Comparution devant le Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU) : Budget supplémentaire des dépenses C, 24 mars 2026


Liste des acronymes
ASA
Antécédents sociaux des Autochtones
BQ
Bloc Québécois
CLCC
Commission des libérations conditionnelles du Canada
COVID‑19
Maladie à coronavirus 2019
CSSI
Certificat sécurisé de statut d’Indien
DC
Directive du commissaire
DEI
Décideur externe indépendant
EMR
Évaluation de la menace et des risques
LSCMLC
Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition
MEI
Modèle d’engagement et d’intervention
PCC
Parti conservateur du Canada
PESP
Programme d’échange de seringues dans les prisons
PLC
Parti libéral du Canada
PSSE
Permission de sortir sans escorte
RECO
Relier les esprits, créer des occasions
SCC
Service correctionnel du Canada
SCSCA
Sous‑commissaire, Services correctionnels pour Autochtones
SECU
Comité permanent de la sécurité publique et nationale
SMART
Programme d’autogestion et de rétablissement
SPS
Service de prévention des surdoses
TAO
Traitement par agonistes opioïdes
UIS
Unités d’intervention structurée
VHC
Virus de l’hépatite C
VIH
Virus de l’immunodéficience humaine

1. Aperçu financier

Budget supplémentaire des dépenses C

Le montant total net du dernier Budget supplémentaire des dépenses (C) 2025 à 2026 pour le Service correctionnel du Canada (SCC) s’élève à 152,7 M$, ou 3,7 % des autorisations à ce jour.

Crédits votés (nouvelles autorisations de dépenser)

Le SCC a reçu du Conseil du Trésor l’autorisation d’augmenter ses crédits votés de 138,3 M$.
Financement de 138,3 M$ pour les besoins opérationnels en 2025 à 2026.

Crédits législatifs

Le financement législatif du SCC lié au régime d’avantages sociaux des employés est de 14,4 M$.

Financement pour les besoins opérationnels de 2025 à 2026

Budget principal des dépenses de 2026 à 2027

Explication des changements importants

L’augmentation nette de 138,0 M$ par rapport au Budget principal des dépenses 2025 à 2026 est principalement attribuable à des fonds supplémentaires pour :

Ces augmentations sont partiellement compensées par des diminutions découlant de ce qui suit :

Budget principal des dépenses de 2026 à 2027

Catégorie

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

2026 à 2027

Fonctionnement

2 972 216 466 $

3 028 408 308 $

3 663 695 968 $

3 759 915 386 $

Dépenses en capital

197 572 246 $

262 742 908 $

337 357 217 $

382 568 067 $

Paiements de transfert

1 020 000 $

1 620 000 $

1 700 000 $

1 700 000 $

Recettes et autres retenues

(117 752 744 $)

(121 495 150 $)

(140 223 700 $)

(143 609 268 $)

Total

3 053 055 968 $

3 171 276 066 $

3 862 529 485 $

4 000 574 185 $

Responsabilité essentielle : Prise en charge et garde

Budget principal des dépenses

Budget principal des dépenses: Prise en charge et garde

Catégorie

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

2026 à 2027

Fonctionnement

1 830 111 900 $

1 796 404 511 $

2 331 312 634 $

2 467 844 314 $

Dépenses en capital

167 200 343 $

220 462 070 $

268 264 976 $

321 614 857 $

Paiements de transfert

120 000 $

620 000 $

200 000 $

200 000 $

Recettes et autres retenues

0 $

0 $

0 $

0 $

Total

1 997 432 243 $

2 017 486 581 $

2 599 777 610 $

2 789 659 171 $

Responsabilité essentielle : Interventions correctionnelles

Budget principal des dépenses

Budget principal des dépenses: Surveillance dans la collectivité

Catégorie

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

2026 à 2027

Fonctionnement

588 857 076 $

616 615 852 $

665 165 624 $

682 567 267 $

Dépenses en capital

1 006 087 $

17 344 717 $

39 404 692 $

26 743 788 $

Paiements de transfert

900 000 $

500 000 $

642 857 $

642 857 $

Recettes et autres retenues

(113 809 344 $)

(117 551 750 $)

(136 280 300 $)

(139 665 868 $)

Total

476 953 819 $

516 908 819 $

568 932 873 $

570 288 044 $

Responsabilité essentielle : Surveillance dans la collectivité

Budget principal des dépenses

Budget principal des dépenses: Surveillance dans la collectivité

Catégorie

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

2026 à 2027

Fonctionnement

171 746 424 $

186 446 592 $

227 688 004 $

227 549 207 $

Dépenses en capital

5 832 622 $

832 825 $

1 451 726 $

1 670 000 $

Paiements de transfert

0 $

500 000 $

857 143 $

857 143 $

Recettes et autres retenues

0 $

0 $

0 $

0 $

Total

177 579 046 $

187 779 417 $

229 996 873 $

230 076 350 $

Responsabilité essentielle : Services internes

Budget principal des dépenses

Budget principal des dépenses: Services internes

Catégorie

2023 à 2024

2024 à 2025

2025 à 2026

2026 à 2027

Fonctionnement

381 501 066 $

428 941 353 $

439 529 706 $

381 954 598 $

Dépenses en capital

23 533 194 $

24 103 296 $

28 235 823 $

32 539 422 $

Paiements de transfert

0 $

0 $

0 $

0 $

Recettes et autres retenues

(3 943 400 $)

(3 943 400 $)

(3 943 400 $)

(3 943 400 $)

Total

401 090 860 $

449 101 249 $

463 822 129 $

410 550 620 $

2. Notes sur les sujets d’actualité

2.1 Évasions

Si l’on insiste – Sécurité minimale

Si l’on insiste – Custer

Enjeu

Les mesures de sécurité en place dans un établissement tiennent compte du degré de contrôle requis pour maintenir l’ordre dans l’établissement et protéger les membres du personnel, les détenus et le grand public.

Le SCC prend très au sérieux les risques d’évasion. Des pratiques opérationnelles sont en place pour prévenir les évasions, y compris la désignation d’espaces aériens réglementés dans les zones où se trouvent les établissements fédéraux. Le SCC explore aussi régulièrement des outils de sécurité novateurs pour améliorer sa capacité à limiter et à prévenir les évasions. Les mesures exactes et les caractéristiques de conception utilisées à un endroit précis ne peuvent pas être divulguées pour des raisons de sûreté et de sécurité.

Les détenus qui se sont évadés d’établissements fédéraux représentent environ 0,1 % de la population carcérale totale. Bien que le nombre d’évasions fluctue d’une année à l’autre, les efforts visant à accroître la sécurité active, à encourager les interactions positives entre les employés et les détenus, à améliorer la qualité de l’évaluation des risques et à garantir des pratiques efficaces de gestion des cas ont eu une incidence positive sur la réduction du nombre d’évasions.

Procédures à suivre après l’appréhension d’un détenu

Après l’appréhension d’un détenu qui s’est évadé ou qui était illégalement en liberté, le détenu sera placé dans un établissement du niveau de sécurité approprié dans la région où il a été arrêté. La région dans laquelle le détenu est appréhendé ou renvoyé est responsable de la détermination du placement pénitentiaire et du niveau de sécurité. Les procédures de réadmission peuvent différer d’une région à l’autre.

Les délinquants qui s’évadent peuvent faire l’objet d’accusations criminelles en vertu de l’article 145 du Code criminel. En outre, en vertu de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (LSCMLC), les délinquants peuvent être accusés d’une infraction disciplinaire pour des actes posés dans le but de s’évader ou d’aider un autre délinquant à s’évader. En plus des accusations disciplinaires potentielles, le SCC envisagera une réévaluation de la cote de sécurité du délinquant.

Nombre d’évasions

L'exercice financier

2012 à 
2013

2013 à 
2014

2014 à 
2015

2015 à 
2016

2016 à 
2017

2017 à 
2018

2018 à 
2019

2019 à 
2020

2020 à 
2021

2021 à
2022

2022 à 
2023

2023 à 
2024

2024 à 
2025

Nombre total de délinquants

24

13

15

18

11

17

16

12

11

5

11

10

19

2.2 Examen exhaustif des dépenses

Si l’on insiste – Patrouille motorisée

Si l’on insiste – Bibliothèques

Si l’on insiste – Études postsecondaires

Si l’on insiste – CÉGEP

Si l’on insiste – Réaménagement des effectifs

2.3 Permissions de sortir sans escorte – Délinquant Ray

2.4 Objets interdits et détection des drones

Si l’on insiste – Brouillage

Réponses aux objets interdits et aux drones

2.5 Visites parlementaires

Législation et considérations

En vertu de l’article 72 de la LSCMLC, tous les députés de la Chambre des communes, les sénateurs et les juges des tribunaux canadiens ont accès à tous les secteurs d’un pénitencier et peuvent rendre visite à tout détenu qui y consent.

Conformément à la LSCMLC et à son règlement d’application, les visites de parlementaires et de juges doivent être autorisées, sauf s’il existe des motifs raisonnables de croire que la visite compromettrait la sécurité de l’établissement ou la sécurité d’une personne et que des restrictions ne seraient pas suffisantes pour contrôler le risque. Seul un directeur d’établissement peut refuser ou suspendre une visite.

Le SCC a connu une augmentation du nombre de visites des parlementaires dans nos établissements et nos bureaux de libération conditionnelle. Le SCC a accueilli 43 visites parlementaires en 2024 à 2025 et en avait accueilli 40 en 2025 à 2026 en date du 27 février. Cela représente une augmentation par rapport aux 22 visites effectuées en 2023 à 2024.

La meilleure pratique pour ces visites consiste à faire en sorte que le directeur de l’établissement (ou un délégué) soit présent pendant la visite. Les directeurs d’établissement sont non seulement responsables de la sécurité de l’établissement et de celle des employés, des détenus et des visiteurs, mais ils connaissent également l’aménagement et la routine de l’établissement et peuvent répondre à de nombreuses questions.

2.6 Mise en liberté sous condition

Statistiques

Sur les 7 199 délinquants qui ont bénéficié d’une semi-liberté ou d’une libération conditionnelle totale pendant au moins un jour au cours de l’exercice, 0,3 % ont été condamnés pour une infraction avec violence commise sous surveillance et 1 % pour une infraction sans violence commise sous surveillance.

Entre les exercices 2020 à 2021 et 2024 à 2025 :

Après une diminution annuelle constante de la population carcérale entre 2013 à 2014 et 2021 à 2022, la population carcérale a augmenté de 5,9 %, passant de 12 328 en 2021 à 2022 à 13 054 en 2022 à 2023.
Malgré cette augmentation, la population carcérale n’est pas revenue aux niveaux observés avant la pandémie de COVID-19. Au cours des dix dernières années (depuis 2013 à 2014 jusqu’à 2022 à 2023), la population totale des délinquants sous surveillance dans la collectivité a augmenté de 5,3 %.

2.7 Cotes de sécurité et transfèrements

Cotes de sécurité

Transfèrement de détenus

Si l’on insiste – Transfèrement de Millard

Cotes de sécurité

Tous les détenus admis dans un établissement correctionnel fédéral sont soumis à un processus exhaustif d’évaluation et d’aiguillage afin de déterminer leurs besoins en matière de programmes et de sécurité, ce qui peut comprendre des considérations relatives à la santé, ainsi que des évaluations liées aux programmes correctionnels, à l’emploi et à l’éducation.

En ce qui concerne l’établissement de la cote de sécurité initiale et la réévaluation subséquente de la cote de sécurité, le SCC se sert d’instruments d’évaluation fondés sur des données probantes et se fie au jugement professionnel du personnel spécialisé et aux évaluations psychologiques, s’il y a lieu.

Les facteurs suivants sont pris en compte pour l’attribution d’une cote de sécurité à chaque détenu :

Ce processus tient compte du degré et du type de garde et de contrôle requis pour assurer la sécurité du personnel, du public et des établissements. On tient également compte de l’accès du détenu à sa famille et à d’autres mécanismes de soutien, ainsi que de la disponibilité de programmes et de services appropriés, comme des initiatives culturelles, et de la volonté du délinquant de participer à ces programmes.

Conformément à la politique, le SCC doit réévaluer la cote de sécurité des détenus possédant une cote de sécurité moyenne et maximale au moins tous les deux ans. Une réévaluation de la cote de sécurité devrait être réalisée à la suite d’un événement important (p. ex. un incident grave, une évasion, etc.). Les antécédents sociaux des Autochtones propres aux détenus autochtones sont également pris en compte dans le processus de détermination des cotes de sécurité des détenus.

Transfèrements

Un détenu peut être transféré d’un établissement à un autre pour diverses raisons, notamment après la réévaluation de sa cote de sécurité. Tous les transfèrements de détenus vers un établissement à sécurité moindre n’ont lieu que lorsque le SCC a dûment pris en considération les questions liées à la sécurité du public, au degré de surveillance et de contrôle dans l’établissement et au risque d’évasion.

À mesure que les détenus progressent dans le système correctionnel vers des niveaux de sécurité inférieurs et acquièrent une plus grande liberté de déplacement au sein de l’établissement, les programmes et les activités sont adaptés pour refléter plus étroitement les conditions que le détenu est susceptible de rencontrer une fois qu’il est mis en liberté dans la collectivité. Un transfèrement vers un établissement à sécurité minimale permet au détenu de profiter d’une plus grande autonomie pour se préparer à sa réinsertion sociale en toute sécurité.

2.8 Services et notifications aux victimes

Projet de loi S-12

Contexte

La LSCMLC reconnaît que les victimes d’actes criminels ont un rôle important à jouer dans le système de justice pénale. Elle permet aux victimes de recevoir des renseignements sur le délinquant qui leur a causé du tort et de participer au processus correctionnel ainsi qu’au processus de mise en liberté sous condition à l’échelle fédérale. En vertu de la LSCMLC, les personnes qui répondent à la définition de « victime » ont le droit de recevoir, si elles en font la demande, des renseignements sur le délinquant qui ne sont pas autrement accessibles au public. Cela comprend le nom du délinquant, les infractions pour lesquelles il a été reconnu coupable, le tribunal qui l’a condamné, la date de début et la durée de sa peine, ses dates d’admissibilité à des permissions de sortir et à la libération conditionnelle et les dates d’examen qui s’y rattachent.

D’autres renseignements discrétionnaires, comme le nom et l’emplacement de l’établissement où le délinquant est détenu, peuvent être divulgués à une victime lorsque le commissaire du SCC détermine que l’intérêt de la victime à recevoir ces renseignements l’emporte sur l’atteinte potentielle à la vie privée du délinquant. Elles peuvent aussi demander de recevoir régulièrement des avis de changement, par exemple lorsqu’un délinquant sous responsabilité fédérale est transféré dans un autre établissement fédéral ou provincial, y compris un avis préalable de transfèrement vers un établissement à sécurité minimale ou un pavillon de ressourcement.

Le SCC peut également fournir aux victimes inscrites des renseignements sur les progrès du délinquant concernant l’atteinte des objectifs de son Plan correctionnel à des moments précis de sa peine. De plus, afin d’assurer la sécurité publique, le SCC fournit aux victimes certains types de renseignements au moment de certaines libérations, comme la date de mise en liberté du délinquant, sa destination (en précisant si le délinquant se trouvera à proximité de la victime pendant son déplacement vers cette destination), les conditions de la mise en liberté du délinquant et une photographie récente de ce dernier. Ce type d’information permet aux victimes de prendre des décisions éclairées concernant leur sécurité, ce qui maintient leur droit à la protection.

Le SCC encourage les victimes à fournir une déclaration sur les conséquences de l’acte criminel, l’incarcération et la libération des délinquants et sur les effets que celles-ci continuent d’avoir sur leur vie. Ces déclarations peuvent comprendre des renseignements pertinents sur le délinquant de même que les préoccupations que la victime pourrait entretenir au sujet de sa sécurité et des demandes de conditions. C’est la principale façon dont les victimes exercent leur droit à la participation dans le cadre du processus correctionnel et de la mise en liberté sous condition. Les victimes peuvent mettre à jour ces déclarations à tout moment, et les équipes de gestion de cas des délinquants sont tenues par la politique d’examiner et de prendre en compte toute déclaration figurant au dossier. Par souci d’équité procédurale, le SCC explique aux victimes que leurs déclarations sont communiquées au délinquant.

Pour obtenir des renseignements sur le délinquant sous responsabilité fédérale qui leur a causé du tort, les victimes doivent s’inscrire auprès du SCC ou de la CLCC. La procédure d’inscription permet au SCC de confirmer que le demandeur répond à la définition d’une victime avant de lui communiquer des renseignements protégés au sujet du délinquant. Le SCC fournit de l’information aux victimes en fonction de leurs préférences. Les renseignements peuvent être fournis par téléphone, par la poste ou par voie électronique par l’intermédiaire de notre Portail des victimes sécurisé, accessible en ligne en tout temps.

2.9 Programme mère-enfant

Si l’on insiste – Établissement d’Edmonton pour femmes

Contexte

Le Programme mère-enfant en établissement a été mis à l’essai en 1996, puis pleinement mis en œuvre dans tous les établissements pour femmes en 2001. Le programme vise à renforcer le lien entre les mères et leurs enfants en les gardant ensemble, lorsque cela est approprié, et en offrant un environnement de soutien qui contribue à la stabilité et à la continuité des relations. Il est actuellement offert dans tous les établissements pour femmes, y compris au pavillon de ressourcement.

Le volet sur place du Programme permet aux enfants d’habiter à temps partiel ou à temps plein avec leur mère. En date du 26 février 2026, huit enfants participaient au programme, dont trois à temps plein et cinq à temps partiel.

L’intérêt de l’enfant prévaut dans toutes les décisions relatives à la participation au Programme mère-enfant. Notamment, on prend en compte le bien-être physique, émotionnel et spirituel de l’enfant, de même que la sécurité de l’établissement, dans toutes les activités.

Depuis sa mise en œuvre, plus de 200 enfants ont participé au Programme mère-enfant en établissement, à temps plein ou à temps partiel.

Les services hors site et autres services de formation de liens affectifs se sont développés ces dernières années et sont offerts à toutes les délinquantes. Ces services comprennent des visites en personne et par vidéoconférence, du counseling, de la formation, du soutien juridique et de médiation, des programmes de lecture, des permissions de sortir avec escorte pour assister à des activités axées sur l’enfant et des services prénataux et postnataux.

Un nouvel outil de suivi a été mis en œuvre en avril 2025 pour surveiller la participation à tous les types de services de formation de liens affectifs.

Sécurité des enfants qui participent au Programme mère-enfant

Il y a des protocoles en place qui prévoient des critères d’admissibilité stricts pour la participation au programme, y compris une évaluation du bien-être de l’enfant effectuée par les services d’aide à l’enfance et à la famille provinciaux ou territoriaux, ainsi que des vérifications visant à garantir que les personnes résidant dans l’unité résidentielle du Programme mère-enfant n’ont pas été déclarées coupables d’une infraction commise à l’endroit d’un enfant. Les mères ayant une cote de sécurité maximale ne sont pas admissibles au volet avec cohabitation à temps plein ou à temps partiel du Programme mère-enfant, mais peuvent profiter d’autres services qui leur permettent de nouer des liens avec leurs enfants.

2.10 Délinquants de diverses identités de genre

Statistiques

À la fin de l’exercice 2024 à 2025, les personnes de diverses identités de genre représentaient moins de 1 % (0,83 %) de la population carcérale totale du SCC.

De 2017-2018 à 2024 à 2025, le SCC a reçu 129 demandes de personnes de sexe masculin à la naissance qui souhaitaient être placées ou transférées dans un établissement pour femmes. Parmi celles-ci :


En date d’octobre 2025, 90 femmes transgenres étaient incarcérées dans des établissements du SCC : 73 étaient hébergées dans un établissement pour hommes (81 %) et 17 dans un établissement pour femmes (19 %).

État actuel

En mai 2022, le SCC a publié la Directive du commissaire (DC) 100 : Délinquants de diverses identités de genre. Cette directive fournit une orientation politique générale alignée sur les modifications apportées à l’article 2 de la Loi canadienne sur les droits de la personne et à l’alinéa 4g) de la LSCMLC.

Cette politique aide le personnel à répondre aux besoins des personnes de diverses identités de genre et renforce l’obligation légale du SCC de prendre des mesures d’adaptation, quel que soit le sexe d’une personne (c’est-à-dire son anatomie) ou le marqueur de genre figurant sur sa pièce d’identité.

2.11 Réduction des méfaits

Programme d’échange de seringues dans les prisons

Services de prévention des surdoses

Contexte

Le taux de prévalence de la consommation problématique d’alcool et de substances à long terme lors de l’admission dans un établissement fédéral est évalué à 66 % chez les hommes et à 61,6 % chez les femmes; ces taux sont plus élevés chez les hommes et les femmes autochtones (85,2 % et 85,7 % respectivement). Des recherches menées par le SCC montrent qu’au moment de l’évaluation, environ la moitié (49,6 %) des délinquants de sexe masculin nouvellement admis ont indiqué avoir un problème de consommation de substances, et que la majorité (55,5 %) avait des troubles mentaux concomitants.

Près de 20 % à 22 % des hommes et de 27 % à 29 % des femmes déclarent avoir consommé des drogues par injection au cours de leur vie.

Une étude a révélé que les personnes qui s’injectent des drogues étaient dix fois plus susceptibles de contracter le virus de l’hépatite C (VHC) en détention. De toutes les nouvelles infections de VHC, 47 % étaient associées à la consommation de drogues injectables. 

Services de traitement de la consommation de substances au SCC

L’approche du SCC en matière de consommation de substances est en train de passer d’un modèle principalement axé sur la stabilisation et la réduction des risques à une approche plus globale, axée sur la santé, qui renforce les services de prévention, de réduction des méfaits, de traitement et de continuité des soins. Elle consiste notamment à améliorer le dépistage précoce, à élargir le soutien à la réduction des méfaits pour traiter un plus large éventail de substances, à accroître l’accès au counseling en toxicomanie et aux programmes de traitement spécialisés, et à améliorer la planification de la mise en liberté et les partenariats communautaires pour soutenir un rétablissement durable et réduire les surdoses, les rechutes et la récidive.

Pour les personnes qui ne sont pas prêtes à arrêter de consommer des substances, la réduction des méfaits demeure un élément important des soins. Les mesures de réduction des méfaits du SCC comprennent le traitement par agonistes opioïdes (TAO), le Programme d’échange de seringues dans les prisons (PESP), le Service de prévention des surdoses (SPS), le programme de formation sur la maîtrise de soi et le rétablissement (SMART) et d’autres services de soutien par les pairs et de réduction des méfaits (p. ex. vaporisateur nasal de naloxone, bandelette de détection du fentanyl, etc.). Ces mesures sont conformes à la Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances du gouvernement fédéral et aux recommandations de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, qui considèrent la consommation de substances comme un problème de santé.


Afin de garantir la sécurité du personnel, des détenus et de l’établissement, une évaluation de la menace et des risques (EMR) est effectuée pour examiner toutes les demandes de participation au PESP. Les EMR évaluent les facteurs qui pourraient poser un danger pour la gestion d’un détenu, la sécurité d’autres personnes et la sécurité d’une unité opérationnelle. Il s’agit du même modèle que celui utilisé pour la distribution des EpiPens® et des aiguilles à insuline. Des mesures de protection appropriées ont été établies dans chaque établissement pour veiller à ce que les trousses du PESP soient comptabilisées adéquatement et entreposées de façon sécuritaire en tout temps.


En date de février 2026, le PESP avait été mis en œuvre dans 13 établissements à l’échelle du pays. En date de février 2026, le SPS était offert dans 5 établissements : l’Établissement de Drumheller, l’Établissement de Springhill, l’Établissement de Collins Bay, l’Établissement Drummond et l’Établissement de Warkworth.

Dans le cadre de ces efforts, le SCC modernise également son formulaire afin d’assurer une prescription plus sûre et fondée sur des données probantes et de réduire l’abus et le détournement de médicaments à risque élevé. Depuis le 1er octobre 2025, le SCC a adopté la buprénorphine injectable à action prolongée (Sublocade) comme traitement de première intention pour les troubles liés à la consommation d’opioïdes, a désigné la méthadone comme médicament couvert sans restriction de deuxième ligne et a fait passer la buprénorphine-naloxone (Suboxone) quotidienne au statut de médicament hors pharmacopée après une période d’élimination progressive de six mois. Ces changements fondés sur des données probantes renforcent la qualité et l’uniformité du traitement par agonistes opioïdes dans tous les établissements, et les mises à jour prévues du formulaire en 2026 appliqueront la même approche à d’autres médicaments présentant un risque de détournement ou d’abus.

2.12 Sécurité du personnel

Si l’on insiste – Sécurité du personnel dans la collectivité

Agressions contre le personnel

Les agressions commises contre le personnel sont prises très au sérieux. La police peut être appelée pour toute infraction criminelle et des accusations au criminel et disciplinaires internes peuvent être portées contre les détenus. Le SCC agit rapidement pour s’assurer que des mesures sont en place pour protéger le personnel et garantir un soutien continu. 

À la fin de l’exercice 2024 à 2025, 506 incidents d’agression contre le personnel ont été signalés au cours de l’exercice, par rapport à 614 à la fin de l’exercice précédent.

Le SCC a mis en place un Protocole de protection des employés exhaustif pour faire face aux incidents dans lesquels un employé et/ou sa famille peuvent être exposés à un risque plus important que dans les conditions normales de travail. Ces lignes directrices s’appliquent à toutes les personnes employées par le SCC (les employés nommés pour une durée indéterminée ou déterminée, les employés occasionnels, les employés en détachement auprès du SCC ou les employés à temps partiel), à tout moment, et quel que soit le lieu (c’est-à-dire non seulement dans les établissements, mais aussi dans les bureaux de libération conditionnelle et les bureaux administratifs, dans les résidences, dans les espaces publics, etc.).

2.13 Unités d’intervention structurée

Progrès réalisés

Contexte

Le projet de loi C-83 a reçu la sanction royale le 21 juin 2019 et est entré en vigueur le 30 novembre 2019. Une partie de ce projet de loi visait à éliminer l’isolement préventif et à créer des UIS faisant l’objet d’une surveillance externe indépendante.


Au 31 mars 2025, environ 8 844 renvois pour examen des conditions de détention ont été soumis à un décideur externe indépendant (DEI). Parmi celles examinées (5 284), le DEI a conclu dans 81 % des cas que le SCC avait pris toutes les mesures raisonnables pour offrir aux détenus la possibilité de passer quatre heures en dehors de leur cellule et deux heures d’interaction avec d’autres personnes. Dans les autres décisions, les DEI ont formulé des recommandations au SCC ou ont exigé que le détenu soit retiré d’une UIS.

Résultats

À la fin de l’exercice 2024 à 2025 :

2.14 Surreprésentation des délinquants autochtones au sein du Service correctionnel du Canada

Progrès réalisés

Article 81
Article 84
Aînés et conseillers spirituels

Contexte

Bien que les décisions relatives à la détermination de la peine ne relèvent pas du champ de compétence du SCC, le Service influe sur le temps que les délinquants autochtones passent en détention en offrant des programmes et des interventions adaptés à leur culture afin de réduire les risques qu’ils présentent, de leur offrir une réhabilitation efficace et de favoriser leur réinsertion sociale. Le SCC s’engage à apporter des changements importants pour améliorer les résultats en matière de réinsertion sociale des délinquants autochtones. Notamment, le pourcentage de libérations discrétionnaires pour les délinquants autochtones a augmenté, passant de 35,8 % pour l’exercice 2021 à 2022 à 42,4 % pour l’exercice 2024 à 2025. Le SCC a mis en place de nombreuses initiatives visant à remédier aux facteurs systémiques qui ont contribué à la surreprésentation des Autochtones, notamment :

Changements dans les établissements et la structure
Réinsertion sociale et soutien dans la collectivité
Programmes adaptés à la culture
Pavillons de ressourcement et établissements visés à l’article 81
Formation et soutien du personnel

2.15 Normes d’emploi

Contexte

Bien que les Normes nationales de déploiement des agents correctionnels soient respectées, les besoins en personnel peuvent varier en fonction de nombreux facteurs, comme la période de l’année, l’absentéisme et les exigences opérationnelles, ce qui peut entraîner des écarts nécessitant des ajustements quotidiens. Dans certains cas, ces situations entraînent le recours à des heures supplémentaires pour maintenir la sécurité et la continuité des opérations. Le SCC continue de travailler avec ses partenaires syndicaux pour explorer des solutions, renforcer la coopération et faciliter le retour au travail des employés compétents, notamment au moyen de plans de réintégration.

3. Biographies des membres du Comité

Parti Libéral :

Parti conservateur :

Bloc Québécois :

Claude DeBellefeuille (vice-présidente) 

Parti libéral du Canada (PLC)

Portrait photograph of Hon. Jean-Yves Duclos.

L’honorable Jean-Yves Duclos
(président du Comité)
Centre-du-Québec (Québec)

Élu au Parlement en 2015

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S. O.

Visites récentes au SCC : S. O.

 

 

 

Portrait photograph of Sima Acan

Sima Acan
Oakville-Ouest (Ontario)

Élue au Parlement en 2025

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S. O.

Visites récentes au SCC : S. O.

Portrait photograph of Marcus Powlowski

Marcus Powlowski
Thunder Bay – Rainy River (Ontario)

Élu au Parlement en 2025

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S. O.

Visites récentes au SCC : S. O.

Portrait photograph of Hon. Ali Ehsassi

L’honorable Ali Ehsassi
Willowdale (Ontario) 

Élu au Parlement en 2015

Secrétaire parlementaire du président du Conseil privé du Roi pour le Canada et ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, des Affaires intergouvernementales et de l’Unité de l’économie canadienne (Commerce Canada–États-Unis) (Secrétaire parlementaire)

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S. O.

Visites récentes au SCC : S. O.

Portrait photograph of Jacques Ramsay

Jacques Ramsay
La Prairie–Atateken (Québec)

Élu au Parlement en 2025

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC :

  • Il s’est prononcé en faveur du projet de loi C-48 et de ses efforts pour renforcer les règles contre les récidivistes.

Visites récentes du SCC : Visite de l’Établissement de Cowansville en février 2026, alors que la question du cégep retenait l’attention. 

Parti conservateur du Canada (PCC)

Portrait photograph of Frank Caputo

Frank Caputo
(vice-président)
Kamloops – Thompson – Nicola (Colombie-Britannique)

Contexte :

Élu au Parlement en 2021

Il a récemment soulevé des questions concernant :

  • la façon dont le SCC classe et transfère les détenus;
  • l’avis public lorsqu’un délinquant est mis en liberté dans la collectivité;
  • la proximité de certains délinquants avec le Programme mère-enfant.

Visites récentes au SCC : 3

  • Établissement d’Edmonton
  • Établissement de la vallée du Fraser pour femmes
  • Village de guérison Kwìkwèxwelhp

 

Portrait photograph of Chak Au

Chak Au
Richmond-Centre – Marpole
(Colombie-Britannique)

Élu au Parlement en 2025

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S. O.

Visites récentes au SCC : S. O.

Portrait photograph of Dane Lloyd

Dane Lloyd
Parkland (Alberta)

Élu au Parlement en 2017

Il a soulevé des questions concernant :

  •  la façon dont le SCC classe et transfère les détenus;
  • l’ancienne formulation du projet de loi C-83, à savoir « les moins privatives de liberté ».
  • Il s’est récemment prononcé contre le transfèrement de Dellen Millard lors du débat sur son projet de loi d’initiative parlementaire C-236, soulignant que le délinquant n’a jamais divulgué où se trouvait le corps de l’une de ses victimes.

Visites récentes au SCC : 0

Portrait photograph of Rhonda Kirkland

Rhonda Kirkland
Oshawa (Ontario)

Élue au Parlement en 2025

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC :

  • elle a déclaré que les délinquants violents bénéficient d’un meilleur traitement et de meilleurs programmes que les victimes.

Visites récentes au SCC : Visite de l’Établissement de la vallée du Fraser pour femmes le 2 janvier 2026. Au cours de cette visite, la députée s’est concentrée sur la façon dont les délinquants de diverses identités de genre sont classés et transférés et sur le nombre d’agressions commises par eux.

Bloc Quebecois (BQ)

Portrait photograph of Claude DeBellefeuille

Claude DeBellefeuille
(vice-présidente)
Beauharnois – Salaberry – Soulanges – Huntingdon (Québec)

Élue au Parlement en 2019

Interventions récentes présentant un intérêt pour le SCC : S. O.

Visites récentes au SCC : S’est récemment rendue à l’Établissement de Port-Cartier en janvier 2026 et a soulevé des préoccupations concernant le manque de personnel travaillant pour assurer la sécurité de l’établissement en raison d’un processus de recrutement difficile. Elle a également soulevé des préoccupations au sujet des retards dans le déploiement des détecteurs à balayage corporel et des brouilleurs de signaux.

4. Projets de loi actuels émanant d’un député qui présentent un intérêt pour le SCC

Projet de loi S-205, Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition

À l’étape de l’étude en comité au Sénat.

Ce texte modifie la LSCMLC afin d’exiger que, si un détenu souffre de troubles mentaux invalidants, il soit transféré dans un hôpital; de veiller à ce qu’une ordonnance du tribunal soit requise pour les transfèrements dans des UIS dont la durée dépasse 48 heures; de permettre à des groupes communautaires et à d’autres services de soutien similaires d’assurer la prestation de services correctionnels aux personnes issues de populations défavorisées ou en situation minoritaire et de proposer des plans pour la libération de ces personnes et leur réintégration dans la collectivité; de permettre aux personnes condamnées à une période d’incarcération ou assujetties à une période d’inadmissibilité à la libération conditionnelle de demander au tribunal qui a imposé la peine de réduire cette période, lorsqu’il y a eu injustice dans l’administration de la peine.

Projet de loi C-221, Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (communication de renseignements à la victime)

Renvoyé au SECU.

Le texte modifie la LSCMLC afin de prévoir que les renseignements communiqués à la victime d’une infraction concernant les dates d’admissibilité et d’examen applicables au délinquant relativement aux permissions de sortir, aux placements à l’extérieur, aux libérations conditionnelles ou aux libérations d’office comprennent une explication sur la manière dont ces dates ont été déterminées.

Projet de loi C-232, Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (délinquants ayant une cote de sécurité maximale)

Dépôt et première lecture à la Chambre des communes.

Le texte modifie la LSCMLC afin de prévoir que les détenus qui ont été déclarés délinquants dangereux ou déclarés coupables de plus d’un meurtre au premier degré doivent se voir attribuer la cote de sécurité maximale et être incarcérés dans un pénitencier à sécurité maximale ou dans un secteur à sécurité maximale d’un pénitencier.

Projet de loi C-235, Loi modifiant le Code criminel (prolongation du délai préalable à la libération conditionnelle)

Débat en deuxième lecture à la Chambre des communes.

Le texte modifie le Code criminel afin de prévoir que la personne déclarée coupable de l’enlèvement, de l’agression sexuelle et du meurtre de la même personne – au vu des mêmes faits – reçoit une peine d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant l’accomplissement de vingt-cinq à quarante ans de la peine, selon la décision du juge qui préside le procès après considération de toute recommandation formulée par le jury, le cas échéant.

Projet de loi C-236, Loi modifiant le Code criminel, la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et la Loi sur les prisons et les maisons de correction

Dépôt et première lecture à la Chambre des communes.

Le texte modifie le Code criminel pour que le refus d’une personne déclarée coupable de certaines infractions de révéler aux personnes en autorité des renseignements concernant l’emplacement d’un corps ou de restes humains soit considéré comme une circonstance aggravante aux fins de la détermination de la peine et comme un motif pour retarder la libération conditionnelle. Il modifie également la LSCMLC et la Loi sur les prisons et les maisons de correction pour qu’un tel refus soit ajouté aux éléments à considérer dans la prise de certaines décisions sous le régime de ces lois.

Projet de loi C-240, Loi modifiant le Code criminel, apportant des modifications connexes à la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et modifiant la Loi réglementant certaines drogues et autres substances

Dépôt et première lecture à la Chambre des communes.

Le texte modifie le Code criminel afin de prévoir que le tribunal peut, par ordonnance, en plus de toute peine d’emprisonnement infligée pour une infraction, intimer aux délinquants de prendre des mesures pendant leur période de détention, dont la participation à des programmes d’éducation, de formation ou de traitement.

Il apporte également des modifications connexes à la LSCMLC afin, notamment, de prévoir que les objectifs liés aux programmes que les délinquants peuvent être tenus de suivre durant leur période de détention sont inclus dans le plan correctionnel élaboré par le directeur de l’établissement où ils sont sous garde et de prévoir que les évaluations dont les commissions de libération conditionnelle tiennent compte lorsqu’elles décident si elles autorisent ou non une libération conditionnelle doivent inclure des renseignements sur les progrès accomplis par les délinquants relativement aux mesures qu’ils étaient tenus de prendre.

Finalement, le texte modifie la Loi réglementant certaines drogues et autres substances afin de prévoir qu’un tribunal qui impose une peine à une personne déclarée coupable de trafic de fentanyl doit considérer qu’il y a circonstance aggravante si les quantités trafiquées sont révélatrices d’un trafic à grande échelle.

Projet de loi C-243, Loi modifiant la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (examen des dossiers de libération conditionnelle)

Débat en deuxième lecture à la Chambre des communes.

Le texte modifie la LSCMLC afin de prévoir que, dans le cas d’un délinquant qui purge une peine pour meurtre au premier ou au deuxième degré, l’examen de son dossier de libération conditionnelle est effectué dans les délais prévus par la loi – et non sur demande présentée par le délinquant – dès lors que la Commission a décidé de ne pas lui accorder la semi-liberté ou la libération conditionnelle totale ou d’annuler sa libération conditionnelle ou d’y mettre fin.

Projet de loi C-246, Loi modifiant le Code criminel (peines consécutives à l’égard d’infractions sexuelles)

En attente du dépôt et de la première lecture.

Le texte modifie le Code criminel afin d’exiger que les peines infligées à l’égard d’infractions sexuelles soient purgées consécutivement.

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2026-07-13