Le gouvernement du Canada annonce des réformes au Code criminel afin de moderniser le système de justice pénale et de réduire les délais

Communiqué de presse

Le projet de loi marque une nouvelle étape dans la transformation du système de justice pénale

Le 21 juin 2019 - Ottawa (Ontario) - Ministère de la Justice Canada

Les Canadiens méritent d’avoir un système de justice pénale efficace et efficient qui protège les personnes vulnérables, qui répond aux besoins des victimes, qui assure la sécurité de nos collectivités et qui respecte les droits des accusés. Les délais dans le système de justice pénale ont des répercussions sur toutes les personnes touchées par le crime : les victimes, les familles et les collectivités, de même que les accusés.

L’honorable David Lametti, ministre de la Justice et procureur général du Canada, a annoncé aujourd’hui que le projet de loi C-75 a reçu la sanction royale après avoir été révisé attentivement par le Parlement. Ces modifications législatives exhaustives marquent un jalon important dans le renforcement, la transformation et la modernisation de notre système de justice pénale. Ensemble, ces réformes exhaustives permettront d’opérer un changement de culture très nécessaire dans le fonctionnement de notre système de justice pénale.

Les réformes contenues dans le projet de loi C-75 reflètent les efforts de collaboration visant à régler les délais dans le système de justice pénale et ont été identifiées comme des priorités par les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de la justice. Ces mesures contribueront également à réduire la surreprésentation des Autochtones et des populations vulnérables dans le système de justice pénale, y compris celles qui souffrent de toxicomanie et de maladie mentale. Elles renforceront aussi les réponses du droit pénal à la violence entre partenaires intimes ainsi qu’à la violence faite aux femmes et aux filles autochtones, comme il est préconisé dans le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, publié le 3 juin 2019.

Les réformes rendront le droit pénal et le système de justice pénale plus clairs et plus efficaces, en :

  • simplifiant les processus de mise en liberté sous caution afin d’assurer un accès équitable et rapide à la justice;
  • créant un nouveau processus pour traiter de façon plus efficace et efficiente certaines infractions relatives à l’administration de la justice, notamment pour les jeunes;
  • reclassant les infractions pour donner aux procureurs le pouvoir de traiter plus efficacement les conduites moins graves, libérant ainsi les ressources juridiques limitées;
  • limitant le recours aux enquêtes préliminaires aux infractions menant aux peines les plus graves afin de s’assurer que les affaires pénales puissent être jugées plus rapidement et pour réduire les répercussions d’un témoignage à deux reprises sur les victimes;
  • améliorant le processus de sélection des jurés afin de le rendre plus transparent et de favoriser l’équité et l’impartialité;
  • fournissant aux juges des outils plus performants pour gérer les affaires dont ils sont saisis.

De plus, le projet de loi C-75 a englobé les réformes déjà présentées dans d’autres projets de loi :

  • en se basant sur les modifications au projet de loi C-28, le projet de loi C-75 rétablit le régime de suramende compensatoire en donnant un plus grand pouvoir discrétionnaire aux tribunaux pour imposer la suramende, en réponse à la décision rendue par la Cour suprême du Canada en décembre 2018 dans l’affaire R. c. Boudreault;
  • le projet de loi C-38, Loi modifiant le Code criminel  (exploitation et traite de personnes), qui fait entrer en vigueur de nouvelles dispositions facilitant les poursuites pour des infractions liées à la traite de personnes;
  • le projet de loi C-75 se base aussi sur les modifications au projet de loi C-39 en abrogeant des dispositions déjà déclarées inconstitutionnelles par la Cour suprême du Canada ou des cours d’appel et en abrogeant des infractions connexes (par exemple : l’interdiction de l’avortement, les infractions liées aux maisons de débauche, le vagabondage, les relations sexuelles anales, etc.).

Le projet de loi entrera en vigueur par étapes. Certaines parties de la loi entreront en vigueur au moment de la sanction royale (abrogation des dispositions inconstitutionnelles et traite de personnes), certaines entreront en vigueur 30 jours après la sanction royale (suramende compensatoire), certaines 90 jours après la sanction royale (enquêtes préliminaires, reclassement des infractions punissables par mise en accusation, gestion des dossiers judiciaires, sélection des jurés et diverses mesures pour améliorer les gains d’efficience), et d’autres 180 jours après la sanction royale (mise en liberté sous caution, infractions relatives à l’administration de la justice, modifications à la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents et violence entre partenaires intimes).

Citations

« Je suis extrêmement heureux que cette loi ait été adoptée, et je remercie tous les parlementaires, tant à la Chambre des Communes qu’au Sénat, pour leur appui au projet de loi et aux amendements utiles qui y ont été apportés. Ces réformes feront en sorte que notre système de justice pénale assure la sécurité des collectivités, respecte les victimes et assure le respect des droits garantis par la Charte, tout en tenant les délinquants responsables de leurs actions. »

L’honorable David Lametti, C.P., c.r., député
Ministre de la Justice et procureur général du Canada

Faits en bref

  • Le système de justice pénale du Canada est une responsabilité partagée entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Le gouvernement fédéral est responsable du Code criminel et des poursuites dans les territoires, et des infractions fédérales; les provinces et les territoires sont responsables de l’administration du système de justice pénale.

  • La grande majorité des propositions concernant les délais incluses dans cet ensemble de réformes ont fait l’objet d’une vaste consultation et d’une collaboration fédérale-provinciale-territoriale.

  • Le gouvernement continue également de consulter plus largement les intervenants et les Canadiens dans le cadre de l’examen continu du système de justice pénale.

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Personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements, les médias peuvent communiquer avec :

Rachel Rappaport
Attachée de presse
Cabinet du ministre de la Justice
613-992-6568

Relations avec les médias
Ministère de la Justice Canada
613-957-4207
media@justice.gc.ca


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