Initiative Canada – Royaume-Uni sur l'intelligence artificielle : projets financés

Document d'information

Communiqué de presse :  Le Canada et le Royaume-Uni collaborent dans le domaine de l’intelligence artificielle responsable

Voici les résumés des dix projets de recherche internationaux financés par l’entremise de l’Initiative Canada – Royaume-Uni sur l'intelligence artificielle

BIAS – L’intelligence artificielle responsable pour accroître l’égalité sur le marché du travail

(Linglong Kong, University of Alberta et Monideepa Tarafdar, Lancaster University)

Ce projet déterminera comment l’intelligence artificielle peut à la fois conduire à des préjugés involontaires, et les réduire, dans les processus d’offre d’emploi, d’embauche et de réseautage professionnel, qui sont de plus en plus numérisés. Les chercheurs collaboreront avec des partenaires industriels pour comprendre et atténuer les préjugés sexistes et ethniques dans les processus de ressources humaines, tels que l’embauche et le réseautage professionnel.

L’intelligence artificielle responsable pour bâtir des sociétés démocratiques et inclusives : une approche interdisciplinaire pour détecter et contrer le langage abusif en ligne

(Wendy Hui Kyong Chun, Simon Fraser University et Kalina Bontcheva, University of Sheffield)

Depuis peu, le gouvernement britannique envisage de prendre des mesures réglementaires pour forcer les plateformes de médias sociaux à s’attaquer, par la modération du contenu, au langage abusif et aux discours haineux. Ce projet veut produire des connaissances communes sur les méthodes d’intelligence artificielle responsable pour détecter et contrer automatiquement les abus et les discours haineux en ligne.

L’automatisation responsable pour favoriser une mobilité inclusive (RAIM)

(Babak Mehran, Université du Manitoba et Ed Manley, University of Leeds)

Ce projet développera de nouveaux modèles de transport autonome pour améliorer la mobilité des populations vieillissantes. La recherche permettra de mieux comprendre les possibilités et les défis du transport autonome, et de les intégrer dans des méthodes d’intelligence artificielle pour prévoir la demande et optimiser les nouveaux services.

La microrobotique autoguidée pour procéder à la dissection automatisée du cerveau

(Aaron Wheeler, University of Toronto et Danail Stoyanov, University College London)

Ce projet fabriquera un nouvel outil puissant destiné à la microchirurgie, au moyen de systèmes microrobotiques pilotés par l’intelligence artificielle pour déterminer et recueillir des cibles à l’intérieur de tissus biologiques complexes. Les systèmes seront utilisés pour récolter des cellules souches neurales rares, qui sont très prometteuses pour le traitement des maladies neurodégénératives et des traumatismes cérébraux.

L’information publique en situation d’urgence par l’intelligence artificielle : compréhension et alerte automatisées des foyers de maladies par les médias d’information mondiaux

(David Buckeridge, Université McGill et Nigel Collier, University of Cambridge)

Ce projet a pour objectif de modifier radicalement le système d’alerte automatique en cas d’épidémie mondiale par le suivi des médias. En collaboration avec des organismes de santé publique nationaux et internationaux, des équipes des deux établissements adopteront une approche interdisciplinaire qui combine le traitement du langage naturel, l’épidémiologie, l’informatique biomédicale et la bioéthique pour s’atteler à cette tâche complexe.

L’utilisation de robots sociaux munis d’intelligence artificielle pour améliorer l’expérience des enfants qui reçoivent des soins de santé

(Samina Ali, University of Alberta et Mary Ellen Foster, University of Glasgow)

Les enfants ressentent quotidiennement la douleur et la détresse en milieu clinique, causant ainsi des conséquences négatives à court et à long terme. En collaboration avec les parties prenantes, le projet développera un robot robuste, adaptatif et socialement intelligent, conçu pour distraire les enfants pendant les procédures cliniques douloureuses, réduisant ainsi la douleur et la détresse. L'efficacité du robot sera évaluée dans le cadre d’un essai clinique.

Le dépistage de biomatériaux au moyen de l’intelligence artificielle pour accélérer la conception de dispositifs médicaux

(Nicole Li-Jessen, Université McGill et Adam Celiz, Imperial College London)

La recherche et le développement classiques de biomatériaux dans le domaine des soins de santé sont coûteux et laborieux, et s’appuient largement sur des modèles in vitro et in vivo. Ce projet veut intégrer l’intelligence artificielle dans le développement pour réduire les coûts et accélérer la découverte de nouveaux biomatériaux destinés à la médecine.

L’intelligence artificielle pour créer des cotes de risque multiethniques équitables qui améliorent les soins cliniques

(Brent Richards, Hôpital général juif et Michael Inouye, University of Cambridge)

Les récentes avancées enregistrées en génomique et en apprentissage machine ont généré des cotes de risque génétique susceptibles d’améliorer les soins aux patients et leur santé. Toutefois, ces outils fonctionnent mieux pour les personnes d’ascendance européenne que pour les autres. Le projet développera une intelligence artificielle de pointe pour remédier à ces inégalités et améliorer la santé de tous.

L’exploitation de l’impact de la diversité dans les troubles neurologiques du développement par l’intégration de l’apprentissage automatique dans les interventions personnalisées

(François Bolduc, University of Alberta et Ian Dunham de l’Institut européen de bio-informatique)

Les troubles neurologiques du développement comprennent les troubles du développement cognitif, émotionnel et social, qui touchent 13 p. 100 de la population. Bien que nous comprenions beaucoup mieux les gènes associés à ces troubles, les interventions sont encore relativement génériques. Le projet utilisera l’apprentissage machine pour mieux saisir comment la diversité des personnes atteintes de ces troubles pourrait orienter des interventions plus personnalisées.

Le lien entre le soi en tant qu’agent et l’environnement : franchir les frontières disciplinaires pour s’aider soi-même et anticiper le soi artificiel

(Georg Northoff, Université d’Ottawa et Karl Friston, University College London)

Ce projet vise à aider les personnes qui souffrent de changements anormaux dans leur perception et dans leur personnalité, comme dans des conditions psychiatriques telles que la schizophrénie. Cela a non seulement des conséquences éthiques majeures pour la compréhension de nous-mêmes, mais aussi pour le second objectif de ce projet, qui ouvre la voie à une compréhension et à une théorie mathématique du moi artificiel.

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