Immigrants récents, immigrants antérieurs et natifs du Canada : confiance interpersonnelle et confiance sociale
4. Examen des résultats
Les tableaux 1 à 6 en annexe présentent les résultats des tableaux croisés réalisés à partir des réponses des trois groupes de population (immigrants récents, immigrants antérieurs et natifs du Canada) aux diverses questions sur la confiance de la version canadienne de l’Enquête mondiale sur les valeurs de 2006.
Selon l’Enquête mondiale sur les valeurs (EMV), sur une échelle de confiance, les répondants canadiens font généralement confiance aux autres. Ceci est conforme à la description dans la littérature du concept de confiance comme processus dans lequel interviennent les notions d’attente (Breton et coll., 2004), de vulnérabilité (Hupcey et coll., 2001; Newton, 2001) et de réciprocité (Kazemipur, 2006). En général, les répondants font davantage confiance à ceux avec qui ils entretiennent des liens étroits, comme les membres de la famille, et font moins confiance à ceux qu’ils rencontrent pour la première fois. Il est assez normal d’accepter d’assumer un plus grand risque dans des relations de dépendance et d’influence mutuelles, et de placer en elles une plus grande confiance. Les différences entre les groupes de population sont statistiquement significatives à une valeur p < 0,01 (résultat du test du chi carré) à l’exception des différences dans les niveaux de confiance envers les Canadiens en général (non significatif sur le plan statistique, p = 0,285).
La figure 4-1 présente le pourcentage d’individus ayant répondu faire « entièrement » confiance. Comme on peut le voir, les trois groupes ont exprimé une confiance « entière » envers la famille et une très faible confiance « entière » envers les personnes rencontrées pour la première fois. Parmi les trois groupes, ce sont les immigrants récents qui ont affiché les niveaux les plus élevés de confiance « entière » envers la famille (91,5 %), comparativement à 86, 3 % des immigrants antérieurs et à 83,8 % des natifs du Canada. Toutefois, les immigrants récents sont ceux qui ont exprimé la plus faible confiance entière envers les connaissances (7,8 %), par rapport à 13,4 % des immigrants antérieurs et à 14,3 % des natifs du Canada. Les immigrants récents ont aussi exprimé le plus faible niveau de ‘confiance entière’ envers le voisinage (10,4 %), contre 16,6 % des immigrants antérieurs et 23,2 % des natifs du Canada. Ces résultats concordent avec ceux de Ray et Preston (2005), tirés de l’analyse du 17e cycle de l’Enquête sociale générale (ESG); les auteurs ont conclu qu’au Québec et en Ontario, la majorité des immigrants antérieurs et des natifs du Canada font fortement confiance à leurs voisins, contre seulement 35 % à 45 % des immigrants récents.
Figure 4-1 : Pourcentage de répondants qui font « entièrement confiance »

| Population | Votre famille | Vos connais- sances | Vos voisins | Population canadienne en général | Immigrants récents | Personnes rencontrées pour la première fois |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Canadiens de naissance | 83,8 | 48,8 | 23,2 | 6,6 | 2,7 | 1,7 |
| Immigrants établis | 86,3 | 41,3 | 16,6 | 8,3 | 3,7 | 1,0 |
| Immigrants récents | 91,5 | 29,9 | 10,4 | 8,6 | 3,7 | 1,3 |
Source : Enquête mondiale sur les valeurs, 2006.
Ces faibles niveaux de confiance totale chez les immigrants récents pourraient s’expliquer par le fait que ceux-ci sont au Canada depuis peu de temps. Comme l’a fait ressortir la revue de la littérature, dans la plupart des cas, la confiance se construit habituellement au fil du temps (Breton et coll., 2004); c’est un processus graduel qui met du temps à se développer. Toutefois, il se pourrait aussi que ces faibles niveaux de confiance résultent des interactions et des échanges moins nombreux entre les groupes d’immigrants récents et les autres Canadiens. Comme le signale Kazemipur (2006), « certaines études antérieures ont montré que la population immigrante d’une société affiche typiquement un niveau de confiance plus faible que la population qui y est née. Cela pourrait découler de leur situation minoritaire, qui peut empêcher ou ralentir l’intégration à la population majoritaire et, de ce fait, réduire les contacts avec des individus qui en font partie » [TRADUCTION] (p. 7). Cet argument est soutenu par les résultats de Reitz et Banerjee (2007) selon lesquels l’appartenance à une minorité visible a une incidence négative sur la confiance tant chez les populations d’immigrants récents que celles d’immigrants antérieurs.
Une autre explication possible de ces différences pourrait résider dans le concept de confiance « importée », ou « thèse de l’empreinte » (Soroka et coll., 2007, p. 106) qui a brièvement été abordée dans la section revue de la littérature. Selon cette thèse, le niveau de confiance moyen du pays d’origine de l’immigrant a une incidence sur son niveau de confiance moyen une fois au Canada, ce qui porte à croire que la confiance est acquise. À partir de l’Enquête sur l’égalité, la sécurité et les communautés, Soroka et ses collaborateurs (2007) ont trouvé que « pour les natifs du Canada, la valeur de la variable est de zéro, alors qu’elle est supérieure à zéro chez les immigrants venus de pays où la confiance est forte, et inférieure à zéro chez ceux qui sont venus de pays où la confiance est faible » [TRADUCTION] (p. 106). Les auteurs ont aussi établi que les immigrants canadiens viennent habituellement de pays où le niveau de confiance est légèrement inférieur à celui du Canada. Ils concluent que « l’empreinte du pays d’origine est en effet très durable » [TRADUCTION] (p. 107).
La figure 4-2 indique le pourcentage d’individus ayant répondu faire « plutôt » confiance. Les trois groupes ont affiché des niveaux similaires de confiance envers les Canadiens en général. La figure 4-1 montre que les immigrants récents étaient moins nombreux que les répondants des autres groupes à faire « entièrement confiance » à leurs connaissances; ainsi la figure 4-2 illustre que les immigrants récents étaient plus nombreux à faire « plutôt » confiance à leurs connaissances que les autres groupes. Les répondants du groupe des natifs du Canada et de celui des immigrants antérieurs affirment dans une proportion semblable faire « plutôt » confiance aux immigrants récents (respectivement 62,9 % et 62.4 %), contre 71,1 %, la proportion la plus forte, des répondants du groupe des immigrants récents.
Figure 4-2 : Pourcentage des répondants qui font « plutôt confiance »

| Population | Votre famille | Vos connais- sance | Vos voisins | Population canadienne en général | Immigrants récents | Personnes rencontrées pour la première fois |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Canadiens de naissance | 14,3 | 48,1 | 62,0 | 78,5 | 62,9 | 51,3 |
| Immigrants établis | 13,4 | 52,3 | 68,9 | 79,9 | 71,1 | 45,8 |
| Immigrants récents | 7,8 | 63,7 | 67,5 | 75,1 | 62,4 | 32,3 |
Source : Enquête mondiale sur les valeurs, 2006.
La figure 4-3 présente le pourcentage d’individus ayant répondu faire « peu » ou « aucunement » confiance. Les immigrants récents affichaient le plus haut taux de méfiance envers les personnes rencontrées pour la première fois et les gens du voisinage. Les répondants des groupes des immigrants récents et des natifs du Canada ont exprimé une méfiance similaire envers les autres immigrants récents, et cette méfiance était plus élevée que celle envers les immigrants antérieurs. Dans l’ensemble, les trois groupes ont affiché des niveaux de méfiance supérieurs envers les immigrants récents qu’envers la population canadienne en général.
Cela s’explique peut-être par la plus grande distance socioculturelle qu’ils perçoivent entre eux et les immigrants récents que celle perçue avec les groupes vivant au Canada depuis longtemps. Comme l’indiquent les recherches antérieures, lorsque les individus perçoivent une grande distance sociale entre eux, ils ont plus de difficulté à se faire confiance (Putnam, 2007). Hooghe et ses collaborateurs (2008) affirment que :
puisqu’il est communément admis qu’en théorie, les gens ont plus de difficulté à développer une confiance généralisée lorsqu’ils perçoivent une dissemblance entre eux et d’autres groupes de la population, il faut s’attendre à ce que la confiance généralisée soit particulièrement menacée quand la distance est plus grande (sur les plans du statut, de l’ethnie, de l’identité, de la langue, des traits visibles, de la religion ou d’autres caractéristiques de l’origine) entre les populations nées au pays et les populations nouvellement arrivées (p. 203-204).
Une analyse plus poussée montre que les individus dont le revenu familial est moindre, ceux dont le niveau de scolarité est moindre et ceux qui résident dans de petites villes (100 000 habitants et moins) affichent des niveaux de méfiance plus élevés envers les immigrants récents. [Note 5]
Figure 4-3 : Pourcentage des répondants qui font « peu confiance » ou « aucunement confiance »

| Population | Votre famille | Vos connais- sances | Vos voisins | Population canadienne en général | Immigrants récents | Personnes rencontrées pour la première fois |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Canadiens de naissance | 1,9 | 3,0 | 14,8 | 14,9 | 34,4 | 47,0 |
| Immigrants établis | 0,3 | 6,4 | 14,5 | 11,8 | 25,3 | 53,1 |
| Immigrants récents | 0,7 | 6,4 | 22,1 | 16,3 | 33,9 | 66,4 |
Source : Enquête mondiale sur les valeurs, 2006.
Les résultats montrent aussi que les individus disposant d’un revenu familial moindre et ceux ayant un faible niveau de scolarité affichent des niveaux de méfiance plus élevés envers les gens qu’ils rencontrent pour la première fois et sont moins portés à croire qu’on puisse faire confiance à la plupart des gens. [Note 6] La corrélation positive entre le niveau de scolarité et la confiance est soutenue par les travaux de recherche de Soroka et ses collaborateurs (2007), qui ont dégagé trois explications possibles :
- les gens plus instruits sont davantage confiants;
- l’ignorance engendre la peur, laquelle peut être surmontée par l’instruction; et
- l’instruction augmente le niveau de conscience civique, permet de mieux comprendre l’importance d’une société confiante et incite à l’optimisme, cette attitude permettant de contribuer à la création d’un monde meilleur et concordant avec une vision « moraliste » de la confiance (p. 104).
Dans l’analyse documentaire, une distinction de base a été établie entre la confiance interpersonnelle et la confiance sociale. La première est fondée sur l’expérience personnelle, le contact direct et le sentiment de familiarité, tandis que la seconde porte sur les étrangers et les inconnus et peut témoigner de la confiance dans un contexte social plus vaste. Aux fins de ce rapport, deux indices ont été créés : l’indice de confiance interpersonnelle (résultats à l’annexe A, tableau 7) et l’indice de confiance sociale (résultats à l’annexe A, tableau 8).
L’indice de confiance interpersonnelle a été établi à l’aide des réponses à des questions sur la confiance au sein de la famille, envers les connaissances des répondants et envers les voisins. Le score de 3 a été attribué à la réponse « fait entièrement confiance », le score de 2 à « fait plutôt confiance », le score de 1 à « fait peu confiance » et de 0 à « ne fait aucunement confiance ». Ces scores ont été ensuite additionnés, ce qui a donné une échelle de résultats de 0 à 9. Un fort degré de confiance interpersonnelle a été associé aux résultats de 7 à 9, un degré moyen, de 4 à 6 et un faible degré, de 0 à 3.
L’indice de confiance sociale a été créé à l’aide des réponses à des questions sur la confiance relative aux Canadiens en général, aux Américains, aux immigrants récents et aux gens rencontrés pour la première fois. Selon la même procédure que pour l’indice de confiance interpersonnelle, les réponses indiquant « fait entièrement confiance » étaient notées 3, « fait plutôt confiance » 2, « fait peu confiance » 1 et « ne fait aucunement confiance » 0. La somme de ces scores varie de 0 à 12. Un fort degré de confiance sociale a été associé aux résultats de 9 à 12, un degré moyen, de 4 à 8 et un faible degré, de 0 à 3.
Nous avons mentionné précédemment que la confiance est une composante importante de la vie sociale. Il semblerait qu’un faible niveau de confiance peut avoir un effet négatif sur l’engagement civique et le sentiment d’appartenance. Le statut de minorité et la « différence » sociale des immigrants peuvent entraîner l’exclusion et un manque d’interaction avec la société en général et, par le fait même, entraver l’établissement de liens et le développement de la confiance. De plus, certains chercheurs affirment qu’une grande confiance interpersonnelle peut empêcher la création de liens faibles. « Ces liens faibles sont essentiels dans le développement d’une confiance généralisée et du capital social, car ils permettent aux individus d’interagir avec des gens qui n’évoluent pas dans leurs cercles sociaux habituels » [TRADUCTION] (Nevitte, 2008, 30). Nous nous pencherons aussi sur l’importance des liens faibles dans l’intégration des nouveaux immigrants. En effet, si le capital social affectif associé à la confiance interpersonnelle et des liens forts aident les immigrants « à survivre pendant qu’ils apprivoisent leur nouvel environnement » [TRADUCTION] (Kunz 2005, 55), le capital social relationnel, associé à la confiance sociale et aux liens faibles, aide les nouveaux arrivants à aller de l’avant et « à accéder à des ressources qui autrement ne leur seraient pas accessibles » [TRADUCTION] (52).
La figure 4-4 illustre qu’une grande majorité d’immigrants récents, d’immigrants antérieurs et de personnes nées au Canada affichent un fort degré de confiance interpersonnelle (73,5 %, 77,6 % et 79,8 % respectivement). Dans l’ensemble, les immigrants récents affichent toutefois un degré de confiance interpersonnelle un peu inférieur à celui des immigrants antérieurs au pays depuis longtemps et la population née au Canada. L’écart entre le niveau de confiance interpersonnelle de ces trois groupes s’est avéré significatif d’un point de vue statistique (p = 0,004). Les niveaux de confiance interpersonnelle apparaissent aussi au tableau 7 de l’annexe A.
Figure 4-4 : Indice de confiance interpersonnelle

| Population | Élevée | Moyenne | Faible |
|---|---|---|---|
| Canadiens de naissance | 79,8 | 19,3 | 0,9 |
| Immigrants établis | 77,6 | 22,4 | 0,0 |
| Immigrants récents | 73,5 | 26,1 | 0,4 |
Source : Enquête mondiale sur les valeurs, 2006.
Les résultats de l’indice de confiance interpersonnelle des trois groupes de population ont été également examinés en fonction d’un certain nombre de variables socio-économiques et démographiques. Parmi les immigrants récents, il a été observé une plus faible probabilité d’afficher un fort degré de confiance interpersonnelle chez les femmes par rapport aux hommes, chez les jeunes (18 à 25 ans) par rapport à leurs aînés, chez les titulaires d’un diplôme postsecondaire ou chez ceux qui ont fait des études plus poussées par rapport à ceux dont le niveau d’instruction est moindre, et chez les habitants de grands centres urbains (plus de 500 000 habitants) par rapport aux habitants de petites collectivités. Cependant, un test de chi carré n’a pas établi que l’une ou l’autre de ces différences entre les sous-groupes de récents immigrants était statistiquement significative (à p < 0,05 ou p < 0,01).
Figure 4-5 : Confiance interpersonnelle élevée, par groupe d’âge, population totale

| Âge | 18-25 ans | 26-44 ans | 45-64 ans | 65 ans et plus |
|---|---|---|---|---|
| % (Pourcentage) | 73,6 | 76,8 | 78,3 | 87,7 |
Figure 4-6 : Confiance interpersonnelle élevée, par taille de la collectivité, population totale

| Population | Moins de 500 001 | Plus de 500 000 |
|---|---|---|
| % (Pourcentage) | 81,1 | 73,8 |
Pour la population totale, [Note 7] deux des calculs croisés suivants à l’aide de l’indice de confiance interpersonnelle se sont avérés significatifs d’un point de vue statistique (p < 0,01). Les répondants plus âgés avaient des niveaux de confiance interpersonnelle supérieurs à ceux des plus jeunes (figure 4-5). Lorsqu’on examine l’échantillon global de l’EMV pour 2006, les résultats indiquent que les répondants des grands centres urbains (plus de 500 000 habitants) ont un degré de confiance interpersonnelle inférieur à ceux des petites villes ou des villages (voir figure 4-6).
La grande majorité des immigrants récents ou antérieurs, de même que les personnes nées au Canada affichent un degré moyen de confiance sociale (86,8 %, 85,8 % et 84,6 %, respectivement). La différence entre les groupes à cet égard n’était pas significative sur le plan statistique. Ces résultats se trouvent au tableau 8, annexe A.
Tandis que les différences entre les trois groupes de population n’étaient pas significatives, un petit nombre de résultats significatifs est ressorti du croisement des résultats de l’indice de confiance sociale avec les variables socio-économiques et démographiques disponibles pour chaque groupe de population. Chez les nouveaux immigrants, la différence entre les groupes d’âge était statistiquement significative (p = 0,002), mais la tendance n’est pas claire. Les répondants de 18 à 25 ans étaient plus nombreux que leurs aînés à afficher une faible confiance sociale, [Note 8] mais également plus nombreux à afficher une confiance sociale élevée [Note 9] (les plus faibles pourcentages de jeunes se situent au centre).
Figure 4-7 : Confiance sociale élevée, par groupe d’âge, population totale

| Âge | 18-25 ans | 26-44 ans | 45-64 ans | 65 ans et plus |
|---|---|---|---|---|
| % (Pourcentage) | 5,5 | 4,1 | 9,5 | 13,6 |
Figure 4-8 : Confiance sociale élevée, par taille de la collectivité, population totale

| Population | Moins de 500 001 | Plus de 500 000 |
|---|---|---|
| % (Pourcentage) | 6,9 | 11,4 |
Pour la population totale, les résultats du croisement des données sur le groupe d’âge, la taille de la collectivité et le niveau de scolarité étaient significatifs d’un point de vue statistique (p < 0,01). La figure 4-7 illustre que dans l’ensemble de la population, les plus jeunes semblent généralement afficher un degré de confiance sociale moindre. La figure 4-8 montre que, pour l’ensemble de la population, les répondants vivant dans de grands centres urbains (plus de 500 000 habitants) sont plus nombreux à afficher de forts degrés de confiance sociale que les habitants de petites agglomérations. Ce résultat est particulièrement intéressant et laisse croire que les grands centres urbains, régions caractérisées par une plus grande diversité ethnoculturelle que les petites villes (Statistique Canada 2005, Schellenberg, 2004b), sont aussi des endroits où la confiance sociale est plus élevée. Par conséquent, ce résultat pourrait révéler les avantages possibles de divers environnements. Une étude précédente utilisant les résultats du cycle 17 de l’Enquête sociale générale appuie cette observation. En effet, les données indiquent que les villes canadiennes « dont la population présente davantage de diversité ethnique manifestent un degré de confiance plus fort » [TRADUCTION] (Kazemipur, 2006, 13).
Notes
- [Note 5] Pour la population totale, les trois résultats sont statistiquement significatifs à une valeur p < 0,01.
- [Note 6] Pour la population totale, tous les résultats sont statistiquement significatifs à une valeur p < 0,01
- [Note 7] Les graphiques sur la « population totale » utilisent uniquement des données de l’échantillon principal (qui exclut l’échantillon de nouveaux immigrants) de manière à préserver la représentativité des données. Ajouter directement les données de l’échantillon de nouveaux immigrants entacherait d’une erreur systématique l’échantillon des immigrants récents.
- [Note 8] Chez les immigrants récents de 18 à 25 ans, 8,3 % affichent un faible degré de confiance sociale comparativement à 2,6 % des répondants de 26 à 44 ans et 3,9 % de ceux de 45 à 64 ans. Les résultats relatifs aux immigrants récents âgés de 65 ans et plus ne sont pas pris en compte étant donné la petite taille de l’échantillon.
- [Note 9] Chez les immigrants récents, 9,7 % de ceux âgés de 18 à 25 ans avaient une confiance sociale élevée, comparativement à 6,8 % de ceux âgés de 26 à 44 ans et 7,8 % de ceux âgés de 45 à 64 ans. Ici encore, les résultats relatifs aux immigrants récents âgés de 65 ans et plus n’ont pas été pris en compte en raison de la petite taille de l’échantillon.