Cellulaires, tours cellulaires et autres installations d’antenne

Chaque jour, la population canadienne utilise les téléphones cellulaires et les installations d'antenne (comme les tours cellulaires) pour répondre à ses besoins en matière de communication sans fil. La présente fournit des renseignements pour aider à répondre aux questions relatives à la sécurité de ces appareils et à aborder les préoccupations liées aux effets possibles des stations de base sur la santé des personnes qui vivent à proximité.

Sur cette page

À propos des cellulaires, des tours cellulaires et autres installations d'antenne

Les cellulaires et les installations d'antenne utilisent des champs électromagnétiques (CEM) de radiofréquences de basse fréquence pour la transmission et la réception d'information. Les CEM de radiofréquences émises par les cellulaires et les stations de base sont un type de rayonnement non ionisant semblable à l'énergie produite par les signaux de télédiffusion et de radiodiffusion AM/FM. Contrairement au rayonnement ionisant (notamment des appareils à rayons X), les CEM de radiofréquences émises par les cellulaires ou d'autres appareils de communication sans fil n'ont pas assez d'énergie pour rompre des liaisons chimiques dans le corps humain.

Les cellulaires et les installations d'antenne doivent respecter les exigences canadiennes limitant le niveau des CEM de radiofréquences qu'ils émettent.

Cellulaires

Les cellulaires transmettent et reçoivent des signaux radioélectriques provenant d'un réseau de tours cellulaires (stations de base) fixes et à faible puissance. Les cellulaires sont conçus de façon à fonctionner au niveau minimum d'énergie nécessaire pour assurer la connexion et la qualité de l'appel.

La quantité d'énergie radiofréquence à laquelle vous vous exposez en utilisant un cellulaire dépend de nombreux critères, dont la distance entre le téléphone et le corps et l'intensité du signal.

La puissance d'émission d'un téléphone cellulaire varie selon le type de réseau et l'éloignement de la station de base. De façon générale, la puissance augmente à mesure que l'on s'éloigne de la station de base la plus proche.

Installations d'antenne

Les installations d'antenne sont généralement situées sur des toits, des tours et des poteaux électriques. Les installations d'antenne ont une puissance d'émission plus élevée que les téléphones cellulaires, mais les CEM de radiofréquences qu'elles émettent sont beaucoup plus éloignées du corps. C'est donc dire que le niveau d'exposition d'un individu à une station de base est beaucoup moins élevé que celui découlant de l'utilisation d'un téléphone cellulaire.

À propos de la technologie 5G

Le terme 5G décrit la cinquième génération de technologie pour les communications sans fil qui sera utilisée par les installations d'antenne et les appareils mobiles les plus récents. La technologie 5G fera appel aux mêmes fréquences qu'utilisent les appareils mobiles actuels (3G et 4G) ainsi qu'à des fréquences supérieures à 6 GHz, ou ondes millimétriques.

Les ondes millimétriques sont utilisées de nombreuses façons depuis plusieurs années, comme pour les bornes de contrôle de sûreté dans les aéroports, les radars de la police, les capteurs de télédétection et la technologie médicale. À l'heure actuelle, très peu d'appareils de communication sans fil sont activés pour la technologie 5G, mais leur nombre augmentera au fur et à mesure que les réseaux 5G seront déployés au Canada.

Avant d'être mis en vente au Canada, les appareils 5G devront respecter les exigences canadiennes en matière d'exposition aux radiofréquences, comme c'est le cas pour les technologies 3G et 4G actuelles. Les exploitants d'installations d'antenne utilisant la technologie 5G doivent continuer de respecter les exigences canadiennes courantes relatives à l'exposition aux radiofréquences. De plus, la conformité aux exigences en matière d'exposition aux radiofréquences demeurera une obligation continue.

Effets sur la santé

Selon les données scientifiques disponibles, l'exposition à des bas niveaux de CEM de radiofréquences tels qu'émis par les téléphones cellulaires et les installations d'antenne ne présente aucun risque pour la santé.

Des milliers d'études scientifiques ont été menées pour examiner la sûreté des CEM de radiofréquences. En fait, les données qui découlent de ces études démontrent deux effets néfastes pour la santé à des niveaux d'exposition supérieurs aux limites canadiennes :

Ces effets sur la santé découlent d'une combinaison de facteurs :

Mésinformation et préoccupations liées à la santé

Les médias sociaux et Internet regorgent de plus en plus de mésinformation et d'opinions sur les risques pour la santé qui découlent de l'exposition aux CEM de radiofréquences. Dernièrement, des allégations circulent liant le déploiement de réseaux 5G au nouveau coronavirus (COVID-19). Il n'existe aucun fondement scientifique pour corroborer ces allégations. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (en anglais seulement) ont également appuyé ce message.

Une autre préoccupation populaire est la possibilité que les CEM de radiofréquences augmentent les risques de cancer. Les données scientifiques n'indiquent aucun lien entre l'exposition aux CEM de radiofréquences, à des niveaux conformes aux lignes directrices canadiennes sur l'exposition, et le cancer. Certaines études soulignent une augmentation de l'incidence du cancer du cerveau chez les utilisateurs fréquents et de longue date de téléphones cellulaires. Par contre, d'autres études menées dans de nombreux pays, y compris des études examinant les tendances du cancer du cerveau parmi les grandes populations, ne démontrent aucune variation de l'incidence du cancer du cerveau, malgré l'utilisation généralisée des téléphones cellulaires depuis les vingt-cinq dernières années.

Évaluation des travaux scientifiques

Même si certaines sources mentionnées sur Internet et dans les médias sociaux citent des ouvrages scientifiques précis, une simple étude scientifique, d'elle seule, ne peut prouver ni réfuter l'existence d'un effet néfaste sur la santé.

Pour établir le fondement scientifique de l'existence d'un effet néfaste sur la santé, les scientifiques se servent de critères. Les données doivent être reproductibles pour démontrer que les résultats ne sont pas aléatoires ni liés à d'autres facteurs. Les données doivent être uniformes d'une étude à l'autre, par exemple, la preuve est plus solide si différents types d'études (études épidémiologiques et études en laboratoire) mènent à la même conclusion. Les données doivent être évaluées dans leur totalité, c'est-à-dire que les résultats positifs et les résultats négatifs sont examinés séparément puis en tant qu'ensemble. Enfin, la preuve doit être généralement acceptée par la communauté scientifique.

Des milliers d'études ont été menées sur les effets des radiofréquences sur la santé. Voici des liens menant à certaines d'entre elles :

Santé Canada continue de surveiller tout fondement scientifique établi au pays ou ailleurs dans le monde sur les CEM de radiofréquences et la santé. Si de nouvelles preuves scientifiques font surface pour démontrer que l'exposition aux CEM de radiofréquences à des niveaux inférieurs aux limites canadiennes pose des risques pour la santé, le gouvernement du Canada adoptera des mesures pour protéger la santé et la sécurité des Canadiens.

Mesures du gouvernement du Canada

Santé Canada dirige des recherches sur les effets potentiels sur la santé des CEM des radiofréquences, examine couramment les études pertinentes menées par d'autres scientifiques partout dans le monde, et élabore des lignes directrices sur l'exposition aux radiofréquences, le Code de sécurité 6.

Les appareils de communication sans fil, comme les téléphones cellulaires et les installations d'antenne, sont réglementés par Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE). ISDE a élaboré des normes réglementaires exigeant le respect des limites d'exposition décrites dans le Code de sécurité 6 pour assurer un taux d'exposition de la population aux CEM de radiofréquences sous les seuils prescrits.

Par l'intermédiaire des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le gouvernement du Canada a financé des projets extra-muros de recherche scientifique sur les CEM de radiofréquences et la santé.

Liens connexes

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