plus importante du nombre d'heures travaillées, et moins d'entre elles étaient en mesure de retourner au travail à mesure que l'économie commençait à se rétablir en mai. Les travailleurs à faible salaire, les jeunes et les immigrants très récents ont été les plus touchés par les pertes d'emploi en mars et en avril. De plus, les parents qui travaillent ont également été durement touchés par le ralentissement. Les heures de travail des mères de jeunes enfants étaient proportionnellement plus réduites que celles des autres mères, ce qui a renforcé le rôle important des services de garde d'enfants pour aider les Canadiens à retourner au travail lorsque des emplois deviennent disponibles.

Graphique 1.3
Proportion des travailleurs touchés de façon considérable par la COVID 19, par âge et sexe, de février à mai
Graphique 1.3a : Proportion des travailleurs touchés de façon considérable par la COVID 19, par âge et sexe, de février à mai
Nota – Les données sont désaisonnalisées. La perte importante d'heures est définie comme étant les personnes qui travaillent moins de la moitié de leurs heures habituelles, y compris zéro heure.
Sources : Statistique Canada; calculs du ministère des Finances
  • version texte
    Tous les Canadiens Femmes Hommes Jeunes (15 à 24 ans) Âge intermédiaire (25 à 54 ans) Aînés (55 ans et plus)
    Mises à pied 14.14791 15.95345 12.51637 33.02389 11.22924 11.31614
    Perte importante d'heures 11.30624 10.08247 11.729 10.87191 11.75487 14.07131
Diminution du nombre total d'heures travaillées par les femmes selon l'âge du plus jeune enfant, de février à mai
Graphique 1.3b : Diminution du nombre total d'heures travaillées par les femmes selon l'âge du plus jeune enfant, de février à mai
Nota – Les données indiquent le pourcentage de contribution du changement dans l'emploi et des heures de travail moyennes, de février à mai, et sont désaisonnalisées.
Sources : Statistique Canada; calculs du ministère des Finances
  • version texte
    Moins de 6 ans De 6 à 12 ans De 13 à 17 ans De 18 à 24 ans Aucun enfant de moins de 25 ans
    Mises à pied 6.518414 6.940731 6.156297 8.007677 21.29554
    Moyenne d'heures travaillées 17.93681 11.16402 14.11101 11.85683 7.853287

Pour certains groupes, y compris les jeunes et les immigrants très récents, l’emploi n’a connu qu’une très faible reprise en mai. Ces résultats reflètent l’approche progressive de la réouverture de l’économie et des tendances d’emploi dans l’ensemble des groupes. Certains secteurs comme le secteur manufacturier et celui de la construction, dans lesquels on retrouve une plus grande proportion d’hommes, ont connu une reprise de l’emploi, tandis que d’autres secteurs comme l’hébergement et les services alimentaires, qui emploient un grand nombre de femmes et d’immigrants, sont encore ralentis en raison des mesures de santé publique et du faible niveau de la demande. Le gouvernement continue d’accorder la priorité à combler ces lacunes très réelles en matière d’emploi au fur et à mesure qu’elles évoluent. Même si nos données ne tiennent pas entièrement compte des expériences uniques des Canadiens racialisés, nous reconnaissons que les personnes racialisées, notamment les Canadiens noirs, sont plus susceptibles d’occuper des emplois de première ligne, d’avoir des revenus plus faibles, de faire l’expérience de disparités sur le plan de la santé et de subir la discrimination systémique, ce qui aggrave les difficultés financières liées à la pandémie.

Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants

Les étudiants de niveau postsecondaire et les nouveaux diplômés ressentent également les répercussions de la pandémie. Ils en sont à une étape importante de leur vie, ils ont besoin de revenus à la fin de l’année scolaire pour aider à couvrir leurs dépenses ou épargner pour les frais de scolarité du prochain semestre, mais ils ont du mal à trouver du travail à cause de la COVID-19. De plus, les femmes sont déjà confrontées à une augmentation du chômage pendant la COVID-19 et pourraient constituer une plus grande partie de la population étudiante qui n’est pas admissible à la PCU, étant donné qu’environ 60 % de tous les étudiants du niveau postsecondaire au Canada sont des femmes. De plus, les étudiants sont très susceptibles d’être âgés de moins de 29 ans et moins susceptibles d’avoir la sécurité financière nécessaire pour faire face à une période de chômage.

Afin d’aider les étudiants et les nouveaux diplômés qui ne sont pas admissibles à la PCU ou à l’assurance-emploi et qui ne peuvent trouver d’emploi ou qui ne peuvent pas travailler en raison de la COVID-19, le gouvernement a créé la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE). La PCUE, offerte pendant quatre mois (de mai 2020 à août 2020), a été conçue pour répondre aux défis uniques du marché du travail des étudiants et les soutenir pendant qu’ils œuvrent à l’atteinte de leurs objectifs.

Figure 1.2
Taux de participation à la Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants (PCUE)
Figure 1.2 : Taux de participation à la Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants (PCUE)

En date du 2 juillet 2020

  • version texte
    Au 2 juillet 2020, on avait reçu 601 356 demandes de recours à la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants, et 1,42 milliard de dollars avaient été versés.

De plus, 165 008 demandes ont été reçues pour le montant des prestations bonifiées, ce qui offre 750 $ de plus par mois en plus du montant de la prestation de base de 1 250 $ aux étudiants admissibles ayant des personnes à charge ou une incapacité.

Selon une enquête participative réalisée par Statistique Canada du 19 avril 2020 au 1er mai 2020, avant l'annonce de la PCUE, 73 % des étudiants de niveau postsecondaire permanents étaient très préoccupés ou extrêmement préoccupés de leurs économies et 61 % étaient très préoccupés ou extrêmement préoccupés de l'augmentation de leur dette d'études. Après l'annonce, ces parts ont diminué, passant respectivement à 61 % et à 47 %.

Étudiant à faible revenu (postsecondaire)

Anna est une étudiante de 20 ans qui vient de terminer sa deuxième année d'études à temps plein.

L'année dernière, Anna a travaillé à temps plein pendant l'été. Elle gagnait le salaire minimum (2 400 $ par mois), ce qui lui permettait de couvrir ses frais de subsistance, tout en vivant ailleurs que chez ses parents, et d'économiser pour l'année scolaire à venir. En raison des répercussions économiques de l'urgence sanitaire de la COVID–19, Anna n'a pas trouvé d'emploi à temps plein cet été. Elle est donc incapable de payer des dépenses immédiates comme le loyer et la nourriture, et elle compromet également sa capacité à poursuivre ses études à l'automne. Anna n'est pas admissible à l'assurance–emploi ni à la Prestation canadienne d'urgence (PCU), puisqu'elle n'était pas employée au début de l'urgence sanitaire.

  • Pour fournir l'appui dont elle a grandement besoin pendant l'été, Anna recevra la Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants (PCUE), qui lui fournira 1 250 $ par mois de mai 2020 à août 2020.
  • Pendant qu'elle reçoit la PCUE et qu'elle continue de chercher du travail, Anna a décidé d'être bénévole pour un poste de service auprès d'un organisme communautaire local afin de soutenir l'intervention plus vaste à la COVID–19. La participation d'Anna sera reconnue dans le cadre de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant, qui versera jusqu'à 5 000 $ pour ses frais d'études postsecondaires à l'automne.
  • Pour s'assurer qu'Anna est en mesure, financièrement, de retourner au campus en septembre, les changements apportés au Programme canadien de prêts aux étudiants signifieront qu'Anna recevra une aide financière non remboursable pouvant atteindre 6 000 $. Elle peut utiliser cette aide pour couvrir les frais de scolarité, les livres et les frais de subsistance qu'elle devra débourser.
  • En avril, Anna a reçu un versement spécial de 290 $ du paiement complémentaire du crédit pour la TPS afin de couvrir ses dépenses immédiates.
  •  Anna recevra 1 250 $ pour chaque mois où elle n'arrive pas à trouver un emploi, du mois de mai au mois d'août 2020, jusqu'à concurrence de 5 290 $ en soutien au revenu. Elle est également admissible à une subvention non remboursable pouvant atteindre 11 000 $ pour couvrir ses frais d'études postsecondaires à l'automne.

Créer un pont pour les entreprises

Le Plan met l’accent sur la création de financement provisoire pour les entreprises de toutes tailles et vise à leur venir en aide pour composer avec leurs coûts fixes pendant cette crise, afin qu’elles puissent demeurer solvables et maintenir les Canadiens en poste. Le soutien aux entreprises a été adapté en fonction de la taille de l’entreprise et de l’accès relatif à d’autres sources de financement. Il est conçu pour fournir une gamme d’outils de soutien financier à l’ensemble de l’économie afin de s’assurer que, peu importe où travaillent les Canadiens, le gouvernement offre un soutien.

Figure 1.3
Gamme des tailles d'entreprises prise en compte pour le soutien financier1
Figure 1.3 : Gamme des tailles d'entreprises prise en compte pour le soutien financier

1Seuils utilisés à des fins d'illustration.

  • version texte
    Ce graphique présente les catégories d’entreprises qui pourraient recevoir un soutien financier dans le cadre du Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la pandémie de COVID-19 : petites entreprises dont les revenus se situent entre 1 et 20 millions de dollars, moyennes entreprises dont les revenus se situent entre 20 et 50 millions de dollars, entreprises intermédiaires dont les revenus se situent entre 50 et 300 millions de dollars, et grandes entreprises dont les revenus sont supérieurs à 300 millions de dollars. Ces seuils de revenus sont strictement indicatifs. 

L’objectif du Plan est d’aider les entreprises à obtenir le crédit dont elles ont besoin pour surmonter la crise actuelle, de façon à ce qu’elles puissent être là pour leurs employés et les Canadiens lorsque la crise sera terminée. Le soutien financier aux entreprises vise à être complet, juste et temporaire. Il a été opportun et échelonné, avec la rapidité et la souplesse requises pour les petites entreprises. Pour les plus grandes entreprises, une approche plus commerciale a été développée en vue de répondre à leurs besoins de financement, étant donné que ces entreprises ont tendance à avoir plus de sources potentielles de financement.

Soutien aux petites et moyennes entreprises

Revenus de moins de 1 M$ à 50 M$
  • Report de paiement de l'impôt sur le revenu, de la taxe de vente et des droits de douane
  • Programme de crédit aux entreprises
    • Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes
    • Programme de garantie et de prêts à l'intention des petites et moyennes entreprises
  • Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial destinée aux petites entreprises
  • Mesures de soutien additionnelles au moyen du Programme de développement des collectivités des agences de développement régional ainsi que du Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches
  • Soutien aux entreprises autochtones et du Nord
  • Financement au titre de la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat
  • Subvention aux pêcheurs
  • Améliorations apportées au Programme de travail partagé

Dès le départ, le gouvernement s'est concentré sur la distribution d'aide de la façon la plus rapide possible aux petites entreprises. Les petites entreprises constituent 98 % de tous les employeurs du Canada. Elles fournissent de bons emplois locaux et sont souvent au cœur de leur communauté. Ces entreprises ont souvent un accès relativement plus limité au capital et au financement que les grandes entreprises. Les petites entreprises ont souvent aussi une capacité limitée de rembourser une dette supplémentaire et ont besoin d'un soutien ciblé pour gérer les coûts fixes. Le Plan a fourni un soutien ciblé aux petites entreprises, les aidant à franchir cette période économique difficile.

Figure 1.4
Soutien clé aux petites et moyennes entreprises
Figure 1.4 : Soutien clé aux petites et moyennes entreprises
  • version texte
    Les principales mesures de soutien destinées aux petites et aux moyennes entreprises dans le cadre du Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la pandémie se divisent en trois volets : revenus et salaires, loyer, et crédit. Le volet sur les revenus et les salaires comprend la Prestation canadienne d’urgence et la Subvention salariale d’urgence du Canada. Le soutien lié au crédit des petites et moyennes entreprises comprend le Programme de crédit aux entreprises, tandis que le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes est réservé aux petites entreprises, tout comme l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (volet sur le loyer). 

Des mesures pour les petites entreprises ont été conçues en vue de fournir un soutien en temps voulu à celles qui ont des difficultés à gérer les coûts fixes, comme les salaires et les loyers. Dans le cadre du Plan, les petites entreprises touchées par la COVID–19 sont en mesure de bénéficier de l'Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC), qui offre, en partenariat avec les provinces et les territoires, des prêts–subventions aux propriétaires d'immeubles commerciaux hypothéqués admissibles afin de réduire de 75 % le loyer exigible des petites entreprises admissibles. En plus de la SSUC, cette mesure offrira un allègement important aux petites entreprises qui ont de la difficulté à gérer leurs coûts fixes mensuels.

En date du 3 juillet, la SCHL, l'administrateur du programme de l'AUCLC, a approuvé des demandes représentant plus de 29 000 petites entreprises comptant plus de 209 000 employés, et un financement total demandé de plus de 221 millions de dollars. En plus des milliers de demandes provenant de propriétaires fonciers en cours ou en traitement, la SCHL collabore de près avec les grands propriétaires fonciers pour remplir des demandes visant à soutenir les loyers pour 25 000 autres petites entreprises. Jusqu'à présent, un financement au titre de l'AUCLC a été octroyé à un vaste échantillon de petites entreprises canadiennes dans toutes les provinces et tous les territoires, notamment des restaurants, des magasins de détail, des cliniques médicales et dentaires, des salons de coiffure et de manucure, des salles de sport et des studios de danse, et beaucoup d'autres. Afin d'offrir d'autres mesures de soutien pendant la réouverture progressive des entreprises durement touchées, le gouvernement a depuis annoncé que l'AUCLC sera prolongée d'un mois, couvrant les loyers de juillet.

Restaurant familial et local

Sammy est propriétaire d'un restaurant familial. Ce sont ses parents qui l'ont ouvert lorsqu'ils ont immigré au Canada.

  • En mars, pour se conformer aux mesures d'urgence, Sammy a été forcé de fermer temporairement le restaurant et de mettre à pied sans solde les employés du restaurant. Le restaurant de Sammy n'a jamais offert de repas à emporter ou de livraison, mais le 19 avril, Sammy a décidé d'offrir ces services à la communauté et a pu réembaucher quatre de ses employés, chacun avec un salaire de 750 $ par semaine. Malgré ses efforts, Sammy a vu une baisse moyenne de ses revenus de plus de 70 % entre avril et juin par rapport aux périodes correspondantes en 2019.
  • Sammy était très préoccupé quant à la façon dont il allait payer les 5 000 $ en loyer mensuel. À la fin du mois de mars, Sammy a demandé à Mary, la propriétaire, si elle pouvait réduire son loyer mensuel. Bien que Mary était très compatissante et préoccupée par sa capacité à préserver ses revenus locatifs futurs si Sammy perdait son entreprise, elle n'a pu reporter qu'une partie du loyer de Sammy compte tenu de ses propres dépenses pour entretenir la propriété commerciale.
  • Sammy et Mary ont eu droit à l'AUCLC. Mary a obtenu un prêt–subvention de 7 500 $ de la SCHL, ce qui représente 50 % du loyer mensuel brut de Sammy pour les mois d'avril, de mai et de juin, et elle envisage de demander la prolongation d'un mois pour fournir à Sammy la possibilité de relancer son entreprise au moment où l'économie rouvre. Sammy et Mary partageaient équitablement les 50 % restants du loyer mensuel de Sammy, ce qui a permis de réduire les obligations de location de Sammy à un montant plus raisonnable de 1 250 $ par mois pour la période correspondante.
  • Sammy a eu droit à la SSUC, qui offre une subvention de 75 % du salaire de l'employé pour l'aider à payer ses coûts de main–d'œuvre. Pour les mois d'avril jusqu'au début de juin, il a reçu un total de 15 750 $ en soutien à la SSUC pour payer ses quatre employés.
  • Sammy a également eu droit au Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes, prêts sans intérêt assortis d'une radiation partielle jusqu'à concurrence de 40 000 $ pour aider à payer les frais d'exploitation non reportables de son entreprise, y compris le loyer et la masse salariale restante après avoir reçu l'AUCLC et la SSUC. Par l'intermédiaire de son institution financière, Sammy pourrait également demander le Programme de garantie de prêts pour les PME dans le cadre du Programme de crédit aux entreprises s'il avait besoin d'un financement supplémentaire.
  • De plus, Sammy peut reporter tout paiement d'impôt sur le revenu qui sera exigible jusqu'après le 31 août 2020, et a pu reporter la remise de la TPS/TVH perçue et des droits de douane jusqu'au 30 juin. 

Les petites entreprises ont également accès au Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC), qui fait partie du Programme de crédit aux entreprises (PCE) du Plan. Le CUEC offre un prêt sans intérêt pouvant atteindre 40 000 $ dont une partie est non remboursable sous certaines conditions. Il est offert par l'entremise d'institutions financières comme les banques et les coopératives de crédit, en collaboration avec Exportation et développement Canada. Cette approche repose sur les relations existantes entre les entreprises et leurs institutions financières et permet de fournir un soutien de façon vaste et rapide. En date du 3 juillet, 688 000 demandeurs ont été approuvés pour le CUEC pour un total de 27,41 milliards de dollars de fonds cumulatifs déboursés, dont 7 milliards sont non remboursables si le prêt est remboursé avant le 31 décembre 2022 (graphique 1.4). Plus de 65 % des entreprises admissibles selon les critères de masse salariale ont bénéficié du programme en fonction de l'ensemble initial de critères d'admissibilité jusqu'au début de juin.

Par l'intermédiaire du PCE, les petites et moyennes entreprises peuvent également bénéficier d'un plus large éventail de crédits et de liquidités, jusqu'à concurrence de 12,5 millions de dollars dans le cadre du Programme de prêts conjoints pour les PME et d'un autre prêt pouvant aller jusqu'à 6,25 millions de dollars dans le cadre du programme de garantie du PCE. En date du 3 juillet, 148 garanties ont été confirmées pour une valeur totale de prêt de plus de 303,59 millions de dollars. D'après l'expérience acquise avec des produits similaires offerts pendant la crise financière de 2008-2009, l'adoption de ces programmes devrait augmenter progressivement au fil du temps.

Graphique 1.4
Statut du programme du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC)1
Graphique 1.4 : Statut du programme du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC)

Nota
1 Les chiffres hebdomadaires représentent la somme de tous les chiffres quotidiens de la semaine, à ce jour;
2 Semaine où les transferts de fonds ont été envoyés aux institutions financières.

Source : Exportation et développement Canada, 3 juillet 2020

  • version texte
      Échelle de gauche: Cumulatif - Demandeurs du CUEC approuvés par semaine - En milliers Échelle de droite : Cumulatif - Fonds versés par semaine  (Nota 2) En millard
    Semaine du 13 avril 246 7.75
    Semaine du 20 avril 428 15.29
    Semaine du 27 avril 522 19.67
    Semaine du 4 mai 571 22.2
    Semaine du 11 mai 605 23.77
    Semaine du 18 mai 625 24.66
    Semaine du 25 mai 643 25.42
    Semaine du 1er juin 657 26.09
    Semaine du 8 juin 669 26.59
    Semaine du 15 juin 678 26.99
    Semaine du 22 juin 685 27.29
    Semaine du 29 juin 688 27.41
Une petite société de fabrication

Ali est propriétaire d'une petite société de fabrication de pièces automobiles située à Markham, en Ontario. L'entreprise exporte 75 % de ses extrants. Elle compte 25 employés à temps plein qui touchent chacun un salaire mensuel moyen de 4 250 $. Quelques–unes des commandes importantes de l'entreprise ont été suspendues, ce qui a donné lieu à une baisse des revenus de 35 %.

L'entreprise a été en mesure d'accéder à la SSUC pour obtenir des subventions salariales de 79 688 $ par mois, ce qui représente une prestation totale de 239 063 $ pour la période du 15 mars 2020 au 6 juin 2020, afin de maintenir son effectif de 25 employés. Elle peut reporter tout paiement d'impôt sur le revenu qui devient exigible après le 31 août 2020, ce qui donne à l'entreprise une plus grande marge de manœuvre sur le plan financier pour répondre à ses besoins immédiats. L'entreprise a également été en mesure de reporter ses paiements de TPS/TVH et les droits de douane sur les importations jusqu'au 30 juin.

Ali a aussi eu le droit de se prévaloir du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes, un prêt sans intérêt assorti d'une radiation partielle pouvant atteindre 40 000 $ afin d'aider à payer les charges d'exploitation non reportables pour son entreprise, y compris le loyer et les charges salariales.

Ali peut également communiquer avec son institution financière afin de s'informer sur les produits de crédit pour les entreprises et les possibilités particulières en matière d'allègement. Si les besoins d'Ali sont supérieurs au niveau de soutien que sa banque peut lui fournir, celle–ci pourrait recourir au Programme de garanties et de prêts à l'intention des PME du PCE, qui pourrait offrir un crédit supplémentaire maximal de 18,75 millions de dollars à l'entreprise.

Soutien aux entreprises de taille intermédiaire et aux grandes entreprises

Revenus de 50 M$ à plus de 300 M$
  • Report de paiement de l'impôt sur le revenu, de la taxe de vente et des droits de douane
  • Soutien du secteur (p. ex., transport, agriculture, énergie, culture, patrimoine et sport, transformation du poisson et des fruits de mer)
  • Liquidité du secteur financier et mécanismes de fonctionnement des marchés
  • Programme de crédit aux entreprises (PCE)
  • Programme pour le marché intermédiaire – Financement et garanties (PCE)
  • Crédit d'urgence pour les grands employeurs
  • Améliorations au Programme de travail partagé

Des millions de Canadiens sont employés par des entreprises de taille intermédiaire et des grandes entreprises. Le gouvernement est conscient que les entreprises de toutes tailles ont besoin de soutien pour survivre à la pandémie de la COVID–19 et pour se rétablir. L’accès au financement est devenu plus difficile pour les entreprises, y compris les plus grandes entreprises, car on ignore la durée des perturbations économiques causées par la COVID–19, et il est difficile de prévoir la demande future en biens et services. Sans un soutien supplémentaire sous forme de crédit, des entreprises qui seraient viables financièrement après la crise pourraient être incapables de maintenir leurs activités jusque-là.

Le PCE offre un soutien personnalisé aux entreprises de taille intermédiaire de tous les secteurs de l’économie qui ont des besoins financiers plus importants. Généralement, ces entreprises ont des revenus annuels qui se situent entre 50 millions et 300 millions de dollars. Parmi les mesures de soutien offertes à ces entreprises, on note des prêts allant jusqu’à 60 millions de dollars par entreprise et des garanties pouvant atteindre 80 millions de dollars.

Les plus grandes entreprises, importantes à l’échelle régionale ou nationale, sont des fournisseurs clés de biens et services dans les chaînes d’approvisionnement. L’accès au soutien financier leur permet de payer les salaires de millions de Canadiens qu’elles emploient et de soutenir les fournisseurs qui comptent sur elles.

Le Plan offre un soutien aux plus grands employeurs du Canada pour aider à protéger les emplois de millions de Canadiens. Le Crédit d’urgence pour les grands employeurs (CUGE) offre un financement provisoire aux plus grands employeurs du Canada dont les besoins financiers durant la pandémie ne peuvent être comblés par les mécanismes traditionnels. Pour pouvoir bénéficier du CUGE, les entreprises admissibles devront demander un financement d’au moins 60 millions de dollars, mener des activités d’envergure, avoir un effectif important au Canada et ne pas faire l’objet d’une procédure d’insolvabilité au moment où elles présentent leur demande. Les entreprises reconnues coupables d’évasion fiscale ne sont pas admissibles à présenter une demande au titre du CUGE. Les entreprises qui reçoivent un financement du CUGE doivent publier un rapport annuel sur la divulgation de l’information financière liée au climat, conformément au Groupe de travail sur la divulgation de l’information financière relative aux changements climatiques du Conseil de stabilité financière, et fournir des renseignements sur la façon dont elles contribuent à la réalisation des engagements du Canada en vertu de l’Accord de Paris et de l’objectif de net zéro d’ici 2050. Les entreprises sont également tenues de satisfaire aux obligations en vertu des régimes de pension et des conventions collectives existants.

Liquidité du marché et soutien au crédit

Dès le début, le gouvernement a agi rapidement pour soutenir la liquidité du marché afin d’assurer l’accès au crédit des entreprises et de promouvoir le bon fonctionnement des marchés de financement provinciaux. Le gouvernement, en collaboration avec la Banque du Canada, le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et les prêteurs commerciaux, a mis à disposition plus de 600 milliards de dollars en soutien à la liquidité.

Par exemple, la Banque a mis en place des mécanismes pour soutenir les principaux marchés financiers et la liquidité des institutions financières afin qu’ils puissent continuer à servir les entreprises et les ménages, et soutenir les marchés de financement provinciaux liquides et efficaces. Le BSIF a réduit les exigences des réserves pour stabilité intérieure afin d’accroître la capacité de prêt des grandes banques canadiennes et de soutenir une offre pouvant atteindre 300 milliards de dollars en prêts supplémentaires injectés dans l’économie. Le gouvernement a également annoncé que la SCHL achèterait jusqu’à 150 milliards de dollars en blocs de prêts hypothécaires assurés afin de donner aux banques et aux prêteurs hypothécaires un financement stable à long terme grâce auquel ils pourront continuer à consentir des prêts aux entreprises et aux consommateurs canadiens, tout en injectant des liquidités dans le marché hypothécaire au Canada.

Soutien régional

Cette crise économique a touché toutes les régions du Canada, mais chacune d’une façon particulière. Pour certaines régions, l’incidence de cette crise a été très importante.

Le Fonds d’aide et de relance régionale du gouvernement prévoit 962 millions de dollars, par l’intermédiaire des six agences de développement régional du Canada, afin de soutenir des entreprises touchées qui sont essentielles à l’économie régionale et locale, y compris dans les communautés rurales. Ces entreprises fournissent de bons emplois locaux et soutiennent les familles et les communautés qu’elles desservent. Il peut s’agir, par exemple, d’entreprises de fabrication, de technologie ou du domaine du tourisme, qui ont besoin d’aide pour se remettre de la pandémie, mais qui ne sont pas admissibles à d’autres formes de soutien.

Les pêcheurs ont été aux prises avec des pressions étant donné que les mesures de confinement étaient combinées à une baisse de la demande. Le gouvernement accorde 469,4 millions de dollars en subventions et en soutien au revenu pour soutenir les travailleurs qui aident à nourrir les familles canadiennes.

Dans les régions productrices d’énergie du pays, les Canadiens sont confrontés au défi complexe de la crise économique de la COVID–19 et au choc des prix du pétrole. Le gouvernement prévoit 1,72 milliard de dollars pour les gouvernements de l’Alberta, de la Saskatchewan et de la Colombie–Britannique, ainsi que pour l’Orphan Well Association de l’Alberta, pour le nettoyage de puits pétroliers et gaziers orphelins et inactifs. Cette mesure assurera la propreté de l’environnement et le maintien d’environ 5 300 emplois en Alberta seulement. De plus, le Fonds de réduction des émissions, de 750 millions de dollars, fournira aux sociétés pétrolières et gazières traditionnelles et extracôtières des contributions remboursables pour appuyer leurs investissements dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre et pour mener des activités de recherche et développement. Cette dernière mesure sera particulièrement utile au secteur pétrolier et gazier extracôtier, qui est situé principalement à Terre-Neuve-et-Labrador; il recevra jusqu’à 75 millions de dollars de ce soutien.

Si l’on envisage les mois, les années et les décennies à venir, on constate que l’économie canadienne doit devenir plus résiliente. Le Canada doit continuer de se diversifier et de bâtir une économie stable, saine et équitable dans toutes ses régions.

Collaboration avec les provinces et les territoires

Depuis le début, c’est l’Équipe Canada qui déploie des efforts. Le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux, territoriaux et municipaux se sont réunis pour assurer la protection des Canadiens, lutter contre cette maladie et stabiliser l’économie canadienne.

Au niveau fédéral, il y a eu une multitude de soutiens pour aider les gouvernements provinciaux et territoriaux à surmonter cette crise économique. La Banque du Canada a lancé le Programme d’achat de titres provinciaux sur les marchés monétaires, afin d’assurer une bonne liquidité et l’efficacité des marchés de financement provinciaux. Pour compléter ce programme, la Banque a également créé le Programme d’achat d’obligations provinciales, qui aide à maintenir le bon fonctionnement des marchés de financement provinciaux alors que les gouvernements cherchent à obtenir des fonds importants pour leurs mesures d’urgence visant à appuyer les entreprises et les ménages. Combinées, ces mesures ont fourni un appui de 12,4 milliards de dollars.

De plus, les mesures de soutien au revenu du gouvernement fédéral à l’intention des Canadiens – qui, dans l’ensemble, ont effectivement remplacé le revenu de travail qui a été perdu – apportent également un soutien important aux provinces et aux territoires en contribuant à la protection de leurs assiettes fiscales sur l’impôt sur le revenu et la taxe de vente. L’impôt sur le revenu représente environ 35 % des revenus autonomes des provinces, et la taxe de vente, pour les provinces qui en ont une, représente environ 20 % – elles ont toutes deux été renforcées en partie par des soutiens fédéraux.

Alors que les économies redémarrent progressivement, le gouvernement continuera de consulter les responsables de la santé publique et de collaborer étroitement avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour protéger la santé des Canadiens en ces temps incertains. Pour relancer en toute sécurité l’activité économique, il faudra adopter une approche graduelle et progressive, fondée principalement sur des considérations de santé et de sécurité, et nécessitant une collaboration et une coordination étroites entre tous les paliers de gouvernement.

Le 28 avril, le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux ont annoncé un ensemble de principes communs pour relancer l’économie du Canada. Ces principes serviront de base quant à la façon dont le Canada progressera au cours des semaines et des mois à venir. Le gouvernement continuera de surveiller l’état de l’économie et prendra les mesures nécessaires pour protéger les Canadiens et l’économie.

« Notre priorité consiste à protéger tous les Canadiens, tout en revenant à la normale, dans la mesure du possible. C'est pourquoi les premiers ministres ont établi une série de principes communs pour relancer graduellement l'économie. Pour ce faire, nous avons convenu de prendre des décisions fondées sur la science et sur les faits. Ensemble, nous continuerons de collaborer en vue d'assurer la santé et la sécurité des Canadiens ainsi que de protéger notre économie. »

Le très hon. Justin Trudeau, premier ministre du Canada

La relance de l’économie canadienne est un processus complexe. Le gouvernement s’est engagé à collaborer avec les provinces et les territoires afin de s’assurer que les mesures de soutien appropriées sont en place pour tous les Canadiens. Comme l’a annoncé le premier ministre le 5 juin, le gouvernement investira environ 14 milliards de dollars pour aider les provinces et les territoires à relancer l’économie du pays au cours des six à huit prochains mois, de manière sécuritaire. 

Une réponse de classe mondiale

Des pays du monde entier ont pris des mesures rapides et importantes pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie de la COVID–19. Selon le Fonds monétaire International, la valeur du soutien stratégique annoncé par les pays du G20 depuis le début du mois de mars dépasse déjà, en moyenne, celle des mesures de stimulation budgétaire des trois années qui ont suivi la crise financière mondiale de 2008–2009.

Les plans d’intervention économique à l’échelle internationale se sont généralement concentrés sur le soutien des systèmes de santé, la protection des revenus des travailleurs et de leurs familles et l’assouplissement des contraintes de trésorerie pour les entreprises par des reports d’impôts, de taxes et de frais, ainsi que des mesures visant à stimuler le crédit et la liquidité. D’autres mesures de stabilité monétaire et financière ont également été prises.

Graphique 1.5
Soutien important annoncé dans tous les pays du G7 (% du PIB national)
Graphique 1.5 : Soutien  important annoncé dans tous les pays du G7 (% du PIB national)

Nota – Les chiffres du PIB de 2019 sont utilisés à des fins de comparaison. Le soutien au crédit et à la liquidité comprend des mesures indirectes de liquidité (p. ex., pour le Canada, des mesures de crédit et de liquidité mises en place par le gouvernement fédéral en coordination avec la Banque du Canada, le BSIF, la SCHL et les prêteurs commerciaux); les estimations de coûts sont non disponibles pour la réduction par la Réserve fédérale américaine du coefficient de couverture et pour certaines mesures indirectes de liquidité dans les pays de la zone euro.

Sources : Suivi par le ministère des Finances des annonces officielles des autorités nationales du G20 en réponse à la pandémie de la COVID-19, ce qui comprend les mesures annoncées jusqu'au 3 juillet; estimations du ministère des Finances pour le report de paiements d'impôts, de taxes et de frais en Allemagne

  • version texte
    Ce graphique illustre l'impact total des mesures canadiennes annoncées, au 3 juillet, en réponse à la pandémie de coronavirus en proportion du PIB (2019) par rapport aux mesures mises en œuvre dans les autres pays du G7. Les moyennes des pays du G7 et du G20 sont également indiquées. Les mesures sont réparties en trois catégories : soutien fiscal direct, report d'impôts et de frais, et soutien au crédit et aux liquidités. Le pourcentage indiqué pour chaque pays comprend le soutien fiscal direct et le report d'impôts et de frais. Le graphique est basé sur les informations compilées par Finances Canada à partir des annonces officielles des autorités nationales du G20 et des estimations de Finances Canada concernant les reports d'impôts et de frais en Allemagne.

La solide situation financière du Canada, lors de l’apparition de la pandémie, a permis au gouvernement de mettre en œuvre un plan d’intervention économique ambitieux selon les normes internationales. Les mesures d’aide financière directe représentaient à elles seules plus de 10 % du PIB du Canada, comparativement à 6,7 % en moyenne pour les pays du G7, la majeure partie de l’aide étant destinée aux particuliers et aux ménages. En comparaison, le plan des États–Unis consacre également une grande partie de son aide directe aux particuliers et aux ménages, mais dans une moindre mesure.

Au–delà de sa taille totale, qui est l’une des plus importantes du G7 et du G20, le plan du Canada est aussi l’un des plus complets, couvrant une gamme plus large de mesures que la plupart des plans annoncés dans les pays comparables. Le Canada est notamment l’un des rares pays à avoir annoncé à la fois un programme national d’aide à la location commerciale pour les petites entreprises et un crédit non remboursable pour les petites et moyennes entreprises. La comparaison de l’éventail de mesures de soutien pour les ménages offert par le Canada tout au long de la crise est favorable. Mentionnons à titre d’exemple la Subvention salariale d’urgence du Canada, qui vise à aider les employeurs canadiens à garder leurs employés (actifs et en congé forcé) dans la masse salariale. Cela s’ajoute aux prestations de chômage bonifiées fournies aux Canadiens et à une gamme élargie de mesures de soutien ciblées pour les étudiants, les aînés et d’autres groupes vulnérables.

Figure 1.5
Comparaison internationale de l'ensemble des mesures d'intervention économique en réponse à l'épidémie de la COVID19
Figure 1.5 : Comparaison internationale de l'ensemble  des mesures d'intervention économique en réponse à l'épidémie de la COVID19

* Au Canada, cela inclut le soutien aux Autochtones, aux personnes handicapées, aux personnes qui fuient la violence fondée sur le sexe, aux personnes en situation d'itinérance, aux personnes qui souffrent de la faim, aux jeunes et aux membres d'autres groupes.

  • version texte
    Les économies avancées ont pris des mesures de relance stratégiques pour contrecarrer les effets de la pandémie de COVID-19. Ce graphique permet de comparer les interventions en cours au Canada, dans des pays du G7, et dans d’autres économies avancées. 

Un effort international

Le gouvernement reconnaît l’importance de travailler avec ses partenaires internationaux pour s’attaquer aux répercussions de la pandémie de la COVID–19 sur la santé et l’économie.

Le Canada travaille en étroite collaboration avec ses partenaires du G7, du G20, des institutions financières internationales comme le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, l’Organisation mondiale du commerce et d’autres organisations internationales pour appuyer la stabilité économique mondiale. Cet effort collectif vise à coordonner les efforts de recherche, à échanger des données et des renseignements sur les stratégies visant à retarder la propagation du virus, à remédier aux perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales et à concevoir et mettre en œuvre une aide financière pour aider les personnes dans le besoin dans les pays les plus vulnérables.

Plus particulièrement, le Canada a conçu et approuvé le « Plan d’action du G20 – Soutenir l’économie mondiale pendant la pandémie de la COVID–19 » en collaboration avec ses partenaires du G7 et du G20. Grâce à ce plan, les membres du G20 et du Club de Paris suspendront les paiements de service de la dette bilatérale pour la dette officielle des pays les plus pauvres.

Le Canada continue de collaborer étroitement avec ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre ces engagements. Le Canada s’est également joint à ses partenaires commerciaux de l’Organisation mondiale du commerce et d’autres instances pour réclamer un commerce mondial ouvert et prévisible afin de maintenir le flux de biens essentiels comme les fournitures médicales et les vivres.

Le 4 mai, le Canada s’est joint à d’autres chefs de file mondiaux pour lancer la Réponse mondiale au coronavirus afin d’aider les chercheurs et les innovateurs à élaborer des solutions pour faire passer des tests de dépistage, soigner les gens, les protéger et prévenir la propagation de la COVID–19. Au cours de cette annonce, le gouvernement du Canada a rappelé qu’il investissait plus de 850 millions de dollars pour appuyer l’objectif de collecte de fonds de 8 milliards de dollars américains de cette initiative. Le soutien du Canada comprend le financement pour la mise au point de vaccins, la mobilisation de la recherche et du développement de contre–mesures médicales par les chercheurs et les entreprises canadiens du domaine des sciences de la vie et la contribution au soutien diagnostique à plus de 20 pays partenaires.

De plus, le 12 mai, la ministre du Développement international a annoncé l’octroi de 600 millions de dollars à Gavi, l’Alliance du vaccin, afin de contribuer à assurer des vaccinations de routine pour des centaines de millions d’enfants partout dans le monde et de réduire le fardeau des maladies infectieuses.

Le 28 mai, le premier ministre a coorganisé l’Événement de haut niveau sur le financement du développement à l’époque de la COVID–19 et durant les années suivantes, avec le Secrétaire général de l’ONU et le premier ministre de la Jamaïque, dans le but d’examiner les secteurs d’intervention pouvant servir à mobiliser le financement nécessaire à l’intervention et à la reprise face à la COVID–19.

Le 27 juin, le gouvernement s’est engagé à verser 120 millions de dollars pour appuyer les activités de l’Outil Accélérateur (Access to COVID–19 Tools), dont 20 millions de dollars pour la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations. Le Canada investira également 180 millions de dollars supplémentaires pour faire face aux répercussions immédiates de la crise sur l’aide humanitaire et le développement, en aidant les communautés des pays en développement à atténuer les difficultés auxquelles elles sont confrontées et à y faire face.

Prochaines étapes

Alors que les économies continuent leur déconfinement de manière sécuritaire et que les mesures de confinement sont levées, il est du devoir de chacun de suivre strictement les mesures de contrôle du virus pour éviter de nouvelles éclosions. Néanmoins, la possibilité d’une deuxième vague plane et l’expérience d’autres pays montre qu’il est probable que d’autres éclosions se produisent. Il est essentiel que des mesures appropriées soient en place pour assurer la protection de la santé des Canadiens.

Le gouvernement s’est engagé à collaborer avec les provinces et les territoires afin de s’assurer que les mesures de soutien appropriées sont en place pour tous les Canadiens. Comme l’a annoncé le premier ministre le 5 juin, le gouvernement investira environ 14 milliards de dollars pour aider les provinces et les territoires à :

Ces investissements feront en sorte que les provinces et les territoires aient non seulement l’aide dont ils ont besoin pour soutenir la relance de leur économie et aider les gens à reprendre leur vie quotidienne, mais ces investissements permettront également de s’assurer que les provinces et les territoires sont prêts à affronter la possibilité d’une résurgence du virus.

Par la suite, le gouvernement continuera de prendre des mesures pour améliorer l’économie et la qualité de vie des citoyens. La crise de la COVID–19 a fortement touché tous les aspects de la vie des Canadiens, de leur santé à leurs moyens de subsistance. Il est également clair que cette crise a touché de façon disproportionnée les communautés vulnérables et a mis en évidence les obstacles systémiques auxquels sont confrontées les communautés autochtones et racialisées du Canada. Il est maintenant d’une importance cruciale que le Canada poursuive une croissance inclusive et qu’il continue de soutenir les personnes les plus vulnérables du Canada.

Les indicateurs économiques traditionnels, comme le produit intérieur brut (PIB), ne donnent pas à eux seuls une image complète de la qualité de vie des Canadiens, et la pandémie a encore mis en évidence ce fait. Le gouvernement s’emploie à intégrer des mesures de la qualité de vie dans ses prises de décisions, y compris dans l’élaboration et la mise en œuvre du Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID–19.

Le Plan a donné la priorité à ces facteurs, en travaillant le plus rapidement possible pour aider le plus grand nombre possible de Canadiens, des aînés aux étudiants en passant par les familles avec des enfants, les travailleurs de première ligne à faible revenu et les communautés autochtones. Le gouvernement continuera à prendre des mesures pour protéger les citoyens vulnérables afin de s’assurer qu’ils ne passent pas au travers des mailles du filet, tout en soutenant une économie forte, en faisant la promotion de la durabilité et en réduisant les inégalités et la pauvreté.

C’est l’occasion pour le Canada de mieux se reconstruire grâce à des investissements dans une relance vigoureuse, inclusive et verte, qui met en avant de nouvelles possibilités pour les travailleurs de toutes les régions du pays. Si l’on se tourne vers l’avenir, on constate que le gouvernement ne doit pas seulement penser aux prochains mois, mais aussi aux années et aux décennies à venir. Le gouvernement s’engage à veiller à ce qu’aucun Canadien ne soit laissé pour compte dans ses efforts de création d’une économie plus durable et plus résiliente à la suite de la pandémie et pour les générations à venir.

ACS+ – Résumé du Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID–19

Effets de la COVID–19 sur l’ACS+

Bien que la COVID–19 et les mesures de santé publique connexes aient touché tous les Canadiens d’une façon ou d’une autre, le type, la gravité et l’ampleur des répercussions de la COVID–19 varient considérablement selon les caractéristiques sociales et démographiques. S’inspirant des thèmes du Cadre des résultats relatifs aux sexes, cette section traite brièvement des effets de la COVID–19 sur divers groupes de la population canadienne. Le Plan a été conçu pour gérer ces effets, et les mesures pertinentes sont mises en évidence sous la rubrique de chaque pilier.

Bien que cette analyse apporte un certain éclairage concernant les effets de la COVID–19 selon diverses catégories sociales, démographiques et économiques, le gouvernement reconnaît qu’elle est limitée par la disponibilité des données, en particulier pour certains facteurs identitaires comme la race, l’orientation sexuelle et l’incapacité. Il est clair qu’il reste du travail à faire pour s’assurer de recueillir des données ventilées et veiller à ce que toutes nos mesures stratégiques soient analysées et mises en œuvre dans une optique intersectionnelle.

Note sur la terminologie

Le terme « minorités visibles » est utilisé dans cette section, car il s’agit de la catégorie démographique officielle définie dans la Loi sur l’équité en matière d’emploi et utilisée dans les enquêtes de Statistique Canada, ce qui facilite les comparaisons longitudinales.

Education and Skills Development icon

Éducation et perfectionnement des compétences
Chances égales et cheminements diversifiés en matière d'éducation et de perfectionnement des compétences

Cadre des
résultats relatifs
aux sexes
Indicateurs clés des effets de la COVID–19
  • Parmi plus de 100 000 étudiants de niveau postsecondaire qui ont participé à une enquête fondée sur une approche participative du 19 avril au 1er mai, 92 % ont vu certains ou la totalité de leurs cours passer en ligne, 35 % ont vu leur stage annulé ou retardé et 26 % ont vu certains de leurs cours reportés ou annulés. Parmi les étudiants de niveau postsecondaire qui s'attendaient à obtenir leur diplôme en 2020, 17 % ne seraient pas en mesure de terminer leurs études comme prévu, comparativement à 8 % des étudiants qui n'étaient pas en fin de parcours. L'écart entre les hommes et les femmes était minime, à seulement quelques points de pourcentage.

    Note sur la méthodologie

    Bien que les enquêtes fondées sur une approche participative soient essentielles pour obtenir des renseignements en temps opportun sur des questions importantes, comme les effets de la COVID–19 sur la vie et le bien–être de différents groupes de la population canadienne, le lecteur doit noter que, contrairement aux autres enquêtes réalisées par Statistique Canada, l'absence d'échantillonnage fondé sur les probabilités signifie que les résultats de cette analyse ne sont pas représentatifs et ne peuvent pas être appliqués à l'ensemble de la population canadienne. Plus particulièrement, il se peut que certains groupes de Canadiens soient surreprésentés, et d'autres, sous-représentés.

  • Avant l'annonce de la Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants, 73 % des étudiants de niveau postsecondaire participant à une enquête fondée sur une approche participative étaient très ou extrêmement préoccupés par l'épuisement de leurs économies et 61 % étaient très ou extrêmement préoccupés par l'augmentation de leur dette d'études. À la suite de l'annonce, ces proportions ont baissé à 61 % et 47 % respectivement. Les femmes participantes étaient plus susceptibles de déclarer être préoccupées que les hommes avant l'annonce, mais moins susceptibles que les hommes de signaler être préoccupées après l'annonce.
  • 61 % des étudiants en formation continue inscrits à des programmes de doctorat qui ont participé à l'enquête fondée sur une approche participative étaient très ou extrêmement préoccupés par le manque de financement de la recherche. Il n'y avait aucune différence entre les hommes et les femmes.
  • Parmi les 28 % d'étudiants de niveau postsecondaire participant à l'enquête fondée sur une approche participative qui prévoyaient conserver l'emploi qu'ils occupaient au début du mois de mars, plus de la moitié avaient perdu leur emploi ou avaient été mis à pied deux mois plus tard et un quart des étudiants avaient toujours un emploi, mais travaillaient moins d'heures. Les femmes étaient plus susceptibles d'avoir perdu leur emploi ou d'avoir été mises à pied, tandis que les hommes étaient plus susceptibles de travailler, mais travailler moins d'heures.
  • Parmi les 18 % des étudiants de niveau postsecondaire ayant participé à l'enquête fondée sur une approche participative qui avaient un emploi avec une date d'entrée en fonction confirmée au début du mois de mars, plus de 7 sur 10 avaient perdu leur emploi ou avaient subi le report de leur date de début deux mois plus tard. Même si les hommes et les femmes étaient également susceptibles de déclarer avoir une date de début d'emploi confirmée, les femmes étaient plus susceptibles de déclarer avoir perdu leur emploi ou avoir subi le report de leur date de début.
  • Bien que seulement 1 % des ménages avec enfants n'avaient pas accès à Internet à la maison en 2018, les ménages du quartile des revenus les plus faibles étaient 21 fois plus susceptibles de ne pas avoir accès à Internet que les ménages du quartile des revenus les plus élevés. Près du quart des ménages du quartile des revenus les plus faibles ont déclaré utiliser uniquement des appareils mobiles pour accéder à Internet, soit trois fois plus que la part des ménages du quartile des revenus les plus élevés. Les ménages ruraux ont également de la difficulté à accéder à Internet. En 2017, seulement 37 % des ménages ruraux avaient accès à Internet haute vitesse (50/10), soit le niveau nécessaire pour tirer pleinement parti des possibilités offertes par l'Internet moderne, comparativement à 97 % des ménages urbains. Dans les communautés autochtones, seulement environ 24 % des ménages disposaient d'une vitesse de 50/10.
Mesures du gouvernement à ce jour
  • Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants qui ne reçoivent pas la Prestation canadienne d'urgence et qui ne peuvent pas trouver un emploi en raison de la COVID–19.
  • Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant d'un montant maximal de 5 000 $ en vue de leurs études à l'automne.
  • Changements au Programme canadien de prêts aux étudiants et à Emplois d'été Canada.
  • Soutien aux chercheurs étudiants et aux boursiers postdoctoraux en prolongeant les bourses de recherche et les bourses postdoctorales et en accordant un supplément aux subventions de recherche.
  • Supprimer les restrictions relatives au travail pour les étudiants étrangers sous certaines conditions.
  • 75,2 millions de dollars en soutien fondé sur les distinctions aux étudiants autochtones de niveau postsecondaire.
  • 149 500 emplois, stages et autres possibilités de formation pour aider les étudiants à trouver un emploi.
  • Couvrir jusqu'à 75 % des coûts des salaires et des activités de recherche admissibles des établissements universitaires et de recherche en santé.
Economic Participation and Prosperity icon

Participation à l'économie et prospérité
Une participation égale et à part entière dans l'économie

Cadre des
résultats relatifs
aux sexes
Indicateurs clés des effets de la COVID–19
  • Entre février et avril, 5,5 millions de Canadiens ont subi des répercussions de la COVID–19 sous forme de pertes d'emplois ou d'heures de travail réduites. En mai, le nombre d'emplois a augmenté de 290 000, tandis que le nombre de personnes qui ont fait moins de la moitié de leurs heures normales de travail a diminué de 292 000.
  • En avril, le taux de sous–utilisation de la main–d'œuvre (qui comprend les chômeurs, ceux qui n'étaient pas sur le marché du travail et qui voulaient un emploi mais n'en cherchaient pas, et ceux qui avaient un emploi mais travaillaient moins de la moitié de leurs heures normales) était de 37 %, contre 12 % en février. En mai, ce taux avait légèrement baissé pour s'établir à 35 %. Bien que le taux de sous–utilisation de la main–d'œuvre ait été de 12 % en février chez les hommes et chez les femmes, en avril, le taux chez les hommes était de 35 %, comparativement à 39 % chez les femmes. En mai, ce taux a reculé de 2 points de pourcentage chez les deux sexes.
  • Les pertes d'emploi entre février et mai étaient les plus importantes dans les services d'hébergement et de restauration (44 %) et dans le secteur de l'information, de la culture et des loisirs (22 %). Parmi les autres industries ayant subi des pertes notables, on compte le commerce de gros et de détail (15 %), la fabrication (10 %) et la construction (10 %). L'agriculture a connu une croissance de l'emploi de 6 %.
  • Sous l'effet de la ségrégation entre les femmes et les hommes par industrie, les femmes représentaient une part disproportionnée des pertes d'emploi en mars, tandis qu'en avril, les baisses étaient plus importantes chez les hommes. Les pertes cumulatives d'emplois entre février et avril étaient réparties également entre les femmes (17 %) et les hommes (15 %). Toutefois, en mai, le taux d'emploi a augmenté plus de deux fois plus vite chez les hommes que chez les femmes, ce qui réduit le total cumulatif des pertes d'emploi à 13 % chez les hommes et à 16 % chez les femmes. Cette tendance correspond à l'augmentation plus rapide de l'emploi dans les industries productrices de biens, qui représentent une plus grande proportion de l'emploi chez les hommes que chez les femmes.
  • Les répercussions sur le marché du travail en mars et en avril ont été plus fortes chez les travailleurs à faible salaire et les jeunes, qui ont été particulièrement touchés par les pertes d'emploi. En mai, les travailleurs à faible salaire ont connu une hausse encourageante de l'emploi. Bien que l'emploi chez les jeunes ait augmenté de 2 % en mai, il n'en résulte qu'une légère réduction des pertes cumulatives d'emploi.
  • Le taux d'emploi chez les immigrants très récents (cinq ans ou moins) a connu une baisse plus forte de février à avril que chez ceux qui sont nés au Canada. En outre, il n'y a pas eu de reprise de l'emploi en mai pour les immigrants très récents, alors que l'emploi chez les personnes nées au Canada a augmenté de 5 %. Parmi les immigrants récents, la baisse du taux d'emploi était plus marquée chez les femmes que chez les hommes.
  • Les Autochtones vivant en milieu urbain ou hors réserve et les Canadiens non autochtones ont subi des pertes d'emploi cumulatives semblables liées à la COVID–19 (11 % et 12 %, respectivement).
  • Dans une enquête participative menée à la fin de mai et au début de juin, 47 % des personnes s'identifiant comme Asiatiques de l'Ouest, 42 % comme Philippins, 40 % comme Coréens et 40 % comme Asiatiques du Sud-Est ont déclaré avoir subi une perte d'emploi ou une réduction des heures de travail, par rapport à 34 % des personnes s'identifiant comme Blancs.
  • Les femmes sont également prédominantes parmi les travailleurs de première ligne dans de nombreux milieux, dont les hôpitaux et les maisons de soins de longue durée, bien que cela comporte un risque plus élevé de contracter la COVID–19. Par exemple, en 2019, les femmes représentaient 91 % des infirmières autorisées, 92 % des infirmières praticiennes et 91 % des infirmières auxiliaires autorisées.
  • Les immigrants sont également surreprésentés dans certaines professions de la santé. En 2016, plus du tiers des aides–infirmiers, des aides–soignants et des préposés aux bénéficiaires étaient des immigrants (86 % de ce nombre étaient des femmes), comparativement au quart des membres des autres professions. Ils étaient également plus susceptibles de se déclarer membres des minorités visibles (34 %) que les travailleurs d'autres professions (21 %), les femmes noires et philippines étant particulièrement surreprésentées.
  • Les fermetures des écoles et des services de garde d'enfants pendant la période de la COVID–19 ont augmenté la quantité de travail non rémunéré au foyer, qui est effectué de manière disproportionnée par les femmes. Certaines données indiquent que cette situation a eu une incidence importante sur le rendement des travailleuses qui font du télétravail ainsi que sur la capacité des femmes au chômage de retourner au travail ou de trouver du travail, surtout lorsque les services de garde d'enfants ne sont pas disponibles.
  • En mai, 18 % des femmes du principal groupe d'âge actif qui avaient des enfants de moins de 18 ans travaillaient moins de la moitié de leurs heures normales, contre 14 % des hommes. Bien que ces deux taux soient beaucoup plus élevés que la normale, le fait que les femmes soient plus susceptibles d'être absentes du travail que les hommes est une tendance de longue date qui reflète la part plus élevée de travail non rémunéré qu'elles effectuent pour la prestation de soins. Cette tendance n'a pas changé pendant la période de la COVID–19.
  • Entre février et avril, les pertes d'emploi étaient plus importantes chez les hommes ayant des enfants de moins de 6 ans que chez les femmes (10 % contre 8 %), tandis qu'en mai, la reprise de l'emploi était plus importante chez les hommes que chez les femmes (5 % contre 2 %). Les pertes cumulatives d'emploi de février à mai pour les femmes et pour les hommes ayant des enfants de moins de 6 ans étaient respectivement de 6 % et de 5 %. Pour les hommes et les femmes ayant des enfants âgés de 6 à 12 ans, un groupe d'âge exigeant toujours une supervision importante, les pertes d'emploi cumulatives entre février et avril étaient de 4 % et 8 % respectivement.
  • En 2019, la capacité du Canada en matière de télétravail – la proportion des emplois qui pourraient vraisemblablement être exécutés à domicile dans des circonstances normales – s'élevait à 39 %. La capacité de télétravail des hommes (32 %) était inférieure à celle des femmes (46 %). Cette différence s'explique en partie par le fait que les hommes et les femmes travaillent souvent dans des secteurs différents. Par exemple, les tâches liées à des emplois de l'agriculture et de la construction – où les hommes sont surreprésentés – ne peuvent pas être réalisées à domicile. Les travailleurs financièrement vulnérables, dont les jeunes, les personnes ayant un diplôme d'études secondaires ou moins et les familles à faible revenu, avaient les capacités de télétravail les plus faibles.
  • En mai, environ 1 travailleur canadien sur 10 croyait qu'il pourrait perdre son emploi ou sa principale source de revenu de travail indépendant au cours des quatre prochaines semaines. Les travailleurs à faible revenu étaient les plus susceptibles de se sentir en insécurité, alors qu'il y avait peu de différence entre les femmes et les hommes ou les groupes d'âge.
Mesures du gouvernement à ce jour
  • Prestation canadienne d'urgence pour les personnes qui ont cessé de travailler à cause de la COVID–19.
  • Améliorations au Programme de travail partagé pour aider les employeurs et les employés à éviter les mises à pied.
  • Soutenir l'offre de services de garderie sécuritaires et suffisants pour les parents qui retournent au travail, dans le cadre du soutien d'environ 14 milliards de dollars aux provinces et aux territoires pour la relance sécuritaire des économies du pays.
  • Couvrir 75 % du salaire des employés jusqu'à 847 $ par semaine pour les employeurs admissibles au moyen de la Subvention salariale d'urgence du Canada.
  • Subvention salariale temporaire de 10 % pour les petites entreprises de mars à juin.
  • Jusqu'à 3 milliards de dollars en soutien fédéral pour augmenter les salaires des travailleurs essentiels.
Leadership and Democratic Participation icon

Leadership et participation à la démocratie
Égalité des sexes dans les rôles de leadership et à tous les niveaux du processus décisionnel

Cadre des
résultats relatifs
aux sexes
Indicateurs clés des effets de la COVID–19
  • Les Canadiens font confiance à leurs leaders de la santé publique. Dans une enquête participative, 74 % des participants ont exprimé un niveau élevé de confiance envers les autorités de santé publique provinciales ou territoriales et fédérales et 65 % ont exprimé un niveau élevé de confiance envers leurs autorités de santé publique municipales. Les participants titulaires d'un diplôme universitaire étaient plus susceptibles d'exprimer un niveau élevé de confiance envers les autorités de santé publique que les participants titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires non universitaires ou ceux ayant fait des études secondaires ou moins.
  • La COVID–19 a mis sous les projecteurs de nombreuses femmes chefs de file en médecine et en santé publique. La Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, est une femme, tout comme 6 des 13 médecins en chef provinciaux ou territoriaux.
  • Selon une enquête participative, en avril, les entreprises appartenant majoritairement à des femmes ou à des membres d'autres groupes sous–représentés – y compris les Autochtones, les minorités visibles, les immigrants et les personnes handicapées – étaient plus susceptibles de déclarer être fortement touchées par la baisse de la demande pour leurs produits ou services, l'annulation de services, l'incertitude entourant les comptes créditeurs, l'incapacité d'avoir du personnel sur place, les absences du personnel et la baisse de la productivité en raison du travail à distance, ce qui montre que les entreprises appartenant majoritairement à des hommes et à des femmes ne sont pas réparties de façon égale dans les divers secteurs industriels.
  • Dans la même enquête participative d'avril, parmi les entreprises qui paient un loyer, les entreprises appartenant majoritairement à des femmes, à des membres des minorités visibles et à des immigrants étaient plus susceptibles de déclarer avoir reporté le versement de leur loyer. Les entreprises détenues majoritairement par des Autochtones ou des personnes handicapées étaient plus susceptibles de déclarer avoir demandé du crédit à une institution financière.
Mesures du gouvernement à ce jour
  • 15 millions de dollars pour la Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat pour appuyer les femmes entrepreneures aux prises avec des difficultés en raison de la COVID–19.
  • Jusqu'à 306,8 millions de dollars en financement pour aider les petites et moyennes entreprises autochtones et appuyer les institutions financières autochtones.
  • La réduction de 75 % ou plus du loyer des petites entreprises dans le cadre du programme Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial.
  • 287 millions de dollars aux entreprises et aux communautés rurales en ouvrant l'accès à des capitaux par l'intermédiaire du Réseau de développement des collectivités du Canada.
  • 20,1 millions de dollars à Futurpreneur Canada pour continuer d'appuyer les jeunes entrepreneurs qui éprouvent des difficultés en raison de la COVID–19.
  • Soutien au crédit et à la liquidité au moyen du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes et du Programme de crédit aux entreprises afin d'aider les entreprises à couvrir leurs coûts d'exploitation.
  • 133,0 millions de dollars pour aider les communautés autochtones à soutenir leurs économies locales, y compris par l'aide aux petites entreprises autochtones communautaires.

Violence fondée sur le sexe et accès à la justice
Élimination de la violence fondée sur le sexe et le harcèlement, et promotion de la sécurité de la personne et l'accès à la justice

Cadre des
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Indicateurs clés des effets de la COVID 19
  • En mai, 11 % des participants à une enquête d'approche participative estimaient que le niveau de la criminalité dans leur quartier avait augmenté depuis le début de la pandémie. Les répondants autochtones (17 %) et les répondants appartenant à des minorités visibles (14 %) étaient plus susceptibles de croire que la criminalité avait augmenté.
  • Combiné à des pertes d'emploi et à des difficultés financières, l'auto-isolement des victimes avec leurs agresseurs a créé des conditions qui pourraient entraîner une augmentation de la violence conjugale et de la violence envers les enfants. Par exemple, les consultations entre le ministère des Femmes et de l'Égalité des genres et les organisations de première ligne, les provinces et les territoires et les députés après le début de la COVID–19 ont révélé une augmentation de 20 % à 30 % des taux de violence fondée sur le sexe et de violence familiale dans certaines régions du pays.
  • Dans une enquête participative menée de la fin du mois d'avril au début du mois de mai, 1,7 % des femmes et 1,3 % des hommes ont exprimé qu'ils étaient très ou extrêmement préoccupés par la violence au foyer. Les pourcentages des femmes immigrantes (3,4 %), des femmes autochtones (4,3 %) et des femmes membres d'une minorité visible (5,8 %) étaient plus de deux fois ceux des femmes non immigrantes, non autochtones et non membres d'une minorité visible.
  • En mai, selon les données d'une enquête d'approche participative, les hommes étaient plus susceptibles que les femmes de déclarer marcher seuls après la tombée de la nuit et de déclarer se sentir très en sécurité en marchant seuls après la tombée de la nuit dans leur quartier depuis le début de la pandémie. Ce résultat correspond aux sentiments déclarés avant la pandémie. Les membres des minorités visibles et les Autochtones étaient plus susceptibles de déclarer qu'ils se sentaient en danger quand ils marchaient seuls après la tombée de la nuit que leurs homologues. Avant la pandémie, c'était vrai pour les minorités visibles, et il n'y avait aucune différence entre les Autochtones et les non–Autochtones.
  • Dans l'enquête d'approche participative, 7 % des répondants estimaient que le harcèlement ou les attaques fondées sur la race, l'origine ethnique ou la couleur de la peau avaient augmenté dans leur quartier depuis le début de la pandémie. L'écart entre les hommes et les femmes était minime. Les jeunes répondants (11 %), les répondants non binaires (22 %) et les répondants appartenant aux minorités visibles (18 %), en particulier les répondants chinois (30 %), étaient beaucoup plus susceptibles de déclarer une augmentation du nombre d'incidents fondés sur la race.
  • Les données de l'enquête d'approche participative indiquent également que 11 % des femmes et 8 % des hommes ont déclaré avoir communiqué avec un service d'aide aux victimes pour une raison liée à la criminalité depuis le début de la pandémie. Les jeunes femmes étaient particulièrement susceptibles de signaler un contact avec un service d'aide aux victimes ou le recours à ce type de service.
Mesures du gouvernement à ce jour
  • 50 millions de dollars aux refuges pour les femmes et aux centres d'aide aux victimes d'agressions sexuelles pour renforcer leur capacité à gérer ou à prévenir une éclosion dans leurs installations, y compris 10 millions de dollars pour les établissements des communautés autochtones.
  • 350 millions de dollars pour mettre sur pied un Fonds d'urgence pour l'appui communautaire pour aider les Canadiens vulnérables au moyen d'organismes de bienfaisance et d'organismes à but non lucratif qui offrent des services essentiels.
  • 29 millions de dollars sur deux ans afin de construire 12 nouveaux refuges dans des collectivités autochtones et d'assurer leurs coûts d'exploitation, et de mener des consultations concernant la façon de protéger et d'aider les femmes, les filles et les personnes LGBTQ2 métisses qui subissent la violence et veulent la fuir.
  • 157,5 millions de dollars dans le cadre de l'initiative Vers un chez–soi pour aider les personnes itinérantes au cours de l'éclosion de la COVID–19.

Réduction de la pauvreté, santé et bien–être
Réduction de la pauvreté et amélioration des résultats en matière de santé

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Indicateurs clés des répercussions de la COVID 19
  • Les femmes avaient une plus grande probabilité de recevoir un diagnostic positif de COVID–19. Un nombre égal de femmes et d'hommes ont été admis à l'hôpital. Les hommes avaient une plus grande probabilité d'être admis à une unité des soins intensifs après l'hospitalisation, et les femmes atteintes de la COVID–19 avaient une probabilité légèrement plus élevée de mourir, partiellement en raison de l'âge moyen plus élevé des femmes qui recevaient un diagnostic positif.
  • Les aînés, ainsi que les Canadiens ayant des problèmes de santé sous–jacents, sont les plus à risque de développer de graves complications qui entraînent l'hospitalisation.
  • Les premières données probantes provenant de certaines municipalités suggèrent que les minorités visibles sont surreprésentées parmi les cas de COVID–19. Par exemple, la médecin hygiéniste Vera Etches affirme que depuis le 8 mai, 66 % des 144 cas confirmés à Santé publique Ottawa provenaient de groupes racialisés.
  • En mai 2020, 48 % des Canadiens ont indiqué que leur santé mentale était excellente ou très bonne, soit moins qu'en 2018 (68 %). De plus, pendant la pandémie, la santé mentale des Canadiens s'est détériorée. Presque 1 Canadien sur 5 a signalé des symptômes ressemblant à la définition d'anxiété de modérée à grave, et les femmes et les jeunes se sont avérés plus susceptibles de déclarer avoir de tels symptômes que les autres groupes de répondants.
  • Dans une enquête participative menée à la fin d'avril et au début de mai, 60 % des participants autochtones ont déclaré que leur santé mentale s'était un peu ou beaucoup détériorée depuis le début de la distanciation physique, comparativement à 52 % pour les participants non autochtones. Les femmes autochtones ont noté ces répercussions plus que les hommes autochtones. 51 % des minorités visibles et 52 % des minorités non visibles ont déclaré que leur santé mentale s'était un peu ou beaucoup détériorée.
  • Parmi les Canadiens, 59 % ont indiqué qu'ils passaient plus de temps à regarder la télévision et 69 % passaient plus de temps sur Internet depuis le début de la COVID–19. De plus, 35 % indiquaient qu'ils mangeaient plus d'aliments malsains et 26 % ont indiqué qu'ils jouaient à plus de jeux vidéo. La part des répondants indiquant une consommation d'aliments malsains a augmenté depuis le début de la pandémie.
  • En même temps, 37 % des Canadiens communiquaient avec leurs amis et les membres de leur famille, 12 % faisaient de la méditation, 57 % faisaient de l'exercice à l'extérieur, 40 % faisaient de l'exercice à l'intérieur et 23 % avaient changé leurs choix alimentaires.
  • En 2016, environ 1 Canadien sur 4 aurait été financièrement vulnérable à un confinement économique, ce qui signifie que sans transferts ou prêts gouvernementaux, ils n'auraient pas eu suffisamment d'actifs liquides ou d'autres sources de revenus privées pour éviter de se retrouver à faible revenu au cours d'un arrêt de travail de deux mois. Les mères de famille monoparentale, les nouveaux immigrants, les Autochtones vivant en milieu urbain ou hors réserve et les familles où le soutien économique principal a un faible niveau d'éducation étaient très vulnérables sur le plan financier.
  • En date du 24 juin, plus de 743 000 reports de paiements hypothécaires ont été accordés par 13 banques, ce qui équivaut à environ 15 % du nombre d'hypothèques dans leurs portefeuilles, et plus de 450 000 demandes de report de paiements de cartes de crédit avaient été traitées ou étaient en voie de l'être par 8 banques.
  • Au début de mai, près de 1 Canadien sur 7 (15 %) a indiqué qu'il habitait dans un ménage qui avait vécu l'insécurité alimentaire au cours des 30 derniers jours, ce qui était beaucoup plus élevé que les expériences sur 12 mois indiquées pour 2017–2018, lorsque 11 % des ménages avaient vécu l'insécurité alimentaire. Les ménages avec des enfants avaient une probabilité plus élevée d'insécurité alimentaire que les ménages sans enfant.
  • La COVID-19 a eu des répercussions graves ou modérées sur la capacité de certaines familles à s'acquitter de leurs obligations financières ou à subvenir à leurs besoins essentiels. Dans une enquête participative menée à la fin de mai et au début de juin, 44 % des personnes s'identifiant comme Arabes ont déclaré subir ces répercussions, ainsi que 43 % des personnes s'identifiant comme Philippins, 42 % s'identifiant comme Asiatiques de l'Ouest, 40 % s'identifiant comme Asiatiques du Sud-Est et 39 % s'identifiant comme Noirs, par rapport à 25 % des personnes s'identifiant comme Japonais, 27 % s'identifiant comme Chinois et 23 % s'identifiant comme Blancs.
Réponse du gouvernement à ce jour
  • 50 millions de dollars pour appuyer la réponse immédiate en matière de santé du Canada à la COVID–19.
  • 1 milliard de dollars pour le Fonds de réponse à la COVID–19, y compris du financement pour les provinces, les territoires et les communautés autochtones aux fins de la recherche en santé et pour l'Organisation mondiale de la santé et d'autres partenaires internationaux.
  • 2 milliards de dollars pour faire l'acquisition d'équipement de protection individuelle et de fournitures pour les travailleurs de la santé.
  • Paiement supplémentaire de l'Allocation canadienne pour enfants en mai 2020 d'un maximum de 300 $ par enfant.
  • 240,5 millions de dollars pour développer, perfectionner et lancer des outils de soins virtuels et de santé mentale afin d'aider les Canadiens.
  • 157,5 millions de dollars dans le cadre de l'initiative Vers un chez–soi pour aider les personnes itinérantes au cours de l'éclosion de la COVID–19.
  • 350 millions de dollars afin de mettre sur pied le Fonds d'urgence pour l'appui communautaire pour aider les Canadiens vulnérables au moyen d'organismes de bienfaisance et d'organismes à but non lucratif qui offrent des services essentiels.
  • 7,5 millions dollars en financement à Jeunesse, J'écoute.
  • Jusqu'à 114,9 millions de dollars pour appuyer les collectivités du Nord, y compris du soutien aux transporteurs aériens, des subventions alimentaires bonifiées et d'autres préparations aux soins de santé d'urgence.
  • Le remboursement des prêts d'études est suspendu jusqu'au 30 septembre et aucun intérêt ne sera imposé sur ces prêts du 30 mars au 30 septembre.
  • 285,1 millions de dollars afin de permettre des augmentations ciblées pour les ressources en soins de santé primaires pour les communautés des Premières Nations.
  • Supplément de 270 millions de dollars au Programme d'aide au revenu dans les réserves.
  • 500 millions de dollars dans le cadre du Fonds d'urgence pour soutenir les organismes chargés de la culture, du patrimoine et du sport.
  • 9 millions de dollars par l'entremise de Centraide Canada pour permettre aux organismes locaux d'aider les aînés.
  • 20 millions de dollars pour élargir le programme Nouveaux Horizons pour les aînés afin de réduire l'isolement des aînés, améliorer leur qualité de vie et les aider à maintenir un réseau de soutien social.
  • 100 millions de dollars à la Croix–Rouge canadienne pour améliorer sa capacité d'intervention et pour appuyer les efforts en santé publique.
  • 380 millions de dollars pour un Fonds de soutien aux communautés autochtones afin de répondre aux besoins immédiats des collectivités autochtones.
  • 2,5 milliards de dollars pour verser un paiement unique de 300 $ aux aînés admissibles aux prestations de la Sécurité de la vieillesse et un montant supplémentaire de 200 $ aux aînés admissibles au Supplément de revenu garanti.
  • Faciliter le report de paiements hypothécaires pour une période maximale de six mois.
  • Paiement unique pour les titulaires d'un certificat valide pour le crédit d'impôt pour personnes handicapées.
  • Versement complémentaire spécial du crédit pour la taxe sur les produits et services aux familles à revenu faible ou moyen. Le versement moyen était de près de 400 $ pour les personnes vivant seules et de près de 600 $ pour les couples.
  • 100 millions de dollars afin de soutenir les banques alimentaires et d'autres organismes qui offrent de l'aide pour lutter contre la faim.
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Égalité entre les sexes dans le monde
Promouvoir l'égalité entre les sexes pour bâtir un monde plus pacifique, inclusif, fondé sur des règles et prospère

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résultats relatifs
aux sexes
Indicateurs clés de l'incidence de la COVID–19
  • L'Organisation internationale du travail indique que les femmes accomplissent trois fois plus de travail non rémunéré de prestation de soins que les hommes. Cet écart s'est probablement amplifié à la fermeture des écoles et des services de garde d'enfants, puisque les femmes ont assumé plus de tâches de garde d'enfants et d'enseignement et qu'il a fallu cuisiner davantage à la maison.
  • Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) estime que 47 millions de femmes dans 114 pays à revenu faible ou moyen pourraient ne pas avoir accès aux contraceptifs modernes et que 7 millions de grossesses non désirées devraient avoir lieu si le confinement se poursuit pendant 6 mois et si les services de santé sont gravement perturbés.
  • L'expérience passée montre que la violence familiale, sexuelle ou fondée sur le genre augmente pendant les crises et les catastrophes de santé publique et économiques. Le FNUAP estime qu'il y aura 31 millions de cas supplémentaires de violence fondée sur le genre si le confinement se poursuit pendant au moins 6 mois.
  • Les femmes représentent 70 % des travailleurs de la santé dans le monde, et une proportion encore plus élevée des travailleurs dans les professions liées aux soins, comme les soins infirmiers, la profession de sage–femme et les soins de santé communautaires, ce qui les expose à un risque plus élevé de contracter la COVID–19 en raison d'un contact étroit avec les patients. Les faibles salaires et les mauvaises conditions de travail exacerbent les risques auxquels ces travailleuses sont exposées.
  • La santé mentale et émotionnelle des femmes a été affectée de façon disproportionnée pendant la crise de la COVID–19.
  • De plus, la COVID–19 touche directement les femmes et les enfants qui fuient la violence dans les situations de conflit. Par exemple, selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), des millions d'enfants au Yémen seront au bord de la famine en raison des pénuries de financement d'aide humanitaire dans le contexte de la pandémie de COVID–19.
Mesures du gouvernement à ce jour
  • Affecter 442,4 millions de dollars, ainsi que 50 millions supplémentaires annoncés dans le cadre du Fonds de réponse à la COVID–19, pour appuyer les efforts internationaux de lutte contre la pandémie de la COVID–19 et investir conformément à la Politique d'aide internationale féministe. Ce financement appuiera la mise au point et la distribution de vaccins et de traitements, notamment par l'intermédiaire de l'initiative du Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT) et de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies. Le financement appuiera également les appels internationaux à l'aide humanitaire liés à la COVID–19, les demandes d'aide à des pays particuliers et l'amélioration des interventions régionales en cas de pandémie dans les pays africains, tout en mettant l'accent sur des domaines thématiques clés tels que la santé et les droits reproductifs.

Points saillants du Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID–19 sous l’angle de l’ACS+

Le gouvernement reconnaît que toute la population canadienne a été touchée par la COVID–19, mais que les groupes vulnérables en ont connu certaines des répercussions les plus importantes sur les plans social, économique et sanitaire. Le Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID–19 a été conçu pour offrir un soutien rapide et ciblé à ceux qui en ont le plus besoin. Voir l’annexe 1 pour un résumé détaillé de l’ACS+ de chacune des mesures incluses dans le Plan. L’analyse suivante résume certaines des incidences globales du Plan selon l’ACS+. Les mesures de liquidité sont exclues de cette analyse, car cette forme de soutien n’est pas directement comparable aux mesures directes.

Classées selon le groupe cible, à ce jour, 18 mesures représentant 8 % de la valeur du Plan (graphique 1.6) visent à aider directement tous les Canadiens, y compris le soutien à la Croix–Rouge canadienne et les outils de soins et de santé mentale virtuels pour les Canadiens. Le groupe des travailleurs et celui des travailleurs et employeurs constituent les groupes cibles visés par 3 mesures chacun, pour un total combiné de 6 mesures, représentant 72 % de la valeur des interventions. On retrouve 13 mesures, représentant 10 % de la valeur des interventions, qui visent des entreprises canadiennes et des secteurs particuliers. De plus, 31 mesures, représentant 10 % de la valeur des interventions, visent des groupes particuliers comme les Autochtones, les étudiants, les aînés et les personnes handicapées.

Graphique 1.6
Valeur des mesures directes du Plan d'intervention économique pourrépondre à la COVID–19 par groupe cible*
Graphique 1.6 : Valeur des mesures directes du Plan d'intervention économique pourrépondre à la COVID–19 par groupe cible

*Inclut la valeur totale des dépenses directes et des dépenses en santé de 232 milliards de dollars, conformément au tableau 1.1.

Nota – Les autres sous–groupes comprennent les familles, les femmes, les enfants, les sans-abri, les personnes handicapées, les ménages en situation d'insécurité alimentaire, les personnes vulnérables et les entrepreneurs.

  • version texte
    Ce graphique permet d’observer la valeur des mesures directes du Plan d'intervention économique pour répondre à la COVID-19 par groupe cible. Il montre que les travailleurs et les employeurs ont chacun représenté plus de 35 % de la valeur de l'ensemble des mesures. L'ensemble des Canadiens représentait moins de 8 %.  Les entreprises canadiennes et les secteurs spécifiques représentaient 10 %, et d'autres groupes, tels que les étudiants, les aînés et les personnes handicapées, un 10 % additionnel.

La majorité des mesures du Plan présentent des avantages directs qui devraient être, dans une grande mesure, ressentis à parts égales par les hommes et les femmes (graphique 1.7). Néanmoins, les femmes et les hommes étaient représentés de façon disproportionnée dans le groupe favorisé par 14 % et 9 % de la valeur du Plan, respectivement. Par exemple, le complément salarial pour les travailleurs essentiels devrait profiter surtout aux Canadiens qui travaillent dans les services essentiels, qui sont principalement des femmes. Notamment, à l'échelle nationale, les données de Statistique Canada indiquent que les femmes représentent 80 % des travailleurs de la santé et plus de la moitié des travailleurs du commerce de détail et des services d'hébergement et de restauration. En revanche, l'aide aux sans–abri devrait procurer un avantage disproportionné aux hommes, puisque 64 % des personnes sans abri étaient des hommes en 2018.

La COVID–19 a touché de façon disproportionnée les Canadiens à faible revenu. Voilà pourquoi le Plan a proposé un certain nombre de mesures qui visent directement les Canadiens à faible revenu (graphique 1.8). Il s'agit entre autres du Programme de récupération de surplus alimentaires, qui profite aux Canadiens qui dépendent de l'aide sociale ou du soutien au revenu en raison d'une invalidité et qui peuvent dépendre d'organismes de lutte contre la faim comme les banques alimentaires. De même, les principaux bénéficiaires de l'augmentation temporaire du crédit pour la TPS sont les particuliers et les familles à revenu faible ou modeste qui recevaient déjà le crédit pour la TPS. Les aînés et les parents seuls, les mères seules en particulier, bénéficient de cette mesure à un taux plus élevé que la population générale en raison de leurs revenus moyens plus faibles. En revanche, d'autres mesures comportent des caractéristiques qui les rendent plus susceptibles d'être bénéfiques aux Canadiens à revenu plus élevé, comme le report du paiement de l'impôt sur le revenu des entreprises. Bien que les générations plus âgées soient exposées à un risque plus élevé de conséquences pour la santé en raison de la pandémie, les jeunes générations ont été touchées de façon disproportionnée sur le plan financier et en termes de possibilités d'emploi.

Graphique 1.7
Valeur des mesures directes du Plan d'intervention économique, selon le sexe
Graphique 1.7 : Valeur des mesures directes du Plan    d'intervention économique, selon le sexe
  • version texte
    Ce graphique illustre la valeur des mesures directes du Plan d'intervention économique pour répondre à la COVID-19 par sexe. Il montre que 14 % de la valeur des mesures ont profité principalement aux femmes, 9 % aux hommes, tandis que le reste de la valeur était globalement équilibré entre les sexes.
Graphique 1.8
Incidence selon le revenu – Valeur des mesures directes du Plan d'intervention économique pour répondre à la COVID–19 par niveau de revenu du bénéficiaire
Graphique 1.8a : Incidence selon le    revenu – Valeur des mesures directes du Plan d'intervention économique pour    répondre à la COVID–19 par niveau de revenu du bénéficiaire
  • version texte
    Ce graphique permet d’observer la valeur des mesures directes du Plan d'intervention économique pour répondre à la COVID-19 par niveau de revenu des bénéficiaires. Il montre que plus de 35 % de la valeur des mesures ont principalement profité aux personnes à revenu élevé et plus de 45 % aux personnes à faible revenu. 15 % de la valeur des mesures n'ont pas eu d'impact significatif par rapport au revenu. Aucune mesure n'a profité principalement aux personnes à revenu élevé et seule une petite partie a profité principalement aux personnes à faible revenu.
Incidence intergénérationnelle – Valeur des mesures directes du Plan d'intervention économique pour répondre à la COVID–19 par groupe d'âge des bénéficiaires
Graphique 1.8b : Incidence    intergénérationnelle – Valeur des mesures directes du Plan d'intervention    économique pour répondre à la COVID–19 par groupe d'âge des bénéficiaires
  • version texte
    Ce graphique illustre la valeur des mesures directes du Plan d'intervention économique pour répondre à la COVID-19 par groupe d'âge des bénéficiaires. Il montre que 5 % de la valeur des mesures ont surtout profité aux jeunes, tandis que 1 % a surtout profité aux aînés. Le reste des investissements n'a pas eu d'impact intergénérationnel significatif.

Par conséquent, bien que 93 % de la valeur du Plan profite à tous les groupes d’âge, 8 mesures, représentant 5 % de la valeur, ciblent précisément les jeunes, tandis que 7 mesures, représentant 1 % de la valeur, ciblent les aînés. Par exemple, la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants fournit un soutien au revenu aux étudiants de niveau postsecondaire et aux nouveaux diplômés admissibles qui éprouvent des difficultés financières et qui ne peuvent pas se trouver un emploi ou travailler à cause de la COVID-19. De même, le programme Nouveaux Horizons pour les aînés est conçu pour garantir que les aînés peuvent contribuer à la qualité de vie de leur communauté et peuvent en profiter en participant aux activités sociales et en menant une vie active. Cet investissement particulier vise à remédier aux vulnérabilités sociales créées par la COVID-19; de façon générale, les bénéficiaires seront des aînés relativement plus vulnérables, y compris les aînés à faible revenu et les aînés handicapés.

Résumé de l’ACS+ sur la PCU et la SSUC

De toutes les mesures du Plan annoncées jusqu’à présent, la Prestation canadienne d’urgence (PCU) et la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) sont parmi les plus importantes pour soutenir un large éventail de Canadiens pendant la crise de la COVID-19. L’incidence de ces mesures sur divers groupes de Canadiens est résumée ici. Les ACS+ des autres mesures d’intervention en réponse à la COVID-19 sont résumées à l’annexe 1.

Prestation canadienne d'urgence

Échéancier de l'ACS+
Mi-cycle
Population cible
Travailleurs touchés par la COVID–19
Avantages directs prévus
Sexe
○─○─●─○─○
Avantage
Hommes – Femmes
Revenu
○─●─○─○─○
Avantage considérable
Faible – Élevé
Âge
○──●──○
Avantage
Jeunes – Aînés

La PCU offre un soutien direct au revenu aux Canadiens en âge de travailler qui ont cessé de travailler ou dont les heures de travail ont été réduites en raison de la COVID-19.

Bien que cette mesure n'ait pas été conçue pour cibler une population ou un groupe démographique en particulier, la PCU profite de façon disproportionnée aux personnes touchées par la COVID 19, y compris les travailleurs à bas salaire et les jeunes travailleurs, tel que le montre le graphique 1.9 et qu'il est décrit ci dessous.

Graphique 1.9
Proportion de la population déclarant avoir demandé la Prestation canadienne d'urgence entre le 15 mars et le jour de leur entrevue EPA, soit entre le 17 et le 26 mai 2020
%
Graphique 1.9 : Proportion de la population déclarant avoir demandé la Prestation canadienne d'urgence entre le 15 mars et le jour de leur entrevue EPA, soit entre le 17 et le 26 mai 2020

Nota – Les Autochtones hors réserve incluent les Autochtones vivant en milieu urbain.

Source : Supplément de l'Enquête sur la population active

  • version texte
    Total 18.6
    Hommes 18.5
    Femmes 18.7
    15 à 24 ans 27.9
    25 à 54 ans 19
    55 à 69 ans 12.4
    Secteur public 4.7
    Secteur privé 12.1
    Travailleurs autonomes 39.8
    Personnes nées au Canada 16.8
    Immigrants admis 22.5
    Personnes nées à l'étranger (non immigrants admis) 25.5
    Autochtones hors réserve 13.4
    Non-autochtones 18.7
Sexe
Les femmes représentaient une proportion disproportionnée des pertes d'emploi en mars, tandis qu'en avril, les baisses étaient plus importantes chez les hommes, de sorte que les pertes d'emploi cumulatives de février à avril étaient réparties de manière égale entre les femmes (17 %) et les hommes (15 %). En mai, l'emploi a augmenté plus de deux fois plus vite chez les hommes que chez les femmes, ce qui a réduit le total cumulatif des pertes d'emploi à 13 % chez les hommes et à 16 % chez les femmes. Entre le 15 mars et la mi–mai, les femmes et les hommes étaient susceptibles à parts égales d'avoir demandé la PCU.
Âge
La fermeture de l'économie a été particulièrement difficile pour les jeunes et les étudiants. Bien que l'emploi chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans ait augmenté en mai, cela n'a réduit que légèrement la perte d'emploi cumulative totale enregistrée depuis le début de la pandémie. Les jeunes travailleurs affichent un taux de demande plus élevé que le reste de la population : plus du quart des jeunes ont demandé la PCU entre le 15 mars et la mi–mai. Comparativement, un peu moins d'un cinquième des personnes âgées de 25 à 54 ans et seulement 12 % des personnes âgées de 55 à 69 ans ont demandé la PCU pendant cette période.
Nouveaux arrivants
Les immigrants très récents (cinq ans ou moins) ont été durement touchés par les répercussions de la COVID–19 sur le marché du travail. Les données montrent qu'entre la mi–mars et la mi–mai, un peu moins de 1 immigrant admis sur 4 et un peu plus de 1 personne sur 4 née à l'étranger ont demandé la PCU, alors que chez les personnes nées au Canada, le taux de demande était inférieur à 1 sur 5.
Région
Les taux de demande de la PCU sont les plus élevés au Québec, en Ontario et en Alberta. En raison de la dynamique de la population et des différences dans les approches adoptées pour aplatir la courbe, l'Ontario et le Québec représentaient les deux tiers du total des demandes.
Autochtones
Les pertes d'emploi dans la population autochtone vivant en milieu urbain ou hors réserve ont été comparables à celles des Canadiens non autochtones. Malgré cela, le taux de demande de la PCU par la population autochtone vivant en milieu urbain ou hors réserve est inférieur à celui des Canadiens non autochtones.
Minorités visibles/Canadiens racialisés
Bien que nous ne disposions pas de données sur la PCU chez les minorités visibles, nous savons que les Canadiens et les communautés racialisés ont été touchés de façon disproportionnée par les crises sanitaire et économique. De plus, nous savons que les immigrants et les jeunes – deux groupes comptant une proportion plus élevée de membres des minorités visibles – affichent des taux de demande plus élevés que les autres Canadiens. Toutefois, les données ne sont pas concluantes, et une analyse plus détaillée sera nécessaire à la fin du programme afin de mieux comprendre l'incidence de la PCU sur les minorités visibles.
Industrie
Les services d'hébergement et de restauration ont connu une baisse de l'emploi plus marquée que toute autre industrie de février à avril. L'incidence considérable de la COVID-19 sur l'industrie des services d'hébergement et de restauration a conduit au taux de demande le plus élevé : 43 % des employés ou des anciens employés de cette industrie ont demandé la PCU.
Revenu
Près de 1 travailleur employé sur 4 appartenant au quintile des revenus les plus faibles – les personnes gagnant 600 $ ou moins par semaine – a demandé la PCU entre la mi–mars et la mi–mai. La probabilité que les travailleurs employés aient déclaré avoir demandé la PCU diminue à mesure que les revenus augmentent. En effet, un peu moins de 1 personne sur 7 du deuxième quintile le plus bas (de 601 $ à 842 $ par semaine) et moins de 1 personne sur 10 du troisième quintile (de 843 $ à 1 160 $) ont déclaré avoir demandé la PCU.
Catégorie d'emploi
Pour les travailleurs autonomes, l'incidence de la fermeture de l'économie attribuable à la COVID–19 a été ressentie principalement sous la forme d'une importante perte d'heures de travail plutôt que par une perte d'emploi. Par exemple, en mai, 43 % des travailleurs autonomes ont travaillé moins de la moitié de leurs heures normales pour des raisons liées à la COVID–19. Par conséquent, 40 % des travailleurs autonomes déclarent avoir demandé la PCU, tandis que seulement 12 % des employés du secteur privé et 5 % des employés du secteur public ont présenté une demande.

Subvention salariale d'urgence du Canada

Échéancier de l'ACS+
Mi-cycle
Population cible
Travailleurs et employeurs touchés par la COVID–19
Avantages directs prévus
Sexe
○─○─●─○─○
Avantage
Hommes – Femmes
Revenu
○─○─○─●─○
Avantage considérable
Faible – Élevé
Âge
○──●──○
Avantage
Jeunes – Aînés

Afin d'aider les employeurs à faire face aux défis que pose la pandémie de la COVID–19, le gouvernement a mis en œuvre la Subvention salariale d'urgence du Canada (SSUC). Cette subvention vise à prévenir d'autres pertes d'emplois, à encourager les employeurs à réembaucher les travailleurs qu'ils ont dû mettre à pied à cause de la COVID–19 et à aider les entreprises à se positionner pour reprendre plus facilement leurs activités régulières après la crise. Pour les employeurs admissibles, la SSUC couvre 75 % des salaires des employés visés jusqu'à concurrence de 847 $ par semaine. Figurent dans la section suivante des renseignements fondés sur les demandes actuelles au titre du programme; cependant, étant donné la probabilité d'autres demandes, il se peut que ces résultats ne représentent pas les bénéficiaires du programme en général. Une évaluation plus complète sera possible lorsque les données de l'impôt sur le revenu de 2020 seront disponibles.

Au 29 juin 2020, un total de 538 080 demandes de la SSUC avaient été approuvées. Au cours de la première période de demande, soit du 15 mars au 11 avril, plus de 2,8 millions d'employés ont reçu un soutien équivalant à un montant mensuel moyen de 2 061 $ par employé. Au cours de la deuxième période de demande, soit du 12 avril au 9 mai, plus de 2,7 millions d'employés ont reçu un soutien équivalant à un montant mensuel moyen de 2 359 $ par employé. Au cours de la troisième période de demande, soit du 10 mai au 6 juin, près de 2 millions d'employés ont reçu un soutien équivalant à un montant mensuel moyen de 2 331 $ par employé.

Actionnaires et propriétaires
Les actionnaires et les propriétaires d'entreprises admissibles peuvent profiter de la SSUC, puisqu'elle pourrait contribuer à réduire les coûts de main–d'œuvre lorsque les activités commerciales sont réduites.
Industrie
Les données actuelles sur les demandeurs de la SSUC montrent que l'industrie où le plus grand nombre d'employeurs ont reçu la SSUC au cours des trois périodes de demande était celle des services professionnels, scientifiques et techniques (graphique 1.10). En revanche, le plus grand nombre d'employés visés au cours des trois périodes de demande appartenaient aux industries de la fabrication et des services d'hébergement et de restauration.
Graphique 1.10
Répartition des demandes approuvées selon l'industrie par période de demande
%
Graphique 1.10 : Répartition des demandes approuvées selon l'industrie  par période de demande

Source : Agence du revenu du Canada

  • version texte
    Ce graphique illustre la distribution des demandes de Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) approuvées par période et par secteur d’activité. Pour toutes les trois périodes, les employeurs qui ont reçu la SSUC appartiennent avant tout aux secteurs des services professionnels, scientifiques et techniques, mais aussi aux secteurs hôtelier et alimentaire, des soins de santé et des services sociaux, et de la construction. C’est dans les secteurs des services publics et de l’administration publique que l’on enregistre le moins de demandes.
Taille de l'entreprise
Au 29 juin 2020, dans les trois périodes de demande, un peu moins des trois quarts des demandes approuvées provenaient de petits employeurs comptant 25 employés ou moins, et moins du quart provenaient d'employeurs de taille moyenne comptant de 26 à 250 employés. Les autres demandes provenaient de grands employeurs. Malgré le plus grand nombre de demandes présentées par de petits employeurs, les employeurs de taille moyenne représentaient le plus grand nombre d'employés soutenus par période de demande. Ces résultats peuvent témoigner en partie du fait que les petits employeurs ont moins d'employés et sont davantage soumis à des contraintes de liquidité que les employeurs de plus grande taille – certains d'entre eux pourront faire une demande plus tard dans le cadre de ce programme.
Région
Que ce soit en fonction du nombre d'employeurs ou d'employés visés, les bénéficiaires étaient plus susceptibles de résider en Ontario, au Québec, en Colombie–Britannique ou en Alberta, du fait de la population plus nombreuse de ces régions. En fait, la répartition des employés visés par province et par territoire correspond de près à l'emploi national total en février 2020.
Personnes faisant appel à des organismes à but non lucratif
Les personnes qui bénéficient des services d'organismes à but non lucratif et d'organismes de bienfaisance ont droit de se prévaloir de cette mesure.
Communautés autochtones
Les entreprises appartenant à un gouvernement autochtone peuvent être admissibles à la subvention, ce qui peut être avantageux pour les communautés autochtones.
Sexe
Bien qu'aucune donnée ne soit disponible sur la composition par sexe des employés recevant la SSUC, les données actuelles sur les demandeurs de la SSUC montrent que le plus grand nombre d'employeurs qui ont reçu un soutien pendant les trois périodes de demande revenait au secteur des services professionnels, scientifiques et techniques, tandis que le plus grand nombre d'employés visés correspondait aux industries de la fabrication et des services d'hébergement et de restauration. Dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques, 56 % des travailleurs employés en février 2020 étaient des hommes. Les hommes sont également plus susceptibles de travailler dans l'industrie de la fabrication (71 % de l'emploi en février 2020), tandis que les femmes sont un peu plus susceptibles de travailler dans l'industrie des services d'hébergement et de restauration (55 % de l'emploi en février 2020). Par conséquent, il est possible que les hommes soient un peu plus susceptibles que les femmes d'être visés par la SSUC. Toutefois, les données ne sont pas concluantes, et une analyse plus détaillée sera nécessaire lorsque les données de l'impôt sur le revenu de 2020 seront disponibles.
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