Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux : Rapport annuel 2021 à 2022

Résumé

Des milliers de sites contaminés sont disséminés partout au Canada. Ces sites comprennent des dépotoirs, des mines, des opérations industrielles et militaires abandonnées, du carburant stocké ou déversé ou des produits chimiques toxiques. Souvent, la contamination provient d’activités qui se sont déroulées dans le passé, à une époque où les conséquences pour l’environnement n’étaient pas bien comprises. Certaines contaminations sont le résultat d’accidents.

Les sites contaminés fédéraux sont situés sur des terres ou dans des zones aquatiques :

En 2002, le commissaire à l’environnement et au développement durable a publié un rapport sur les sites contaminés. Ce rapport souligne l’obligation du gouvernement fédéral de localiser, d’évaluer et d’assainir les sites contaminés fédéraux, et il a mené au lancement du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF).

Le gouvernement du Canada a créé le PASCF en 2005. Il s’agit d’un programme fédéral qui fournit des fonds aux « gardiens », qui sont :

Le PASCF ne finance pas l’assainissement de tous les sites contaminés fédéraux. Seuls les sites qui répondent aux critères d’admissibilité du PASCF peuvent recevoir du financement du PASCF. Pour les sites non admissibles, les gardiens doivent trouver d’autres sources de financement, par exemple un fonds de projet spécial ou des affectations budgétaires internes.

Par l’intermédiaire du PASCF, le gouvernement s’occupe des sites qui touchent les peuples autochtones, y compris les sites qui se trouvent sur les terres des réserves et dans le Nord (c’est‑à‑dire les territoires). À l’origine, le PASCF était financé jusqu’en 2020. En 2019, le gouvernement a renouvelé le PASCF pour une période supplémentaire de 15 ans, jusqu’en 2035. Ce renouvellement comprenait un financement accru pour les sites qui se trouvent sur les terres des réserves et dans le Nord. Cela permet au programme d’assainir un plus grand nombre de sites contaminés fédéraux dans les réserves et dans le Nord.

Le PASCF soutient la réconciliation avec les peuples autochtones du Canada en :

Le PASCF est divisé en phases. Le présent rapport décrit les progrès réalisés en 2021 à 2022, la deuxième année de la phase IV du PASCF.

Pourquoi avoir un plan d’action pour les sites contaminés fédéraux?

Le programme aide les Canadiens, les collectivités et les entreprises, car le PASCF finance des projets qui visent à :

Principaux résultats du PASCF en 2021 à 2022

De 2021 à 2022, les gardiens du PASCF ont dépensé 213,3 millions de dollars.

Des activités d’évaluation ont eu lieu sur 121 sites et ont coûté 7,2 millions de dollars (3 % des dépenses totales). Soixante‑huit sites doivent faire l’objet d’une évaluation plus poussée, et les gardiens ont terminé l’évaluation de 53 sites :

Des activités de réduction des risques ont eu lieu sur 678 sites et ont coûté 190,1 millions de dollars (89 % des dépenses totales). Les gardiens ont terminé les activités de réduction des risques sur 58 de ces sites. Les coûts de gestion du programme se sont élevés à 16 millions de dollars (8 % des dépenses totales). Les gardiens ont fermé 90 sites de 2021 à 2022, et 12 sites ont passé à la surveillance à long terme.

L'annexe A présente des exemples d’études de cas où les gardiens ont mené des activités d’assainissement ou de gestion des risques de 2021 à 2022.

COVID-19 et facteurs externes

Les restrictions liées à la COVID-19 ont continué de nuire à l’avancement des travaux sur les sites en 2021‑2022. Les gardiens ont continué à faire de leur mieux pour atténuer les répercussions sur les travaux sur le terrain, comme ils l’avaient fait l’année précédente. Cependant, d’autres facteurs externes ont contribué aux retards :

Malgré ces défis, les gardiens ont dépensé 72 % des fonds du PASCF en 2021‑2022.

Personne-ressource

Pour toute question ou tout commentaire sur ce rapport, veuillez communiquer avec :

Secrétariat du PASCF
Division des sites contaminés
Direction des activités de protection de l’environnement
Environnement et Changement climatique Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)  K1A 0H3
Courriel : pascf-fcsap@ec.gc.ca

Abréviations et acronymes

AAC
Agriculture et Agroalimentaire Canada
APC
Agence Parcs Canada
ASFC
Agence des services frontaliers du Canada
CCME
Conseil canadien des ministres de l’environnement
CCN
Commission de la capitale nationale
CNRC
Conseil national de recherches Canada
CRPI
Conseils régionaux de planification intégrée
ECCC
Environnement et Changement climatique Canada
GCC
Garde côtière canadienne
GES
Gaz à effet de serre
GTGLC
Groupe de travail sur la gestion des lieux contaminés
GTNPS
Groupe de travail national de planification et de suivi
ISCF
Inventaire des sites contaminés fédéraux
ISDE
Innovation, Sciences et Développement économique Canada
LGFP
Loi sur la gestion des finances publiques
MDN
Ministère de la Défense nationale
MPO
Pêches et Océans Canada
MSE
Ministères de soutien experts
PASCF
Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux
PJCCI
Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée
RCAANC
Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
RNCan
Ressources naturelles Canada
SAC
Services aux Autochtones Canada
SC
Santé Canada
SCC
Service correctionnel du Canada
SCSA
Système de classification des sites aquatiques
SCT
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
SNCLC
Système national de classification des lieux contaminés
SPAC
Services publics et Approvisionnement Canada
SPFA
Substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques
TC
Transports Canada
VIA
Vial Rail Canada

Glossaire

Approche fédérale en matière de lieux contaminés - Il s’agit d’une approche de la gestion des sites contaminés, fondée sur le risque, qui comprend plusieurs étapes :

  1. la détermination et la caractérisation du site;
  2. les enquêtes détaillées sur le site et l’évaluation des risques;
  3. l’évaluation des stratégies de gestion des risques;
  4. la mise en œuvre d’une stratégie de gestion sélectionnée;
  5. l’évaluation et la surveillance.

Ces étapes sont réalisées au moyen d’un processus en 10 étapes défini dans l’Approche fédérale en matière de lieux contaminés. Pour obtenir une copie de ce Cadre, veuillez envoyer un courriel au Secrétariat du PASCF à l’adresse pascf-fcsap@ec.gc.ca. Ces étapes définissent les outils scientifiques, les documents et les autres ressources qui peuvent être utilisés dans la gestion des sites contaminés fédéraux.

Assainissement - Il s’agit de l’amélioration d’un site contaminé pour prévenir, réduire au minimum ou atténuer les dommages pour la santé humaine et l’environnement. L’assainissement comprend une approche planifiée qui réduit l’exposition des récepteurs aux contaminants préoccupants. L’assainissement consiste généralement à retirer les contaminants d’un site, à les détruire ou à les contenir en vue de leur traitement sur place ou de leur élimination hors site. L’assainissement est l’une des principales stratégies de réduction des risques.

Écart - Dans le cadre du PASCF, il s’agit de la différence entre les fonds disponibles chaque année et les fonds dépensés. Le tableau B.1 de l’annexe B et le tableau E.4 de l’annexe E détaillent l’écart de 2021 à 2022.

Évaluation d’un site - Analyse scientifique ou technique détaillée visant à :

Une évaluation à grande échelle de l’importance de la contamination d’un site donné est un processus long et complexe. Pour un exemple, voir la définition du terme « Approche fédérale en matière de lieux contaminés » ci-dessus. Évaluer les sites contaminés permet au gouvernement fédéral d’élaborer une estimation précise du niveau de passif environnemental auquel il doit faire face.

Gardiens - Il s’agit des ministères et organismes fédéraux et les sociétés d’État consolidées responsables des activités d’évaluation et de réduction des risques sur les sites contaminés fédéraux.

 Gestion des risques - Un processus en deux étapes qui comprend :

La gestion des risques fait appel à des stratégies de réduction de la probabilité, de l’intensité et de la fréquence de la contamination, ainsi que la durée de l’exposition à celle‑ci. Elle consiste habituellement à gérer les contaminants en place, ce qui peut comprendre l’utilisation de recouvrements ou de mesures administratives afin de bloquer les voies d’exposition pouvant présenter des risques.

Inventaire des sites contaminés fédéraux (ISCF) - Il s’agit d’une base de données de tous les sites contaminés connus qui sont sous la garde du gouvernement fédéral. Cela comprend les sites que les gardiens ont examinés ou qui font l’objet d’une enquête. L’ISCF comprend également des sites contaminés non fédéraux. Il s’agit des sites pour lesquels le gouvernement du Canada a accepté d’assumer une partie ou l’ensemble des responsabilités financières.

Ministère - Aux termes de la Loi sur la gestion des finances publiques (LGFP), « ministère » désigne :

Organisme - Un organisme gouvernemental est une organisation permanente ou semi‑permanente qui est chargée du contrôle et de l’administration de fonctions précises. Parcs Canada est un exemple d’organisme. Un organisme gouvernemental remplit habituellement une fonction exécutive. L’indépendance et l’obligation de rendre des comptes des organismes gouvernementaux varient considérablement. Pour obtenir la liste des organismes distincts, consulter l’annexe V de la LGFP.

Partage des coûts - Il s’agit de la partie du financement des activités de sites admissibles au PASCF que les gardiens doivent assumer. Cela représente 20 % des coûts d’évaluation et 15 % des coûts d’assainissement. Si la valeur d’un projet est supérieure à 90 millions de dollars, les gardiens peuvent demander à être dispensés du partage des coûts pour l’assainissement. Les organes directeurs du PASCF doivent approuver la demande.

Passif environnemental - Le passif environnemental représente la meilleure estimation par le gouvernement des coûts pour l’assainissement des sites contaminés selon les normes minimales.

Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) - Un programme fédéral qui fournit des fonds aux :

pour gérer les sites contaminés dont ils sont responsables.

Les principaux objectifs consistent à :

  1. réduire les risques pour la santé humaine et l’environnement que présentent les sites contaminés fédéraux connus;
  2. réduire les passifs financiers connexes.

Principe du « pollueur-payeur » - Le principe du « pollueur-payeur » est un principe directeur de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement. Selon ce principe, la partie responsable de la production de la pollution doit être tenue responsable des coûts pour les dommages causés à l’environnement naturel.

Site contaminé - Conformément à la définition indiquée dans la Politique sur la planification et la gestion des investissements du Conseil du Trésor :

Un site contaminé est un site dans lequel la concentration de substances nocives à l’environnement :

  1. est supérieure aux niveaux naturels;
  2. pose, ou est susceptible de poser, un danger immédiat ou futur à la santé humaine ou à l’environnement;
  3. dépasse les niveaux indiqués dans les politiques et les règlements.

Un bien immobilier peut compter plus d’un site contaminé.

Sites contaminés fédéraux - Les sites contaminés qui se trouvent sur des terres ou dans des zones aquatiques :

Société d’État entreprise - Une société qui ne dépend pas d’un financement par le Parlement. Sa principale activité et source de revenus est plutôt la vente de biens ou de services à des parties externes. Chaque société d’État entreprise doit rendre des comptes au Parlement par l’entremise du ministre responsable.

Société d’État consolidée - Société qui :

Chaque société d’État consolidée doit rendre des comptes au Parlement par l’entremise d’un ministre responsable. Une liste des sociétés d’État consolidées actuelles se trouve dans les Comptes publics du Canada. Par exemple, consulter la section 4 du volume 1 – Comptes publics du Canada 2021 à 2022 (PDF).

Surveillance à long terme - iIl s’agit d’inspections des sites dans le cadre desquelles les gardiens examinent les activités de réduction des risques (assainissement ou gestion des risques) pour assurer une conformité continue. Ces inspections peuvent comprendre des échantillonnages et des analyses pour assurer que les gardiens maintiennent les objectifs de gestion des risques propres au site.

1 Introduction

Le gouvernement du Canada a créé le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) en 2005. Ce plan fournit des fonds aux :

Les gardiens gèrent les sites contaminés dont ils sont responsables. Les trois premières phases du PASCF ont duré 15 ans, de 2005 à 2020, avec un financement fédéral total de 4,54 milliards de dollars. En 2019, le gouvernement du Canada a renouvelé le PASCF pour une période supplémentaire de 15 ans (de 2020 à 2035). Le budget de 2019 comptait 1,16 milliard de dollars pour la phase IV (2020 à 2025). Le présent rapport décrit les progrès réalisés en 2021 à 2022, la deuxième année de la phase IV du PASCF.

Le PASCF aide les gardiens à gérer la plupart des sites contaminés fédéraux. Il existe également quelques grands sites contaminés que les gardiens gèrent séparément, notamment les suivants :

Objectifs du programme

Le PASCF a deux objectifs :

Le programme offre aussi des avantages socioéconomiques en fournissant des emplois et des possibilités de formation au sein de l’industrie canadienne de l’assainissement de l’environnement. Ces avantages profitent aux peuples autochtones et aux personnes vivant en milieu rural.

Qu’est-ce qu’un site contaminé?

Conformément à la Politique sur la planification et la gestion des investissements du Conseil du Trésor :

Un site contaminé est un site dans lequel la concentration de substances nocives à l’environnement :

  1. est supérieure aux niveaux naturels;
  2. pose, ou est susceptible de poser, un danger immédiat ou futur à la santé humaine ou à l’environnement;
  3. dépasse les niveaux indiqués dans les politiques et les règlements.

Un bien immobilier peut compter plus d’un site contaminé.

Les sites contaminés qui sont situés sur des terres ou dans des zones aquatiques :

La dimension et l’étendue des sites contaminés fédéraux varient grandement, et il s’agit notamment :

La contamination est plus souvent le résultat d’activités antérieures. À l’époque, les gardiens n’ont peut-être pas compris les conséquences environnementales.

Nettoyer – pour le présent et l’avenir

Le gouvernement du Canada est passé à l’action avec le PASCF afin de gérer adéquatement les sites contaminés dont il a la responsabilité. Le Canada a maintenant des politiques et des lois pour aider à prévenir la contamination future des sites. Il y a également :

De nos jours, les gardiens doivent faire en sorte que leurs activités soient respectueuses de l’environnement, afin de protéger la santé des générations futures et l’environnement.

Le PASCF contribue également à un effort mondial visant à mieux respecter l’environnement :

Le PASCF appuie également le Cadre stratégique pour l’Arctique et le Nord, en particulier les éléments suivants :

Au Canada, le gouvernement fédéral fait la promotion du principe du « pollueur‑payeur ». La partie responsable de la pollution doit être tenue responsable des coûts pour les dommages causés à l’environnement :

2 Aperçu essentiel du PASCF

À ce jour, le gouvernement du Canada a approuvé six phases du PASCF. Chaque phase s’appuie sur les progrès réalisés au cours des phases précédentes. 

Qui finance le programme?

Le PASCF soutient le principe du « pollueur‑payeur » et suit une approche de partage des coûts. Il fournit une partie du financement et les gardiens fournissent le reste (connu sous le nom de partage des coûts).

Le PASCF finance trois types d’activités :

Admissibilité

Le PASCF finance les activités d’évaluation et de réduction des risques aux sites contaminés dont les gardiens fédéraux sont responsables. Dans les phases précédentes, le programme ne couvrait que les sites de classe 1 et de classe 2 en cours associés à une contamination résultant d’activités antérieures. Cela signifie que la contamination devait avoir eu lieu avant le 1er avril 1998. Toutefois, le programme a présenté des critères d’admissibilité élargis pour la phase IV. Les sites situés dans le Nord ou dans les réserves des Premières Nations, ainsi que certains sites moins prioritaires, sont devenus admissibles en vertu de ces nouveaux critères. Les sites de classe 1, 2 et 3 qui ont été contaminés avant ou après 1998 sont maintenant admissibles s’ils :

Ailleurs, le PASCF continue de se concentrer sur les anciens sites hautement prioritaires qui ont été contaminés avant 1998. Les gardiens utilisent le Système national de classification des lieux contaminés (SNCLC) (PDF) du Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME) pour classer leurs sites terrestres contaminés et en établir la priorité. Ils utilisent le Système de classification des sites aquatiques (SCSA) élaboré par le PASCF pour classer leurs sites aquatiques contaminés et en établir la priorité. Pour obtenir une copie du SCSA, veuillez envoyer un courriel au Secrétariat du PASCF à l’adresse pascf-fcsap@ec.gc.ca.

Pendant la phase IV, le PASCF finance l’assainissement ou la gestion des risques de quatre classes de sites :

Les activités d’évaluation et de réduction des risques prévues par les gardiens fédéraux déterminent la manière dont le programme attribue les fonds au début de chaque phase.

Les gardiens fédéraux sont responsables du financement du PASCF qu’ils reçoivent. Ils doivent s’assurer que :

Les gardiens doivent avoir des motifs de soupçonner qu’un site est contaminé avant que le PASCF ne finance une évaluation environnementale du site. Ils doivent établir l’ordre de priorité des sites sur lesquels ils travailleront chaque année, parce que les fonds sont limités. Le Secrétariat du PASCF a élaboré des lignes directrices pour s’assurer que les gardiens dépensent leur financement pour des activités d’évaluation et de réduction des risques admissibles.

Rôles essentiels

Les partenaires du programme comprennent les gardiens, le Secrétariat du PASCF, le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) du Canada et les ministères de soutien experts (MSE) :

Plusieurs comités de gouvernance et groupes de travail ont des rôles uniques dans le programme.

Les participants peuvent soulever les défis et les risques ayant une incidence sur les objectifs du programme pour les recommandations d’atténuation par le Conseil.

Les responsables du programme des gardiens sont les principaux membres de ce groupe de travail. Les MSE sont également membres. Cela permet d’assurer que les responsables nationaux des MSE s’engagent auprès des gardiens et discutent des politiques du programme. Les gardiens consultent également des MSE lors des réunions des conseils régionaux de planification intégrée.

Compte tenu de l’évolution de la gouvernance du PASCF, le Secrétariat du PASCF a mis en pause les réunions régulières du GTGLC à partir de mars 2022. Les partenaires du programme détermineront si la pause se poursuivra après un an. Ils évalueront la nécessité du GTGLC, compte tenu de la création du GTNPS.

Bien le GTGLC soit en attente en tant que groupe de travail officiel, il demeure un organe consultatif pour l’élaboration de divers documents d’orientation.

En 2021 à 2022, dans le but d’aider les gardiens à gérer leurs sites contaminés, les CRPI ont

Approche standard

Le PASCF a adopté le processus en dix étapes définies dans l’Approche fédérale en matière de lieux contaminés. Ce processus assure que les gardiens adoptent une approche standard pour la gestion des sites contaminés fédéraux. Ce processus est détaillé dans le Cadre décisionnel pour les sites contaminés fédéraux. Pour obtenir une copie de ce Cadre, veuillez envoyer un courriel au Secrétariat du PASCF à l’adresse pascf-fcsap@ec.gc.ca.

Cadre décisionnel pour les sites contaminés fédéraux

3 Résultats du programme (2021 à 2022)

Quinze gardiensNote de bas de page 1  ont mené des activités d’évaluation et de réduction des risques en 2021 à 2022. Ce rapport présente les résultats du PASCF au cours de l’année.

Principaux résultats

En 2021 à 2022, le PASCF a montré des résultats dans six domaines de programme suivants :

Si l’on considère uniquement les sites dont l’assainissement a été financé par le PASCF en 2021 à 2022, les gardiens ont réduit leur passif de 169 millions de dollars, mais les ajustements financiers et des coûts du projet ont par contre augmenté le passif de 99 millions de dollars. Le résultat net est que le passif associé aux sites financés par le PASCF en 2021 à 2022 a diminué de 70 millions de dollars. Les ajustements financiers et des coûts du projet peuvent entraîner des augmentations ou des diminutions du passif. Les ajustements financiers peuvent inclure, par exemple, des ajustements dus à l’inflation. Les ajustements des coûts du projet peuvent être dus à :

Effets de la COVID-19 sur les activités du PASCF

La deuxième année de la phase IV a également été marquée par des difficultés liées à la pandémie de COVID-19 en cours. Les fermetures intermittentes se sont poursuivies, tout comme les restrictions de voyage, les quarantaines obligatoires et la fermeture de certaines collectivités autochtones aux non‑résidents non essentiels. Toutes ces restrictions ont continué à avoir une incidence sur l’avancement des travaux.

D’autres facteurs, également externes au PASCF, ont eu une incidence sur les travaux tout au long de l’année (voir la figure 1). Selon une enquête réalisée en 2022, le manque de personnel, au sein du gouvernement du Canada et du secteur privé, a contribué aux retards. Ces facteurs, combinés aux effets continus de la pandémie, ont été les principaux facteurs de retard des projets en 2021 à 2022. Les catastrophes naturelles, les problèmes de chaîne d’approvisionnement et le début d’une inflation plus élevée que d’habitude ont également contribué aux retards des projets. L’inflation a commencé à toucher les gardiens vers la fin de l’exercice, ce qui a ajouté un autre défi à la réalisation des objectifs du programme. Malgré ces défis, le programme a pu dépenser 72 % du financement disponible du PASCF au cours de la période 2021 à 2022.

Figure 1 : Importance relative de certains facteurs de retard relatifs aux projets de sites contaminés

(Voir la description longue plus bas)
Description longue

Un diagramme circulaire montre l'importance relative de certains facteurs qui ont entraîné des retards dans les projets de sites contaminés. Le diagramme est divisé en sept sections, indiquées par une légende située sur le côté droit du diagramme :

  • Manque de ressources humaines dans le ministère : 15 %, représentée en rouge
  • Manque de ressources humaines dans d’autres ministères : 12 %, représentée en orange
  • Manque de ressources humaines dans le secteur privé : 25 %, représentée en gris
  • Catastrophe naturelle : 3 %, représentée en jaune
  • Pandémie : 24 %, représentée en violet
  • Problème de retard dans la chaîne d’approvisionnement : 12 %, représentée en vert
  • Hausse des coûts : 9 %, représentée en bleu

3.1 Évaluation

Les gardiens peuvent avoir des raisons de croire qu’un site est contaminé en raison d’activités passées. Par exemple, l’utilisation de réservoirs de stockage de carburant peut être à l’origine de fuites. Dans de tels cas, les gardiens peuvent effectuer une évaluation environnementale qui permettra de déterminer la nature et l’étendue de la contamination. Cette évaluation permet également de déterminer si les gardiens doivent entreprendre des activités d’assainissement ou de gestion des risques.

Une évaluation environnementale de site peut comprendre le prélèvement et l’analyse d’échantillons pour déterminer les niveaux de contamination. Les professionnels de l’environnement comparent ces niveaux aux recommandations pour la qualité de l’environnement publiées par le CCME. Ces recommandations portent notamment sur la gestion des contaminants dans les sols, les sédiments, les eaux douces et les eaux marines. Pour les sites en milieu terrestre, les gardiens utilisent le SNCLC du CCME (PDF) pour classer les sites contaminés en ordre de priorité. Pour les sites en milieu aquatique, les gardiens utilisent le SCSA. Pour obtenir une copie du SCSA, veuillez envoyer un courriel au Secrétariat du PASCF à l’adresse pascf-fcsap@ec.gc.ca.

En 2021 à 2022, le PASCF a financé des activités d’évaluation sur 121 sites, pour un coût de programme de 5,6 millions de dollars. Les gardiens ont également dépensé 1,6 million de dollars dans le cadre de l’exigence de partage des coûts.

Les résultats des évaluations pour 2021 à 2022 sont présentés dans la figure 2. L’évaluation d’un site peut prendre quelques mois ou plusieurs années, selon plusieurs facteurs :  

Figure 2 : Résultats des évaluations, 2021 à 2022

(Voir la description longue plus bas)
Description longue

Un diagramme en anneau montre les résultats des évaluations de 2021 à 2022. Le diagramme est divisé en trois sections :

  • 17 sites ne requièrent aucune autre mesure, représentés en bleu
  • 36 sites requièrent des mesures d’assainissement ou de gestion des risques, représentés en rouge
  • 68 sites requièrent une évaluation plus poussée, représentés en vert

Résultats des évaluations par gardien

Trois gardiens ont effectué 63 % de toutes les évaluations de sites financées par le PASCF en 2021 à 2022 :

Cela représentait 61 % des dépenses d’évaluation du PASCF. Le tableau E.1 de l’annexe E présente une ventilation détaillée du nombre de sites évalués. Il indique également les fonds disponibles pour l’évaluation et les dépenses d’évaluation pour chaque gardien.

Répartition régionale

Les dépenses d’évaluation du PASCF les plus importantes ont été engagées en Colombie‑Britannique, en Ontario et à Terre‑Neuve‑et‑Labrador. Les dépenses de ces provinces représentaient 60 % du total. Les provinces qui comptaient le plus grand nombre de sites évalués étaient la Colombie‑Britannique, l’Ontario et la Saskatchewan. Elles représentaient 75 % du total (figure 3).

Figure 3 : Dépenses et sites d’évaluation du PASCF, par province et territoire, 2021 à 2022 (dépenses en millions de dollars)

(Voir la description longue plus bas)
Description longue

Cette figure montre la répartition des dépenses d’évaluation du PASCF et le nombre de sites, par province et territoire, en 2021 à 2022.

  • Alberta : des dépenses d’évaluation du PASCF de 0,8 million de dollars pour 2 sites
  • Colombie-Britannique : des dépenses d’évaluation du PASCF de 1,4 million de dollars pour 40 sites
  • Île-du-Prince-Édouard : des dépenses d’évaluation du PASCF de 0 dollar pour 0 site
  • Manitoba : des dépenses d’évaluation du PASCF de 0 dollar pour 0 site
  • Nouveau-Brunswick : des dépenses d’évaluation du PASCF de 0,2 million de dollars pour 3 sites
  • Nouvelle-Écosse : des dépenses d’évaluation du PASCF de 0,2 million de dollars pour 3 sites
  • Nunavut : des dépenses d’évaluation du PASCF de 0,04 million de dollars pour 1 site
  • Ontario : des dépenses d’évaluation du PASCF de 1,1 million de dollars pour 30 sites
  • Québec : des dépenses d’évaluation du PASCF de 0,8 million de dollars pour 18 sites
  • Saskatchewan : des dépenses d’évaluation du PASCF de 0,2 million de dollars pour 21 sites
  • Terre-Neuve-et-Labrador : des dépenses d’évaluation du PASCF 0,9 million de dollars pour 3 sites
  • Territoires du Nord-Ouest : des dépenses d’évaluation du PASCF de 0 dollar pour 0 site
  • Yukon : des dépenses d’évaluation du PASCF de 0 dollar pour 0 site

3.2 Réduction des risques pour la santé humaine et pour l’environnement

Les activités d’évaluation de sites permettent de déterminer si les risques pour la santé humaine ou l’environnement sont dans les limites établies pour les contaminants. Si les contaminants dépassent ces limites, les gardiens peuvent alors mener des activités de réduction des risques (assainissement ou gestion des risques) à ces sites.

Les méthodes utilisées pour décontaminer chacun des sites dépendent des éléments suivants :

En 2021 à 2022, le PASCF a financé des activités de réduction des risques sur 678 sites, pour un coût de programme de 164,7 millions de dollars. Les gardiens ont dépensé 25,4 millions de dollars dans le cadre de l’exigence de partage des coûts. Ils ont mené à bien les activités de réduction des risques sur 58 sites. La figure 4 présente les résultats de l’assainissement et de la gestion des risques pour 2021 à 2022.

Figure 4 : Résultats de l’assainissement et de la gestion des risques, 2021 à 2022

(Voir la description longue plus bas)
Description longue

Un diagramme en anneau montre les résultats de l'assainissement et de la gestion des risques en 2021 à 2022. Le diagramme est divisé en trois sections :

  • 90 sites sont fermés, représentés en rouge
  • 108 sites faisant l'objet d'une surveillance à long, représentés en bleu
  • 480 sites requièrent des mesures d'assainissement ou de gestion des risques supplémentaires, représentés en vert

Résultats de la réduction des risques par gardien

Trois gardiens ont mené des activités de réduction des risques sur 69 % des sites en 2021 à 2022.

Cela représentait 67 % des dépenses d’assainissement du PASCF. Le tableau E.2 de l'annexe E présente une ventilation détaillée par gardien du nombre de sites où des activités d’assainissement ont été menées, des fonds disponibles pour l’assainissement et des dépenses d’assainissement.

Une liste des sites auxquels des dépenses d’assainissement du PASCF ont été consacrées en 2021 à 2022 est disponible sur demande. Veuillez communiquer avec le Secrétariat du PASCF à l’adresse pascf-fcsap@ec.gc.ca.

Répartition régionale

Les dépenses d’assainissement du PASCF les plus importantes ont été engagées en Colombie‑Britannique, en Ontario et au Québec. Les dépenses de ces provinces représentaient 69 % du total. Ces trois provinces comptaient également le plus grand nombre de sites ayant fait l’objet d’activités de réduction des risques. Elles représentaient 53 % du total (figure 5).

Figure 5 : Dépenses et sites d’assainissement du PASCF, par province et territoire, 2021 à 2022 (dépenses en millions de dollars)

(Voir la description longue plus bas)

Les montants de la figure ont été arrondis au million près, ainsi leur somme peut ne pas correspondre à la valeur totale.

Description longue

Ce diagramme montre la répartition des dépenses d’assainissement du PASCF et le nombre de sites, par province et territoire, en 2021 à 2022 :

  • Alberta : des dépenses d’assainissement du PASCF de 3,1 millions de dollars pour 21 sites
  • Colombie-Britannique : des dépenses d’assainissement du PASCF de 62,1 millions de dollars pour 144 sites
  • Île-du-Prince-Édouard : des dépenses d’assainissement du PASCF de 0,5 million de dollars pour 9 sites
  • Manitoba : des dépenses d’assainissement du PASCF de 14,0 millions de dollars pour 30 sites
  • Nouveau-Brunswick : des dépenses d’assainissement du PASCF de 2,1 millions de dollars pour 25 sites
  • Nouvelle-Écosse : des dépenses d’assainissement du PASCF de 2.5 millions de dollars pour 43 sites
  • Nunavut : des dépenses d’assainissement du PASCF de 5,4 millions de dollars pour 24 sites
  • Ontario : des dépenses d’assainissement du PASCF de 35,4 millions de dollars pour 107 sites
  • Québec : des dépenses d’assainissement du PASCF de 15,5 millions de dollars pour 106 sites
  • Saskatchewan : des dépenses d’assainissement du PASCF de 3,8 millions de dollars pour 26 sites
  • Terre-Neuve-et-Labrador : des dépenses d’assainissement du PASCF de 5,9 millions de dollars pour 94 sites
  • Territoires du Nord-Ouest : des dépenses d’assainissement du PASCF de 10,8 millions de dollars pour 29 sites
  • Yukon : des dépenses d’assainissement du PASCF de 3,4 millions de dollars pour 20 sites

3.3 Gestion du programme

Le financement de la gestion du programme permet de payer les salaires des employés et de réaliser des activités telles que :

Il permet également de financer quatre MSE :

Ces ministères fournissent des conseils éclairés et une assistance technique aux gardiens à l’appui du programme. Les sites contaminés sont complexes, et les renseignements sur les contaminants et leurs effets sur l’environnement évoluent constamment. Les MSE sont essentiels à la compréhension et à la gestion des risques pour la santé humaine et l’environnement par le gouvernement fédéral.

Les travaux du Secrétariat du PASCF en 2021 à 2022, appuyés par le SCT, comprenaient les éléments suivants :

Les travaux des MSE du PASCF en 2021 à 2022 comprenaient les éléments suivants :

L'annexe B détaille davantage les activités de gestion du programme menées en 2021 à 2022.

3.4 Réduction des passifs environnementaux

Les passifs environnementaux sont l’estimation des coûts futurs associés au nettoyage des sites contaminés fédéraux. Le gouvernement du Canada déclare chaque année les passifs environnementaux dans les Comptes publics du Canada.

Les passifs pour un site donné sont habituellement d’abord déclarés lorsqu’une évaluation détermine que des travaux de réduction des risques sont nécessaires. À mesure que les gardiens assainissent les sites contaminés, le passif diminue généralement. L’assainissement permet de réduire ou d’éliminer les risques pour les personnes et l’environnement. Cependant, d’autres facteurs peuvent modifier le montant du passif. Il est fréquent que les passifs fluctuent d’une année à l’autre jusqu’à ce que le gardien ferme le site.

Voir l’annexe C qui contient de plus amples renseignements sur le passif environnemental des sites contaminés fédéraux.

Passif pour les gardiens du PASCF

Il y avait 17 gardiens responsables de la partie du passif environnemental associé aux sites contaminés fédéraux admissibles au financement du PASCF. Le gouvernement a estimé ce passif à 2,480 milliards de dollars à la fin de l’exercice 2021 à 2022. Les tableaux C.2 et C.3 de l’annexe C présentent une estimation plus détaillée de l’incidence du PASCF sur le passif.

Sur les 17 gardiens, 9 ont déclaré des augmentations du passif en 2021 à 2022, totalisant 105 millions de dollars :

Figure 6 : Gardiens du PASCF dont le passif a augmenté, 2021 à 2022 (en millions de dollars)

(Voir la description longue plus bas)

Les montants de la figure ont été arrondis au million près, ainsi leur somme peut ne pas correspondre à la valeur totale.

Description longue

Un diagramme en anneau montre les gardiens du PASCF qui ont déclaré une augmentation du passif en 2021 à 2022. Le diagramme est divisé en six sections :

  • Services aux Autochtones Canada : augmentation du passif de 45 millions de dollars, représentée en bleu
  • Relations Couronne­-Autochtones et Affaires du Nord Canada : augmentation du passif de 36 millions de dollars, représentée en vert
  • Commission de la capitale nationale : augmentation du passif de 10 millions de dollars, représentée en rouge
  • Ministère de la Défense nationale : augmentation du passif de 8 millions de dollars, représentée en jaune
  • Agriculture et Agroalimentaire Canada, Agence Parcs Canada, Conseil national de recherches Canada, Innovation, Sciences et Développement économique Canada et Ressources naturelles Canada : augmentation du passif de 5 millions de dollars, représentée en bleu foncé

En 2021 à 2022, huit gardiens ont déclaré une diminution de leur passif global, pour un total de 77 millions de dollars. Les gardiens dont le passif a le plus diminué sont SPAC, à 31 millions de dollars, et ECCC, à 21 millions de dollars. Ensemble, ces deux gardiens ont représenté 68 % de la diminution totale du passif (figure 7).

Figure 7 : Gardiens du PASCF dont le passif a diminué, 2021 à 2022 (en millions de dollars)

(Voir la description longue plus bas)
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Un diagramme en anneau montre les gardiens du PASCF qui ont déclaré une diminution du passif en 2021 et 2022. Le diagramme est divisé en cinq sections :

  • Services publics et Approvisionnement Canada : diminution du passif de 31 millions de dollars, représentée en bleu
  • Environnement et Changement climatique Canada : diminution du passif de 21 millions de dollars, représentée en vert
  • Pêches et Océans Canada : diminution du passif de 16 millions de dollars, représentée en rouge
  • Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée : diminution du passif de 6 millions de dollars, représentée en jaune
  • Agence des services frontaliers du Canada, Transports Canada et VIA Rail Canada : diminution du passif de 3 millions de dollars, représentée en bleu foncé

Indicateurs de la réduction du passif

Pour la phase IV, le Secrétariat du PASCF suit un indicateur du programme et un engagement du programme liés à la réduction du passif :

Pour l’indicateur du programme, les gardiens ont estimé que les activités d’assainissement réduiraient le passif de 554 millions de dollars d’ici la fin de la phase IV. Après la deuxième année de la phase IV, les gardiens avaient atteint 27 % de l’objectif quinquennal de réduction du passif. Les activités d’assainissement et de gestion des risques sur ces sites ont permis de réduire le passif de 148 millions de dollars. Toutefois, d’autres facteurs ont eu une incidence sur le passif de ces projets. La modification des coûts des projets et des coûts financiers a entraîné une diminution supplémentaire du passif de 4 millions de dollars, ce qui a entraîné une réduction nette du passif de 152 millions de dollars (figure 8).

Figure 8 : Réduction du passif à la phase IV sur les sites financés par le PASCF

(Voir la description longue plus bas)
Description longue

Un diagramme en anneau montre les données relatives à la réduction du passif des sites financés par le PASCF. Cela inclut le résultat obtenu après la fin de 2021 à 2022 et l'objectif restant pour la phase IV. Le diagramme est divisé en deux sections :

  • Objectif sur cinq ans : le passif des sites financés par le PASCF serait réduit de 554 millions de dollars au cours de la phase IV
  • Résultat après 2021 à 2022 : le passif des sites financés par le PASCF a été réduit de 152 millions de dollars, soit 27 % de l'objectif, représenté en bleu
  • Objectif restant : l'objectif restant après 2021 à 2022 est une réduction du passif de 402 millions de dollars, soit 73 % de l'objectif, représenté en rouge

Pour l’engagement du programme, 88 % des dépenses d’assainissement sur les sites financés par le PASCF ont permis de réduire le passif. C’est le résultat obtenu après la deuxième année de la phase IV. Cela représente 325 des 372 millions de dollars de dépenses d’assainissement engagées par les gardiens. Ce chiffre est inférieur à l’objectif de 95 % fixé pour la phase IV. Quatre-vingt-quatre sites représentant 16 millions de dollars de dépenses d’assainissement, n’ont pas déclaré ces dépenses à titre de dépenses de réduction du passif. L’une des raisons est qu’il n’y avait pas de passif enregistré au début de l’exercice. Une autre tranche de 30 millions de dollars de dépenses d’assainissement a été consacrée à des activités qui n’ont pas réduit le passif.

3.5 Avantages socioéconomiques

Les projets du PASCF ont des avantages socioéconomiques positifs, y compris dans les collectivités autochtones et dans les régions du Nord ou les régions rurales. Les travaux effectués sur les sites contaminés offrent des occasions pour les résidents et les entrepreneurs locaux d’apprendre et de renforcer des compétences. Ils peuvent également contribuer à la création de carrières et d’entreprises. Les partenariats noués entre les travailleurs et les entreprises ont contribué à créer un sentiment d’appropriation des résultats des projets.

Par l’intermédiaire du PASCF, le gouvernement s’occupe des sites contaminés fédéraux qui touchent les peuples autochtones. Il s’agit notamment des sites qui se trouvent sur les terres de réserve et dans le Nord (c.-à-d. les territoires). En 2018, des représentants autochtones de partout au pays ont été consultés. Ces consultations ont permis d’élargir les paramètres d’admissibilité au programme au moment de son renouvellement. Cette admissibilité élargie accélérera l’assainissement des sites fédéraux situés dans les réserves autochtones et dans le Nord.

Le programme renouvelé soutient la réconciliation avec les peuples autochtones au Canada en :

En 2020-2021, le Nord avait certaines des exigences en matière de déplacements les plus strictes pendant la pandémie. Malgré cela, des progrès ont été réalisés sur les sites contaminés grâce aux relations et au partage des capacités entre Relations Couronne‑Autochtones et Affaires du Nord Canada et les partenaires autochtones avant la pandémie. De nombreux projets ont pu faire participer virtuellement les collectivités et les gouvernements autochtones tout en progressant dans la planification de l’assainissement. Les projets ont continué à dépendre des entrepreneurs qui disposent de plus de personnel local et de membres/services communautaires. Le personnel ministériel dans les bureaux régionaux du Nord a également pu continuer à se rendre sur les sites éloignés.

Les réserves des Premières Nations ont rencontré des problèmes similaires lorsque les protocoles liés à la COVID exigeaient des assouplissements semblables. De nombreux projets dans les réserves étant menés par les Premières Nations, celles-ci ont pu gérer les travaux contractuels :

Les bonnes relations de travail entre les Premières Nations et le personnel régional de Services aux Autochtones Canada ont permis des progrès à de nombreux sites contaminés malgré ces défis en 2021 à 2022.

Au cours de l’exercice 2021 à 2022, les activités du PASCF ont permis la création ou le maintien d’environ 1 030 emplois. Ces emplois ont généré des revenus et stimulé la croissance économique. Les activités du PASCF ont aidé les travailleurs à perfectionner des compétences. Les travailleurs peuvent appliquer ces compétences à d’autres sites contaminés. Ils peuvent également appliquer ces compétences à d’autres types de projets de construction et de génie. Des exemples d’emplois réguliers pourraient inclure des opérateurs de machines lourdes et des emplois qui nécessitent des compétences en gestion de projet ou financière.

Grâce au PASCF, l’industrie canadienne de l’assainissement a la possibilité de faire progresser de nouvelles solutions lors du nettoyage des sites contaminés fédéraux. Le programme fait la promotion des technologies novatrices et durables en faisant connaître les réussites au sein de la collectivité fédérale et du secteur privé. Le Secrétariat du PASCF présente des études de cas sur le portail Web des sites contaminés fédéraux et dans les rapports annuels. Les gardiens présentent également des études de cas lors d’ateliers à l’intention des gestionnaires de sites contaminés fédéraux et des représentants de l’industrie.

3.6 Fermeture de sites et surveillance à long terme

L’échantillonnage de confirmation et la surveillance à long terme, si nécessaire, sont les dernières étapes de la fermeture d’un site. Ces dernières étapes surviennent après l’assainissement ou la gestion des risques. La fermeture d’un site montre qu’aucune autre mesure n’est requise de la part du gardien. Elle montre également que le gardien a réduit à zéro le passif environnemental fédéral. Pour certains sites, la meilleure solution consiste à gérer les risques de contamination. Il peut s’agir de contenir la contamination sur le site et de réduire le risque d’exposition des personnes, des plantes et des animaux. Une surveillance à long terme peut être nécessaire pour garantir que les risques restent à des niveaux acceptables.

L’augmentation du nombre de sites fermés ou faisant l’objet d’une surveillance à long terme témoigne des progrès accomplis dans l’atteinte des deux objectifs clés du PASCF. Ces objectifs clés sont la réduction des risques et la réduction du passif.

Le nombre cible de sites à fermer ou à surveiller à long terme d’ici la fin de la phase IV est de 1 159. Après la deuxième année de la phase IV, les gardiens ont fermé 142 sites et 138 sites faisaient l’objet d’une surveillance à long terme (16 sites ont passé à la surveillance à long terme en 2021 à 2022) (figure 9).

Figure 9 : Progrès vers la fermeture des sites à la phase IV et l’objectif de surveillance à long terme, résultat après 2021 à 2022

(Voir la description longue plus bas)
Description longue

Un diagramme en anneau montre les données relatives au nombre de sites à fermer ou à surveiller à long terme. Cela inclut le résultat obtenu après la fin de 2021 à 2022 et l'objectif restant pour la phase IV. Le diagramme est divisé en deux sections :

  • Objectif sur cinq ans : 1 159 sites seraient fermés ou en surveillance à long terme d'ici la fin de la phase IV
  • Résultat après 2021 à 2022 : 280 sites ont été fermés ou en surveillance à long terme, soit 24 % de l'objectif, représentés en bleu
  • Objectif restant: 879 sites restent à fermer ou à placer sous surveillance à long terme, soit 76 % de l'objectif, représentés en rouge

4 Financement, dépenses et écarts du PASCF

Principaux résultats

Les dépenses du PASCF pour l’exercice 2021 à 2022 étaient de 186,3 millions de dollars. Cela représente 72 % du financement disponible du PASCF pour l’exercice aux fins d’évaluation, d’assainissement et de gestion du programme. Les gardiens ont également dépensé 27 millions de dollars provenant d’autres sources de financement ministériel pour répondre aux exigences de partage des coûts.

Au cours de l’exercice 2021 à 2022 :

Le tableau E.1 de l’annexe E décrit en détail les affectations pour les trois types de financement du PASCF.

Figure 10 : Répartition des dépenses du PASCF (en excluant le partage des coûts), 2021 à 2022 (en millions de dollars)

(Voir la description longue plus bas)
Description longue

Un diagramme en anneau montre la répartition des dépenses du PASCF en 2021 et 2022. Le diagramme est divisé en trois sections :

  • Dépenses totales du PASCF : 186,3 millions de dollars
  • Dépenses pour la gestion du programme : 16,0 millions de dollars, soit 9 % des dépenses totales du PASCF, représentées en vert
  • Dépenses pour l'évaluation : 5,6 millions de dollars, soit 3 % des dépenses totales du PASCF, représentées en rouge
  • Dépenses pour l'assainissement : 164,7 millions de dollars, soit 88 % des dépenses totales du PASCF, représentées en bleu

Qu’advient-il des fonds non dépensés?

Les gardiens n’ont pas dépensé tout le financement du PASCF à leur disposition en 2021 à 2022. Comme les années précédentes, cela s’explique principalement par des retards dans les contrats et les projets. Par exemple, les conditions météorologiques ont pu empêcher l’accès aux sites. Elles ont également pu limiter les types de travaux que les gardiens pouvaient effectuer. En 2021 à 2022, les effets persistants de la pandémie ont continué à retarder les travaux sur le terrain. Comme indiqué à la section 3, certains facteurs ont contribué à retarder les projets, notamment :

Dans certains cas, le report des travaux prévus au prochain exercice peut réduire les coûts des projets de l’année en cours.

Les gardiens peuvent reporter les fonds non dépensés pour les activités du PASCF dans les années à venir au moyen de trois méthodes :

Ces processus permettent aux gardiens de faire preuve de souplesse dans leur réponse à des situations imprévisibles, comme les conditions météorologiques. Le Secrétariat du PASCF encourage et facilite également le transfert de fonds entre les gardiens. En 2021 à 2022, les gardiens ont transféré 0,4 million de dollars de fonds d’évaluation du PASCF par le biais de transferts interministériels. Ils ont également transféré 1,2 million de dollars de fonds d’assainissement du PASCF par le biais de transferts interministériels. Les gardiens perdront tous les fonds non dépensés qui n’auront pas été reportés. Cela signifie que les fonds ne seront pas disponibles pour les activités du PASCF à l’avenir.

En 2021 à 2022 :

Cela signifie que 69,7 millions de dollars (98 %) des 70,9 millions de dollars de fonds non dépensés en 2021 à 2022 seront mis à la disposition des gardiens dans les années à venir. Le tableau E.2 de l’annexe E présente une ventilation par type de financement des fonds non dépensés.

Figure 11 : Répartition de l’écart du PASCF, 2021 à 2022 (en millions de dollars)

(Voir la description longue plus bas)

Les montants de la figure ont été arrondis au million près, ainsi leur somme peut ne pas correspondre à la valeur totale.

Description longue

Un diagramme en anneau montre la répartition de l’écart du PASCF, qui représente les fonds non dépensés. Le diagramme est divisé en quatre sections :

  • Écart total : 70,9 millions de dollars
  • Fonds reportés : 46,2 millions de dollars, soit 65 % de l'écart total, représentés en bleu
  • Fonds reportés à un exercice financier ultérieur : 9,8 millions de dollars, soit 14 % de l'écart total, représentés en rouge
  • Fonds gérés en trésorerie : 13,7 millions de dollars, soit 19 % de l'écart total, représentés en vert
  • Fonds non utilisés : 1,2 million de dollars, soit 2 % de l'écart total, représentés en jaune

5 Conclusion

L’exercice 2021 à 2022 a présenté des défis permanents et uniques pour le PASCF. Les retards des projets étaient dus à :

Les partenaires du PASCF ont travaillé à l’adaptation du plan de travail du PASCF. Ils se sont également efforcés d’optimiser l’allocation des ressources afin de s’aligner sur les efforts en cours pour atteindre les objectifs de la phase IV.

Annexex A – Études de cas

Feu côtier mineur du cap Seacow

Lieu : cap Seacow, comté de Prince, Île-du-Prince-Édouard
Gardien : Pêches et Océans Canada (MPO)

Contexte

Le feu côtier mineur du cap Seacow est situé au cap Seacow, dans le comté de Prince, à l’Île‑du‑Prince‑Édouard. Le site consiste en un phare en bois de 18,3 mètres de hauteur recouvert d’un parement en bois. Le feu côtier mineur est entré en fonction à cet endroit en 1863, et le phare a été automatisé en 1959. Il apparaît dans les scènes d’ouverture de nombreux épisodes des Contes d’Avonlea, une série télévisée inspirée des livres de l’auteure canadienne Lucy Maude Montgomery. En 2012, la province a reconnu le feu côtier mineur du cap Seacow comme un lieu patrimonial selon la loi sur la protection des lieux patrimoniaux (Prince Edward Island Heritage Places Protection Act) de l’Île‑du‑Prince‑Édouard. En 2013, la province a officiellement désigné le feu côtier mineur du cap Seacow comme lieu du patrimoine provincial.

Assainissement

Il y avait deux principales sources de contamination sur ce site : l’utilisation antérieure de peinture à base de plomb et le déplombage au mercure. La peinture à base de plomb a été utilisée à l’extérieur du phare, et le déplombage au mercure a été effectué sur la lampe rotative. La Garde côtière canadienne (GCC) a repeint les bardeaux de bois de l’extérieur du feu côtier mineur entre 2005 et 2008. Le Bureau régional de coordination environnementale des Maritimes et du Golfe a terminé l’assainissement sur place et hors site du sol contaminé par le plomb en 2010 à 2011.

L’équipe chargée de l’assainissement a procédé à un échantillonnage de confirmation du sol sur le site au cours de l’été 2020. Les résultats ont indiqué que de la peinture toxique à base de plomb était toujours présente et que le sol entourant le feu côtier mineur avait été recontaminé. Le sol contaminé par le plomb se limitait à la propriété du feu côtier mineur. L’équipe d’assainissement a également effectué des relevés des vapeurs de mercure à tous les niveaux à l’intérieur du feu côtier mineur. Les résultats étaient supérieurs aux lignes directrices applicables relativement à la santé humaine.

Au cours de l’hiver 2020 à 2021, l’équipe d’assainissement a achevé les activités sur le site. Ces activités comprenaient notamment :

En 2021 à 2022, l’équipe d’assainissement a recouvert la zone d’assainissement de gazon, ce qui a ramené le terrain à son état d’origine. L’équipe a installé un panneau dans le feu côtier mineur pour signaler la réduction du niveau de mercure. Le MPO a fermé le site dans l’Inventaire des sites contaminés fédéraux en 2021 à 2022.

Collaboration vers des objectifs communs

La GCC a examiné toutes les options et spécifications proposées par le Bureau régional de coordination environnementale des Maritimes et du Golfe et a déterminé que la meilleure approche esthétique consistait à enlever les bardeaux de bois et à installer un bardage en vinyle. Il s’agissait d’une option à faible entretien qui a l’apparence d’authentiques bardeaux de bois peints. Un groupe communautaire local, Friends of Seacow Head Lighthouse, a également participé à la planification esthétique et a veillé à ce que le phare conserve son aspect historique unique.

En 2012, le groupe Friends of Seacow Head Lighthouse a communiqué avec le MPO et a exprimé son intérêt à acquérir le phare. Il a proposé de créer un environnement sécuritaire et accueillant pour les touristes afin de promouvoir le site et l’histoire nautique de l’Île‑du‑Prince‑Édouard, et ainsi que de protéger et de préserver la riche histoire et le patrimoine du phare. En septembre 2022, le groupe est officiellement devenu le nouveau propriétaire du phare. La GCC possède encore un équipement de navigation actif dans le phare, et le groupe communautaire sans but lucratif permet à la GCC d’accéder au phare pour réparer et entretenir son équipement. Cette entente se poursuivra jusqu’à ce que la GCC décide que ce travail n’est plus nécessaire.

Le projet de feu côtier mineur du cap Seacow a été financé dans le cadre du PASCF. Celui‑ci fournit des fonds pour évaluer et assainir les sites contaminés fédéraux et pour réduire les risques pour l’environnement et la santé humaine.

Ancien dépotoir Sambault

Contexte

Ce site, contenant 350 000 m3 de matières résiduelles diverses (incluant des matières dangereuses), a connu des activités illégales d’enfouissement entre 1965 et 1986 à l’origine d’une contamination des sols et des eaux souterraines et de surface. Les contaminants comprenaient des métaux, des hydrocarbures pétroliers et des solvants chlorés. Ces contaminants menaçaient l’aquifère rocheux sous‑jacent, qui constitue la source d’eau potable de la municipalité de Saint‑Isidore‑de‑Laprairie et la source d’eau d’irrigation pour les producteurs maraîchers voisins du site.

La firme Technorem a préparé les plans et devis pour encadrer la mise en œuvre de l’approche d’assainissement retenue par SPAC. SPAC a mandaté l’entrepreneur Golder pour réaliser le projet visant à réduire les risques pour la santé et la sécurité de l’environnement et de la population. Les travaux réalisés dans le cadre de ce projet, sous la surveillance de Technorem, comprenaient :

Gestion durable et novatrice

Ce programme de gestion durable est novateur à plusieurs égards :

Complexité

Le défi principal du projet était le respect de l’échéancier. L’équipe du projet a dû gérer le chevauchement des phases de conception et de construction. La conception du système de confinement a constitué un autre défi. En raison de la complexité géologique du site, la conception a nécessité une expertise en interprétation et en modélisation hydrogéologiques. Le système de traitement de l’eau devait respecter des critères de rejet stricts pour 93 composés différents.

La portée du projet était très large et comprenait les éléments suivants :

Le projet a donc nécessité une collaboration continue d’équipes multidisciplinaires. Une gestion prudente a permis d’assurer que ces équipes réalisent le projet avec un rendement exceptionnel en matière de santé et de sécurité.

Ce projet complexe a nécessité une interaction entre plusieurs parties prenantes, notamment :

Avantages pour l’environnement

SPAC et Technorem ont élaboré et mis en œuvre des mesures visant à réduire l’incidence sur l’environnement. Ces mesures étaient fondées sur des études environnementales, des analyses de risques toxicologiques et écotoxicologiques, et l’évaluation de nombreux scénarios d’assainissement, ce qui a facilité l’élaboration de solutions durables et novatrices.

La solution retenue par SPAC a privilégié le confinement et le traitement des matrices contaminées sur place plutôt que leur transfert vers d’autres installations. Cette solution a permis d’éviter les émissions de gaz à effet de serre (GES) associées au transport de milliers de camions. La masse de GES ainsi évitée a été estimée à environ 4 000 tonnes d’équivalent en dioxyde de carbone (équivalent CO2). En comparaison à d’autres procédés de traitement d’eau, la composante d’électrocoagulation du système de traitement réduit au minimum l’utilisation de produits chimiques et les risques pour la santé et la sécurité. Selon les conditions, elle pourrait même convertir certains polluants en struvite, un engrais potentiellement utile. Seule l’hydroélectricité a été utilisée comme source d’énergie pour le processus de traitement. Par conséquent, l’exploitation du système n’entraînera pratiquement aucune émission de GES au cours des 25 prochaines années. L’imperméabilisation des cellules de déchets permettra à terme d’éliminer les résurgences de lixiviats dans les eaux de surface, ce qui contribuera à la restauration du ruisseau Saint-Simon.

Le scénario d’assainissement retenu a permis de maintenir certaines zones boisées (malgré la présence de sols et de déchets contaminés), qui ont, à leur tour, permis de conserver une partie de la valeur écologique du site et d’éliminer en partie les nuisances visuelles. La revégétalisation du site contribue également à l’établissement d’un nouvel écosystème.

En 2021, ce projet a gagné le Grand Prix du génie-conseil québécois dans la catégorie environnement. Il a été financé dans le cadre du PASCF du Canada.

Annexe B – Administration du programme

Au cours de l’exercice 2021 à 2022, les gardiens, le Secrétariat du PASCF, le SCT et les MSE ont dépensé 16 millions de dollars pour les activités de gestion du programme. Le tableau B.1 présente la répartition des dépenses.

Tableau B.1 : Résumé des dépenses de gestion du programme du PASCF (2021 à 2022)
(en millions de dollars)
Ministère Financement disponible du PASCF (M$)a Dépenses du PASCF (M$)b Écart (M$)c
Agence des services frontaliers du Canada 0 0 0
Agence Parcs Canada 0,4 0,3 0,1
Agriculture et Agroalimentaire Canada 0,07 0,07 0
Commission de la capitale nationale 0,1 0,1 0
Conseil national de recherches Canada 0 0 0
Défense nationale 1,0 1,0 0
Environnement et Changement climatique Canada (Gardien) 0,4 0,4 0
Environnement et Changement climatique Canada (Secrétariat) 2,3 2,3 0
Environnement et Changement climatique Canada (Soutien expert) 3,0 2,8 0,2
Innovation, Sciences et Développement économique Canada 0,06 0,06 0
Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée 0 0 0
Pêches et Océans Canada (Gardien) 0,9 0,9 0
Pêches et Océans Canada (Soutien expert) 2,0 1,7 0,3
Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada 0 0 0
Ressources naturelles Canada 0 0 0
Santé Canada (Soutien expert) 2,5 2,4 0,1
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada 0,6 0,6 0
Service correctionnel du Canada 0,1 0,1 0
Services aux Autochtones Canada 2,0 2,0 0
Services publics et Approvisionnement Canada (Gardien) 0,2 0,2 0
Services publics et Approvisionnement Canada (Soutien expert) 0,5 0,5 0
Transports Canada 0,6 0,6 0
VIA Rail Canada 0 0 0
Dépenses totales 16,7 16,0 0,7

a Les montants ne comprennent que le financement du PASCF et n’incluent aucune autre source de financement au-delà de ce montant.
b Les montants du tableau au million près, ainsi leur somme peut ne pas correspondre à la valeur totale.
c Écart = financement disponible du PASCF - dépenses du PASCF

Activités principales

Gardiens

Les gardiens consacrent presque tous leurs efforts à la gestion des sites contaminés fédéraux dont ils sont responsables. Cependant, ils mènent également des activités de gestion du programme. En 2021 à 2022, il s’agissait notamment de la planification du programme, de la production de rapports et de la réponse aux demandes d’information du Secrétariat du PASCF. Les gardiens ont également élaboré des plans de travail annuels et à long terme en prévision de la troisième année de la phase IV. 

Secrétariat du PASCF

ECCC, avec l’aide du SCT, joue le rôle de Secrétariat du PASCF. En 2021 à 2022, il a continué de réaliser les activités globales de surveillance, de soutien et d’administration du programme :

Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT)

En 2021 à 2022, le SCT a appuyé ECCC dans la gestion du programme du PASCF en lui fournissant des conseils et des orientations stratégiques. Dans ce rôle, le SCT :

Ministères de soutien experts (MSE)

En 2021 à 2022, les MSE ont continué d’élaborer des documents d’orientation et de dispenser des formations sur la gestion des sites contaminés fédéraux. Ils ont également fourni des conseils, examiné les documents de gestion de sites contaminés et fait la promotion de technologies d’assainissement novatrices et durables. Les points saillants des activités de chacun des ministères sont présentés ci-dessous.

Pêches et Océans Canada (MPO) a fourni des conseils scientifiques et techniques aux gardiens sur la gestion des sites contaminés en ce qui concerne les risques et les conséquences sur les poissons et leur habitat. Le MPO a effectué 91 examens de classification de sites pour confirmer l’admissibilité au financement du PASCF. Il a également examiné 37 documents techniques à l’appui de l’évaluation et de l’assainissement des sites ainsi que la gestion des risques afin de garantir que les conséquences possibles sur les poissons et leur habitat soient correctement prises en compte par les gardiens et de promouvoir le respect de la législation et de la réglementation pertinentes. Pour les examens de classification de sites, le MPO a respecté la norme de service 90 % du temps et pour les examens de documents techniques, 92 % du temps.

Afin d’élaborer du matériel d’orientation, et de fournir des conseils d’expert et de la formation sur la gestion des sites du PASCF aux gardiens, le MPO : 

Le MPO a également participé à des groupes de travail nationaux et régionaux du PASCF et à des comités techniques locaux.

Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) a poursuivi son rôle de point de contact central pour les gardiens régionaux qui sollicitent les services des MSE. Les activités comprenaient la coordination et la coprésidence des réunions des CRPI, la direction des réunions de soutien aux projets et le soutien à l’examen et à la planification des travaux sur les sites à haut risque et les principaux sites. En collaboration avec le Secrétariat du PASCF et en consultation avec les membres des CRPI, ECCC a proposé des améliorations aux activités des CRPI de façon à mieux répondre aux besoins des gardiens. Par la suite, le Conseil de SMA a approuvé la modification du mandat des CRPIs. ECCC a examiné les cotes de classification des sites et les rapports techniques propres aux sites soumis par les gardiens, et a fourni à ceux‑ci des conseils techniques sur l’évaluation et la gestion des risques environnementaux posés par leurs sites contaminés. ECCC a également diffusé de l’information sur les outils et les orientations du programme, fait part des leçons apprises, dispensé des formations et répondu à d’autres besoins des gardiens en matière de soutien expert.

Parmi les réalisations particulières, citons les suivantes :

Santé Canada a continué de fournir des conseils scientifiques et techniques aux gardiens des sites contaminés fédéraux financés par le PASCF. Cela a demandé une étroite collaboration avec les autres MSE pour traiter les problèmes liés aux produits chimiques actuels et émergents, tels que le sulfonate de perfluorooctane.

Plus précisément, les activités de Santé Canada comprenaient :

Conseils

Lignes directrices et directives

Présentations

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a continué de fournir des conseils en matière de gestion de projet et d’approvisionnement aux gardiens fédéraux, en plus de recueillir et de divulguer des approches novatrices et durables avec l’industrie.

Plus précisément, les activités de SPAC comprenaient :

Annexe C – Passif environnemental pour les sites contaminés fédéraux

Quel est le passif environnemental?

Le passif environnemental représente les coûts estimatifs de la réduction des risques (assainissement ou gestion des risques) liés aux sites contaminés lorsque le gouvernement du Canada est obligé ou probablement obligé d’engager ces coûts. Le PASCF vise à traiter en particulier le passif environnemental. L’enregistrement du passif est une exigence de la Directive sur les normes comptables du Conseil du Trésor, et le passif est enregistré annuellement dans les Comptes publics du Canada.

Selon les directives du SCT, le gouvernement du Canada reconnaît un passif environnemental lorsqu’un site contaminé respecte tous les critères suivants :

Augmentation et diminution du passif environnemental

Le passif pour un site donné est habituellement d’abord déclaré lorsqu’une évaluation détermine que des travaux de réduction des risques sont nécessaires. À mesure que les gardiens assainissent les sites contaminés, le passif diminue généralement, car les risques restants pour les personnes et l’environnement sont réduits ou éliminés. Cependant, il est courant que le passif fluctue d’une année à l’autre jusqu’à la fermeture d’un site par les gardiens, en raison de plusieurs facteurs :

La réduction du passif n’est pas linéaire. Une diminution du passif au cours d’une année peut être suivie d’une augmentation l’année suivante.

Passif total pour les sites contaminés fédéraux par rapport aux sites financés par le PASCF

Les gardiens et d’autres organismes fédéraux effectuent également sur des sites contaminés des travaux qui ne sont pas admissibles au financement du PASCF. Quelle que soit la source de financement, les organismes sont tenus de déclarer le passif et toutes les dépenses d’assainissement aux Comptes publics du Canada. Les sites qui ne sont pas admissibles au financement du PASCF dans la phase IV sont les suivants :

Estimation du passif pour tous les sites fédéraux contaminés (comprend les sites non financés par le PASCF)

Au 31 mars 2022, le gouvernement a relevé 6 462 sites (en baisse par rapport à 6 857 sites en 2021) qui pourraient être contaminés et faire l’objet d’une évaluation, d’un assainissement ou d’une gestion des risques, et d’une surveillance. De ce nombre, le gouvernement a recensé 2 524 sites (en baisse par rapport à 2 555 sites en 2021) pour lesquels des mesures sont requises et un passif brut de 9 768 millions de dollars (en hausse par rapport à 6 806 millions de dollars en 2021) a été comptabilisé. Cette estimation du passif est établie après l’évaluation des sites par des experts en environnement.

Pour estimer le passif des sites non évalués, le gouvernement utilise un modèle statistique fondé sur une projection du nombre de sites qui seront remis en état et sur les coûts actuels et historiques. Ces sites comprennent 3 079 sites non évalués (en baisse par rapport à 3 438 sites en 2021), dont 1 330 sites (en baisse par rapport à 1 412 sites en 2021) devront être assainis et pour lesquels un passif estimatif de 256 millions de dollars (en hausse par rapport à 245 millions de dollars en 2021) a été comptabilisé.

Ces deux estimations combinées totalisent 10 024 millions de dollars (en hausse par rapport à 7 051 millions de dollars en 2021) et constituent la meilleure estimation de la direction des coûts requis pour assainir les sites.

Pour les 859 sites restants (en baisse par rapport à 864 sites en 2021), on n’a comptabilisé aucun passif pour l’assainissement. Certains de ces sites sont à différents stades d’essais et d’évaluations, et si l’assainissement est nécessaire, un passif sera comptabilisé par les gardiens dès qu’une estimation raisonnable pourra être déterminée. Pour d’autres sites, la probabilité de toute incidence environnementale importante ou de menace pour la santé humaine est faible et un passif ne sera pas comptabilisé. Si les circonstances changent, ces sites seront réexaminés et un passif pour l’assainissement sera comptabilisé.

Résultats pour 2021 à 2022

Pour l’exercice 2021 à 2022, le passif environnemental total pour les sites contaminés fédéraux, tel que déclaré dans les Comptes publics du Canada par 22 organismes fédéraux, y compris les gardiens du PASCF, a augmenté de 2 973 millions de dollars, passant de 7 051 millions de dollars à 10 024 millions de dollars. La majeure partie de cette augmentation est attribuable au passif relatif aux sites du Programme de remise en état des mines abandonnées du Nord (augmentation de 2 201 millions de dollars) et à Énergie atomique du Canada limitée (augmentation de 741 millions de dollars). Les sites susceptibles d’être admissibles au financement du PASCF représentaient 2 480 millions de dollars du passif total déclaré pour 2021 à 2022.

Les Comptes publics du Canada ont montré que les dépenses d’assainissement ont réduit le passif de 594 millions de dollars, dont 169 millions pour les sites financés par le PASCF.

Toutefois, ces réductions ont été compensées par des variations de 3 496 millions de dollars dans les coûts d’assainissement estimatifs et par un passif de 72 millions de dollars pour des sites qui n’avait pas été inscrits auparavant. Les sites d’assainissement financés par le PASCF ont représenté 99 millions de dollars en rajustements financiers et en coûts de projet.

Un rajustement de 0,6 million de dollars en recouvrements prévus a également eu lieu en 2021 à 2022. Les gardiens déclarent un recouvrement attendu lorsqu’il est probable qu’un recouvrement sera reçu par l’État et qu’une estimation raisonnable du montant du recouvrement peut être faite. Comme le montre le tableau C.1, ces facteurs ont contribué à l’augmentation nette de 2 972 millions de dollars du passif.

Tableau C.1 : Variations du passif pour l’assainissement des sites contaminés,
2021 à 2022 (en millions de dollars)
Variations du passif 31 mars 2021 (M$) 31 mars 2022 (M$) Différence (M$)
Solde d’ouverture 7 375 7 051 -324
Moins : Dépenses liées à la réduction du passif d’ouverture 502 594 92
Ajout : Changement dans les coûts estimés d’assainissement 138 3 496 3 358
Ajout : Nouveau passif relatif à des sites non inscrits antérieurement 40 72 32
Solde de clôture (brut) 7 051 10 024 2 973
Moins : Recouvrements prévus 25,2 25,8 0,6
Solde de clôture (net) 7 026 9 998 2 972

Les montants du tableau ont été arrondis au million près, ainsi leur somme peut ne pas correspondre à la valeur totale.

Comme le montrent les tableaux C.2 et C.3, le passif environnemental total pour les sites admissibles au PASCF a augmenté en 2021 à 2022 de 27 millions de dollars, passant de 2 453 millions de dollars à 2 480 millions de dollars.

Tableau C.2 : Passif environnemental pour les sites contaminés fédéraux qui auraient pu être admissibles au PASCF, 2021 à 2022 (en millions de dollars)
Passif environnemental 31 mars 2021
(M$)
31 mars 2022
(M$)
Différence
(M$)
Total du passif pour l’assainissement des sites contaminésa 7 051 10 024 2 973
Moinsb - - -
Affaires mondiales Canada 0,02 0,02 0
Autorité du pont Windsor-Detroit 4,5 8,9 -4,4
Énergie atomique du Canada limitée 790 1 531 741
Gendarmerie royale du Canada 10,8 9,5 -1,3
Société Radio-Canada 0,1 0,1 0
Passif des sites visés par le Programme de remise en état des mines abandonnées du Nord 3 767 5 968 2 201
Recouvrements prévus 25,2 25,8 0,6
Passif associé aux sites contaminés fédéraux qui auraient pu être admissibles au PASCF 2 453 2 480 27

a Total du passif d’assainissement des sites contaminés, comme indiqué dans les Comptes publics du Canada 2022.
b Certains organismes ne font pas partie du PASCF, car ils ont leurs propres sources de financement ou leurs sites ne satisfont pas aux exigences d’admissibilité du PASCF.
Les montants du tableau ont été arrondis au million près, ainsi leur somme peut ne pas correspondre à la valeur totale.

Tableau C.3 : Passif environnemental pour les sites contaminés fédéraux qui auraient pu être admissibles au PASCF, par gardien participant (en millions de dollars)
Gardien 31 mars 2021
(M$)
31 mars 2022
(M$)
Différence
(M$)
Agence des services frontaliers du Canada 1,4 0,4 -1,0
Agence Parcs Canada 98,4 98,4 0
Agriculture et Agroalimentaire Canada 9,3 9,4 0,1
Commission de la capitale nationale 64,0 74,0 10,0
Conseil national de recherches Canada 2,2 4,0 1,8
Défense nationale 581,3 589,6 8,3
Environnement et Changement climatique Canada 199,6 178,4 -21,2
Innovation, Sciences et Développement économique Canada 0 1,7 1,7
Les Ponts Jacques-Cartier et Champlain Incorporée 31,2 25,2 -6,0
Pêches et Océans Canada 281,0 265,5 -15,5
Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (à l’exclusion du passif associé aux sites du Programme de remise en état des mines abandonnées dans le Nord) 328,7 365,0 36,3
Ressources naturelles Canada 2,0 3,4 1,4
Service correctionnel du Canada 2,7 2,4 0,3
Services aux Autochtones Canada 402,7 447,7 45,0
Services publics et Approvisionnement Canada 234,2 203,7 -30,5
Transports Canada 233,5 231,9 -1,6
VIA Rail Canada 6,1 5,4 -0,7
Moins : Recouvrements prévus 25,2 25,8 0,6
Passif associé aux sites contaminés fédéraux qui auraient pu être admissibles au PASCF 2 453 2 480 27

Les montants du tableau ont été arrondis au million près, ainsi leur somme peut ne pas correspondre à la valeur totale.

Annexe D – Inventaire des sites contaminés fédéraux

L’Inventaire des sites contaminés fédéraux (ISCF), géré par le SCT, comprend de l’information sur les sites contaminés fédéraux sous la garde d’organismes et de ministères fédéraux ainsi que de sociétés d’État consolidées, de même que sur les sites contaminés non fédéraux pour lesquels le gouvernement du Canada a accepté une partie ou l’ensemble de la responsabilité financière.

Les sites passent du statut « suspect » à « actif » une fois que la contamination est confirmée par une enquête. Les gardiens peuvent également fermer les sites suspects si un examen documentaire ou une évaluation environnementale de site de phase I détermine qu’il est peu probable que les activités antérieures aient entraîné une contamination. Les gardiens ferment habituellement les sites si l’évaluation détermine qu’aucun contaminant n’est présent ou ils peuvent également fermer les sites en cours d’évaluation si les contaminants présents ne posent pas un risque inacceptable pour la santé humaine ou pour l’environnement. Les gardiens peuvent également fermer les sites lorsque les risques ont été réduits à des niveaux acceptables grâce à l’assainissement et à la gestion des risques, ou lorsque la surveillance à long terme est terminée.

Inventaire des sites contaminés fédéraux :

Au 31 mars 2022, l’ISCF recensait 23 965 sites, dont 17 651 (74 %) avaient été fermés par les gardiens. Il y a 4 762 sites actifs (20 %), où les gardiens ont confirmé une contamination et où des mesures d’assainissement sont ou peuvent être nécessaires. Un total de 1 552 sites (6 %) peuvent être contaminés, mais les gardiens ne les ont pas encore évalués.

Progression des sites dans le cadre de l’ISCF

Avant la mise en place du PASCF en 2005 à 2006, l’ISCF contenait environ 2 000 sites contaminés fédéraux suspects et 4 200 sites actifs. Depuis lors, les gardiens ont ajouté des sites à l’ISCF lorsqu’ils soupçonnent une contamination, et ont mené des activités d’évaluation et de réduction des risques sur ces sites, au besoin et en fonction des fonds disponibles.

En 2021 à 2022, environ 31 % des dépenses déclarées à l’ISCF étaient attribuables aux sites du PASCF, ce qui comprenait à la fois le financement du PASCF et le partage des coûts des gardiens. Les 69 % restants étaient des dépenses effectuées sur des sites autres que les sites du PASCF et les dépenses effectuées par des organismes fédéraux qui ne font pas partie du PASCF. Cela comprend 16 sites qui étaient auparavant financés par le PASCF, mais qui sont maintenant financés par le Programme de remise en état des mines abandonnées du Nord. Au cours de l’exercice 2021 à 2022, ces dépenses combinées ont entraîné ce qui suit, comme le montre la figure D.1 :

Figure D.1 : Statut des sites dans l’Inventaire des sites contaminés fédéraux de 2005 à 2022

(Voir la description longue plus bas)
Description longue

Un diagramme à barres montre le statut des sites dans l’Inventaire des sites contaminés fédéraux, de 2005 à 2022.

  • En 2005 à 2006, 4 609 sites étaient suspects; 5 352 sites étaient actifs et 1 129 sites étaient fermés.
  • En 2006 à 2007, 11 841 sites étaient suspects; 6 476 sites étaient actifs et 1 630 sites étaient fermés.
  • En 2007 à 2008, 11 510 sites étaient suspects; 6 601 sites étaient actifs et 2 505 sites étaient fermés.
  • En 2008 à 2009, 10 809 sites étaient suspects; 5 710 sites étaient actifs et 3 825 sites étaient fermés.
  • En 2009 à 2010, 7 434 sites étaient suspects; 6 949 sites étaient actifs et 5 215 sites étaient fermés.
  • En 2010 à 2011, 6 958 sites étaient suspects; 7 399 sites étaient actifs et 7 660 sites étaient fermés.
  • En 2011 à 2012, 4 929 sites étaient suspects; 6 845 sites étaient actifs et 10 480 sites étaient fermés.
  • En 2012 à 2013, 4 014 sites étaient suspects; 6 568 sites étaient actifs et 11 800 sites étaient fermés.
  • En 2013 à 2014, 3 020 sites étaient suspects; 6 144 sites étaient actifs et 13 427 sites étaient fermés.
  • En 2014 à 2015, 2 606 sites étaient suspects; 5 785 sites étaient actifs et 14 429 sites étaient fermés.
  • En 2015 à 2016, 2 353 sites étaient suspects; 5 340 sites étaient actifs et 15 381 sites étaient fermés.
  • En 2016 à 2017, 2 060 sites étaient suspects; 5 239 sites étaient actifs et 15 980 sites étaient fermés.
  • En 2017 à 2018, 1 987 sites étaient suspects; 5 067 sites étaient actifs et 16 436 sites étaient fermés.
  • En 2018 à 2019, 1 842 sites étaient suspects; 4 980 sites étaient actifs et 16 845 sites étaient fermés.
  • En 2019 à 2020, 1 795 sites étaient suspects; 4 860 sites étaient actifs et 17 059 sites étaient fermés.
  • En 2020 à 2021, 1 738 sites étaient suspects; 4 967 sites étaient actifs et 17 192 sites étaient fermés.
  • En 2021 à 2022, 1 552 sites étaient suspects; 4 762 sites étaient actifs et 17 651 sites étaient fermés.

Annexe E – Tableaux de données

Tableau E.1 : Financement d’évaluation disponible et dépenses, par gardien, 2021 à 2022
(en millions de dollars)
Gardien Nombre de sites liés à des activités Financement disponible du PASCF (M$) Dépenses d’évaluation du PASCF (M$) Dépenses des gardiens (partage des coûts) (M$) Dépenses totales (M$)
AAC 5 0,04 0,04 0,02 0,06
APC 4 0,2 0,1 0,03 0,1
ASFC 0 0 0 0 0
CCN 22 0,7 0,3 0,07 0,4
CNRC 0 0 0 0 0
ECCC 4 1,5 0,5 0,1 0,6
ISDE 2 0,1 0,1 0,04 0,2
MDN 26 2,2 2,2 0,5 2,7
MPO 16 0,4 0,3 0,08 0,4
PJCCI 3 0,9 0,6 0,1 0,7
RCAANC 0 0 0 0 0
RNCan 0 0 0 0 0
SAC 28 0,6 0,6 0,4 0,9
SCC 3 0,2 0,07 0,02 0,09
SPAC 6 0,8 0,7 0,2 0,8
TC 2 0,2 0,2 0,04 0,2
VIA Rail 0 0,1 0 0 0
Total 121 7,9 5,6 1,6 7,2

Les montants du tableau ont été arrondis au million près, ainsi leur somme peut ne pas correspondre à la valeur totale.

Tableau E.2 : Financement d’assainissement disponible et dépenses, par gardien, 2021 à 2022
(en millions de dollars)
Gardien Nombre de sites liés à des activités Financement disponible du PASCF (M$) Dépenses d’assainissement du PASCF (M$) Dépenses des gardiens (partage des coûts) (M$) Dépenses totales (M$)
AAC 7 3,5 0,6 0,1 0,8
APC 31 7,0 3,2 0,5 3,7
ASFC 2 0,4 0,4 0,06 0,4
CCN 19 6,8 2,8 0,5 3,3
CNRC 3 0,6 0,6 0,1 0,7
ECCC 22 29,4 16,6 0,4 17,0
ISDE 0 0 0 0 0
MDN 172 67,4 61,0 8,5 69,6
MPO 188 10,1 8,7 1,5 10,3
PJCCI 3 1,8 1,7 0,4 2,1
RCAANC 36 30,1 13,6 2,3 16,0
RNCan 0 0 0 0 0
SAC 108 33,0 33,0 7,3 40,2
SCC 6 0,3 0,3 0,05 0,3
SPAC 18 25,5 9,5 1,7 11,2
TC 63 12,8 12,7 1,9 14,7
VIA Rail 0 4,0 0 0 0
Total 678 232,6 164,7 25,4 190,1

Les montants du tableau ont été arrondis au million près, ainsi leur somme peut ne pas correspondre à la valeur totale.

Tableau E.3 : Résumé au niveau du programme du financement disponible du PASCF (2021 à 2022)
(en millions de dollars)
Fonds du PASCF Gestion du programme (M$) Évaluation
(M$)
Assainissement (M$) Total
(M$)
Financement du PASCF approuvé pour 2021 à 2022 16,7 7,0 203,2 226,9
Financement du PASCF reporté des exercices précédents 0,1 1,0 29,2 30,3
Fonds du PASCF fournis par un autre gardien (+) 0,01 0,4 1,2 1,6
Fonds du PASCF fournis à un autre gardien (-) -0,01 -0,4 -1,2 -1,6
Fonds du PASCF transférés à l’interne à un autre volet (évaluation, assainissement, gestion du programme) (±) -0,12 -0,04 0,16 0
Total du financement disponible du PASCF 16,7 7,9 232,6 257,2

Les montants du tableau ont été arrondis au million près, ainsi leur somme peut ne pas correspondre à la valeur totale.

Tableau E.4 : Résumé des dépenses du PASCF au niveau du programme et écart (2021 à 2022)
(en millions de dollars)
Fonds du PASCF Gestion du programme (M$) Évaluation
(M$)
Assainissement (M$) Total
(M$)
Total du financement disponible du PASCF 16,7 7,9 232,6 257,2
Dépenses du PASCF 16,0 5,6 164,7 186,3
Écart total 0,7 2,3 67,9 70,9
Explication de l’écart :
Fonds du PASCF reportés 0 1,2 45,0 46,2
Fonds du PASCF reportés à un exercice financier ultérieur 0,09 0,7 9,0 9,8
Fonds du PASCF gérés en trésorerie interne pour un exercice financier ultérieur 0 0,4 13,3 13,7
Fonds inutilisés du PASCF 0,6 0,03 0,6 1,2

Les montants du tableau ont été arrondis au million près, ainsi leur somme peut ne pas correspondre à la valeur totale.

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2026-02-09