Aperçu – Tendances des visites aux services des urgences pour des intoxications liées à l’acétaminophène, 2011 à 2019

Jaskiran Kaur, M. Sc.; Steven R. McFaull, M. Sc.; Felix Bang, M. Santé publique

https://doi.org/10.24095/hpcdp.40.4.05f

Rattachement des auteurs :

Agence de la santé publique du Canada, Ottawa (Ontario), Canada

Correspondance : Jaskiran Kaur, Centre de surveillance et de recherche appliquée, Agence de la santé publique du Canada, 785, avenue Carling, salle 629A4, Ottawa (Ontario)  K1A 0K9; tél. : 613-668-7254; courriel : jaskiran.kaur@canada.ca

Résumé

Nous avons examiné les tendances dans les taux de consultation aux services des urgences pour une intoxication liée à l’acétaminophène au Canada. Au total, nous avons relevé 27 123 cas d’intoxication dans les sites sentinelles de la base de données électronique du Système canadien hospitalier d’information et de recherche en prévention des traumatismes (eSCHIRPT) entre avril 2011 et février 2019, dont 13,7 % étaient liés à l’utilisation d’acétaminophène. Nous avons observé une tendance décroissante significative des taux au sein de l’ensemble des intoxications involontaires (hommes : −10,3 %; femmes : −8,0 %). Pour les intoxications intentionnelles, une diminution significative a eu lieu chez les femmes (−5,9 %) uniquement. Les femmes ont toujours eu des taux plus élevés de consultation à un service des urgences pour des intoxications, tant involontaires qu’intentionnelles.

Mots-clés : acétaminophène, Tylenol, paracétamol, intoxication, SCHIRPT

Points saillants

  • Au total, nous avons relevé, sur les 27 123 cas d’intoxication dans la base de données électronique du SCHIRPT, 3 721 cas (13,7 %) liés à l’acétaminophène.
  • Environ 50,3 % des intoxications étaient involontaires, 48,6 % intentionnelles et 1,1 % d’intention indéterminée.
  • Nous avons observé une tendance décroissante significative des taux d’intoxication à l’acétaminophène au sein des intoxications involontaires chez les hommes (−10,3 %) comme chez les femmes (−8,0 %).
  • Nous avons constaté une diminution significative des taux d’intoxication à l’acétaminophène au sein des intoxications intentionnelles chez les femmes (−5,9 %) mais pas chez les hommes.
  • Comparativement aux hommes, les femmes présentaient des taux systématiquement plus élevés de consultation à un service des urgences pour des intoxications tant involontaires qu’intentionnelles liées à l’acétaminophène.

Introduction

L’acétaminophène, aussi connu sous le nom de paracétamol, APAPNote de bas de page 1 ou Tylenol, est un médicament couramment utilisé pour réduire la douleur et la fièvre. Il est facilement accessible sur le marché, dans de nombreux médicaments en vente libre et sur ordonnance. On le trouve sous forme de produit individuel contenant de l’acétaminophène seulement (p. ex. Tylenol), comme remède contre le rhume en vente libre (p. ex. DayQuil/NyQuil) ou en association avec un opiacé (p. ex. Percocet). En raison de sa grande disponibilité, l’acétaminophène est une cause courante d’ingestion, tant involontaire qu’intentionnelle.

Des recherches effectuées au Canada et aux États-Unis ont montré que, consommé en quantités excessives, l’acétaminophène est la principale cause d’insuffisance hépatique aiguëNote de bas de page 1Note de bas de page 2Note de bas de page 3Note de bas de page 4. Environ 4 500 hospitalisations dues à une surdose d’acétaminophène sont signalées chaque année au Canada. Environ 6 % des patients hospitalisés pour une surdose présentent des troubles hépatiques, en particulier une insuffisance hépatique aiguë pouvant entraîner la mortNote de bas de page 2.

Cet article vise à décrire le profil des cas d’ingestion d’acétaminophène signalés par les services des urgences canadiens.

Méthodologie

Le Système canadien hospitalier d’information et de recherche en prévention des traumatismes (SCHIRPT)Note de bas de page 5 est un système de surveillance sentinelle des blessures et des intoxications administré par l’Agence de la santé publique du Canada. Le SCHIRPT recueille des données auprès des services des urgences de 11 hôpitaux pédiatriques et de 8 hôpitaux généraux au Canada, soit 19 établissements au total. Nous avons effectué une recherche dans la base de données électronique (eSCHIRPT) pour obtenir les dossiers de visites à un service des urgences pour des intoxications liées à l’acétaminophène entre le 1er avril 2011 et le 23 février 2019 (N = 1 037 843). Les cas ont été inclus si les critères suivants étaient respectés :

  1. Description de la blessure
    • La cause directe de la blessure, ou les facteurs contributifs, a été codée comme suit : « [Acétaminophène, INCL Tylenol – seul] » (code eSCHIRPT 753F) ou « [Acétaminophène, INCL Tylenol – avec d’autres substances, INCL Tylenol avec codéine] » (code eSCHIRPT 754F) ou « [Médicaments contre les allergies ou le rhume, INCL ceux contenant de l’AAS ou de l’acétaminophène] » (code eSCHIRPT 755F).
    • Le texte narratif comprenait les mots clés ou les chaînes clés en français et en anglais qui suivent : « ACETA », « ACÉTA », « TYLENOL », « TYLÉN », « PARACETA », « PARACÉTA ».
  2. Nature de la blessure et cause externe.
    • La nature du code de blessure est notée comme intoxication ou effet toxique (code eSCHIRPT 50NI) ou la cause externe contient le code 301EC (301EC : [Intoxication INCL des drogues de rue et des médicaments sur ordonnance, de l’alcool, des solvants, des gaz, des substances corrosives et des pesticides ou des engrais]).

Dans les cas où un seul critère sur trois a été satisfait, un analyste a statué manuellement sur le cas. De plus, plusieurs cas (n = 98) ont été exclus de l’analyse car nous étions incertains du médicament consommé.

Nous avons analysé les tendances de 2011 à 2018 au moyen de la version 4.6.0.0 (SEERStat, NCI, Bethesda, Maryland, É.-U.) du Joinpoint Regression Program, qui produit la variation annuelle moyenne en pourcentage (VAMP) ou la variation annuelle en pourcentage (VAP)Note de bas de page 6. Les données pour 2019 sont incomplètes et ont donc été exclues de l’analyse des tendances. Toutes les analyses statistiques ont été effectuées à l’aide de la version 5.1 du logiciel Enterprise Guide (SAS Institute Inc., Cary, Caroline du Nord, États-Unis).

Résultats

Pour la période allant du 1er avril 2011 au 23 février 2019, nous avons relevé dans les sites sentinelles de l’eSCHIRPT 27 123 cas d’intoxication, dont 3 721 (13,7 %) liés à l’acétaminophène, soit 13 719 cas sur 100 000 cas d’intoxication de l’eSCHIRPT. Environ 50,3 % des intoxications ont été classées comme involontaires, 48,6 % comme intentionnelles et 1,1 % comme d’intention indéterminée.

L’âge médian était de 14,0 ans (intervalle interquartile [IIQ] : 2,0-16,0). Les femmes représentaient les deux tiers (n = 2 513; 67,5 %) des consultations à un service des urgences pour une intoxication liée à l’acétaminophène, soit 19,9 % de tous les cas d’intoxication chez les femmes pour 2001-2019. Les jeunes de 15 à 19 ans représentaient un tiers (35 %) des cas d’intoxication liée à l’acétaminophène dans l’eSCHIRPT et les enfants de 2 à 4 ans, 22,9 %.

Les intoxications intentionnelles liées à l’acétaminophène étaient significativement plus élevées chez les 15 à 19 ans (28,2 %; p < 0,0001) et chez les femmes (42,2 %; p < 0,0001). La majorité des cas (n = 2 597; 69,8 %) concernaient des produits contenant de l’acétaminophène seulement (p. ex., Tylenol), 15,9 % (n = 590) des cas, de l’acétaminophène combiné à d’autres substances (p. ex., Tylenol avec de la codéine) et 14,4 % (n = 534), des médicaments contre les allergies, le rhume et la toux contenant de l’acétaminophène. Les intoxications intentionnelles liées à l’acétaminophène étaient discernables chez les deux sexes à partir de l’âge de 10 ans.

La figure 1 montre les résultats de l’analyse au moyen du logiciel Joinpoint par modalité d’intention et par sexe pour 2011-2018 (les données pour 2019 sont incomplètes et, par conséquent, exclues de l’analyse des tendances). Nous n’avons trouvé aucun point d’inflexion et nous avons représenté les tendances globales par la VAP. Au sein des intoxications involontaires, nous avons observé une tendance décroissante significative de la proportion d’intoxications liées à l’acétaminophène aussi bien chez les hommes (−10,3 %; intervalle de confiance [IC] à 95 % : de −17,2 à −3,0) que chez les femmes (−8,0 %; IC à 95 % : de −12,5 à −3,2). Pour les intoxications intentionnelles à l’acétaminophène, une diminution significative a eu lieu chez les femmes (−5,9 %; IC à 95 % : de −10,7 à −1,0), mais pas chez les hommes.

Figure 1. Évolution des taux normalisésNote de bas de page a de consultation à un service des urgences associée à une intoxication intentionnelle ou involontaire à l’acétaminophène, par modalité d’intention et par sexe, eSCHIRPT, 2001-2018Note de bas de page b

figure 1
Figure 1 - Équivalent textuel
Figure 1. Évolution des taux normalisésNote de bas de page a de consultation à un service des urgences associée à une intoxication intentionnelle ou involontaire à l’acétaminophène, par modalité d’intention et par sexe, eSCHIRPT, 2001-2018Note de bas de page b
Intoxications involontaires Intoxication intentionnelles
Année Cas pour 100 000 cas de l’eSCHIRPT pour les hommes Cas pour 100 000 cas de l’eSCHIRPT pour les femmes Année Cas pour 100 000 cas de l’eSCHIRPT pour les hommes Cas pour 100 000 cas de l’eSCHIRPT pour les femmes
2011 15973 14439 2011 15054 28185
2012 9680 12008 2012 19380 35147
2013 11753 15087 2013 22378 36976
2014 11470 13257 2014 24786 31825
2015 9198 10156 2015 17801 27754
2016 6620 9204 2016 12829 22434
2017 5762 8625 2017 14504 24978
2018 8282 9081 2018 17757 26154
Variation annuelle en pourcentage (VAP) −10,3%Note de bas de page * (IC à 95 %   −17,2 à −3) −8,0%Note de bas de page * (IC à 95 %   −12,5 à −3,2) Variation annuelle en pourcentage (VAP) −5,5% (IC à 95 %   −14,1 à 3,8) −5,9%Note de bas de page * (IC à 95 %   −10,7 à −1)
Note de bas de page *

La VAP diffère significativement de zéro au seuil α = 0,05.

Retour à la référence de la note de bas de page *

Abréviations : eSCHIRPT, Système canadien hospitalier d’information et de recherche en prévention des traumatismes électronique; IC, intervalle de confiance; VAP, variation annuelle en pourcentage.

Remarque : L’intention indéterminée a été exclue de l’analyse en raison du faible nombre de cas.

Note de bas de page a

Exprimée en tant que proportion de tous les cas de l’eSCHIRPT pour une année donnée (× 100 000).

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Note de bas de page b

Comme les données pour 2019 sont incomplètes, seules les données de 2011 à 2018 sont incluses dans l’analyse Joinpoint.

Retour à la référence de la note de bas de page b

* La VAP diffère significativement de zéro au seuil α = 0,05.

La figure 2 présente les résultats pour les deux sexes par tranche d’âge et par modalité d’intention. Les femmes sont plus âgées, avec un âge médian de 14,0 ans (IIQ : 9,0 à 16,0) par rapport à un âge médian de 3,0 ans pour les hommes (IIQ : 2,0 à 15,0). Les femmes ont toujours eu des taux plus élevés de consultation aux services des urgences que les hommes pour des intoxications à l’acétaminophène, aussi bien involontaires qu’intentionnelles. Avec un taux de près de six fois plus élevé que celui des garçons du même groupe d’âge, les filles de 10 à 19 ans ont un taux d’intoxication involontaire disproportionnellement élevé (n = 1 390; 31 512 cas de l’eSCHIRPT pour 100 000).

Figure 2. Répartition normaliséeNote de bas de page a selon l’âge et le sexe des consultations à un service des urgences pour une intoxication liée à l’acétaminophène, eSCHIRPT, 2001-2019

figure 2
Figure 2 - Équivalent textuel
Figure 2. Répartition normaliséeNote de bas de page a selon l’âge et le sexe des consultations à un service des urgences pour une intoxication liée à l’acétaminophène, eSCHIRPT, 2001-2019
Intoxication involontaires Intoxication intentionnelles
Group d’âge (ans) Cas pour 100 000 cas de l’eSCHIRPT pour les hommes Cas pour 100 000 cas de l’eSCHIRPT pour les femmes Group d’âge (ans) Cas pour 100 000 cas de l’eSCHIRPT pour les hommes Cas pour 100 000 cas de l’eSCHIRPT pour les femmes
< 1 12536 11921 10 à 14 1350 32829
1 6877 18199 15 à 19 2720 30772
2 à 4 9394 21217 20 à 29 1539 18560
5 à 9 6076 3172 30 à 39 2886 11659
10 à 14 6139 11645 40 à 49 1681 12821
15 à 19 4212 7685 50 à 64 2576 15271
20 et plus 921 1456      

Abréviation : eSCHIRPT, Système canadien hospitalier d’information et de recherche en prévention des traumatismes électronique.

Remarque : En raison de l’instabilité des données, les groupes d’âge des moins de 10 ans et des plus de 65 ans n’ont pas été inclus dans l’analyse sur l’intoxication intentionnelle.

Note de bas de page a

Exprimée en tant que proportion de tous les cas de l’eSCHIRPT dans une tranche d’âge donnée (× 100 000).

Retour à la référence de la note de bas de page a

Le nombre de patients consultant un service des urgences pour une intoxication liée à l’acétaminophène a diminué chez les 20 ans et plus chez les deux sexes.

Analyse

Pour la période 2011-2019, on a répertorié 3 721 cas d’intoxication liée à l’acétaminophène traités dans un service des urgences au Canada, soit 13,7 % de tous les cas d’intoxication de l’eSCHIRPT. À l’instar d’autres étudesNote de bas de page 7Note de bas de page 8, il y avait beaucoup plus de cas d’intoxication liée à l’acétaminophène chez les femmes que chez les hommes. Cela concorde aussi avec les données qui montrent que l’intoxication est une des principales méthodes de suicide chez les femmesNote de bas de page 9Note de bas de page 10.

Dans l’ensemble, les consultations à un service des urgences attribuables à une surdose d’acétaminophène semblent avoir diminué entre 2011 et 2018. En proportion de l’ensemble des intoxications involontaires, on observe une tendance décroissante significative de la place de l’acétaminophène tant chez les hommes et les femmes alors que dans les cas d’intoxications intentionnelles, nous avons observé une diminution significative de la proportion liée à l’acétaminophène chez les femmes mais pas chez les hommes.

Nous avons constaté que les enfants de 0 à 4 ans avaient plus d’intoxications accidentelles liées à l’acétaminophène que les autres tranches d’âge. Les intoxications accidentelles prédominaient chez les filles et les femmes de tous les groupes d’âge, sauf chez les nouveau-nés et nourrissons de moins d’un an. Il est possible que ces surdoses accidentelles aient été causées par une erreur de calcul ou une mesure incorrecte des doses par les parents ou les tuteurs. Par contraste, l’intoxication intentionnelle par l’acétaminophène était plus commune chez les jeunes de 10 à 19 ans, avec une prévalence plus élevée chez les filles. Des études ont montré que l’auto-intoxication est la méthode la plus courante de tentative de suicide chez les adolescentsNote de bas de page 11Note de bas de page 12 et que les médicaments en vente libre sont le moyen le plus couramment utiliséNote de bas de page 13. La mortalité liée à l’acétaminophène est ainsi plus élevée dans les pays où il est possible d’en obtenir des quantités illimitéesNote de bas de page 14. Cependant, il est important de noter que l’utilisation de l’acétaminophène comme moyen d’auto-intoxication n’est pas seulement liée à son accessibilité, mais également à sa popularité et à la disponibilité d’autres méthodes.

En 2009, Santé Canada a finalisé la Norme d’étiquetage pour l’acétaminophène, ce qui a mené à l’inclusion d’avertissements plus sévères sur le risque de lésions au foieNote de bas de page 15. En 2016, la norme d’étiquetage a été révisée en fonction des résultats de l’examen de 2014 de Santé CanadaNote de bas de page 16. Les recommandations intègrent en particulier un avertissement plus sévère sur la consommation concomitante d’alcool, davantage d’information sur l’étiquette à propos de la sécurité du contenu et un tableau de données sur le médicament fournissant des directives et des avertissements dans un format facile à lire. Un dispositif de dosage a également été inclus pour aider les parents et les soignants à administrer les produits d’acétaminophène liquide pour enfants.

Tous les produits à base d’acétaminophène doivent être conformes à la nouvelle norme d’étiquetage depuis mars 2018. Cette norme d’étiquetage améliorée a sans doute été mise en œuvre depuis trop peu de temps pour avoir un effet visible sur les données présentées ici. Il faut donc maintenir une surveillance continue des intoxications liées à l’acétaminophène pour évaluer l’effet de cette norme d’étiquetage améliorée et pour bonifier la mise en œuvre de mesures de sécurité visant à réduire le risque de lésion causée par ce médicament régulièrement utilisé et largement accessible.

Points forts et limites

Cette étude fournit l’analyse la plus récente des tendances pancanadiennes de consultation à un service des urgences pour une intoxication à l’acétaminophène. Cependant, notre échantillon n’est pas entièrement représentatif de la population canadienne car seuls certains hôpitaux participent au SCHIRPT. Or les sites du SCHIRPT sont principalement des hôpitaux pédiatriques situés dans de grandes villes et les adolescents plus âgés, les adultes, certains peuples autochtones et les habitants des régions rurales sont sous-représentés.

Même si l’eSCHIRPT consigne les cas de personnes décédées à leur arrivée aux urgences, la mortalité est sous-représentée puisque les données des services des urgences ne consignent ni les cas des personnes mortes avant d’avoir pu être transportées à l’hôpital ni les cas des personnes mortes après leur admission. Les patients qui sont admis aux urgences pour traitement immédiat sans passer par l’admission peuvent également ne pas être compilés. Il en va de même pour les personnes qui ne remplissent pas le formulaire de déclaration de blessure ou d’intoxication.

Enfin, les comptes rendus reposent en grande partie sur les déclarations des patients et des fournisseurs de soin, dans la mesure où ils sont uniquement composés des renseignements fournis au moment de la blessure. Les patients qui ne connaissent pas bien les médicaments peuvent confondre l’acétaminophène avec d’autres médicaments. De plus, l’intention d’intoxication peut aussi être potentiellement faussée par omission, les patients étant susceptibles ne pas vouloir la déclarer en raison de la nature délicate du sujet.

Remerciements

Les auteurs tiennent à remercier Melinda Tiv et James Cheesman pour leur précieuse contribution aux règles de codage et de classification des cas d’intoxication liée à l’acétaminophène. Ils souhaitent également remercier Aimée Campeau pour sa relecture du manuscrit.

Conflits d’intérêts

Aucun.

Contributions des auteurs et avis

JK a effectué l’analyse des données et a rédigé le manuscrit. FB a effectué l’analyse au moyen du logiciel Joinpoint. SRM et FB ont contribué à la relecture du manuscrit.

Tous les auteurs sont employés de l’Agence de la santé publique du Canada. Cependant, le contenu de l’article et les points de vue qui y sont exprimés n’engagent que les auteurs et ne correspondent pas nécessairement à ceux du gouvernement du Canada.

Références

Note de bas de page 1

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