Évaluation de substance dangereuse - Acétone

Note importante : Les évaluations de substances dangereuses sont des documents techniques rédigés par Santé Canada à titre de ressources éducatives et d'information à l'intention des fournisseurs de produits dangereux conformément à la Loi sur les produits dangereux et à son règlement d'application. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le règlement et la section « Renseignements sur la réglementation et autres renseignements » du présent document.

Identification

Nom chimique :

Acétone

N° CAS :

67-64-1

Composition chimique :

(CH3)2CO

Synonymes :

Diméthylcétone, béta-cétopropane.

N° ONU :

1090 [liquide inflammable]

Pictogrammes :

Figure 1.

Toxicité pour la reproduction
Figure 1 - Équivalent textuel

Le symbole dans le pictogramme est un point d'exclamation. Ce symbole indique que les produits dangereux avec ce pictogramme peuvent causer certains effets sur la santé, par exemple :

  • irritation cutanée,
  • irritation des yeux, et/ou
  • sensibilisation cutanée.

Figure 2.

Toxicité pour la reproduction
Figure 2 - Équivalent textuel

Le symbole à l'intérieur du pictogramme représente une flamme au-dessus d'un trait. Ce symbole indique que les produits dangereux affichant ce pictogramme peuvent s'enflammer facilement et brûler rapidement s'ils ne sont pas entreposés et manipulés correctement.

Classification du SIMDUT

Dangers pour la santé :

Lésions oculaires graves / irritation oculaire : Catégorie 2A.

Dangers physiques :

Liquides inflammables : Catégorie 2.

Dangers pour la santé

Toxicité aiguë (voie orale) :

Ne satisfait pas aux critères.

DL50 : 5 800 mg/kg (rat, femelle) note de bas de page 1.

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification de la catégorie Toxicité aiguë (voie orale).

Toxicité aiguë (voie cutanée) :

Ne satisfait pas aux critères.

DL50 : > 15 800 mg/kg (lapin) note de bas de page 2.

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification de la catégorie Toxicité aiguë (voie cutanée).

Toxicité aiguë (par inhalation – gaz) :

Aucune donnée disponible.

Toxicité aiguë (par inhalation – vapeurs) :

Ne satisfait pas aux critères.

CL50 : 76 mg/L (4 heures) (d'après un résumé d'étude note de bas de page 3).

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification de la catégorie Toxicité aiguë (par inhalation – vapeurs).

Toxicité aiguë (par inhalation – poussières et brouillard) :

Aucune donnée disponible.

Corrosion cutanée / irritation cutanée :

Ne satisfait pas aux critères.

Dans une étude de Smyth et Carpenter, 10 µl d'acétone ont été appliqués sur la peau coupée de 5 lapins note de bas de page 2. L'exposition a duré 24 heures et les observations ont été notées à l'aide du système de Smyth et Carpenter. Une cote de 1 sur 10 a été obtenue, ce qui indique l'absence d'irritation cutanée. Dans une autre étude sur l'irritation cutanée chez le lapin, l'acétone a eu une cote de 0,67 pour l'érythème et de 0 pour l'œdème, ce qui permet de conclure une fois de plus que la substance n'est pas irritante note de bas de page 4.

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification de la catégorie Corrosion cutanée / Irritation cutanée.

Lésions oculaires graves / irritation oculaire :

Catégorie 2A.

Dans une étude réalisée selon la Ligne directrice 405 de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l'acétone non diluée (0,1 mL) a été instillée dans les yeux de 4 lapins note de bas de page 5. Les observations ont été consignées à 24, 48 et 72 heures pour tous les paramètres oculaires et les cotes moyennes ont été calculées pour chacun des 4 lapins. Les cotes étaient les suivantes pour chaque paramètre : 2, 1,67, 2 et 2 pour l'opacité cornéenne (résorbée au jour 10); 1,33, 1,0, 1,33 et 1,33 pour l'iritis (résorbée au jour 14); 3, 2,67, 2,67 et 3 pour la rougeur conjonctivale (résorbée au jour 21); et 3, 2,0, 2,67 et 2,33 pour le chémosis (résorbé au jour 10). Selon le paragraphe 8.3.2(3) du RPD, ces résultats satisfont aux critères de classification de la catégorie 2A.

D'autres études étaient disponibles pour étayer cette classification. Dans un test de Draize, une dose de 0,1 mL d'acétone non diluée a été instillée dans un œil de 4 à 6 lapins, ce qui a donné une cote moyenne maximale (CMM) de 66/110 24 heures après l'instillation note de bas de page 6. La CMM modifiée pour l'acétone non diluée a été établie à 65,75. Ces deux valeurs indiquent que l'acétone est un irritant. Dans une étude réalisée par Smyth, un degré d'irritation pour l'acétone non diluée a été établi selon l'échelle de Carpenter note de bas de page 7. D'après les résultats, l'acétone est une substance de catégorie 5, ce qui indique que 0,02 mL d'acétone donne une cote d'irritation supérieure à 5,0 (indiquant des lésions oculaires graves), alors que ce n'est pas le cas avec 0,005 mL. Dans une autre étude, l'acétone (pure) s'est révélée un irritant grave dans le cadre du test in vitro d'opacité/perméabilité cornéennes bovines (OPCB), réalisé selon la Ligne directrice 437 de l'OCDE note de bas de page 8. Dans une étude sur l'irritation oculaire chez le lapin, une dose 0,1 mL d'acétone a provoqué 6/6 réactions positives pour l'opacité de la cornée, l'iritis et la rougeur conjonctivale note de bas de page 9. Ces effets étaient complètement réversibles.

Dans une autre étude, les dilutions d'acétone dans le polyéthylène glycol (1 %, 3 %, 10 % et 30 %) ont entraîné une légère irritation oculaire avec des cotes de 1/110, 4/110, 3/110 et 6/110, respectivement note de bas de page 10. Le polyéthylène glycol est un solvant qui ne satisfait pas aux critères d'irritation oculaire et l'étude elle-même a été bien menée. Ainsi, on peut conclure de cette étude que les solutions d'acétone inférieures à 30 % ne satisfont pas aux critères de classification de la catégorie 2A.

Les données existantes satisfont aux critères de classification de la catégorie Lésion oculaire grave / Irritation oculaire – catégorie 2A [8.3.2(3) du RPD] pour les solutions d'acétone à plus de 30 % [8.3.2(3) du RPD].

Sensibilisation respiratoire :

Aucune donnée disponible.

Sensibilisation cutanée :

Ne satisfait pas aux critères.

Des résultats négatifs ont été obtenus avec l'acétone dans un test de maximisation chez le cobaye note de bas de page 3,note de bas de page 11. En fait, l'acétone est souvent utilisée comme excipient pour ce test note de bas de page 12. L'acétone a aussi fait l'objet d'un test de sensibilisation cutanée chez la souris, à savoir un test de sensibilisation de l'oreille. Cette étude a également donné des résultats négatifs note de bas de page 13.

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification de la catégorie Sensibilisation cutanée.

Mutagénicité sur les cellules germinales :

Ne satisfait pas aux critères.

In vivo : Des résultats négatifs ont été obtenus lors d'un test du micronoyau sur des érythrocytes périphériques normochromatiques chez la souris B6C3F1 (d'après un résumé d'étude note de bas de page 3). Ces souris ont été exposées par voie orale subchronique à l'acétone dans l'eau potable à des doses atteignant 2 mg/kg. Aucun signe d'activité clastogène n'a été observé. L'acétone n'a pas non plus montré d'activité génotoxique lors d'un test du micronoyau in vivo sur des cellules de moelle osseuse de hamsters chinois (d'après un résumé d'étude note de bas de page 3).

In vitro : Dans un test de mutation inverse avec Salmonella typhimurium, les résultats étaient négatifs, avec et sans activation métabolique note de bas de page 3,note de bas de page 14,note de bas de page 15. Un test d'aberration chromosomique sur les cellules CHO et un test de lymphome chez la souris L5178Y sans activation métabolique ont également donné des résultats négatifs (d'après un résumé d'étude note de bas de page 3).

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification de la catégorie Mutagénicité sur les cellules germinales.

Cancérogénicité :

Ne satisfait pas aux critères.

L'American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH) a classé l'acétone dans la catégorie A4 – Substance non classable comme cancérogène pour les humains note de bas de page 16. L'acétone est souvent utilisée comme témoin négatif ou excipient dans les études de cancérogénicité cutanée (d'après un résumé d'étude note de bas de page 3). Il n'y a aucune indication d'une fréquence élevée de tumeur dans le groupe témoin ayant reçu l'acétone comme excipient. L'acétone n'a pas été examinée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) ni par le National Toxicology Program (NTP).

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification de la catégorie Cancérogénicité.

Toxicité pour la reproduction :

Ne satisfait pas aux critères.

Dans la plupart des cas, les études sur la reproduction portant sur l'acétone ont donné des résultats négatifs. L'exposition à l'acétone (5 000 mg/L d'eau potable pendant 8 semaines ou 10 000 mg/L d'eau potable pendant 4 semaines) n'a eu aucun effet nocif sur la fertilité de rats mâles (d'après un résumé d'étude note de bas de page 3). Dans une autre étude chez le rat, aucun effet nocif n'a été observé sur la fertilité des mâles après 6 semaines d'exposition à 0,5 % d'acétone dans l'eau potable (d'après un résumé d'étude note de bas de page 3). L'acétone n'a pas non plus montré de toxicité pour la reproduction chez les souris mâles ou femelles à des doses atteignant 5 000 et 11 000 mg/kg p.c./j (d'après un résumé d'étude note de bas de page 3). L'exposition de rates gravides à 0, 440, 2 200 ou 11 000 ppm d'acétone en aérosol n'a pas entraîné de toxicité pour le développement ni de tératogénicité. La toxicité chez les mères (diminution du poids corporel et du poids de l'utérus) était manifeste à la dose élevée, avec une diminution significative du poids des fœtus. Dans une autre étude, l'administration de 6 600 ppm par aérosol a entraîné une toxicité maternelle (augmentation du poids du foie) et une toxicité pour le développement (réduction du poids des fœtus et légère augmentation des résorptions tardives) (d'après un résumé d'étude note de bas de page 3). Une autre étude n'a révélé aucun effet sur la reproduction chez des rates gravides qui avaient inhalé jusqu'à 26,2 mg d'acétone 16 heures par jour, aux jours 6 à 19 de la gestion note de bas de page 13. Les paramètres d'intérêt comprenaient le nombre d'implantations, le pourcentage moyen de petits vivants/portée, le pourcentage moyen de résorptions/portée, le rapport mâles/femelles et la fréquence des malformations ou des variations chez les fœtus.

Des résultats positifs ont été observés dans deux études. La toxicité pour le développement a été observée à la dose de 15,7 mg/L chez des souris ayant inhalé 0, 1, 5,2 ou 15,7 mg/L d'acétone pendant 6 heures par jour pendant les jours 6 à 17 de la gestation note de bas de page 13. On a observé une réduction du poids des fœtus et une légère augmentation de la fréquence des résorptions tardives. Toutefois, aucun effet tératogène n'a été observé. Dans une autre étude chez des souris ayant reçu 3 500 mg/kg/j d'acétone par gavage aux jours 6 à 16 de la gestation, le nombre de femelles ayant produit des portées viables a diminué (44,4 % par rapport à 94,4 % chez les témoins). La survie des petits et le poids à la naissance ont diminué. Les concentrations auxquelles des effets nocifs ont été observés sont supérieures au seuil de classification.

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification de la catégorie Toxicité pour la reproduction.

Toxicité pour certains organes cibles – exposition unique :

Ne satisfait pas aux critères.

Voie orale : De l'acétone a été administrée à des groupes de 6 rats mâles (jeunes adultes et adultes plus âgés), pour obtenir des données sur la toxicité aiguë et déterminer la dose approximative induisant les premiers signes observables d'une action toxique note de bas de page 17. Une dose de 5 mL/kg (3 949 mg/kg) a donné les premiers signes visibles de toxicité. Dans une autre étude, des groupes d'au moins 5 rates ont reçu des doses de 5 370 à 6 980 mg/kg d'acétone note de bas de page 1. Les observations indiquant les signes de toxicité ont été faites et consignées à des moments précis : fréquemment le jour d'administration de la dose, puis chaque jour pendant 14 jours. Des signes cliniques de toxicité sont apparus dans les 3 heures suivant l'administration de la dose. La toxicité grave était généralement caractérisée par une prostration et la mort se produisant entre 24 et 72 heures. On a observé une récupération à partir de 72 heures. Dans les deux cas, la toxicité semblait être généralisée, plutôt que cibler un organe particulier.

Voie cutanée : Aucune donnée disponible.

Par inhalation : Vingt-deux volontaires, hommes et femmes, ont été exposés pendant 4 heures à de l'acétone à une concentration de 250 ppm et on a constaté de légers changements neurocomportementaux (lors d'un test de discrimination auditive et d'un test d'humeur) note de bas de page 18. Ces effets sont toutefois trop faibles pour permettre une classification et aucun effet significatif n'a été observé dans les 5 autres tests neurocomportementaux. L'acétone a provoqué une légère irritation à 300 ppm, tandis qu'à la dose de 500 ppm, on a constaté une irritation des yeux et du système respiratoire, mais elle était encore tolérable note de bas de page 19. Une exposition de 3 heures à de l'acétone inhalée jusqu'à 25 300 ppm a causé une dépression prolongée du système nerveux central chez le rat note de bas de page 20. À des concentrations atteignant 23,1 g/m3 (ou 23,1 mg/L), les vapeurs d'acétone inhalées ont réduit l'activité motrice chez le rat. À 60,7 g/m3, l'acétone a provoqué des convulsions, la narcose et la mort note de bas de page 21. Bien que des effets nocifs aient été observés dans ces études, ils ne se manifestent qu'à des doses supérieures au seuil de classification.

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification de la catégorie Toxicité pour certains organes cibles – exposition unique.

Toxicité pour certains organes cibles – exposition répétée :

Ne satisfait pas aux critères.

Voie orale : L'acétone était légèrement toxique pour les rats et les souris lorsqu'elle était administrée dans de l'eau potable pendant 13 semaines note de bas de page 22,note de bas de page 23. Les doses toxiques minimales ont été estimées à 20 000 ppm d'acétone (1 700 mg/kg) chez les rats et les souris mâles et à 50 000 ppm d'acétone (3 400 mg/kg) chez les souris femelles. Aucun effet toxique n'a été constaté chez les rates. On a constaté que les testicules, les reins et le système hématopoïétique sont les organes cibles chez les rats mâles, et le foie est l'organe cible chez les souris mâles et femelles. Des effets sur les reins et une dégénérescence des tubules rénaux ont été constatés dans une étude de 90 jours à des doses orales très élevées chez le rat (500 et 2 500 mg/kg) note de bas de page 24. Les doses auxquelles des effets sont observés sont supérieures au seuil de classification.

Voie cutanée : L'exposition cutanée pendant la durée de vie à de faibles doses d'acétone (20 à 160 mg d'acétone/souris) à raison de 2 ou 3 traitements par semaine (jusqu'à 573 jours) n'a eu aucun effet notable sur la survie ou la fréquence des néoplasmes de la peau (d'après un résumé d'étude note de bas de page 3). Aucun autre paramètre n'a été examiné. De plus, en raison de la volatilité de l'acétone, les conditions normales d'application cutanée entraîneront une évaporation considérable de la surface de la peau, ce qui réduira la dose efficace pour l'absorption cutanée.

Par inhalation : Après 8 semaines d'exposition de rats à 19 000 ppm (3 heures/jour) d'acétone, aucun effet toxique systémique indésirable n'a été observé pour les paramètres étudiés (d'après un résumé d'étude note de bas de page 3). L'examen neurocomportemental de 71 travailleurs ayant été exposés en moyenne à l'acétone pendant 14 ans (les expositions variaient de 416 à 890 ppm) a révélé des déficits statistiquement significatifs dans les résultats des tests de conduction nerveuse (ce qui indique une neuropathie). Cependant, l'auteur a noté que ces anomalies ne reflètent pas toujours un trouble neurologique fonctionnel note de bas de page 25. Les travailleurs exposés ont également signalé des symptômes oculaires, cutanés et des voies respiratoires supérieures (aucune analyse statistique n'a été fournie).

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification de la catégorie Toxicité pour certains organes cibles – exposition répétée.

Danger par aspiration :

Ne satisfait pas aux critères.

De l'acétone a été administrée par voie orale à une dose de 1 mL/kg à 8 rats anesthésiés (4 de chaque sexe) note de bas de page 26. L'administration d'acétone par voie orale a permis d'étudier la toxicité pulmonaire de l'acétone par aspiration. Les 8 rats sont morts. Cependant, 2 rats seulement sur 8 ont présenté une hémorragie pulmonaire grave et on a estimé qu'ils étaient morts en raison de l'aspiration d'acétone. On a constaté que l'acétone s'évapore trop rapidement pour être aspirée; cependant, si elle est ingérée très rapidement, elle peut être aspirée dans les poumons et causer une hémorragie pulmonaire grave. Comme aucune donnée chez les humains n'est disponible et que l'acétone n'est pas un hydrocarbure liquide, ces résultats ne permettent pas de classer l'acétone comme substance toxique par aspiration.

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification de la catégorie Danger par aspiration.

Matières infectieuses présentant un danger biologique :

Sans objet.

L'acétone n'est ni un micro-organisme, ni une protéine, ni un acide nucléique.

Dangers physiques

Matières et objets explosibles :

Non évalués*

* Les explosifs ne figurent pas dans la Loi sur les produits dangereux et son règlement d'application. Les matières explosives sont réglementées aux termes de la Loi sur les explosifs. Pour de plus amples informations, consultez le site Web de Ressources naturelles Canada.

Gaz inflammables :

Sans objet.

L'acétone n'est pas un gaz. Les critères de classification des gaz inflammables ne s'appliquent pas à cette substance.

Aérosols inflammables :

Aucune donnée disponible.

Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si l'acétone satisfait aux critères de classification des aérosols inflammables.

Gaz comburants :

Sans objet.

L'acétone n'est pas un gaz. Les critères de classification des gaz comburants ne s'appliquent pas à cette substance.

Gaz sous pression :

Sans objet.

L'acétone n'est pas un gaz. Les critères de classification des gaz sous pression ne s'appliquent pas à cette substance.

Liquides inflammables :

Catégorie 2.

L'acétone est un liquide inflammable dont le point d'ébullition initial est de 56,2 °C et dont le point d'éclair (coupelle fermée) est de -18 °C note de bas de page 27.

Les données existantes satisfont aux critères de classification des liquides inflammables – catégorie 2 [7.6.1(2) du RPD].

Solides inflammables :

Sans objet.

L'acétone n'est pas un solide. Les critères de classification des solides inflammables ne s'appliquent pas à cette substance.

Matières autoréactives :

Aucune donnée disponible.

Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si l'acétone satisfait aux critères de classification des substances et mélanges autoréactifs.

Liquides pyrophoriques :

Ne satisfait pas aux critères.

L'acétone a une température d'auto-inflammation de 465 °C et ne s'enflamme pas à la température ambiante note de bas de page 28.

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification des liquides pyrophoriques.

Solides pyrophoriques :

Sans objet.

L'acétone n'est pas un solide. Les critères de classification des solides pyrophoriques ne s'appliquent pas à cette substance.

Matières auto-échauffantes :

Ne satisfait pas aux critères.

L'acétone a une température d'auto-inflammation de 465 °C, laquelle est très supérieure à la température d'inflammation spontanée selon les critères de classification note de bas de page 20.

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification des substances et des mélanges auto-échauffants.

Matières qui, au contact de l'eau, dégagent des gaz inflammables :

Sans objet.

L'acétone présente une structure chimique qui ne contient pas de métaux ni de métalloïdes et, par conséquent, n'a pas besoin d'être classée [7.12.1(1) du RPD].

Liquides comburants :

Sans objet.

D'après l'alinéa 7.13.1(1)(b) du RPD, il n'est pas nécessaire de classer tous les liquides organiques qui contiennent de l'oxygène, du fluor ou du chlore, si ces éléments ne sont chimiquement liés qu'au carbone ou à l'hydrogène. L'acétone est composée uniquement d'oxygène chimiquement lié au carbone.

Solides comburants :

Sans objet.

L'acétone n'est pas un solide. Les critères de classification des solides comburants ne s'appliquent pas à cette substance.

Peroxydes organiques :

Sans objet.

L'acétone n'est pas un peroxyde organique. Les critères de classification des peroxydes organiques ne s'appliquent pas à cette substance.

Matières corrosives pour les métaux :

Ne satisfait pas aux critères.

L'acétone n'est pas corrosive pour les métaux communs à la température ambiante note de bas de page 29.

Les données existantes ne satisfont pas aux critères de classification des matières corrosives pour les métaux.

Poussières combustibles :

Sans objet.

L'acétone n'est pas un solide. Les critères de classification des poussières combustibles ne s'appliquent pas à cette substance.

Asphyxiants simples :

Sans objet.

L'acétone n'est pas un gaz. Les critères de classification des asphyxiants simples ne s'appliquent pas à cette substance.

Gaz pyrophoriques :

Sans objet.

L'acétone n'est pas un gaz. Les critères de classification des gaz pyrophoriques ne s'appliquent pas à cette substance.

Renseignements sur la réglementation et autres renseignements

Renseignements sur la réglementation :

Les évaluations de substances dangereuses sont rédigées par Santé Canada à titre de ressources éducatives et documentaires. Aux termes de la Loi sur les produits dangereux (LPD), les fournisseurs de produits dangereux doivent, au moment de la vente ou de l'importation d'un produit dangereux, fournir une fiche de données de sécurité qui est conforme aux exigences énoncées dans le Règlement sur les produits dangereux (RPD). Pour de plus amples renseignements, consulter le Guide technique sur les exigences de la Loi sur les produits dangereux (LPD) et le Règlement sur les produits dangereux (RPD) – SIMDUT 2015 Exigences pour les fournisseurs.

Autres renseignements :

Les renseignements et les classifications indiqués dans les évaluations des substances dangereuses soient tirés de sources publiques, comme la documentation examinée par des pairs ou des rapports d'organismes internationaux. De nouveaux renseignements, y compris des renseignements de nature exclusive, peuvent avoir une incidence sur la classification des produits dangereux ou des substances dangereuses qu'ils contiennent. Il incombe aux fournisseurs de s'assurer de l'exactitude et de la fiabilité de la classification de leur produits dangereux ainsi que du caractère suffisant de celle-ci.

Dernière mise à jour :

2020

Rédigé par :

Bureau des matières dangereuses utilisées au travail, Santé Canada

Références

note de bas de page 1

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Gonczi, L. et al (2000)  Acute effects of inhalation exposure to organic solvents in rats. Central European Journal of Public Health 8:S:77-78.

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note de bas de page 22

National Toxicology Program (1991)  NTP report on the toxicity studies of acetone in F344/N rats and B6C3F1 mice (drinking water studies). NTP TOX 3; NIH Publication No. 91-3122. US department of health and Human Services, Public Health Service, National Institute of Health, Research Triangle, NC.

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Dietz, D. D. et al (1991)  Toxicity studies of acetone administered in the drinking water of rodents. Fundamental & Applied Toxicology 17:2:347-360.

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note de bas de page 24

American Biogenics Corporation (1988)  Final Report for American Biogenics Corporation Study 410-2313. Ninety day gavage study in albino rats using acetone dated 06-03-1991. U.S. Environmental Protection Agency Office of Solid Waste, Washington D.C. EPA/OTS Doc #: 40-91113042. NTIS/OTS0531919.

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Mitran, E. et al (1997)  Neurotoxicity associated with occupational exposure to acetone, methyl ethyl ketone and cyclohexanone. Environmental Research 73:181-188.

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note de bas de page 26

Panson, R. D. and Winek, C. L. (1980)  Aspiration toxicity of ketones. C. Clinical Toxicology 17:2:271-317.

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CCHST (2015) Base de données CHEMINFO. Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail. http://ccinfoweb.cchst.ca/  Cité en 2015.

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National Fire Protection Association (2002) Fire Protection Guide to Hazardous Materials. 13th Edition. National Fire Protection Association, Quincy, MA 02269.

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note de bas de page 29

CCHST (2015) Base de données CHEMINFO. Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail. http://ccinfoweb.cchst.ca/  Cité en 2015.

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