Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Sous-types H5, H7 et H9 du virus de la grippe A

FICHE TECHNIQUE SANTÉ-SÉCURITÉ : AGENTS PATHOGÈNES

SECTION I - AGENT INFECTIEUX

NOM : Sous-types H5, H7 et H9 du virus de la grippe A.

SYNONYME OU RENVOI : Orthomyxovirus Note de bas de page 1-Note de bas de page 3, virus grippal de type A influenza A Note de bas de page 1-Note de bas de page 3, influenzavirus A Note de bas de page 1-Note de bas de page 3, grippe aviaire, influenza aviaire Note de bas de page 1-Note de bas de page 3 et grippe pandémique Note de bas de page 4.

CARACTÉRISTIQUES : Les sous‑types H5, H7 et H9 du virus grippal A appartiennent à la famille des Orthomyxoviridae, constituée de virus à ARN monocaténaire segmenté, de polarité négative. Les virus de la grippe A sont subdivisés en fonction de la composition antigénique des glycoprotéines de surface liées à la membrane, soit l’hémagglutinine (H) et la neuraminidase (N). Jusqu’à présent, 16 sous‑types d’H et 9 sous‑types de N ont été détectés chez des oiseaux sauvages et des volailles Note de bas de page 5, Note de bas de page 6, Note de bas de page 6-9. Des altérations antigéniques surviennent fréquemment dans les sites antigéniques de l’H et de la N; c’est le mécanisme d’adaptation et de survie des virus. Les petites altérations sont désignées par le terme dérive antigénique, alors que les altérations plus importantes causées par un réassortiment sont qualifiées de cassures antigéniques. Une pandémie de grippe peut résulter de cassures antigéniques si la transmission interhumaine du virus demeure efficace Note de bas de page 1-3.

SECTION II - DÉTERMINATION DU RISQUE

PATHOGÉNICITÉ ET TOXICITÉ : Les virus de la grippe aviaire A sont appelés virus de l’influenza aviaire faiblement pathogènes (IAFP) et virus de l’influenza aviaire hautement pathogènes (IAHP), selon la gravité de la maladie chez les volailles. Jusqu’à présent, seuls les sous‑types H5 et H7 ont causé une IAHP, bien que les virus H5 et H7 ne soient pas tous très virulents Note de bas de page 2, Note de bas de page 3, Note de bas de page 10. De plus, il semble que les virus IAHP résultent d’une mutation survenue après que les virus IAFP ont été introduits chez les volailles Note de bas de page 2.

Les infections humaines par les sous‑types H5, H7 et H9 du virus de la grippe A ont un tableau clinique varié, allant des infections oculaires (conjonctivite) à un syndrome grippal (SG) et à une maladie respiratoire grave Note de bas de page 11-Note de bas de page 13. Les symptômes de l’infection par le virus H5N1 vont du syndrome grippal habituel (p. ex. fièvre, mal de gorge, toux et douleurs musculaires) à la pneumonie, au syndrome de détresse respiratoire aiguë, à une insuffisance polyviscérale, à la lymphopénie, à une élévation des enzymes hépatiques et à des profils de coagulation anormaux, à la diarrhée, aux vomissements, aux douleurs abdominales, aux douleurs pleurétiques et aux saignements du nez et des gencives Note de bas de page 11, Note de bas de page 14, Note de bas de page 15.

ÉPIDÉMIOLOGIE : La grippe peut survenir sous forme de pandémie, d’épidémie, d’éclosions localisées et de cas sporadiques. De nombreuses souches du virus de la grippe aviaire peuvent causer des maladies à des degrés divers chez les volailles domestiques. La grippe aviaire ne rend habituellement pas malades les oiseaux sauvages, mais peut entraîner une morbidité et une mortalité importantes chez les volailles Note de bas de page 10. L’IAHP est une forme mortelle de grippe aviaire qui peut se propager rapidement dans les troupeaux, causant un grand nombre de décès. Des éclosions d’IAHP ont entraîné des infections humaines, dont certaines se sont soldées par un décès Note de bas de page 11. L’absence d’exposition antérieure au virus et la forte virulence de la grippe aviaire H5N1 sont des facteurs clés qui contribuent au taux élevé de mortalité Note de bas de page 11. L’IAFP peut également causer la maladie chez les humains, par exemple : H7N7 (1996, conjonctivite); H9N2 (1999, SG); H7N2 (2002, SG); H9N2 (2003, SG) et H7N2 (2003, SG) Note de bas de page 16. La persistance du virus IAFP dans une population aviaire peut permettre au virus de subir une mutation et de se transformer en une souche hautement pathogène Note de bas de page 2.

Certains sous‑types du virus grippal A chez les animaux ont infecté des humains, notamment H5N1, H7N2, H7N3, H7N7, H9N2, H10N7 et les virus H1 porcins et aviaires.

Des cas d’infection humaine par le sous‑type H5 ont été signalés pour la première fois en 1997 à Hong Kong, où la transmission du H5N1 des oiseaux à l’humain a entraîné 18 cas d’infection humaine et 6 décès Note de bas de page 15, Note de bas de page 17. En 2003, une autre éclosion à Hong Kong s’est soldée par 2 cas d’infection humaine et un décès Note de bas de page 15, Note de bas de page 17. En décembre 2003, une autre éclosion due au H5N1 a frappé des volailles en Corée du Sud, puis plus tard au Vietnam, au Japon, en Thaïlande, au Laos, au Cambodge, en Chine, en Indonésie et en Malaisie Note de bas de page 1, Note de bas de page 18. Depuis l’épizootie de 2003, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a signalé un certain nombre de vagues de transmission des oiseaux à l’homme débutant en Asie du Sud‑Est et se propageant à des régions du Nord et de l’Ouest de la Chine pour atteindre l’Europe de l’Est et le Nord de l’Afrique Note de bas de page 19-Note de bas de page 21. Le bilan cumulatif des infections humaines par le virus H5N1 qui ont été déclarées à l’OMS entre 2003 et le 6 mai 2010 est de 498 cas et de 294 décès (taux de mortalité de 59 %) Note de bas de page 21.

L’infection par le sous‑type H7 chez les humains est rare, mais peut survenir chez les personnes qui ont été en contact direct avec des oiseaux infectés Note de bas de page 12, Note de bas de page 22, Note de bas de page 23 ou, comme cela s’est produit dans un cas, avec des phoques Note de bas de page 24. En 2003, le virus H7N7 a causé le décès d’un vétérinaire et une conjonctivite étendue chez des travailleurs chargés d’éliminer des oiseaux malades aux Pays‑Bas Note de bas de page 12. Une éclosion d’infection à H7N3 en 2004 a également provoqué deux cas d’infection humaine en Colombie‑Britannique, Canada Note de bas de page 23.

Depuis 1998, un certain nombre de cas d’infection humaine par le virus H9N2 ont été signalés en Asie et sont généralement associés avec une maladie bénigne Note de bas de page 25, Note de bas de page 26. La transmission du virus H9N2 semble se faire exclusivement des oiseaux aux humains Note de bas de page 26, Note de bas de page 27.

GAMME D'HÔTES : Espèces d’oiseaux domestiques et sauvages. Les sous‑types H5 et H7 sont en général non pathogènes chez leurs hôtes ailés naturels mais peuvent devenir hautement pathogènes lorsqu’ils sont introduits chez des volailles domestiques Note de bas de page 3, Note de bas de page 15. Une transmission virale du H5N1 à des mammifères a été signalée chez des chats, chiens, tigres domestiques et également chez une fouine (martre) (voir référence Note de bas de page 1, Note de bas de page 20).

DOSE INFECTIEUSE : Inconnue.

MODE DE TRANSMISSION : Les infections par les virus de la grippe A (H5, H7, H9) chez les humains résultent surtout d’une transmission directe du virus des oiseaux aux humains. Le principal mode de transmission est le contact des muqueuses avec des sécrétions ou excréta infectieux provenant d’oiseaux sauvages ou de volailles infectés. L’exposition à des volailles malades et l’abattage d’oiseaux sont associés à une séropositivité pour le H5N1 Note de bas de page 28, Note de bas de page 29. L’abattage, la plumaison ou la préparation de volailles malades pour la cuisson, ainsi que le jeu avec des volailles malades ou mortes ou leur manipulation, la manipulation de canards ou de coqs de combat qui semblent asymptomatiques et la consommation de volailles ou de produits de volailles crus ou non cuits ont tous été mis en cause comme facteurs de risque potentiels Note de bas de page 14, Note de bas de page 20. L’ingestion d’eau contaminée durant la baignade et l’inoculation intranasale ou conjonctivale directe au cours d’une exposition à de l’eau sont d’autres modes potentiels de transmission, de même que la contamination des mains par des vecteurs passifs infectieux et l’auto‑inoculation subséquente Note de bas de page 20, Note de bas de page 28. L’usage répandu d’excréments de volailles non traités comme engrais est un autre facteur de risque possible Note de bas de page 14. Une transmission interhumaine non soutenue n’a été documentée que dans quelques cas Note de bas de page 30-32; la circulation persistante du virus grippal virulent H5N1 accroît cependant le risque qu’un nouveau virus grippal émerge à la suite du réassortiment d’autres virus grippaux en circulation, ce qui accentue la crainte de voir apparaître un virus grippal transmissible d’une personne à l’autre qui pourrait entraîner une pandémie à l’échelle planétaire Note de bas de page 1, Note de bas de page 18, Note de bas de page 32.

PÉRIODE D'INCUBATION : La plupart des cas de grippe A (H5N1) sont survenus dans les deux à quatre jours suivant l’exposition Note de bas de page 15, Note de bas de page 18-Note de bas de page 20. Dans des grappes où une transmission interhumaine limitée peut être survenue, la période d’incubation semblait durer environ 3 à 5 jours, bien que dans une grappe, elle ait été estimée à 8 à 9 jours Note de bas de page 30, Note de bas de page 31.

TRANSMISSIBILITÉ : On fait état d’une transmission interhumaine limitée, qui est probablement survenue durant un contact étroit non protégé avec un patient gravement malade Note de bas de page 30-Note de bas de page 32.

SECTION III - DISSÉMINATION

RÉSERVOIR : Oiseaux aquatiques sauvages, surtout les canards, les oies et les oiseaux de rivage. Les virus de la grippe aviaire ne sont pas en général pathogènes chez les oiseaux sauvages, causant parfois une morbidité et une mortalité importantes lorsqu’ils sont transmis à d’autres espèces, notamment les oiseaux et les mammifères domestiques Note de bas de page 3, Note de bas de page 5, Note de bas de page 18, Note de bas de page 20.

ZOONOSE : Possible et transmise par diverses espèces aviaires Footnote 3, Footnote 11, Footnote 12, Footnote 14, Footnote 15, Footnote 18, Footnote 20, Footnote 23, Footnote 28, Footnote 31.

VECTEURS : Oiseaux sauvages Note de bas de page 3, Note de bas de page 5, Note de bas de page 18, Note de bas de page 20.

SECTION IV - VIABILITÉ ET STABILITÉ

SENSIBILITÉ AUX MÉDICAMENTS : Diverses souches des sous‑types H5 (H5N1), H7 (H7N3, H7N7) et H9 (N9N2) sont sensibles aux inhibiteurs de la neuraminidase, p. ex. l’oseltamivir Note de bas de page 4, Note de bas de page 23, Note de bas de page 33-Note de bas de page 36, le zanamivir Note de bas de page 4, Note de bas de page 23, Note de bas de page 33-Note de bas de page 36 et le peramivir (RWJ‑270201) Note de bas de page 34. Dans le passé, les virus grippaux se sont révélés sensibles aux inhibiteurs de la protéine M2, à l’amantadine et à la rimantadine, mais moins qu’aux inhibiteurs de la neuraminidase Note de bas de page 1, Note de bas de page 4, Note de bas de page 35. Les données montrent que le virus H5N1 est de plus en plus résistant aux inhibiteurs de la protéine M2 Note de bas de page 1, Note de bas de page 4, Note de bas de page 35, Note de bas de page 36.

SENSIBILITÉ AUX DÉSINFECTANTS : Le virus est sensible aux désinfectants suivants : hypochlorite de sodium à 1 %, éthanol à 70 %, glutaraldéhyde, formaldéhyde et composés iodés (voir la référence Note de bas de page 37). Il est également sensible à un certain nombre de désinfectants vendus dans le commerce (voir la référence Note de bas de page 37).

INACTIVATION PHYSIQUE : Une incubation à une température entre 56 ºC et 60 ºC pendant 60 min inactivera diverses souches des sous‑types H5, H7 et H9 (voir la référence Note de bas de page 37). Il a également été établi que l’incubation dans des solutions de faible pH (1 à 3) ou de pH élevé (10 à 14) inactivait efficacement les sous‑types H5, H7 et H9, bien que le milieu de suspension du virus puisse réduire l’effet du pH sur l’infectivité du virus (voir la référence Note de bas de page 37).

SURVIE À L'EXTÉRIEUR DE L'HÔTE : Le virus de la grippe peut demeurer infectieux dans l’eau de lac pendant 4 jours à 22 ºC et pendant 30 jours à 0 ºC Note de bas de page 2. La survie dans les excréments dépend probablement de la souche du virus, du type d’excréments et de la température Note de bas de page 37.

SECTION V - PREMIERS SOINS ET ASPECTS MÉDICAUX

SURVEILLANCE : Déterminer la possibilité d’une exposition aux sous‑types H5, H7 ou H9 chez les personnes qui ont visité ou quitté récemment des zones d’activité grippale connue Note de bas de page 1. Surveiller l’apparition de symptômes de la grippe. Confirmer par culture virale Footnote 12, Footnote 14, Footnote 15, Footnote 18, Footnote 23, RT‑PCR avec des amorces spécifiques des souches Footnote 12, Footnote 14, Footnote 15, Footnote 18, Footnote 20, Footnote 22, Footnote 23, Footnote 31, immunocoloration (Western blot, ELISA) avec des anticorps spécifiques des sous‑types Footnote 11, Footnote 15, Footnote 17, Footnote 27, Footnote 28, Footnote 30, Footnote 31, séquençage moléculaire Note de bas de page 30, Note de bas de page 31, étude de la résistance aux antiviraux Note de bas de page 30 et/ou microneutralisation Note de bas de page 27, Note de bas de page 30.

PREMIERS SOINS ET TRAITEMENT : Pour être efficaces, les antiviraux doivent être administrés peu après l’apparition des symptômes Note de bas de page 14, Note de bas de page 20. L’oseltamivir est recommandé pour le traitement de la grippe aviaire. L’oseltamivir est une préparation orale (capsule ou suspension liquide), alors que le zanamivir est administré par inhalation Note de bas de page 4, Note de bas de page 20, Note de bas de page 35. L’amantadine et la rimantadine sont également utilisées dans le pays où ils sont homologués si l’oseltamivir et le zanamivir ne sont pas accessibles Note de bas de page 1, Note de bas de page 35.

IMMUNISATION : Un vaccin pour les humains contre le virus grippal H5N1 a été approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) aux États‑Unis. La vaccination consiste en l’administration de deux injections intramusculaires à un mois d’intervalle environ Note de bas de page 38. Un vaccin contre le virus H9N2 fait actuellement l’objet d’essais cliniques Note de bas de page 1. C’est un vaccin à virus vivant atténué, adapté au froid qui est administré par voie intranasale Note de bas de page 1. Il n’existe actuellement aucun vaccin pour les humains contre le sous‑type H7, mais on examine actuellement des vaccins pour les oiseaux contre le sous‑type H7 comme moyen de prévenir les épizooties Note de bas de page 39, Note de bas de page 40.

PROPHYLAXIE : Une chimioprophylaxie par l’oseltamivir (une fois par jour pendant 7 jours) après la dernière exposition connue est indiquée chez les personnes qui ont pu avoir une exposition non protégée au virus H5N1 Note de bas de page 4, Note de bas de page 35, Note de bas de page 38, Note de bas de page 41. Le zanamivir (10 mg deux fois par jour) Note de bas de page 1, Note de bas de page 4, Note de bas de page 35 et les inhibiteurs de la protéine M2, l’amantadine (100 mg deux fois par jour) Note de bas de page 1, Note de bas de page 4, Note de bas de page 35 et la rimantadine (100 mg deux fois par jour) Note de bas de page 1, Note de bas de page 4, Note de bas de page 35, sont également utilisés, mais l’amantadine et la rimantadine seraient, selon les rapports, moins efficaces comme monothérapie de première intention Note de bas de page 1, Note de bas de page 4, Note de bas de page 35. L’usage d’anticorps humains ou humanisés à des fins prophylactiques et thérapeutiques est actuellement à l’étude Note de bas de page 32.

SECTION VI - DANGERS POUR LE PERSONNEL DE LABORATOIRE

INFECTIONS CONTRACTÉES AU LABORATOIRE : Aucune signalée.

SOURCES ET ÉCHANTILLONS : Tissus, sécrétions et/ou excrétions d’oiseaux infectés Note de bas de page 1, Note de bas de page 4, Note de bas de page 14, Note de bas de page 35.

DANGERS PRIMAIRES : Inhalation du virus contenu dans les aérosols produits lorsqu’on aspire, administre ou mélange des échantillons contaminés provenant d’animaux infectés, en particulier des oiseaux Note de bas de page 1, Note de bas de page 4, Note de bas de page 14, Note de bas de page 35.

DANGERS PARTICULIERS : Risque possible pour les personnes qui sont en contact avec des surfaces contaminées par des sécrétions ou des excrétions d’oiseaux infectés Note de bas de page 1, Note de bas de page 20, Note de bas de page 28. L’inoculation accidentelle pose également un risque Note de bas de page 1, Note de bas de page 20, Note de bas de page 28.

SECTION VII - CONTRÔLE DE L'EXPOSITION ET PROTECTION PERSONNELLE

CLASSIFICATION PAR GROUPE DE RISQUE : Groupe de risque 2 ou 3, selon le virus spécifique Note de bas de page 42.

EXIGENCES DE CONFINEMENT : Installations, équipement et pratiques opérationnelles de niveau de confinement 2 pour travailler avec des échantillons cliniques ou diagnostiques. Des installations, du matériel et des pratiques opérationnelles de niveau de confinement 3 sont recommandés pour l’isolement du virus et la manipulation en laboratoire de souches H5, H7 et H9 hautement pathogènes du virus de la grippe aviaire Note de bas de page 43.

VÊTEMENTS DE PROTECTION : Blouses protectrices à boutonnage dans le dos, gants, couvre‑chaussures, protecteurs oculaires avec dispositif d’étanchéité faciale et protecteur respiratoire N95 Note de bas de page 1, Note de bas de page 43).

AUTRES PRÉCAUTIONS : Le matériel d’autopsie ou le matériel infectieux dans des récipients ouverts doivent être manipulés dans une enceinte de sécurité biologique certifiée. La centrifugation des échantillons respiratoires et des échantillons de tissus doit s’effectuer au moyen de godets et de rotors étanches, lesquels doivent être chargés et vidés dans une enceinte sécurité biologique Note de bas de page 1, Note de bas de page 43.

SECTION VIII - MANUTENTION ET ENTREPOSAGE

DÉVERSEMENTS : Laisser les aérosols se déposer et, tout en portant des vêtements de protection, couvrir délicatement le déversement avec des essuie‑tout et appliquer un désinfectant approprié, en commençant par le périmètre et en se rapprochant du centre. Laisser agir suffisamment longtemps avant de nettoyer.

ÉLIMINATION : Décontaminer les matières à éliminer par stérilisation à la vapeur, désinfection chimique ou incinération.

ENTREPOSAGE : L’agent infectieux devrait être conservé dans des contenants étanches dûment étiquetés de façon appropriée Note de bas de page 43.

SECTION IX - RENSEIGNEMENTS SUR LA RÉGLEMENTATION ET AUTRES

INFORMATION SUR LA RÉGLEMENTATION : L’importation, le transport et l’utilisation de pathogènes au Canada sont régis par de nombreux organismes de réglementation, dont l’Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Environnement Canada et Transports Canada. Il incombe aux utilisateurs de veiller à respecter tous les règlements et toutes les lois, directives et normes applicables.

DERNIÈRE MISE À JOUR : Décembre 2011

PRÉPARÉE PAR : Direction de la règlementation des agents pathogènes, agence de la santé publique du Canada.

Bien que les renseignements, opinions et recommandations présentés dans cette Fiche de renseignements proviennent de sources que nous jugeons fiables, nous ne nous rendons pas responsables de leur justesse, de leur caractère exhaustif ou de leur fiabilité, ni des pertes ou blessures pouvant résulter de l’utilisation de ces renseignements. Comme on découvre fréquemment de nouveaux dangers, il est possible que ces renseignements ne soient pas tout à fait à jour.

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