Rapport de l’administratrice en chef de la santé publique sur l’état de la santé publique au Canada 2018 : Prévenir la consommation problématique de substances chez les jeunes

vignette

Télécharger le format de rechange
(Format PDF, 3,89 Mo, 62 pages)

Organisation : Agence de la santé publique du Canada

Publiée : 2018-10-23

Prévenir la consommation problématique de substances chez les jeunes

Avec vidéo description

Transcription

Message de l'administratrice en chef de la santé publique du Canada

Je suis très heureuse de présenter mon rapport annuel, qui offre un aperçu de la santé des Canadiens et met l'accent sur la prévention de la consommation problématique de substances chez les jeunes.

Cette année, je présente un nouveau Tableau de bord d'indicateurs de santé afin de dresser un portrait global de l'état de santé des Canadiens. Lorsqu'on examine ce Tableau de bord, il apparaît clairement que le Canada reste une nation en bonne santé. Nous vivons généralement longtemps, et par rapport à d'autres pays à revenu élevé, nous nous classons, dans la plupart des indicateurs, au premier rang sinon dans le tiers du milieu.

Je reste cependant préoccupée des retombées qu'entraînent des iniquités persistantes en matière de santé; ainsi que des effets des facteurs sociaux et économiques qui constituent des obstacles à une vie saine et à l'éradication des principales maladies infectieuses.

Les maladies chroniques majeures, comme le cancer, les maladies cardiovasculaires, les troubles neurologiques, les maladies respiratoires et le diabète, restent les principales causes de décès au Canada. Il est primordial, alors que nous avançons en âge, de vivre en bonne santé. Nous pouvons retarder l'apparition de nombreuses maladies chroniques – et même les éviter – en nous attaquant aux causes profondes des risques comme : le tabagisme, l'inactivité physique, l'alimentation malsaine et la consommation d'alcool nocive. De même, la santé mentale influe sur chaque aspect de notre vie, comme les relations, l'éducation, le travail et l'engagement communautaire. Bien que la majorité des Canadiens affirment avoir une santé mentale positive, un tiers d'entre nous sera touché par une maladie mentale au cours de notre vie.

Il y a également lieu de s'inquiéter des tendances concernant certaines maladies infectieuses. Nous constatons une augmentation des infections transmises sexuellement, et la résistance aux antimicrobiens (RAM) continue de menacer, à l'échelle planétaire, notre aptitude à traiter les infections. Enfin, comme je l'ai souligné dans mon rapport précédent, la tuberculose entraîne des répercussions graves et persistantes sur certaines communautés des Premières Nations et des Inuits. Or, nous pouvons éviter, et même éliminer, de nombreux cas de maladie infectieuse. Ce sera en réduisant les risques d'exposition et en garantissant un accès au dépistage et au traitement. À condition toutefois que les partenaires s'attaquent également aux facteurs sociaux sous-jacents par une amélioration des conditions de vie et la lutte contre la stigmatisation.

Afin de mieux répondre aux enjeux de la santé publique, j'ai exposé au début de l'année ma vision et mes domaines d'intérêt pour garantir une santé optimale pour tous les Canadiens. En collaboration avec divers secteurs et de nombreux partenaires, je me ferai la championne de la réduction des disparités en matière de santé dans des populations clés. De plus, je ciblerai mes efforts en ce qui a trait à la tuberculose, à la RAM, aux environnements bâtis, aux infections transmises sexuellement et par le sang, au mieux-être des enfants et des jeunes, ainsi qu'à la prévention de la consommation problématique de substances.

C'est dans ce contexte que je me concentrerai, cette année, sur la prévention de la consommation problématique de substances. Le nombre croissant de surdoses et les plus de 8 000 décès associés à la consommation d'opioïdes depuis 2016 sont des réalités tragiques et inadmissibles. À cet égard, il se peut que la crise liée à ces surdoses entraîne, pour la première fois depuis des décennies, une baisse de l'espérance de vie nationale chez les Canadiens. Par ailleurs, en raison de l'acceptabilité sociale de l'alcool, nous sommes devenus insensibles au fait qu'un taux élevé persistant de consommation problématique entraîne bien des ravages. En effet, 25 % des jeunes de la 7e à la 12e année consomment de l'alcool de manière excessive. Je reconnais également qu'en raison du nouveau statut juridique du cannabis, nous devons faire en sorte que les jeunes comprennent que, même si un produit est légal, cela ne signifie pas qu'il est sans danger.

Il nous faut réfléchir sur la façon d'inverser ces tendances pour les générations futures. C'est pourquoi, dans le présent rapport, je me concentre sur les jeunes, j'examine ce qui les incite à consommer des substances nocives et j'explore des approches efficaces pour prévenir une consommation problématique.

Il existe une interaction complexe de facteurs susceptibles d'inciter les jeunes à consommer des substances. Nous savons que la commercialisation, la promotion et la disponibilité d'une substance risquent d'entraîner une consommation accrue chez les jeunes. Nous savons également que les jeunes risquent de consommer des substances comme moyen d'adaptation par suite de mauvais traitements ou d'autres formes de traumatisme. Mais nous savons aussi que des facteurs de protection – comme un environnement stable et des relations positives avec la famille et les pourvoyeurs de soins – peuvent aider les jeunes à accroître leur résilience.

Comme ces facteurs sont interdépendants, la collaboration est essentielle de la part de nombreux secteurs pour la mise en place de solutions de prévention complètes. La prochaine génération d'interventions pourra relier un certain nombre de secteurs – logement, services sociaux, éducation, santé publique et soins de santé primaires – à différents niveaux afin de mettre en place des politiques, des projets d'éducation à l'intention du public et des professionnels ainsi que des programmes coordonnés. Nous pourrons également travailler avec les médias et le secteur privé pour promouvoir l'adoption de nouvelles normes sociales favorisant une consommation de substances à moindre risque.

Dans nos efforts, nous devons également être attentifs à l'expérience des jeunes et de ceux qui consomment des substances. Les médias et les organismes de soins de santé et de services sociaux peuvent aider à éliminer la stigmatisation et la discrimination en adoptant des politiques, des pratiques et un discours équitables et bienveillants.

Il n'y aura jamais une seule manière de répondre à l'enjeu sans cesse changeant de la consommation problématique de substances. Le moment est venu, au Canada, d'examiner la manière de réagir à la consommation problématique de substances dans tous les domaines d'action possibles : prévention, réduction des méfaits, traitement et rétablissement. Mon objectif dans ce rapport consiste à attirer l'attention sur le rôle central de la prévention. Au fur et à mesure que nous progresserons dans des initiatives d'envergure, comme la Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances, j'ose croire que le présent rapport sera en mesure d'éclairer nos efforts collectifs afin d'éviter que la consommation de substances ne devienne problématique.

J'espère que, pour atteindre cet objectif, mon rapport stimulera les discussions et relancera les actions qui s'imposent.

Contenu

À propos du présent rapport

Cette année, le rapport de l'administratrice en chef de la santé publique du Canada présente un aperçu de l'état de santé des Canadiens et met l'accent sur la consommation problématique de substances chez les jeunes. Pour ce faire, il se concentre sur les mesures de prévention primaire, ce qui comprend la gestion des facteurs de risque, le renforcement des facteurs de protection, ainsi que des efforts visant à retarder leur première consommation de substances et à prévenir leur consommation nocive.

Le rapport comprend les sections suivantes :

Chapitre 1 : Portrait de la santé des Canadiens – Ce chapitre offre un aperçu de l'état de santé général des Canadiens et traite de certains indicateurs de santé, comme l'espérance de vie et la santé mentale positive. Il se termine par un examen de la consommation de substances et des méfaits qu'entraîne le recours à l'alcool, au cannabis et aux opioïdes dans l'ensemble de la population.

Chapitre 2 : Comprendre les enjeux liés à la consommation de substances chez les jeunes au Canada – Ce chapitre examine les enjeux liés aux jeunes et à la consommation de substances au Canada. Il décrit tout d'abord la nature de la consommation au Canada chez les jeunes ainsi que ses méfaits potentiels. Il examine ensuite les raisons qui incitent les jeunes à consommer et décrit les facteurs qui peuvent représenter des risques pour les jeunes – ou, au contraire, les protéger des méfaits.

Chapitre 3 : Interventions visant à prévenir la consommation problématique de substances chez les jeunes – Dans ce chapitre, il est question de la nécessité, pour tous les secteurs liés à la santé, à l'éducation et aux services sociaux, de coordonner diverses interventions à l'échelle des individus, des communautés et de l'ensemble de la société dans le but d'éviter la consommation problématique de substances chez les jeunes. On y examine aussi les politiques et pratiques fondées sur des données probantes mises en place à l'échelle de la population et des individus qui peuvent répondre aux facteurs favorisant une consommation problématique de substances.

Chapitre 4 : Marche à suivre – comment prévenir la consommation problématique de substances chez les jeunes – Ce chapitre fait appel à tous les secteurs en jeu pour mettre en œuvre une série d'interventions intégrées pour renforcer les facteurs de protection et réduire les facteurs de risque tels que la stigmatisation et les traumatismes.

Chapitre 1 : Portrait de la santé des Canadiens

Introduction

S'appuyant sur plusieurs indicateurs du nouveau Tableau de bord de l'administratrice en chef de la santé publique (ACSP) du Canada sur l'état de santé de la population (Annexe 2), les points saillants ci-dessous présentent un aperçu de l'état de santé général des Canadiens.

Qu'est-ce qu'un indicateur de santé?

Les indicateurs de santé sont des mesures quantifiables que chercheurs et décideurs utilisent pour connaître l'état de santé d'une populationNote de bas de page 1.

En bref :

  • En général, les Canadiens sont en bonne santé et vivent longtemps. Pourtant, les inégalités actuelles empêchent certains groupes, comme les Canadiens à faible revenu et les personnes ayant un faible niveau de scolarité, de réaliser pleinement leur potentiel de santé.
  • Une santé mentale positive est tout aussi importante qu'une bonne santé physique. Elle a un effet protecteur permettant d'éviter la maladie et de réduire certains risques, comme la consommation problématique de substances.
  • La crise liée aux surdoses d'opioïdes au Canada est alarmante. Elle pourrait entraîner, pour la première fois depuis des décennies, une réduction de notre espérance de vie nationale.
  • Si nous tenons compte des méfaits cumulés (hospitalisations, décès, baisse de productivité), la consommation problématique d'alcool entraîne les coûts les plus élevés du point de vue social et de la santé. Il y a effectivement plus d'hospitalisations dues à la consommation d'alcool que d'hospitalisations liées à une crise cardiaque.

Qu'est-ce que les inégalités en matière de santé?

Bien que, dans l'ensemble, les Canadiens soient en bonne santé, des obstacles empêchent certains d'entre eux de réaliser tout leur potentiel de santé. Ces empêchements, souvent appelés « inégalités », dérivent d'un réseau complexe de facteurs à la fois individuels, socioéconomiques, environnementaux et politiques – le revenu, l'emploi et les conditions de travail, l'éducation, le logement, le voisinage et les expériences déterminantes de la petite enfance. Ce sont ces facteurs, collectivement appelés « déterminants sociaux de la santé », qui façonnent notre vie et déterminent nos chances d'être et de rester en bonne santé tout au long de notre vie. Quant aux membres des Premières Nations, aux Inuits et aux Métis du Canada, ils sont également sous l'influence d'autres déterminants sociaux de la santé qui leur sont propres : répercussions historiques de la colonisation, héritage des pensionnats, leurs terres, leur langue et leur culture.

Espérance de vie

Un des indicateurs les plus généraux pour dresser un portrait global de la santé d'un pays est l'espérance de vie, définie comme le nombre d'années pendant lequel une personne ordinaire peut s'attendre à vivre (généralement à partir de la naissance).

Dans l'ensemble, l'espérance de vie au Canada augmente de manière constante depuis de nombreuses années. Elle est comparable à l'espérance de vie dans d'autres pays à revenu élevé (Figure 1)Note de bas de page 22 Note de bas de page 23 Note de bas de page 24. Chose alarmante, cette tendance risque de changer. Pour la première fois au cours des dernières décennies, l'espérance de vie en Colombie-Britannique a diminué en raison des méfaits liés aux surdoses d'opioïdesNote de bas de page 9. Bien que nous ne disposions d'aucune donnée au niveau national, l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) est à analyser les effets de la crise liée à ces surdoses sur l'espérance de vie générale.

L'espérance de vie n'est pas la même dans tous les segments de la société canadienne. Certaines populations – Premières Nations, Métis, Inuits, Canadiens à faible revenu, personnes ayant un faible niveau de scolarité – ont une espérance de vie plus courte que la moyenne nationaleNote de bas de page 25. Comme le montre la Figure 2, il y a un écart entre l'espérance de vie générale et celle des Premières Nations, des Inuits et des Métis. C'est chez les Inuits que cet écart est le plus important : jusqu'à 16 ans de moins que l'espérance de vie générale des Canadiens (64 ans pour les hommes et 73 ans pour les femmes)Note de bas de page 22 Note de bas de page 26. Cette tendance est en partie attribuable au cadre culturel et historique unique des populations autochtones. C'est que l'héritage persistant de la colonisation et le traumatisme intergénérationnel ont entraîné l'apparition d'iniquités systémiques, en matière de santé, entre les peuples autochtones et les non-Autochtones.

Figure 1 : Espérance de vie au Canada par rapport à la moyenne de l'Organisation de coopération et de développement économiquesFigure 1 Note de bas de page * en 1970 et en 2015 (ou année la plus proche)Note de bas de page 23

Figure 1

Figure 1 Note de bas de page *

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est un groupe de pays qui élaborent des politiques économiques et sociales et en discutent.

Figure 1 Retour à la référence de la note de bas de page *

Source : Panorama de la santé 2017

Équivalent textuel
Figure 1 données
Année Sexe Canada Moyenne de l'OCDE
1970 Hommes 69 67
1970 Femmes 76 73
2015 Hommes 80 78
2015 Femmes 84 83

Figure 2 : Espérance de vie générale et espérance de vie des peuples autochtonesFigure 2 Note de bas de page *, au Canada, en 2017Note de bas de page 22 Note de bas de page 26

Figure 2

Figure 2 Note de bas de page *

Les chiffres liés à l'espérance de vie des Métis, des membres des Premières Nations et des Inuits sont issus de projections pour 2017. Les chiffres liés à l'espérance de vie générale sont fondés sur des données de 2013 à 2015.

Figure 2 Retour à la référence de la note de bas de page *

Sources : Espérance de vie et autres éléments de la table de mortalité, Un aperçu des statistiques sur les Autochtones

Équivalent textuel
Figure 2 données
Identité Hommes Femmes
Espérance de vie générale au Canada 80 84
Métis 74 80
Membres des Premières Nations 73 78
Inuits 64 73

L'espérance de vie des personnes qui habitent dans les quartiers les plus pauvres est plus courte – de trois ans environ – que l'espérance de vie moyenne des CanadiensNote de bas de page 25. En revanche, l'espérance de vie des personnes qui résident dans des quartiers où le niveau de scolarité est le plus élevé compte près de deux années de plus que l'espérance de vie moyenneNote de bas de page 25.

La bonne nouvelle, c'est que le fossé des inégalités au Canada semble être moins prononcé que dans la plupart des autres pays à revenu élevé. Par exemple, l'écart entre l'espérance de vie des groupes jouissant du niveau de scolarité le plus élevé et l'espérance de vie de ceux qui ont le niveau de scolarité le moins élevé au Canada est moins grand que dans la plupart des pays de l'OCDENote de bas de page 23. Mais attention : le fait que cet écart soit plus petit ne justifie en rien l'inaction. Aussi, c'est en menant des actions multisectorielles précises que la communauté de la santé publique parviendra à aider davantage de Canadiens à être en bonne santé et à jouir de meilleures conditions sociales et économiques.

Une occasion de réduire les iniquités en matière de santé

Il est particulièrement utile d'établir les déterminants sociaux de la santé pour saisir l'ampleur du fardeau que subissent les peuples autochtones au Canada en matière de santé. Par le passé, les Premières Nations, les Métis et les Inuits ont dû surmonter des événements catastrophiques – colonialisme, racisme, disparition des institutions traditionnelles et politiques, ainsi que des tentatives d'assimilation culturelle. La consommation problématique de substances, le suicide et la violence familiale sont des exemples parmi les effets intergénérationnels persistants du placement des enfants dans les pensionnats et du traumatisme subséquent qui ont influé sur la santé des Autochtones dans l'ensemble du pays.

Pour aller de l'avant, tous les partenaires du domaine de la santé doivent collectivement reconnaître, soutenir et promouvoir la force et la résilience des membres des Premières Nations, des Métis et des Inuits au Canada. À long terme, notre détermination à appliquer les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation permettra d'améliorer les résultats en matière de santé et d'aider les personnes, les familles et les communautés à réaliser leur plein potentiel.

Le Rapport de la Commission de vérité et réconciliation ouvre des perspectives pour s'attaquer au racisme et à la discrimination que subissent depuis longtemps les peuples autochtones du Canada. Il contient 94 appels à l'action qui comprennent des recommandations sur la santé, la langue et la culture, la justice, les programmes destinés aux jeunes ainsi que la formation et le perfectionnement professionnelsNote de bas de page 13 Note de bas de page 17.

Fardeau de la maladie

En 2016, il y a eu au total 273 000 décès au Canada, dont 89 % étaient dus à une maladie chronique, 6 % à des blessures (en particulier des blessures auto-infligées, des chutes et des accidents de la route), et plus de 5 % à des maladies infectieuses, maternelles, néonatales et alimentairesNote de bas de page 27. Comme de plus en plus de Canadiens vivent plus longtemps, les maladies chroniques se font plus fréquentes. Par ailleurs, en évitant des facteurs de risque précis, il est possible de retarder la survenue de telles maladies ainsi que leurs conséquences.

Maladies chroniques

En 2016, environ 244 000 (89 %) des 273 000 décès au Canada étaient dus à une maladie chroniqueNote de bas de page 27. Les maladies ayant causé le plus grand nombre de décès étaient le cancer (31 %), les maladies cardiovasculaires (30 %), les troubles neurologiques (10 %), les maladies respiratoires chroniques (6 %) et le diabète (3 %)Note de bas de page 27.

Bien que la santé de beaucoup de Canadiens soit généralement jugée bonne, un grand nombre d'entre eux souffrent d'une maladie chronique ou présentent un facteur de risque qui pourrait être évité. En effet, plus de 20 % des Canadiens de plus de 20 ans sont atteints d'une maladie chronique, comme une maladie cardiovasculaire, un cancer, une maladie respiratoire chronique ou le diabèteNote de bas de page 24. Bon nombre de maladies chroniques risquent davantage de se développer avec l'âge. Près de 80 % des adultes canadiens présentent au moins un facteur de risque de maladie chronique modifiable, dont le tabagisme, l'inactivité physique, l'alimentation malsaine et la consommation abusive d'alcool (Figure 3)Note de bas de page 24.

Figure 3 : Les quatre principales maladies chroniques et facteurs de risqueNote de bas de page 24 Note de bas de page 25 Note de bas de page 28 Note de bas de page 29

Figure 3

Équivalent textuel

Environ 80 % des Canadiens ont au moins un facteur de risque modifiable de maladie chronique, comme les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète et les maladies respiratoires chroniques. Plus de 20 % des Canadiens ont au moins une de ces maladies chroniques.

Les facteurs de risque comprennent le tabagisme (13 % des personnes de 15 ans et plus fument quotidiennement ou occasionnellement), l'inactivité physique (80 % des personnes de 18 ans et plus ne suivent pas les recommandations liées à l'activité physique), l'alimentation malsaine (60 % des personnes de 12 ans et plus mangent des fruits et légumes moins de cinq fois par jour) et la consommation d'alcool abusive (20 % des personnes de 12 ans et plus consomment de l'alcool de manière abusive au moins une fois par mois).

Il existe des inégalités fondées sur le revenu du quartier. Les personnes vivant dans les quartiers où les revenus sont les plus faibles ont 1,8 fois plus de chances de fumer, 1,6 fois plus de chances d'être physiquement inactives, 1,2 fois plus de chances d'avoir une alimentation malsaine et 1,7 fois moins de chances de consommer de d'alcool de manière abusive par rapport aux personnes vivant dans les quartiers aux revenus les plus élevés.

Retarder l'apparition des maladies chroniques et éviter les facteurs de risque, cela ne relève pas seulement de choix individuels. Ces maladies dépendent fortement de facteurs liés à l'environnement social, économique et physique. Par exemple :

  • Les personnes qui vivent dans des quartiers sécuritaires et propices à la marche ont plus de chances d'être physiquement actives. Près de 20 % des Canadiens déclarent qu'en raison du taux de criminalité, ils évitent de se promener le soir dans leur quartierNote de bas de page 30 Note de bas de page 31.
  • Pour garantir une alimentation saine, il est essentiel d'avoir accès à des aliments sains et abordables. Cela représente des défis particuliers pour les personnes qui vivent dans les régions nordiques, où les produits alimentaires sont plus chers et, dans certains cas, où il y a moins d'aliments traditionnelsNote de bas de page 32 Note de bas de page 33 Note de bas de page 34 Note de bas de page 35. Plus de deux millions de Canadiens ne peuvent se procurer suffisamment d'aliments salubres et nutritifs pendant l'année pour mener une vie saine, ou n'en ont pas les moyensNote de bas de page 36.
  • Près de 30 % des adultes vivant dans les quartiers aux revenus les plus faibles déclarent fumer, par rapport à près de 15 % dans les quartiers aux revenus les plus élevésNote de bas de page 25. Le taux d'incidence annuel du cancer du poumon est plus élevé chez les personnes qui vivent dans les quartiers aux revenus les plus faibles que chez celles qui vivent dans les quartiers aux revenus les plus élevés (90 cas pour 100 000 habitants et 54 cas pour 100 000 habitants, respectivement)Note de bas de page 25.

Maladies infectieuses et autres maladies

En 2016, près de 13 000 (5 %) des 273 000 décès survenus au Canada étaient dus à des maladies infectieuses, maternelles, néonatales et alimentaires : un fardeau relativement petit par rapport à celui des maladies chroniquesNote de bas de page 27. Tout juste 3 % de tous les décès étaient provoqués par une infection des voies respiratoires inférieures, comme la pneumonie ou la grippe (les principales causes de décès dus à une maladie infectieuse)Note de bas de page 27. La pneumonie et la grippe sont d'importantes causes de mortalité et d'hospitalisation chez les personnes âgées, en particulier celles qui ont plus de 80 ansNote de bas de page 37 Note de bas de page 38. À noter que la vaccination antigrippale chez ces personnes peut réduire le risque d'infectionNote de bas de page 39 Note de bas de page 40 Note de bas de page 41.

Près de 0,2 % des décès sont provoqués par la tuberculose ainsi que par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et le syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA)Note de bas de page 27. En 2016, plus de 1 700 personnes ont ont reçu un diagnostic de tuberculose active, et plus de 2 300 personnes, un diagnostic de VIHNote de bas de page 2. Bien que les maladies infectieuses ne constituent pas un fardeau particulièrement lourd pour l'ensemble du pays, elles affectent certaines populations de manière disproportionnée. Par exemple, il y a presque 300 fois plus de cas de tuberculose progressive chez les Inuits que dans la population non autochtone née au Canada (Figure 4)Note de bas de page 42 Note de bas de page 43.

Dans le passé, avant les grandes mesures de vaccination, l'amélioration de l'assainissement et des environnements bâtis, ainsi que les progrès en matière de dépistage et de traitement comme les antimicrobiens, les maladies infectieuses étaient beaucoup plus courantes dans toutes les populations du CanadaNote de bas de page 44 Note de bas de page 45. Malgré les progrès réalisés au cours du dernier siècle, la complaisance n'est pas de miseNote de bas de page 46. Il faut rester vigilant, comme nous le montrent les tendances liées aux infections dues à la RAM, aux couvertures vaccinales incomplètes et aux nouvelles maladies infectieuses liées au changement climatique.

Bien que les taux de la plupart des infections dues à la RAM soient stables ou en baisse, certaines infections sont en hausse, comme c'est le cas pour Neisseria gonorrheaeNote de bas de page 47. Pour ce qui est des infections nosocomiales courantes, comme le staphylocoque doré méthicillinorésistant (SDMR) et le Clostridium difficile, il est possible de les réduire grâce à l'utilisation appropriée d'antimicrobiens et aux pratiques de stérilisationNote de bas de page 47. La difficulté avec la majorité des infections due à la RAM, c'est qu'elles nécessitent des traitements plus complexesNote de bas de page 47.

Figure 4 : Ratio des taux de tuberculose active par rapport au taux de la population non autochtone née au Canada (0,6 pour 100 000 habitants), en 2016Note de bas de page 42 Note de bas de page 43

Figure 4

Source : La tuberculose au Canada, 2016

Équivalent textuel
Figure 4 données
Groupe de population Ratio des taux
Nés à l'étranger 26
Premières Nations 41
Inuits 296

En général, les taux de couverture vaccinale liés à de nombreux vaccins courants chez les nourrissons et les enfants sont inférieurs aux objectifs nationaux, ce qui pourrait entraîner des éclosions de maladies évitables par la vaccination, comme la rougeole, la pneumococcie invasive ou la coquelucheNote de bas de page 48 Note de bas de page 49.

Le nombre de personnes souffrant de la maladie de Lyme est en augmentation constante depuis les dernières décenniesNote de bas de page 50. De nombreux facteurs sont en jeu, comme le changement climatique qui élargit l'habitat des tiques porteuses de la maladieNote de bas de page 50.

Nous pouvons éviter de nombreux cas de maladie infectieuse en réduisant les risques d'exposition et en garantissant un accès au dépistage et au traitement. À une condition toutefois : que les partenaires en santé s'attaquent également aux facteurs sociaux en améliorant les conditions de vie et en luttant contre la stigmatisationNote de bas de page 43 Note de bas de page 51. Par exemple, la tuberculose est souvent décrite comme une maladie sociale comprenant un aspect médicalNote de bas de page 43. Contrairement aux maladies chroniques, il est possible d'éradiquer les maladies infectieuses, comme le VIH ou la tuberculose, en adoptant des mesures de prévention et de contrôle. C'est grâce aux efforts de coopération en santé publique, comme la couverture vaccinale, les stratégies de surveillance active, la sensibilisation du public et, à un degré d'efficacité variable, les mises en quarantaine, que la polio a pu être éradiquée au Canada il y a deux décenniesNote de bas de page 52.

Augmentation des infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS)

Au Canada, certaines ITSS, en particulier les cas de chlamydia, de gonorrhée et de syphilis, sont en hausse depuis deux décenniesNote de bas de page 2. De nombreuses mesures peuvent être prises pour éviter les maladies infectieuses : augmenter l'accès à l'éducation sur la santé sexuelle, promouvoir des pratiques sexuelles sécuritaires, augmenter le taux de vaccination, et promouvoir l'utilisation régulière d'un matériel d'injection stérileNote de bas de page 12.

Santé mentale et consommation de substances

En plus d'une bonne santé physique, une santé mentale positive est un élément essentiel qui contribue à la santé et au mieux-être général des CanadiensNote de bas de page 53 Note de bas de page 54.

La santé mentale positive est « la capacité qu'a chacun d'entre nous de ressentir, penser et agir de manière à améliorer notre aptitude à jouir de la vie et à relever les défis auxquels nous sommes confrontés »Note de bas de page 55. La majorité des Canadiens déclarent avoir une santé mentale positive. Environ 70 % d'entre eux décrivent leur santé mentale comme « très bonne », voire « excellente » Note de bas de page 29. Le mieux-être mental a un effet protecteur qui peut aider à réduire les facteurs de risque et éviter les maladiesNote de bas de page 30. Nous constatons, par exemple, qu'un fort soutien social et un faible niveau de stress réduisent les risques de décès prématuré et de mauvaise santéNote de bas de page 56 Note de bas de page 57 Note de bas de page 58.

Plus de 30 % des Canadiens seront touchés par une maladie mentale au cours de leur vieNote de bas de page 59. Les maladies mentales les plus souvent signalées sont notamment les troubles de l'humeur et de l'anxiété, ainsi qu'un trouble lié à la consommation de substancesNote de bas de page 59 Note de bas de page 60. Environ 20 % des Canadiens déclarent avoir déjà eu un trouble lié à la consommation de substancesNote de bas de page 59. Dans la plupart des cas, c'est l'alcool qui est en causeNote de bas de page 59.

Autres définitions de la santé mentale positive

Le Cadre du continuum du mieux-être mental des Premières Nations explique que le mieux-être mental est appuyé par la culture, la langue, les aînés, la famille et la création, et qu'il est nécessaire à une vie saine sur le plan individuel, familial et communautaireNote de bas de page 3.

L'Inuit Tapiriit Kanatami définit le mieux-être mental comme un mieux-être physique, affectif, mental et spirituel, auquel s'ajoute une forte identité culturelleNote de bas de page 11.

Le Métis Life Promotion Framework (cadre de promotion du mode de vie métis) préconise l'adoption d'une approche globale afin de trouver un équilibre entre divers facteurs de mieux-êtreNote de bas de page 16.

Consommation de substances et méfaits potentiels

Les décès liés à la consommation d'opioïdes entraînent une baisse de l'espérance de vie en Colombie-Britannique

Des données récentes de la Colombie-Britannique montrent que de 2014 à 2016, dans cette province, l'espérance de vie a baissé de 0,12 année à cause des décès liés à la consommation de substances, ces derniers étant dus, dans plus de 90 % des cas, à la consommation d'opioïdesNote de bas de page 9. Cette baisse de l'espérance de vie est plus prononcée chez les hommes et dans les quartiers pauvresNote de bas de page 9.

Les enjeux liés à la consommation de substances mobilisent actuellement l'attention des experts en santé publique, des décideurs, des communautés et des familles dans l'ensemble du Canada. La crise actuelle qui est liée aux surdoses d'opioïdes et la nouvelle réalité de la légalisation du cannabis sous-tendent la nécessité de réexaminer l'éventail des comportements associés à la consommation de substances ainsi que leurs répercussions sur la santé publiqueNote de bas de page 61. Étant donné l'ampleur de la crise liée aux opioïdes, certains intervenants, y compris des personnes qui vivent ou qui ont vécu de telles expériences, ont demandé d'envisager la décriminalisation d'autres substances psychoactives au Canada, c'est-à-dire la suppression des sanctions pénales pour la possession de substances destinées à la consommation personnelle. Par ailleurs, il est malheureux que les Canadiens ne portent pas suffisamment attention aux ravages que cause l'alcool.

La plupart des Canadiens consomment des substances psychoactives avec modération sans subir de conséquences graves. La consommation devient problématique lorsque la manière dont ces substances sont consommées, le contexte en cause, la quantité consommée ou la fréquence de consommation nuisent à la santé mentale ou physique de l'intéressé ou des gens qui l'entourent. Cette définition peut inclure des comportements qui dépassent le cadre du trouble lié à la consommation de substances, comme le fait de consommer pendant la grossesse, l'exécution perturbée de tâches importantes de nature sociale ou personnelle, ou la consommation de substances tout en menant des activités qui présentent un risque accru, comme la conduite d'un véhiculeNote de bas de page 62. La présente section résume les niveaux de consommation, les méfaits et les coûts associés à l'alcool, au cannabis et aux opioïdes.

Alcool

L'alcool est une substance psychotrope légale et socialement acceptable qui jouit d'une énorme popularité. Toutefois, sa consommation problématique peut entraîner d'importants méfaits sociaux et sanitairesNote de bas de page 63. En 2016, la consommation d'alcool était la principale cause de décès prématuré et d'invalidité dans le monde entier chez les personnes de 15 à 49 ans. Chez les hommes de cette tranche d'âge, 12 % des décès ont été imputés à la consommation d'alcoolNote de bas de page 64. Bien que les Directives de consommation d'alcool à faible risque du Canada (l'Annexe 3) aient été publiées en 2011 pour à court et long terme, environ 12 et 15 % des Canadiens ne les respectent pas pour les risques à court et à long terme, respectivementNote de bas de page 28.

Consommation

L'alcool est la substance psychoactive la plus consommée au Canada. Près de 80 % des Canadiens de 15 ans et plus ont déclaré avoir bu de l'alcool au cours de la dernière année (Tableau 1a)Note de bas de page 28. L'un des indicateurs de la consommation problématique d'alcool est sa consommation abusive (hommes consommant au moins cinq verres ou femmes consommant au moins quatre verres, lors d'une seule occasion, au moins une fois par mois durant l'année précédente), trouble signalé par environ 20 % des Canadiens de 12 ans et plusNote de bas de page 29. Les taux de consommation abusive d'alcool ont connu une hausse constante, passant de 14 % en 1996 à 20 % en 2013. Ils sont depuis restés stablesNote de bas de page 29 Note de bas de page 65.

Qu'est-ce que la stigmatisation?

La stigmatisation renvoie aux attitudes négatives (préjudice), aux croyances (stéréotypes) ou aux comportements (discrimination) qui dévalorisent autruiNote de bas de page 4 Note de bas de page 10. Il existe de nombreux niveaux de stigmatisation et de discrimination, celles-ci pouvant être aussi bien personnelles que sociétales. Les jugements négatifs fondés sur l'orientation sexuelle d'une personne, sa race, son origine ethnique ou son invalidité peuvent s'entrecroiser et créer plusieurs degrés de stigmatisation, ce qui risque d'entraîner pour certains d'autres enjeux sociaux et sanitaires.

Sur le plan personnel, la stigmatisation peut être intériorisée et réduire ainsi la confiance en soi et l'espoir envers l'avenirNote de bas de page 4 Note de bas de page 10. Elle peut amener certains à croire qu'ils sont moins dignes de respect, ce qui, en retour, influe sur leurs relations et leur aptitude à trouver un emploi ou un logement et peut les rendre moins susceptibles de demander de l'aideNote de bas de page 10. Les communautés peuvent aussi stigmatiser les gens en maltraitant les personnes perçues comme différentesNote de bas de page 18. D'un point de vue sociétal, la stigmatisation institutionnelle peut restreindre les possibilités d'une personne, notamment pour ce qui est de l'accès à la formation et à l'emploi, par la mise en place de politiques, de directives et d'une culture de travail restrictivesNote de bas de page 19.

Les personnes qui ont des problèmes de santé mentale ou qui consomment des substances sont souvent stigmatiséesNote de bas de page 18 Note de bas de page 20 Note de bas de page 21. De même, les personnes stigmatisées peuvent se mettre à consommer de façon abusive des substances en tant que moyen d'adaptationNote de bas de page 18.

Certaines populations consomment plus d'alcool que d'autres. Par exemple, la proportion de consommateurs abusifs d'alcool chez les hommes âgés de 12 ans et plus est plus élevée que chez les femmes de la même tranche d'âge (24 contre 15 %, respectivement)Note de bas de page 29. En outre, environ 30 % des femmes bisexuelles et près de 25 % des lesbiennes déclarent avoir une consommation abusive d'alcool, par rapport à près de 15 % des femmes hétérosexuellesNote de bas de page 25. Chez les membres des Premières Nations vivant hors réserve, des Métis et des Inuits adultes, environ 30 % d'entre eux déclarent avoir une consommation abusive d'alcool, par rapport à 20 % environ pour les adultes non autochtonesNote de bas de page 25. D'après l'Enquête régionale sur la santé des Premières Nations, environ 35 % des adultes des Premières Nations vivant en réserve (18 ans et plus) déclarent avoir une consommation abusive d'alcoolNote de bas de page 66

Méfaits

En 2015, plus de 3 000 Canadiens sont morts par suite de problèmes de santé attribués à l'alcoolNote de bas de page 67. Le taux de décès attribués à l'alcool chez les femmes a augmenté de 26 % de 2001 à 2017, alors qu'il n'a accusé qu'une hausse d'environ 5 % au cours de la même période chez les hommesNote de bas de page 67. En 2016-2017, près de 80 000 hospitalisations au Canada étaient dues à des problèmes de santé entièrement provoqués par l'alcoolNote de bas de page 67. Ce nombre est supérieur au nombre d'hospitalisations dues à un infarctus aigu du myocarde (crise cardiaque)Note de bas de page 67. L'alcool était la substance la plus consommée par les Canadiens qui s'étaient rendus dans un centre de traitement pour alcooliques et toxicomanes subventionné par l'ÉtatNote de bas de page 68.

En 2017, il y a eu plus de 65 000 incidents de conduite avec facultés affaiblies par l'alcoolNote de bas de page 69. Bien que près de 40 % des décès survenus par suite d'un accident de la route soient dus à l'alcoolNote de bas de page 70, le taux d'incidents de conduite avec facultés affaiblies a baissé de 26 % au cours des 10 dernières annéesNote de bas de page 69. Outre les méfaits directs que sont l'intoxication, les maladies et les blessures, la consommation problématique d'alcool est fortement associée aux conflits familiaux, à la violence conjugale, à la violence et la négligence à l'égard des enfants ainsi qu'aux crimes violents, dont l'agression sexuelleNote de bas de page 71.

Enfin, la consommation d'alcool pendant la grossesse peut entraîner de graves méfaits. Au Canada, il n'y a aucun suivi régulier du nombre de femmes qui consomment de l'alcool pendant la grossesse et d'individus ayant reçu un diagnostic de trouble du spectre de l'alcoolisation fœtale (TSAF). Il est cependant estimé qu'environ 10 % des femmes boivent de l'alcool pendant la grossesse et que près de 0,5 % de la population générale est atteinte d'un TSAFNote de bas de page 72. Le risque peut être accru dans certaines populations, comme les Autochtones, chez qui il est estimé que 33 % de femmes consomment de l'alcool pendant la grossesse et que 9 % de personnes sont atteintes par un TSAFNote de bas de page 72.

Le paradoxe des méfaits de l'alcool

Les Canadiens qui ont les revenus les moins élevés sont moins nombreux à déclarer une consommation d'alcool abusive que ceux qui ont les revenus les plus élevés. Ils ont toutefois plus de deux fois plus de chances que ces derniers d'être hospitalisés pour des problèmes de santé liés à l'alcoolNote de bas de page 8. Cela peut s'expliquer par le fait que les Canadiens à faible revenu ont des niveaux de stress plus élevés, des soutiens sociaux plus limités, moins de ressources pour s'adapter, un régime alimentaire plutôt médiocre et des niveaux d'inactivité physique plus élevés que les Canadiens à revenu élevéNote de bas de page 15.

Cannabis

Le gouvernement du Canada a présenté la Loi sur le cannabis en octobre 2018 visant à légaliser et à réglementer strictement le cannabis ainsi qu'à en limiter l'accès pour ce qui est de son usage non médical; et ce, dans le but de mieux protéger la santé et la sécurité des Canadiens, notamment les jeunes, et d'empêcher criminels et groupes du crime organisé d'en retirer des profits. Cette nouvelle politique adopte une approche axée sur la santé publique pour réduire les risques de santé liés au cannabis et, en particulier, leurs méfaits chez les populations vulnérables, comme les jeunes de moins de 18 ans. (La Loi comprend aussi plusieurs autres objectifs de sécurité publique qui n'entrent pas dans le cadre du présent rapport). Les restrictions qui en découlent pour la production légale du cannabis, ainsi que sa distribution, sa possession et sa vente au détail, visent à mieux protéger les jeunes en en limitant l'accès, tout en rendant disponible aux adultes un approvisionnement à qualité contrôlée. Ce nouvel encadrement juridique offre également des renseignements pour le public sur les risques en jeu, de façon à ce que les Canadiens soient sensibilisés aux méfaits possibles du cannabis en matière de santé et disposent de l'information nécessaire pour prendre des décisions éclairées quant à sa consommation. Les Directives canadiennes d'usage de cannabis à faible risque du Canada renferment des recommandations axées sur des preuves pour aider les gens à réduire les risques liés à la santé (l'Annexe 3).

Consommation

Après l'alcool, le cannabis est la substance la plus consommée par les Canadiens : 12 % des personnes âgées de 15 ans et plus ont déclaré en avoir consommé au cours de la dernière année (Tableau 1b) Note de bas de page 28 Note de bas de page 73. Ce taux a plus que doublé depuis 1985, année où il était d'environ 6 %Note de bas de page 28 Note de bas de page 74. La consommation du cannabis est plus fréquente chez les hommes (15 %) que chez les femmes (10 %)Note de bas de page 28. Trois pour cent (3 %) des Canadiens déclarent avoir consommé du cannabis quotidiennement ou presque, au cours des trois mois précédents (ce qui est défini comme une consommation problématique)Note de bas de page 28.

Bien que les données nationales en fonction de la situation socioéconomique soient limitées, certaines études montrent qu'au Canada la consommation de cannabis est plus élevée dans la population urbaine que dans la population ruraleNote de bas de page 75. Cette consommation est également plus habituelle dans certaines populations autochtones. D'après l'Enquête régionale sur la santé des Premières Nations, 30 % des adultes des Premières Nations vivant en réserve (18 ans et plus) ont consommé du cannabis au cours de la dernière année, et 12 % d'entre eux en ont consommé quotidiennement ou presqueNote de bas de page 66.

Tableau 1a : Consommation d'alcool chez les personnes de 15 ans et plus au Canada, en 2015Note de bas de page 28
Alcool Pourcentage Taille de la population
Consommation au cours de l'année précédente 77 % 22,7 millions
Consommation d'alcool abusive (12 ans et plus)Note de bas de page 29 20 % 6,0 millions
Tableau 1b : Consommation de cannabis chez les personnes de 15 ans et plus au Canada, en 2015Note de bas de page 28
Cannabis Pourcentage Taille de la population
Consommation au cours de l'année précédente 12 % 3,6 millions
Consommation quotidienne ou presque (au cours des trois mois précédents) 3 % 840 000
Méfaits

Même s'il en reste encore à connaître sur les effets à long terme, le fardeau associé à la consommation du cannabis en matière de santé publique est présentement plus faible par rapport à l'alcool et à d'autres substances comme le tabac et les opioïdes. Les accidents de la route et les troubles associés à la consommation du cannabis sont les principaux facteurs qui contribuent au fardeau du cannabis sur la santé au CanadaNote de bas de page 76. Près de 10 % des adultes qui ont déjà consommé du cannabis développeront un trouble lié à la consommation de substances. Cette statistique augmente chez les personnes qui ont commencé à consommer du cannabis à un jeune âge et celles qui en consomment fréquemmentNote de bas de page 77 Note de bas de page 78. Les consommateurs de cannabis sont également plus à risque de développer certains types de cancer des testicules. Ce risque augmente chez les personnes qui en consomment fréquemment et chez celles qui en consomment pendant plus de 10 ansNote de bas de page 79. Quoique relativement rare, une consommation excessive et précoce du cannabis peut accroître le risque de développer une schizophrénie et d'autres types de psychoses, notamment si des antécédents familiaux sont en causeNote de bas de page 77. Également, les personnes qui consomment souvent du cannabis sont plus à risque de développer un trouble de l'humeur et de l'anxiété et de commettre une tentative de suicideNote de bas de page 80.

Au Canada actuellement, il n'existe aucune mesure explicite concernant la consommation de cannabis et les méfaits connexes durant la grossesse et l'allaitement maternel, bien que des études envisageant cette association soient en cours. D'après un examen systématique récent sur l'exposition prénatale au cannabis, les femmes enceintes qui consomment sont plus à risque de souffrir d'anémie au cours de leur grossesse, et leur nourrisson est plus susceptible d'être placé en unité néonatale de soins intensifsNote de bas de page 81. Il est également prouvé que l'inattention et l'impulsivité à l'âge de 10 ans sont liées à une exposition prénatale. Parmi les autres effets négatifs, citons l'inaptitude à résoudre les problèmes, les erreurs d'omission et la sous-performance scolaire (en particulier en lecture et en orthographe), ce qui montre que l'exposition prénatale au cannabis a une incidence sur l'aptitude à maintenir son attentionNote de bas de page 82 Note de bas de page 83.

Opioïdes

Le Canada connaît actuellement une épidémie croissante de décès et de méfaits liés aux opioïdes. En 2017 seulement, près de 4 000 Canadiens sont décédés par suite d'une surdoseNote de bas de page 84. Cela équivaut au décès de 11 Canadiens par jour. Sur le plan national, la majorité des décès survenus jusqu'ici ont frappé les hommes de façon générale, et de façon particulière des personnes de 20 à 59 ans. Or, l'on sait que des données nationales peuvent parfois masquer des tendances locales ou régionalesNote de bas de page 84. La crise liée aux opioïdes évolue rapidement dans l'ensemble du pays. Bien que par le passé les décès dus aux opioïdes aient été plus nombreux dans l'Ouest du Canada (en particulier en Colombie-Britannique et en Alberta), d'autres parties du pays connaissent depuis peu une augmentation du nombre de cas (Figure 5) Note de bas de page 84 Note de bas de page 85.

Figure 5 : Nombre et taux de décès (pour 100 000 habitants) apparemment liés aux opioïdes par province ou territoire, Canada, 2017Note de bas de page 84

Figure 5

Source : Décès apparemment liés à la consommation d'opioïdes au Canada (juin 2018)

Équivalent textuel
Figure 5 données
Province ou territoire Nombre de décès en 2017 Taux par 100 000 habitants
Colombie-BritanniqueFigure 5 Note de bas de page a 1 470 30,5
Alberta 759 17,7
SaskatchewanFigure 5 Note de bas de page b 46 4,0
Manitoba 122 9,1
Ontario 1 263 8,9
QuébecFigure 5 Note de bas de page c 181 2,2
Nouveau-Brunswick 37 4,9
Nouvelle-Écosse 65 6,8
Île-du-Prince-ÉdouardFigure 5 Note de bas de page b 3 2,0
Terre-Neuve-et-LabradorFigure 5 Note de bas de page b 33 6,2
YukonFigure 5 Note de bas de page b 7 18,2
Territoires du Nord-Ouest 1 2,2
Nunavut Suppression Suppression
Figure 5 Note de bas de page a

Inclus les décès qui sont liés à toutes les drogues illicites et ne sont pas limitées aux opioïdes.

Figure 5 Retour à la référence de la note de bas de page a

Figure 5 Note de bas de page b

Inclus les décès seulement lorsque les enquêtes sont complétées.

Figure 5 Retour à la référence de la note de bas de page b

Figure 5 Note de bas de page c

Inclus les décès qui sont liés à toutes les drogues illicites et ne sont pas limitées aux opioïdes, de juillet à décembre seulement. Ce nombre devrait continuer d'augmenter.

Figure 5 Retour à la référence de la note de bas de page c

Les causes de cette crise sont complexes et comportent notamment un croisement entre un accès excessif aux opioïdes sur ordonnance et un accès accru aux opioïdes vendus sans ordonnance (illégales). D'abord, l'augmentation des ordonnances est l'une des causes des décès dus à une surdose d'opioïdesNote de bas de page 85. De 1980 à 2015, la consommation d'opioïdes a été multipliée par 40 au Canada, passant de 21 à 853 doses en équivalents de morphine par personne dans la populationNote de bas de page 86. En 2016, plus de 20 millions d'ordonnances d'opioïdes ont été délivrées au pays, soit l'équivalent de près d'une ordonnance pour chaque adulte de plus de 18 ans, ce qui fait du Canada le deuxième plus gros consommateur d'opioïdes sur ordonnance au monde après les États-UnisNote de bas de page 85. Les tendances montrent également une augmentation d'ordonnances d'opioïdes plus puissants au cours des dernières années. Alors que la proportion des ordonnances d'opioïdes plus faibles (p. ex., la codéine) a diminué entre 2012 et 2016, la proportion d'ordonnances d'opioïdes plus puissants (p. ex., l'oxycodone, l'hydromorphone et la morphine) est passée de 52 à 57 % au cours de la même périodeNote de bas de page 87. Bien qu'il semble relativement modeste, ce changement est inquiétant, compte tenu du risque accru d'effets nuisibles liés à la consommation d'opioïdes puissantsNote de bas de page 87.

D'autre part, on estime que la hausse marquée des décès liés aux opioïdes au cours des dernières années dans certaines régions du Canada est principalement due au commerce illégal de fentanyl, car les taux de délivrance médicale légale de cette substance sont restés relativement stables dans l'ensemble du paysNote de bas de page 85 Note de bas de page 87 Note de bas de page 88. Les premiers décès dus à une surdose liée au fentanyl ont d'abord été signalés en Colombie-Britannique et en Alberta, en 2011Note de bas de page 85. Depuis, une forte hausse du nombre et du pourcentage de décès liés au fentanyl a été constatée dans l'Ouest, une augmentation plus récente ayant été observée dans un certain nombre d'administrations, comme l'Ontario. En 2012, 4 % et 11 % des décès dus à une surdose d'opioïdes en Colombie-Britannique et en Alberta, respectivement, étaient liés au fentanyl; en 2017, ces taux sont passés à 84 et 79 %. Près de 70 % des décès liés aux opioïdes en Ontario (2017) étaient liés au fentanyl, par rapport à 24 % en 2012Note de bas de page 84 Note de bas de page 88. Par ailleurs, les opioïdes de synthèse hautement toxiques se répandent de plus en plus. Dans plusieurs provinces, la présence de carfentanil, substance 100 fois plus toxique que le fentanyl, a été détectée par suite de décès liés à une surdoseNote de bas de page 85. Il faut mener des recherches plus approfondies pour savoir d'où proviennent les produits illégaux issus du fentanyl dans certaines régions du pays, car ces sources ne sont pas parfaitement claires.

Un autre facteur susceptible d'influer sur l'épidémie actuelle est le manque de sensibilisation des Canadiens aux risques liés aux opioïdes obtenus de manière illégale et sur ordonnance. Une étude de 2017 sur la sensibilisation aux opioïdes a révélé qu'environ 70 % des Canadiens savaient parfaitement que les substances obtenues de manière illégale ou dans la rue pouvaient contenir du fentanyl. Toutefois, presque 15 % des personnes interrogées n'étaient pas du tout informées du risque présenté par ces produitsNote de bas de page 89. En outre, seulement 28 % des Canadiens ont déclaré qu'ils seraient capables de reconnaître les signes de surdose, et seulement près de 10 % d'entre eux ont affirmé qu'ils sauraient comment obtenir et administrer de la naloxone, un médicament qui bloque ou inverse les effets des surdoses d'opioïdesNote de bas de page 89.

Consommation

Des données sur les effets des opioïdes sur les populations touchées commencent à être disponibles. Par exemple, nous disposons actuellement de données limitées sur la consommation d'opioïdes à des fins non médicales, ainsi que sur les populations les plus touchées, et il en est de même pour les renseignements sur les facteurs de risque socioéconomiques et courants. Une étude nationale sur les décès par surdose liée aux opioïdes et autres drogues, menée par l'ASPC, devrait nous aider à mieux comprendre les facteurs, les causes et les déterminants de l'épidémie de décès dus à une surdose liés aux opioïdes au Canada, et préciser dans quels domaines nous devons mener des recherches plus approfondiesNote de bas de page 6.

En 2015, 0,3 % des Canadiens ont déclaré avoir consommé des analgésiques opioïdes sur ordonnance pour d'autres raisons que les fins thérapeutiques prescritesNote de bas de page 28. Dans une étude menée en ligne en 2017, Santé Canada a établi que près de 33 % des Canadiens qui avaient déclaré avoir consommé des opioïdes au cours de la dernière année ne disposaient pas toujours d'une ordonnanceNote de bas de page 85.

Méfaits

Il existe un trait commun dans l'ensemble du pays : la consommation combinée de plusieurs substances joue un rôle dans la majorité des décès liés à une surdose d'opioïdes. Les données nationales montrent que plus de 70 % de ces décès mettent également en cause un ou plusieurs types de substances non opioïdes, comme l'alcool, les benzodiazépines, la cocaïne et les méthamphétaminesNote de bas de page 84. Les données sur les décès confirmés en Alberta (2017) ont montré que dans 80 % des décès liés à une surdose au fentanyl, d'autres substances étaient également en causeNote de bas de page 84.

La crise liée aux surdoses d'opioïdes touche toutes les régions du pays et tous les secteurs de la société; les données disponibles montrent néanmoins que certaines populations en subissent un fardeau disproportionné. De nouvelles données issues de plusieurs provinces montrent que les personnes vivant dans la pauvreté, les membres des Premières Nations et ceux qui ont un logement précaire sont disproportionnellement touchés par les décès dus à une surdose d'opioïdesNote de bas de page 9 Note de bas de page 90 Note de bas de page 91 Note de bas de page 92. Selon des données de l'Ontario, lorsqu'il y a diminution du revenu dans un quartier, on peut s'attendre à une augmentation des consultations aux urgences, d'hospitalisations et des décès liés à une surdose d'opioïdesNote de bas de page 91. Selon des données de la Colombie-Britannique, les Premières Nations ont cinq fois plus de chances d'éprouver une surdose d'opioïdes et ont trois fois plus de chances d'en mourir que les non-Premières NationsNote de bas de page 90. Bien que les surdoses et les décès qui s'ensuivent soient plus fréquents chez les hommes issus de la population générale, en Colombie-Britannique les hommes et les femmes des Premières Nations ont des taux similaires de surdoses et de décès liés aux opioïdesNote de bas de page 90.

Les gens qui ont un logement précaire sont également plus exposés aux risques que présentent les méfaits liés aux opioïdes. En Colombie-Britannique, les données collectées lors des consultations aux urgences ont montré que près de 30 % de ceux qui s'étaient présentés pour un cas de surdose connu ou suspecté avaient également déclaré avoir un logement précaireNote de bas de page 93.

Il faut mener davantage de recherches et d'activités de surveillance afin de savoir quelles sont les populations les plus touchées par la crise des opioïdes ainsi que les facteurs en cause.

Coûts de la consommation de substances au Canada

En 2014 au Canada, c'est la consommation d'alcool qui a occasionné les coûts généraux les plus élevés par rapport aux autres substances, atteignant 14,6 milliards de dollars au chapitre des soins de santé, de la perte de productivité, des frais de justice pénale et autres (Figure 6). Ces coûts sont suivis par ceux liés à l'usage du tabac, estimés à 12 milliards de dollars par annéeNote de bas de page 94. Les opioïdes arrivent au troisième rang, avec 3,5 milliards de dollarsNote de bas de page 94. Comme les méfaits liés aux opioïdes ont connu une hausse fulgurante depuis 2015, les coûts qui s'y rattachent devraient augmenter en flèche. Enfin, le cannabis se place au quatrième rang, drainant 2,8 milliards de dollars. La moitié de ces coûts est liée au système de justice pénale. La part des coûts liés à ce système devrait baisser une fois en vigueur la politique de légalisation du cannabisNote de bas de page 94.

Compte tenu du fardeau du tabagisme sur la société, il est évident qu'il faut poursuivre les efforts de lutte dans ce domaineNote de bas de page 94 Note de bas de page 95. Bien que la suite du présent rapport ne focalise pas sur ce sujet, il y est quand même question de l'usage du tabac ainsi que des efforts d'intervention comme exemples de méthodes fructueuses pour traiter un défi complexe en matière de santé publique.

Figure 6 : Coûts généraux (en milliards de dollars) par substance et type de coût, en 2014Note de bas de page 94

Figure 6

Source : Coûts de l'usage de substances au Canada

Équivalent textuel
Figure 6 données
Substance Coûts liés aux soins de santé Coûts liés à la perte de productivité Coûts liés à la justice pénale Autres coûts directs Total % du total des coûts liés à la consommation de substances
Alcool 4,2 5,9 3,2 1,3 14,6 38,1 %
Tabac 5,9 5,8 0,0 0,2 12,0 31,2 %
Opioïdes 0,3 1,8 1,1 0,2 3,5 9,1 %
Cannabis 0,2 0,4 1,8 0,5 2,8 7,3 %
Cocaïne 0,1 0,3 1,9 0,0 2,2 5,8 %
Autres dépresseurs du système nerveux central 0,2 0,7 0,3 0,3 1,5 4,0 %
Autres stimulants du système nerveux central 0,1 0,5 0,6 0,0 1,1 3,0 %
Autres substances 0,07 0,26 0,19 0,05 0,57 1,5 %

Chapitre 2 : Comprendre les enjeux liés à la consommation de substances chez les jeunes

Introduction

L'adolescence et le début de l'âge adulte sont des étapes clés de la vie où les gens établissent souvent des comportements durables. Des changements physiques et sociaux se produisent tandis que le jeune cerveau évolue, que la puberté arrive et que les rôles futurs de l'adulte s'établissent. En parallèle, les jeunes s'adaptent à de nouvelles relations sociales ainsi qu'à une nouvelle autonomie qui peut les amener à prendre des risquesNote de bas de page 96. Cette évolution a lieu au sein de la famille, de la communauté, des groupes de camarades et des milieux sociaux et culturels plus larges, autant d'environnements pouvant favoriser un développement positif des jeunes ou, à l'inverse, le rendre difficile. Au cours de cette période, beaucoup de jeunes font l'expérience de substances, mais certains d'entre eux finissent par adopter des habitudes nocives, pour eux et pour les autres. Pour sélectionner des mesures de prévention favorables et efficaces, il est crucial de comprendre les circonstances susceptibles d'inciter les jeunes à consommer des substances de manière problématique.

Les jeunes ne forment pas un groupe homogène unique, mais plutôt des groupes qui peuvent varier selon le sexe, la race, l'identité sexuelle, les aptitudes, le milieu culturel, la situation économique et l'identité personnelle. Il se peut parfois que les services de santé et sociaux actuels ne répondent pas aux besoins des jeunes issus de tous les milieuxNote de bas de page 5.

En bref :

  • Près de 25 % des jeunes de la 7e à la 12e année adoptent un comportement à haut risque en matière de consommation d'alcool.
  • Les hospitalisations liées aux opioïdes chez les jeunes adultes de 15 à 24 ans ont connu une hausse fulgurante au cours des cinq dernières années.
  • La majorité des jeunes qui consomment des substances indiquent qu'ils le font pour se sentir bien et socialiser.
  • Une petite partie d'entre eux affirme que les substances peuvent atténuer le stress et les aider à faire face à des situations défavorables. Ce groupe a plus de chances de subir des conséquences sanitaires et sociales négatives.
  • Les causes de la consommation de substances chez les jeunes sont multiples. Il existe une interaction complexe de facteurs, comme le marketing et la disponibilité des substances psychoactives, les relations avec la famille et les camarades, les mauvais traitements et les traumatismes, ainsi que des facteurs sociaux, comme le logement et le revenu familial qui, selon qu'ils sont stables ou non, peuvent pousser à une consommation problématique de substances ou, à l'inverse, protéger d'un tel comportement.

Consommation de substances et méfaits potentiels chez les jeunes

Plus une personne commence tôt à consommer des substances et plus sa consommation devient considérable et fréquente, plus elle court le risque de se livrer à une consommation problématique et d'en subir les méfaits plus tard dans la vieNote de bas de page 97. Si nous concentrons nos efforts sur les jeunes, cela nous permettra de réduire les comportements potentiellement à risque ainsi que les effets négatifs à long terme sur la santéNote de bas de page 98.

Alcool

Consommation

Consommer de l'alcool avant l'âge légal est chose courante au Canada. Plus de 40 % des élèves de la 7e à la 12e année ont déclaré avoir consommé une boisson alcoolisée au cours des 12 mois précédents (Tableau 2)Note de bas de page 99. En moyenne, ils boivent de l'alcool pour la première fois à l'âge de 13 ansNote de bas de page 99. Près de 25 % des élèves ont manifesté un comportement à haut risque en matière de consommation d'alcool (cinq verres ou plus lors d'une seule occasion)Note de bas de page 99. Selon des données sur la consommation d'alcool abusive chez les adolescents à l'échelle nationale, les taux augmentent en fonction des revenus. Dans le même temps, les taux de consommation d'alcool abusive varient selon certaines sous-populations. Par exemple, les jeunes Autochtones qui vivent hors réserve déclarent consommer de l'alcool de manière abusive plus fréquemment que les jeunes non-AutochtonesNote de bas de page 25. En Colombie-Britannique, 33 % des jeunes Métis (de 12 à 19 ans) ont déclaré avoir consommé de l'alcool de manière abusive au cours du mois précédentNote de bas de page 100, contre 10 % des jeunes des Premières Nations (de 12 à 17 ans) vivant en réserveNote de bas de page 66.

Méfaits

Une consommation d'alcool excessive et risquée peut avoir de nombreuses incidences sur les jeunes. Les méfaits directement liés à la surconsommation d'alcool sont notamment les blessures, les pertes de mémoire, les contraintes et les agressions sexuelles, le suicide et autres formes d'automutilation, l'intoxication par l'alcool et les accidents de la route. Les méfaits à long terme sont, entre autres, les troubles liés à la consommation de substances, les problèmes d'apprentissage et de mémoire, les problèmes de rendement scolaire, le risque accru de décrochage scolaire et le risque accru de certaines maladies chroniquesNote de bas de page 71 Note de bas de page 101 Note de bas de page 102 Note de bas de page 103. Parmi les jeunes de 10 à 19 ans, les taux d'hospitalisation liés à l'alcool sont beaucoup plus élevés chez les filles que chez les garçons, bien que les causes de cette situation ne soient pas très clairesNote de bas de page 8. En raison des normes sociales au Canada, on croit déceler une certaine apathie à l'endroit des méfaits qu'entraîne l'alcool chez les jeunes.

Tableau 2 : Consommation d'alcool chez les élèves de la 7e à la 12e année, Canada, 2016-2017Note de bas de page 99
Alcool Pourcentage ou âge Taille de la population
Consommation au cours de l'année précédente 44 % 859 000
Comportement à haut risque en matière de consommation d'alcool (cinq verres ou plus lors d'une seule occasion) au cours de l'année précédente 24 % 487 000
Âge moyen au moment de la première consommation 13 ans S/O

Cannabis

Consommation

Près de 20 % des élèves de la 7e à la 12e année ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours de la dernière année (2016-2017) (Tableau 3)Note de bas de page 99. En moyenne, ils consomment du cannabis pour la première fois à l'âge de 14 ansNote de bas de page 99. La grande majorité des élèves qui en ont consommé (80 %) ont déclaré l'avoir fuméNote de bas de page 99, ce qui peut causer des problèmes respiratoiresNote de bas de page 77. Les autres façons de le consommer sont l'ingestion par voie orale, le vapotage et le tamponnage – vaporiser du concentré de cannabis en le mettant sur un objet métallique extrêmement chaud et en en inhalant les vapeursNote de bas de page 99. Certains jeunes sont plus susceptibles de consommer du cannabis que d'autres. Par exemple, d'après l'Enquête régionale sur la santé des Premières Nations, près de 30 % des jeunes des Premières Nations vivant en réserve (12 à 17 ans) ont consommé du cannabis au cours de la dernière année, contre 66 % des jeunes Inuits (15 à 19 ans) selon une étude menée à NunavikNote de bas de page 66 Note de bas de page 104. De plus, près de 40 % des jeunes Métis (12 à 19 ans) ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours de la dernière annéeNote de bas de page 100.

Les jeunes Canadiens sont plus susceptibles de consommer du cannabis que les adultes. Bien que les taux de consommation de cannabis chez les adolescents (environ 20 % des 15 à 19 ans) et les jeunes adultes (environ 30 % des 20 à 24 ans) au cours de l'année précédente soient restés identiques entre 2013 et 2015, ils restent plus élevés que chez les adultes de plus de 25 ans (10 %)Note de bas de page 28. Une consommation hebdomadaire soutenue ou plus fréquente chez les adolescents peut accroître le risque d'un trouble lié à la consommation de substances ou des problèmes de santé mentale plus tard dans la vieNote de bas de page 105. En 2015, près de 5,1 % des jeunes de 15 à 24 ans ont déclaré consommer du cannabis quotidiennement ou presque au cours des trois mois précédents; 4,6 % en consommaient une fois par semaine et 3,5 % en consommaient une fois par moisNote de bas de page 106.

Perception des méfaits et des risques

Plus une personne commence tôt à consommer du cannabis, plus elle risque de développer des problèmes de santéNote de bas de page 77 Note de bas de page 97. Le fait de commencer à consommer du cannabis à un jeune âge (principalement avant l'âge de 16 ans), et cela de manière fréquente, peut accroître le risque d'un trouble lié à la consommation de substances, et même de psychose Note de bas de page 77 Note de bas de page 97. Bien que les recherches dans ce domaine restent insuffisantes, un rapport a été établi entre le fait de consommer chaque jour du cannabis pendant de nombreuses années, depuis l'adolescence, et les troubles de mémoire, d'attention et d'apprentissageNote de bas de page 107 Note de bas de page 108.

Dans la foulée de la légalisation du cannabis, il sera important de surveiller la perception des risques liés à cette substance au fil du temps, en particulier chez les jeunes. Interrogés sur la nocivité du fait de fumer du cannabis une fois de temps en temps, environ 20 % des élèves de la 7e à la 12e année ont répondu que cela présentait un « risque élevé » pour leur santé, et environ le même pourcentage a affirmé que cela ne représentait « aucun risque »Note de bas de page 99. Les élèves du même groupe ont dû indiquer s'ils pensaient que le fait de fumer régulièrement du cannabis pouvait être nocif, et un peu plus de 50 % d'entre eux ont répondu que cela représentait un « risque élevé », tandis que près de 10 % ont affirmé que cela ne présentait « aucun risque » pour la santéNote de bas de page 99.

Tableau 3 : Consommation de cannabis et perception des risques qui s'y rattachent chez les élèves de la 7e à la 12e année, Canada, 2016-2017Note de bas de page 99
Cannabis Pourcentage ou âge Taille de la population
Consommation au cours de l'année précédente  17 % 340 000
Âge moyen au moment de la première consommation 14 ans S/O
Fument du cannabis (chez les élèves ayant déclaré en avoir déjà consommé) 80 % 340 000
Comprennent que le fait de fumer régulièrement du cannabis présente un « risque élevé » pour la santé 54 % 1,1 M

Opioïdes

Consommation

Trois pour cent (3 %) des élèves de la 7e à la 12e année ont déclaré consommer des opioïdes sur ordonnance (il s'agit notamment d'opioïdes prescrits soit pour la personne interrogée, soit pour un membre de la famille ou un ami) à des fins non médicales (p. ex., pour leurs effets psychotropes) au cours de l'année précédente (2016-2017); 1 et 0,5 % d'entre eux ont déclaré consommer de l'oxycodone et du fentanyl, respectivement, pour leurs effets psychotropes (Tableau 4)Note de bas de page 99. Certains jeunes sont particulièrement vulnérables à la consommation problématique d'opioïdes. Dans une étude récente sur les jeunes adultes (16 à 25 ans) qui avaient consommé des opioïdes au cours des trois mois précédents, les jeunes appartenant au groupe LGBT (lesbienne, gai, bisexuel et transgenre) avaient près de deux fois plus de chances de consommer des opioïdes de manière intensive (consommation nocive d'opioïdes la plus longue et la plus régulière)Note de bas de page 109.

Méfaits

 Entre 2010 et 2015 en Ontario, la hausse la plus substantielle des décès liés aux opioïdes touchait la tranche d'âge des 15 à 24 ansNote de bas de page 110. Dans cette province, près de 10 % de tous les décès chez les jeunes adultes de 15 à 24 ans étaient liés aux opioïdes, taux qui a presque doublé au cours des cinq dernières annéesNote de bas de page 110. Quoique ces tendances en matière de mortalité soient peut-être propres à l'Ontario, les données sur les hospitalisations dans l'ensemble du Canada confirment ces constatations et montrent qu'entre 2007-2008 et 2015-2016, c'est dans la tranche d'âge des 15 à 24 ans que l'augmentation des taux d'hospitalisation liés à une surdose aux opioïdes a été le plus rapideNote de bas de page 111. Au cours de la même période, plus de 50 % des surdoses d'opioïdes chez les jeunes ayant conduit à une hospitalisation étaient volontaires (ou surdoses découlant d'un méfait auto-infligé)Note de bas de page 112. Les causes de cette situation ne sont pas parfaitement claires : pour éclairer les efforts de prévention, les agents de santé publique ont besoin de plus de données probantes sur les raisons qui incitent les jeunes à consommer des opioïdes ainsi que sur la provenance de ces opioïdes.

 Tableau 4 : Consommation d'opioïdes chez les élèves de la 7e à la 12e année, Canada, 2016-2017Note de bas de page 99
Ordonnances d'opioïdes Pourcentage Taille de la population
Consommation d'analgésiques pour leurs effets psychotropes au cours de la dernière année 3 % 61 000
Consommation d'oxycodone pour ses effets psychotropes au cours de la dernière année 1 % 24 000
Consommation de fentanyl pour ses effets psychotropes au cours de la dernière année 0,5 % 10 000

Raisons pour lesquelles les jeunes consomment des substances

Les jeunes donnent diverses raisons pour expliquer leur consommation de substances. Les raisons les plus fréquemment citées dans le cas du cannabis et de l'alcool sont : « s'amuser » et « socialiser »Note de bas de page 113 Note de bas de page 114. Un petit groupe de personnes déclarent consommer des substances pour surmonter le stress ou une souffrance affective. Le risque de consommation problématique de substances est plus élevé dans ce groupeNote de bas de page 115.

S'amuser et socialiser

La plupart des jeunes déclarent boire de l'alcool principalement pour « s'amuser » et faire la fêteNote de bas de page 113 Note de bas de page 114. Les élèves affirment qu'ils boivent de l'alcool surtout parce qu'ils en apprécient le goût et que cela leur permet de socialiser avec leurs amisNote de bas de page 116. Ces raisons sont similaires aux motifs cités par les personnes qui déclarent consommer du cannabis (« expérimenter » et « socialiser »). En ce qui concerne le cannabis, les jeunes déclarent aussi en consommer « pour être plus créatifs et originaux »Note de bas de page 117.

Surmonter le stress ou une souffrance affective

Une minorité de jeunes consomment de l'alcool et du cannabis pour surmonter le stress. Les élèves qui ont déclaré avoir une santé mentale précaire étaient plus susceptibles de déclarer consommer des substances comme moyen d'adaptation ou parce qu'ils se sentaient tristes ou déprimésNote de bas de page 115. Les jeunes déclarent consommer du cannabis pour s'adapter, car ils se sentent déprimés, veulent réduire leur niveau de stress et d'anxiété ou souhaitent échapper à la réalité ou à une situation défavorableNote de bas de page 117 Note de bas de page 118. Une autre étude montre que les jeunes qui consomment de l'alcool en tant que moyen d'adaptation sont plus susceptibles de signaler des difficultés liées à cette consommation, comme des bagarres, des disputes avec les amis ou les membres de la famille, ou des problèmes liés à l'écoleNote de bas de page 114. De même, les jeunes qui consomment du cannabis en tant que moyen d'adaptation sont aussi plus susceptibles de déclarer certains problèmes, comme des pertes de mémoire, une baisse de la productivité et un sommeil difficileNote de bas de page 119. Enfin, certains jeunes consomment également du cannabis pour soulager une douleur physiqueNote de bas de page 115 Note de bas de page 118.

En définitive, bien que les raisons qui incitent les jeunes à consommer des opioïdes ne soient pas encore parfaitement claires, certains d'entre eux ont déclaré en consommer pour leurs effets psychotropes ou pour se soignerNote de bas de page 99. Les agents de santé publique doivent obtenir des données de surveillance plus complètes sur les raisons pour lesquelles les jeunes consomment des opioïdes afin de mieux éclairer les efforts de prévention.

Facteurs de risque et de protection chez les jeunes

Dans la vie d'un jeune, il y a tout un éventail de facteurs de risque et de protection qui interagissent et qui, soit augmentent le risque qu'il présente une consommation problématique de substances, soit l'en protègentNote de bas de page 5 Note de bas de page 120. Ces facteurs ne sont pas indépendants les uns des autres et ne sont pas simplement le reflet des caractéristiques personnelles, mais sont au contraire dynamiques et recoupent tous les milieux sociaux où le jeune granditNote de bas de page 5 Note de bas de page 120.

La Figure 7 montre des exemples de facteurs de risque et de protection liés à la consommation problématique de substances chez les jeunes. L'individu est emboité dans la société en général et dans son milieu familial et communautaire. Ces facteurs se façonnent tout au long de la vie, de l'environnement prénatal à l'âge adulte. Certains facteurs de risque peuvent porter plus à conséquence que d'autres à certaines étapes du développement, comme la pression exercée par les camarades à l'adolescence. Par ailleurs, certains facteurs de protection, comme un lien solide entre parent et enfant, peuvent avoir des effets plus marqués sur la réduction des risques pendant les premières années de la vie, et renforcer la résilience. Ces facteurs peuvent en retour influer sur beaucoup de résultats sanitaires et socioéconomiques au cours de l'enfance et des années ultérieuresNote de bas de page 120. Un objectif vital de la prévention consiste donc à privilégier les facteurs de protection par rapport aux facteurs de risque (Tableau 5).

Figure 7 : Exemples de facteurs de risque et de protection liés à la consommation problématique de substances chez les jeunes

Figure 7

Équivalent textuel

Cette figure représente un modèle des divers niveaux de facteurs de risque et de protection à l'échelle individuelle, interpersonnelle, communautaire et sociétale ou structurelle.

  • À l'échelle individuelle, les facteurs comprennent la résilience, l'état de santé mentale et la génétique.
  • À l'échelle interpersonnelle, les facteurs comprennent le développement de la petite enfance, la violence physique et sexuelle et autres types de violence et un membre de la famille présentant une consommation problématique de substances.
  • À l'échelle communautaire, les facteurs comprennent le sentiment d'appartenance à l'école et l'environnement scolaire, le sentiment d'appartenance à la société et à la communauté, la disponibilité et l'accessibilité des services sociaux et de santé et la disponibilité et l'accessibilité des substances.
  • À l'échelle sociétale ou structurelle, les facteurs comprennent les pratiques de marketing et les normes sociales, le traumatisme lié à la colonisation et intergénérationnel, la stigmatisation et la discrimination et les politiques en matière de revenu et de logement.

Sur un plan social plus large, au Canada, les inégalités liées aux déterminants de la santé, en particulier la pauvreté et l'accès à un logement sécuritaire et abordable, entraînent un risque accru de consommation problématique de substances chez les jeunes.

En même temps, certaines populations de jeunes ont des déterminants qui leur sont propres. Les répercussions historiques et permanentes de la colonisation pour les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis expliquent le traumatisme intergénérationnel qui perturbe la vie de nombreux jeunes Autochtones ainsi que les effets de cet héritage sur l'éradication des valeurs culturelles et traditionnelles et la perte de stabilité de la famille traditionelleNote de bas de page 13. Ces facteurs de risque pour les communautés autochtones sont contrés par certains facteurs de protection, comme la continuité culturelle, facteur associé à une réduction des taux de suicide parmi les jeunes des Premières Nations en Colombie-BritanniqueNote de bas de page 121 Note de bas de page 122. Les études montrent que le lien avec la terre, les cérémonies culturelles et les traditions de ressourcement peuvent réduire le risque lié à la consommation problématique de substances chez les jeunes Autochtones en leur donnant les connaissances et les compétences nécessaires pour établir des liens efficaces sur le plan familial, spirituel et identitaireNote de bas de page 123.

Les facteurs de risque et de protection qui ont trait à la consommation nocive de substances ne sont pas répartis de manière égale chez tous les jeunes. Parmi les groupes également exposés à des risques plus élevés que d'autres, il y a les jeunes sans domicile fixe ou les jeunes de la rue, les jeunes placés sous garde, les jeunes qui ont des problèmes concomitants de santé mentale, les jeunes qui ont des antécédents de traumatisme, ainsi que les jeunes gais, lesbiennes, bisexuels, transgenres et en questionnementNote de bas de page 5. Les facteurs de risque courants parmi ces populations sont notamment les antécédents de traumatisme, l'exposition à la violence sexuelle et physique ou à d'autres types de violence, les expériences de stigmatisation et de discrimination (dont le racisme, l'hétérosexisme et la transphobie), ainsi que les problèmes de santé mentale qui en découlentNote de bas de page 5.

Certains facteurs de risque sont plutôt liés à des différences individuelles et interpersonnelles. Par exemple, les jeunes qui ont des antécédents familiaux en matière de consommation de substances ou de maladie mentale sont plus à risque de consommer des substances de manière nocive.

De plus en plus de preuves montrent que la présence de facteurs de protection dans la vie des jeunes les plus vulnérables peut limiter le risque et renforcer la résilience. Le sentiment d'appartenance à l'école, des relations positives avec des adultes bienveillants à l'intérieur et à l'extérieur de la famille, la solidarité des camarades et la sécurité à l'école et dans la communauté peuvent améliorer l'aptitude d'une personne à assumer ses responsabilités quotidiennes et réduire les difficultés éventuelles qui entraînent une consommation problématique de substancesNote de bas de page 120.

Tableau 5a : Exemples de facteurs de risque et de protection sociétaux ou structurels
Facteurs de risque et de protection Lien avec une consommation problématique de substances

Pratiques de marketing et normes sociales

Les études montrent que l'exposition aux pratiques de marketing liées à l'alcool et au tabac augmente la probabilité de consommer ces substancesNote de bas de page 124 Note de bas de page 125. Le marketing peut façonner les normes sociales en montrant les substances sous un angle positif et en ciblant certaines notions, comme l'approbation sociale, l'autonomie, l'image de soi et l'esprit d'aventureNote de bas de page 124.

Les médias populaires perpétuent également la consommation de substances légales ou illégales Note de bas de page 126 Note de bas de page 127. Une étude scientifique menée en 2010 a montré que l'exposition accrue aux médias non publicitaires (télévision, musique et films) était fortement associée à l'initiation au tabagisme, à la consommation de substances illégales et à la consommation d'alcool chez les enfants et adolescentsNote de bas de page 128.

Traumatisme lié à la colonisation et intergénérationnel

Les répercussions historiques et courantes de la colonisation et du système des pensionnats au Canada affectent les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis depuis plusieurs générations. La dernière Enquête régionale sur la santé des Premières Nations a établi que les taux de consommation problématique de substances (consommation d'alcool abusive) étaient plus élevés chez les jeunes des Premières Nations dont au moins un parent avait vécu dans un pensionnat que chez les autres jeunes n'appartenant pas aux Premières NationsNote de bas de page 90.

Stigmatisation et discrimination

Les expériences de stigmatisation ou de discrimination fondées sur la race ou l'origine ethnique, l'identité autochtone, l'état de santé mentale, l'invalidité ou l'appartenance LGBTQ2 peuvent accroître le risque de consommation nocive de substances chez certains groupes de jeunesNote de bas de page 5 Note de bas de page 129. Les niveaux de stigmatisation et de discrimination subséquents qui s'entrecroisent peuvent, en retour, faire perdurer la consommation problématique de substancesNote de bas de page 129.

Outre la stigmatisation publique qui perpétue les propos négatifs et les stéréotypes susceptibles de mener à une exclusion sociale, de restreindre les possibilités et de réduire l'auto-efficacité des personnes qui consomment des substances, la stigmatisation institutionnelle peut entraîner des obstacles de taille à l'accès aux soins de santé, au logement et à l'emploiNote de bas de page 4 Note de bas de page 19. Comme les personnes qui consomment des substances intériorisent la stigmatisation publique et institutionnelle, elles peuvent ressentir un manque de confiance ainsi qu'un sentiment de gêne et de honte qui les décourage de demander de l'aide à propos de leur troubleNote de bas de page 18.

Politiques en matière de revenu et de logement

La pauvreté dans les familles qui ont des enfants a été associée à la consommation de substances plus tard dans la vie, même si le lien n'est pas toujours direct. Par exemple, les enfants issus de familles à faible revenu sont plus susceptibles d'aller à l'école le ventre vide. Cela réduit leur capacité d'apprendre et d'avoir de bons résultats, facteur lié à une augmentation de la consommation nocive de substancesNote de bas de page 130 Note de bas de page 131. Les enfants issus de familles à faible revenu ont aussi moins de chances d'être exposés à certains facteurs de protection à long terme, comme la lecture quotidienne, le temps parental, la participation aux activités scolaires ainsi que le temps ou l'argent consacré aux loisirsNote de bas de page 130 Note de bas de page 131 Note de bas de page 132 Note de bas de page 133 Note de bas de page 134. Le fait de vivre dans un quartier à faible revenu et défavorisé entraîne aussi une exposition accrue aux substances illégales, à la consommation de substances et aux intoxicationsNote de bas de page 135 Note de bas de page 136.

L'accès à un logement sécuritaire et stable est un autre indice important, car les personnes qui n'en disposent pas recourent souvent aux substances comme moyen d'adaptationNote de bas de page 137. Les jeunes qui ont un logement précaire sont plus à risque de consommer des substances de manière nociveNote de bas de page 131. En effet, les jeunes de la rue ou sans domicile fixe connaissent de graves problèmes sanitaires et sociaux, et l'itinérance est un déterminant majeur de l'initiation à la consommation de substances chez les jeunes (même en tenant compte de divers facteurs sociodémographiques) Note de bas de page 138. Dans certaines populations, les taux de besoin de logement sont également plus élevés. Les membres des Premières Nations qui vivent hors réserve, les Métis et les Inuits sont plus nombreux à avoir un logement inférieur aux normes, c'est-à-dire un domicile considéré comme inadapté, inadéquat ou inabordable, que la population non autochtone. Au Canada, en 2011, près de 50 % des membres des Premières Nations hors réserve et des Inuits, ainsi que 40 % des Métis vivaient dans un logement inférieur aux normesNote de bas de page 25.

 Tableau 5b : Exemples de facteurs de risque et de protection communautaires
Facteurs de risque et de protection Lien avec une consommation problématique de substances

Sentiment d'appartenance à l'école et environnement scolaire

Le sentiment d'appartenance à l'école, c'est dans quelle mesure les élèves se sentent acceptés, respectés, inclus et aidés par les autres dans le milieu éducatifNote de bas de page 139 Note de bas de page 140 Note de bas de page 141. Ces liens protègent les jeunes de nombreux risques de santé, comme l'initiation précoce au tabagisme et à la consommation d'alcoolNote de bas de page 139 Note de bas de page 140. Cette réalité est étroitement liée à la notion d'« environnement scolaire positif », qui a un effet protecteur prouvé contre la consommation problématique de substances et entraîne une diminution des taux de consommation d'alcool et de cannabis chez les adolescentsNote de bas de page 142. Plus de 60 % des élèves canadiens de la 6e à la 10e année ont déclaré avoir un sentiment d'appartenance à leur écoleNote de bas de page 143.

Sentiment d'appartenance à la société et à la communauté

La bienveillance et le respect qui découlent de relations sociales positives, ainsi que les sentiments de satisfaction et de mieux-être qui s'ensuivent, permettent d'éviter de nombreux problèmes de santé. Plus les jeunes s'engagent dans leur communauté, moins ils sont susceptibles d'adopter des comportements à risque avec leurs camarades. Cela leur offre au contraire plus d'occasions d'acquérir de l'autonomie, la confiance en soi et la capacité de prendre les bonnes décisions tout en élargissant leurs réseaux sociaux et en tissant davantage de liens avec des camarades qui servent de modèle et encouragent des comportements positifsNote de bas de page 144.

Des activités communautaires structurées peuvent également amener les jeunes à rencontrer des mentors qui auront une influence positive et qui les soutiendront sur le plan affectifNote de bas de page 144. L'engagement communautaire permet également aux jeunes d'accroître leur sentiment de compétence, lorsqu'ils ont du succès dans leurs initiatives non scolaires, ce qui peut influer de manière positive sur leurs attitudes, leurs objectifs et leur contribution à la sociétéNote de bas de page 144.

Il existe un lien entre la désorganisation des quartiers et la consommation problématique de substancesNote de bas de page 145. Les facteurs de risque liés à ce type de désordre (p. ex., augmentation du taux de criminalité, accès limité à des espaces extérieurs sécuritaires, vandalisme et consommation de substances à la vue du public) peuvent créer un environnement limitant les facteurs de protection (p. ex., accès à des espaces récréatifs et sociaux et à des organismes scolaires ou communautaires offrant la possibilité de bâtir des relations affectueuses avec des adultes en dehors du domicile)Note de bas de page 146.

En 2013-2014, environ 60 % des élèves de la 6e à la 10e année ont déclaré pouvoir faire confiance aux personnes de leur voisinageNote de bas de page 143. Quatre-vingt-dix pour cent (90 %) des jeunes de 15 à 17 ans ont déclaré que dans leur quartier, les gens aidaient leurs voisinsNote de bas de page 143. Environ 6 % des jeunes de ce groupe d'âge ont également déclaré que le désordre social de leur quartier constituait un « très gros problème » ou un « assez gros problème »Note de bas de page 143.

Disponibilité et accessibilité des services sociaux et de santé

Les jeunes qui ont une santé mentale précaire sont plus susceptibles que les autres de se mettre à consommer des substances de manière nocive : une intervention précoce après le premier épisode de maladie mentale grave peut donner des résultats de santé positifs plus tard dans la vieNote de bas de page 146. Moins de 25 % des enfants canadiens atteints d'un trouble de santé mentale reçoivent un traitement spécialiséNote de bas de page 147.

Les praticiens de la santé et notamment ceux en santé mentale peuvent jouer un rôle clé dans l'identification des jeunes qui peuvent avoir besoin d'aide et ceux qui ont déjà des problèmes liés à la consommation de substances : effectuer des dépistages, faire de brèves interventions et, au besoin, aiguiller les jeunes vers des programmes de traitement liés à la consommation de substances et assurer une surveillance et un suivi continusNote de bas de page 146. Ils disposent de plusieurs outils de dépistageNote de bas de page 148.

Disponibilité et accessibilité des substances

La consommation de substances augmente chez les jeunes qui peuvent facilement s'en procurer. La disponibilité des substances peut augmenter en fonction de la communauté (p. ex., densité des commerces de détail et coût modéré), de la famille (p. ex., substances déjà présentes au domicile ou surveillance parentale insuffisante), des camarades et du système de soins de santé (p. ex., pratiques d'ordonnance des médecins). Près de 70 % des élèves canadiens de la 7e à la 12e année déclarent qu'il est assez facile ou très facile de se procurer de l'alcool, suivi par le cannabis (39 %) et les analgésiques sur ordonnance (25 %)Note de bas de page 99.

Tableau 5c : Exemples de facteurs de risque et de protection interpersonnels
Facteurs de risque et de protection Lien avec une consommation problématique de substances

Développement de la petite enfance

Les expériences négatives dans la vie d'un enfant peuvent entraîner un mauvais état de santé (p. ex., obésité, maladie cardiovasculaire et diabète), un niveau de scolarité plus faible, une dépendance financière et un plus grand risque de développer une consommation problématique de substances ou une dépressionNote de bas de page 149 Note de bas de page 150. L'Instrument de mesure du développement de la petite enfance (IMDPE) évalue la maturité scolaire des élèves, laquelle constitue un prédicteur prouvé de la consommation de substances plus tard dans la vie. Au Canada, avant d'entreprendre la 1re année, plus de 25 % des enfantsNote de bas de page 151 ont des lacunes dans au moins un des cinq domaines de développement : santé physique et bien-être; compétences sociales; maturité affective; habiletés cognitives et développement du language; connaissances générales et habileté de communication.

Violence physique et sexuelle et autres types de violence

Un lien a été bien établi entre la violence physique, la violence sexuelle, d'autres types de violence et la consommation de substances plus tard dans la vieNote de bas de page 152 Note de bas de page 153. La violence peut perturber le développement de l'enfant en réduisant son aptitude à faire face aux épreuves et en contribuant à son déficit cognitif. Au fil du temps, la personne peut se mettre à consommer des substances de manière nocive en guise de moyen d'adaptationNote de bas de page 153. Une étude canadienne représentative au niveau national, menée en 2012, a établi que les personnes qui avaient signalé avoir été victimes de violence physique ou sexuelle ou avoir été témoins de violence conjugale avant l'âge de 16 ans étaient environ 3,5 fois plus susceptibles de signaler une consommation problématique de substances que les autres (même en tenant compte de certaines variables sociodémographiques, notamment l'âge, le sexe, le niveau d'éducation et le revenu)Note de bas de page 152. La gravité de la violence subie dans l'enfance joue également un rôle dans le risque de consommer des substances. Les Canadiens qui ont été exposés aux trois formes de violence susmentionnées sont presque 11 fois plus susceptibles de signaler un trouble lié à la consommation de substances que ceux qui n'y ont jamais été exposésNote de bas de page 152. Un tiers des Canadiens de plus de 15 ans (33 %) déclarent avoir connu au moins un des trois types de violence faite aux enfants avant l'âge de 15 ansNote de bas de page 154.

Membre de la famille présentant une consommation problématique de substances

La consommation de substances dans la famille augmente la probabilité, pour les jeunes, d'y être directement exposés et d'y avoir accès. La consommation nocive de substances perturbe les habitudes et le soutien social, ce qui rend le milieu familial stressantNote de bas de page 155 Note de bas de page 156. La reproduction des attitudes et du comportement négatifs des parents ou des frères et sœurs constitue un facteur de risque pour les jeunesNote de bas de page 156. Par exemple, un lien a été établi entre la consommation d'alcool, de tabac et de substances illégales par la mère et les troubles liés à la consommation de cannabis et d'autres substances chez les jeunes adultesNote de bas de page 157.

En outre, les enfants qui subissent de mauvais traitements et connaissent également des dysfonctionnements dans leur milieu familial sont les plus à risque d'avoir des problèmes de santé mentale à l'âge adulteNote de bas de page 153. En 2012, près de 30 % des élèves canadiens (15 à 17 ans) ont déclaré qu'un membre de leur famille avait un problème d'ordre émotif, de santé mentale ou de consommation de substances, et plus de 25 % d'entre eux ont affirmé être « beaucoup » ou « assez » touchés par cette situationNote de bas de page 143.

Tableau 5d : Exemples de facteurs de risque et de protection individuels
Facteurs de risque et de protection Lien avec une consommation problématique de substances

Résilience

La résilience est généralement reconnue comme un facteur de protection contre la consommation problématique de substances chez les jeunes. Bien qu'il n'y ait aucune définition universelle pour ce terme, la résilience est souvent définie comme l'aptitude à transformer les événements stressants ou adverses en occasions d'apprentissageNote de bas de page 158 Note de bas de page 159. La résilience est la résultante dynamique de ressources individuelles (p. ex., aptitudes à résoudre des problèmes, confiance et capacité d'adaptation), des ressources relationnelles (p. ex., relations avec les pourvoyeurs principaux de soins, les parents, les mentors et les enseignants), ainsi que des ressources du milieu (communauté et culture) qui aident les jeunes à faire face à des situations difficilesNote de bas de page 159 Note de bas de page 160.

Il existe diverses manières de mesurer la résilience, et aucun indicateur national unique n'est actuellement utilisé. Toutefois, des données collectées en 2012 à l'échelle nationale et fondées sur des mesures substitutives montrent que seulement 45 % des jeunes de 12 à 17 ans ont déclaré qu'ils estimaient avoir un niveau de contrôle élevé face aux changements de la vie, alors que plus de 40 % d'entre eux ont déclaré avoir les aptitudes nécessaires pour assumer leurs responsabilités quotidiennesNote de bas de page 143.

État de santé mentale

Il est depuis longtemps prouvé que les aspects liés à la santé mentale positive, comme le fait de vivre dans un foyer stable et enrichissant, l'attachement à la famille et à l'école, et le fait de vivre dans un quartier sécuritaire et solidaire, protègent les jeunes de la consommation problématique de substancesNote de bas de page 161.

D'un autre côté, une santé mentale précaire et une maladie mentale sont des facteurs de risque bien établis qui influent sur la consommation nocive de substancesNote de bas de page 77. Les jeunes qui ont une maladie mentale sont sujets à consommer des substances pour gérer la situation ou s'adapterNote de bas de page 5Note de bas de page 162. Par ailleurs, les jeunes qui consomment fréquemment des substances ou qui commencent très tôt sont plus à risque de développer des troubles liés à la consommation de substances. La concomitance d'une consommation problématique de substances et d'une maladie mentale et de troubles (en particulier l'anxiété et la dépression) peut avoir toute une série d'effets négatifs, y compris un taux de rechute élevé si les troubles ne sont pas traités en même temps que la maladie mentaleNote de bas de page 161.

Génétique

Les interactions entre les gènes et l'environnement peuvent, en partie, expliquer les facteurs de protection (p. ex., attachement parental) ou les facteurs de risque (p. ex., traumatisme dans l'enfance, logement précaire ou pauvreté) qui influent sur la consommation précoce de substancesNote de bas de page 163 Note de bas de page 164 Note de bas de page 165 Note de bas de page 166. Aucun gène ne prédispose à lui seul à la consommation de substances. Au contraire, une multitude de gènes interagissent les uns avec les autres et leur environnement, ce qui rend les gens plus ou moins susceptibles de développer des troubles liés à la consommation de substancesNote de bas de page 163 Note de bas de page 164. Les preuves montrent que ces troubles peuvent être héréditairesNote de bas de page 157 Note de bas de page 167. Leur potentiel de transmission varie selon la substance. Les troubles liés à des substances plus addictives (comme les opiacés) sont plus susceptibles de se transmettre d'une génération à l'autreNote de bas de page 163.

Chapitre 3 : Interventions visant à prévenir la consommation problématique de substances chez les jeunes

Introduction

On ne peut prévenir ou réduire la consommation problématique de substances chez les jeunes au Canada qu'en menant une série de mesures coordonnées permettant de favoriser leur mieux-être, de réduire les risques et les méfaits, de renforcer les facteurs de protection et d'améliorer l'accès à des services de santé mentale et de soutien de qualité. Toutes les mesures mises en œuvre pour l'ensemble des jeunes doivent être respectueuses des valeurs culturelles et ne pas stigmatiser les personnes qui consomment des substances. La présente section expose les principes et les éléments d'une approche globale et équitable en matière de prévention. Intervenir tôt afin de contrer les facteurs de risque liés à la consommation problématique de substances est le meilleur moyen d'exercer une influence positive sur le développement des jeunes et de réduire, pour eux et la société en général, les méfaits à long termeNote de bas de page 5.

En bref :

  • En prenant des mesures orientées par certains principes fondamentaux (approche tenant compte des traumatismes, mesures équitables et sécuritaires pour diverses populations, et axées sur les jeunes et la communauté), nous veillerons à ce que les politiques et les programmes mis en place tiennent compte des différents besoins des jeunes.
  • Il faut toute une série de mesures pour favoriser le mieux-être des jeunes, réduire les risques et les méfaits, et améliorer l'accès à des services de santé mentale et de soutien de qualité.
  • Une approche globale comprend des politiques et des programmes qui :
    • créent des conditions sociales et économiques plus équitables;
    • promeuvent des normes sociales positives, communiquent les risques et réduisent la disponibilité et l'accessibilité des substances;
    • permettent de développer les compétences et la résilience des jeunes et de leur famille;
    • favorisent une intervention précoce pour les jeunes qui ont besoin d'aide.

Principes éclairant les interventions de prévention

En prenant des mesures orientées par certains principes fondamentaux (approche tenant compte des traumatismes, mesures équitables et sécuritaires pour diverses populations, et axées sur les jeunes et la communauté), nous veillerons à ce que les politiques, systèmes, programmes et services de santé publique répondent aux besoins des divers groupes de jeunes et à ce que les iniquités actuelles cessent de se perpétuer et de s'intensifier.

Approche tenant compte des traumatismes

Beaucoup de jeunes qui sont aux prises avec une consommation problématique de substances ont déjà souffert d'un traumatisme. Aussi, il est impératif de tenir compte de cette réalité et d'intégrer une meilleure compréhension de telles expériences dans tous les aspects de l'interventionNote de bas de page 168. Il est particulièrement important que les responsables des programmes et des services travaillent avec les jeunes de façon à s'assurer que ceux qui demandent de l'aide se sentent en sécurité et peuvent tirer profit de l'intervention. Les services et les systèmes qui tiennent compte des traumatismes permettent d'éviter de traumatiser à nouveau leur client; ils donnent le choix aux jeunes et leur permettent de garder le contrôleNote de bas de page 168. Les programmes sont conçus pour être inclusifs, transparents, collaboratifs et habilitantsNote de bas de page 169 Note de bas de page 170.

Mesures équitables et sécuritaires pour diverses populations

Les interventions de prévention devraient être axées sur l'équité et respectueuses des valeurs culturelles. Comment s'y prend-t-on? Il s'agit en premier lieu de concevoir des interventions répondant aux besoins des divers groupes de jeunes, y compris ceux qui viennent de communautés socialement et économiquement marginalisées. Ensuite, on facilite l'accès aux services et programmes en éliminant les pratiques stigmatisantes et les obstacles institutionnels (comme le racisme et la discrimination), qui empêchent certains jeunes marginalisés de demander de l'aideNote de bas de page 18. Miser sur l'équité, c'est aussi reconnaître que la consommation problématique de substances est influencée par le genre et le sexe et que les interventions devraient être conçues et évaluées en conséquenceNote de bas de page 171 Note de bas de page 172 Note de bas de page 173. Cela permet également de participer à des programmes sexo-transformateurs (approche transformative du genre), dont le but est de modifier les normes et les stéréotypes négatifs sur le genre et de corriger les déséquilibres du pouvoirNote de bas de page 174.

La sécurité culturelle est un principe fondamental pour toutes les pratiques de santé publique, en particulier celles qui sont destinées aux peuples des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Elle consiste à s'assurer que toutes les interactions et initiatives concernant les Autochtones sont fondées sur les principes suivants : humilité, respect, compréhension culturelle et équitéNote de bas de page 175. Pour ce faire, les établissements et les organisations ont intérêt à mettre en place des politiques ainsi qu'une formation sur la sécurité culturelle à l'intention des professionnels de la santé, des écoles et des organismes de services sociaux.

Mesures axées sur les jeunes et la communauté

La mobilisation communautaire, phénomène où les membres du milieu sont à la fois les instigateurs et les participants actifs d'un processus, est un élément essentiel des politiques et des initiatives équitables et adaptées. Les communautés peuvent être définies de manière géographique ou socioculturelle (p. ex., municipalités et populations autochtones). Une communauté peut également être composée de personnes qui ont des expériences et des vulnérabilités communes, comme les jeunes LGBTQ2 ou les jeunes qui consomment des substances.

La mobilisation communautaire peut également orienter la manière de concevoir des interventions adaptées à différentes populations et de stimuler l'action à l'échelle locale pour résoudre le problème de l'intégration sociale et renforcer les soutiens du milieu. Les jeunes, et en particulier ceux qui consomment des substances, peuvent se voir encouragés à participer en tant que collaborateurs à la résolution des enjeux qui touchent leur communauté; une telle initiative fera d'eux, vis-à-vis de leurs camarades, des chefs de file locaux ayant la possibilité d'influer sur le développement des programmes et les campagnes de préventionNote de bas de page 176 Note de bas de page 177. Ainsi, les activités seraient menées de manière à écarter les jugements de valeur et les jeunes se sentiraient à l'aise d'y participer. Soutenir les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis dans leurs efforts pour définir leurs initiatives de prévention, cela peut renforcer la pertinence culturelle et faciliter la prise en charge collective.

Approche de prévention axée sur la santé publique

Pour assurer une approche globale en matière de santé publique, deux questions fondamentales sont à considérer :

  • Quelles sont les interventions générales les plus bénéfiques pour le plus grand nombre de personnes?
  •  Quels types d'interventions faut-il mener pour réduire les iniquités en matière de santé?

La pyramide de la santé publique montre dans quels domaines mener différents types d'interventions (Figure 8) Note de bas de page 178. Les efforts ciblés sur la population, au bas de la pyramide, peuvent profiter à un plus grand nombre de jeunes, car ils visent à réduire la consommation générale de substances à l'échelle de la société ou de la communauté ou dans de plus petits groupes, comme les écoles. De même, comme elles sont destinées à de larges populations, ces initiatives peuvent éviter la stigmatisation de certains groupes de jeunes. Les interventions plus ciblées sur les personnes, tout en haut de la pyramide, sont importantes pour répondre aux besoins des jeunes socialement marginalisés aux besoins variés.

Lors d'initiatives précédentes, la communauté de la santé publique a appris que, pour avoir une approche globale, il fallait répondre aux besoins à l'échelle de la population et atteindre des résultats suffisamment larges, tout en privilégiant également des interventions individuelles plus ciblées. Par exemple, les politiques axées sur la population comme telle ont permis de réduire substantiellement le nombre général de jeunes qui fument. En même temps, le taux de tabagisme reste plus élevé dans certaines populations, comme celles qui ont un statut socioéconomique plus faible ainsi que les jeunes LGBTQ2Note de bas de page 179 Note de bas de page 180. Pour réduire ces disparités, le renouvellement actuel de la Stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme cible tout particulièrement les taux de tabagisme élevés dans les populations vulnérablesNote de bas de page 95.

Figure 8 : Interventions de la santé publique visant à prévenir la consommation problématique de substances chez les jeunes

Figure 8

Équivalent textuel

Cette figure représente une pyramide des interventions de la santé publique visant à prévenir la consommation problématique de substances chez les jeunes. La pyramide compte quatre niveaux.

Les interventions situées au bas de la pyramide, également appelées interventions axées sur la population ayant l'effet le plus large, sont celles qui permettent : 1) de créer des conditions sociales et économiques pus équitables (p. ex. réduire les inégalités socioéconomiques et investir dans le développement de la petite enfance ainsi que dans les soins aux enfants); et 2) de promouvoir des normes sociales positives, communiquer les risques et y réduire l'exposition (p. ex. mettre en œuvre des politiques qui créent les conditions favorables à une réduction du risque lié à la consommation de substances).

Les interventions situées au haut de la pyramide, également appelées interventions axées sur la personne ayant un effet ciblé, sont celles qui permettent : 3) de développer les compétences et la résilience des jeunes et de leur famille (p. ex. mettre en œuvre des programmes qui aident les jeunes et leur famille à développer des compétences sociales et affectives et qui permettent aux jeunes de prendre des décisions); et 4) d'intervenir tôt pour aider les jeunes qui ont besoin d'aide (p. ex. aider chaque jeune qui présente un risque de consommation problématique de substances et intervenir tôt dans sa trajectoire de consommation).

Créer des conditions sociales et économiques plus équitables

Les interventions générales qui visent à améliorer les conditions socioéconomiques ainsi que le développement de la petite enfance permettront d'améliorer la santé et la résilience générales de la communauté et des individus en réduisant le risque de consommation problématique de substances. Ces types d'interventions ciblent les « causes premières » des problèmes de santé sociétauxNote de bas de page 181. Bien qu'il puisse être difficile d'évaluer les résultats directement liés à la consommation problématique de substances, les interventions menées à ce niveau atteindront certainement le plus de personnes possible en réduisant les facteurs de stress économiques et sociaux pour les familles et les jeunes. Il est crucial de prendre des mesures pour réduire la pauvreté infantile et de répondre aux besoins de logement fondamentaux des familles. La petite enfance est le meilleur moment pour influer de manière positive sur la santé et le mieux-être futurs des individusNote de bas de page 182 Note de bas de page 183. Tous les enfants de 0 à 6 ans devraient bénéficier de services d'éducation préscolaire et de garde d'enfants de qualité afin d'avoir le meilleur départ possible dans la vie.

Des initiatives nationales sont en cours pour renforcer le soutien apporté aux familles et améliorer le développement de la petite enfance. Quatre d'entre elles ainsi que leurs effets potentiels sur la prévention de la consommation problématique de substances sont présentés dans le Tableau 6 ci-dessous. À l'avenir, les secteurs santé et services sociaux pourraient envisager de mesurer les effets de ces initiatives sur la santé.

Tableau 6 : Exemples de réformes stratégiques majeures en cours au Canada et effets potentiels
Initiative stratégique Effets potentiels sur la consommation problématique de substances

Stratégie canadienne de réduction de la pauvretéNote de bas de page 184

Cette stratégie vise à réduire la pauvreté de 50 % d'ici 2030 tout en se conformant aux présentes stratégies provinciales et municipales de réduction de la pauvreté. Elle comprend un plan pour mesurer et rendre publics les progrès réalisés.

Les programmes comme l'Allocation canadienne pour enfants et l'Allocation canadienne pour les travailleurs aident à réduire la pauvreté et à soutenir les familles à faible revenu en, éventuellement :

  • réduisant le stress familial;
  • augmentant le temps nécessaire pour développer des liens familiaux;
  • offrant davantage de possibilités de participer à des activités sportives et à d'autres types d'activités dans la communauté.

Logement d'abordNote de bas de page 217

Logement d'abord, il s'agit là d'une approche fondée sur des preuves en vue de réduire l'itinérance en accordant la priorité aux gens qui en souffrent. Ce programme s'inspire de principes de réduction des méfaits, de façon à ce que les personnes concernées n'aient pas à entreprendre un traitement visant la consommation de substances pour avoir accès à un logement permanent. Selon les analyses effectuées, le programme récolte des retombées positives quant à la stabilité et à l'entretien du logement. Il a également été associé à une consommation moindre d'alcool, ainsi qu'à des coûts moindres découlant d'une consommation chronique d'alcool dans les établissements de santé et de justice socialeNote de bas de page 218 Note de bas de page 219.

Stratégie nationale sur le logementNote de bas de page 185

Cette stratégie est un plan sur 10 ans qui comprend des objectifs afin de réduire le nombre de gens sans domicile fixe et d'accroître l'accès à un logement abordable et durable. Ces efforts pourraient réduire les facteurs de stress familiaux ainsi que la consommation de substances chez les parents. Parallèlement à cette stratégie, l'investissement dans des infrastructures connectées, inclusives et communautaires pourrait réduire l'exposition des jeunes aux substances.

Cadre d'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtonesNote de bas de page 186

Ce cadre vise à mettre en place un plan d'action pour faciliter l'accès à des services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants culturellement pertinents, de haute qualité, complètement inclusifs, flexibles et abordables pour les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis. La mise en œuvre réussie de cette initiative permettrait d'améliorer le développement des enfants tout au long de leur vie.

Promouvoir des normes sociales positives, communiquer les risques et réduire l'exposition à ceux-ci

L'alcool, le cannabis et certains opioïdes sont des substances psychoactives réglementées qu'il est possible de se procurer légalement. Les pratiques publicitaires et de marketing influent sur les normes sociales (p. ex., ce qui est considéré comme socialement acceptable) et les habitudes liées à la consommation problématique de substances en augmentant l'exposition à celles-ci et en favorisant leur utilisation. En ce qui concerne les opioïdes sur ordonnance, le marketing à outrance peut influencer les professionnels de la santé et entraîner une surprescriptionNote de bas de page 187.

Il est possible de mettre en place tout un éventail de mesures stratégiques pour rendre ces substances moins accessibles, modifier les normes sociales et sensibiliser davantage la population aux risques en jeu. Par exemple, les politiques de réglementation peuvent restreindre l'accès aux substances et limiter les pratiques de marketing susceptibles de favoriser la consommation problématique de substances. Les campagnes d'éducation du public peuvent faire connaître les conséquences sanitaires d'une telle consommation et diffuser des messages sur la réduction des méfaits. Des lignes directrices sur la réduction des risques peuvent être diffusées en vue de promouvoir de nouvelles normes sociales. L'historique de la lutte contre le tabagisme montre que les normes et les perceptions sociales entourant les substances psychoactives peuvent changer par suite de l'application de mesures stratégiques multiples, comme les initiatives d'éducation du public, les avertissements relatifs à la santé et d'autres politiques de réglementationNote de bas de page 98.

Les mesures stratégiques axées sur la prévention de la consommation problématique de substances sont adaptées à certaines substances et peuvent être mises en place par les pouvoirs publics au niveau local, provincial ou fédéral. Ces types d'interventions axées sur la population sont évalués en fonction de leur portée et de leurs effets, c'est-à-dire du nombre de personnes exposées à la politique et éventuellement influencées par celle-ciNote de bas de page 98. À ce titre, même si les politiques ne profitent pas toujours à tout le monde, elles peuvent avoir un effet majeur sur la population si bon nombre sont exposés à l'intervention. Pour optimiser leur efficacité, il est possible de coordonner les interventions à tous les paliers de gouvernement et de faire en sorte qu'elles correspondent aux initiatives communautaires et scolaires connexes.

Mise en œuvre des politiques : changer la culture de l'alcool au niveau local

Des municipalités de l'ensemble du Canada s'efforcent de modifier la culture de l'alcool au sein de leurs communautés. Les provinces ont élaboré des guides afin de leur donner différentes options stratégiques ainsi que des exemples à l'étrangerNote de bas de page 7. Ces guides comprennent des mesures fondées sur des données probantes visant nombre de secteurs : réglementation de la disponibilité des substances, restriction des pratiques de marketing et publicitaires, modification du contexte de la consommation d'alcool, élaboration de stratégies d'éducation et application des règlements. Les politiques municipales globales sur l'alcool se sont avérées efficaces pour réduire l'accès des mineurs à l'alcool, le nombre de blessures et de visites à l'hôpital ainsi que les cas de conduite avec facultés affaibliesNote de bas de page 14.

Le Tableau 7 ci-dessous décrit une série d'outils stratégiques pour prévenir la consommation problématique de substances chez les jeunes et cite quelques mesures possibles à examiner à l'avenir. En particulier, deux mesures liées à l'alcool semblent être fort prometteuses pour réduire une consommation nociveNote de bas de page 98 :

  1. Politiques garantissant une hausse des prix et des taxes : Les jeunes et les personnes à faible revenu sont « sensibles aux prix » et réduisent généralement leur consommation d'alcool lorsque les prix augmentent. Les seuils de prix sont également un facteur important lorsqu'il est question de cannabis et d'autres substances réglementées. Des prix plus élevés peuvent effectivement contribuer à limiter leur consommation, mais s'ils sont trop élevés, les consommateurs pourraient se tourner vers le marché illégal de produits moins coûteux.  
  2. Politiques réduisant la disponibilité des substances : Restreindre l'accès à l'alcool dans les commerces de détail peut avoir un effet majeur sur le comportement des jeunes en matière de consommation de substances.
Tableau 7 : Mesures stratégiques visant à prévenir la consommation problématique de substances susceptibles d'influer sur leur utilisation chez les jeunes (adapté deNote de bas de page 98)
Objectif stratégique Mesure stratégique Approche stratégique actuelle au Canada Considérations pour une action future au Canada

Promouvoir des normes sociales positives et communiquer les risques

Restrictions liées au marketing et à la publicité

Restrictions partielles et normes volontaires pour l'industrie des boissons alcoolisées

La Loi sur le cannabis comprend des restrictions globales

Intention de restreindre le marketing et la publicité des opioïdes auprès des praticiens de la santé

Examiner les restrictions globales liées au marketing et à la publicité pour l'alcool

Surveiller la conformité aux restrictions liées à la publicité et évaluer le besoin de mesures nouvelles ou additionnelles

Campagnes d'éducation du public

Campagnes dans les médias de masse et les médias sociaux pour sensibiliser aux risques et encourager la mise en place de mesures afin de réduire les méfaits (alcool, cannabis et opioïdes)

Activités de formation et de sensibilisation ciblant les parents, les jeunes et leurs influenceurs, ainsi que d'autres populations prioritaires (p. ex., les peuples autochtones) afin de communiquer les risques liés à la consommation du cannabis pour la santé et la sécurité

Veiller à ce que les campagnes de sensibilisation soient menées conjointement avec d'autres initiatives (p. ex., initiatives scolaires ou communautaires)

Surveiller et adapter les activités publiques de formation et de sensibilisation concernant le cannabis en fonction des données à jour (p. ex., prévalence de l'utilisation, des connaissances, des attitudes et des croyances)

Lignes directrices sur la consommation à faible risque

Lignes directrices sur la consommation d'alcool à faible risque

Lignes directrices sur la consommation de cannabis à faible risque

Lignes directrices promouvant les pratiques exemplaires liées à la prescription d'opioïdes

Promouvoir les lignes directrices actuelles par l'intermédiaire des associations de santé et des services sociaux

Politiques de santé en milieu scolaire

Politiques portant à la fois sur le développement positif des jeunes et sur l'éducation, selon le territoire de compétence

Améliorer les occasions de renforcer la résilience des jeunes dans le secteur de la santé et de l'éducation

 

Messages d'avertissement relatifs à la santé sur les produits

Rendre obligatoires des messages d'avertissement et un affichage standardisé du logo cannabis et des quantités de tétrahydrocannabinol (THC) et de cannabidiol (CBD) sur les produits

Autocollant d'avertissement pour les opioïdes et brochure à l'intention des patients pour tous les opioïdes sur ordonnance

Surveiller et évaluer la conformité à la réglementation fédérale visant l'étiquetage du cannabis, ainsi qu'évaluer le besoin de nouvelles mesures

Réduire la disponibilité et l'accessibilité des substances psychoactives

Contrôle du contenu des substances

Mesures législatives et réglementaires fédérales visant à contrôler et à restreindre l'accès au cannabis, à en informer les consommateurs, à protéger le public contre l'ingestion accidentelle du produit et à rendre le cannabis moins attractif pour les jeunes

Intention de limiter la concentration d'alcool dans les boissons alcoolisées très sucrées

Mettre en place, d'ici le mois d'octobre 2019, une réglementation axée sur des preuves et les risques pour restreindre la vente légale de produits du cannabis additionnels (comme le cannabis comestible et les concentrés)

Âge légal de consommation

Application de l'âge légal pour la possession, la vente et la distribution du cannabis selon le territoire de compétence

Application de l'âge légal pour la consommation d'alcool

Surveiller à quel point les mesures d'application relatives au cannabis sont adéquates et diffuser les pratiques exemplaires dans les différents territoires de compétence

Vente privée et vente publique

Imposer des conditions législatives fédérales minimales pour la vente au détail du cannabis, sans égard aux systèmes de vente provinciaux/territoriaux, y compris des restrictions légales aux points de vente

Éventail des approches liées à la vente d'alcool au Canada, y compris le monopole de l'État et la vente privée

Évaluer les approches liées à la vente au détail du cannabis concernant la consommation des jeunes

Contrôle de l'offre

Surveillance fédérale de la chaîne d'approvisionnement du cannabis, y compris : licences accordées aux producteurs, strictes exigences relatives à l'innocuité du produit et au contrôle de la qualité, et production obligatoire de rapports sur le flux de cannabis à l'échelle de la chaîne d'approvisionnement

Systèmes de surveillance des ordonnances d'opioïdes afin de promouvoir une prescription appropriée

Calibrage permanent des mesures de conformité et d'application relatives au cannabis en fonction de l'évaluation des risques

Établissement des prix minimaux et des taxes

Taxes d'accise fédérales pour les produits du cannabis et recouvrement des coûts réglementaires auprès des producteurs sous licence

Augmentation du prix des boissons alcoolisées et des taxes afférentes

Évaluer les retombées de la taxation canadienne sur le cannabis et le cadre de recouvrement des coûts

Compte tenu du contexte actuel de la légalisation du cannabis, ainsi que de la crise liée aux surdoses d'opioïdes, il faut mener plus de recherches afin de déterminer quelles politiques permettront de prévenir la consommation problématique de ces substances chez les jeunes. Cela dit, en ce qui a trait au tabac, tout porte à croire que des politiques imposant des restrictions globales et obligatoires sur les pratiques publicitaires et de marketing aideraient à réduire la consommation problématique de cannabis et d'alcool chez les jeunesNote de bas de page 98. Les restrictions volontaires ne semblent pas être aussi efficaces. De prochains règlements canadiens limiteront bientôt le marketing et la publicité des opioïdes auprès des praticiens de la santé, ce qui pourrait contribuer à réduire leur surprescriptionNote de bas de page 188. De plus, des lignes directrices récemment publiées ciblent l'utilisation problématique des prescriptions en donnant des consignes claires sur les pratiques de prescription appropriées concernant les opioïdes (ainsi que sur les cas où il ne faut pas délivrer d'ordonnance) Note de bas de page 189.

Enfin, les politiques de décriminalisation sont généralement considérées comme des stratégies de réduction des méfaits plutôt que comme des mesures de prévention primaire. Elles priorisent une approche de la santé publique comportant la réduction des méfaits comme composante clé plutôt que des stratégies d'application de la loi. Dans les pays qui connaissent des résultats positifs par suite de la décriminalisation de la simple possession de substances psychoactives, une telle initiative s'insère toujours dans une suite de mesures (prévention primaire, soutien social, traitement et réduction des méfaits) adaptées au contexte du pays en question. Pour conclure, un revirement majeur au niveau social comme la décriminalisation exige un débat et un engagement publics qui reposent à la fois sur des données probantes à jour et sur la reconnaissance de la nécessité d'éliminer la stigmatisation et la discrimination des personnes qui consomment des substances.

Développer les compétences et la résilience des jeunes et de leur famille

Les programmes visant à aider les jeunes et leur famille à développer leurs compétences sociales et affectives, à améliorer les relations parents-enfants et à gérer les normes sociales liées à la consommation de substances peuvent aider à réduire leur consommation nocive chez les jeunes. Bien que les interventions, à ce niveau, soient conçues pour aider des personnes ou des sous-groupes, elles peuvent exercer une influence sur l'ensemble de la population si elles sont appliquées de manière universelle et efficaceNote de bas de page 178. Pourtant, l'efficacité de bon nombre de programmes n'est pas évaluée de manière suffisamment rigoureuse et complète pour que ces derniers soient plus largement adoptés ou élargis. Ces programmes sont importants, car ils permettent de communiquer avec les jeunes dans leur milieu et d'intervenir tôt pour aider ceux qui ont besoin d'un soutien supplémentaire. Afin d'assurer un environnement favorable pour ces programmes, les communautés peuvent veiller à ce que les jeunes et leur famille disposent d'un large éventail d'initiatives et d'activités pour établir des liens et nouer le dialogueNote de bas de page 190.

La présente section résume les composantes et les approches clés qui se sont avérées efficaces ou prometteuses dans les programmes de prévention menés en milieu scolaire ainsi que ceux des services sociaux et de santé, ou dans des activités comme les programmes sportifs. Les programmes qui regroupent divers éléments, qui sont axés sur les points forts et qui sont interactifs semblent les plus prometteurs pour réduire de manière régulière la consommation problématique de substances.

Programmes axés sur la famille

Les interventions de prévention qui aident à développer les compétences et les ressources des pourvoyeurs de soins peuvent entraîner des améliorations du développement de la petite enfance au cours des premières annéesNote de bas de page 183. Les programmes fondés sur la participation des parents combinés à d'autres programmes de renforcement des compétences axés sur les jeunes permettent de consolider les relations familiales et la communication, de renforcer la résilience familiale et de réduire la consommation d'alcool et de substances au cours de la préadolescence et le début de l'adolescenceNote de bas de page 191. Les programmes qui offrent très tôt des soutiens sociaux supplémentaires aux parents peuvent éventuellement améliorer les relations parents-enfants (p. ex., attachement) et réduire les mauvais traitements infligés aux enfants ainsi que la consommation nocive de substances qui en découle chez les jeunesNote de bas de page 192 . Des programmes ont également été mis en place pour aider de nombreuses familles à assurer le mieux-être de leur enfant LGBTQ2 et à diminuer le risque de comportement nuisible, bien que leur efficacité à réduire la consommation problématique de substances ne soit pas encore tout à fait établieNote de bas de page 193.

Programmes de renforcement des compétences et d'augmentation de la résilience

Les programmes qui sont axés sur l'apprentissage des techniques de résistance et qui corrigent les fausses informations sur les substances psychoactives s'avèrent plus prometteurs lorsqu'ils sont associés à des éléments visant à renforcer la résilience et les aptitudes cognitives, comme les compétences d'autogestion, de prise de décisions et les aptitudes socialesNote de bas de page 194 Note de bas de page 195 Note de bas de page 196. En général, les programmes uniquement fondés sur les connaissances n'entraînent aucun changement majeur dans le comportement des jeunesNote de bas de page 194. Il peut également être efficace de donner aux jeunes des outils et des informations pour réduire les méfaits liés à la consommation de substances (en particulier l'alcool) et faire des choix éclairésNote de bas de page 197 Note de bas de page 198. En ce qui concerne les peuples autochtones, les composantes de programme axées sur la résilience s'appuieraient sur les valeurs culturelles, comme les notions culturellement distinctes de la personne, l'importance de l'histoire collective ainsi que les langues et les traditions autochtonesNote de bas de page 199.

Programmes interactifs et dirigés par les jeunes

Les interactions entre les enseignants et les élèves (et entre les élèves et leurs camarades) qui mettent l'accent sur la communication, ainsi que des discussions équilibrées sur la consommation de substances, peuvent aider à améliorer les programmes de préventionNote de bas de page 200 Note de bas de page 201. Discuter avec les jeunes de la conception des programmes peut aider à s'assurer que les programmes d'éducation sont adaptés à leurs besoinsNote de bas de page 202. En général, la plupart des programmes axés sur la peur et l'abstinence qui sont menés par des agents de police dans les écoles sont inefficaces et n'ont aucun effet chez les jeunesNote de bas de page 203.

Programmes adaptés au développement

Les études montrent que les interventions de prévention les plus efficaces sont celles qui sont mises en place avant la consommation initiale de substances ou aux toutes premières étapesNote de bas de page 204. À ce titre, des programmes de prévention peuvent être instaurés à tous les niveaux scolaires, et en particulier aux âges qui représentent des points de transition clés, lorsque les jeunes commencent généralement à consommer des substancesNote de bas de page 205. Ces programmes pourraient s'avérer le plus efficaces s'ils sont mis en œuvre au niveau intermédiaire, lorsque les élèves sont plus susceptibles de s'initier à la consommation de substancesNote de bas de page 200.

Intervenir tôt pour les jeunes qui ont besoin d'aide

Des interventions fondées sur des interactions individuelles avec les jeunes peuvent être mises en place dans divers milieux, comme les cliniques, les écoles, les établissements qui offrent des services à l'enfance et les établissements communautaires. Ces initiatives peuvent se voir renforcées par un solide réseau de services de soutien et de santé mentale axés sur les jeunes et non stigmatisants. Elles sont généralement conçues pour aider les jeunes de manière individuelle, mais elles peuvent également être mises en œuvre de manière globaleNote de bas de page 206.

Le programme Dépistage de l'abus d'alcool, intervention rapide et orientation, destiné aux adolescents et aux jeunes adultes, est le programme individuel ayant fait l'objet du plus grand nombre d'évaluations. Son objectif est d'encourager et de favoriser une modification du comportement en peu de temps (de une à cinq séances). En raison de sa brièveté et de son coût faible, ce type d'interventions peut être mené à une échelle relativement grandeNote de bas de page 206. Le programme a produit certains effets sur la réduction de la consommation problématique de substances chez les jeunes, en particulier pour l'alcool, et pourrait aussi permettre d'éviter la consommation abusive d'autres substancesNote de bas de page 206 Note de bas de page 207. Les interventions consistent généralement à discuter avec les jeunes afin de détecter une consommation précoce de substances, puis à prendre les mesures nécessaires pour éviter une aggravation des problèmes. Le volet consacré au dépistage consiste à évaluer les comportements liés à la consommation de substances; ces renseignements servent ensuite à établir le type d'intervention le plus adapté : soit discuter brièvement avec le jeune de façon à l'inciter à changer son comportement, soit l'aiguiller vers un programme de traitement plus intensif. Les interventions les plus efficaces favorisent un changement de comportement en renforçant la confiance des jeunes et en les interrogeant de manière empathique et motivanteNote de bas de page 208.

Adopter une approche globale

Les initiatives multiniveaux et multisectorielles globales pourraient avoir des effets plus importants et plus durables que les interventions isoléesNote de bas de page 209. Les deux études de cas suivants témoignent d'une approche générale concernant la prévention de la consommation de substances. Elles vont au-delà des interventions individuelles qui ciblent les jeunes pour s'attaquer à différents déterminants sociaux et communautaires de la santé qui sont étroitement liés.

Le programme Iceland Youth Initiative (IYI)

[Trad.] « Nous avons appris grâce aux études que nous devions créer le cadre dans lequel les jeunes puissent mener une vie saine et prennent conscience qu'ils n'ont pas besoin de prendre de substances, parce que la vie est amusante et qu'ils ont plein de choses à faire – et qu'ils sont soutenus par leurs parents, qui passent du temps avec eux. » Professeure Inga Dóra SigfúsdóttirNote de bas de page 210

Ayant prouvé son efficacité à réduire la consommation nocive de substances chez les jeunes, le programme IYI est reconnu comme une véritable réussite en matière de santé publique. Il s'attaque au problème très répandu de la consommation de substances chez les jeunes en menant des interventions à l'échelle de la communauté et de la sociétéNote de bas de page 211. Ce programme a eu des effets spectaculaires, en particulier dans les cas d'initiation précoce à la consommation d'alcool. Le pourcentage d'adolescents (10e année) n'ayant jamais consommé d'alcool est passé de 20,8 % en 1995 à 65,5 % en 2015. Au cours de la même période, la proportion d'adolescents ayant consommé au moins 40 fois a chuté, passant de 13,7 à 2,8 %Note de bas de page 212.

Les interventions visent à réduire les facteurs de risque connus qui influent sur la consommation de substances tout en renforçant un large éventail de facteurs de protection parentaux, scolaires et communautaires. Ses concepteurs ont estimé que s'ils offraient des solutions de rechange facilement accessibles et peu coûteuses, ils parviendraient à réduire la consommation de substances. À l'échelle de la société, les fonds ont été augmentés pour les sports organisés, la musique, l'art, la danse et les autres clubs, et les jeunes issus de familles à faible revenu reçoivent un soutien financier pour prendre part à ces activités. Des politiques nationales ont été mises en œuvre afin de restreindre l'âge minimal pour acheter du tabac (18 ans) et de l'alcool (20 ans), et la publicité pour le tabac et l'alcool a été interdite. Une politique a également été instaurée pour interdire aux adolescents (de 13 à 16 ans) de rester dehors après 22 h en hiver, et minuit en étéNote de bas de page 212.

Les volets interpersonnel et communautaire soulignent l'importance des relations familiales et parentales. Le programme a été soutenu par la communauté grâce à la création d'alliances entre les écoles, associations de parents, autorités locales et travailleurs de l'industrie des loisirs, ce qui a permis de constituer un réseau structuré favorisant le soutien mutuel pour les jeunesNote de bas de page 212.

Ces interventions sont éclairées par la Youth in Iceland Survey (enquête sur les jeunes en Islande), une enquête auprès de la population destinée aux élèves de la 9e et 10e année visant à évaluer leur consommation de substances. Les renseignements collectés aident à orienter les mesures prises à l'échelle de la communauté. Les résultats de l'enquête sont transmis aux travailleurs communautaires et aux décideurs dans un délai de deux mois, ce qui favorise une réaction rapide au niveau localNote de bas de page 212.

Cadre du continuum du mieux-être mental des Premières Nations

Le Cadre du continuum du mieux-être mental des Premières Nations (le Cadre) a été lancé en 2015 afin de répondre aux enjeux liés à la santé mentale et à la consommation de substances dans les communautés des Premières Nations au Canada en adoptant une approche globale fondée sur la cultureNote de bas de page 213. Fruit d'une vaste collaboration entre communautés des Premières Nations, leaders autochtones et divers ministères fédéraux, cette initiative a été conçue pour mieux s'orienter dans la promotion du mieux-être mental en tenant compte des besoins, valeurs, croyances et coutumes particuliers des communautés des Premières Nations. L'entreprise s'appuie sur un plan d'action communautaire et sur une vision commune parmi les communautés et partenaires des Premières Nations appelés à promouvoir le mieux-être mental axé sur la famille et la communauté.

Ce Cadre est un modèle complexe fondé sur la culture qui met l'accent sur les points forts, la résilience et les déterminants sociaux de la santé qui touchent les Autochtones. Il est constitué d'une superposition d'éléments cruciaux pour favoriser le mieux-être mental des Premières Nations à toutes les étapes de la vie, y compris durant la jeunesse. Une composante clé consiste à reconnaître que la santé et le bien-être des individus reposent essentiellement sur la culture, les connaissances et la sagesse des Premières Nations. Cette approche systémique fournit un encadrement qui permet aux services, organismes de soutien et partenaires de collaborer pour répondre à l'ensemble des risques et des méfaits liés au mieux-être mental en s'appuyant sur des données probantes et en tenant compte du contexte culturelNote de bas de page 213.

Depuis son lancement, les partenaires ont dressé un plan visant à le mettre en œuvre et à définir les priorités à court, moyen et long terme. Afin de faire avancer ces priorités, ils travaillent de façon concertée et continuer à mobiliser les gouvernements provinciaux et territoriaux pour faire progresser le Cadre. Un plan d'évaluation qui facilitera l'amélioration continue de la mise en œuvre est en développement. Bien qu'il en soit encore à ses débuts, le Cadre pourrait devenir une « pratique exemplaire » en vue d'une approche systémique en matière de santé publique ciblant les principaux déterminants sociaux de la santé à toutes les étapes de la vie et à tous les niveaux de la société. S'il s'avère une réussite, le Cadre pourrait avoir des effets majeurs, à long terme, sur la réduction de la consommation problématique de substances, et créer les conditions les plus favorables pour le mieux-être mental chez les jeunes des Premières NationsNote de bas de page 213.

« Nous savons que notre succès dépend de solutions communautaires, et que les cultures autochtones doivent être au centre de nos efforts pour combattre les problèmes de toxicomanie et promouvoir le mieux-être des personnes, des familles et des communautés (…). < La réalisation > du continuum de mieux-être mental envisagé nécessitera une collaboration, un leadership et un engagement soutenus de la part de toutes les parties. » Stan Beardy, chef régional de l'Assemblée des Premières Nations pour l'OntarioNote de bas de page 213

Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances (SCDS)

Les deux études de cas décrites ci-dessus, ainsi que nos connaissances sur les exigences d'une approche globale, peuvent nous éclairer en vue d'actions futures.

En 2016, le gouvernement du Canada a lancé la SCDS, une nouvelle approche publique visant à renforcer les mesures liées à la consommation problématique de substances légales et illégalesNote de bas de page 214. Il s'agit d'un cadre de travail visant à répondre à la consommation nocive de substances au moyen de principes clés : la prévention, la réduction des méfaits, le traitement et l'application de la loi. À l'automne de 2018, des consultations ont été lancées pour connaître l'opinion des intervenants sur les différents éléments à mettre en place en vue d'une approche collaborative et globale qui s'inspire des données probantes et des pratiques exemplaires les plus récentesNote de bas de page 215.

Chapitre 4 : Marche à suivre – comment prévenir la consommation problématique de substances chez les jeunes

La consommation problématique de substances chez les jeunes dépend de l'interaction dynamique de certains facteurs, comme le marketing des substances psychoactives et leur disponibilité pour les jeunes, les relations avec la famille et les camarades, les mauvais traitements et les traumatismes, la stabilité du logement et le revenu familial.

Comme il s'agit d'une réalité complexe, notre réponse collective doit être d'une portée tout aussi vaste et générale. Le présent rapport examine diverses interventions de prévention pouvant éclairer les discussions intersectorielles et dirigées par les jeunes sur la manière de procéder en ce qui a trait à l'adoption de solutions novatrices et intégrées.

Je lance un appel à tous les échelons du gouvernement ainsi qu'aux organismes non gouvernementaux, privés et de bienfaisance de tous les secteurs – y compris la santé publique, les soins de santé primaires, les services sociaux, la justice et l'éducation – pour qu'ils adoptent une approche coordonnée afin de prévenir la consommation problématique de substances chez les jeunes.

Principaux champs d'action

Mettre en œuvre une série de solutions intégrée

Comme il s'agit d'une question complexe, la prévention de la consommation problématique de substances chez les jeunes nécessite une série d'interventions comprenant des politiques, des programmes et des campagnes d'éducation du public et des professionnels efficaces.

Nous pouvons nous inspirer des approches de santé publique qui ont été adoptées pour le tabac afin de traiter la question d'autres substances psychoactives. Notre expérience nous montre que, combinés à d'autres interventions touchant notamment l'éducation du public, les efforts déployés pour restreindre globalement le marketing, l'accès aux substances psychoactives et leur disponibilité peuvent provoquer une réduction nette de la consommation et des méfaits au niveau de la société. En vertu de la nouvelle Loi sur le cannabis, l'approche actuelle de santé publique en qui a trait au cannabis vise à restreindre cette substance chez des jeunes, à en contrôler l'accès chez les adultes, à rendre le public plus conscient des risques pour la santé et à réduire le fardeau des méfaits sur le système de justice pénale. Nous avons l'occasion d'évaluer l'approche de santé publique liée au cannabis. Par ailleurs, le présent rapport souligne les niveaux élevés de consommation abusive d'alcool au Canada, ainsi que l'ampleur des méfaits et des coûts qui s'ensuivent. C'est maintenant qu'il nous faut réexaminer en profondeur la meilleure façon d'aborder cette problématique préoccupante et le besoin d'adopter une série de mesures appuyées par des preuves pour améliorer le bilan en matière de santé.

Nous pouvons également adopter de nouvelles approches pour concevoir des initiatives multisectorielles. Nous pourrions par exemple créer des campagnes d'éducation en santé publique en partenariat avec des spécialistes en sciences sociales et des jeunes (y compris des personnes qui consomment ou ont déjà consommé des substances) afin de veiller à ce que les messages publics parlent directement aux jeunes, quel que soit leur milieu, et à ce qu'ils tiennent compte de leurs attitudes, croyances et comportement actuels.

Collaborer pour adopter de nouvelles approches

Aucun organisme n'est à lui seul capable de mettre en place une série complète de solutions. Nous devrons collaborer avec les différents secteurs, avec les jeunes et avec ceux mêmes qui consomment des substances afin de regrouper nos connaissances, cerner les lacunes essentielles en matière de prévention et trouver tous ensemble de nouvelles solutions.

Pour avancer dans cette approche intégrée, nous devons accélérer les partenariats déjà établis et en gestation entre le secteur de la santé publique et les secteurs sociaux et économiques, comme l'éducation, le logement et le soutien du revenu. Par exemple, afin de prévenir la consommation problématique de substances, les responsables de la santé publique et de l'éducation pourraient consolider leurs efforts de collaboration pour favoriser la santé des communautés scolaires; et ils auraient également intérêt à élargir ou adapter les approches axées sur le milieu scolaire qui s'avèrent prometteuses. Ces types de partenariat ont toutes chances de contribuer à accroître de manière continue le nombre d'écoles et de communautés sécuritaires et solidaires propres à renforcer la résilience des jeunes.

Renforcer les données probantes issues de plusieurs disciplines pour la prise de décisions

La recherche et les données qui en découlent forment le corpus d'éléments probants qui permettent de mettre en place une série de solutions efficaces. Beaucoup de secteurs possèdent les renseignements clés nécessaires pour obtenir une image plus complète de la situation. Nous pouvons agir différemment, il s'agira, d'une part, d'adopter une perspective systémique dans la coordination des réseaux à l'échelle des disciplines et des secteurs et, d'autre part, de collecter les données susceptibles de nous aider à mieux comprendre l'interaction des facteurs biologiques et sociaux. Pour cela, les divers intervenants en sciences sociales et en sciences de la santé devront travailler ensemble pour : d'abord, élaborer des questions de recherche et, ensuite, établir des moyens de déterminer si nos interventions sont efficaces. De concert avec des systèmes de surveillance robustes et reliés tenant compte des comportements et des méfaits, une telle approche systémique peut nous aider à saisir la complexité inhérente de la consommation problématique de substances et à agir efficacement devant l'apparition de nouvelles tendances.

Nous devons aussi établir l'efficacité des mesures que nous prenons pour prévenir la consommation problématique de substances en menant une évaluation rigoureuse des politiques actuelles, des campagnes d'éducation du public et des programmes adaptés. Pour cela, il est nécessaire d'évaluer les effets de ces initiatives sur la réduction des iniquités en matière de santé et d'établir si ces mesures répondent aux besoins des différents groupes de jeunes. Enfin, il nous est possible de mieux appliquer les pratiques et interventions dont nous reconnaissons déjà l'efficacité. Ces interventions pourraient être partagées par les différents intervenants, dans l'ensemble des réseaux, afin d'être adaptées à de nouveaux contextes ou de rejoindre davantage de jeunes.

Répondre au traumatisme et supprimer la stigmatisation
Tout le monde a une histoire à raconter. Il est important de reconnaître que, s'il n'est pas traité, un traumatisme peut inciter les jeunes à se tourner vers des substances pour faire face à des réalités douloureuses. Stigmatiser les jeunes qui en consomment en les considérant comme des toxicomanes ou des ratés n'est pas productif; et cela risque d'empirer la situation. Nous pouvons réduire les effets négatifs de la stigmatisation en modifiant notre manière de parler de la consommation de substances. Les secteurs comme ceux de la santé, de la justice et des services sociaux, ainsi que les médias peuvent adopter un langage neutre qui « met l'accent sur les gens » (comme les personnes qui consomment des substances) et qui les respecte. En travaillant en partenariat étroit avec des jeunes qui consomment ou ont déjà consommé des substances, nous pouvons nous assurer de communiquer et d'offrir un soutien de manière adéquate et bienveillante.

Les jeunes ont besoin d'un milieu communautaire, médical et scolaire à la fois sécuritaire et stimulant leur permettant de faire face aux traumatismes passés et d'explorer leurs forces sur le plan culturel et identitaire. Pour atteindre cet objectif, nous devons adopter une approche nouvelle, tenant compte les traumatismes dans la prestation des politiques, des pratiques et des programmes. Cela suppose que les institutions tiennent compte des effets du traumatisme dans tous les aspects organisationnels et qu'elles accordent la priorité à la sécurité et à l'autonomie affectives des jeunes. En adoptant les principes de la sécurité culturelle et en traitant les obstacles institutionnels, nous pouvons veiller à ce que les programmes et les services soient exempts de discrimination pour tous les jeunes qui les utilisent. Par exemple, si l'on réduisait les obstacles institutionnels – comme ne pas interdire aux jeunes la consommation de substances pour accéder aux services de logement –, cela pourrait inciter davantage les intéressés à se prévaloir d'un soutien indispensable.

Faire de la prévention une priorité

Les pernicieux effets de la consommation abusive de substances nous obligent à faire les choses différemment. Il nous faut appliquer des mesures à l'échelle même du continuum englobant la prévention, la réduction des méfaits, le traitement et le rétablissement. Pour ce qui est de la prévention de la consommation abusive, la condition pour y arriver, ce sera d'en reconnaître les risques et d'agir en conséquence, tout en renforçant les facteurs de protection de sorte que les jeunes soient engagés, acquièrent de la résilience et se prennent en main.

Je suis persuadée que le présent rapport fournit suffisamment de connaissances pour nous aider à consolider les présents efforts visant à combattre la consommation abusive de substances avant même qu'elle n'ait lieu. C'est maintenant qu'il nous faut agir, ensemble, afin que les chances jouent en notre faveur pour le mieux-être futur de nos jeunes.

Références

Note de bas de page 1

Agence de la santé publique du Canada, Un cadre d’indicateur : C’est quoi au juste? 2017; Accessible en ligne : https://infobase.phac-aspc.gc.ca/datalab/indicator-framework-blog-fr.html

Retour à la référence de la note de bas de page 1

Note de bas de page 2

Agence de la santé publique du Canada, Nombre de cas signalés de maladies de 1924 à 2016 au Canada - maladies à déclaration obligatoire en direct. 2018.

Retour à la référence de la note de bas de page 2

Note de bas de page 3

Thunderbird Partnership Foundation. Cadre du continuum du mieux-être mental des premières nations - rapport sommaire. 2015; Accessible en ligne : http://thunderbirdpf.org/wp-content/uploads/2017/10/24-14-1273-FN-Mental-Wellness-Summary-FR02_low.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 3

Note de bas de page 4

City of Toronto, Stigma, Discrimination & Substance Use: Experiences of people who use alcohol and other drugs in Toronto. 2010, Toronto Drug Strategy Implementation Panel: Toronto.

Retour à la référence de la note de bas de page 4

Note de bas de page 5

Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances, Toxicomanie au Canada : Pleins feux sur les jeunes. 2007 : Ottawa. Accessible en ligne : http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/ccsa-011521-2007-f.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 5

Note de bas de page 6

Comité consultatif spécial sur l’épidémie de surdoses d’opioïdes. Faits saillants de la première phase de l’étude nationale sur les décès par surdose liée aux opioïdes et aux drogues : observations des coroners et des médecins légistes. 2018, Agence de la santé publique du Canada.

Retour à la référence de la note de bas de page 6

Note de bas de page 7

Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances. Élaborer et mettre en oeuvre des politiques municipales en matière d'alcool. 2018; Accessible en ligne : http://www.ccdus.ca/fra/topics/alcohol/developing-and-implementing-municipal-alcohol-policies/pages/default.aspx

Retour à la référence de la note de bas de page 7

Note de bas de page 8

Institut canadien d'information sur la santé, Méfaits de l’alcool au Canada : hospitalisations entièrement attribuables à l’alcool et stratégies de réduction des méfaits. 2017, Institut canadien d'information sur la santé.

Retour à la référence de la note de bas de page 8

Note de bas de page 9

Ye, X., Sutherland, J., Henry, B., Tyndall, M., & Kendall, P.R.W. , Impact of drug overdose-related deaths on life expectancy at birth British Columbia. Health Promotion and Chronic Disease Prevention in Canada, 2018. 38(6).

Retour à la référence de la note de bas de page 9

Note de bas de page 10

Centre de toxicomanie et de santé mentale. Les Préjugés - Comprendre les effets des opinions préconçues et de la discrimination sur les personnes ayant des problèmes de santé mentale et de toxicomanie, 2018.

Retour à la référence de la note de bas de page 10

Note de bas de page 11

Inuit Tapiriit Kanatami. Social Determinants of Inuit Health in Canada. 2014; Accessible en ligne : https://www.itk.ca/wp-content/uploads/2016/07/MentalWellness_FactSheet.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 11

Note de bas de page 12

Agence de la santé publique du Canada, Réduction des répercussions sur la santé des infections transmissibles sexuellement et par le sang au Canada d’ici 2030 : un cadre d'action pancanadien sur les ITSS, 2018 : Ottawa.

Retour à la référence de la note de bas de page 12

Note de bas de page 13

Commission de vérité et réconciliation du Canada. Honorer la vérité, réconcilier pour l’avenir, sommaire du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. 2015; Accessible en ligne : http://www.trc.ca/websites/trcinstitution/File/French_Exec_Summary_web_revised.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 13

Note de bas de page 14

Ontario Agency for Health Protection and Promotion (Public Health Ontario), Municipal Alcohol Policies and Public Health: A Primer. 2016, Public Health Ontario: Toronto.

Retour à la référence de la note de bas de page 14

Note de bas de page 15

Bellis, M.A., et al., The alcohol harm paradox: using a national survey to explore how alcohol may disproportionately impact health in deprived individuals. BMC Public Health, 2016. 16(1): p. 111.

Retour à la référence de la note de bas de page 15

Note de bas de page 16

Martens, P., et al., Profile of Metis health status and healthcare utilization in Manitoba: a population-based study. Winnipeg, MB: Manitoba Centre for Health Policy, 2010.

Retour à la référence de la note de bas de page 16

Note de bas de page 17

Commission de vérité et réconciliation du Canada. Commission de vérité et réconciliation du Canada: Appels à l'action. 2012; Accessible en ligne : http://www.trc.ca/websites/trcinstitution/File/2015/Findings/Calls_to_Action_French.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 17

Note de bas de page 18

National Academies of Sciences, E. and Medicine, Ending discrimination against people with mental and substance use disorders: The evidence for stigma change. 2016: National Academies Press.

Retour à la référence de la note de bas de page 18

Note de bas de page 19

Van Boekel, L.C., et al., Stigma among health professionals towards patients with substance use disorders and its consequences for healthcare delivery: systematic review. Drug & Alcohol Dependence, 2013. 131(1): p. 23-35.

Retour à la référence de la note de bas de page 19

Note de bas de page 20

Hatzenbuehler, M.L., J.C. Phelan, and B.G. Link, Stigma as a Fundamental Cause of Population Health Inequalities. American Journal of Public Health, 2013. 103(5): p. 813-821.

Retour à la référence de la note de bas de page 20

Note de bas de page 21

Room, R., Stigma, social inequality and alcohol and drug use. Drug and Alcohol Review, 2005. 24(2): p. 143-155.

Retour à la référence de la note de bas de page 21

Note de bas de page 22

Statistique Canada. Espérance de vie et autres éléments de la table de mortalité, Canada, toutes les provinces excepté l'Île-du-Prince-Édouard (Tableau 13-10-0114-01). 2018; Tableau 053-0003); Accessible en ligne : https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/tv.action?pid=1310011401

Retour à la référence de la note de bas de page 22

Note de bas de page 23

Organisation de coopération et de développement économiques. Panorama de la santé 2017. 2017; Accessible en ligne : https://www.oecd-ilibrary.org/social-issues-migration-health/panorama-de-la-sante_19991320

Retour à la référence de la note de bas de page 23

Note de bas de page 24

Agence de la santé publique du Canada, Quel est l’état de santé des Canadiens? 2017. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/vie-saine/quel-est-l-etat-sante-des-canadiens.html

Retour à la référence de la note de bas de page 24

Note de bas de page 25

Agence de la santé publique du Canada, Outil de données sur les inégalités en santé. 2018. Accessible en ligne : https://infobase.phac-aspc.gc.ca/health-inequalities/index-fr.aspx

Retour à la référence de la note de bas de page 25

Note de bas de page 26

Statistique Canada. L'écart entre l'espérance de vie prévue des Autochtones et celle de l'ensemble de la population canadienne devrait diminuer. 2015; Accessible en ligne : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/89-645-x/2010001/life-expectancy-esperance-vie-fra.htm

Retour à la référence de la note de bas de page 26

Note de bas de page 27

Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME). Global Burden of Disease Data Visualization. 2017; Accessible en ligne : http://ghdx.healthdata.org/gbd-results-tool

Retour à la référence de la note de bas de page 27

Note de bas de page 28

Statistique Canada. Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD) : sommaire de 2015. 2017; Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/enquete-canadienne-tabac-alcool-et-drogues/sommaire-2015.html

Retour à la référence de la note de bas de page 28

Note de bas de page 29

Statistique Canada. Caractéristiques de la santé des Canadiens, estimations annuelles (Tableau 13-10-0096-01). 2018; Accessible en ligne : https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/tv.action?pid=1310009601

Retour à la référence de la note de bas de page 29

Note de bas de page 30

Agence de la santé publique du Canada, Rapport de l'administrateur en chef de la santé publique sur l'état de la santé publique au Canada, 2017 – Concevoir un mode de vie sain. 2017. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/content/dam/phac-aspc/documents/services/publications/chief-public-health-officer-reports-state-public-health-canada/2017-designing-healthy-living/PHAC_CPHO-2017_Report_F.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 30

Note de bas de page 31

Agence de la santé publique du Canada. Faits saillants sur les quartiers résidentiels et l'activité physique au Canada. 2011. Accessible en ligne : http://www.phac-aspc.gc.ca/hp-ps/hl-mvs/assets/pdf/fast-facts-faits-rapidesV2-fra.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 31

Note de bas de page 32

Centre for Indigenous Peoples’ Nutrition and Environment, Inuvialuit settlement region Inuit Health Survey 2007–2008. 2010.

Retour à la référence de la note de bas de page 32

Note de bas de page 33

Centre for Indigenous Peoples’ Nutrition and Environment, Nunatsiavut Inuit Health Survey 2007–2008. 2010.

Retour à la référence de la note de bas de page 33

Note de bas de page 34

Centre for Indigenous Peoples’ Nutrition and Environment, Nunavut Inuit Health Survey 2007–2008. 2010.

Retour à la référence de la note de bas de page 34

Note de bas de page 35

Institut national de santé publique du Québec, Nunavik Inuit Health Survey 2004. 2008.

Retour à la référence de la note de bas de page 35

Note de bas de page 36

Statistique Canada, Statistiques et graphiques sur l'insécurité alimentaire des ménages au Canada de 2011 à 2012. 2017. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/science-nutrition-et-recherche/securite-alimentaire/statistiques-insecurite-alimentaire-menages-2011-2012.html

Retour à la référence de la note de bas de page 36

Note de bas de page 37

Agence de la santé publique du Canada, La vie et le souffle : Les maladies respiratoires au Canada. 2007. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/rapports-publications/2007/vie-souffle-maladies-respiratoires-canada-2007.html

Retour à la référence de la note de bas de page 37

Note de bas de page 38

Statistique Canada, Décès et causes de décès, 2015. 2018. Accessible en ligne : https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/180223/dq180223c-fra.htm

Retour à la référence de la note de bas de page 38

Note de bas de page 39

Demicheli, V., et al., Vaccines for preventing influenza in the elderly. The Cochrane Library, 2018.

Retour à la référence de la note de bas de page 39

Note de bas de page 40

Darvishian, M., et al., Effectiveness of seasonal influenza vaccination in community-dwelling elderly people: an individual participant data meta-analysis of test-negative design case-control studies. The Lancet Respiratory Medicine, 2017. 5(3): p. 200-211.

Retour à la référence de la note de bas de page 40

Note de bas de page 41

Commité consultatif national de l'immunisation (CCNI), Chapitre sur la grippe du Guide canadien d'immunisation et Déclaration sur la vaccination antigrippale pour la saison 2017-2018. 2017. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/vie-saine/guide-canadien-immunisation-declaration-vaccination-antigrippale-2017-2018.html

Retour à la référence de la note de bas de page 41

Note de bas de page 42

Vachon J., Gallant V., Siu W., La tuberculose au Canada, 2016. Can Commun Dis Rep, 2018. 44(3/4):75-81.

Retour à la référence de la note de bas de page 42

Note de bas de page 43

Agence de la santé publique du Canada, Le moment d'agir - Pleins feux de l'ACSP sur l'élimination de la tuberculose au Canada. 2018. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/organisation/publications/rapports-etat-sante-publique-canada-administrateur-chef-sante-publique/eliminer-tuberculose.html

Retour à la référence de la note de bas de page 43

Note de bas de page 44

Association canadienne de santé publique. La santé publique : Une histoire canadienne. 2009; Accessible en ligne : https://cpha.ca/sites/default/files/assets/history/book/history-book-print_all_f.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 44

Note de bas de page 45

Association canadienne de santé publique. Chronologie de l'immunisation. n.d.; Accessible en ligne : https://www.cpha.ca/fr/chronologie-de-limmunisation

Retour à la référence de la note de bas de page 45

Note de bas de page 46

Agence de la santé publique du Canada, Rapport de l’administrateur en chef de la santé publique sur l’état de la santé publique au Canada, 2013 – Les maladies infectieuses – une menace perpétuelle. 2013. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/organisation/publications/rapports-etat-sante-publique-canada-administrateur-chef-sante-publique/rapport-administrateur-chef-sante-publique-etat-sante-publique-canada-2013-maladies-infectieuses-menace-perpetuelle.html

Retour à la référence de la note de bas de page 46

Note de bas de page 47

Agence de la santé publique du Canada, Système canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens – Rapport de 2016. 2016. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/medicaments-et-produits-sante/systeme-canadien-surveillance-resistance-antimicrobiens-rapport-2016.html

Retour à la référence de la note de bas de page 47

Note de bas de page 48

Agence de la santé publique du Canada, Objectifs nationaux de couverture vaccinale et cibles nationales de réduction des maladies évitables par la vaccination d’ici 2025. 2018. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/priorites-immunization-et-vaccins/strategie-nationale-immunisation/vaccination-objectifs-nationaux-couverture-vaccinale-cibles-nationales-reduction-maladies-evitables-2025.html

Retour à la référence de la note de bas de page 48

Note de bas de page 49

Agence de la santé publique du Canada, Maladies évitables par la vaccination : Rapport de surveillance en date du 31 décembre 2015. 2017. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/vie-saine/maladies-evitables-vaccination-rapport-surveillance-31-decembre-2015.html

Retour à la référence de la note de bas de page 49

Note de bas de page 50

Agence de la santé publique du Canada, La maladie de Lyme au Canada – Cadre fédéral 2017. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/content/dam/phac-aspc/documents/services/publications/diseases-conditions/lyme-disease-canada-federal-framework/lyme-disease-canada-federal-framework-fra.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 50

Note de bas de page 51

Craig, G., et al., Tuberculosis stigma as a social determinant of health: a systematic mapping review of research in low incidence countries. International Journal of Infectious Diseases, 2017. 56: p. 90-100.

Retour à la référence de la note de bas de page 51

Note de bas de page 52

Agence de la santé publique du Canada. Poliomyélite (polio). 2017; Accessible en ligne : https:// https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/immunisation/maladies-pouvant-etre-prevenues-vaccination/poliomyelite-polio.html

Retour à la référence de la note de bas de page 52

Note de bas de page 53

Institut canadien d’information sur la santé, Améliorer la santé des Canadiens 2009 : Explorer la santé mentale positive. 2009, Institut canadien d’information sur la santé. Ottawa. Accessible en ligne : https://secure.cihi.ca/estore/productFamily.htm?locale=fr&pf=PFC1051

Retour à la référence de la note de bas de page 53

Note de bas de page 54

Agence de la santé publique du Canada, Cadre d’indicateurs de surveillance de la santé mentale positive. 2016; Accessible en ligne : https://infobase.phac-aspc.gc.ca/positive-mental-health/index-fr.aspx

Retour à la référence de la note de bas de page 54

Note de bas de page 55

Agence de la santé publique du Canada. Promotion de la santé mentale. 2014; Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/promotion-sante/santementale/promotion-sante-mentale.html

Retour à la référence de la note de bas de page 55

Note de bas de page 56

Ozbay, F., et al., Social support and resilience to stress: from neurobiology to clinical practice. Psychiatry (Edgmont), 2007. 4(5): p. 35.

Retour à la référence de la note de bas de page 56

Note de bas de page 57

Reblin, M. and B.N. Uchino, Social and emotional support and its implication for health. Current opinion in psychiatry, 2008. 21(2): p. 201.

Retour à la référence de la note de bas de page 57

Note de bas de page 58

Uchino, B.N., Social support and health: a review of physiological processes potentially underlying links to disease outcomes. Journal of behavioral medicine, 2006. 29(4): p. 377-387.

Retour à la référence de la note de bas de page 58

Note de bas de page 59

Statistique Canada. Tableau 1 : Taux de certains troubles mentaux et troubles liés à l'utilisation de substance, au cours de la vie et des 12 derniers mois, Canada, population à domicile âgée de 15 ans et plus, 2012. 2015; Accessible en ligne : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/82-624-x/2013001/article/tbl/tbl1-fra.htm.

Retour à la référence de la note de bas de page 59

Note de bas de page 60

Public health Agency of Canada, Mood and Anxiety Disorders in Canada. Health Promotion and Chronic Disease Prevention in Canada: Research, Policy and Practice, 2016. 36(12).

Retour à la référence de la note de bas de page 60

Note de bas de page 61

Association canadienne de santé publique. Décriminalisation de la consommation personnelle de substances psychotropes. 2017; Accessible en ligne : https://www.cpha.ca/fr/decriminalisation-de-la-consommation-personnelle-de-substances-psychotropes

Retour à la référence de la note de bas de page 61

Note de bas de page 62

U.S. Department of Health & Human Services. Facing addiction in America: The Surgeon General's report on alcohol, drugs, and health. Novembre 2016; Accessible en ligne : https://addiction.surgeongeneral.gov/sites/default/files/surgeon-generals-report.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 62

Note de bas de page 63

Centre canadien de lutte contre les toxicomanies. Reducing Alcohol-Related Harm in Canada: Toward a Culture of Moderation. 2007; Accessible en ligne : http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/ccsa-023876-2007.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 63

Note de bas de page 64

GBD 2016 Alcohol Collaborators, Alcohol use and burden for 195 countries and territories, 1990–2016: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2016. The Lancet, 2018. Accessible en ligne : https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S0140-6736%2818%2931310-2

Retour à la référence de la note de bas de page 64

Note de bas de page 65

Bulloch, A.G.M., et al., Trends in binge drinking in Canada from 1996 to 2013: a repeated cross-sectional analysis. CMAJ Open, 2016. 4(4): p. E599-E604.

Retour à la référence de la note de bas de page 65

Note de bas de page 66

First Nations Information Governance Centre, National Report of the First Nations Regional Health Survey: Phase 3. 2018, First Nations Information Governance Centre: Ottawa. Accessible en ligne : http://fnigc.ca/sites/default/files/docs/fnigc_rhs_phase_3_national_report_vol_1_en_final_web.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 66

Note de bas de page 67

L’Institut canadien d’information sur la santé. Hausse des méfaits de l’alcool chez les Canadiennes. 2018; Accessible en ligne : https: https://www.cihi.ca/fr/hausse-des-mefaits-de-lalcool-chez-les-canadiennes.

Retour à la référence de la note de bas de page 67

Note de bas de page 68

Centre canadien de lutte contre les toxicomanies. Rapport sur les indicateurs nationaux de traitement. 2016; Accessible en ligne : http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/CCSA-National-Treatment-Indicators-Report-2016-fr.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 68

Note de bas de page 69

Statistique Canada, Crimes déclarés par la police, certaines infractions, Canada. 2018. Accessible en ligne : https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/180723/t001b-fra.htm

Retour à la référence de la note de bas de page 69

Note de bas de page 70

Transports Canada. Sécurité routière au Canada. 2011; Accessible en ligne : https://www.tc.gc.ca/media/documents/securiteroutiere/tp15145f.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 70

Note de bas de page 71

Agence de la santé publique du Canada, Rapport de l'administrateur en chef de la santé publique sur l'état de la santé publique au Canada, 2015 : La consommation d'alcool au Canada. 2015. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/rapport-administrateur-en-chef-sante-publique-sur-etat-sante-publique-au-canada/2015-consommation-alcool-canada.html

Retour à la référence de la note de bas de page 71

Note de bas de page 72

Popova, S., et al., Prevalence of alcohol consumption during pregnancy and Fetal Alcohol Spectrum Disorders among the general and Aboriginal populations in Canada and the United States. Eur J Med Genet, 2017. 60(1): p. 32-48.

Retour à la référence de la note de bas de page 72

Note de bas de page 73

Centre canadien de lutte contre les toxicomanies, Cannabis.2017. Accessible en ligne : http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/CCSA-Canadian-Drug-Summary-Cannabis-2018-fr.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 73

Note de bas de page 74

Rotermann, M. and R. Macdonald, Analysis of trends in the prevalence of cannabis use in Canada, 1985 to 2015. Health Rep, 2018. 29(2): p. 10-20.

Retour à la référence de la note de bas de page 74

Note de bas de page 75

Rotermann, M., Langlois, K. Prévalence et corrélats de la consommation de marijuana au Canada, 2012. 2015; Accessible en ligne : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/82-003-x/2015004/article/14158-fra.htm

Retour à la référence de la note de bas de page 75

Note de bas de page 76

Fischer, B., et al., Crude estimates of cannabis-attributable mortality and morbidity in Canada–implications for public health focused intervention priorities. Journal of Public Health, 2015. 38(1): p. 183-188.

Retour à la référence de la note de bas de page 76

Note de bas de page 77

National Academies of Sciences, E. and Medicine, The Health Effects of Cannabis and Cannabinoids: The Current State of Evidence and Recommendations for Research. 2017, Washington, DC: The National Academies Press. 486.

Retour à la référence de la note de bas de page 77

Note de bas de page 78

Volkow, N.D., et al., Adverse health effects of marijuana use. New England Journal of Medicine, 2014. 370(23): p. 2219-2227.

Retour à la référence de la note de bas de page 78

Note de bas de page 79

Gurney, J., et al., Cannabis exposure and risk of testicular cancer: a systematic review and meta-analysis. BMC cancer, 2015. 15(1): p. 897.

Retour à la référence de la note de bas de page 79

Note de bas de page 80

Memedovich, K., et al., The adverse health effects and harms related to marijuana use: an overview review. CMAJ open, 2018. 6(3): p. E339-E346.

Retour à la référence de la note de bas de page 80

Note de bas de page 81

Gunn, J., et al., Prenatal exposure to cannabis and maternal and child health outcomes: a systematic review and meta-analysis. BMJ open, 2016. 6(4): p. e009986.

Retour à la référence de la note de bas de page 81

Note de bas de page 82

Viteri, O.A., et al., Fetal anomalies and long-term effects associated with substance abuse in pregnancy: a literature review. American journal of perinatology, 2015. 32(05): p. 405-416.

Retour à la référence de la note de bas de page 82

Note de bas de page 83

Williams, J.H. and L. Ross, Consequences of prenatal toxin exposure for mental health in children and adolescents. European child & adolescent psychiatry, 2007. 16(4): p. 243-253.

Retour à la référence de la note de bas de page 83

Note de bas de page 84

Agence de la santé publique du Canada. Décès apparemment liés à la consommation d'opioïdes. 2018; Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/dependance-aux-drogues/consommation-problematique-medicaments-ordonnance/opioides/deces-lies-opioides.html

Retour à la référence de la note de bas de page 84

Note de bas de page 85

Belzak, L., Halverson, J., Evidence synthesis - The opioid crisis in Canada: a national perspective. 2018, Health Promotion and Chronic Disease Prevention in Canada: Public Health Agency of Canada p. 224-233.

Retour à la référence de la note de bas de page 85

Note de bas de page 86

Pain & Policy Studies Group - University of Wisconsin. Canada: opioid consumption in morphine equivalence (ME), mg per person. n.d.; Accessible en ligne : http://www.painpolicy.wisc.edu/country/profile/canada

Retour à la référence de la note de bas de page 86

Note de bas de page 87

Institut canadien d’information sur la santé, Tendances pancanadiennes en matière de prescription d’opioïdes, de 2012 à 2016. 2017, Ottawa. Accessbile en ligne : https://secure.cihi.ca/free_products/pan-canadian-trends-opioid-prescribing-2017-fr-web.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 87

Note de bas de page 88

Fischer, B., L. Vojtila, and J. Rehm, The ‘fentanyl epidemic’ in Canada–Some cautionary observations focusing on opioid-related mortality. Preventive medicine, 2018. 107: p. 109-113.

Retour à la référence de la note de bas de page 88

Note de bas de page 89

Statistique Canada, Résultats de l'Enquête sur la sensibilisation aux opioïdes, novembre 2017. 2018. Accessible en ligne : https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/180109/dq180109a-fra.htm

Retour à la référence de la note de bas de page 89

Note de bas de page 90

First Nations Health Authority, Overdose Data and First Nations in BC. 2018, First Nations Health Authority. Accessible en ligne : http://www.fnha.ca/newsContent/Documents/FNHA_OverdoseDataAndFirstNationsInBC_PreliminaryFindings_FinalWeb.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 90

Note de bas de page 91

Public Health Ontario, Poster: Opioid-related harms and socioeconomic inequalities in Ontario: A population health assessment. 2018. Accessible en ligne : http://www.tophc.ca/wp-content/uploads/2018/04/Poster-78-%E2%80%93-Opioid-Related-Harms-and-Socioeconomic-Inequalities-in-Ontario-A-population-health-assessment.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 91

Note de bas de page 92

92. Meges D, Zevin B, Cookson E, Bascelli L, Denning P, Little J, Doe-Simkins M, Wheeler E, Watlov Phillips S, Bhalla P, Nance M, Cobb G, Tankanow J, Williamson J, Post P (Ed.). Adapting Your Practice: Recommendations for the Care of Homeless Patients with Opioid Use Disorders. 102 pages. Nashville: Health Care for the Homeless Clinicians' Network, National Health Care for the Homeless Council, Inc., 2014.

Retour à la référence de la note de bas de page 92

Note de bas de page 93

BC Centre for Disease Control. The BC Public Health Opioid Overdose Emergency: March 2017 Update. 2017; Accessible en ligne : http://www.bccdc.ca/resource-gallery/Documents/Educational%20Materials/Epid/Other/Public%20Surveillance%20Report_2017_03_17.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 93

Note de bas de page 94

Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances. Coûts et méfaits de l’usage de substances au Canada : 2007-2014. 2018; Accessible en ligne : http://www.ccdus.ca/Resource%20Library/CSUCH-Canadian-Substance-Use-Costs-Harms-Report-2018-fr.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 94

Note de bas de page 95

Santé Canada. Saisir l'occasion : consultation publique sur l'avenir de la lutte contre le tabagisme au Canada. 2018. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/programmes/lavenir-lutte-antitabac/lavenir-lutte-antitabac.html

Retour à la référence de la note de bas de page 95

Note de bas de page 96

Patton, G.C., et al., Our future: a Lancet commission on adolescent health and wellbeing. Lancet, 2016. 387(10036): p. 2423-78.

Retour à la référence de la note de bas de page 96

Note de bas de page 97

Fischer, B., et al., Lower-Risk Cannabis Use Guidelines: A Comprehensive Update of Evidence and Recommendations. Am J Public Health, 2017. 107(8): p. e1-e12.

Retour à la référence de la note de bas de page 97

Note de bas de page 98

Hammond D., G.S., Policy Approaches for Problematic Substance Use: Evidence Review (Unpublished). 2018.

Retour à la référence de la note de bas de page 98

Note de bas de page 99

Santé Canada. Résumé des résultats de l’Enquête canadienne sur le tabac, l’alcool et les drogues chez les élèves 2016-2017. 2018; Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/enquete-canadienne-tabac-alcool-et-drogues-eleves/sommaire-2016-2017.html

Retour à la référence de la note de bas de page 99

Note de bas de page 100

Tourand, J., Smith, A., Poon, C., Stewart, D. & McCreary Centre Society, Ta Saantii: A profile of Métis youth health in BC. 2016. Accessible en ligne : http://www.mcs.bc.ca/pdf/ta_saantii.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 100

Note de bas de page 101

Klingemann, H.W.H.O., Alcohol and its social consequences - the forgotten dimension. 2001: Copenhagen : WHO Regional Office for Europe. Accessible en ligne : http://www.unicri.it/min.san.bollettino/dati/E76235.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 101

Note de bas de page 102

Testa, M. and J.A. Livingston, Alcohol Consumption and Women's Vulnerability to Sexual Victimization: Can Reducing Women's Drinking Prevent Rape? Substance use & misuse, 2009. 44(9-10): p. 1349-1376.

Retour à la référence de la note de bas de page 102

Note de bas de page 103

Lindgren, K.P., et al., College students' perceptions about alcohol and consensual sexual behavior: alcohol leads to sex. J Drug Educ, 2009. 39(1): p. 1-21.

Retour à la référence de la note de bas de page 103

Note de bas de page 104

Brunelle, N., et al., Patterns of psychoactive substance use among youths in Nunavik. Indittera, 2010. 2: p. 1-12.

Retour à la référence de la note de bas de page 104

Note de bas de page 105

Patton, G.C., et al., Cannabis use and mental health in young people: cohort study. BMJ : British Medical Journal, 2002. 325(7374): p. 1195-1198.

Retour à la référence de la note de bas de page 105

Note de bas de page 106

CTADS – Analyse personnalisée

Retour à la référence de la note de bas de page 106

Note de bas de page 107

Centre canadien de lutte contre les toxicomanies. Toxicomanie au Canada : Les effets de la consommation de cannabis pendant l’adolescence. 2015; Accessible en ligne : http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/CCSA-Effects-of-Cannabis-Use-during-Adolescence-Report-2015-fr.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 107

Note de bas de page 108

Porath-Waller, A.J., Dissiper la fumée entourant le cannabis: Consommation chronique, fonctionnement cognitif et santé mentale. 2016 : Centre canadien de lutte contre les toxicomanies. Accessible en ligne : http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/CCSA-Chronic-Cannabis-Use-Effects-Report-2016-fr.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 108

Note de bas de page 109

Schrager, S.M., et al., Correlates and Consequences of Opioid Misuse among High-Risk Young Adults. Journal of Addiction, 2014. 2014: p. 8.

Retour à la référence de la note de bas de page 109

Note de bas de page 110

Gomes, T., et al., Measuring the Burden of Opioid-related Mortality in Ontario, Canada. Journal of Addiction Medicine, 2018. Publish Ahead of Print.

Retour à la référence de la note de bas de page 110

Note de bas de page 111

Institut canadien d'information sur la santé. Préjudices liés aux opioïdes au Canada (Recueil de graphiques). 2017; Accessible en ligne : https://secure.cihi.ca/free_products/opioid-harms-chart-book-fr.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 111

Note de bas de page 112

Centre canadien de lutte contre les toxicomanies & Institut canadien d'information sur la santé. Hospitalisations et visites au service d'urgence liées à une intoxication aux opioïdes au Canada. 2016; Accessible en ligne : https://secure.cihi.ca/free_products/Opioid%20Poisoning%20Report%20%20FR.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 112

Note de bas de page 113

Kuntsche, E., et al., Replication and validation of the Drinking Motive Questionnaire Revised (DMQ-R, Cooper, 1994) among adolescents in Switzerland. Eur Addict Res, 2006. 12(3): p. 161-8.

Retour à la référence de la note de bas de page 113

Note de bas de page 114

Kuntsche, E., S.H. Stewart, and M.L. Cooper, How stable is the motive-alcohol use link? A cross-national validation of the Drinking Motives Questionnaire Revised among adolescents from Switzerland, Canada, and the United States. J Stud Alcohol Drugs, 2008. 69(3): p. 388-96.

Retour à la référence de la note de bas de page 114

Note de bas de page 115

Smith, A., Stewart, D., Poon, C., Peled, M., Saewyc, E., & McCreary Centre Society, From Hastings Street to Haida Gwaii: Provincial results of the 2013 BC Adolescent Health Survey. 2014, McCreary Centre Society: Vancouver, British Columbia. Accessible en ligne : https://www.mcs.bc.ca/pdf/From_Hastings_Street_To_Haida_Gwaii.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 115

Note de bas de page 116

Kairouz, S., et al., For all these reasons, I do...drink: a multilevel analysis of contextual reasons for drinking among Canadian undergraduates. J Stud Alcohol, 2002. 63(5): p. 600-8.

Retour à la référence de la note de bas de page 116

Note de bas de page 117

Zvolensky, M.J., et al., Marijuana Use Motives: A Confirmatory Test and Evaluation among Young Adult Marijuana Users. Addictive Behaviors, 2007. 32(12): p. 3122-3130.

Retour à la référence de la note de bas de page 117

Note de bas de page 118

McKiernan, A., & Fleming, K. , Les perceptions des jeunes Canadiens sur le cannabis. 2017, Centre canadien de lutte contre les toxicomanies : Ottawa. Accessible en ligne : http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/CCSA-Canadian-Youth-Perceptions-on-Cannabis-Report-2017-fr.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 118

Note de bas de page 119

Vilhena-Churchill, N. and A.L. Goldstein, Child maltreatment and marijuana problems in young adults: Examining the role of motives and emotion dysregulation. Child Abuse & Neglect, 2014. 38(5): p. 962-972.

Retour à la référence de la note de bas de page 119

Note de bas de page 120

Public Health England, Health matters: giving every child the best start in life. 2016, PHE London. Accessible en ligne : https://publichealthmatters.blog.gov.uk/2016/05/12/health-matters-giving-every-child-the-best-start-in-life/

Retour à la référence de la note de bas de page 120

Note de bas de page 121

Chandler, M.J. and C. Lalonde, Cultural Continuity as a Hedge against Suicide in Canada's First Nations. Transcultural Psychiatry, 1998. 35(2): p. 191-219.

Retour à la référence de la note de bas de page 121

Note de bas de page 122

Chandler, M., J and C. Lalonde, Cultural Continuity as a Protective Factor Against Suicide in First Nations Youth. Vol. 10. 2008.

Retour à la référence de la note de bas de page 122

Note de bas de page 123

McCormick, R., Indigenous traditions in the treatment of substance abuse. Canadian Journal of Counselling, 2000. 34(1): p. 25-32.

Retour à la référence de la note de bas de page 123

Note de bas de page 124

Lovato, C., A. Watts, and L.F. Stead, Impact of tobacco advertising and promotion on increasing adolescent smoking behaviours. Cochrane Database Syst Rev, 2011(10): p. Cd003439.

Retour à la référence de la note de bas de page 124

Note de bas de page 125

Anderson, P., et al., Impact of alcohol advertising and media exposure on adolescent alcohol use: a systematic review of longitudinal studies. Alcohol and Alcoholism, 2009. 44(3): p. 229-243.

Retour à la référence de la note de bas de page 125

Note de bas de page 126

Moreno, M.A., et al., A content analysis of displayed alcohol references on a social networking web site. J Adolesc Health, 2010. 47(2): p. 168-75.

Retour à la référence de la note de bas de page 126

Note de bas de page 127

Stern, S. and L. Morr, Portrayals of teen smoking, drinking, and drug use in recent popular movies. J Health Commun, 2013. 18(2): p. 179-91.

Retour à la référence de la note de bas de page 127

Note de bas de page 128

Nunez-Smith, M., et al., Media exposure and tobacco, illicit drugs, and alcohol use among children and adolescents: a systematic review. Subst Abus, 2010. 31(3): p. 174-92.

Retour à la référence de la note de bas de page 128

Note de bas de page 129

Matthews, S., R. Dwyer, and A. Snoek, Stigma and Self-Stigma in Addiction. Journal of Bioethical Inquiry, 2017. 14(2): p. 275-286.

Retour à la référence de la note de bas de page 129

Note de bas de page 130

Patrick, M.E., et al., Socioeconomic status and substance use among young adults: a comparison across constructs and drugs. Journal of Studies on Alcohol and Drugs, 2012. 73(5): p. 772-782.

Retour à la référence de la note de bas de page 130

Note de bas de page 131

Centre canadien de lutte contre les toxicomanies. Manuel d’Approche systémique : Déterminants socioéconomiques de la santé. 2014. Ottawa. Accessible en ligne : http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/CCSA-Systems-Approach-Socioeconomic-Determinants-2014-fr.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 131

Note de bas de page 132

Galea, S. and D. Vlahov, Social determinants and the health of drug users: socioeconomic status, homelessness, and incarceration. Public health reports, 2002. 117(Suppl 1): p. S135.

Retour à la référence de la note de bas de page 132

Note de bas de page 133

Statistique Canada. La disposition à apprendre à l'école pour les jeunes de cinq ans au Canada. 2006; Accessible en ligne : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/89-599-m/89-599-m2006004-fra.htm

Retour à la référence de la note de bas de page 133

Note de bas de page 134

Raphael, D., Social determinants of health: Canadian perspectives. 2009: Canadian Scholars’ Press.

Retour à la référence de la note de bas de page 134

Note de bas de page 135

Xiang, Y., et al., ED visits for drug-related poisoning in the United States, 2007. Am J Emerg Med, 2012. 30(2): p. 293-301.

Retour à la référence de la note de bas de page 135

Note de bas de page 136

Spiller, H., et al., Epidemiological trends in abuse and misuse of prescription opioids. J Addict Dis, 2009. 28(2): p. 130-6.

Retour à la référence de la note de bas de page 136

Note de bas de page 137

Fischer, B., et al., Determinants of overdose incidents among illicit opioid users in 5 Canadian cities. CMAJ : Canadian Medical Association Journal, 2004. 171(3): p. 235-239.

Retour à la référence de la note de bas de page 137

Note de bas de page 138

Feng, C., et al., Homelessness independently predicts injection drug use initiation among street-involved youth in a Canadian setting. J Adolesc Health, 2013. 52(4): p. 499-501.

Retour à la référence de la note de bas de page 138

Note de bas de page 139

Hawkins, J.D., R.F. Catalano, and J.Y. Miller, Risk and protective factors for alcohol and other drug problems in adolescence and early adulthood: implications for substance abuse prevention. Psychological Bulletin, 1992. 112(1): p. 64.

Retour à la référence de la note de bas de page 139

Note de bas de page 140

Resnick, M.D., et al., Protecting adolescents from harm: findings from the National Longitudinal Study on Adolescent Health. Jama, 1997. 278(10): p. 823-832.

Retour à la référence de la note de bas de page 140

Note de bas de page 141

Morrison, W. and P. Kirby, Schools as a setting for promoting positive mental health: Better practices and perspectives. 2011: Joint Consortium for School Health. Accessible en ligne : http://www.jcsh-cces.ca/upload/PMH%20July10%202011%20WebReady.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 141

Note de bas de page 142

Freeman, J.G., King, M., & Pickett, W. , Les comportements de santé des jeunes d'âge scolaire : Rapport sur les tendance 1990-2010. 2015, Agence de la santé publique du Canada: Ottawa. Accessible en ligne : http://www.phac-aspc.gc.ca/hp-ps/dca-dea/prog-ini/school-scolaire/behaviour-comportements/assets/pdf/trends-tendances-fra.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 142

Note de bas de page 143

Agence de la santé publique du Canada. Cadre d’indicateurs de surveillance de la santé mentale positive : Statistiques rapides, jeunes (12 à 17 ans). 2017 : Ottawa. Accessible en ligne : http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/hpcdp-pspmc/37-4/assets/pdf/ar-04-fra.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 143

Note de bas de page 144

Kaufmann, D.R., Wyman, P. A., Forbes-Jones, E. L., & Barry, J., Prosocial involvement and antisocial peer affiliations as predictors of behavior problems in urban adolescents: Main effects and moderating effects. Journal of Community Psychology, 2007. 35(4): p. 417-434.

Retour à la référence de la note de bas de page 144

Note de bas de page 145

Winstanley, E.L., et al., The association of self-reported neighborhood disorganization and social capital with adolescent alcohol and drug use, dependence, and access to treatment. Drug Alcohol Depend, 2008. 92(1-3): p. 173-82.

Retour à la référence de la note de bas de page 145

Note de bas de page 146

National Institute on Drug Abuse. Preventing Drug Use among Children and Adolescents (In Brief). 2003; Accessible en ligne : https://www.drugabuse.gov/publications/preventing-drug-abuse-among-children-adolescents/acknowledgments

Retour à la référence de la note de bas de page 146

Note de bas de page 147

Waddell, C., et al., A public health strategy to improve the mental health of Canadian children. The Canadian Journal of Psychiatry, 2005. 50(4): p. 226-233.

Retour à la référence de la note de bas de page 147

Note de bas de page 148

Leslie, K., Youth substance use and abuse: challenges and strategies for identification and intervention. CMAJ : Canadian Medical Association Journal, 2008. 178(2): p. 145-148.

Retour à la référence de la note de bas de page 148

Note de bas de page 149

Janus, M., Brinkman, S., Duku, E., Hertzman, C., Santos, R., Sayers, M., et al., The Early Development Instrument: Population-based measure for communities. A handbook on development, properties, and use. 2007, Offord Centre for Child Studies. (n.d.). : Hamilton. Accessible en ligne : https://www.researchgate.net/publication/238581896_The_Early_Development_Instrument_A_Population-based_Measure_for_Communities_A_Handbook_on_Development_Properties_and_Use

Retour à la référence de la note de bas de page 149

Note de bas de page 150

Chan, M., Linking child survival and child development for health, equity, and sustainable development. The Lancet, 2013. 381(9877): p. 1514-1515.

Retour à la référence de la note de bas de page 150

Note de bas de page 151

Institut canadien d’information sur la santé. Enfants vulnérables dans certains domaines de la petite enfance : un déterminant de la santé des enfants. 2014; Accessible en ligne : https://secure.cihi.ca/free_products/Children_Vulnerable_in_Areas_of_Early_Development_FR.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 151

Note de bas de page 152

Afifi, T.O., et al., Child abuse and mental disorders in Canada. Cmaj, 2014. 186(9): p. E324-32.

Retour à la référence de la note de bas de page 152

Note de bas de page 153

SAMHSA’s Center for the Application of Prevention Technologies, The Role of Adverse Childhood Experiences in Substance Abuse and Related Behavioral Health Problems. SAMHSA’s Center for the Application of Prevention Technologies. Accessible en ligne : https://www.samhsa.gov/capt/sites/default/files/resources/aces-behavioral-health-problems.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 153

Note de bas de page 154

Statistique Canada. La violence familiale au Canada : un profil statistique, 2015. 2017; Accessible en ligne : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/85-002-x/2017001/article/14698-fra.htm

Retour à la référence de la note de bas de page 154

Note de bas de page 155

Lander, L., J. Howsare, and M. Byrne, The Impact of Substance Use Disorders on Families and Children: From Theory to Practice. Social work in public health, 2013. 28(0): p. 194-205.

Retour à la référence de la note de bas de page 155

Note de bas de page 156

Griffin, K.W. and G.J. Botvin, Evidence-Based Interventions for Preventing Substance Use Disorders in Adolescents. Child and Adolescent Psychiatric Clinics of North America, 2010. 19(3): p. 505-526.

Retour à la référence de la note de bas de page 156

Note de bas de page 157

Stone, A.L., et al., Review of risk and protective factors of substance use and problem use in emerging adulthood. Addict Behav, 2012. 37(7): p. 747-75.

Retour à la référence de la note de bas de page 157

Note de bas de page 158

Hodder, R.K., et al., Systematic review of universal school-based ‘resilience’ interventions targeting adolescent tobacco, alcohol or illicit substance use: a meta-analysis. Preventive Medicine, 2017. 100: p. 248-268.

Retour à la référence de la note de bas de page 158

Note de bas de page 159

Liebenberg, L., Joubert, N., & Foucault, M.L. Understanding core resilience elements and indicators: A comprehensive review of the literature. 2017; Accessible en ligne : http://lindaliebenberg.com/wp-content/uploads/2017/11/PHAC-Resilience-Report-Final-Version-November-2017.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 159

Note de bas de page 160

Bonell, C., et al., What is positive youth development and how might it reduce substance use and violence? A systematic review and synthesis of theoretical literature. BMC Public Health, 2015. 16(1): p. 135.

Retour à la référence de la note de bas de page 160

Note de bas de page 161

Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies. Toxicomanie au Canada : Troubles concomitants. 2009; Accessible en ligne : http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/ccsa-011812-2010.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 161

Note de bas de page 162

Schuckit, M.A., Comorbidity between substance use disorders and psychiatric conditions. Addiction, 2006. 101 Suppl 1: p. 76-88.

Retour à la référence de la note de bas de page 162

Note de bas de page 163

Goldman, D., G. Oroszi, and F. Ducci, The genetics of addictions: uncovering the genes. Nat Rev Genet, 2005. 6(7): p. 521-32.

Retour à la référence de la note de bas de page 163

Note de bas de page 164

Meyers, J.L. and D.M. Dick, Genetic and Environmental Risk Factors for Adolescent-Onset Substance Use Disorders. Child and Adolescent Psychiatric Clinics of North America, 2010. 19(3): p. 465-477.

Retour à la référence de la note de bas de page 164

Note de bas de page 165

Bierut, L.J., Genetic vulnerability and susceptibility to substance dependence. Neuron, 2011. 69(4): p. 618-627.

Retour à la référence de la note de bas de page 165

Note de bas de page 166

Kreek, M.J., et al., Genetic influences on impulsivity, risk taking, stress responsivity and vulnerability to drug abuse and addiction. Nature Neuroscience, 2005. 8(11): p. 1450.

Retour à la référence de la note de bas de page 166

Note de bas de page 167

Merikangas, K.R. and S. Avenevoli, Implications of genetic epidemiology for the prevention of substance use disorders. Addictive Behaviors, 2000. 25(6): p. 807-820.

Retour à la référence de la note de bas de page 167

Note de bas de page 168

Schmidt, R., Poole, N., Greaves, L., and Hemsing, N, New Terrain Tools to Integrate Trauma and Gender Informed Responses into Substance Use Practice and Policy. 2018, Centre of Excellence for Women’s Health: Vancouver. Accessible en ligne : http://bccewh.bc.ca/wp-content/uploads/2018/06/NewTerrain_FinalOnlinePDF.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 168

Note de bas de page 169

Bowen, E.A. and N.S. Murshid, Trauma-Informed Social Policy: A Conceptual Framework for Policy Analysis and Advocacy. Am J Public Health, 2016. 106(2): p. 223-9.

Retour à la référence de la note de bas de page 169

Note de bas de page 170

BC Centre of Excellence for Women’s Health, Healing Families, Helping Systems: A Trauma-Informed Practice Guide for Working with Children, Youth and Families. 2016.

Retour à la référence de la note de bas de page 170

Note de bas de page 171

Grella, C.E., et al., Gender similarities and differences in the treatment, relapse, and recovery cycle. Evaluation review, 2008. 32(1): p. 113-137.

Retour à la référence de la note de bas de page 171

Note de bas de page 172

Blake, S.M., et al., A review of substance abuse prevention interventions for young adolescent girls. The Journal of Early Adolescence, 2001. 21(3): p. 294-324.

Retour à la référence de la note de bas de page 172

Note de bas de page 173

Clow, B., et al., Rising to the challenge: Sex-and gender-based analysis for health planning, policy and research in Canada. Halifax, NS: Atlantic Centre of Excellence for Women’s Health, 2009. Accessible en ligne : http://bccewh.bc.ca/wp-content/uploads/2012/05/2009_Rising_to_the_challenge.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 173

Note de bas de page 174

Bialystok, L., Nancy, P., Greaves, L. & Thomas, G., Recalculating Risk: An Opportunity for Gender-Transformative Alcohol Education for Girls and Women, in Making It Better: Gender-Transformative Health Promotion. 2014: Canadian Scholar’s Press/Women’s Press.

Retour à la référence de la note de bas de page 174

Note de bas de page 175

Reading, J., C. Loppie, and J. O’Neil, Indigenous health systems governance: From the Royal Commission on Aboriginal Peoples (RCAP) to Truth and Reconciliation Commission (TRC). International Journal of Health Governance, 2016. 21(4): p. 222-228.

Retour à la référence de la note de bas de page 175

Note de bas de page 176

Société canadienne du sida. Pairologie : un guide d'implication par et pour les personnes utilisatrices de drogues. 2015. Accessible en ligne : https://www.catie.ca/fr/ressources/pairologie-guide-dimplication-les-personnes-utilisatrices-drogues

Retour à la référence de la note de bas de page 176

Note de bas de page 177

Centre canadien de lutte contre les toxicomanies. Engagement éthique des jeunes dans des campagnes de prévention de la toxicomanie. 2013. Accessible en ligne : http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/CCSA-2013-Ethical-Youth-Engagement-fr.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 177

Note de bas de page 178

Frieden, T.R., A Framework for Public Health Action: The Health Impact Pyramid. American Journal of Public Health, 2010. 100(4): p. 590-595.

Retour à la référence de la note de bas de page 178

Note de bas de page 179

Watson, R.J., et al., Sexual minority youth continue to smoke cigarettes earlier and more often than heterosexuals: Findings from population-based data. Drug and Alcohol Dependence, 2018. 184: p. 64-70.

Retour à la référence de la note de bas de page 179

Note de bas de page 180

Brown, T., S. Platt, and A. Amos, Equity impact of interventions and policies to reduce smoking in youth: systematic review. Tob Control, 2014. 23(e2): p. e98-105.

Retour à la référence de la note de bas de page 180

Note de bas de page 181

Marmot, M., Social determinants of health inequalities. The Lancet, 2005. 365(9464): p. 1099-1104.

Retour à la référence de la note de bas de page 181

Note de bas de page 182

McCain, M.N., J.F. Mustard, and S. Shanker, Early years study 2: Putting science into action. 2007, Council for Early Child Development Toronto. Accessible en ligne : http://www.peterborough.ca/AssetFactory.aspx?did=27309

Retour à la référence de la note de bas de page 182

Note de bas de page 183

National Institute on Drug Abuse, Principles of Substance Abuse Prevention for Early Childhood: A Research-Based Guide. 2016. Accessible en ligne : https://www.drugabuse.gov/publications/principles-substance-abuse-prevention-early-childhood/table-contents

Retour à la référence de la note de bas de page 183

Note de bas de page 184

Emploi et Développement social Canada. Une chance pour tous : La première stratégie canadienne de réduction de la pauvreté. 2018. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/campagne/reduction-pauvrete.html

Retour à la référence de la note de bas de page 184

Note de bas de page 185

Société canadienne d'hypothèques et de logement, Stratégie nationale sur le logement. s.d. Accessible en ligne : https://www.cmhc-schl.gc.ca/fr/nhs

Retour à la référence de la note de bas de page 185

Note de bas de page 186

Emploi et Développement social Canada. Apprentissage et garde des jeunes enfants autochtones. 2017. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/programmes/apprentissage-jeunes-enfants-autochtones.html

Retour à la référence de la note de bas de page 186

Note de bas de page 187

Van Zee, A., The Promotion and Marketing of OxyContin: Commercial Triumph, Public Health Tragedy. American Journal of Public Health, 2009. 99(2): p. 221-227.

Retour à la référence de la note de bas de page 187

Note de bas de page 188

Santé Canada. Avis d’intention de restreindre le marketing et la publicité des opioïdes. 2018. Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/medicaments/annonces/restreindre-marketing-publicite-opioides.html

Retour à la référence de la note de bas de page 188

Note de bas de page 189

National Pain Centre. Lignes directrices canadiennes relatives à l'utilisation des opioïdes pour le traitement de la douleur chronique non cancéreuse. 2017, National Pain Centre: Hamilton. Accessible en ligne : http://nationalpaincentre.mcmaster.ca/documents/PDFofnewFrenchguideline28sept2017.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 189

Note de bas de page 190

Centre canadien de lutte contre les toxicomanies. Compétences pour les intervenants en prévention de la consommation de substances chez les jeunes : Rapport sur les compétences pour les intervenants en prévention. 2015; Accessible en ligne : http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/CCSA-Prevention-Workforce-Competencies-Report-2015-fr.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 190

Note de bas de page 191

Petrie, J., F. Bunn, and G. Byrne, Parenting programmes for preventing tobacco, alcohol or drugs misuse in children &lt;18: a systematic review. Health Education Research, 2007. 22(2): p. 177-191.

Retour à la référence de la note de bas de page 191

Note de bas de page 192

Miller, T.R., Projected Outcomes of Nurse-Family Partnership Home Visitation During 1996-2013, USA. Prev Sci, 2015. 16(6): p. 765-77.

Retour à la référence de la note de bas de page 192

Note de bas de page 193

Ryan, C., Generating a revolution in prevention, wellness & care for LGBT children & youth. Temple Political & Civil Rights Law Review, 2014. 23(2): p. 331-344.

Retour à la référence de la note de bas de page 193

Note de bas de page 194

Faggiano, F., et al., Universal school-based prevention for illicit drug use. Cochrane Database Syst Rev, 2014(12): p. Cd003020.

Retour à la référence de la note de bas de page 194

Note de bas de page 195

Slater, M.D., et al., Combining in-school and community-based media efforts: reducing marijuana and alcohol uptake among younger adolescents. Health Educ Res, 2006. 21(1): p. 157-67.

Retour à la référence de la note de bas de page 195

Note de bas de page 196

Foxcroft, D.R. and A. Tsertsvadze, Universal school-based prevention programs for alcohol misuse in young people. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2011(5).

Retour à la référence de la note de bas de page 196

Note de bas de page 197

McBride, N., et al., Harm minimization in school drug education: final results of the School Health and Alcohol Harm Reduction Project (SHAHRP). Addiction, 2004. 99(3): p. 278-91.

Retour à la référence de la note de bas de page 197

Note de bas de page 198

McBride N, F.F., Muleners L, Midford R, School health and alcohol harm reduction project: details of intervention development and research procedures. 2006, National Drug Research Institute: Curtin University of Technology, Perth, Australia.

Retour à la référence de la note de bas de page 198

Note de bas de page 199

Kirmayer, L.J., et al., Rethinking resilience from indigenous perspectives. Can J Psychiatry, 2011. 56(2): p. 84-91.

Retour à la référence de la note de bas de page 199

Note de bas de page 200

Soole, D.W., L. Mazerolle, and S. Rombouts, School-Based Drug Prevention Programs: A Review of What Works. Australian & New Zealand Journal of Criminology, 2008. 41(2): p. 259-286.

Retour à la référence de la note de bas de page 200

Note de bas de page 201

Moffat, B.M., R.J. Haines-Saah, and J.L. Johnson, From didactic to dialogue: Assessing the use of an innovative classroom resource to support decision-making about cannabis use. Drugs: Education, Prevention and Policy, 2017. 24(1): p. 85-95.

Retour à la référence de la note de bas de page 201

Note de bas de page 202

Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies. Consolider nos forces : Normes canadiennes de prévention de l'abus de substances en milieu scolaire (version 2.0). 2010. Accessible en ligne : http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/ccsa-011816-2010.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 202

Note de bas de page 203

Singh, R.D., Jimerson, S.R., Renshaw, T. et al., A Summary and Synthesis of Contemporary Empirical Evidence Regarding the Effects of the Drug Abuse Resistance Education Program (D.A.R.E.). Contemporary School Psychology, 2011. 15(1): p. 93-102.

Retour à la référence de la note de bas de page 203

Note de bas de page 204

McBride, N., A systematic review of school drug education. Health Educ Res, 2003. 18(6): p. 729-42.

Retour à la référence de la note de bas de page 204

Note de bas de page 205

Onrust, S.A., et al., School-based programmes to reduce and prevent substance use in different age groups: What works for whom? Systematic review and meta-regression analysis. Clin Psychol Rev, 2016. 44: p. 45-59.

Retour à la référence de la note de bas de page 205

Note de bas de page 206

Tanner-Smith, E.E. and M.W. Lipsey, Brief alcohol interventions for adolescents and young adults: a systematic review and meta-analysis. J Subst Abuse Treat, 2015. 51: p. 1-18.

Retour à la référence de la note de bas de page 206

Note de bas de page 207

Tanner-Smith, E.E., et al., Can Brief Alcohol Interventions for Youth Also Address Concurrent Illicit Drug Use? Results from a Meta-analysis. Journal of Youth and Adolescence, 2015. 44(5): p. 1011-1023.

Retour à la référence de la note de bas de page 207

Note de bas de page 208

Tevyaw, T.O.a.M., P.M., Motivational enhancement and other brief interventions for adolescent substance abuse: Foundations, applications and evaluations. Addiction Science & Clinical Practice, 2004. 99: p. 63-75.

Retour à la référence de la note de bas de page 208

Note de bas de page 209

Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances. Normes de prévention de la consommation problématique de drogues. 2014. Accessible en ligne : http://www.ccdus.ca/fra/topics/Children-and-Youth/Drug-Prevention-Standards/Pages/default.aspx

Retour à la référence de la note de bas de page 209

Note de bas de page 210

Young, E. How Iceland Got Teens to Say No to Drugs. 2017; Accessible en ligne : https://www.theatlantic.com/health/archive/2017/01/teens-drugs-iceland/513668/.

Retour à la référence de la note de bas de page 210

Note de bas de page 211

Sigfusdottir, I., et al., Trends in prevalence of substance use among Icelandic adolescents, 1995–2006. Vol. 3. 2008. 12.

Retour à la référence de la note de bas de page 211

Note de bas de page 212

Arnarsson, A., G.K. Kristofersson, and T. Bjarnason, Adolescent alcohol and cannabis use in Iceland 1995-2015. 2018. 37 Suppl 1: p. S49-s57.

Retour à la référence de la note de bas de page 212

Note de bas de page 213

Assemblée des Premières Nations. Lancement du Cadre de continuum du mieux-être mental des Premières Nations. 2015; Accessible en ligne : http://www.afn.ca/fr/2015/01/28/lancement-du-cadre-de-continuum-du-mieux-etre-mental-des-premieres-nations/

Retour à la référence de la note de bas de page 213

Note de bas de page 214

Governement du Canada. La nouvelle Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances. 2016; Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/nouvelles/2016/12/nouvelle-strategie-canadienne-drogues-autres-substances.html

Retour à la référence de la note de bas de page 214

Note de bas de page 215

Santé Canada. Consultation publique sur le renforcement de l’approche du Canada à l’égard des enjeux liés à la consommation de substances. 2018; Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/health-canada/services/substance-use/canadian-drugs-substances-strategy/strengthening-canada-approach-substance-use-issue.html

Retour à la référence de la note de bas de page 215

Note de bas de page 216

Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances. "Directives pour aider les fournisseurs de soins de santé à promouvoir la consommation d'alcool à faible risque chez les patients [brochure]." 2013; Accessible en ligne : http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/2012-Guidelines-For-Healthcare-Providers-to-Promote-Low-Risk-Drinking-Among-Patients-fr.pdf

Retour à la référence de la note de bas de page 216

Note de bas de page 217

Emploi et Développement social Canada. Logement d'abord. 2017; Accessible en ligne : https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/programmes/communautes/sans-abri/logement-abord.html

Retour à la référence de la note de bas de page 217

Note de bas de page 218

Collins, S. E., D. K. Malone and M. E. Larimer. 2012. "Motivation to change and treatment attendance as predictors of alcohol-use outcomes among project-based Housing First residents." Addictive Behaviors 37(8): 931-939.

Retour à la référence de la note de bas de page 218

Note de bas de page 219

Larimer, M. E., D. K. Malone, M. D. Garner, D. C. Atkins, B. Burlingham, H. S. Lonczak, K. Tanzer, J. Ginzler, S. L. Clifasefi, W. G. Hobson and G. A. Marlatt. 2009. "Health care and public service use and costs before and after provision of housing for chronically homeless persons with severe alcohol problems." Jama 301(13): 1349-1357.

Retour à la référence de la note de bas de page 219

Annexe 1 : Glossaire

Approche tenant compte des traumatismes
Une approche tenant compte des traumatismes consiste à reconnaître des expériences de traumatisme passées et présentes et en tenir compte au sein des systèmes, politiques, progammes et pratiques de l'organisation de façon à pouvoir agir efficacement et avec compassion auprès de la personne éprouvée. L'approche opère à des niveaux multiples : de la part du praticien, de l'organisation, et ce, avec l'appui d'une collaboration élargie à l'échelle des systèmes et des secteurs. Elle a pour but de réduire au minimum les méfaits et d'éviter un nouvel épisode traumatique tout en assurant la sécurité de la personne, des choix possibles et la prise en charge.
Autochtones
Terme collectif désignant les premiers peuples d'Amérique du Nord et leurs descendants. Il existe trois groupes de peuples autochtones au Canada : les Premières Nations, les Inuits et les Métis.
Cannabis
Terme générique qui renvoie à plusieurs préparations psychoactives de la plante appelée genus cannabis. Il contient des centaines de substances chimiques et plus de 100 cannabinoïdes, dont la plupart sont biologiquement actifs. Parmi ces substances, deux cannabinoïdes ont reçu le plus grand intérêt scientifique : le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD). Le THC, qui a des effets thérapeutiques, est le composé essentiellement responsable des effets psychomimétiques caractéristiques du cannabis, tandis que le CBD induit des effets thérapeutiques mais pas d'effets psychomimétiques apparents, même s'il s'agit d'une substance psychoactive.
Consommation abusive d'alcool
Le fait de consommer une quantité excessive de verres standard d'alcool (c.-à-d., 341 ml de bière ou de cidre, 142 ml de vin, ou 43 ml de spiritueux) : au moins 5 verres pour les hommes et 4 pour les femmes, en une seule occasion, et au moins une fois par mois l'année précédente.
Consommation de substances
Il existe un continuum de la consommation de substances, de l'expérimentation à la consommation chronique à doses élevées.
Consommation problématique de substances
Consommation d'une substance psychoactive qui, en raison de la manière dont celle-ci est consommée, des circonstances ambiantes, de la quantité consommée ou de la fréquence de consommation, peut nuire à l'intéressé ou aux personnes qui l'entourent.
Déterminants sociaux de la santé
Circonstances où les personnes naissent, grandissent, travaillent, vivent et vieillissent. Ces circonstances sont liées à la place de ces personnes dans la société, que ce soit en fonction du revenu, de l'éducation ou de l'emploi. L'expérience de discrimination ou d'un traumatisme historique est aussi un important déterminant social de la santé pour certains groupes comme les peuples autochtones.
Développement positif des jeunes
Approche fondée sur les points forts qui vise à accroître la résilience des jeunes et à renforcer les facteurs de protection dans leur environnement. Elle favorise des résultats positifs pour les jeunes en leur offrant des possibilités, en promouvant des relations positives et en leur offrant le soutien nécessaire pour qu'ils surmontent l'adversité.
Facteurs de protection
Facteurs qui réduisent la probabilité, pour une personne, de développer des problèmes de consommation de substances ou des problèmes de santé liés à une telle consommation.
Facteurs de risque
Facteurs qui augmentent la probabilité que certaines personnes se mettent à consommer des substances de manière problématique ou à développer des problèmes de santé liés à cette consommation.
Inégalités en matière de santé
Différences dans l'état de santé ou la répartition des déterminants de la santé entre divers groupes de population. Ces différences peuvent être dues à des déterminants non modifiables, tels que des facteurs biologiques ou la chance, ou encore à des déterminants modifiables, tels que le revenu, la scolarité, l'emploi et les soutiens sociaux.
Iniquités en matière de santé
Sous-ensemble d'inégalités en matière de santé découlant de la persistance de déterminants modifiables dans certains groupes de population.
Instrument de mesure du développement de la petite enfance (IMDPE)
Outil très utilisé qui sert à mesurer la disposition à apprendre des enfants. Il s'agit d'une liste de vérification remplie par l'enseignant de la maternelle qui a été conçue pour évaluer la maturité scolaire des élèves dans cinq domaines de développement : santé physique et bien-être, compétences sociales, maturité affective, habiletés cognitives et développement du langage, et connaissances générales et habiletés de communication. Les résultats de l'IMDPE renvoient au pourcentage d'enfants qui se trouvent en dessous du seuil de 10 % de la population de comparaison (p. ex., province ou Canada) dans au moins un des cinq domaines de développement.
Jeunes (adolescents et jeunes adultes)
Conformément à la définition de l'Organisation mondiale de la Santé, l'adolescence, dans le présent rapport, est définie comme la période qui se situe entre les âges de 10 et 19 ans, et la période des jeunes adultes est celle qui se situe entre les âges de 20 et 24 ans. Tout au long du rapport, le terme « jeunes » renvoie à l'un ou l'autre de ces groupes.
LGBTQ2
Sigle en constante évolution qui désigne les lesbiennes, les gais, les bisexuels, les transgenres, les queers, les bispirituels et d'autres groupes identitaires.
Normes sociales
Règles de conduite coutumières qui sont considérées comme acceptables au sein des groupes et des sociétés.
Opioïdes
Médicaments puissants (comme la codéine, l'oxycodone, la morphine, l'hydromorphone et le fentanyl) généralement prescrits pour atténuer la douleur; ils peuvent produire une sensation d'euphorie, ce qui peut entraîner une surconsommation. S'ils sont pris en grandes quantités ou avec d'autres dépressifs (comme de l'alcool), les opioïdes peuvent occasionner une dépression respiratoire et le décès. En plus d'être des médicaments sur ordonnance, ils peuvent être produits ou obtenus de manière illégale.
Réduction des méfaits
Renvoie aux politiques, aux programmes et aux pratiques qui visent à réduire les conséquences sanitaires, sociales et économiques néfastes associées à la consommation de substances psychoactives légales et illégales, sans nécessairement imposer aux personnes qui les consomment de s'en abstenir ou d'arrêter complètement d'en consommer. L'approche de réduction des méfaits consiste à respecter le droit des personnes à consommer des substances, à promouvoir une consommation à risque plus faible et à traiter les facteurs de risque et de protection liés aux méfaits.
Résilience
Capacité à se remettre d'une épreuve. Les personnes, les familles et les communautés résilientes sont plus à même de faire face aux difficultés et à l'adversité que celles qui le sont moins.
Substances psychoactives
Substances qui, lorsqu'elles sont ingérées, altèrent les processus mentaux. Pour les besoins du présent rapport, le terme « substances » renvoie aux substances psychoactives. Les substances présentées dans le présent rapport sont l'alcool, le cannabis et les opioïdes.
Traumatisme
Effets des expériences qu'une personne ne parvient pas à surmonter. Ces expériences peuvent être des cas de sévices, de négligence et d'exposition à la violence pendant l'enfance ou des événements plus tardifs, comme une agression sexuelle, une violence conjugale, une catastrophe naturelle, une guerre, des accidents, un décès soudain et imprévu et un éloignement forcé du domicile ou du milieu culturel.
Trouble du spectre de l'alcoolisation fœtale (TSAF)
Terme diagnostique générique qui sert à décrire les diverses conséquences qui peuvent survenir chez les personnes qui ont été exposées à l'alcool avant leur naissance. Ces effets peuvent être physiques, cognitifs et comportementaux, entraîner des troubles de la mémoire et des difficultés d'apprentissage, et être permanents.
Trouble lié à la consommation de substances
A lieu lorsque la consommation récurrente de substances entraîne une grande incapacité clinique et fonctionnelle, comme des problèmes de santé, une invalidité et l'incapacité d'assumer d'importantes responsabilités au travail, à l'école ou à la maison. D'après le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Health Disorders (manuel diagnostique et statistique des troubles de santé mentale), 5e édition (DSM-V), le diagnostic des troubles liés à la consommation de substances s'appuie sur les signes d'altération du contrôle, de mésadaptation sociale et de consommation risquée, ainsi que sur des critères pharmacologiques.

Annexe 2 : Tableau de bord de l'ACSP sur l'état de santé de la population

Tableau A: État de santé général
Sujet Indicateur Année des données les plus récentes Sources des données Tendance au fil du temps (jusqu'à 15 ans) Référence internationale
Espérance de vie à la naissance 82 ans
Espérance de vie générale
2013-2015 Statistique de l'état civil Meilleure Même (1)
84 ans
Espérance de vie des femmes
2013-2015 Statistique de l'état civil Meilleure Même (1)
80 ans
Espérance de vie des hommes
2013-2015 Statistique de l'état civil Meilleure Même (1)
Espérance de vie ajustée en fonction de la santé (EVAS) à la naissance 71 ans
EVAS des femmes
2010-2012 Statistique de l'état civil du Canada, Bases de données sur les naissances et les décès et les estimations de la population; Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes; Enquête nationale sur la santé de la population, volet établissements de soins de santé; Enquête sur les établissements de soins pour bénéficiaires internes; Enquête canadienne sur les mesures de la santé; Recensement de la population Meilleure MeilleureAnnexe 2 Note de bas de page *
(2)
69 ans
EVAS des hommes
2010-2012 Meilleure
Santé perçue 61 % de la population (de 12 ans et plus) qui s'estime être en « très bonne » ou « excellente » santé 2017 Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) Même MeilleureAnnexe 2 Note de bas de page **
(1)
Santé mentale perçue 70 % de la population (de 12 ans et plus) qui s'estime être en « très bonne » ou « excellente » santé mentale 2017 Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) Pire S.O.
Note de bas de page *

La « Région des Amériques » de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a servi de comparateur.

Retour à la référence de la note de bas de page *

Note de bas de page 2

En ce qui concerne cette question de l'enquête, le Canada offrait un ensemble différent de réponses positives, ce qui a créé un biais positif dans cette estimation.

Retour à la référence de la note de bas de page **

Tableau B: Facteurs qui influent sur la santé
Catégorie Sujet Indicateur Année des données les plus récentes Sources des données Tendance au fil du temps (jusqu'à 15 ans) Référence internationale
Facteurs sociaux Appartenance à la communauté 69 % de la population (de 12 ans et plus) qui déclare un sentiment d'appartenance « plutôt fort » ou « très fort » à la communauté locale 2017 Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) Meilleure S.O.
Pauvreté (seuil officiel de la pauvreté au Canada)  11 % de la population vivant sous le seuil officiel de la pauvreté au Canada, selon la Mesure du panier de consommation (MPC) – une mesure de faible revenu basée sur le coût d'un panier de biens et de services correspondant à un niveau de vie de base 2016 Enquête canadienne sur le revenu (ECR) Meilleure S.O.
Pauvreté chez les enfants (seuil officiel de la pauvreté au Canada)  11 % d'enfants vivant sous le seuil officiel de la pauvreté au Canada, selon la MPC 2016 Enquête canadienne sur le revenu (ECR) Meilleure S.O.
Éducation 14 % de la population (de plus de 25 ans) ne détenant pas de certificat, de diplôme ou de grade 2017 Enquête sur la population active Meilleure Meilleure
(3)
Besoins impérieux en matière de logement 13 % de ménages ayant des besoins impérieux en matière de logement (considéré inadéquat, inabordable ou d'une taille non convenable) 2016 Recensement Même S.O.
Insécurité alimentaire 8 % de ménages vivent dans l'insécurité alimentaire 2011-2012 Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) Même S.O.
Consommation problématique de substances Tabagisme 13 % de la population (de 15 ans et plus) qui déclare fumer quotidiennement ou occasionnellement à l'heure actuelle (cigarettes seulement) 2015 Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD) Meilleure Meilleure
(1)
Cannabis 3 % de la population (de 15 ans et plus) qui déclare consommer quotidiennement, ou presque, du cannabis (12 derniers mois) 2015 Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD) S.O. PireNote de bas de page *
(4)
Alcool 20 % de la population (de 12 ans et plus) qui déclare avoir une consommation abusive d'alcool (pour les hommes, 5 verres ou plus; pour les femmes, 4 verres ou plus) au moins une fois par mois (12 derniers mois) 2017 Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) PireNote de bas de page ** Même
(1)
Opioïdes 11 pour 100 000 habitants
Taux de décès apparemment liés à la consommation d'opioïdes
2017 Surveillance concernant les opioïdes PireNote de bas de page *** S.O.
16 pour 100 000 habitants
Taux d'hospitalisations attribuables à une surdose liée à la consommation d'opioïdes
2017 Base de données sur la morbidité hospitalière (BDMH) Pire S.O.
Facteurs de risque relatifs aux enfants et au comportement Intimidation 22 % de jeunes de la 7e à la 10e année qui déclarent avoir été victimes d'intimidation (au moins 1 ou 2 fois au cours des 2 derniers mois) 2014 Comportements de santé des jeunes d'âge scolaire Même Même
(5)
Activité physique 7 % d'enfants et de jeunes (de 6 à 17 ans) qui accumulent au moins 60 minutes d'activité physique modérée à vigoureuse par jour 2015 Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) Même S.O.
Comportement sédentaire 29 % d'enfants et de jeunes qui déclarent suivre les recommandations pour contrer la sédentarité en passant tout au plus 2 heures par jour à regarder la télévision ou à utiliser un ordinateur durant leurs loisirs 2014-2015 Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) S.O. S.O.
Surpoids et obésité 17 % de la population de 6 à 18 ans entrant dans la catégorie des personnes présentant un surpoids selon la définition de l'OMS 2015 Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) Même MemeNote de bas de page ****
(1)
14 % de la population de 6 à 18 ans entrant dans la catégorie des personnes obèses selon la définition de l'OMS 2015 Même
Violence faite aux enfants 33 % de la population ayant subi l'un ou l'autre des trois types de violence faite aux enfants avant l'âge de 15 ans (violence physique, violence sexuelle, ou avoir été témoin de violence commise par un parent ou un tuteur contre un autre adulte) 2014  Enquête sociale générale S.O. S.O.
Facteurs de protection durant la petite enfance Instrument de mesure du développement de la petite enfance 26 % d'enfants vulnérables dans un des cinq domaines de développement avant d'entamer la 1re année scolaire (santé physique et bien-être; compétences sociales; maturité affective; habiletés cognitives et développement du langage; connaissances générales et habiletés de communication) Données regroupées de différentes années Offord Centre for Child Studies, Université McMaster S.O. S.O.
Vaccination 89 % de la population de 2 ans ayant reçu le vaccin contre la rougeole 2015 Enquête sur la couverture vaccinale nationale des enfants Même Pire
(6)
77 % de la population de 2 ans ayant reçu les quatre doses recommandées du vaccin contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos 2015 Même Pire
(6)
91 % de la population de 2 ans ayant reçu le vaccin contre la polio 2015 Même S.O.
75 % de la population de 2 ans ayant reçu le vaccin contre la varicelle 2015 Même S.O.
Facteurs de la santé de la mère et du nourrisson Faible poids à la naissance 6 % de naissances vivantes dont le poids à la naissance était inférieur à 2 500 g 2016 Statistique de l'état civil Pire Même
(1)
Allaitement 32 % de la population des femmes (de 15 à 55 ans) qui ont donné naissance à un enfant et qui déclarent l'avoir allaité exclusivement pendant au moins 6 mois, sans autre liquide, eau ou aliment solide 2017 Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) Meilleure Même
(6)
Annexe 2 Tableau B Note de bas de page *

Relativement à une enquête internationale sur le nombre de personnes de 15 ans ayant déclaré avoir déjà consommé du cannabis.

Retour à la référence de la note de bas de page *

Annexe 2 Tableau B Note de bas de page **

En 2013, la définition de la consommation abusive d'alcool a été modifiée. À interpréter avec prudence.

Retour à la référence de la note de bas de page **

Annexe 2 Tableau B Note de bas de page ***

Données sur les tendances disponibles seulement pour la dernière année (par rapport à 2016).

Retour à la référence de la note de bas de page ***

Annexe 2 Tableau B Note de bas de page ****

Les comparaisons à l'échelle internationale combinaient les enfants en surpoids et les enfants obèses.

Retour à la référence de la note de bas de page ****

Tableau C: Résultats en santé
Catégorie Sujet Indicateur Année des données les plus récentes Sources des données Tendance au fil du temps (jusqu'à 15 ans) Référence internationale
Maladies chroniques et blessures   Cancer 564 pour 100 000 habitants
Taux de nouveaux cas de cancer (tous âges)
2015 Indicateurs des maladies chroniques au Canada (IMCC) S.O. Même
(1)
66 pour 100 000 habitants  Taux de nouveaux cas de cancer colorectal (tous âges) (à l'exception du Québec) 2017 Registre canadien du cancer (RCC) S.O. S.O.
Maladie cardiovasculaire 592 pour 100 000 habitants
Taux de nouveaux cas de cardiopathie ischémique (20 ans et plus)
2015 Indicateurs des maladies chroniques au Canada (IMCC) Meilleure MeilleureNote de bas de page *
(1)
Diabète 595 pour 100 000 habitants
Taux de nouveaux cas de diabète (1 an et plus) 
2015 Indicateurs des maladies chroniques au Canada (IMCC) Meilleure Même
(1)
Troubles de l'humeur 9 % de la population (de 12 ans et plus) ayant déclaré avoir reçu un diagnostic de trouble de l'humeur, comme la dépression, le trouble bipolaire, la manie ou la dysthymie, de la part d'un professionnel de la santé 2017 Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) Pire S.O.
Démence (y compris la maladie d'Alzheimer) 1373 pour 100 000 habitants  
Taux de nouveaux cas diagnostiqués (65 ans et plus)
2015 Indicateurs des maladies chroniques au Canada (IMCC) Meilleure Même
(1)Note de bas de page **
Suicide 11 pour 100 000 habitants Taux de mortalité par suicide 2016 Statistique de l'état civil Même Même
(1)
Blessures accidentelles 601 pour 100 000 habitants
Taux d'hospitalisations attribuables à des blessures
2016 Base de données sur les congés des patients (BDCP), Base de données sur la morbidité hospitalière (BDMH) Meilleure S.O.
Maladies transmissibles Tuberculose 5 pour 100 000 habitants Taux de nouveaux cas de tuberculose active 2016 Maladies à déclaration obligatoire en ligne Même Meilleure
(7)
Hépatite C 31 pour 100 000 habitants Taux de nouveaux cas d'hépatite C  2016 Meilleure Meilleure
(8)
VIH 7 pour 100 000 habitants Taux de nouveaux cas d'infection par le VIH 2016 Même S.O.
Annexe 2 Tableau C Note de bas de page *

Comparaison à l'échelle internationale du taux de mortalité attribuable à une cardiopathie ischémique, pour 100 000 habitants. L'indicateur porte sur le taux de nouveaux cas.

Retour à la référence de la note de bas de page *

Annexe 2 Tableau C Note de bas de page **

Comparaison internationale basée sur tous les cas (nouveaux et déjà existants).

Retour à la référence de la note de bas de page **

Comparaisons internationales

  1. Organisation de coopération et de développement économiques. (2017). Panorama de la santé 2017. Accessible en ligne: https://www.oecd-ilibrary.org/social-issues-migration-health/panorama-de-la-sante_19991320
  2. Organisation mondiale de la Santé. (2018). Statistiques sanitaires mondiales. Accessible en ligne: http://www.who.int/gho/publications/world_health_statistics/fr/
  3. Organisation de coopération et de développement économiques. (2017). Regard sur l'éducation 2017. Accessible en ligne: https://www.oecd-ilibrary.org/docserver/eag-2017-fr.pdf?expires=1536867251&id=id&accname=guest&checksum=24FAEACDC42648097B062AAA105D54A5
  4. Organisation mondiale de la Santé. (2016). Cannabis use lifetime. Accessible en ligne: https://gateway.euro.who.int/en/indicators/hbsc_27-cannabis-use-lifetime/
  5. Organisation de coopération et de développement économiques. (2017). PISA 2015 Results. Accessible en ligne: https://www.oecd-ilibrary.org/fr/education/pisa-2015-results-volume-iii/students-exposure-to-bullying-results-based-on-students-self-reports-and-index-of-exposure-to-bullying_9789264273856-graph38-en
  6. Organisation de coopération et de développement économiques. (2017). La base de données de l'OCDE sur la famille. Accessible en ligne: http://www.oecd.org/fr/els/famille/basededonnees.htm
  7. Organisation mondiale de la Santé. (2017). Global Tuberculosis Report. Accessible en ligne: http://www.who.int/tb/publications/global_report/gtbr2017_annex4.pdf?ua=1
  8. Mohd Hanafiah K, Groeger J, Flaxman AD, Wiersma ST. Global epidemiology of Hepatitis C virus infection: New estimates of age-specific antibody to HCV seroprevalence. Hepatology. 2013; 57(4):1333-42.

Annexe 3 : Directives de consommation d'alcool à faible risque du Canada et Directives canadiennes d'usage de cannabis à faible risque

Directives de consommation d'alcool à faible risque du Canada

Recommandations :

  • Réduire les risques de santé à long terme (p. ex., maladie du foie et certains cancers)Note de bas de page 216 :
    • Pas plus de 10 verres par semaine pour les femmes, et au plus 2 verres par jour, la plupart des jours de la semaine;
    • Pas plus de 15 verres par semaine pour les hommes, et au plus 3 verres par jour, la plupart des jours de la semaine;
  • Réduire les risques de blessure ou de maladie aiguë à court terme :
    • Pas plus de 3 verres en une seule occasion pour les femmes;
    • Pas plus de 4 verres en une seule occasion pour les hommes;
  • S'abstenir de boire dans les situations considérées comme dangereuses :
    • Conduite d'un véhicule ou utilisation d'une machine ou d'un outil;
    • Prise d'un médicament ou d'autres substances qui interagissent avec l'alcool;
    • Tout type d'activité physique dangereuse ou prise de décisions importantes;
    • Problèmes de santé mentale ou physique ou dépendance à l'alcool;
    • Grossesse en cours ou prévue, ou avant l'allaitement;
    • Prise en charge de la sécurité d'autres personnes.

Directives canadiennes d'usage de cannabis à faible risque
RecommandationsNote de bas de page 97 :

  • Le meilleur moyen d'éviter les risques liés à la consommation de cannabis est de s'en abstenir;
  • Attendre d'être plus âgé avant de commencer à prendre du cannabis;
  • Identifier et choisir des produits de cannabis à faible risque;
  • Éviter les cannabinoïdes synthétiques;
  • Éviter de fumer du cannabis brûlé;
  • Éviter les pratiques d'inhalation nocives (grandes bouffées ou retenir sa respiration);
  • Éviter la consommation fréquente ou intensive de cannabis (quotidienne ou presque);
  • S'abstenir de consommer du cannabis dans les situations considérées comme dangereuses :
    • Conduite d'un véhicule ou utilisation d'une machine;
    • Risque de développer des problèmes de santé mentale;
    • Grossesse;
  • Éviter de combiner ces risques.

Remerciements

De nombreuses personnes et organisations ont participé à l'élaboration du Rapport de l'administratrice en chef de la santé publique sur l'état de la santé publique au Canada, 2018 : Prévention de la consommation problématique de substances chez les jeunes.

Je tiens tout d'abord à remercier les consultants qui ont fourni de précieux conseils d'expert :

  • Dr Cory Neudorf, médecin hygiéniste en chef, région sanitaire de Saskatoon, Université de la Saskatchewan
  • Dr David Mowat, Partenariat canadien contre le cancer
  • Dre Elizabeth Saewyc, Université de la Colombie-Britannique
  • Dr Jeff Reading, Université de Victoria
  • Dr John Frank, Université d'Édimbourg
  • Dre Margo Greenwood, Université du Nord de la Colombie-Britannique, Centre de collaboration nationale de la santé autochtone
  • Dr Michael Routledge, médecin hygiéniste (Manitoba)
  • Dr Perry Kendall, Université de la Colombie-Britannique

Je voudrais remercier en particulier les experts en consommation problématique de substances qui m'ont apporté leur expertise en examinant les différentes versions du rapport :

  • Dr Benedikt Fischer, Centre de toxicomanie et de santé mentale
  • Dr David Hammond, Université de Waterloo
  • Dr Jean-Sébastien Fallu, Université de Montréal
  • Dre Rebecca Saah, Université de Calgary

J'aimerais également mentionner la contribution de nos partenaires et collaborateurs qui ont été consultés pour ce rapport, dont Marlene Laroque et Nelson Alisappi de l'Assemblée des Premières Nations, Eduardo Vides du Ralliement national des Métis, le personnel de l'Inuit Tapiriit Kanatami et le Conseil national des jeunes de Repaires jeunesse du Canada.

Je voudrais aussi sincèrement remercier les nombreux employés de Santé Canada, de l'Agence de la santé publique du Canada, de la Société canadienne d'hypothèques et de logement et d'Emploi et Développement social Canada pour avoir passé ce rapport en revue et y avoir apporté leurs contributions.

Je voudrais enfin mentionner l'excellence et le dévouement dont ont fait preuve mon personnel de soutien et l'Unité des rapports de l'ACSP concernant les travaux de recherche et de consultation ainsi que l'élaboration de ce rapport : Bonnie Hostrawser, Anne-Marie Robert, Debjani Mitra, Kimberly Gray, Larry Shaver, Fatimah Elbarrani, Aimée Campeau et Rhonda Fraser.

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :