Aider à protéger les pompiers contre les produits chimiques nocifs

Document d'information

Août 2021

Le gouvernement du Canada a annoncé un plan d’action exhaustif visant à protéger les pompiers contre les produits chimiques nocifs rejetés lors d’incendies résidentiels. Ce plan comporte diverses mesures, notamment les suivantes.

Interdire les substances ignifuges nocives

Pour veiller à ce que les produits chimiques nocifs soient identifiés, le gouvernement a évalué plus de 150 substances ignifuges. De ce nombre, 18 ont été déclarées nocives pour la santé humaine ou l’environnement. Le gouvernement a pris des mesures pour restreindre ou éliminer progressivement l’utilisation de 12 de ces substances et a proposé de s’attaquer à six autres substances ignifuges.

Le gouvernement évalue également 14 autres substances ignifuges pour déterminer si elles représentent un danger pour la santé ou l’environnement. D’autres substances ignifuges ont été désignées comme étant prioritaires dans le cadre du Plan de gestion des produits chimiques. Le gouvernement du Canada continuera de se pencher sur ces substances chimiques prioritaires, tout en proposant de mieux cibler et protéger les populations susceptibles d’être plus à risque, en raison d’une plus grande exposition ou d’une plus grande sensibilité, y compris les pompiers et les enfants.

Le gouvernement dispose d’un programme pour évaluer les nouvelles substances et empêcher que des produits chimiques, y compris des ignifugeants, ne pénètrent sur le marché canadien sans être assujettis à des mesures de contrôle adéquates, au besoin. De plus, environ 130 substances ignifuges organiques ont été évaluées dans le cadre du Programme des substances nouvelles pour veiller à ce qu’aucune nouvelle substance ne soit introduite sur le marché canadien avant d’avoir fait l’objet d’une évaluation, et des mesures de contrôle adéquates ont été prises à l’égard de 11 de ces substances.

Diminuer l’utilisation de substances chimiques ignifuges

Les solutions de rechange aux substances chimiques ignifuges peuvent inclure l’utilisation de substances naturellement ignifuges (p. ex., polyester, laine), des systèmes coupe-feu sans produits chimiques ou une combinaison de ces mesures ou d’autres. Ces approches peuvent aider à réduire l’utilisation de produits chimiques potentiellement nocifs, et le gouvernement prend des mesures pour promouvoir leur adoption.

Santé Canada a récemment publié un Avis aux intervenants sur l’utilisation de substances chimiques ignifuges dans certains produits de consommation au Canada. Cet avis visait à encourager les fabricants, les importateurs, les annonceurs et les vendeurs canadiens de produits de consommation à se conformer aux exigences de rendement en matière d’inflammabilité de certains produits de consommation énoncées dans les règlements pris en vertu de la Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation, sans utiliser de substances chimiques ignifuges. L’avis favorise l’innovation dans les produits et la protection de la santé des Canadiens.

Le Guide des exigences canadiennes relatives à l’inflammabilité des produits textiles au Canada pour l’industrie énonce divers facteurs qui influencent l’inflammabilité des tissus, comme la teneur en fibres, la construction et le poids du tissu et les apprêts, et il encourage la prise en considération de ces facteurs lors de la conception, de la fabrication et de l’approvisionnement de produits et de leurs composantes.

Réaliser des activités de recherche et de surveillance sur le niveau d’exposition des pompiers aux substances chimiques

Pour éclairer les stratégies visant à protéger les pompiers, leur exposition aux produits chimiques nocifs est surveillée dans le cadre de divers projets de recherche, notamment des études qui demandent de recueillir des échantillons de sang et d’urine. Ces projets éclaireront collectivement les travaux actuels et futurs du gouvernement pour évaluer les substances chimiques nocives et en gérer les risques. Voici des exemples de tels projets de recherche :

  • Étude concertée dirigée par des experts à l’Université d’Ottawa qui nécessite la collecte et l’examen d’urine et de frottis à la surface de la peau. Selon les conclusions de l’étude, le contact par la peau est probablement une importante source d’exposition aux substances cancérigènes présentes dans la fumée. Ces résultats ont été partagés avec le milieu scientifique et l’Association internationale des pompiers. 
  • Le gouvernement a collaboré avec des experts de l’Université McGill afin d’analyser des substances ignifuges particulières et une autre catégorie de contaminants environnementaux, connue sous le nom d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, dans des échantillons d’urine. Une étude de suivi, qui est actuellement dirigée par Santé Canada, vise à déterminer l’exposition des pompiers aux substances ignifuges et aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées.

Établir des pratiques exemplaires pour les pompiers afin de réduire le danger

Les travaux de recherche ont montré que l’exposition de la peau à la fumée produite par la combustion de produits ménagers peut être nocive pour les pompiers. L’utilisation d’un meilleur équipement de protection individuelle ou la mise en œuvre de mesures visant à réduire le contact avec la peau et la pénétration par la peau pourraient diminuer cette exposition.

Une étude en cours dirigée par l’Université d’Ottawa examine des stratégies pour réduire l’exposition liée au contact avec la peau et à la pénétration par la peau. Lorsque les stratégies efficaces seront connues, les partenaires de l’étude (dont Santé Canada et le Service des incendies des Forces canadiennes) partageront les résultats avec le milieu scientifique et les communautés locales, nationales et internationales de pompiers. Les prochaines étapes pourraient comporter une étude visant à évaluer officiellement le niveau de protection offert par un meilleur équipement de protection individuelle.

Diffuser l’information et accroître la sensibilisation

Dans le cadre de son travail visant à renforcer la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999), le gouvernement du Canada prendra des mesures pour mieux renseigner les gestionnaires au sein de la chaîne d’approvisionnement ainsi que pour améliorer l’étiquetage obligatoire pour certains produits de consommation. Les Canadiens auront ainsi accès à davantage de renseignements au sujet des substances auxquelles ils sont exposés. Il pourrait notamment s’agir de divulguer sur une étiquette les substances ignifuges particulières présentes dans les meubles rembourrés.

L’Avis aux intervenants de Santé Canada encourage les fabricants, les importateurs, les annonceurs et les vendeurs canadiens à divulguer volontairement les produits chimiques utilisés dans les produits de consommation qu’ils fournissent au Canada, y compris toute substance chimique ignifuge, lorsque des distributeurs, des détaillants ou le public, en font la demande. Cette information est accessible sur le site Web pour une maison saine de Santé Canada.

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